Publié le 3 Décembre 2016

 

Sully : Affiche

Film De Clint Eastwood

Avec Tom Hanks, Aaran Eckhart, Laura Linney

 

Synopsis : L’histoire vraie du pilote d’US Airways qui sauva ses passagers en amerrissant sur l’Hudson en 2009. 
Le 15 janvier 2009, le monde a assisté au "miracle sur l'Hudson" accompli par le commandant "Sully" Sullenberger : en effet, celui-ci a réussi à poser son appareil sur les eaux glacées du fleuve Hudson, sauvant ainsi la vie des 155 passagers à bord. Cependant, alors que Sully était salué par l'opinion publique et les médias pour son exploit inédit dans l'histoire de l'aviation, une enquête a été ouverte, menaçant de détruire sa réputation et sa carrière.

 

 

Mon humble avis : Cinq pattes de chat... Non pas que ce film soit un réel coup de coeur... C'est juste que Sully est un film parfait de bout en bout. Rien à reprocher, le sujet, la réalisation, le jeux des acteurs, tout est totalement maîtriser... par le maître Eastwood, âgé, rappelons le, de 86 ans ! Quel réalisateur celui-là ! Quasiment pas un raté ! D'ailleurs, ouvrez l'oeil, car à la manière d'Hitchcock, Eastwood apparaît subrepticement dans un panneau publicitaire.

Sully est le portrait d'un homme qui, en quelques heures, est devenu un héro national, puis la personne la plus aimée et la plus influente aux USA en 2009, juste derrière Mme Obama. Parce qu'il a fait preuve d'un sang froid extraordinaire, d'une connaissance parfaite de son métier, ce qui a permis de sauver les 155 passagers du vol 1549 dont il tenait les commandes. Et malgré cela, Sully reste d'une humilité fabuleuse. Mais il devra se battre, car, héro national, il est néanmoins suspecté d'erreur humaine par les grandes instances de l'aviation nationale.

Les flash back nous emmènent dans le cockpit et dans la cabine de l'avion, avant et pendant la catastrophe. Mais aucun pathos ni sur jeu. Des faits, rien que des faits, au spectateur d'apprécier l'incroyable de la situation. 

Ensuite, nous suivons aussi Sully et son copilote dans les jours qui suivent. Les cauchemars, les doutes, les relations familiales et l'injustice de leurs paires.

Enfin, nous assistons aux réunions et au "procès" qui est fait aux deux pilotes. Et là, Tom Hanks (qui porte aussi bien les cheveux blancs que l'uniforme) nous procure une extraordinaire jubilation par son sens de la répartie et de l'analyse. Analyse de cette histoire mais qui est valable pour tant d'autres domaines lorsqu'il y a catastrophe, mort "inacceptable" etc... C'est que nous vivons dans un monde qui, pour un oui ou pour un non, cherche l'erreur humaine à force de simulations informatiques...sans prendre un compte le facteur humain.

Ce qui m'a étonnée tout de même, c'est que "ce miracle de l'Hudson" a eu lieu en 2009, soit après le 11/08/2001. Et dans un dialogue, il est dit que "comme il s'agit d'un vol intérieur, il n'y a pas de listing passager". Je ne suis pas une pro de ce milieu, mais tout de même, au niveau de la sécurité et du terrorisme potentiel, je trouve ça léger léger...

Bref, du grand Eastwood, à voir évidemment... Et restez pour le générique, puisqu'on y fait la connaissance du vrai Sully et des vrais passagers de l'époque.

Sully, un film qui semble sans prétention, humble, intègre, à l'image de son héro.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Publié le 1 Décembre 2016

 

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Livre de Poche -264 pages - 6.60 €

 

Parution en poche en mai 2015

 

L'histoire : Sybille est une actrice reconnue. Alors qu'elle débute l'écriture d'un scénario qu'elle souhaite réaliser, elle reçoit un appel de Blaise et Gundrund, des producteurs qui tiennent absolument à produire le futur film.

