Publié le 23 Avril 2017

Allez, der des der de mes photos minorquines ! Prises en noir et blanc sur place, ou pour certaines, en Color Splash (Quand on ne garde qu'une couleur, le vert par exemple, ou le bleu). Vive le numérique !

Certaines photos sont aussi on ne peut plus expérimentales, pour le fun et souvent le noir et blanc est l'occasion de se rendre compte que la nature est une artiste par elle-même, au-delà des couleurs !

Bon dimanche à tous...

La prochaine fois, je vous emmène... et bien je ne sais pas encore, j'ai encore des paquets d'archives photos plus ou moins récentes, d'un bout du monde of course, à exploiter !

UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
Dans une grotte !

Dans une grotte !

En fonction du flash ou du pas flash et de l'orientation du chapeau, le résultat n'est pas le même !

En fonction du flash ou du pas flash et de l'orientation du chapeau, le résultat n'est pas le même !

UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
En mode selfie, "noirisées" en sur mon ordi, ça atténue les rides !

En mode selfie, "noirisées" en sur mon ordi, ça atténue les rides !

Euh, l'écume de nuit ! Hum hum ! Remarque, je suis fière de mon expression VS "L'écume des jours" ! Haha !

Euh, l'écume de nuit ! Hum hum ! Remarque, je suis fière de mon expression VS "L'écume des jours" ! Haha !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 19 Avril 2017

BD - Editions Futuropolis - 120 pages - 19 €

 

Parution en mai 2014

 

Le sujet : Suite à de nombreuses rencontre avec Abdesslem, les deux auteurs dressent le portrait de l'ancien tirailleur Marocain âgé maintenant de 80 ans. C'est donc l'histoire de son enrôlement quasiment de force dans l'armée française en 1939 à l'âge de 17 ans, les deux guerres qu'il a fait pour la France (39-45 et l'Indochine), son retour au pays, puis sa retraite forcée en France pour pouvoir percevoir sa retraite militaire.

 

Tentation : Le pitch et les dessins

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : Encore une BD magnifique et tellement utile, voire nécessaire. Nécessaire pour que ne tombent pas dans l'oubli ces hommes marocains, algériens, tunisiens, sénégalais... Ces hommes des anciennes colonies françaises qui ont été enrôlés plus ou moins de force dans l'armée Française à l'occasion de la guerre 39-45. Et qui se sont battus pour libérer la France, tout en étant traités comme des moins que rien, puis oubliés ou presque. Remis à jour parfois par un discours politique lors d'une commémoration et que l'on appelle : les Harkis

Cette BD alterne souvenirs racontés par Abdesslem lui-même, et des passages narrés par les auteurs. Il y a la jeunesse d'Abdesslem dans les montagnes marocaines, où il était berger auprès de sa famille. Lors d'un de ses passages en villes, alors qu'il accompagne un ami qui veut entrer dans l'armée Française, celle-ci le met de force, sans explication aucune, dans un camion... Quelques mois plus tard, le voilà sur le front en France. Lors de la débâcle, ces soldats maghrébins sont abandonnés par leurs officiers qui leur conseillent de rejoindre Marseille à pied, en marchant toujours vers le sud. Puis il y a l'arrestation par les Allemands et l'enfermement dans un Frontstalag, un camp réservé aux prisonniers de couleur sur le sol français, pour éviter que ces derniers n'altèrent la race aryenne d'une façon ou d'une autre. Ensuite, c'est le front italien, où ces tirailleurs sont chargés d'ouvrir une voie qu'aucune autre armée ne pourrait ouvrir. Je vous laisse imaginer les conditions de combat, accompagnées de malnutrition etc... Et quelques années plus tard, la guerre d'Indochine...

En tout pour Abdesslem, 13 années au service de l'armée Française, la promesse d'une pension de guerre jamais tenue et un droit à une petite retraite. Mais pour la percevoir, Abdesslem est obligé de vivre neuf mois par an en France. Il vieillit donc seul 9 mois par an, loin des siens, à Dreux, dans un foyer social que l'on appelait avant les foyers "Sonacotra". Sept mètres carrés et des années d'ennuis, alors qu'Abdelssem ne rêvent que de ses montagnes marocaines. Mais sa petite retraite est nécessaire pour faire vivre sa famille. Bref, on ne peut être que révolté par une telle aberration de système, une fois de plus.

Bref, Le tirailleur est un superbe album qui sonne tellement juste. Il prend aux tripes, est instructif à souhait, remet les choses souvent ignorées à leur place et l'Histoire en mémoire.

Par dessus-tout, il est illustré de splendides planches de dessins, sans doute réalisés aux crayons de couleurs et au pastel gras. Même si beaucoup de dessins sont sombres pour bien représenter l'enfer du combat, ils sont très réussis et très parlants. Dessins et textes sont vraiment respectueux de l'homme et de son histoire.

A la fin de l'album, l'un des auteurs part au Maroc passer quelques jours chez Abdesslem, puisque celui-ci a finalement renoncé à sa retraite pour rejoindre les siens. C'est donc une nouvelle rencontre, d'autres témoignages aussi et l'occasion d'un reportage photos sur l'environnement du Tirailleur.

Superbe, essentiel, très fort, puissant, incontournable album !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 17 Avril 2017

Corporate : Affiche

Film de Nicolas Silhol

Avec Céline Sallette, Lambert Wilson, Stéphane De Groodt, Violaine Fumeau

 

Synopsis : Emilie Tesson-Hansen est une jeune et brillante responsable des Ressources Humaines, une « killeuse ». Suite à un drame dans son entreprise, une enquête est ouverte. Elle se retrouve en première ligne. Elle doit faire face à la pression de l’inspectrice du travail, mais aussi à sa hiérarchie qui menace de se retourner contre elle. Emilie est bien décidée à sauver sa peau. Jusqu’où restera-t-elle corporate ?

