Publié le 22 Juin 2017

Ce qui nous lie : Affiche

Film de Cédric Klapisch

Avec Pio Marmai, Ana Girardot, François Civil

 

Synopsis : Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent.

 

 

 

Mon humble avis : Un film comme je les aime, au coeur du fruit de la terre et du travail des hommes.

Mais aussi au coeur des non-dits familiaux, des rivalités ressenties dans une fratrie, des rancunes, des rancoeurs, mais finalement, de l'amour des siens et de sa terre avant tout. Terre et liens du sang... Héritage, tant culturel, familial, professionnel que financier... La transmission en fait. Voilà le sujet principal de Ce qui nous lie.

Un film qui donne à penser donc sur nos racines, sur notre lieux de vie, choisi ou imposé, sur notre pays de coeur et celui où l'on construit sa vie.

Un film sur une fuite, une lettre jamais envoyée donc jamais reçue, une fuite par manque de communication et d'aveux de sentiments ou d'admiration. Un film qui dit qu'il faut dire, avant qu'il ne soit trop tard.

Un film sur le retour, les retrouvailles et finalement, l'éclosion et la maturité. Celle des personnages en parallèle avec celle du raisin... et du vin.

Un film sur trois frères et soeurs, dont le benjamin qui a beaucoup de mal à trouver sa place dans ce trio. Ce Jérémy m'a beaucoup touchée et parlé...

Ajoutez à cela les paysages magnifiques de Bourgogne sur quatre saisons, d'une vendange à une autre, de nombreux moments d'émotions, de quatre vérités, de révélations, de gestes, d'attentions, de preuve d'amour mais aussi de fous rires, vous obtiendrez un film qui se boit jusqu'à la lie ! Sans être un drame, ce film n'est pas non plus une comédie, même si une certaine légèreté traverse la mélancolie.

Et puis il y a les comédiens et la réalisation... Tous au diapason, en toute justesse, et point étrangers à la réussite de ce film, qui reste longtemps et bouche et donne envie de partager un bon verre de vin (ou deux !) en sortant de la salle. C'est ce que nous avons fait, profitant ainsi d'une belle soirée d'été !

A voir, et à boire !

Et pour le plaisir, la très belle chanson du générique de fin, interprété par Camélia-Jordana

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Juin 2017

BD - Editions Dargaud - 80 pages - 14.00 €

 

Parution en 2006

L'histoire : Il y a bien longtemps, le calife de Bagdad organisa un concours de conteurs. Au gagnant, il promit la richesse et la célébrité ; au dernier, le pal. Le propre fils du calife recruta quatre candidats parmi les meilleurs et leur proposa une alliance et un marché...

 

Tentation : Le mot "Bagdad" !

Fournisseur : la bib'

 

 

 

 

Mon humble avis : Une BD bien agréable à lire, plutôt originale. Moderne dans les dialogues, atemporel dans le sujet et presque antique dans les dessins, les personnages et les lieux traversés.

A la fois conte philosophique, récit initiatique, épopée fantastique, histoire mythique, et comique aussi !

Je n'ai pas particulièrement apprécié les dessins, en tous cas ceux qui composent les visages des protagonistes, aux noms que j'ai parfois eu du mal à différencier. Peu importe, c'est le message de cet album qui m'a emportée.

On pourrait dire que le sujet principal des Cinq Conteurs de Bagdad est la parole, l'usage que l'on en fait, le poids qu'on lui donne. La vérité de chacun, suivant les ressentis individuels ou collectifs. L'essentiel est de transmettre, quelle que soit la forme de langage usitée. Ampoulée pour certain, simple et directe pour d'autres, ou encore métaphorique, symbolique ou métaphorique. L'objectif de celui qui s'exprime devrait être d'être compris par son auditoire, aussi différent des autres qu'il puisse être.

Aussi, dans ce voyage dans un autre temps, ce récit devient très contemporain dans le discours des personnages. A travers eux, les auteurs dénoncent une certaine presse ou les moqueries dont peuvent être victimes certains "auteurs, chanteurs" etc jugés simplistes alors qu'ils possèdent un réel public, un public qu'ils touchent, qu'ils émeuvent etc.

 

"Va savoir... je veux croire qu'un bon conteur est comme un prophète, un médium... Qu'il peut entrevoir ce que les autres ne voient pas. Ses histoires vont alors changer la manière de voir les choses de ceux qui l'entendront. Et changer le regard sur le monde, c'est déjà changer le monde".

