Publié le 30 Juin 2016

Afficher l'image d'origineRoman SF - Editions Folio SF - 318 pages - 8.20 €

 

Parution en 2007

 

L'histoire : Rush Island en 2037. Depuis 20 ans, la loi Bradbury interdit toute image : photo, film, vidéo. La photographie est nocive, le cinéma rend fou et la télévision est l'opium du peuple. Quand il y a interdiction, il y a forcément marché noir. Mais la brigade de l'oeil est là pour faire respecter la loi. La sentence : toute personne surprise avec une photo ou un film se fait automatiquement crever les yeux sur place par une méthode des plus abjectes. Et bien sûr, toute photo ou dérivé de photo est immédiatement brûlé...

 

Tentation : La 4ème de couv

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

Mon humble avis : Il est plus que rare que je m'aventure dans la Science-Fiction ! A tort bien sûr, mais aussi par manque de temps ! Car si j'ouvre durablement ma curiosité à ce genre littéraire, je ne m'en sortirai plus ! D'ailleurs, ici, on est plus dans l'anticipation que dans la SF, et j'aime encore mieux.

En fait, j'ai adoré ce bouquin qui m'a captivée ! Alors pourquoi pas 5 pattes et un coup de coeur ? Parce que la fin m'a déçue, mais elle n'est pas essentielle au roman. Mais aussi parce que je style ne m'a pas toujours plus. En effet, je préfère mille fois la ponctuation à des phrases interminables à la conjonction de coordination "et". Voilà, c'est dit, ce sont les seuls reproches que j'adresse à ce livre.

Guillaume Guéraud a su parfaitement exploité cette idée de société où l'image est interdite. Idée qui n'est hélas pas loin d'une certaine réalité, puisque nombre de pays despotiques pratiquent la censure à haute dose. Ici, nous sommes sur une île, où les frontières sont fermées dans les deux sens. Quelques indices laissent supposer que nous pourrions être à Taïwan.

Depuis 20 ans, toute image, toute photo, toute vidéo, tout film, tout dessin est interdit. Cela va depuis l'absence de télévision, aux journaux sans illustrations, à tout art visuel ou pictural, aux foyers sans photos de famille, aux pièces d'identité sans portrait etc... Et bien sûr, la répression est sanglante pour tout criminel contrevenant à la loi : la cécité immédiate par de cruels moyens sur la place publique. Et bien sûr, personne n'est à l'abri d'une dénonciation...

Tout au long du roman, nous suivons parallèlement un haut gradé de cette brigade de l'oeil, et Kao, un adolescent trafiquant (de photos !). Guillaume Guéraud est très fort car il parvient à mettre le doute chez le lecteur. Et oui, il m'est arrivé parfois de trouver cette loi pas si idiote que cela, l'absence d'image évitant ainsi la consommation à outrance et redirigeant les concitoyens vers les bibliothèques. L'image est une vérité individuelle d'une personne au moment T. C'est la multitude d'images qui fait la vérité collective. Mais l'image, c'est aussi le partage, un oeil plus large, un souvenir, LE Souvenir de l'Histoire, le témoignage, la culture, l'évasion, une autre vision des choses.

Bref, ce roman passionnant offre un bel "outil" de réflexion sur l'usage et le rôle de l'image dans nos sociétés. C'est aussi un superbe hommage au cinéma, le 7ème art ! Et bien sûr, le portrait d'une dictature dont aucun pays n'est à l'abri.

Ce roman a presque 10 ans, et force est de constater qu'il est on ne peut plus contemporain quand on "regarde" les infos et l'usage qui est fait de l'image pour des propagandes monstrueuses qui mènent au pire. Je ne cite pas avec précision ces propagandes dont je parle, histoire que "mes mots clés" ne fassent pas perdre le temps de notre Sécurité Intérieure.