 

 

CMon humble avis : Ce film met parfaitement en scène ce que je déteste le plus dans le monde (A part la guerre, il va de soi). Ce qui fait que tant qu'elle ne changera pas dans l'âme, notre société n'ira pas mieux, quelques soient le pouvoir d'achat, les perturbateurs endocriniens, la sécurité routière ou autre.

Le monde de l'entreprise où il n'y a plus de valeurs morales, ou tout n'est que jeunisme, profit, rentabilité, pro-activisme, "corporate". L'Entreprise qui, bien à l'abri dans ces bureaux et ses visio-conférence, pratique un terrorisme vicieux. Puisque ces pratiques dénoncées ici ne sont que cela, du terrorisme camouflé, sans bombe ni cri de guerre. Ce terrorisme qui pressurise, qui déshumanise, qui broie, qui pousse à bout, qui fait tout pour que ce soit l'employé qui démissionne pour ainsi ne pas avoir à verser d'indemnités de départ après des années et des années de bons et loyaux services.

Dans ce film, Emilie, RH trentenaire, a été recrutée dans une multinationale juste pour cela : pour aller au bout du projet A16, à savoir pousser au départ "volontaire" les salariés qui ne sont plus assez rentables, ou plus assez corporate ! Sauf qu'ici, avec l'un de ses salariés, cela finit par un suicide... et donc des enquêtes, notamment par l'inspection du travail...

Ensuite, la question pour Emilie est de savoir si elle reste "corporate" et sauve ainsi sa peau et sa carrière, ou si elle dénonce ce système dont elle est partie-prenante. Quoiqu'il en soit, il est clair qu'elle se "réveille", prend conscience qu'elle n'est même plus elle-même dans ce travail où elle ne respecte même pas ses propres valeurs morales. On sent parfaitement ce dilemme pour Emilie : "trahir l'entreprise en parlant" ou se trahir elle-même en restant silencieuse.

Ce premier film, sur un sujet délicat est parfaitement réussi. Il se regarde autant comme un thriller psychologique, tant la tension monte, qu'un drame on ne peut plus contemporain. Il est interprété à merveille par Lambert Wilson (ce n'est plus un surprise) et surtout, par Céline Sallette, que je ne connaissais pas, et qui se trouve être à mes yeux une véritable révélation. N'oublions pas aussi Violaine Fumeau,formidable inspectrice du travail, qui donne à voir ce qu'est vraiment l'inspection du travail, cette espèce de mère Fouettard si méconnue, si craint...alors que...

Dommage que le cinéma ne change pas vraiment le monde et que le plus souvent, ceux qui vont voir ce genre de film sont le plus souvent déjà convaincus du message qu'il délivre. Car si le cinéma changeait vraiment le monde et chaque spectateur, nous vivrions dans un monde magnifique, ou presque !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Avril 2017

Résultat de recherche d'images pour "3 femmes puissantes livre audio"Roman - Editions Audible/Gallimard - 9h15 d'écoute - 28.40 €

 

Parution d'origine en 2009 (Existe aussi en format poche)

L'histoire : Trois récits, trois femmes qui disent non. Elles s'appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec une obstination méthodique et incompréhensible. 

 

 

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Alors, comment évoquer cette oeuvre couronnée du Prix Goncourt 2009, qui malgré quelques qualités, ne m'a pas franchement séduite ?

Pour être honnête, je pense qu'en lecture papier, j'aurais sans doute abandonné le livre. Mais en lecture audio, comme je me baladais en même temps, le fait de ne pas toujours accrocher m'importait moins. Et pourtant, la lecture en elle-même, par Dominique Blanc est certes très claire, mais assez académique, donc n'aide pas à l'accroche non plus. Mais c'est aussi la nature du texte qui impose ce style de lecture. Donc bref...

Trois histoires, trois portraits de femmes africaines, en France ou en Afrique.

Norah, la première, est rappelée au pays par un père acariâtre pour défendre son frère, emprisonnée pour meurtre. Norah est avocate. Pour elle, retrouver sa dignité sera de d'affronter et de dépasser la tyrannie psychologique de son père, tyrannie et humiliations qu'elle a toujours subies. Ce portrait n'est pas inintéressant mais s'arrête là où il pourrait devenir captivant.

La deuxième, c'est Fanta. Elle a épousé un français. C'est tout ce que j'ai compris de son histoire qui m'a semblé être plus celle de son mari et qui m'a franchement barbée.

Khady Demba est la troisième. Tout juste veuve, elle est envoyée sur la route pour l'Europe par sa belle-famille qui fait d'elle une candidate à l'immigration clandestine dans l'espoir de recevoir de l'argent en retour. Cette histoire-là, tragique m'a plus touchée que les deux autres et s'est même révélée intéressante, nous livrant ainsi le parcours du combattant de ces hommes et ces femmes avant de parvenir devant les barbelés espagnol.

Mais que de longueurs dans tout cela, que de répétitions !

Par contre, il faut avouer que la langue, l'écriture, le styles sont vraiment magnifiques. Et c'est plaisant d'écouter un si joli Français. Les secrets se découvrent progressivement, tout comme les lieux, que l'on devine grâce à quelques indices mais qui ne sont cités qu'en milieu d'histoire. Mais le descriptif des émotions fut aussi beaucoup trop présent et détaillé pour moi.

Je retiendrai donc une belle plume, mais rien de plus, ce qui fait que je ne pense pas relire cette auteure. Il semble que ces écrits ne soient pas pour moi !

