Publié le 23 Juillet 2016

SVP / URGENT... aidez moi à sauver 5 chatons errants

Bonjour,

 

Un post inhabituel mais urgent... Je vais vous demander de l'argent, si vous pouvez, si vous en avez envie... Pour sauver 5 ou 6 chatons errants, près d'une clinique à 1 km de chez moi et à 5 mètres d'une avenue. Ils se cachent dans un fourré à 5 mètres de cette avenue.

 

Je les ai découvert par hasard en rentrant du ciné mardi soir.

Je suis retournée les voir mercredi soir, les prendre en photo (pour certains qui ont accepté de poser vaguement), leur mettre de l'eau et des croquettes.

Idem jeudi soir...

Idem ce soir, vendredi... Et là, j'ai croisé un couple qui sortait de la clinique, que j'ai interpelé (j'ai une spontanéité légendaire !) pour leur demander s'il ne voulait pas adopter un chaton. Etc...

Nous avons mis une heure trente à en attraper un, a renfort de boite de thon, et le jeune couple l'adopte pour la vie. Donc un de sauvé !!!

Mais il en reste 5 ou 6... et malheureusement, toutes les associations rennaises de sauvetage sont surchargées et qui plus est, à sec financièrement.

Donc je cherche dans mon entourage des personnes qui accèpteraient d'abriter chez eux un ou quelques chatons, en attendant septembre et la reprise des prises en charge par les associations. Et si j'ai un "apport financier" les asso pourront sans doute m'aider à caser les chatons.

Donc, pendant un bon mois, il faut que je puisse fournir à ces bonnes volontés (dont je ferai sans doute partie), de quoi assumer financièrement ces chatons (nourriture, litière et premiers soins vétérinaires, voire plus si certains déclarent un coryza par exemple, et ces frais peuvent grimper très vite.)

 

Aussi, j'ai créé sur internet cette cagnotte aux paiements sécurisés. Vous pouvez y faire un don du montant que vous souhaitez. Même 5 € par 10 € on avance !

 

Alors, SVP, cliquez sur ce lien https://www.leetchi.com/c/sauvetage-chatons-stgregoire !

 

Si j'obtenais plus de dons que nécessaire, le reliquat irait à l'association Félin Possible, mais ne me servira en rien à me besoins personnels.

De même, si je n'obtiens pas assez de dons pour financer le sauvetage d'au moins un chaton, les dons obtenus iront à l'association Félin Possible.

 

Dans 10 jours, ces chatons seront ramassés par la fourrière, s'ils ne sont pas fait écrasés avant.

 

De mon côté, je peux dépenser toute mon énergie pour la logistique, mais je n'ai hélas pas les moyens de financer le sauvetage d'un chat, donc encore moins de plusieurs, ayant déjà les 2 miens à m'occuper. je ne peux que les nourrir encore quelques jours...

Je ne peux pas en prendre chez moi, pour des raisons de sécurité sanitaire... J'ai déjà mes 2 chats, + 2 chatonnes en accueil pour Félin Possible + le chat d'une amie que je garde pendant ses vacances !

 

Alors d'avance, mille mercis pour eux !

Quelque part, je considère que mes chats m'ont sauvé la vie, alors je fais tout pour "rembourser" ma dette envers leurs congénères en danger !

SVP / URGENT... aidez moi à sauver 5 chatons errants
SVP / URGENT... aidez moi à sauver 5 chatons errants
SVP / URGENT... aidez moi à sauver 5 chatons errants
Le petit noir est celui qui a été sauvé ce soir ! Il est donc à l'abris !

Le petit noir est celui qui a été sauvé ce soir ! Il est donc à l'abris !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

Publié le 22 Juillet 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Thélème - 8h d'écoute - 21 €

 

Parution d'origine en 2010

 

L'histoire : Passionné de botanique, le jeune Arnljôtur quitte son île natale, laissant son père veuf, son frère jumeau handicapé, et sa fille qu'il n'a pas voulu. Il emporte dans ses bagages quelques boutures de Rosa Candida. Direction : un monastère dans un coin reculé d'Europe qui possède l'une des plus anciennes roseraies au monde. Il sera accueilli par un frère cinéphile et petit à petit, effectuera un voyage qu'il n'imaginait pas.

 

Lu par Guillaume Ravoire

 

Tentation : La blogo, il y a longtemps !