Malgré la réputation contestée de ces producteurs, Sybille se lance dans l'aventure, pour le meilleur et pour le pire.

 

Tentation : J'aime beaucoup l'actrice Sylvie Testud + curiosité pour le sujet

Fournisseur : Ma CB à l'aéroport lors de mon dernier départ en vacances !

 

 

 

 

Mon humble avis : Il y a quelques années (au moins 2 de ce fait), j'ai assisté à une rencontre littéraire avec Sylvie Testud qui présentait ce roman, que j'avais drôlement envie de lire... mais, pas les moyens de l'acheter en grand format. En le voyant en format poche dans le Relay de l'aéroport de Nantes, j'ai bondi dessus !

Je pense que j'aurais bien plus apprécié ma lecture si je ne m'étais pas rendue compte, dès les premières pages... que j'en avais vu l'adaptation ciné en janvier dernier... sous le titre de : "Arrête ton cinéma".

Je ne lis jamais de roman après en avoir vu le film et je sais vraiment pourquoi aujourd'hui. Plus de surprise, la fin globale, on la connait, même si celles du film et du livre diffèrent un peu. Et tout en lisant, j'avais en tête les visages et jeux des comédiens du film, surtout les comédiennes : Balasko et Zabou Breitman. Jeux que j'avais trouvé "too much" et qui m'avait un peu agacée.

Bref, C'est le métier qui rentre reste une lecture globalement agréable et divertissante. Malgré quelques longueurs et répétitions dans les situations. L'écriture est inégale, plutôt simple, toujours alerte, souvent parlée, même si parlée proprement !

Mon ressenti est un peu le même que pour celui du film. Même si cette histoire est grandement autobiographique... et romancée, les traits des personnages sont trop gros pour que l'on puisse vraiment y croire. Même le personnage de Sybille paraît ici encore plus naïf que dans le film. Alors qu'avec une telle carrière dans ce monde de requins qu'est le cinéma, on s'attend à ce que la puce lui démange l'oreille un peu plus vite, un peu plus fort, comme lui suggère son entourage d'ailleurs. Bref, une naïveté romanesque oui, réaliste... Etonnante tout de même.

Il n'empêche, les mille et une situations cocasses sont tout de même bien amusantes à lire, et les anecdotes plus ou moins croustillantes sur les us et coutumes de l'impitoyable univers du 7ème art sont soit intéressantes, hilarantes ou ahurissantes (par la sur dimension des égos entre autres. Et comme j'aime le ciné, j'apprécie en savoir un peu plus sur la construction d'un film, depuis l'écriture d'un scénario jusqu'au premier jour de tournage, avec tous les corps de métier qui évoluent autour du projet.

Donc à lire pour cela et pour l'humour qui se dégage de ce roman, mais n'en n'attendez pas monts et merveilles !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Publié le 26 Novembre 2016

Alliés : Affiche

Film de Robert Zemeckis

Avec Brad Pitt, Marion Cotillard, Jared Harris, Daniel Betts

 

Synopsis : Casablanca 1942.  Au service du contre-espionnage allié, l’agent Max Vatan rencontre la résistante française Marianne Beauséjour lors d’une mission à haut risque. C’est le début d’une relation passionnée. Ils se marient et entament une nouvelle vie à Londres. Quelques mois plus tard, Max est informé par les services secrets britanniques que Marianne pourrait être une espionne allemande. Il a 72 heures pour découvrir la vérité sur celle qu’il aime.

 

 

Mon humble avis : J'ai vivement apprécié Alliés, même si ce film n'est pas exempt de très légers défauts et de quelques clichés.