La Brigade de l'oeil, une lecture que je vous conseille sans modération, malgré mes tout petits bémols.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Publié le 28 Juin 2016

L'Idéal : Affiche

Film de Frédéric Beigbeder

Avec Gaspard Proust, Audrey Fleurot, Jonathan Lambert

 

 

Synopsis : L'ancien concepteur-rédacteur Octave Parango de « 99 francs » s'est reconverti dans le "model scouting" à Moscou. Cet hédoniste cynique mène une vie très agréable dans les bras de jeunes mannequins russes et les jets privés de ses amis oligarques... jusqu'au jour où il est contacté par L'Idéal, la première entreprise de cosmétiques au monde, secouée par un gigantesque scandale médiatique.
Notre antihéros aura sept jours pour trouver une nouvelle égérie en sillonnant les confins de la Russie post-communiste, sous les ordres de Valentine Winfeld, une directrice visuelle sèche et autoritaire.
Entre les réunions de crise à Paris, les castings à Moscou, une élection de Miss en Sibérie, une fête chez un milliardaire poutinien et une quête des "new faces" aux quatre coins de l'ex-URSS, le fêtard paresseux et la workaholic frigide vont apprendre à se supporter et peut-être même à se sauver.

 

 

Mon humble avis : On aime Beigbeder et on veut du Beigbder, alors on est servi et ce film nous ravit. En cas contraire, je pense que l'on s'abstient, ou qu'alors on est prêt pour une découverte, un film hors norme, aux apparences (apparences uniquement) superficielles, au ton on ne peut plus décalé, caustique, cynique même. Moi, j'aime et me suis bien régalée.

L'idéal est l'adaptation du roman "Au secours, Pardon" de Beigbeder himself. Mais c'est aussi et surtout une parodie très impertinente et perverse du monde de la mode, des cosmétiques, de la beauté. Car derrière l'Idéal, nom de la marque de cosmétique dans le film, on devine bien l'Oréal, parce que je le vaux bien !

Le visuel est très moderne et inventif (même dans les scènes d'orgies) ! Dialogues et répliques font mouche, toujours dans l'irrévérence, of course ! Gaspard Proust reste le "sosie" parfait de Beigbeder, qui, comme Hitchcock, s'offre une apparition discrète dans le film. Jonathan Lambert, en patronne de l'idéal, est plus qu'idéal, hilarant !

Mais l'Idéal est avant tout une satire acerbe du monde de la beauté et donc une critique de notre monde en général, qui ne vit que sous le dictat de la beauté, du toujours plus, de la consommation et de la tentation. Du modèle que l'on vous sert en pâture et à qui il faut ressembler à tout prix pour paraitre normal. 

C'est un film où l'on aime détester les personnages, car derrière les apparences lisses, grotesques ou frivoles, se cache une faille qui les rends finalement assez humains.

 

Le lien vers ma chronique sur le roman Au secours pardon, que j'ai lu en 2009

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Publié le 26 Juin 2016

Hello everybody, et déjà bon dimanche !

Aujourd'hui, je vous propose de m'accompagner en safari pour observer les petits félins ! HAHAHA !

Et oui, quand il fait beau (j'ai bien dit quand il fait beau), je prends mon appareil photo et m'en vais en safari dans mon quartier. Oui, j'aime appeler ces balades des safaris car j'y vais dans l'espoir de rencontrer des chats, au hasard des rues et chemins où mes pas me mènent. Parfois, je rentre bredouille (en semaine souvent) et parfois avec de belles photos dans la boite, le dimanche surtout. Car ces chats rencontrés ne sont pas des chats errants, juste des chats que leurs maîtres laissent sortir. 

Lors de ma dernière virée, j'ai croisé 3 chats noirs à la suite. Parfois mon Zoom me rend de grands services, et d'autres fois non, puisque certains de ces félins se laissent facilement approcher. Enfin, il arrive aussi que j'aperçoive au loin un chat, qui n'attend pas mon arrivée pour se faufiler dans des taillis et disparaître ! 

Et oui, même dans la "nature", un chat, ça se mérite !

UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
Cette minette là n'est pas de mon quartier mais du Cantal ! C'est la minette de mon parrain !

Cette minette là n'est pas de mon quartier mais du Cantal ! C'est la minette de mon parrain !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

Publié le 21 Juin 2016

Dans les forêts de Sibérie : Affiche

Film de Safy Nebbou

Avec Raphael Personnaz et Evgueni Sidikhine

 

 

Synopsis : Pour assouvir un besoin de liberté, Teddy décide de partir loin du bruit du monde, et s’installe seul dans une cabane, sur les rives gelées du lac Baïkal.
Une nuit, perdu dans le blizzard, il est secouru par Aleksei, un Russe en cavale qui vit caché dans la forêt sibérienne depuis des années. 
Entre ces deux hommes que tout oppose, l’amitié va naître aussi soudaine qu’essentielle.