Voilà le genre de phrase qui j'aime rencontrer au cours d'une lecture. De fait, je vous recommande cette BD, qui se révèle être un hymne à la tolérance, à l'ouverture d'esprit. Et surtout, une histoire qui rappelle une fois de plus que dans le voyage, ce n'est pas la destination qui compte mais bien le chemin parcouru ! Une BD qui dit bien qu'une histoire n'est que la somme d'une multitude d'histoires, et cela vaut aussi pour notre vie personnelle.

Bref, à lire !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 18 Juin 2017

Hello !

Mes livres audio me manquaient, alors j'ai repris mon casque, mes baskettes et mon appareil photo pour me balader dans mon quartier, comptant sur le Dieu des chats pour m'en faire rencontrer quelques uns au grès de mes errances !

Bien entendu, je ne me balade que dans des lotissements ou à proximité, histoire de ne rencontrer que des chats appartenant à des habitants, des chats qui se promènent dans les rues calmes, dans leur jardin ou qui prennent le soleil sur leur terrasse !...avant de rentrer chez eux trouver une gamelle bien pleine et les caresses de leurs humains !

Et j'avoue, le chat-fari fut bien rentable, avec des rencontres très subreptices où il me fallut presque me transformer en chat pour approcher mes modèles et d'autres on ne peut plus miraculeuses, avec des chats très familiers avec lesquels j'ai passé de bons moments à jouer avec les moyens du bord : feuilles, brindilles etc !

Allez, place aux images !

UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 15 Juin 2017

Roman SF - Editions Audilib - 6h d'écoute - 19 €

 

Parution d'origine en 1963

 

L'histoire : Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie ? C'est la question que se posent le professeur Antelle, Arthur Levain, son second, et le journaliste Ulysse Mérou, lorsque, de leur vaisseau spatial, ils observent le paysage d'une planète proche de Bételgeuse : on aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celles de notre Terre. Après s'y être posés, les trois hommes découvrent que la planète est habitée par des singes. Ceux-ci s'emparent d'Ulysse Mérou et se livrent sur lui à des expériences. Il faudra que le journaliste fasse, devant les singes, la preuve de son humanité...

Tentation : La dernière phrase du pitch !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : Enorme coup de coeur pour ce classique de la littérature française SF !

J'ai pris tellement de claques avec cette histoire que j'en ai encore les joues toutes rouges ! Lol !

Sérieusement, ce roman existe depuis "Ma" nuit des temps et je l'ai toujours boudé... parce qu'en voyant des extraits d'adaptations ciné ou télé, j'ai pensé que l'on avait là une aventure de série B grand spectacle hollywoodien. J'étais loin d'imaginer la portée tant littéraire, humaniste, anthropologique, philosophique de ce chef d'oeuvre, mea culpa !

Heureusement, il y a les livres audio qui m'amènent à me diriger vers d'autres horizons culturels... d'autant plus que la lecture faite par Bernard Gabay est tout simplement excellente.

Impossible dans un petit billet de blog de lister toutes les richesses de ce roman SF, et toutes les réflexions et méditations qu'il provoque dans l'esprit du lecteur.

A travers ce double voyage futuriste, Pierre Boulle, inverse les rôles. Sur Soror, planète en tous points pareille à la Terre, ce sont les singes qui détiennent le pouvoir, l'intelligence, l'écriture, la parole, la science... et les vêtements. Les hommes sont nus, réduits à leur dimension animale et vivent comme des sauvages au fond de la forêt, quand ils ne deviennent pas des cobayes pour la science ou des attractions de zoo. 

Sur Soror, trois races de singes se partagent la planète : les orang-outangs, les gorilles et les chimpanzés... Ce n'est pas sans rappeler les organisations terriennes divisées elles-aussi souvent en trois : le clergé, la noblesse, le tiers état... Ou encore, les blancs, les noirs et les asiatiques... Ce qui est presque "rassurant", c'est que les singes semblent se comporter guerre mieux que les terriens rapport à la tolérance, les préjugés, la distribution des rôles etc. A croire que la connaissance ne conduit pas toujours au mieux...