Tout d'abord, l'alchimie entre Brad Pitt et Marion Cotillard crève l'écran ! Ces deux acteurs sur le même écran, ce n'est que du bonheur. Bien entendu, ils apportent tous les deux une certaine dose de glamour, mais pas que. C'est à merveille qu'ils campent tous les deux leurs personnages et nous embarquent dans leurs aventures qui tournent ensuite, sans doute, à une mésaventure. Bon, par contre, Marion Cotillard porte une fois de plus le même rouge à lèvres que dans ses autres films made in USA !!! J'aimerais qu'Hollywood lui offre un rôle plus contemporain, ne nécessitant pas costumes et coiffures spécifiques. Un film "sans maquillage", un peu dans la veine de "De rouille et d'os".

Certaines scènes (surtout lors de la rencontre de Marianne et Max), ainsi que certaines évocations (comme une Marseillaise chantée haut et fort devant une flopée de soldats allemands, ne sont pas sans rappeler le film culte Casablanca de Michael Curtiz, mais avec la couleur en plus !

La reconstitution des années de la guerre de 40 est magistrale ! Très jolie, avec de superbes images, pour Casablanca. Pour Londres, la reconstitution du Blitz fait froid dans le dos et la scène de l'accouchement sous les bombardements prend vraiment aux tripes.

L'histoire, bien sûr, est captivante. Entre espionnage, thriller, romance, la grande Histoire, l'amour, la trahison... On ne s'ennuie pas une seconde, même si certaines scènes paraissent longues tant la tension est forte et limite insupportable puisque l'on redoute ce qui pourrait, ou pas, se passer. Le film oscille entre glamour et extrême violence, celle-ci étant liée au contexte historique, et jamais gratuite.

Maintenant, j'aurais vraiment aimé en savoir plus sur le mystérieux personnage de Marianne. Les explications données dans les dernières minutes du film m'ont laissée sur ma fin. Des détails supplémentaires n'auraient pas nuit à ma curiosité et à la profondeur de la protagoniste.

Alliés est vraiment un film intéressant historiquement parlant, car il évoque la situation et la vie des espions lors de la seconde-guerre Mondiale, et il me semble que ce sujet est rarement abordé au cinéma.

Alliés, un film romanesque, romantique et historique est à voir absolument !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Publié le 24 Novembre 2016

Afficher l'image d'origineThriller - Editions Pocket - 448 pages - 8 €

 

Parution en Pocket en mars 2015

 

L'histoire : New York, Central Park, 8 heures du matin. Alice, fic parisienne et Gabriel, célèbre pianiste de Jazz américain, se réveillent...menottés l'un à l'autre. Hors, la veille au soir, Alice écumaient les bars des Champs Elysée et Gabriel se trouvait à Dublin... Pour tout les deux, voici un énorme mystère à éclaircir et une journée trépidante à venir...

 

Tentation : Envie de lecture facile + pitch

Fournisseur : Ma CB lors de mon départ en vacances...

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Besoin d'une lecture facile et agréable, quoi de mieux qu'un Musso ou Levy ? Cette fois-ci, c'est Guillaume Musso qui a gagné le duel auprès de moi !

J'ai trouvé dans cette lecture ce que j'attendais : une bonne intrigue, pleine de mystères, un suspens qui ne faiblit pas, un côté fleur bleue qui effleure parfois, des rebondissements etc.

Les personnages sont bien croqués et creusé.

Je n'avais pas lu de roman de Guillaume Musso depuis quelques années... mais il me semble que Central Park est plus grave que les précédents. En effet, Musso n'épargne pas le personnage d'Alice qui a un vécu très chargé et très douloureux, ce qui touche profondément.

Bon, bien sûr on passe beaucoup de temps à lire des descriptions inutiles et les itinéraires des deux protagonistes au coeur de la Grosse Pomme. Ces passages, j'ai parfois tendance à les lire en diagonales. Parce qu'ils m'agacent un peu, qu'ils éloignent du sujet... et donc du dénouement qu'il me tarde de connaitre.

En parlant du dénouement... Celui-ci est particulier. Quelque part très bien trouvé pour expliquer la situation d'Alice et Gabriel le matin même, mais quelque part aussi un peu tiré par les cheveux pour avoir été inventée en quelques minutes par l'un des protagonistes. Néanmoins, la fin de l'histoire touche en plein coeur, après cette lecture d'un thriller tout à fait en trompe l'oeil.