 

 

Mon humble avis : Ce film est une libre adaptation du livre éponyme et autobiographique de Sylvain Tesson. Libre adaption car Safy Nebbou y a ajouté le personnage d'Aleksei, ce qui apporte un nouveau souffle au scénario en deuxième partie du film. Et surtout, la présence d'Aleksei permet de développer une amitié aussi forte que minimaliste entre deux hommes qui n'auraient jamais dû se rencontrer.

Ce film est tout simplement magnifique, tant par les décors naturels de Sibérie, que par l'aventure humaine qu'il présente. Tout y semble naturel et sobre, rien de grandiloquent ! Tout est dans le silence, les silences entre les deux hommes, les dialogues épurés pour cause de différences linguistiques, le soleil sur la glace, le craquement de la glace, le blizzard, les yeux grands ouverts et ébahis de Raphael Personnaz. La sobriété n'empêche en rien l'émotion, bien au contraire, l'humour, les moments qui sont aussi cocasses qu'inquiétants (comme la scène où Teddy se baigne nu dans la glace et qu'apparait alors un ours !)

Dépaysement, introspection, initiation, partage et apprivoisement d'un environnement hostile et d'un homme désociabilisé, humilité, l'ivresse de la liberté, la solitude, le temps qui passe, la vie autrement, le choix. Le choix, c'est bien la question essentielle du film... Le choix de sa liberté, ou de sa prison. Car oui, il y a une autre façon de purger sa peine qu'en milieu pénitencier.

Bref, j'ai été subjugué par ce film qui m'a permis de vivre au plus près une aventure que je n'aurai jamais le cran de tenter... Ou alors si, mais sur une île déserte avec 30 degrés de plus.

Une mention + + + pour Raphael Personnaz qui trouve ici un rôle magistral, qui lui permet d'exprimer toute l'étendue de son talent, et quel talent ! Il faut savoir que celui-ci est quasiment seul à l'écran sur les trois quarts du film, donc sans dialogues ou presque. Tout passe donc par les expressions du visage, le regard...

Le regard, voilà ce qui nous manque bien aujourd'hui dans notre société de consommation et d'urgence, nous ne savons plus regarder... Dans les forêts de Sibérie nous offre une belle fenêtre et un temps de pause pour voir... autrement.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Publié le 17 Juin 2016

Vicky : Affiche

Film de Denis Imbert

Avec Victoria Bedos, Chantal Lauby, François Berléand

 

 

Synopsis : A presque 30 ans, Victoire la petite dernière de la célèbre famille Bonhomme, l'éternelle enfant sage de la tribu, décide enfin de s'émanciper en découvrant l'alcool, le sexe, et... sa voix. Grâce à Banjo, un chanteur de bar et d'Elvis, elle va réussir à prendre son envol en chantant l'amour avec pudeur et le sexe sans tabou, et entraîne sa mère avec elle au grand dam de son père et de son frère.

 

 

Mon humble avis : Je n'irai pas par quatre chemins, j'ai trouvé très peu d'intérêt. Déjà, les seuls bons moments figurent dans la bande annonce, qui de ce fait est aussi alléchante que le film complet décevant.

Ce film s'inspire de la vie de Victoria Bedos (elle-même interprète de Vicky), fille de Guy Bedos et soeur de Nicolas Bedos mais bon...

L'héroïne a presque 30 ans, et c'est là que le bât blesse, car elle manque bien de maturité et ne provoque aucune empathie dans sa maladresse, ses plaintes, sa timidité, son manque de réactivité, sa soumission etc... Bref, ses problèmes existentiels sont loin de nous contrarier !

Et puis être "fille de", y'a pire. Le frère dans le film est tellement imbuvable et con que cela en est ridicule. L'ensemble reste superficiel, le sujet n'est pas creusé. Le jeu pas toujours juste. La participation de Benjamin Biolay et on ne peut plus cliché et semble être un parfait copier/collé de toutes ses participations cinématographiques. Rien de nouveau ! Pour que l'on puisse considérer Biolay comme comédien, il faudrait qu'il propose autre chose que sa propre image, en tous cas, l'image publique qu'il donne.