 

free-road-trip-games-audio-book

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 12 Avril 2017

Roman - Editions Livre de Poche - 434 pages - 6.60 €

 

Parution d'origine en 1960

L'histoire : Alabama, sud des Etats-Unis, dans les années 1930. Atticus élève seul ses deux enfants, Jem et Scout à Maycomb. Avocat blanc, il est commis d'office pour défendre un noir accusé de viol sur une jeune femme blanche.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Et voilà, je me suis plongée dans un grand classique de la littérature américaine, prix Pulitzer 1961 ! Et quelle plongée ! J'ai adoré ce roman. Maintenant, pas facile d'écrire dessus, vu que tout a été dit sur "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" depuis 57 ans ! Et qu'en plus, il est étudié US en classe donc décortiqué par des spécialistes !

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est paru aux Etats-Unis en 1960, en pleine période de lutte pour les droits civiques des afro-américains. Le roman est clairement un fer de lance antiségrégationniste et peut et doit être lu par tout le monde, depuis l'adolescent jusqu'aux retraités !

Ce roman nous ramène dans le sud des Etats-Unis dans les années 30. Il est intéressant de vivre trois années dans cette bourgade de Maycomb, les us et les coutumes de l'époque. Avec les noirs qui vivent à côté des blancs et non avec. Dans ce coin, les blancs sont des chrétiens "bien-pensants" racistes on ne peut plus primaires.

Trois années...C 'est ce que nous raconte Jean Louise, alias Scout. Autour d'elle, gravite Atticus, son père très intègre, Calpurnia la cuisinière noire qui fait partie de famille, Jem son frère année, Dill le petit voisin qui étrangement n'est là que pour les vacances d'été, les voisins et voisinent qui cancanent pour le meilleur et pour le pire, l'école, le Shérif Tate, le juge Taylor, Boo, le voisin invisible. La jeune Scout, âgée de 7 ans au début de l'histoire, porte un regard ouvert, interrogateur, vivant, tantôt mature tantôt enfantin sur son monde. Toutes les questions de l'enfance y passent dans un régal d'intelligence de la part d'Harper Lee pour le lecteur.

J'ai beaucoup aimé les liens qui l'unissent à son frère, à Calpurnia, mais surtout envers son père, Atticus. L'éducation que celui-ci donne à ses enfants, les dialogues qui en naissent sont en total contre-courant avec l'époque et la région. Fermeté, empathie, bonté et bienveillance, voilà l'environnement de Scout et Jem.

Et puis voilà Atticus, avocat commis d'office pour défendre Tom, noir, accusé du viol d'une jeune blanche. C'est tout le climat de la ville qui change, la peur, les regards, les menaces... Et cela se répercute sur les enfants. Quant au procès, en tant que lectrice, je l'ai lu en apnée, dans un mélange d'admiration pour la plaidoirie d'Atticus et d'effroi devant cette justice rendue par des hommes qui n'osent pas se regarder dans un miroir...

La rythme est assez lent mais il y a comme quelque chose d'envoûtant dans ce roman. Oui, il y a de la magie dedans. Sans doute due au formidable voyage en enfance racontée par Scout, une traversée de l'enfance en fait, car Scout remarque elle-même qu'elle grandit, qu'elle murit et à la fin de l'histoire, après tout ce qu'elle y a vécu, elle sent bien que l'enfance, pour elle est terminée... Sans doute avec la fin brutale de l'innocence, la prise de conscience de la bêtise humaine, des conséquences de l'injustice etc.

Enfin et surtout, c'est l'écriture magnifique, soignée à souhait mais jamais ampoulée, emprunte d'humour d'Harper Lee qui fait aussi le succès mérité de ce roman. Le coup de maître d'Harper Lee est de faire de Scout la narratrice... sauf que lorsqu'elle raconte, Scout n'est plus une enfant. Elle se souvient de ses joies et de ses peurs d'enfants, mais avec un style d'adulte, ce qui permet ainsi un langage qui ne soit pas lassant ni basique, et qui s'adresse à tous.

Je comprends vraiment que le succès de "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" traverse les décennies, car pour ma part, je ne suis pas prête d'oublier de sitôt cette histoire et ses personnages si attachants, qui pour la plus part, gardent bien des mystères, même après le dénouement.

 

PS : A savoir... Il règne autour d'Harper Lee un certain mystère, comme le mystère qui entoure des auteurs comme Salinger. Malgré le succès international de ce premier roman, la romancière mit plus de cinquante ans à en publier un deuxième "Va et poste un sentinelle" en 2015 (que je viens d'acheter !). Elle est décédée l'année dernière, en février 2016.

 

 

 

Chez Antigone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 9 Avril 2017

Hello la compagnie,

En ce dimanche presque estival, je vous propose, un petit moment (post ou pré balade pour profiter du beau temps), avec mes 3 loulous : Aya, Tsingy et Praslin. 

Praslin a déjà 11 mois, il devient un grand garçon, enfin, il reste très bébé dans son envie constante de jouer !

Toute la petite troupe se porte à merveille !

Bon dimanche !

PS : Mes photos ne sont toujours pas dans l'ordre chronologique. Aussi, Praslin ne passe pas son temps à rapetisser puis à regrandir !

Aya !

Aya !

UN DIMANCHE A CROQUETTES !
Praslin ! A un certain stade de la croissance du chaton, j'ai remarqué que les oreilles grandissent plus vite que le reste du corps ! Mais cela s'équilibre ensuite !

Praslin ! A un certain stade de la croissance du chaton, j'ai remarqué que les oreilles grandissent plus vite que le reste du corps ! Mais cela s'équilibre ensuite !

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Praslin !

Praslin !