Un bon moment de lecture, un bon divertissement.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

Publié le 22 Novembre 2016

Doctor Strange : Affiche

Film de Scott DERRICKSON, 

Avec Benedict Cumberbatch, Chiwetel Ejiofor, Tilda Swinton

 

Synopsis : Doctor Strange suit l'histoire du Docteur Stephen Strange, talentueux neurochirurgien qui, après un tragique accident de voiture, doit mettre son égo de côté et apprendre les secrets d'un monde caché de mysticisme et de dimensions alternatives. Basé à New York, dans le quartier de Greenwich Village, Doctor Strange doit jouer les intermédiaires entre le monde réel et ce qui se trouve au-delà, en utlisant un vaste éventail d'aptitudes métaphysiques et d'artefacts pour protéger le Marvel Cinematic Universe.

 

 

Mon humble avis : Et voici un autre personnage Marvel adapté au grand écran, le Docteur Strange... Que je ne connaissais pas du tout avant la séance de cinéma.

Il m'a fallu un peu de temps pour rentrer dans le film, tant ce fameux Doctor Strange est à la base imbuvable avec son égo XXL ! Et puis l'entrée réelle dans l'univers Marvel tarde un peu à venir.

Mais finalement, l'histoire nous prend, les différents personnages aussi et l'on bénéficie d'un chouette petit voyage au coeur de Katmandou. Ici, les héros ne tirent pas leur pouvoir de leur naissance, d'un accident ou d'une mutation génétique. Non, c'est le développement personnel, spirituel et mystique qui les mènent à devenir de valeureux guerriers dotés d'un certain pouvoir, pour combattre non pas des Etats ou des organisations mystérieuses, mais le Mal dans toute sa splendeur, sa tentation, son danger, sa présence possible dans chaque particule, dans l'infiniment petit aussi bien que dans l'infiniment grand... voire l'infini tout court.

Mais en fait, le véritable ennemi de l'homme n'est pas le Mal, mais le Temps. Et oui, l'ennemi commun est le temps qui passe, que tout le monde s'efforce de ralentir, voire de stopper, pour gagner l'immortalité et l'infini.

Bien sûr, dans l'univers Marvel, ces sujets sont plutôt développés sous forme de paraboles. Mais il y a dans ce film une certaine philosophie à méditer, des sujets à questionner, même si l'on est d'accord qu'il n'y a pas de quoi en tirer une thèse !

A préciser cet opus Mavel est magistralement réussi au niveau visuel. Les effets spéciaux et/ou visuels justement sont à couper le souffle lors qu'ils deviennent labyrinthiques.

Le moment de cinéma fut agréable et divertissante. Mais Doctor Strange ne m'a pas autant séduite que les autres super-héros de l'écurie Marvel. Mais, roulement de tambour, annonce... Oui, bien entendu  il y aura une suite... ou plutôt un Cross-Over qu'annonce le générique de ce film. Et qui croisera bientôt Doctor Strange : Le beau, le musclé, le Dieu... j'ai nommé Thor ! Et ça, je ne le manquerai pas !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Publié le 20 Novembre 2016

Avant de passer au trio ! Et oui, pendant presque 2 ans, mes chats Aya et Tsingy ont formé un beau duo ! Mais, depuis un mois et demi maintenant, le duo est devenu trio puisque j'ai adopté Praslin, un des sauvageons que j'ai recueilli cet été, et ce, après moult péripéties !

Donc sur le prochain billet "félin", il y aura désormais 3 chats, mais sans doute avec très peu de photos à trois ! Car parvenir à photographier 2 chats en même temps, 2 chats en situations photogéniques, sans trop de mouvements, c'est déjà un exploit, alors 3 chats sur une même photo relève presque du miracle !

Allez, c'est partie pour un dimanche, bien au chaud, en photos avec Aya et Tsingy !