Fournisseur : la bib'

 

 

Mon humble avis : A l'époque de la sortie de Rosa Candida, le monde entier ou presque criait au chef-d'oeuvre et ne tarissait pas d'éloge envers ce roman islandais !

Je serai bien moins enthousiaste, puisque, pour dire vrai, je me suis ennuyée profondément durant les 2 premiers tiers de l'histoire pour évoluer vers un léger intérêt ensuite. Mais rien qui mène à l'extase !

Déjà, la lecture de Guillaume Ravoire est assez monotone et monocorde, sans doute pour rester fidèle à l'atmosphère du roman.

Je n'y ai pas vu la lumière, le côté léger et romantique que d'autres lecteurs y ont trouvé.

Pour moi, Rosa Candida est un roman lisse, un peu à l'image de son personnage principal et de son écriture. L'écriture est certes soignée et pas désagréable, mais plate.

Rosa Candida se veut être un conte initiatique. Conte, oui, un peu, car la grande partie du roman se déroule dans un lieu indéfini, où la population parle un patois en perdition etc. Initiatique, oui aussi. Car c'est l'envol d'un jeune homme loin du carcan de sa famille, de ses habitudes et de son ile. Mais c'est surtout le chemin vers la paternité assumée et choisie qui évoque l'aspect initiatique.

Sur certaines 4ème de couv', il est écrit que le jeune homme est obsédé par les questions du corps, du rapport au corps, de la vie, de la mort. Cela eut peut être intéressant si ces questionnements étaient plus développés. Alors que non, ce ne sont que quelques passages et dialogues très courts, frustrants avec le père Thomas. Dialogues qui n'emmènent même pas le lecteur à l'introspection sur ces matières.

Par contre, les détails futiles sont pléthores et redondants, donc lassant (genre, le nombre de cuillères de fécule à ajouter à une recette etc..).

C'est aussi sans compter l'aspect improbable ici de la croissance d'un bébé petit génie et la fin tellement abrupte, tant dans le ton de lecture que dans l'histoire elle-même, que j'ai paniqué un instant, pensant que je ne possédais pas l'enregistrement en entier.

En fait, tout au long du roman, je me suis demandée où l'auteure voulait m'emmener et j'attendais quelque chose, comme du surnaturel, puisque certains passages s'en approchent, mais non, rien n'est arrivé. Même pas de belles émotions. Non, rien.

Bref, pour moi, la rencontre avec Rosa Candida est manquée. Un livre qui n'ose pas, plat et franchement tiède. Certes, il y a un côté Candide, "il faut cultiver son jardin", mais n'est pas Voltaire qui veut !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Publié le 19 Juillet 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Grasset - 316 pages -19.00 €

 

Parution le 19 août 2015 (Rentrée littéraire)

 

L'histoire : Le narrateur (alias l'auteur), devenu adulte, raconte son enfance. Sa vie entre ses deux parents, l'école, l'époque (années 50 - 60). Mais surtout, la mythomanie, la paranoïa et la violence de son père envers lui. Et le silence et la soumission de sa mère, même lorsque les coups pleuvaient. Puis sa vie d'adulte jusqu'au décès de son père, en 2011.

 

Tentation : Chalandon incontournable

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

 

 

Mon humble avis : La rentrée littéraire 2016 approche à grands pas alors que je n'ai même pas encore lu mes romans de celle de 2015. En fait, depuis octobre et mon achat, je reporte constamment la lecture de cette "Profession du père", tant je reste "traumatisée" par ma lecture du Quatrième mur, qui m'avait laissée exsangue, tant l'atmosphère du livre était suffocante et dure (la guerre du Liban).

Avec Profession du père, le sujet n'est guère plus "joyeux", l'ambiance pourrait être étouffante, mais le style employé par Sorj Chalandon sauve le lecteur de l'asphyxie.

L'histoire se déroule souvent dans un petit appartement clos, aux volets fermés, qui ne reçoit jamais de visite. Un appartement où l'on vit en fonction de l'humeur du père, craignant toujours une "explosion". Mais c'est Emile qui conte son enfance, alors, il y a toujours l'innocence et la naïveté infantile, alors le climat s'en trouve un peu allégé. Faussement allégé bien sûr, car c'est une tragédie qui se déroule sous nos yeux. Emile à l'imagination et l'innocence de son âge et pourtant, sous les coups ce son père, il ne vit déjà plus dans l'enfance.