Bien entendu, personnellement, j'ai vu dans ce roman un manifeste de protection animale en avance sur son temps... Ulysse ne se révolte-t-il pas devant le sort ses compères humains, chassés comme des bêtes, traités cruellement par les singes, emprisonnés dans des cages ou encore, victimes des pires expériences scientifiques. Evidemment, lorsque l'on se met à la place de l'autre, on pense de suite différemment !

Dans cet écrit satirique, Pierre Boulle se penche bien sûr assurément sur la théorie de Darwin, et il explore et critique les sociétés et civilisations humaines qui s'endorment sur leurs lauriers et leurs certitudes mais surtout leur débordant orgueil et se font ainsi remplacer par d'autres.

En fait, la question majeure que pose ce roman est : qu'est-ce qui fait l'animalité ou l'humanité d'un autre et de ce fait, la domination des uns et l'asservissement des autres ?

La planète des singes est pittoresque à souhait. C'est vraiment un récit captivant, fascinant même et diablement profond et intelligent. Et encore, je passe sur toutes les références littéraires ou linguistiques que l'on peut découvrir en cherchant un peu. J'évoque vite fait les réflexions sur la science, la sagesse, le savoir et bien d'autres sujets encore.

Bref, j'ai été bluffé par cette découverte littéraire qui est pour moi un véritable choc jusque dans son double dénouement on ne peut plus inattendu ! Une pure et grandiose révélation ! Je suis juste déçue qu'il n'y ait pas de suite à cette histoire... qui a aussi tout du conte intemporel... et qui, de fait, prend encore tout son sens si on l'applique à notre époque mouvementée... La planète des singes, écrit il y a plus de  50 ans...

 

 « Des hommes raisonnables ? Des hommes détenteurs de la sagesse ? Des hommes inspirés par l’esprit ?... Non ce n’est pas possible ; là, le conteur a passé la mesure. » (Phyllis, presque dernière phrase du roman)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 10 Juin 2017

Et voilà ! Les vacances bien méritées arrive ! Je m'envole pour une semaine dans un lieu qui m'est complètement inconnu, à savoir Lanzarote, île volcanique des Canaries ! Les paysages devraient être "à couper le souffle" !

Au programme, une semaine de rando avec un groupe dont 3 amies qui partent de Rennes avec moi !

Et vous, à mon retour, vous aurez droit à mes petits reportages photos d'un autre coin du monde !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 9 Juin 2017

BD - Editions Glénat - 48 pages - 13.90 €

 

Parution en juillet 2015

L'histoire : Automne 1936. Un soir, alors que et la brume vient de tomber sur le Mont-Saint-Michel, la petite Lucie est témoin d'un meurtre ! Terrorisée, la fillette a un geste de recul qui trahit sa présence et, aussitôt, se retrouve prise en chasse par le meurtrier. Dès l'aube, tous les habitants se mettent à fouiller la baie et le Mont à la recherche de Lucie, portée disparue, mais c'est le corps sans vie de la bonne du curé qui est retrouvé !

 

Tentation : Couv, titre et dessins

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Une "petite" BD "mignonette", qui vous emmène passer quelques jours, pas si calmes que ça, sur le Mont Saint Michel en 1936. Pas si calmes car un meurtre et une disparition d'enfant viennent bouleverser votre séjour.

Il règne dans ces pages comme une ambiance à la Agatha Christie, où le rôle d'Hercule Poireau serait tenu par Monsieur le Maire du Mont Saint Michel.

Atmosphère rétro, huit-clos (Mont Saint Michel oblige), le coupable est forcément parmi nous, entre les résidents et les touristes !

Même si l'histoire est au final assez simple, elle se lit avec grand plaisir et divertit assurément.

Mais la force incontournable de cette BD, ce sont ses dessins magnifiques, qui vous plongent vraiment dans tous les coins et recoins d'une des 7 merveilles du monde. Et ça, que l'on habite près ou loin du Mont Saint Michel, on ne s'en lasse pas !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 7 Juin 2017

Récit de voyage - Editions Livre de Poche - 236 pages - 6.60 €

 

Parution d'origine en 2005

L'histoire : Le narrateur, après des déboires professionnels, prend une retraite cathodique, principalement occupée par la télé. La conclusion ne se fait pas attendre bien longtemps : "La télé ne rend pas seulement con, elle rend surtout malheureux". Alors, il bazarde sa télé, vend son sofa et s'achète un billet d'avion : direction le Mexique, le Guatemala, les USA, Cuba, le Bélize... le tout avec un sac à dos et une guitare. Là-bas, l'attendent mille et une rencontres toutes différentes, allant des travellers égarés, aux chamans foireux, aux zapatistes jusqu'aux stars d'Hollywood !