Bref rien de surprenant jusque dans l'issue du film. Même les bons moments de musique et l'interprétation très juste de Chantal Lauby ne m'ont pas sauvée de l'ennui. Bref, je pense qu'il y a bien d'autres film à aller voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Publié le 15 Juin 2016

Afficher l'image d'origineRoman Historique - Editions Audiolib - 11h d'écoute - 23.30 €

 

Parution en 2011

 

4ème de couv : Alexandrie : joyau d’un empire qu’Antoine et Cléopâtre, l’Imperator et la Reine des Rois, vont entraîner dans leur chute.
Le couple mythique avait deux jumeaux magnifiques, Hélios et Séléné (en grec Soleil et Lune), cadets de Césarion, fils de César, et ainés du fragile Ptolémée. Petits princes élevés dans la pourpre et l’encens du Quartier-Royal, « cité interdite » d’Alexandrie, ils étaient si jeunes lorsque la ville tomba…
Tous, tôt ou tard, seront massacrés par les Romains, sauf Séléné : prisonnière en terre étrangère, elle vivra pour venger ses frères et faire survivre dans le monde des vainqueurs la lignée des vaincus.

 

Lu par Valérie Lemaître

 

Tentation : Ma curiosité !

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Voilà déjà plusieurs semaines que j'ai achevé cette écoute, alors mon humble avis risque d'être assez succinct !

De l'Egypte antique, je ne sais pas grand-chose, pour cause de mémoire percée, car j'ai déjà eu la chance de visiter Karnak et Louxor.  De Cléopâtre, je n'avais que l'image donnée par les films Astérix et Obélix de cette dernière décennie. Alors, ce roman avait toutes les chances de combler un trou béant dans mon inculture. 

Suite à ma lecture, ce trou n'est pas comblé, j'y ai juste jeté quelques pelletés de sable. Ce n'est pas la faute du roman, qui est franchement très bien, mais à ma nature peu concentrée sur ce genre de lecture qui prend parfois des allures fastidieuses, à mes yeux.

Au début, j'ai trouvé ce roman passionnant, captivant ! Puis il s'est transformé en "intéressant" ! C'est déjà pas mal !

J'ai donc fait la connaissance de la petite famille recomposée de Cléopâtre. Mais surtout, j'ai eu une vue d'ensemble sur la vie dans les palais de l'Egypte antique et globalement, (là, c'est l'ex agent de voyages qui parle), du Bassin Méditerranéen. Luxe et luxure, mariages stratégiques. En fait, à l'époque, tout n'était que stratégies : politiques, militaires, maritime.

Bien sûr, même si je classe "Les enfants d'Alexandrie" comme un roman historique, il faut s'avoir que les grands faits historiques sont réels. Pour le reste, l'auteure, extrêmement bien documentée, a comblé les vides que l'Histoire a ignorés par son imagination. Imagination que Françoise Chandernagor n'a cependant pas laissée totalement libre, afin de respecter les us, coutumes et parlés de l'époque. Ainsi, le livre audio se termine par les explications de la romancière sur ses choix narratifs et linguistiques, afin autant de ne pas trahir l'Histoire, mais aussi de ne pas perdre le lecteur dans des termes, des situations géographiques et  des idiomes désuets et quasi intraduisibles pour correspondre à un roman "actuel". Ainsi, très peu de dialogues, des villes ou des régions nommées par leur nom actuel si le nom d'origine est trop éloigné phonétiquement de l'actuel... Des précautions que j'ai pu apprécié, même si, au final, cela ne m'a pas évité d'être perdue parmi la multitude de personnages (connus ou non) et des liens familiaux directs ou indirects !

Il n'empêche, Les Enfants d'Alexandrie est un roman instructif (sauf peut-être pour les puristes de l'Egyptologie), extrêmement bien écrit, et lumineusement interprété. Je ne regrette pas ma lecture, même si je ne garde de cette Egypte qu'une vue d'ensemble, tant ce roman est dense !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Publié le 13 Juin 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Mazarine - 352 pages - 18 €

 

Parution le 6 avril 2016

 

L'histoire : Jeune franco-américaine, Gemma sort tout juste d'une école de journalisme de Boston. Par l'intermédiaire de sa parisienne de mère, elle décroche un job à Paris, un job dont toutes les filles rêve : dans le show business. Dorénavant, le boulot de Gemma est de gérer les stars anglosaxones dans l'émission musicale phrare de la télé. Et bien figurez vous que Gemma n'est ni au bout de ses peines, ni de ses surprises !

 

tentation : Le pitch

Fournisseur : Les éditions Mazarine, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Pile poil le genre d'histoire dont j'avais besoin en ce moment ! Enfin un livre que je me ne mets pas 3 semaines à achever.

Bien sûr, les lecteurs et lectrices qui recherchent de la littérature très littéraire passeront leur chemin. Si on ouvre ces pages, c'est que l'on recherche divertissement et distraction sans prise de tête. Et pour moi, objectif tout à fait atteint avec "N'oubliez pas de tomber amoureuse à Paris" !

Néanmoins, je regrette le titre, qui est pour moi mal choisi et loin du thème principal de l'intrigue. Je ne le trouve pas attirant et bien m'a pris de lire la 4ème de couv, sinon, je serai passée à côté des (mes)aventures de Gemma. Certes, le livre est assez Girly, mais pas du tout à l'eau de rose.

Derrière le pseudonyme "Mademoiselle Peppergreen" se cachent deux amies d'enfance. Et l'on comprend bien qu'elles gardent l'anonymat ! Car oui, ça "balance" bien dans ce bouquin où l'on sent le vécu !

Il y a un côté "le diable s'habille en Prada" dans ce roman. La chef de Gemma est aussi "sympathique" qu'Anne Hattaway et Gemma semble débarquer, comme Andréa d'une autre planète bien lointaine de ses congénères professionnels !

Pour Gemma, sa planète est Boston et la Californie... Alors, le show business français, elle n'y connait pas grand-chose. En fait rien car d'ailleurs, qui est "Jean-François Goldman" ? ! Bref, cela donne lieu à de drôles de quiproquos. A travers Gemma qui, quoique moitié française, découvre la vie parisienne, les auteures en profitent pour décortiquer les différences comportementales entre Américains et Français, jusque sur le lieu de travail. C'est intéressant.

Enfin et surtout, Gemma nous emmène avec elle dans les coulisses d'un grand show de variété télé. Et là, ce fut une sacrée découverte pour moi. Alors qu'à la télé, on voit entrer les stars toutes souriantes sur le plateau télé, on n'imagine pas l'enfer qu'elles ont fait vivre au monde entier autour d'elles. Caprice sur caprice, que la production n'a d'autres choix que d'accepter après moult négociations munies de gants et de pincettes, et sur la pointe des pieds. Et ça, c'est le rôle de Gemma : faire en sorte que les exigences farfelues des stars et celles de la production soient compatibles ! Bref, on tremble pour Gemma plus d'une fois, pauvre Gemma qui sort exsangue des primes en direct, quel que soit l'invité : Madonna, Beyoncé, Mariah Carey, l'exécrable "P.Diddy", bref, pour les stars internationales et nombrilistes, les termes "égo surdimensionné" semblent bien insignifiants. Et quand une star mondiale rencontre Johnny Halliday dans un ascenseur, et bien c'est assez cocasse.

Dire que dans ma jeunesse, je rêvais d'évoluer dans ce milieu professionnel là (mon rêve a tout de même dépassé l'ébauche puisque j'ai tout de même travailler pour la radio NRJ / Chérie FM à Lille et pour le 50ème Festival de Cannes, où je fus hôtesse), et bien j'ai drôlement bien fait de m'orienter vers des métiers bien plus terre à terre et moins superficiels ! (même si certains de mes clients n'avaient parfois rien à envier à certaines stars point de vue  comportement détestable !

Allez, faites-vous plaisir avec ce roman idéal pour cette période estivale !

 

PS : A noter, vous pouvez aussi suivre la play list de Gemma, détaillée en dernière page.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Publié le 11 Juin 2016

Retour Chez Ma Mère : Affiche

Film d'Eric Lavaine

Avec Alexandra Lamy, Josiane Balasko, Mathilde Seigner

 

 

Synopsis : Aimeriez-vous retourner vivre chez vos parents ? À 40 ans, Stéphanie est contrainte de retourner vivre chez sa mère. Elle est accueillie les bras ouverts : à elle les joies de l'appartement surchauffé, de Francis Cabrel en boucle, des parties de Scrabble endiablées et des précieux conseils maternels sur la façon de se tenir à table et de mener sa vie… Chacune va devoir faire preuve d’une infinie patience pour supporter cette nouvelle vie à deux. Et lorsque le reste de la fratrie débarque pour un dîner, règlements de compte et secrets de famille vont se déchaîner de la façon la plus jubilatoire. Mais il est des explosions salutaires. Bienvenue dans un univers à haut risque : la famille !

 

 

Mon humble avis : Sur un sujet on ne peut plus actuel - le retour des trentenaires/quadras chez leurs parents pour cause de chômage, Eric Lavaine réussit un joli tour !

Dans la première partie, il parvient à nous faire oublier le drame de départ pour nous faire rire de la cohabitation intergénérationnelle entre mère et fille.

Et dans la deuxième partie, le drame, auquel on ne s'attend pas, prend sa place mais, traité sur le ton de l'humour caustique, il nous fait encore plus rire que la première.

Eric Lavaine a eu la bonne idée de mettre 2 parties dans son film. Car le premier sujet aurait peu s'essouffler sur la durée totale du film. Du coup, ce n'est pas le cas puisqu'à mi-parcours, on repart de plus belle avec l'arrivée de nouveaux personnages... et des dialogues qui deviennent autant comiques que cyniques, mais qui font bien mouche !

Il y a comme un aspect pièce de théâtre dans ce film qui se déroule la plupart du temps en huit clos dans l'appartement de Josiane Balasko... Et dans les scènes du dîner familial qui frôlent le pugilat. Les diners réglements de comptes ne sont pas nouveaux au cinéma, mais celui-ci remplit tout à fait son office. Comme l'ensemble du film, il traire des sujets comme la fratrie et ses rancoeurs, l'entraide, la vie et la sexualité des séniors après un deuil.

Bref, Eric Lavaine réussit une chouette comédie populaire avec un duo de choc - Balasko / Lamy qui fonctionne à merveille. Et une fois de plus, Josiane Balasko surprend par sa justesse.

Retour chez ma mère ne brille pas forcément par son originalité, mais il vous donne une heure trente de bon plaisir, de rire, d'émotion et de divertissement !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Publié le 5 Juin 2016

Ils sont partout : Affiche

Film d'Yvan Attal

Avec Yvan Attal, François Damiens, Charlotte Gainsbourg, Valérie Bonneton...

 

 

Synopsis : Yvan se sent persécuté par un antisémitisme grandissant et il a l’habitude de s’entendre dire qu’il exagère, qu’il est paranoïaque. Lors de séances chez son psy, Yvan parle donc de ce qui le concerne : son identité, être français et juif aujourd’hui. Mais ces rendez-vous sont aussi et surtout une sorte de fil rouge reliant entre elles plusieurs histoires courtes qui tentent de démonter, sur le mode tragi-comique, les clichés antisémites les plus tenaces.

 

 

Mon humble avis : Yvan Attal, acteur réalisateur, s'attaque à un sujet sensible qui le touche de plein fouet : l'antisémitisme. Mais à travers ce film, il s'interroge sur tous les racismes primaires accompagnés bien entendus de clichés et d'idées préconçues. Donc ce film pourrait très bien s'adapter au racisme de couleur, d'origine ethnique ou sociale.

La forme de ce film est originale. Yvan consulte un psychiatre, car sa femme le trouve obsédé par l'antisémitisme. On assiste donc à ses séances, et entre chaque séance, un sketch met en scène un préjugé envers les juifs. Chaque sketch est interprété par une sacrée brochette d'acteurs. Là, y'a pas à dire, on est gâtés ! Certains sketchs sont juste comiques, d'autres tragi-comiques. Celui des rabbins qui étudient le Talmud et tentent de résoudre l'énigme des ramoneurs blanc et noir est juste hilarant et mériterait de rentrer dans les annales, dans la culture collective au même titre que la célèbre réplique du Diner de cons : "il s'appelle Juste Leblanc"...

Le premier sketch, qui met scène une "copie" à peine dissimulée de Marine Le Pen est franchement bien trouvée. Par contre, le sketch avec Gilles Lellouche, qui permet à un agent du Mossad de remonter dans le temps à l'époque de Jésus m'a paru partir en vrille, même s'il fut le préféré ou presque des amis qui m'ont accompagnée au ciné.

L'ensemble est audacieux, qui pose les bonnes questions, qui montrent aussi le ridicule de certaines d'entre-elles. Ils sont partout interroge sur la question primordiale : "qu'est-ce qu'être juif" et pourquoi tant de haine primaire. Qu'est-ce qu'être juif, je m'attendais à des réponses plus poussées et approfondies car ce que je comprends, c'est que quelque part, nous sommes tous un peu juifs. Oui, car être juif, c'est transmettre. Et après tout, nous sommes bien tous sur terre pour transmettre non ? Que ce soit de façon individuelle auprès des nôtres ou de façon collective et inter-générationnelle ?

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Publié le 1 Juin 2016

Afficher l'image d'origineAutobiographie - Editions Flammarion - 292 pages - 17 €

 

Parution le 11 mai 2016

 

Le sujet : Richard Bohringer, acteur populaire mais aussi auteur, revient sur sa vie. Depuis son enfance dans le Val d'Oise "Chez Mamie" jusqu'à sa récente maladie. En passant bien sûr par les 1001 rencontres de sa vie, et les dizaines de films tournés aux quatres coins du monde.

 

Tentation : j'aime l'acteur, l'homme et l'auteur !

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Un voyage en "Bohringie" ne ressemble à aucun autre. C'est une plongée presque apnéique dans un homme aux mille vies, aux milles joies, aux mille douleurs, aux mille colères, aux mille rêves. Il y a les milles visages qu'il a pris au cinéma, Docteur Jeckyll et Mister Hide en une même personne et Paulo, le double littéraire. Un homme brûlé à fleur de peau jusqu'à plein coeur et noyé par la vie.

C'est tout cela que Richard Bohringer raconte dans ce livre, de sa prose reconnaissable entre mille. Une vie divisée en 15 rounds, comme un match de boxe. Avec des K.O, des uppercuts, des coups de points, des combats victorieux, des coups de coude, des coups de mains, des coups de tête, des déséquilibres, des opportunités, des parades. Le piège de la drogue et beaucoup d'absorption : l'alcool. Des petits combats confidentiels et d'autres aux répercussions tonitruantes !

La vie d'ado sur mobylette, les petits larcins, les copains, la came, les rencontres, l'écriture, le théâtre, le cinéma, les enfants, les petits-enfants, la musique, la chanson. Tout au long de la vie, les potes et l'alcool.

Richard Bohringer est un homme qui n'aime pas petit, pas à moitié. Il aime grand et fort. Et il le dit. Dans ce livre, il nous propose un full contact avec lui-même, sans passer par Paulo, son double littéraire. Il se raconte, lui, les autres, ses films, le tout pour le meilleur et pour le pire, sans gants, sans tromperie.

Son écriture est comme une rose : il y a celle de l'aube couverte de rosée, celle qui bourgeonne, celle qui éclot, aves des épines et parfois sans. Inimitable, elle prend aux tripes et au coeur. Une écriture qui s'adresse au lecteur, qui interpelle le lecteur au sens premier du terme.

Les premiers rounds du livre ont des sujets et des époques bien définis. Ensuite, j'ai trouvé que cela se mélangeait un peu et se répétait souvent. Car Bohringer rend hommage aux gens qu'il a croisé, aimé, qui ont fait ce qu'il est devenu. Certaines de ses personnes sont connues du grand public, d'autres non et cela devient parfois lassant. J'ai trouvé par moment que cela prenait la forme d'une litanie sur "mon père d'adoption", "mon fils d'adoption", "mon frère d'adoption" etc. Mais cela fait partie du personnage entier Bohringer. J'ai aimé ces récits de tournage au bout du monde ou en Loire Atlantique. Par contre, là où j'ai été déçue, c'est que Richard Bohringer n'évoque pas du tout sa double nationalité Franco-Sénégalaise. De l'Afrique, il y en est question évidemment mais plus en généralité et comme "de loin". Je n'ai pas lu tous les livres de Bohringer, même si la plupart. Peut-être est-ce le sujet d'un autre bouquin ?

Alors, que vous dire pour conclure ? Bohringer, on aime ou l'on aime pas, il séduit ou énerve, touche, bouleverse ou laisse de glace. Moi, je suis de la première catégorie évidemment, alors à vous de voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française