Aya ! La princesse !

Aya ! La princesse !

Tsingy, le p'tit gars par exellence !

Tsingy, le p'tit gars par exellence !

Le duo : Aya et Tsingy !

Le duo : Aya et Tsingy !

Aya !

Aya !

Tsingy, star du noir et blanc !

Tsingy, star du noir et blanc !

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Le duo : Aya et Tsingy

Le duo : Aya et Tsingy

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Le duo : Aya et Tsingy

Le duo : Aya et Tsingy

Câlin en duo !

Câlin en duo !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

Publié le 17 Novembre 2016

Inferno : Affiche

Film de Ron Howard

Avec Tom Hanks, Felicity Jones, Omar Sy, Sidse Babett Knudsen

 

Synopsis : Dans "Inferno", le célèbre expert en symbologie suit la piste d’indices liés au grand Dante lui-même. Robert Langdon se réveille dans un hôpital italien, frappé d’amnésie, et va devoir collaborer avec le docteur Sienna Brooks pour retrouver la mémoire. Tous deux vont sillonner l’Europe dans une course contre la montre pour déjouer un complot à l’échelle mondiale et empêcher le déchaînement de l’Enfer…

 

 

Mon humble avis : Tom Hanks reprend le costume de Robert Langdon, pour la troisième fois.

Bien entendu, le film se regarde bien, l'intrigue est captivante, le rythme ne faiblit pas une seconde, le suspense est garanti. L'intérêt culturel du film est indéniable, et donne vraiment envie de se cultiver un peu plus sur ces grands personnages historiques et les symboles qui foisonnent dans cette histoire. Cette fois-ci, la "star" de film est Dante... et son enfer qui donne lieu à un super jeu de piste à grande échelle. De ce côté-là, on a ce que l'on attend, sans grande surprise. C'est formaté, on le sait à l'avance, mais cela fonctionne.

Inferno offre en plus de superbes vues de Florence, Venise et Istambul. Des visites guidées gratuites, dans le fauteuil de velours rouge du cinéma. Avec, cerise sur le gâteau, des musées et basiliques vides car évacués dans l'histoire.

Maintenant, ce que je reproche à Inferno, c'est l'accumulation des clichés et poncifs. Et à force de vouloir nous faire courir dans tous les sens, le réalisateur semble oublier que le spectateur n'est pas stupide et que certains détails négligés par la réalisation lui sautent aux yeux. Beaucoup trop de "comme par hasard"... (genre comme par hasard, Langdon sort un billet de 100 € de sa poche quand on lui demande alors qu'il n'a ni papiers, ni téléphone, ni carte de crédit et qu'il est en fuite et poursuivi par des bons et des méchants !)

Toute l'intrigue se déroule en gros sur 24 heures, et c'est hallucinant tout ce que les protagonistes parviennent à faire en 24h, tout en se déplaçant sur 2 villes italiennes plus Istanbul. Si l'on est fine observatrice (comme je le suis !), on remarquera que Felicity Jones s'engage dans une journée très mouvementée en chaussure à talons compensés, que lors de 2 scènes, on la voit perchée sur des talons aiguilles, pour la revoir juste après sur ses talons compensés. Bref, grosses erreurs de raccord qui m'agacent profondément. Quand on met des dizaines de millions de dollars pour réaliser un film, on fait attention à ce genre de détails. De même, à un moment, après un passage à tabac, Tom Hanks se retrouve avec un oeil bien abîmé, les vaisseaux sanguins explosés etc... la scène suivante, on retrouve Tom Hanks frais comme un gardon avec son regard magnifique !

Bref, le jour où les américains comprendrons qu'il vaut mieux sacrifier le glamour hollywoodien pour un peu plus de réalisme, ce sera un grand pas pour les cinéphiles et le cinéma en lui -même.

Vous l'aurez compris, Inferno est un divertissement agréable, mais qui ne casse pas trois pattes à un canard. Néanmoins, je vais tenter de me "culturer" sur Dante, ce serait une bonne idée !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Publié le 15 Novembre 2016

Afficher l'image d'originePolicier - Editions Albin Michel - 358 pages - 20.90 €

 

Parution le 1er septembre 2016 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : Septuagénaire Marthe Bothorel est passionnée d'histoire de l'art et de dessin. Hors, lors d'un concours de peintres amateurs sur la ville de Provins, elle fait une macabre découverte dans les souterrains de la ville : une jeune fille peinte assassinée et posée dans une posture qui n'est pas sans rappeler un célèbre tableau. Et ce n'est que le premier corps... Avec ses amies Jacote et Nastia, elles se retrouvent dans des mésaventures dont elles se seraient bien passées...

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

Mon humble avis : Voici un roman policier que je dirais comme... "A l'ancienne". Il dégage un petit air désuet. Sans doute à travers ses 3 héroïnes qui totalisent au moins 210 ans à elles trois, à travers le commissaire Cointreau qui n'a rien du super flic mais ferait plutôt penser à un certain Maigret.

Les crimes sont très originaux... même si on ne peut plus odieux. Par contre, chance pour nous, les pages de ce roman ne débordent pas d'horribles descriptions qui font remonter le coeur ou fermer les yeux.

Et oui, on l'apprend dès le premier crime, le tueur, enfin, (le psychopathe !) reproduit dans la mise en scène de ses meurtres des célèbres peintures du début XXième. Quant au pourquoi du comment, je ne vous en dirai pas plus, il vous faudra faire connaissance avec Portrait de groupe avec parapluie.

L'intérêt premier de ce polar est en fait... culturel. Oui, cette histoire est vraiment très instruite et ce, de façon très accessible. Rien d'élitiste. Violette Cabesos nous offre une plongée documentée dans le monde de l'art au début du vingtième siècle (avant-guerre / pendant-guerre / après-guerre) de Paris. Et plus particulièrement de Montmartre et de Montparnasse. Et oui, c'est l'époque du Bateau-Lavoir, du Lapin Agile et de La Ruche où vivent et survivent les rapins de l'époque. Certains sont restés rapins, d'autres sont devenus rupins. De qui s'agit-il ? De Modigliani, de Picasso, de Soutine, de Derain, d'Utrillo, de Matisse etc... Mais y habitaient aussi (et sont bien présent dans le roman), Guillaume Apollinaire, de Max Jacob et bien d'autres littéraires. Les passages qui décrivent la vie et l'oeuvre de tous ces artistes sont vraiment intéressants, même si l'on apprend (pour moi en tout cas, que nombre de ces personnages ne débordaient pas de sympathie.

La présence de tous ces hommes illustres dans ces pages est l'une des raisons de ma lenteur de lecture (outre ma vie fourmillante !) . Car oui, si vous lisez ce roman, gardez à proximité de vous votre ordinateur ou une tablette... Car la curiosité (saine) nous pousse souvent à allumer l'un ou l'autre pour rendre visite à notre ami Google qui, en 2 clics, nous délivre tous les tableaux dont il est question ici. Bref, l'intérêt culturel de ce roman est indéniable.

Le fond du roman est également bien construit, l'auteure ayant eu la bonne idée d'intégrer aux célèbres peintres un artiste sorti de son imagination, qui fait le lien entre les années 1900 et le présent où se déroule l'intrigue.

J'ai plus de réserves concernant la forme que prend ce livre. En effet, même si l'on fait "connaissance" rapidement avec le futur criminel, en n'en sachant que très peu sur son identité, l'histoire tarde un peu à commencer. Le criminel s'exprime beaucoup à la première personne du singulier (un chapitre sur deux globalement) mais ne fait pas vraiment peur, même si son histoire personnelle est bien développée. Les passages où l'on retrouve nos 3 septuagénaires sont longuets, car pleins de dialogues inintéressants, qui remplissent certes, mais n'apportent rien à l'histoire, sauf à lui ralentir le rythme.