 

Tentation : Le sujet et mes précédentes lectures de l'auteur.

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

Mon humble avis : De Julien-Blanc Gras, je m'étais régalée de son hilarant livre "Touriste" et de son aussi drôle que grave "Paradis (avant liquidation).

Alors me voici plongée dans ce qui semble le premier livre publié de Julien Blanc-Gras et qui en toute fin, annonce bien-sûr les suivants. Les suivants qui sont, à mon goût, plus aboutis, plus intéressants. Mais normal, dans Gringoland, Julien Blanc-Gras est plus jeune, réalise un voyage à la "djeuns", un voyage bien revendiqué comme sans but précis, sauf celui de voir si un autre monde est possible.

On retrouve dans Gringoland la plume inégalable de l'auteur ! Inégalable dans sa causticité, son ironie, son humour dévastateur, son autodérision, sa franchise, son impertinence, sa tendresse et la dérision quasi-continue. De ce côté-là, évidemment, on se délecte !

On apprécie énormément son oeil averti, toujours grand ouvert sur un monde qui bien souvent le dépasse, et qui donne lieu à des descriptions, des analyses intéressantes (mais jamais gavantes) sur les lieux traversés, les façons de vivre des habitants, les problèmes géopolitiques, la société de consommation, le tourisme... Bref, des constats sur les différences qui habitent le monde, et une tentative de les comprendre et de les expliquer au mieux. Sans non plus ordonner des réponses, mais plutôt en s'interrogeant.

Maintenant, là où ce livre m'a moins captivée que les autres, c'est sur les rencontres et les amitiés qui parsèment le voyage de l'auteur et qui sont narrées souvent avec moult détails. Et ces rencontres, mis à part avec quelques autochtones, sont plutôt déprimantes. A savoir que sur sa route, Julien Blanc-Gras ne semble n'avoir pas croisé de "personne normale" si tant est que la réel normalité existe et est souhaitable. A savoir que les routards croisés par Julien Blanc-Gras sont tous ou presque des marginaux, des camés qui finissent pas atteindre le point de non-retour, des dealers, des nymphomanes... Une palanquée d'utopistes, à la recherche d'un idéal mais qui tombent dans la caricature d'une certaine superficialité au final. Aucun de ses personnages n'apporte un récit lumineux (sans artifice) du voyage, d'une expérience extraordinaire sans stupéfiants. Bref, une belle brochette de glandeurs qui au final, s'intéresse beaucoup plus à l'accès facile à la défonce mexicaine qu'à la culture réelle du pays. Bref, on a l'impression de vivre au milieu des désabusés. Cela m'a déçue et m'a paru longuet. Dommage, mais reste cette plume et cet humour dont on ne se lasse pas !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 5 Juin 2017

Conspiracy : Affiche

Film de Michael Apted

Avec Noomi Rapace, Michael Douglas, Orlando Bloom, John Malkovitch

 

Synopsis : Ex-interrogatrice de la CIA, Alice Racine est rappelée par son ancien directeur, Bob Hunter, pour déjouer une attaque imminente sur Londres. Face à un adversaire brutal et tentaculaire, Alice reçoit l’aide providentielle de son ancien mentor, Eric Lasch et d’un membre des forces spéciales, Jack Alcott. Mais elle réalise rapidement que l’agence a été infiltrée. Trahie et manipulée, elle va devoir inventer de nouvelles règles pour faire face à cette conspiration.

 

 

 

Mon humble avis : Conspiracy est un thriller comme il en fleurit des dizaines, mais qui procure toujours plaisir à voir et atteint son objectif : distraire, captiver, clouer au fauteuil, et faire trembler. Bref, on a ce que nous voulions voir !

Rien de bien nouveau dans cette histoire d'agent secret pris au piège et trahi en partie par les siens, ce qui donne une histoire qui pousse le héros dans un jeu de cache-cache, le met hors d'haleine, ne lui laisse pas un instant de répit, et surtout, lui impose de ne faire confiance en personne... Un peu comme Jason Bourne, sauf qu'ici, on ne fait pas la moitié du tour du monde, les neuf-dixièmes du film se déroulent à Londres. Et surtout, l'agent est une FEMME ! Alice, alias Noomi Rapace, alias la Lisbeth du Millenium suédois, rôle qui pour moi lui colle encore à la peau.

Comme dans ce genre de thriller, le scénario de Conspiracy paraît parfois alambiqué, par toujours crédible, mais bon, la mayonnaise prend vraiment bien. Le rythme est trépident, mêlant scènes d'action réussies et confrontations psychologiques entre les protagonistes et un rebondissement suit toujours le précédent. Bref, impossible de s'ennuyer.

Outre le manque de réelle originalité, le défaut du film, qui n'y est pour rien, est d'être sorti cette semaine, alors que Londres vient de vivre d'atroces attentats islamistes, et en ce sens il colle trop à la réalité. Puisqu'Alice fait tout justement pour éviter un attentat terroriste. Mais bon, dans ce genre de film, il y a 25 ans, les ennemis étaient les soviétiques, maintenant, ce sont les fous de Dieu, qui hélas, sont bien plus proches et disséminés que le bloc de l'Est.

Quoiqu'il en soit, j'ai aimé ce film dont le casting complet vaut vraiment le déplacement !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 3 Juin 2017

Rodin : Affiche

Film de Jacques Doillon

Avec Vincent Lindo, Izia Higelin, Séverine Caneele

 

Synopsis : À Paris, en 1880, Auguste Rodin reçoit enfin à 40 ans sa première commande de l’Etat : ce sera La Porte de L’Enfer composée de figurines dont certaines feront sa gloire comme le Baiser et le Penseur. Il partage sa vie avec Rose, sa compagne de toujours, lorsqu’il rencontre la jeune Camille Claudel, son élève la plus douée qui devient vite son assistante, puis sa maîtresse. Dix ans de passion, mais également dix ans d’admiration commune et de complicité. Après leur rupture, Rodin poursuit son travail avec acharnement. Il fait face et au refus et à l’enthousiasme que la sensualité de sa sculpture provoque et signe avec son Balzac, rejeté de son vivant, le point de départ incontesté de la sculpture moderne. 
À 60 ans, enfin reconnu, il devient le sculpteur le plus célèbre avec Michel-Ange.

 

 

Mon humble avis : Et oui, qu'une patte de chat ! Je suis à contre-courant du Festival de Cannes et des médias qui donnent une critique plutôt correcte de Rodin.

Bon, commençons tout de même par le positif, car il y en a un chouïa ! De belles scènes de sculpture. Mais à mes yeux, c'est tout et c'est bien peu !

Je suis allée voir ce film histoire de m'enrichir un peu culturellement. Bien sûr, je sais qui est Rodin, et il y a une ou deux décennies (aïe aïe ! ), j'ai visité le Musée Rodin à Paris. Mais connaît-on jamais assez nos grands artistes français passés ou contemporains ?

Ce que je regrette, et ça Doillon n'y est pour rien, c'est que dans ce genre de biopic consacré à des Grands Hommes, et bien l'on réalise souvent que ces hommes, à côté de leur art, étaient purement abjects avec leur entourage. Et dans mon petit coeur de bisounours, ben cela amène une certaine tristesse.

Mais bon, le film en lui-même ? Long, long, interminable, plat. Par deux fois, j'ai fouillé au fond de mon sac pour y trouver mon portable et regarder l'heure...

Le son est, comment dire en un mot... POURRI ! Que ce soit de la part de Vincent Lindon ou d'Izia Higelin, tous les dialogues sont, quand tout va bien, murmurés, mais le plus souvent, marmonnés ! De ce fait, il n'y a pas un échange entre les deux comédiens que j'ai pu saisir en entier. Il aurait fallu des sous-titres. Et surtout, être bien concentré, se dire : "attention, ils vont parler, j'ouvre tout grand mes oreilles". Mais non, pas suffisant. Je me demande si parfois, les réalisateurs se font une projection privée dans une vraie salle de ciné avant la diffusion publique, pour voir ce que donne le son.

Les couleurs sont ternes et sombres, surtout dans les ateliers, alors que j'imagine qu'un sculpteur a besoin de lumière pour bien travailler !

La bande-son est quasi inexistante. Le film ressemble à une succession de saynètes on ne peut plus elliptiques (Merci Viviane ;) ) et rend l'histoire bien souvent incompréhensible, le spectateur n'ayant aucune idée de "comment en on est arrivé là", ni des années qui passent (ou pas) dans la vie des personnages.

Bref, à part l'ennui et la désolation, je n'ai ressenti aucune autre émotion durant les deux heures que dure le film, qui pour moi est un triste échec, malgré la physionomie très convaincante de Vincent Lindon.

Mes compagnons de séance ont globalement aimé, même si, tout comme moi, ils ont regretté ces marmonnages incompréhensibles. A vous de voir, ou pas !

 

L'avis de Petitabeille

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Juin 2017

BD - Editions Futuropolis - 128 pages - 19 €

 

Parution en avril 2015

 

Le sujet : Varoujan est marseillais, d'origine Arménienne. Son grand-père a réussi à fuir le génocide de 1915. Membre de la diaspora arménienne, Varoujan a ouvert un musée de la mémoire Arménienne sur Marseille, mais souhaite faire une exposition sur la terre de ses ancêtres, à l'est de la Turquie, là où il n'est jamais allé. Avec Brigitte sa femme, il entreprend alors ce grand voyage jusqu'à cet "Auschwitz à ciel ouvert". Il y rencontre des descendants d'Arméniens qui ont réchappé au massacre.

 

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : La bib

 

 

Mon humble avis : Pour moi, l'Arménie, c'est un génocide dont je ne situais qu'approximativement l'époque, un énorme tremblement de terre plus récent et Charles Aznavour... Il était temps de combler encore une fois quelques lacunes... et je suis "tombée" sur cette BD à la bib'.

Encore une bonne leçon d'Histoire et de géopolitique ! Pour dire vrai, Le fantôme arménien est un total coup de poing dans le ventre.

Déjà, je pensais le génocide arménien comme "affaire classée", terme très inadéquat certes, mais je pensais que ce n'était plus que du passé, à ne pas oublier pour qu'il ne recommence pas, au même titre que les autres génocides plus ou moins récents.

Il n'en n'est rien. Déjà, l'Etat Turc, coupable des crimes avec l'aide des Kurdes, conserve une politique négationniste, cent ans après les faits. Il ne fait toujours pas bon vivre en Turquie si vous êtes d'origine arménienne, et des assassinats politiques ont encore lieu. Et en 1915, les exécutions de masse, les tortures, les viols, les enlèvements d'enfants, bref, l'humain dans "toute sa splendeur"

Les survivants du massacre de 1915 ont dû, pour survivre, s'assimiler à la population Turc, changer de prénom, de religion, de langue et de culture. Ce n'est que récemment que les anciens commencent à parler, à évoquer les souvenirs, la réalité, à s'avouer Arménien, mais toujours la peur au ventre.

Ensuite, il y a en Anatolie une "cohabitation" pluriethnique et religieuse difficile : les turcs, les arméniens, les kurdes, les chrétiens (plutôt cachés), les musulmans, les alévîs (croyance issue de l'Islam Chiite. Et puis, les Arméniens restés au pays dans la clandestinité et la pauvreté éprouvent une certaine rancune face à ceux qui ont pu fuir et qui, pensent-ils vivent une vie luxueuse en France ou ailleurs, les ayant complètement oubliés.

Bref, cet album répond à beaucoup de questions et en pose autant d'autres quelque part, il me faudra donc approfondir le sujet par d'autres biais pour le maîtriser à peu près.

Quoiqu'il en soit, dans ces pages qui sont aussi la retranscription d'un reportage TV, ce sont autant les hommes que les pierres qui témoignent d'un passé et d'une blessure qui ne se refermera jamais. Même si l'on sent tout de même un vent d'espoir et de renaissance, avec une nouvelle génération arménienne bien décidée à récupérer son identité, sa langue, sa culture, et à faire revivre tout cela. Et surtout, nombre de gens qui découvrent leur arménité de façon très récente, au fil des langues qui se délient.

Mon seul petit bémol irait à certains dessins. Au fil des pages, nous rencontrons beaucoup de personnages qu'il n'est pas aisé de reconnaître. Aussi, certains dessins sont parfois purement symboliques et pas franchement "transparent" pour l'ignare que je suis, même si je le suis beaucoup moins après la lecture de ce "Fantôme arménien", que je ne peux que vous conseiller vivement, tant son intérêt est évident !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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