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Praslin !

Praslin !

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Praslin !

Praslin !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 7 Avril 2017

BD - Editions Dargaud - 64 pages /tome - 11.99 €/tome

 

Parution du 1er tome en 2014

 

L'histoire : Pierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, amis d'enfance, ont bien compris que vieillir est le seul moyen connu de ne pas mourir. Quitte à traîner encore un peu ici-bas, ils sont bien déterminés à le faire avec style : un oeil tourné vers un passé qui fout le camp, l'autre qui scrute un avenir de plus en plus incertain, un pied dans la tombe et la main sur le coeur. Une comédie sociale aux parfums de lutte des classes et de choc des générations, qui commence sur les chapeaux de roues par un road-movie vers la Toscane, au cours duquel Antoine va tenter de montrer qu'il n'y a pas d'âge pour commettre un crime passionnel.

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : C'est à "l'occasion" de l'enterrement de Lucette, l'épouse d'Antoine, que celui-ci retrouve ses vieux (dans tous les sens du terme) amis : Pierrot et Mimile. Ils sont tous septuagénaires

Antoine, c'est l'ancien syndicaliste. Pierrot, ancien syndicaliste aussi, nouvellement anarchiste, s'amuse à perpétrer des "attentats gériatriques" avec son collectif "ni yeux ni maître". Mimile, c'est l'ancien baroudeur du pacifique. Tous 3 sont tour à tour irrévérencieux, révoltés, fatigués, égoïstes mais finalement, toujours la main sur le coeur et prêts à traverser la France par amitié !

Et puis il y a Sophie la marionnettiste, la petite-- fille d'Antoine et bientôt Juliette, l'arrière- petite- fille d'Antoine. Et autour de ce petit monde, une multitude de personnage secondaire tous plus hilarants les uns que les autres.

Nous suivons ce quatuor insolite sur trois tomes plein de rebondissements, de révélation, d'action pour "la cause", de secrets, de coups de main, de coups de gueule et de coups de coeur. Mais le fil rouge des 3 tomes restent toujours l'amitié !

Ce triptyque est pour moi un énorme coup de coeur. J'ai rarement lu de BD aussi bien construite, avec des personnages aussi bien croqués et approfondis (bien entendu, en 3 tomes, c'est un peu plus facile qu'en un seul tome), mais tout de même ! Chapeau.

Le lecteur oscille entre rires et émotions. C'est qu'il y a un sacré humour dans cette histoire, tant dans les dessins (avec des détails truculents si l'on prend le temps de bien regarder), que dans les textes ou encore, dans les péripéties de nos trois papis ! Et puis l'émotion oui, devant les épreuves de la vie, où lors des souvenirs de celle-ci.

Ce qui est génial aussi dans "Les vieux fourneaux", c'est le nombre de sujets exploités et ce, toujours à bon escient. Allez, en vrac, quelques-uns d'entre eux : le deuil, la vieillesse, la monoparentalité, le syndicalisme, l'anarchie, la société de consommation, le détournement d'argent, le désoeuvrement des jeunes sitôt qu'ils ne sont plus connectés, les jeunes qui confondent jeux vidéo et réalité, l'amour, l'adultère; la délocalisation des emplois, les jeunes vus par les vieux, les vieux vus par les jeunes, les amours ratés de la jeunesse, et même les conséquences de la "collaboration" lors de la guerre 39-45. Enfin mais surtout : la diversité des baguettes chez le boulanger ! Ah, qu'est-ce que j'ai ri à de multiples occasions... le tout, dans une ambiance bon enfant !

Tous ces sujets mettent les personnages devant leurs ambiguïtés, leurs forces et leurs faiblesses, leur fierté et leur honte cachée, leur avenir et leur passé, le tout, les deux pieds bien plantés dans le présent.

Les auteurs Lupano et Cauuet ont vraiment eu une chouette et audacieuse idée de faire de ces 3 septuagénaires des héros de bande-dessinée. Au fil de situations très cocasses, c'est un portrait satyrique, sans complaisance et très drôle de notre société actuelle ! INCONTOURNABLE !

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 5 Avril 2017

 

 

Le Weekend dernier, j'ai assisté au concert d'Olivia Ruiz lors du Festival Mythos de Rennes.

J'apprécie entendre cette chanteuse tant à la radio qu'en interview, je la trouve intéressante et évidemment talentueuse, mais ce n'est pas une chanteuse que j'écoute particulièrement.

En fait, c'est l'occasion qui a fait le larron. Une amie avait acheté sa place pour le concert et a eu un empêchement (joyeux, hein, un voyage à Cuba). Je lui ai donc racheté sa place pour y accompagner 3 autres amies. C'est donc la première fois que je vais à un concert sans être fan, sans posséder les albums chez moi, sans connaitre quasiment toutes les chansons par coeur.

Dans une salle à taille humaine (un chapiteau), voilà qu'apparaît la chanteuse franco-espagnole ! Quelle grâce, quelle élégance, quelle beauté, quel talent, quelle voix bien à elle, que de bien belles chansons, avec de vrais et profonds textes, à l'écriture soignée et portés par de chouettes mélodies parfois envoûtante, parfois très pêchues, bien rock, 

Des super musiciens l'accompagnent, on sent une profonde amitié et complicité entre eux. Le son est bon, on comprend bien les paroles, ce qui n'est pas toujours le cas en concert.

Olivia Ruiz nous emmène aussi sur sa terre d'Espagne, avec des rythmes et des chansons dans son autre langue, et invite le public à chanter un court refrain en espagnol... Et ça marche !

Olivia Ruiz ne se moque pas de son public et est bien la petite boule d'énergie reconnue et qui semble inépuisable ! Explosive, joyeuse, sensuelle, facétieuse, une petite nana déjà bien trentenaire et qui déborde de talent ! Vraiment un spectacle qui vaut le déplacement !

La jeune candidate de la Star Ac 1 en a fait du chemin, toujours pour le meilleur, jamais pour le pire !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 3 Avril 2017

45 ans... j'ai 45 ans depuis un peu plus d'une semaine.

Et oui, pas eu le temps de célébrer celui-ci sur mon blog pour cause, entre-autre d'absence !

Si l'on se fie à cette image, j'en suis au 5ème stade de ma vie sur 7 !

Mais si l'on fait confiance à la science et à la bonne étoile, possible que je n'en sois qu'à la moitié de ma vie !

 

L'autre jour, une amie, lors d'un séminaire de travail, a dû répondre à la question suivante : quelle est la plus grande fierté de votre vie, votre plus grande réussite ?

Tout le groupe a répondu "mes enfants", sauf mon amie qui n'en n'a pas et de ce fait, n'a pas su quoi répondre. Nous en avons donc discuté ensemble et je me suis dit que mes 45 ans étaient aussi l'occasion de faire un bilan de mes fiertés/réussites personnelles ! Et puis, c'est bien de faire un bilan de temps en temps. Ca me fera un pense-bête perso et on verra s'il est toujours d'actualité dans 10 ou 20 ans !

 

Résultat de recherche d'images pour "fierté"

Au début de l'histoire, je ressemblais à ça : 

Un peu plus tard, à cela :

Allez, c'est partie pour mes réussites !

1/ Même si une maladie m'a fait redoubler ma terminale, j'ai eu mon bac, mon BTS tourisme et mon permis de conduire du premier coup !

2/ J'ai écrit un roman, parfaitement construit, avec un début et une fin et au milieu, environ 300 pages. Je l'ai écrit et réécrit plusieurs fois, j'ai tenté de le faire publier lorsqu'il était impubliable... Et alors qu'il pourrait être publiable, je n'essaie plus de le faire publier, car finalement, je m'en fiche ! Mon roman s'intitule "L'heure fixe"

3/ J'ai vécu six mois aux Etats-Unis, même si l'environnement n'était pas toujours facile. Et c'est à 21 ans que j'ai traversé seule, en bus, les USA du Sud au Nord.

4/ Je pense avoir soutenu de mon mieux ma famille et ma mère lors de la maladie puis le décès de mon père.

5/ J'ai vécu 8 mois à Londres, y est effectué 3 boulots différents et me suis éclatée avec de potes et des potesses on ne peut plus cosmopolites ! Quelle expérience !

6/J'ai toujours réussi un trouver du travail là où je voulais vivre. Ce n'est jamais le travail qui m'a fait bouger. 

7/ J'ai travaillé au Festival de Cannes en 1997. Ce qui m'a permis de monter les marches du palais lors de la soirée anniversaire du cinquantième festival de Cannes... après Depardieu et devant Angelica Huston. Autour de moi, que du Chanel et du Dior, alors que j'arborais fièrement du Camaïeu !

8/ Quand le travail se terminait mal, je me suis toujours relevée (même si cela fut assez long la dernière fois pour cause d'handicap)

9/ J'ai vécu une fois 2 ans et autre fois 8 mois en Guadeloupe. J'y ai rencontré des gens supers avec qui j'ai mené une vie vraiment pas ordinaire mais extraordinaires, aidée par l'ambiance et le climat tropical !

10/ Après avoir touché un peu à tout niveau boulot, j'ai réussi à travailler 8 ans pour Nouvelles Frontières, ce qui était l'un de mes objectifs d'étudiante !

11/ Je suis parvenue au camp de base de l'Annapurna au Népal, à 4300 mères !

12/ Je me suis relevée de ma phlébite, de ma névrite vestibulaire et de mon AVC, même si de l'AVC, je ne me relèverai jamais complètement.

13/ J'ai ouvert mon blog il y a bientôt 9 ans et celui-ci est toujours en vie !

14/ J'ai interviewé des stars de la littérature, et notamment, Amélie Nothomb. Je ne le fais plus, car cela ne m'amuse plus.

15/ Je fais de belles photos !

16/ J'ai adopté 3 chats d'amour, dont je pense bien m'occuper et que j'espère heureux !

17/ L'été dernier, j'ai orchestré le sauvetage de 3 chatons et j'ai géré cela comme une chef ! j'ai donc sauvé "seule" 3 vies, plus toutes celles sauvées grâce à mon engagement dans les associations animales. Ca, c'est vraiment ma grande fierté de ces derniers temps !

 

Globalement, je ne regrette pas ce que j'ai fait, mais je regrette beaucoup ce que je n'ai pas fait et que la vie ne me permettra plus de faire.

Je pense être une bonne personne dans l'absolu, une bonne personne curieuse et imparfaite. Je m'efforce d'être la plus ouverte et tolérante possible, et j'espère faire le moins de mal possible autour de moi. Je pense être toujours restée fidèle à mes idéaux et mes valeurs, je n'ai jamais vendu mon âme au diable.

Je fais avec ce que je suis et ce que la vie m'a imposé, car oui, il y a des épreuves que l'on ne choisi pas. J'aimerai être plus intelligente, plus brillante et posséder une culture plus large et plus maîtrisée, pour pouvoir parler comme ces auteurs que j'admire et qui semblent tout retenir (des passages entiers de roman, des citations, des dates etc). J'aimerai que ma culture soit plus diversifiée et maîtriser mon rythme cardiaque lorsque je m'exprime, pour avoir l'assise et les arguments nécessaires pour fermer le clapé des gens qui semblent si sûr d'eux et de leurs arguments, sans jamais se poser de question !

Mais j'aimerais vivre dans un autre monde, un monde où il y aurait moins de haine, d'injustices, d'horreurs, de guerres, de bêtises humaines... tant dans les "petites gens" que dans ces "grands" qui nous gouvernent, ou veulent nous gouverner. Un monde où tout serait plus simple.

Je pense que le plus gros échec de ma vie est bien sur ma vie sentimentale que je n'ai pas construite. Parce que je n'ai pas rencontré la bonne personne, ben oui, comme beaucoup, j'ai été un aimant à connards ! Les hommes que je croise dans ma vie me paraissent bien souvent d'une fadeur soporifique ! Et puis maintenant, il est trop tard, et je n'ai plus envie d'autant plus que mes pathologies rendraient cela difficile et quasi impossible à vivre. Et, surtout, je pense que par dessus tout, je tiens à ma SACRO SAINTE LIBERTE ! Oui, je suis une solitaire sociable.

J'ai donc mené une vie peu ordinaire, mais pas non plus exceptionnelle. Disons que je ne me serais pas vu vivre un autre style de vie, même si, parfois, on en paie les pots cassés : toujours reprendre au niveau débutant dans le boulot, laisser des amis au loin et parfois les "perdre" à cause de la distance, même si l'attachement reste bien vivace.

Il y a 25 ans, mon objectif était d'avoir fait le tour du monde avant de mourir. J'ai bien avancé dans ce projet, même si celui-ci, pour des raisons économiques, est bien ralenti. Souvent, des gens me disaient : "Comme tu as de la chance de faire tous ces voyages". Ce n'est pas de la chance, c'est un choix. Je me suis privée de bien d'autres choses pour économiser et partir. J'ai toujours préféré une vie simple au quotidien pour aller au derrière l'horizon à chaque vacances. Je ne me suis jamais contentée de mon horizon, j'ai toujours eu la curiosité d'aller voir comment vivaient les autres, au bout du monde... je précise que le bout du monde peut-être aussi assez près de chez soi. On va dire donc... Dans d'autres mondes, qui au final, par leurs diversités, n'en forment qu'un.

 

Mais où suis-je donc allée ? Quelles sont les pays que j'ai visités ?

Commençons par l'Europe : La France (je connais assez bien mon pays !), la Belgique, les Pays Bas, l'Angleterre, l'Irlande, l'Italie, le Portugal, l'Espagne, la Suisse, la République Tchèque, la Grèce, la, Crète, les Baléares.

Sur le continent africain : Tunisie, Maroc, Algérie, Egypte, Sénégal, Madagascar, Ile Maurice, la Réunion, les Seychelles.

Sur le continent asiatique : Turquie, Sri Lanka, Népal, Singapour, Thaïlande, Cambodge.

Au Moyen Orient : Jordanie, Syrie, Qatar

Sur le continent américain : Floride, Louisiane, Texas, Philadelphie et New York, Mexique, Canada

Dans l'arc antillais : Cuba, République Dominicaine, Porto Rico, Antigua et Barbuda, St Kitt's et Nevis, Anguilla, Saba, St Barth, St Martin, Guadeloupe, Martinique, Dominique et un peu des Grenadines.

Maintenant, me reste à organiser ma vie des 20 prochaines années, à voir ce que je peux en faire avec ce que je suis. Dans 20 ans, j'aurais 65 ans et alors je serai en retraite, et là, je sais déjà bien comment j'occuperai mon temps toujours libre ! J'ai hâte quelque part !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Actions Réactions Humeur Humour

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Publié le 2 Avril 2017

 

Cette semaine, eut lieu la 3ème journée mondiale des troubles bipolaires. Les grands médias n'en n'ont évidemment pas parlé, où alors je suis passée à côté.

Comme mon blog et moi sommes un média, même si assez confidentiel, j'ai décidé d'en (re)parler. Parce que si je touche même une poignée de personnes, ce sera déjà pas mal pour ce mal si répandu, si méconnu, si ignoré et si mal jugé.

Et puis aussi par ce que j'en suis... Diagnostiquée tardivement il y a quatre ans. Bipolaire de type 2. Parce que oui, il y a au moins 2 types de bipolarité, même si l'on ne parle toujours que d'un seul, le plus "spectaculaire", le type 1. C'est comme pour les AVC, les médias insistent sur les symptômes que d'un seul type d'AVC, l'AVC artériel. Alors qu'il existe des AVC veineux, avec d'autres symptômes jamais cités, j'en suis aussi la preuve.

Sur Facebook, j'ai tout de même trouvé cet article de RTL que je copie/colle ici : 

La bipolarité  une maladie qui détruit des vies mais qui reste très confidentielle et souvent rongée par les préjugés. À l'occasion de la 3e Journée Mondiale des troubles bipolaires, une campagne d'information en ligne a été lancée jeudi 30 mars par la fondation FondaMental et l'Association Argos 2001. Campagne qui propose de "vivre" le quotidien des quelque un million de Français atteints de ces troubles mais aussi et surtout d'"informer les jeunes", car "la méconnaissance, la stigmatisation et les préjugés qui entourent toujours les troubles bipolaires sont un frein à l'accès aux soins", explique la fondation FondaMental sur son site web.

"Mieux les connaître, mieux les comprendre, mieux les soigner". C'est ainsi qu'est résumée la campagne de sensibilisation autour des troubles bipolaires lancée le jour de la naissance de Vincent Van Gogh, le célèbre peintre néerlandais qui s'est tranché l'oreille et s'est suicidé à l'âge de 37 ans. En effet, selon certains experts, Van Gogh était atteint de cette maladie.