André le père souffre de mythomanie et de paranoïa pathologiques, mais jamais diagnostiquées. Ni même par la mère qui subit elle aussi les délires et l'irascibilité de son mari sans se poser de question, sans se rebeller. Soumise.

André s'invente mille et une vies, mille et une professions alors qu'il passe la majeur partie de son temps à la maison, au lit ou parfois, dans la carrosserie automobile d'un "ami". Alors, à chaque rentrée scolaire, le jeune Emile s'interroge pour remplir la case du dossier scolaire : profession du père : champion de judo, parachutiste, compagnon de la résistance, ami intime de de Gaulle, pasteur etc... Jusqu'au jour où son père lui "avoue" qu'il est espion pour l'OAS et la CIA (je tais les moult arguments du père pour que son fils le crois). Alors Emile croit son père et cet énième mensonge, se croit lui aussi membre de l'OAS, recrute un camarade de classe et prévois, pour faire plaisir à son père, de tuer de Gaulle en 1961... 

Si les circonstances n'étaient pas aussi dramatiques, on pourrait rire de certaines situations, de certains quiproquos, de certaines réflexions d'enfants et du regard de celui-ci sur son "rôle" dans l'OAS etc. Mais tout ce que vit Emile dépasse l'entendement...

Et l'on ne rit pas. Dans profession du père, Sorj Chalandon quitte les grands conflits de l'Histoire (après l'Irlande, le Liban) et nous fait vivre une guerre familiale, jamais vraiment déclarée, et finalement reconnue uniquement par le fils. Violence physique et mentale, manipulation, tyrannie paternelle, humiliations domestiques, voilà le quotidien d'Emile enfant, puis d'Emile adulte, même si celui-ci vit sa propre vie, la plus éloignée possible de ses parents destructeurs. Le roman s'ouvre par les funérailles du père, alors on sait dès le début ce qu'il en est. Mais, au fil des pages, on ne peut qu'être glacé par ce que vit le jeune Emile, puis le moins jeune, et admiratif devant le chemin et la reconstruction personnels réalisés. Car oui, l'on se demande à chaque page : mais comment grandir, se construire, se reconstruire, survivre et trouver un équilibre après tout cela ? Comment redevenir "normal" ?

Les situations ubuesques et le style magistrale de Chalandon permettent aussi au lecteur de survivre à cette lecture, et si celle-ci restera à jamais gravée dans ma mémoire.

Alors, toute mon admiration pour l'auteur et ce livre qu'il est parvenu à extirper de sa mémoire et de son âme, et toute mon admiration à Sorj Chalandon pour l'Homme qu'il est devenu.

A lire, évidemment... Et pour info, Profession du père sort en format poche fin août.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Publié le 13 Juillet 2016

Irréprochable : Affiche

Film de Sébastien Marnier

Avec Marina Foïs, Benjamin Biolay, Jérémie Elkaïm et Joséphine Japy

 

 

Synopsis : Sans emploi depuis un an, Constance revient dans sa ville natale quand elle apprend qu’un poste se libère dans l’agence immobilière où elle a démarré sa carrière, mais son ancien patron lui préfère une autre candidate plus jeune. Constance est alors prête à tout pour récupérer la place qu’elle estime être la sienne.

 

 

Mon humble avis : Je suis déçue par Irréprochable qui, à mes yeux, n'a d'irréprochable que le titre.

Le film est lent, trop lent. Je m'y suis ennuyée dans ses longueurs et ses répétitions et c'est dommage, car avec ce sujet et l'intitulé "thriller", il eut été possible d'obtenir un résultat bien plus scotchant, captivant, percutant et inquiétant.  Constance est prête à tout pour récupérer sa place, mais le scénario ne va pas chercher beaucoup d'originalité dans ce "prête à tout" ! Effacer des rendez-vous sur un Ipad, mettre du sucre dans le réservoir d'un scooter, bref, ça sonne "déjà vu". D'autres idées sont bonnes mais le réalisateur ne surfe pas dessus et ces idées tombent donc à plat, sans suite dans le scénario. J'aurais aimé plus de violence psychologique en fait.

Certains médias résument ce film comme la difficulté d'une femme de quarante ans à retrouver un emploi. En fait non, l'âge n'a rien à voir dans cette histoire, même si le personnage de Constance en est persuadé. Irréprochable traite avant tout de la mythomanie, de la manipulation, de la sociopathie, et de la perception du personnage principal sur son drame personnel.