Mais mon plus gros bémol concerne la manière dont s'exprime Jacotte, l'une des 3 héroïnes retraitées. Certes, celle-ci était tenancière de bar dans un quartier très ouvrier de Paris. Du coup, elle s'exprime de façon très populaire, quasiment qu'en argot et pour moi, là, on est à la limite de la caricature de la caricature. Bref, c'est too much, désagréable à lire et surtout, cela coupe la fluidité de l'écriture.

Mon avis est donc en demie teinte, mais une lecture vraiment intéressante culturellement parlant, même si ce n'est pas ce qu'on recherche en premier dans un roman policier.

 

4ème

6ème

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

Publié le 13 Novembre 2016

LES INSUS (portables) A RENNES !

Cette semaine, en ce mercredi 10 novembre, j'ai eu la chance, le privilège, le bonheur, la joie d'assister à un événement historique à Rennes ! Le concert des Insus !

Kesako "Les Insus" ? Ben oui, autour de moi, quand je parlais du futur concert, plein de monde l'ignorait !

Les Insus, c'est la reformation du groupe Téléphone, 30 ans après son éclatement en 1986 !

Tout le monde est là : Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac et Richard Kolinka à la batterie. Manque juste la bassiste de l'époque, Corine Marienneau.

A l'époque, Téléphone, je les ai vraiment découvert après leur séparation, à la fin de mon adolescence. Pas fan exclusive et hystérique, j'adore néanmoins leur musique, connais leur grands tubes par coeur. Du bon rock, ça fait du bien. Des paroles sensées, ce n'est pas pour me déplaire. Et puis, avec le temps, certaines de leurs chansons sont devenues des hymnes, sont entrées dans la mémoire collective française.

Un concert de quadra, limite quinquas, mené par nos papys du rock français, Jean Louis Aubert et Louis Bertignac, sexagénaire. Mais mercredi, sur scène comme dans la salle, c'était comme si nous avions tous moins de 20 ans.

L'avantage d'aller à un concert de sexagénaires, c'est qu'il n'y a plus d'ado hystériques, qu'il n'est pas utile de planter sa tente la veille devant la salle de concert pour avoir une place correcte. Puisque de toute façon, on ne vient pas pour "voir les chanteurs" mais pour écouter, vivre, et chanter ! Et dans la salle, de l'énergie, il y en avait à revendre.

D'ailleurs, une heure avant le concert, le parking était à moitié vide et en sortant, tout à fait plein !

A chaque fois que Jean Louis Aubert ou Louis Bertignac, ou les deux passent à la télé, je me régale de les voir jouer avec un plaisir qui ne faiblit pas avec les années ! Et puis franchement, ce sont de super musiciens, Bertignac est même réputé comme étant l'un des meilleurs guitaristes français.

LES INSUS (portables) A RENNES !

Alors, pendant plus de deux heures, on a écouté, chanté, écouté et chanté en même temps !

New York avec toi

La bombe humaine,

Crache ton venin,

Le jour s'est levé,

Ca c'est vraiment toi

Cendrillon,

Argent trop cher,

L'hygiaphone

Au coeur de la nuit

Un autre monde,

... j'en passe et des meilleurs !

 

Un moment extraordinaire, à vivre, à revivre, même si je n'en n'ai pas les moyens et que la tournée du groupe d'achève bientôt !

Ps : Les premières vidéos sont les miennes, donc qualité I.phone de pas tout près !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

Publié le 11 Novembre 2016

Moi, Daniel Blake : Affiche

Film de Ken Loach

Avec Daves Jones, Hayley Squires, Dylan McKiernan

 

Synopsis : Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Mais bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l'obligation d'une recherche d'emploi sous peine de sanction. Au cours de ses rendez-vous réguliers au « job center », Daniel va croiser la route de Katie, mère célibataire de deux enfants qui a été contrainte d'accepter un logement à 450km de sa ville natale pour ne pas être placée en foyer d’accueil. Pris tous deux dans les filets des aberrations administratives de la Grande-Bretagne d’aujourd’hui, Daniel et Katie vont tenter de s’entraider…

 

 

Mon humble avis : Moi, Daniel Blake a reçu la récompense suprême lors du dernier Festival de Cannes, à savoir la Palme d'Or. Récompense oh combien méritée !...

Même si ce film n'est guère joyeux ni très distrayant, car encré dans le réel du quotidien, le quotidien des petites gens de la classe moyenne, voire pauvre, d'Angleterre.

Un film intelligent, sobre, pudique et franchement bouleversant. Un film qui montre qu'à l'heure où les gouvernements ne jouent plus leur rôle, et bien reste l'entraide, celle toute simple faite de petits coups mains, de rencontres, de maigres repas partagés, de sourires échangés... Bref, l'attention portée à l'autre, même à l'inconnu qui de ce fait, ce sent vivant, existant aux yeux des autres. Un film porté par des acteurs exceptionnels, tout à fait méconnus en France. Ce qui fait qu'à l'écran, on ne voit pas de comédiens, mais de vraies personnes qui vivent une vraie vie.

Les personnages de Ken Loach ne démissionnent pas, malgré les épreuves de la vie, et surtout les épreuves du système, un système binaire qui ne prend plus en compte l'individu, qui ne possède que deux cases à remplir (oui ou non) et qui, parce que c'est le règlement, n'imagine même pas qu'il puisse y avoir une 3ème case, voir une dizaine d'autres pour répondre aux besoins et aux urgences de chacun.

Daniel Blake est confronté aux incohérences du système de santé et de chômage anglais... Et dès le début du film,  nous sentons parfaitement que ce personnage va faire face à un monde qui marche sur la tête au point que l'on pourrait en rire, s'il n'y avait des vies humaines en jeu. Oui, les situations que rencontrent Daniel Blake semblent plus tirées d'un sketch humoristique que d'une vérité pourtant hélas bien réel.

Suite à une crise cardiaque, Daniel Blake doit rester en convalescence et ne peut plus travailler pendant un moment, d'avis du personnel soignant. Sauf que lors d'un questionnaire médical pour obtenir une pension d'invalidité, il est déclaré apte à travailler, en gros, parce qu'il est capable de se déplacer seul et e mettre un chapeau. De ce fait, il doit s'inscrire au Pôle Emploi anglais, sauf qu'il ne peut percevoir d'allocations s'il ne cherche pas de travail durant 35  heures par semaines et le prouver.

Bref, vous le comprendrez bien, dans ce film, que ce soit pour Daniel Blake ou sa nouvelle amie Kathie et ses deux enfants, c'est le serpent qui se mord la queue, et tout le monde qui se renvoie la patate chaude... sans se préoccuper des conséquences souvent gravissimes dans la vie de ces victimes malgré elles

Dans de moindres proportions, il y a quelques années, j'ai été victime aussi de ces prises de tête avec le système... Ce qui a eu pour conséquences, suite à une grosse crise d'angoisse, de prolonger mon arrêt maladie d'alors de 9 mois... ce qui fait que j'ai coûté beaucoup plus cher à la société que si chacun avait fait son boulot en temps voulu.

Bref, un film à voir, pas forcément à revoir pour les raisons citées en début de billet. Mais c'est une réelle prise de conscience sur les incohérences des systèmes de protections sociales où les bénéficiaires sont souvent soupçonnés d'assistanat ou profit de complaisance.

Dommage hélas que de tels films n'aient un effet que dans l'esprit du spectateur, mais point dans ceux qui nous gouvernent et pondent des lois qu'ils ne respectent pas eux même. Car ce film dénonce parfaitement l'inefficacité volontaire d'une l'administration étouffante, qui accroît encore plus la précarité et l'isolement des personnes qui ont besoin d'aide...Dommage que le cinéma ne change pas le monde !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs