Publié le 23 Mars 2017

Chacun sa vie : Affiche

Film de Claude Lelouche

Avec Jean Dujardin, Nadia Farès, Antoine Duléry, Johnny Halliday, Eric Dupond-Moretti

 

Synopsis : Ils ne se connaissent pas, mais tous ont rendez-vous pour décider du sort d’un de leurs semblables.
Avant d’être juges, avocats ou jurés, ils sont d’abord des femmes et des hommes au tournant de leurs existences, avec leurs rêves et leurs secrets, leurs espoirs et leurs limites, tous sous un même soleil, chacun avec sa part d’ombre. 
Dans une jolie ville de province, le temps d’un festival de jazz, la vie va jongler avec les destins…

 

 

 

Mon humble avis : Autant être honnête, mis à part quelques passages que j'ai trouvés savoureux (entre Johnny et Dujardin, entre Béatrice Dalle et Dupond-Moretti) je me suis ennuyée ferme pendant ce film très choral. Une succession de saynètes avec une multitude de bons acteurs, soit, mais elles sont souvent trop longues et /ou inintéressantes, ressemblant plus à du "fourre-tout" pour amener le film à durer plus qu'un quart d'heure (en fait 1h53), et sans fil route les reliant. Mais encore, certaines flirtent avec la vulgarité où le très mauvais goût (notamment la scène en terrasse de café restaurant)

"Chacun sa vie" est censé être un film qui célèbre la vie. Ah oui ? Et bien quelle triste vie alors. Car aucun des moult personnages semble heureux, avoir une vie qui va bien. Ceux qui paraissent aller bien, et bien ceux-là se révèlent très faible devant la corruption. Lelouche souhaitait ainsi faire un portrait de la population française, puisque chacun des personnages est choisi pour être juré dans un procès, ou alors a un lien avec le présumé coupable de ce procès. Alors si le panel de la société française ressemble à cela, c'est assez triste.

Jean-Marie Bigard fait du Bigard (quel bonheur hum hum), Liane Foly fait du Liane Foly, Béatrice Dalle fait du Béatrice Dalle... Bref, aucun acteur ne surprend. Les personnages qui auraient pu être approfondis ne le sont pas.

Mais surtout, toutes ces saynètes sur les protagonistes du procès ne servent en rien l'issue du film. Ce qui aurait pu être intéressant, c'est d'assister aux délibérations et de constater "l'intime conviction" de chacun en fonction de ce que l'on sait de leur vie. Mais ça non, Lelouche nous en prive.

Bref, tout parait brouillon, monté un peu au hasard et n'aboutit à pas grand-chose. Et puis, on le sait, Lelouche aime ses acteurs et donc aime les filmer en gros, voire très gros plans... pour le meilleur et pour le pire. Parce que Johnny en très gros plan sur grand écran, ben heu....

Bref, chacun sa vie, chacun son chemin, passe le message à ton voisin !!!

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Mars 2017

L'Embarras du choix : Affiche

Film d'Eric Lavaine

Avec Alexandra Lamy, Arnaud Ducret, Jamie Bamber, Anne Marivin, Lionnel Astier, Jérome Commandeur

 

Synopsis : Frites ou salade ? Amis ou amants ? Droite ou gauche ? La vie est jalonnée de petites et grandes décisions à prendre. LE problème de Juliette c’est qu’elle est totalement incapable de se décider sur quoi que ce soit. Alors, même à 40 ans, elle demande encore à son père et à ses deux meilleures amies de tout choisir pour elle. Lorsque sa vie amoureuse croise la route de Paul puis d’Etienne, aussi charmants et différents l’un que l’autre, forcément, le cœur de Juliette balance. Pour la première fois, personne ne pourra décider à sa place…

 

 

Mon humble avis : L'embarras du choix est une petite comédie romantique sympathique, mais qui ne casse pas trois pattes à un canard non plus. Disons qu'elle est assez classique tant dans son sujet que dans le traitement et l'issue de celui-ci.

Mais le moment est agréable est divertissant, notamment grâce au charme indéniable de ses comédiens, Alexandra Lamy en tête, mais sans oublier le plus que charmant scottish de service Jamie Bamber. Si j'étais dans la situation de Juliette, à savoir choisir entre Arnaud Ducret et Jamie Bamber, je n'hésiterais pas une seconde. Sauf que ce genre de dilemme n'arrive qu'au cinéma !

Il y a aussi, au milieu des bons quiproquos, des moments très touchant, notamment lorsqu'Anne Marivin redéclare sa flamme à son mari (Jérôme Commandeur) qui n'est point George Cloney et apparaît ici plutôt comme un boulet lourd à traîner. Mais ne pas se fier aux apparences !

Mais pour moi, l'histoire et le rythme mettent trop de temps à s'installer, et je regrette vraiment que L'embarras du choix se révèle assez formaté, et n'approfondissent pas plus son sujet, tant dans le sérieux que le délire.

Un divertissement agréable, pour les fans du genre comédie romantique, sans en attendre monts et merveilles !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Mars 2017

De plus belle : Affiche

Film d'Anne-Gaëlle Daval

Avec Florence Foresti, Mathieu Kassovitz, Nicole Garcia

 

Synopsis : Lucie est guérie, sa maladie est presque un lointain souvenir. Sa famille la pousse à aller de l’avant, vivre, voir du monde… 
C’est ainsi qu’elle fait la connaissance de Clovis, charmant… charmeur… et terriblement arrogant. Intrigué par sa franchise et sa répartie, Clovis va tout faire pour séduire Lucie, qui n’a pourtant aucune envie de se laisser faire. 
Au contact de Dalila, prof de danse haute en couleur, Lucie va réapprendre à aimer, à s’aimer, pour devenir enfin la femme qu’elle n’a jamais su être. Pour sa mère, pour sa fille, pour Clovis…

 

 

Mon humble avis : Avec "De plus belle", Florence Foresti surprend et "risque" de vraiment gagner son statut de comédienne à part entière. Car enfin, un contre-emploi pour l'une des comiques préférées des français, un rôle de complète composition. Un rôle dramatique ! Et challenge qu'elle remplit parfaitement, car dans ce film, Florence Foresti est à la fois touchante et émouvante, bref, vraiment convaincante.

Ensuite, un autre plaisir qu'offre ce film, c'est de revoir notre cher charmant Mathieu Kassovitz, si rare sur nos écrans depuis de trop longues années ! 

Le thème du film est rarement abordé au cinéma, on a plus l'habitude de le voir dans des magazines de deuxième partie de soirée à la télé. Comment se relever après une longue maladie, ici, le cancer du sein. Comment se réinventer, retrouver confiance en soi, en son corps. Comment s'aimer de nouveau pour enfin aimer l'autre ?

Tout ceci est très joliment filmé, avec pudeur, tendresse sans pathos aucun et même avec quelques pointes d'humour. 

Les personnages secondaires sont délicieux et c'est souvent d'eux justement que viennent ces dialogues drôles. Je pense notamment frère de Lucie et la relation qui unie ces frères et soeurs est vraiment superbe.

Mais il y a aussi les désastreux pouvoirs castrateurs d'une même on ne peut plus toxique qui empêche Lucie d'être elle-même. Grâce à sa rencontre avec Nicole Garcia et une thérapie un peu particulière mais bien sentie, Lucie parviendra à oser être elle-même à ses yeux, mais aussi aux yeux des autres : tant dans sa maladie que dans son caractère et son apparence.

"De plus belle" est donc un premier film réussi, et par-dessus tout, plein d'espoir. Je vous le conseille !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Mars 2017

9782266165440: Paris-Saigon : 16 000 km en 2CV dans l'esprit de Larigaudie

Récit de voyage - Editions Pocket - 342 pages - 7.00€

 

Parution d'origine en 2005

Le sujet : En 2003, deux jeunes amis français décident de rejoindre Saigon au Vietnam depuis Paris. Mais pas par n'importe quel moyen : en 2 CV. Leur deuche, surnommée Bucéphale, les conduira jusqu'au bout, au fil de multiples aventures, rencontres, pannes mécaniques etc.

Edouard Cortès et Jean-Baptiste Flichy roulent ainsi dans les traces de leur mentor : Guy Larigaudie, qui dans les années trente, effectua le même voyage avec son compagnon Pierre Drapier.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

Mon humble avis : Le titre complet de ce récit de voyage est : Paris-Saigon, 16000 km de nos jours en 2 CV dans l'esprit de Larigaudie !

En pénétrant dans ce livre, je pensais franchement être plus embarquée que cela et achever la lecture en peu de temps. 

Mais en fait, ce n'est pas le genre d'écrit que l'on peut réellement dévorer à vitesse grand V car il est très dense dans son contenu. Forcément, il est très riche (sans être assommant !) de détails culturels et/ou historiques des pays traversés et si l'on veut s'imprégner de tout cela, il faut prendre son temps. Un peu comme lors d'un vrai voyage que l'on effectue soi-même d'ailleurs.

Néanmoins, je me suis par moment enlisée dans certaines longueurs ou répétitions, notamment dans le ressenti des deux garçons. Et pour être honnête, l'écriture est un peu académique, ce qui ne se révèle pas très entraînant pour le lecteur.

Il n'empêche, l'aventure entreprise par ces deux jeunes est superbe et passionnante. Je l'ai lue avec envie. J'aurais aimé, à une époque, vivre ce genre d'expérience. Avec eux, nous traversons l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Roumanie, la Turquie, l'Iran, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Inde, le Bangladesh, la Thaïlande et enfin, le Vietnam. Les rigidités douanières ne leur permettront pas de passer par le Myanmar.

Au fil de leur route, Edouard et Jean-Baptiste partagent avec nous leurs étonnements, leurs observations, leurs anecdotes, les pannes mécaniques, leur découragement, leurs joies, les mille et une rencontres qui ponctuent leur aventure, rencontres bouleversantes ou cocasses, avec des personnages haut en couleur, riches ou très pauvres. Ce qui ressort de ce texte, c'évidemment l'incroyable hospitalité des populations musulmanes, hindouistes ou bouddhistes. Dans toutes ces contrées traversées, nos deux voyageurs sont accueillis, hébergés etc. souvent par des gens très pauvres. Mais aussi par des plus riches (pas vraiment "catholiques" !), qui portent une arme à la ceinture pour protéger leurs hôtes ! L'occident aurait tant de leçons à apprendre de l'orient... L'occident où l'étranger est par nature première suspect...

Certaines régions traversées sont aussi en proie des tensions tribales, du trafic de substances illicites. D'autres (ou les mêmes) se relèvent doucement mais sûrement de décennies de guerre.

Evidemment, ce récit est aussi propice à d'intéressantes et profondes réflexions sur le voyage, les compagnons de voyage, l'ouverture d'esprit, la réalisation des rêves, les différences socioculturelles, le confort, et le voyage intérieur, concomitant à toutes aventures de ce style.

Enfin et bien sûr,  ce récit est une véritable déclaration d'amour à la 2 CV, un magnifique hommage à la mythique voiture !

Une lecture que je ne regrette pas, même si je l'aurais souhaitée plus prenante, plus exaltante quelque part !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 14 Mars 2017

 

Les Figures de l'ombre : Affiche

Film de Theodore MELFI

Avec Taraji P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monaé, Kevin Costner

 

Synopsis : Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn. 

Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran.

 

 

Mon humble avis : Les figures de l'ombre, ce sont autant les figures mathématiques qui permettent d'envoyer des fusées dans l'espace, que les femmes qui créent ces fameuses figures !

Je vous rassure de suite, inutile d'être un génie des maths pour apprécier ce film à sa gigantesque juste valeur !

Quel film ! A tous les niveaux. Déjà, il nous ramène quelques décennies en arrière, à l'époque où Américains et Russes se disputaient la suprématie dans la course aux étoiles... La première fusée "habitée" d'un chien, puis habitée d'un humain, le premier vol orbital etc. Le film s'arrête bien avant le 13 juillet 1969, date des premiers pas de l'homme sur la lune. Si je connais cette date par coeur, c'est parce que c'est aussi la date de naissance de ma soeur aînée !

Mais surtout, "Les figures de l'ombre nous rappelle l'ère peu glorieuse, même si pas si lointaine, où la plupart des Etats Américains vivaient encore sous la règle de la ségrégation. Et là, qu'est-ce que ça fait mal au coeur de constater autant de bêtises et de haine de la part des blancs... Les Afro-Américains de l'époque étaient vraiment traités comme des sous-hommes plus que négligeables. Et comme dans ce film, on parle de 3 femmes au destin incroyable, inutile de vous dire que femme + afro-américaine = sous merde dans cette société machiste et raciste à un niveau inimaginable. Je pense que ce film a évidemment la bonne idée, à l'entrée de l'ère Trump, de rappeler un  pan peu fameux de son Histoire, afin que celui-ci ne se renouvelle pas.

Les figures de l'Ombre, c'est donc aussi le portrait de 3 femmes extraordinaire ! Joyeuses et courageuses dans la vie personnelle et dotées d'un savoir, d'une intelligence, d'une mémoire et d'une persévérance hors normes, 3 femmes à qui la Nasa doit les débuts de ses aventures couronnées de succès. Trois femmes qui, pour cause de couleur et de sexe, restèrent dans l'ombre à leur époque, ne bénéficiant de la reconnaissance que de quelques personnes plus ouvertes que les autres. Trois femmes qui malgré tout, ont réussi à s'imposer, à devenir même indispensables à la NASA !

Le film est dynamique, prenant, et laisse régulièrement la place à un certain suspens, même si dans notre mémoire personnelle, chacun connait l'issue de film. Même s'il dure 2h17, on ne ressent pas une minute d'ennui lors de la projection !

Et que dire de l'interprétation ! Formidable ! Ce film étant inspiré de faits réels, on peut dire qu'il révèle au monde entier tant les personnages d'origine, que leurs trois brillantes et très attachantes interprètes !

Un film à voir absolument pour l'Histoire, les personnages mais aussi parce qu'il donne la banane, qu'il prouve une fois de plus qu'il ne faut jamais se sous-estimé et croire en ses rêves !

Petite anecdote de moi que cela à amusée : Au début des années soixante, à la NASA, les calculatrices sont humaines. C'est un métier d'être calculatrice ! Alors que maintenant, dès l'entrée au collège, chaque élève possède une calculatrice dont il ignore les 3/4 des capacités !

 

Allez les cinéphiles, bonne séance avec "Les figures de l'Ombre"

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 12 Mars 2017

Allez, un dimanche avec mes 3 merveilles du monde ! Merveilles même si elles ont de la moustaches et des poils aux pattes ! C'est justement pour cela qu'on les aime !

Praslin grandit bien, même si ce n'est pas flagrant sur les photos (qui ne sont toujours pas en ordre chronologique) ! Il a désormais plus de 10 mois. Pour l'instant, c'est un ado, sage mais infatigable quand il s'agit de jouer ! Il est de moins en moins timide avec les inconnus !

Je sais qu'il grandit, car le panier dans lequel il aimait se blottir contre, sur ou sous Aya est désormais trop petit pour accueillir deux chats confortablement !

Du coup, pendant les séances télé, Praslin a tendance à occuper le panier et Aya vient contre moi et pattoune avec passion sur... mes poignées d'amour ;)

Quant à Tsingy, toujours grand fan des câlins /café du matin, il mène autant sa vie que ses congénères à la baguette ! Et il n'hésite jamais à allumer ma lampe de chevet s'il trouve que je tarde trop à me lever ! Par 2 fois  il m'a tout de même évité un retard au boulot !

 

 

Praslin !

Praslin !

Tsingy !

Tsingy !

Aya !

Aya !

Praslin !

Praslin !

Tsingy !

Tsingy !

Aya !

Aya !

Praslin !

Praslin !

Tsingy !

Tsingy !

Aya !

Aya !

Le foyer fiscal complet !

Le foyer fiscal complet !

Le trio, 2 par 2 !

Le trio, 2 par 2 !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 6 Mars 2017

Patients : Affiche

Film de Grand Corps Malade et Mehdi Idir

Avec Pablo Pauly, Soufiane Guerrab, Moussa Mansaly

 

Synopsis : Se laver, s'habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens.... Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s'engueuler, se séduire mais surtout trouver l'énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l'histoire d'une renaissance, d'un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul.

 

 

Mon humble avis : Patients est une formidable leçon de vie, de courage, de persévérance !

C'est aussi et surtout un film autobiographique. Le slameur Grand Corps Malade y raconte sa rééducation, suite à un bête accident de piscine qui l'a rendu tétraplégique.

Durant l'heure cinquante du film, nous évoluons donc dans un centre de rééducation pour grands traumas, qui, huit clos oblige, devient comme un microcosme avec ses différents habitants, rituels etc. Nous y faisons connaissance d'autres patients mais aussi du personnel soignant, qui reste tout de même en second plan.

Le sujet est grave et pourtant, on ne tombe jamais dans le pathos. Ceci,  grâce à l'humour et à l'autodérision du personnage de Ben et de certains de ses comparses. Alors, on passe du rire aux larmes, car évidemment, la vie de ces jeunes handicapés n'est tout de même pas une partie de plaisir, certains passages nous laissent en apnée devant le terrible de la situation.

Dans cette bande de potes réunis par le handicap, chacun vit et ressent son sort de différentes manières. Il y a ceux pour qui c'est nouveau, d'autres qui sont presque nés avec. Ceux-ci deviennent presque les mentors des premiers.

Le film ne cache rien de l'humilité qu'il faut pour vivre ainsi entièrement dépendant des autres, depuis la situation la plus intime jusqu'aux repas etc. Mais tout est filmé avec tendresse, avec une belle et réelle pudeur qui ne met jamais le spectateur en situation de voyeur.

Le casting est bien évidemment formidable et partie essentielle de la parfaite réussite de ce film. Mention très spéciale au jeune Pablo Pauly qui interprète Ben (Grand Corps Malade). On a vraiment l'impression d'avoir Grand Corps Malade face à nous.

Bien sûr, Patients est propice à la réflexion sur le handicap. Etre handicapé c'est alors oublier ses rêves et comme la fourchette ou le téléphone le sont, trouver des rêves adaptés. Vivre le quotidien personnel mais aussi sociétal où tout va trop vite pour eux. Partout, être toujours précédé de son handicap avant d'être une personne, une personnalité. 

Etant moi-même en situation de handicap, ce film m'a évidemment particulièrement émue. Même je n'ai "pas à me plaindre", mon handicap étant invisible, mais de ce fait, très souvent oublié par mon entourage, et de de fait aussi, très méconnu dans ces conséquences sur mon quotidien, ce qui provoque souvent de l'incompréhension, voire de la gentille moquerie lorsque ma mémoire me fait cruellement défaut par exemple. Ou de l'agacement quand je dois me concentrer lorsqu'il me faut un certain temps pour retrouver le nom d'une collègue que je vois tous les jours par exemple. Mais j'ai, moi aussi, dû adapter ma vie et mes rêves. De conseillère voyages je suis devenue équipière Mc Do et je ne ferai donc pas le tour du monde comme j'en rêvais. Je vois moins loin, moins grand, et je ronronne avec mes chats qui remplacent haut les pattes tous mes renoncements.

Un film incontournable ! Et par pitié, rester jusqu'au bout du générique. Les spectateurs qui partageaient la salle avec moi m'ont fait halluciner en partant dès le clap de fin ! La musique du générique est un slam de Grand Corps Malade, sur le sujet de Patients, et fait donc intégralement partie du film bon sang ! Un peu de respect !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 4 Mars 2017

Logan : Affiche

Film de James Mangold

Avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen

 

Synopsis : Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière Mexicaine. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui.

 

 

Mon humble avis : Snif ! Suite et fin des aventures de Wolverine. Quatrième et dernier spin off consacré à mon héro favori, l'acteur Hugh Jackman tire sa révérence, ne souhaitant entrer dans la peau de Logan. Il se trouve trop âgé maintenant pour ce rôle qu'il occupe depuis environ 17 ans ! Donc si les X-Men continuent, ce sera sans lui.

Snif aussi car c'est la première fois que je sors d'une séance Wolverine/X-Men sans être tout à fait enthousiasmée. Sans doute parce que je n'aime pas voir mes héros vieillir, souffrir, défaillir ! Mais nul n'est infaillible, même les super-héros, aussi mutants soient-ils avec des super pouvoirs.

Dans ce film, nous sommes en 2029. Tout le monde a sacrément vieilli : Le professeur Charles est maintenant nonagénaire. Quant à Wolverine, né en 1890, il a maintenant officiellement 127 ans et commence à se rider sacrément. D'autant plus que son corps ne se régénère plus aussi vite qu'avant, il est couvert de cicatrices, usés, toujours désabusé mais encore un peu plus, et limite boiteux. Ah, il a pris cher mon cher Logan ! De plus, l'adamantium qui constitue son squelette l'empoisonne à petit feu.

L'atmosphère du film est très crépusculaire, très sombre, la plus sombre des X-Men. Moins d'humour, mais plus de rage et d'émotions aussi que dans les autres, ce film mise vraiment sur la gravité de la situation et la désespérance de Wolverine.

Cet opus est aussi le plus violent. Les 3/4 du film se centrant sur Wolverine et la jeune mutante qui possède la même particularité que lui, et bien évidemment, ça découpe, ça tranche. C'est un festival de têtes qui valsent, de bras, de jambes... Parfois éprouvant à regarder. Mais bon, c'est du cinoche, de la science-fiction, ça tranche beaucoup, mais ça n'éclabousse pas tant que ça. Nous ne sommes pas dans un thriller réaliste, donc point d'effroi.

En fait, il y a un côté très western et road trip dans ce film, tant dans les décors que dans les paysages et l'action. Le scénario tient vraiment la route, surprend d'ailleurs car il y a vraiment une coupure avec les autres X-Men. C'est un film sur la loyauté, la transmission, la responsabilité des adultes envers les enfants (je ne peux pas en dire plus sous peine de spoiler !) ... Les enfants...d'ailleurs, qui ici annoncent une nouvelle famille, une nouvelle génération de mutants que l'on retrouvera sans doute bientôt sur les écrans, du moins je l'espère.

Logan reste un bon film d'action SF extrêmement bien réalisé, que néanmoins, je déconseille aux âmes sensibles et éventuellement, à celles et ceux qui ne seraient pas fan de la saga X-Men. Si vous êtes fan, alors Logan reste incontournable !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 1 Mars 2017

Roman - Editions Folio - 172 pages - 5.90 €

 

Parution d'origine en mars 2008

L'histoire : Lors d'un atelier d'écriture qu'il anime dans les prisons, René Frégni rencontre Max, un truand marseillais. 

Une belle amitié née entre eux. Une fois Max sorti de prison, Max sauve René du harcèlement constant et menaçant d'une famille indésirable dans son quartier. Peu de temps après, les deux hommes ouvrent un restaurant ensemble... Ce qui vaudra à René Frégni une terrible garde à vue, puis l'acharnement du juge, qui durera des années.

 

Tentation : Sylire

Fournisseur : Ma CB et ma PAL depuis !

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Ah, quelle claque littéraire bienvenue et finalement assez inattendue en entamant ce livre ! Tu tomberas avec la nuit se lit comme un roman, mais il est tout à fait autobiographique, même s'il est sans doute un peu romancé par moment.

Dès la première page, l'auteur René Frégni, qui est aussi le narrateur, annonce tout de go : "Ce soir, je vais tuer le juge". C'est déjà un gros coup de poing, et cela fait de cette oeuvre comme une "chronique d'une mort annoncée". Comme un tapis que l'on déroule, les pages que l'on tourne sans s'en rendre compte mènent à cette fin qui semble inéluctable.

J'ai tout de suite su que ce roman allait me marquer, et me garder prisonnière volontaire.

Comme si je décelais entre les lignes ce "petit plus" qui manque si souvent à mes lectures ces derniers temps. L'auteur y est assez factuel, donc pas de perte de temps dans des descriptions et des lamentations interminables. Non, René Frégni va droit au but, sans chercher les effets de styles flamboyants. Il y a une espèce de simplicité dans la narration chronologique des faits. Et pourtant, on ressent parfaitement l'incrédulité du narrateur, puis son effroi au fil des mois qui passent. De la simplicité oui, mais aussi une belle poésie de-ci delà. Bref, une sensation de sincérité incroyable !

Avec René Frégni, on découvre l'univers carcéral du côté des visiteurs. On participe avec lui aux ateliers d'écriture qu'il anime, on rencontre les prisonniers qui aiment cette bouffée d'oxygène hebdomadaire, soit comme une "simple distraction", soit par amour des mots, de l'écriture, des livres.

Et puis il y a Max. Qui après sa sortie de prison, et grâce à sa réputation, sauvera René Frégni  et sa fille de l'acharnement cauchemardesque d'une famille de dégénérés. Puis l'ouverture du restaurant de Max et René... Et "un beau matin", la brutale perquisition chez René, la garde à vue de 72 heures dans des locaux dignes du moyen-âge. A l'issue de celle-ci, Frégni se révèle bien innocent du soupçon de blanchiment d'argent. Et pourtant, le juge Second s'acharnera sur lui bien au-delà de ses prérogatives pendant des mois, puis des années. Un acharnement qui mènera Frégni à la ruine et à l'impensable.

Avec sa plume délicieuse de poésie, d'humour et sans concession, René Frégni dénonce le scandale des lieux de détentions français, mais surtout, une certaine justice gangrénée par certains hommes qui semblent avoir tous les pouvoirs, sans aucune surveillance d'une autorité supérieure.... A savoir, l'histoire de René Fregni s'est déroulée quelque temps après celle d'Outreau, qui manifestement n'avait pas encore servi de "leçon" et de contre-exemple à la justice française.

Tu tomberas avec la nuit est donc un roman très très fort, à lire absolument. Et pour moi, une nouvelle rencontre avec un écrivain, qui annonce donc d'autres lectures qui je l'espère, se révèleront aussi savoureuse !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Février 2017

Lion : Affiche

Film de Garth Davis

Avec Sunny Pawar, Dev Patel, Nicole Kidman, Rooney Mara

 

Synopsis : Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens.
25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde.
Armé de quelques rares souvenirs et d’une inébranlable détermination, il commence à parcourir des photos satellites sur Google Earth, dans l’espoir de reconnaître son village.
Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ?

 

 

Mon humble avis : Quel film ! Effroyable dans un premier temps, magnifique dans un deuxième temps, puis très émouvant vers la fin.

Enfin un film qui mérite "le bruit" qui l'entoure ! 

Mon seul mini bémol serait que l'acteur Dev Patel (qui jouait également dans Slumdog Millionnaire, est bien plus pâle de peau que Sunny Pawar, qui joue le rôle de Saroo enfant. Comme s'il n'y avait pas, en Inde et dans le monde, un bon comédien qui ait le même teint de peau que Sunny Pawar. De ce fait, j'ai comme eu l'impression que le personnage adulte était un peu "hollywoodisé".

On ne peut "juger" l'histoire car celle-ci est vraie ! Si elle était sortie du cerveau d'un scénariste, on aurait sans doute pu dire "C'est un peu gros non ?" Et bien non ! Malgré les épreuves que la vie soumet à Saroo, elle lui apporte aussi un beau miracle ! Certes, le miracle ne tombe pas tout à fait du ciel non plus, car il fait suite à un sacré acharnement de la part de Saroo dans la recherche de sa famille d'origine. Mais tout de même, merci Google Earth ! Car même si ce logiciel est souvent décrié, il faut avouer que sans lui, pas de prodige dans cette histoire.

La première partie du film, qui montre comment Saroo s'est perdu et est devenu un enfant des rues, est très dure à supporter. De voir cet enfant, seul, pendant des semaines, faire preuve d'autant de courage, que de clairvoyance et de bravoure, nous arrache le coeur. Et dans notre culture occidentale bien confortable, on ne peut être que choqué par l'indifférence et la passivité des adultes devant ces enfants perdus, qui sont, chaque année, 80 000 en Inde. Et là, impossible de passer sous silence l'énorme talent du jeune Sunny Pawar qui est absolument bouleversant et criant de naturel.

Dans la deuxième partie, Saroo a été adopté par un couple australien. Nous suivons donc Saroo dans ces premières années en famille, alors qu'il est rejoint par un autre jeune indien, lui aussi adopté. Nous assistons donc à deux types d'adoption, une qui se passe dans le meilleur des mondes, et l'autre qui se révèle compliquée et le restera toujours. Puis nous retrouvons Saroo étudiant puis adulte... Des souvenirs de sa prime enfance lui reviennent en mémoire et il décide de se lancer dans une recherche insensée : celle de sa mère, dont il ne connait même pas le nom puisqu'il l'avait toujours appelée "Maman".

Je n'en dis pas plus, sauf que vous pouvez également compter sur des scènes indiennes magnifiques et les paysages splendides de la Tasmanie.

Un chef d'oeuvre pour moi, et une sacrée leçon de vie, d'amour, de partage et d'humilité !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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