J'ai trouvé l'ambiance de ce film très malsaine, en dehors de l'intrigue principale ! Car bien entendu, on n'attend pas d'un thriller qu'il reflète une atmosphère sereine ! Ambiance malsaine... ne cherchez pas trop loin... Il y a Benjamin Biolay dans ce film, qui nous joue le seul rôle qu'il sait jouer et qu'il a déjà joué maintes fois : un rôle sombre, mystérieux et bien sûr, pervers et répugnant. Et ceci n'apporte rien à l'intrigue, au contraire, elle en éloigne le spectateur. Sans cette relation Constance/Gilles, le film aurait franchement gagné en intensité. Bon, Ok, j'avoue, sans cette relation, je ne sais pas comment j'aurais amené le seul coup de théâtre du film, le seul rebondissement que l'on attendait pas, alors qu'on en attendait tant d'autres.

Reste la prestation parfaite, inquiétéante et physique de l'excellente Marina Foïs dans cette femme qui rêve sa vie bien moins étroite qu'elle ne l'est. Une excellente prestation, c'est trop peu pour sauver un film tout de même. Bref, si vous allez au ciné avec parcimonie, je pense qu'il y a mieux à voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Publié le 9 Juillet 2016

Afficher l'image d'origineBD - Editions Gallimard - 128 pages - 17.90 € par tome

 

Parution du tome 1 en 2011 et du tome 3 en 2016

 

L'histoire : Phnom Penh, avril 1975. Les Khmers rouges ont pris la capitale et le pouvoir. Comme tous les habitants de la ville, Lina - sur le point d'accoucher - et sa famille sont dirigées hors de Phnom Penh. Subitement démunis, ils avancent dans la campagne cambodgienne, survivent dans la confusion, et entrevoient peu à peu ce que veut dire cette révolution. S'ils comprennent que leur vie ne sera plus jamais la même, ils sont encore loin d'imaginer la tragédie de leur pays tout entier...

 

 

Tentation : Ma super bibliothécaire qui connait très bien mes goûts !

Fournisseur : La bib' donc !

 

 

Mon humble avis : Un énoooorme coup de coeur pour ce triptyque, je le crie haut et fort sans détour. A lire absolument ! Cette BD est un coup de poing dans le ventre, elle broie le coeur et marque l'esprit pour l'éternité. Et, bien sûr, elle nous fait être heureux de vivre en France, où, depuis 1945, nous sommes épargnés de tant d'horreurs, même si je n'oublie pas l'année 2015 qui fut tragique en France.

Je ne vais pas dire que j'ai appris un million de chose, car le Cambodge, je connais bien pour y Afficher l'image d'origineavoir été en 2014. Et ce pays et les explications des guides sont si marquantes que 10 ans après, on en garde des souvenirs intacts, en tout cas pour l'essentiel. J'ai visité la fameuse prison S21 dans un  silence de mort et la chair de poule, malgré les 30 degrés extérieurs. Je me souviens du guide de notre groupe, qui, survivant du massacre, nous a raconté que son beau-frère avait assisté à l'éventration de son épouse enceinte...

Mais si vous connaissez peu ou pas l'histoire dramatique du Cambodge, ces 3 albums vous ouvriront les yeux sur l'un des génocides les plus cruels du monde, génocide qui se déroula sous les yeux d'un occident bien au courant de ce qui se passait dans ce pays d'Asie et qui, bien sûr, n'a pas bougé un pouce...

1975... Pour combattre l'envahisseur impérialiste (Américain, Européen), les Khmers Rouges prennent le pouvoir. Sous les ordres d'Angkar ("L'organisation, avec Pol Pot à sa tête), les Khmers Rouges vident Phnom Pen de sa population et exile tout le monde à la campagne pour réformer le pays, dans des camps villages de rééducation. Et les purges commencent. Intellectuels, fonctionnaire et militaires de l'ancien régime, médecins, puis n'importe quels protestataire seront exécutés. Entre 1975 et 1979, le Cambodge perdra un tiers de sa population : exécutions sommaires, tortures, travaux forcés, épuisement, sous-nutritions et exils.

Sur ces 3 tomes, nous suivons 3 familles, donc celle de Khim et Lina. Lina qui, 3 jours après la prise de Phnom Pen accouche d'un petit garçon Chan, alias Tian, l'auteur de ces albums. Autant dire que nous lisons ici une autobiographie très documentée et servie par les nombreux témoignages des proches de Tian, plus de 30 ans après les faits.