La bipolarité, une maladie complexe.Si le diagnostic des troubles bipolaires est souvent difficile à établir, la Haute autorité de Santé (HAS) avance que 1% à 2,5% de la population française en serait atteinte, soit 650.000 à 1,5 million d'individus. Et ces données seraient même sous-évaluées selon la HAS.

Les troubles bipolaires, aussi appelés "psychoses maniaco-dépressives", correspondent à véritable yo-yo émotionnel chez le sujet. Oubliez vos petites sautes d'humeur quotidiennes, il s'agit là vraiment d'émotions exacerbées qui placent à la fois la personne atteinte dans des situations de détresses incommensurables et de joie sans limite. Le sujet alterne alors entre des phases de profonde dépression et des phases d'exaltation, aussi définies comme maniaques. Il s'agit aussi pour les proches de se renseigner pour savoir la réaction qu'il faut adopter et ainsi éviter d'aggraver la situation du sujet.

C'est une des maladies psychiatriques les plus sévères -  l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) l'a classée parmi les dix pathologies les plus invalidantes - et la réponse médicamenteuse (régulateurs de l'humeur) est souvent la seule qui aide le sujet à garder le cap sur sa vie. Les psychothérapies spécialisées sont également d'une grande aide pour apaiser les souffrances du patient. Les symptômes qui permettent de déceler l'apparition de la maladie sont le plus fréquemment des troubles du sommeil, un repli sur soi, une forte mélancolie ou encore la multiplication des épisodes d'achats ou autres conduites addictives.

Un diagnostic trop tardif. C'est le gros point noir autour de cette maladie. En plus de constituer un trouble psychiatrique très important, la bipolarité n'est diagnostiquée souvent que trop tard et ainsi, les chances d'en réduire les conséquences sur la santé mentale et éviter qu'elle ne soit fatale s'amoindrissent. Car selon la fondation FondaMental, 1.500 personnes décéderaient chaque année par suicide et entre un quart et plus de la moitié des sujets bipolaires font au moins une tentative de mettre fin à leurs jours. De même, la maladie est aussi associée à une baisse de l'espérance de vie de 10 à 20 ans en raison de maladies cardio-vasculaires plus fréquentes.

"10 ans de retard". Selon FondaMental et Argos 2001, à l'initiative de la campagne de sensibilisation autour des troubles bipolaires, il faudrait attendre dix ans entre le premier épisode bipolaire, qui survient souvent entre 15 et 25 ans, et le diagnostic. Pourquoi ? "Les personnes concernées n'identifient pas les signaux d'alerte et consultent souvent trop tardivement", a expliqué Marion Le Boyer, directrice de la fondation FondaMental, dans une interview accordée à Atlantico. D'où l'importance d'une prévention et d'une sensibilisation autour de ces troubles et notamment auprès des jeunes.

 

ET MOI DANS TOUT CA ?

Des symptômes de bipolarité, avec du recul, je me dis que j'en ai depuis belle lurette. Et pourtant, des psy, j'en ai vu des divers et variés, des normaux, des déglingués ou des déglingueurs... Mais c'est mon AVC (2008) qui a accentué le tout et permis le diagnostique quelques années plus tard (en 2013). Depuis un peu plus de 3 ans, j'ai un traitement qui m'équilibre à peu près, sans effets secondaires indésirables (ou en tous cas, je ne les remarque pas).je ne veux plus y toucher par peur de faire pire aussi, j'essaie de gérer les mauvaises périodes. Je ne souffre donc plus atrocement comme ce fut le cas pendant cinq ans, n'ai plus d'idées morbides ou suicidaires comme ce fut le cas, je ne me fais plus mal. Contre cela, se sont mes chats qui me protègent le plus. Ils sont mon garde-fou, ils comptent sur moi, donc pour eux, je ne peux plus flancher complètement. Et puis ils adoucissent tellement ma vie, par leur présence, par leur douceur physique, par leur amour, par la responsabilité qu'ils me donnent. Et la ronronthérapie, ce n'est pas un mythe.

Il n'empêche, la bipolarité continue de me pourrir la vie, comme souvent aussi elle me l'embellit. Tant je suis capable d'un enthousiasme et d'une énergie délirants pour des bricoles, enthousiasme à double tranchant, qui me fait souvent passer pour une gamine ou pour quelqu'un complètement à l'ouest. Mais l'enthousiasme c'est beau... et c'est aussi fatiguant. Car dans les période up, tout me parait possible, je me dépense à fond les ballons, je prends des engagements... et je réalise quelque temps plus tard que je ne peux pas les tenir. Ca me rend détestable à mes yeux et certainement décevante aux yeux de certains, car malgré mes valeurs morales, je ne suis pas, enfin, je ne peux pas être tout le temps fiable. Alors des fois je préviens, des fois non...

Et puis quand l'enthousiasme s'éteint, c'est terrible. Je deviens girouette sans retour et sans vraiment choisir. Je peux me montrer dure envers certains de mes amis, rompre une amitié (parfois pour me protéger) ou aussi avoir de vilaines pensées envers mon entourage, pensées qui pourraient tout bouleverser si je les émettais. J'en souffre évidemment et me force à taire mes pensées. Ah, vous vous direz, "mais moi aussi". Non, ce n'est pas pareil et je vous renvoie au passage surligné en rouge dans l'article. Trop souvent, de la part de mon entourage qui essaie de me rassurer et /ou de bien faire, j'entends : tu sais, ça m'arrive aussi... Chez moi, tout prend des proportions abyssales ou sommitales, les idées sombres ou joyeuses ont toutes l'effet d'un tsunami qui, pendant 1/4 d'heure, un jour ou quelques semaines, remettent tout en cause. Après, je sais que je souffre de bipolarité, alors je me concentre pour lutter et ne pas laisser le tsunami commettre un désastre irréparable. Mais là aussi, c'est une lutte, où m'aide sans doute une certaine force de caractère. 

Car je suis bipolaire de type 2. Ce qui signifie que je lutte contre 2 vagues simultanément. Des vagues qui vont vers le up puis le down (le haut et le bas). L'une sur de très longues périodes, l'autre sur de très (voire très très ) courtes périodes... C'est pour cela que ce type de bipolarité est encore plus dur à diagnostiqué car souvent invisible à l'oeil nu, enfin, à l'oeil de l'ignorant en la matière. C'est pour cela que ma pathologie est souvent oubliée par mes proches ou ignorée par des personnes que je côtoie. Ca aussi c'est fatiguant... Car bien souvent, je suis amenée à devoir "convaincre" que je suis atteinte de bipolarité devant des regards suspicieux qui, je le vois bien, pensent que j'invente un truc pour me justifier "dans mon désordre" ou mon hyper-émotivité.

Il y a les angoisses existentielles et les angoisses qui paraissent bénignes, et qui m'apportent donc soit incompréhensions, soit "gentilles" moqueries. Il y a quelques mois, je disais à ma mère que j'adorais ma vie, que je ne changerai rien pour tout l'or du monde. Rien n'a changé depuis et pourtant, depuis quelques jours, rien ne va plus. Je voudrais tout changer, moi en premier, sauf mes chats que je veux garder pour leurs 9 vies ! Là, je suis épuisée moralement et physiquement et pourtant, en public, je donne le change, je pète la forme, parce que je suis bipolaire type 2... On peut péter la forme publiquement et être au fond du trou, même si celui-ci est pour moi bien moins profond qu'avant. Mais justement, je ne veux pas retomber comme avant, c'est ma hantise, mon cauchemar... Alors comment faire pour se protéger sans dire la vérité pour être comprise, ou en tout cas, avoir une chance de l'être.

Comme je le disais, il y a aussi les angoisses bénignes...qui prennent une ampleur phénoménale. Comme quoi par exemple : finir une vaisselle... j'ai un blocage. Ranger mes placards, j'ai un blocage (heureusement une amie m'y a aider, car je suis incapable de le faire seule, même si je suis capable de partir au bout de monde toute seule). La paperasse, j'angoisse complètement (la phobie administrative n'est pas le privilège des ministres ! ). En ce moment, dans mon frigo, j'ai un très bon fromage de chèvre qui risque de se périmer bien vite. Ca m'angoisse, car j'ai aussi un concombre, des pommes, alors quand vais-je manger mon fromage de chèvre ?). Un resto avec une carte trop fournie, ça m'angoisse. C'est pour cela que depuis des années, dans les crêperie bretonnes, je prends toujours la même galette. Idem quand je fais mes courses,mon caddie est quasiment toujours identiques au précédent. Une invitation qui tombe à un moment où je voulais rester chez moi, c'est terrible. Un des symptômes de la bipolarité, c'est la procrastination. La vraie, pas juste le j'ai pas le courage, je le ferai demain. C'est pour cela qu'en ce sens, mon boulot au Mc Do me convient, puisque tout est à faire dans l'instant et rien ne prend de temps. Voilà, de ces angoisses, je ne parle jamais pour ne pas entendre "oh tu sais, moi aussi des fois..."? Aujourd'hui je le dis.

Bien entendu, je cumule ma bipolarité invisible (parce que camouflée) avec les séquelles invisibles elles-aussi de mon AVC : ma fatigabilité (non, je ne suis pas fainéante, mais quand je n'en peux plus physiquement ou nerveusement, je n'en peux vraiment plus, ce n'est pas une question "d'un petit effort à faire"). Je ne travaille que 3h30 par jour mais quand je rentre chez moi, c'est pour dormir entre 2 ou 3h. Je me concentre difficilement et ma mémoire de travail est une vraie passoire. Résultat, au bout d'un an au Mc Do, je ne sais toujours pas utiliser les caisses entièrement, d'autant plus que j'y suis rarement. Ce que je ne fais pas régulièrement, j'oublie. Ah, et puis il y a aussi mon fameux "manque du mot", qui fait souvent rire les gens ou qui les font dire encore une fois "oh tu sais, ça m'arrive aussi". Moi, c'est quotidien. Je peux dire "il est parti avec le parasol ou lieu de dire il est parti avec le balais". je dis que je retire mon pull alors que c'est mon blouson que je retire.

Alors certes, aux yeux du monde, je m'en sors pas mal et ce n'est pas faux, certaines personnes sont bien plus atteintes que moi. Je dois cela à ma force de caractère, aux nombreuses passions qui animent ma vie et à mes chats. Mais tout de même, même si par moment j'arrive à dire que ma vie me convient parfaitement, et bien tout cela n'était pas prévu au programme. Et je dois faire avec l'idée que jamais plus je ne pourrais travailler normalement 35h/semaine avec un métier qui m'enrichit culturellement (Sniff Nouvelles Frontières), que je ne peux plus faire de projet de carrière et évoluer et que de ce fait, je ne pourrais jamais offrir une maison avec jardin à mes 3 loulous d'amour. Et en ce moment, je le vis très mal. Comme tout bipolaire, j'attends la prochaine vague qui me ramènera au dessus et me protège dans mon cocon et le petit univers que je me suis créé.

Bon désolée, je ne veux pas pourrir votre dimanche, mais surtout témoigner sur cette maladie "honteuse" parce que mentale. Et puis, si ça se trouve, dans 3 jours, je surferai sur une nouvelle vague.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #apparté santé

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