Afficher l'image d'origineLes Khmers Rouges ont dépossédés les Cambodgiens de tout. De leurs maisons, de leur religion, de leur dignité, de leur famille, de l'éducation de leurs enfants : "Ne vous inquiétez pas, Angkar a tout prévu, Angkar s'occupe de tout". Pendant 4 années, chacun a vécu avec la faim et la peur au ventre. La peur d'être dénoncé ou démasqué à propos de l'ancienne profession, la peur qu'un garde Khmer vienne vous dire : "Angkar veut vous parler". Car quand Angkar veut vous parler, vous ne revenez pas.

Ce récit est donc autant bouleversant qu'intéressant, d'autant plus que quelques pages sont destinés à résumer la situation par des croquis simples mais très évocateurs. Seul mini bémols, il est parfois difficile de reconnaitre visages et personnages, malgré l'arbre généalogique qui se trouvent en début du 2ème et du 3ème tome. Car les protagonistes maigrissent, se retrouvent de force tous vêtus de la même façon etc. Mais cela n'empêche en rien d'être pris par ce récit et saisi par ce qui se déroule devant nos yeux de lecteurs.

L'histoire finit par l'exil en Europe ou au Canada des survivants des 3 familles que nous suivons. Mais l'Histoire ne s'arrête pas là, car en 1979, c'est l'invasion Vietnamienne qui mène à la chute des Khmers Rouges donc à une autre guerre.

Et l'Histoire n'est toujours pas terminée. Car, il y a 10 ans, lors de mon voyage "Au pays du sourire", chaque jour, des hommes, des femmes et des enfants se retrouvaient estropiés à vie par les mines anti-personnel. En 2007, 19 733 fosses communes sont recensées et depuis, chaque année, ce sont 150 fosses qui sont découvertes. Et ce n'est qu'en 2009 qu'un tribunal parrainé par les Nations Unis a jugé les hauts dirigeants Khmers Rouges pour crimes de masse et crimes de guerre contre l'humanité.

Alors certes, la vie n'est pas toujours facile en France. Mais je trouve que certains français feraient bien de voyager un peu (si le Cambodge n'est plus d'actualité, ils pourraient aller en Syrie par exemple) ou de lire ce type de récit. Ils comprendraient alors pourquoi et dans quels conditions des peuples entiers se retrouvent à fuir leur pays pour rejoindre, entre autre, notre douce France (Europe), même si je suis consciente qu'à elle seule, elle ne peut pas sauver la terre entière. Mais tout de même, tant face à certaines lois ou à "l'invasion" de migrants, il serait bien de relativiser ou en tous cas d'avoir "Un autre regard".

 

Pour parfaire votre culture sur cette dictature Khmers Rouges, je vous conseille "Le temps des Aveux", le dernier film de Régis Wargnier, qui fut injustement un échec commercial, mais qui est à mes yeux un film magistral, même si au propos très dur.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Publié le 7 Juillet 2016

La Tortue rouge : Affiche

Film d'animation Franco-Belge de Michael DUBOK DE WIT

 

 

Synopsis : À travers l’histoire d’un naufragé sur une île déserte tropicale peuplée de tortues, de crabes et d’oiseaux, La Tortue rouge raconte les grandes étapes de la vie d’un être humain.

 

 

 

Mon humble avis : Ce film d'animation est un chef d'oeuvre, un trésor, une merveille, un bijou, une perle fine ! D'ailleurs, il a obtenu le Prix Spécial "Un certain regard" lors du dernier Festival de Cannes.

Attention, il ne s'adresse pas aux enfants qui risquent de s'y ennuyer, de ne pas percevoir le réel sujet en filagramme. Qui plus est, certaines scènes sont difficiles psychologiquement.

Aucun dialogue dans ce film. Toutes les émotions passent par les situations parlantes, les regards et les onomatopées exclamatives ou interrogatives des personnages. Leurs respirations aussi expliquent bien les sentiments. Les autres sons sont ceux de la mer, du vent, des oiseaux.

Le visuel est magnifique, savoureux mélange bien dosé de crayons numériques et de dessins réalisés au fusain. Les paysages et couleurs sont à couper le souffle. Le nôtre uniquement, car bien sûr, cette ile sur lequel notre naufragé échoue cache de multiples dangers et lui n'a qu'une envie : la quitter au plus vite. (D'ailleurs, Allociné me confirme mon intuition, Michael Dubok de Wit s'est inspiré des Seychelles pour concevoir "son île". Mais l'ensemble reste "simple" (dans le sens pas de grands effets), épuré, (comme pour aller à l'essentiel) mais riche comme peut l'être la nature à l'état brut.

La tortue rouge est un film philosophique qui joue énormément sur les symboles. C'est aussi un film d'aventure, une parabole, une fable, et peut-être... un songe... Ce sera à vous de choisir, suivant votre interprétation.

Toute une vie se déroule sous nos yeux, et même s'il ne se passe "pas grand-chose", on la trouve bien trop courte cette vie. Et pourtant, on sort de ce film comme étourdit, bouleversé et apaisé en même temps, heureux, avec la sensation d'avoir vécu quelque chose d'unique, quelque chose qui fait du bien. Qui nous renvoie à nos origines, à notre essentiel, à notre présence sur terre, à notre évolution et à chaque étape de notre vie.

Ce n'est pas compliqué, La tortue Rouge est une merveille de poésie, à voir et à revoir absolument !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Publié le 5 Juillet 2016

Roman - Editions Mazarine - 198 pages - 15 €Afficher l'image d'origine

 

Parution le 15 juin 2016 (Nouveauté !)

 

L'histoire : "Un beau" matin, Ivana, la trentaine, se fait larguer par Baptiste, après 8 ans de vie commune. La voici de nouveau sur le marché des célibataires, avec plus de rides qu'avant, plus de kilos, plus de désillusions.

Mais avec Ivana, après le chagrin, c'est très vite "action / réaction". Club de sport, Weight Watcher et inscription sur le site de rencontres "Be my boy"... Elle n'est pas au bout de ses surprises. Heureusement, elle a du ressort notre Ivana, de la répartie et une bonne bande de copines !

 

Tentation : L'auteur

Fournisseur : Les éditions Mazarine, merci pour l'envoi !

 

 

 

Mon humble avis : Ce livre est le premier roman de Stéphanie Pélerin, plus connue dans la blogo littéraire sous le pseudo Stéphie, dont le blog est l'un des plus réputés et courus !

Pour moi, encore une lecture qui fait du bien, qui distrait, où l'on ne se prend pas la tête, qui se lit facilement. Mais pas que...

Déjà, cette histoire est bien écrite ! Le style est fluide, l'écriture soignée, dynamique et agréable, sans être ampoulée ! Pas de longueurs ni dans l'histoire, ni dans des descriptifs inutiles. Stéphanie Pélerin va droit au but, et c'est ce qu'il faut dans ce type de bouquin, idéal pour l'été. Mesdames, Mesdemoiselles, que vous soyez jeune ou plus tout à fait, jolie ou pas, célibataire longue durée, récente ou en devenir, lisez ce livre dans un train, dans un aérogare, sur la plage. Laissez trainer distraitement cette jolie couverture sur votre serviette de plage, elle pourra être une invitation, un message où une interrogation pour ceux qui se tordront le coup pour la déchiffrer ! Qui sait, vous rencontrerez peut-être l'âme-soeur grâce à ce roman.

Messieurs, vous pouvez aussi vous plonger dans ce roman, vous y découvrirez tout ce qu'il ne faut pas faire pour "pécho" une nana respectueusement et ainsi, vous avez toutes les chances de dire enfin adieu à votre goujaterie !

Car, évidemment, au-delà d'un roman aux apparences légères, Stéphanie Pélerin décortique notre société actuelle, ses dictats (minceur, beauté...), ses moyens de communication (ah, la joie des sites de rencontres) qui mènent souvent à de sacrées déconvenues, ses préjugés qui ont la dent dure (aux yeux de certains hommes, une femme qui porte une robe une robe à un rendez-vous veut forcément baiser) et ses poncifs (une femme qui assume sa sexualité et qui en profite) est forcément une salope !

Bref, Ivana est une jeune femme de notre époque, libérée et autonome, dans la jungle parisienne. Entre doutes et assurance, elle nous montre bien que même si nous sommes en 2016, être libérée et autonome n'est pas si facile que ça, et, hélas, pas encore toujours bien vu. Je ne connais pas personnellement Stéphanie Pélerin, mis à part via son blog et via Facebook, mais cette histoire sonne tellement vrai que je ne serais pas étonnée qu'il y ait pas mal de vécu dedans. En tous cas, de mon côté, je me suis souvent retrouvée dans le personnage d'Ivana. Quelle que soit notre "problématique" et notre situation matrimoniale, Ivana nous dit : "Non, vous n'êtes pas seules" !

A noter, Stéphanie Pélerin est aussi prof de Français dans un collège parisien, aussi, dans la première partie de ce roman, nous découvrons aussi les us et coutumes de l'Education Nationale Parisienne.

Les situations cocasses et /ou désespérantes se multiplient, l'humour et l'autodérision ne sont jamais longtemps absent, aussi, je le répète (Presque) jeune (presque) jolie (de nouveau) célibataire a tout pour être le roman féminin de l'été !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Publié le 30 Juin 2016

Afficher l'image d'origineRoman SF - Editions Folio SF - 318 pages - 8.20 €

 

Parution en 2007

 

L'histoire : Rush Island en 2037. Depuis 20 ans, la loi Bradbury interdit toute image : photo, film, vidéo. La photographie est nocive, le cinéma rend fou et la télévision est l'opium du peuple. Quand il y a interdiction, il y a forcément marché noir. Mais la brigade de l'oeil est là pour faire respecter la loi. La sentence : toute personne surprise avec une photo ou un film se fait automatiquement crever les yeux sur place par une méthode des plus abjectes. Et bien sûr, toute photo ou dérivé de photo est immédiatement brûlé...

 

Tentation : La 4ème de couv

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

Mon humble avis : Il est plus que rare que je m'aventure dans la Science-Fiction ! A tort bien sûr, mais aussi par manque de temps ! Car si j'ouvre durablement ma curiosité à ce genre littéraire, je ne m'en sortirai plus ! D'ailleurs, ici, on est plus dans l'anticipation que dans la SF, et j'aime encore mieux.

En fait, j'ai adoré ce bouquin qui m'a captivée ! Alors pourquoi pas 5 pattes et un coup de coeur ? Parce que la fin m'a déçue, mais elle n'est pas essentielle au roman. Mais aussi parce que je style ne m'a pas toujours plus. En effet, je préfère mille fois la ponctuation à des phrases interminables à la conjonction de coordination "et". Voilà, c'est dit, ce sont les seuls reproches que j'adresse à ce livre.

Guillaume Guéraud a su parfaitement exploité cette idée de société où l'image est interdite. Idée qui n'est hélas pas loin d'une certaine réalité, puisque nombre de pays despotiques pratiquent la censure à haute dose. Ici, nous sommes sur une île, où les frontières sont fermées dans les deux sens. Quelques indices laissent supposer que nous pourrions être à Taïwan.

Depuis 20 ans, toute image, toute photo, toute vidéo, tout film, tout dessin est interdit. Cela va depuis l'absence de télévision, aux journaux sans illustrations, à tout art visuel ou pictural, aux foyers sans photos de famille, aux pièces d'identité sans portrait etc... Et bien sûr, la répression est sanglante pour tout criminel contrevenant à la loi : la cécité immédiate par de cruels moyens sur la place publique. Et bien sûr, personne n'est à l'abri d'une dénonciation...

Tout au long du roman, nous suivons parallèlement un haut gradé de cette brigade de l'oeil, et Kao, un adolescent trafiquant (de photos !). Guillaume Guéraud est très fort car il parvient à mettre le doute chez le lecteur. Et oui, il m'est arrivé parfois de trouver cette loi pas si idiote que cela, l'absence d'image évitant ainsi la consommation à outrance et redirigeant les concitoyens vers les bibliothèques. L'image est une vérité individuelle d'une personne au moment T. C'est la multitude d'images qui fait la vérité collective. Mais l'image, c'est aussi le partage, un oeil plus large, un souvenir, LE Souvenir de l'Histoire, le témoignage, la culture, l'évasion, une autre vision des choses.

Bref, ce roman passionnant offre un bel "outil" de réflexion sur l'usage et le rôle de l'image dans nos sociétés. C'est aussi un superbe hommage au cinéma, le 7ème art ! Et bien sûr, le portrait d'une dictature dont aucun pays n'est à l'abri.

Ce roman a presque 10 ans, et force est de constater qu'il est on ne peut plus contemporain quand on "regarde" les infos et l'usage qui est fait de l'image pour des propagandes monstrueuses qui mènent au pire. Je ne cite pas avec précision ces propagandes dont je parle, histoire que "mes mots clés" ne fassent pas perdre le temps de notre Sécurité Intérieure.

La Brigade de l'oeil, une lecture que je vous conseille sans modération, malgré mes tout petits bémols.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Publié le 28 Juin 2016

L'Idéal : Affiche

Film de Frédéric Beigbeder

Avec Gaspard Proust, Audrey Fleurot, Jonathan Lambert

 

 

Synopsis : L'ancien concepteur-rédacteur Octave Parango de « 99 francs » s'est reconverti dans le "model scouting" à Moscou. Cet hédoniste cynique mène une vie très agréable dans les bras de jeunes mannequins russes et les jets privés de ses amis oligarques... jusqu'au jour où il est contacté par L'Idéal, la première entreprise de cosmétiques au monde, secouée par un gigantesque scandale médiatique.
Notre antihéros aura sept jours pour trouver une nouvelle égérie en sillonnant les confins de la Russie post-communiste, sous les ordres de Valentine Winfeld, une directrice visuelle sèche et autoritaire.
Entre les réunions de crise à Paris, les castings à Moscou, une élection de Miss en Sibérie, une fête chez un milliardaire poutinien et une quête des "new faces" aux quatre coins de l'ex-URSS, le fêtard paresseux et la workaholic frigide vont apprendre à se supporter et peut-être même à se sauver.

 

 

Mon humble avis : On aime Beigbeder et on veut du Beigbder, alors on est servi et ce film nous ravit. En cas contraire, je pense que l'on s'abstient, ou qu'alors on est prêt pour une découverte, un film hors norme, aux apparences (apparences uniquement) superficielles, au ton on ne peut plus décalé, caustique, cynique même. Moi, j'aime et me suis bien régalée.

L'idéal est l'adaptation du roman "Au secours, Pardon" de Beigbeder himself. Mais c'est aussi et surtout une parodie très impertinente et perverse du monde de la mode, des cosmétiques, de la beauté. Car derrière l'Idéal, nom de la marque de cosmétique dans le film, on devine bien l'Oréal, parce que je le vaux bien !

Le visuel est très moderne et inventif (même dans les scènes d'orgies) ! Dialogues et répliques font mouche, toujours dans l'irrévérence, of course ! Gaspard Proust reste le "sosie" parfait de Beigbeder, qui, comme Hitchcock, s'offre une apparition discrète dans le film. Jonathan Lambert, en patronne de l'idéal, est plus qu'idéal, hilarant !

Mais l'Idéal est avant tout une satire acerbe du monde de la beauté et donc une critique de notre monde en général, qui ne vit que sous le dictat de la beauté, du toujours plus, de la consommation et de la tentation. Du modèle que l'on vous sert en pâture et à qui il faut ressembler à tout prix pour paraitre normal. 

C'est un film où l'on aime détester les personnages, car derrière les apparences lisses, grotesques ou frivoles, se cache une faille qui les rends finalement assez humains.

 

Le lien vers ma chronique sur le roman Au secours pardon, que j'ai lu en 2009

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Publié le 26 Juin 2016

Hello everybody, et déjà bon dimanche !

Aujourd'hui, je vous propose de m'accompagner en safari pour observer les petits félins ! HAHAHA !

Et oui, quand il fait beau (j'ai bien dit quand il fait beau), je prends mon appareil photo et m'en vais en safari dans mon quartier. Oui, j'aime appeler ces balades des safaris car j'y vais dans l'espoir de rencontrer des chats, au hasard des rues et chemins où mes pas me mènent. Parfois, je rentre bredouille (en semaine souvent) et parfois avec de belles photos dans la boite, le dimanche surtout. Car ces chats rencontrés ne sont pas des chats errants, juste des chats que leurs maîtres laissent sortir. 

Lors de ma dernière virée, j'ai croisé 3 chats noirs à la suite. Parfois mon Zoom me rend de grands services, et d'autres fois non, puisque certains de ces félins se laissent facilement approcher. Enfin, il arrive aussi que j'aperçoive au loin un chat, qui n'attend pas mon arrivée pour se faufiler dans des taillis et disparaître ! 

Et oui, même dans la "nature", un chat, ça se mérite !

UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
UN DIMANCHE EN SAFARI !
Cette minette là n'est pas de mon quartier mais du Cantal ! C'est la minette de mon parrain !

Cette minette là n'est pas de mon quartier mais du Cantal ! C'est la minette de mon parrain !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat