Publié le 23 Mai 2017

 

BD - Editions Dargaud - 96 pages - 18 €

 

Publication en 2010

 

L'histoire : Il y a le maladif, talentueux et cultivé Malard, l'insatisfait débordant d idées Inscht ; le poseur et dragueur Alpodraco ; le cynique et grognon Greul. Ils sont écrivains, et leur seule base solide est le troquet parisien qui leur sert de QG. Là, ils débattent, déplorent ou débinent leurs livres, leur métier, la littérature et tout ce qui tourne autour. Mais comme autant de quilles dans un jeu de chiens, il y a aussi un prof en voie de clochardisation, une célèbre auteure à
succès, une stagiaire-secrétaire-pigiste qui couche, un jeune écrivain qui vient les flatter et demander conseil... Tout s emballe quand le bistrot est mis en vente : la bande des quatre décide de tout faire pour l'empêcher.

 

Tentation : Le sujet !

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : La 4ème de couv' m'annonçait du "percutant", du "magistral" et "un humour dévastateur". Mouais. Dans ces catégories, peut vraiment mieux faire. Il existe un deuxième tome que je n'ai pas l'intention de lire pour être honnête.

Le récit est une succession de saynètes entre les 4 écrivains qui sont, disons-le sans peur, plutôt déprimant et blasés par le système, plutôt mous et ne cessant de se plaindre d'être incompris par la terre entière y compris eux-mêmes. Du fait de ces saynètes, l'histoire est très hachurée, et les sujets abordés jamais approfondis. C'est dommage.

Certes, il y a tout de même quelques passages qui prêtent à sourire, comme celui de la revue de presse ou de la cuite du marketing éditorial, et certaines réflexions font mouche. Mais de là à s'emballer, non hélas.

J'ai trouvé trop de poncifs sur "les auteurs maudits" et finalement, la plongée dans le monde littéraire est très réduite, même si nous assistons à quelques séquences telles qu'un cocktail ou une séance de dédicace. Mais on regrette de ne pas avoir plus accès à l'aspect créatif du métier d'écrivain.

Les dessins n'ont rien d'extraordinaire et les quatre écrivains ne m'ont pas été particulièrement sympathiques.

Bref, une BD que l'on lit vraiment avec un sentiment de "pas désagréable mais sans plus". A vous de voir !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 21 Mai 2017

Hello la planète !

Un petit dimanche félin, ça fait toujours du bien !

Aya, Tsingy et Praslin se portent à merveille, ravis des fenêtres (sécurisées) ouvertes, qui leur permettent d'entendre les oiseaux et aussi et surtout, de jouer aux commères du quartier ! Tsingy est très amoureux de sa Môman ces temps-ci !

Et puis et puis, mon bébé Praslin n'est plus un bébé ! Il est officiellement adulte depuis le 10 mai ! Mais il a toujours envie de jouer comme un enfant ! Il m'épuise ce Praslinoux !

Allez, place aux photos et bon dimanche à tous !

Praslin ! Equilibriste, charmeur, petit clown !

Praslin ! Equilibriste, charmeur, petit clown !

Tsingy et ses yeux revolver !

Tsingy et ses yeux revolver !

Aya, ma choupinette !

Aya, ma choupinette !

Mon Praslin !

Mon Praslin !

Mon Tsingy !

Mon Tsingy !

Aya, dont on a fêté le 4ème anniversaire le 1er avril. Et puis il y eu aussi la fête de Pâques !

Aya, dont on a fêté le 4ème anniversaire le 1er avril. Et puis il y eu aussi la fête de Pâques !

Praslin p'tite bouille d'amour !

Praslin p'tite bouille d'amour !

Tsingy le beau gosse !

Tsingy le beau gosse !

Aya la princesse !

Aya la princesse !

Praslin et Tsingy, les deux copains !

Praslin et Tsingy, les deux copains !

Mes loulous et moi ! la photo avec Praslin date de juillet dernier, quelques jours après son sauvetage !

Mes loulous et moi ! la photo avec Praslin date de juillet dernier, quelques jours après son sauvetage !

Avec mes 2 grands, Aya et Tsingy !

Avec mes 2 grands, Aya et Tsingy !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 18 Mai 2017

Roman - Editions Pocket -  180 pages - 7 €

 

Parution d'origine chez Julliard en 2005

 

L'histoire : A Falmouth, petit village côtier du sud de l'Angleterre, Thomas revient après des années de prison. C'est à Falmouth qu'il a toujours vécu, et c'est là aussi qu'il a été condamné pour un crime innommable. Avec son retour, c'est tout le passé qui resurgit et bien sûr, Thomas n'est pas le bienvenu. S'il ne cherche pas la vengeance ou la provocation, pourquoi revient-il alors ?

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : C'est la première fois que j'ouvre un livre de Philippe Besson et j'ai frôlé le coup de coeur ! Mais voilà, la fin m'a un peu déçue. J'attendais quelque chose que je n'ai pas eu, même si j'ai une quelque chose que je n'attendais pas, donc la surprise que l'on espère de la littérature était tout de même au rendez-vous.

Le style et l'écriture de Philippe Besson m'ont séduite et happée de suite et m'ont fait vite dire que d'autres lectures de Besson il y aura ! Une écriture fluide mais directe, âcre et douce à la fois, soignée sans y paraître, qui frappe autant qu'elle caresse. Une écriture qui décrit parfaitement l'ambiance, la rudesse du climat et les personnages, le tout par petites pointes qui ajoutées les unes aux autres, finissent par donner des personnages creusés, des lieux que l'on se représente parfaitement dans notre tête de lecteur. Les révélations viennent vraiment au fur et à mesure, et ne manquent pas de surprendre.

Quatre parties ce roman narré à la première personne du singulier. Il y a le retour de Thomas et son introspection, tant sur son présent que sur son passé. Puis la rencontre avec Rajiv, l'épicier Pakistanais, qui donne lieu à des confidences, des aveux et des dialogues minimalistes ou les mystères planent toujours... Le lecteur savoure. Enfin, la rencontre avec Betty, caissière dans un débit de presse, et le récit, toujours minimaliste, des années de prison de Thomas. C'est là que mon enthousiasme s'est un peu délité car je n'ai pas vraiment cru au personnage de Betty, ses manières et à cette relation naissante. La quatrième partie ne dure que quelques pages et donc... constitue la fin : donc silence radio de ma part !

Un instant d'abandon est vraiment un roman très riche de sujets abordés et de réflexions personnelles qu'il suscite. Le deuil... suite à une mort ou face à une vie ratée. La culpabilité. L'envie de meurtre rend-il coupable ? Le pardon. Alors qu'un homme a payé son crime devant la justice officielle, pourquoi les hommes n'oublient pas et ne donnent pas l'absolution. Le bannissement facile, quelle qu'en soit la raison. La vie comme une prison et la prison comme unique sortie de secours.

Je ne comprends toujours pas les personnages romanesques ou les personnes réelles qui subissent leur vie, qui suivent sans bonheur celle qui leur est tracée sans rébellion, sans décision, sans changement, mais avec fadeur et amertume quand rien ne les y oblige désormais (car il y a parfois des faits et des situations que l'on ne choisit pas tout de même, où d'autres qu'il faut assumer. Mais dans ce roman, nous sommes au XXIème siècle, en Europe de l'Ouest, les lois et l'époque sont assez libertaires pour ne plus subir l'ennui en fait. (Petite réflexion perso !)

Un instant d'abandon reste un roman qui vaut sacrément le détour et qui, pour moi, met en lumière un auteur à approfondir !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Mai 2017

Roman - Editions Gallimard - 9h30 d'écoute - 24€90 (Existe aussi en format poche)

 

Parution en 2010

L'histoire : Le récit, à la première personne du singulier d'une enfance africaine, celle de Michel, 10 ans, qui vit à Pointe Noire au Congo Brazzaville. Et l'on peut supposer que ce récit est fortement autobiographique.

 

 

Lu par Alain Mabanckou Himself !

Tentation : J'aime beaucoup l'homme Mabanckou

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

Mon humble avis : Déjà, je peux dire que le fait que ce livre audio soit lu par Alain Mabanckou lui-même apporte une réelle plus-value à cette écoute. Qui mieux que lui pour donner voix à Michel, que je "soupçonne" être l'auteur dans son enfance, avec son petit accent africain qui apporte l'exotisme et les intonations nécessaires à cette histoire ? Sans doute, une lecture papier m'aurait moins convenue.

Nous sommes au Congo Brazzaville dans les années 70 et plus particulièrement à Pointe Noire. Le Congo est indépendant depuis une dizaine d'année et est devenue une république populaire communiste.

Et dans un quartier de Pointe Noire, il y a Michel, qui a environ 10 ans, il est à l'école primaire. Il nous raconte sa vie à cette époque-là, en attendant d'avoir 20 ans !

Le petit garçon narre tout cela un peu en suivant la technique de l'escargot... En élargissant de plus les champs de son récit. Il y a Michel dans sa famille, avec Maman Pauline, Papa Roger, Oncle René etc... Michel dans son quartier, avec ses copains, son amoureuse, les boutiquiers et les cancans. Michel dans la ville. Michel dans son pays, le Congo. Michel dans le monde, grâce à la littérature, la radio et ce que disent les adultes. Michel l'universel, car il nous parle d'Amour. Et Michel le céleste, car ses deux soeurs montées au ciel sont présente sdans ses pensées.

Michel s'interroge donc sur de multiples sujets et analyse ceux-ci du haut de ses dix ans. Il y a le communisme, le marxisme, l'ingérence européenne dans la politique africaine, l'IVG, le Shah d'Iran, Mère Theresa, de Gaulle, San Antonio, le scandale des diamants de Bokassa/Giscard, Mesrine, les dictateurs des pays africains. C'est donc aussi un état des lieux africain et international des années 70 que Michel partage avec nous et nous permet quelques révisions d'Histoire.

Dans ses pérégrinations, Michel rencontre Petit Piment, qui deviendra le héro d'un roman suivant d'Alain Mabanckou.

Michel découvre aussi Arthur Rimbaud, Le petit prince, le chanteur à moustaches (alias Brassens). J'ai été étonnée de constater que des gamins de cet âge et du bout du monde paraissent mieux connaitre la littérature française que nos propres enfants.

Demain j'aurais vingt ans est aussi une plongée dans la vie quotidienne africaine, avec sa culture, ses coutumes, ses croyances, ses légendes. 

Le tout est conté d'un ton assez enfantin et ingénue mais empreint d'un réel et surprenant pragmatisme de la part de l'enfant. Humour, tendresse et fraicheur rendent ce voyage au pays de l'enfance très vivant et très imagés.

Mais de mon côté, j'y ai trouvé certaines longueurs et répétitions. Et je réalise que les romans à la première personne du singulier quand il s'agit d'un enfant ne me fascinent plus comme avant.

Même si un retour en enfance ne peut faire que du bien. D'ailleurs, Demain j'aurais vingt ans est quelque part un feel good novel que vous apprécierez certainement !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Mai 2017

Aurore : Affiche

Film de Blandine Lenoir

Avec Agnès Jaoui, Thilbault de Montalembert, Pascale Arbillot, Sarah Suco

 

Synopsis : Aurore est séparée, elle vient de perdre son emploi et apprend qu’elle va être grand-mère. La société la pousse doucement vers la sortie, mais quand Aurore retrouve par hasard son amour de jeunesse, elle entre en résistance, refusant la casse à laquelle elle semble être destinée. Et si c’était maintenant qu’une nouvelle vie pouvait commencer ?

 

 

Mon humble avis : Aurore est un joli film, très joli film comme il fait du bien d'en voir de temps en temps. Parce que simple, sans artifice, sans grandiloquence.

Et puis le thème d'Aurore est rarement abordé au cinéma... C'est celui de la cinquantaine... La pente descendante, le corps qui vieillit, la société qui vous met dans le placard des vieux. Les enfants qui quittent le navire familial etc.

Mais ici, c'est bien la cinquantaine chez la femme dont il est question... Puisque dans la vie, et bien les hommes sont considérés comme se bonifiant avec l'âge, comme gagnant en charme etc... Oui mais pour les femmes, avec la fameuse ménopause (dont il est bien question dans le film), c'est bien différent : elles ne peuvent plus "produire" ni "reproduire", là où l'homme garde ses capacités.

Ce film est classé en comédie. Oui, c'en est une car point de pathos ni de tragédie. Mais l'on n'est pas hilare, même si quelques réparties sont bien senties. On est plutôt dans le sourire, l'empathie, l'émotion, la tendresse pour Aurore, cette femme qui vacille au crépuscule d'une vie et à l'aube d'une autre. Malgré les difficultés que rencontre Aurore, le ton du film est résolument positif et humaniste, aussi bien mélancolique que tourné vers l'avenir.

Les personnages sont tous bien soignés, qui quelque-soit leur âge, se trouve à un moment charnière de leur vie (le premier chagrin d'amour, la première grossesse etc pour les plus jeune), (la solitude, la cinquantaine etc pour d'autres). Et ils sont bien sûr magnifiquement interprétés, par la lumineuse Agnès Jaoui et le charmant Thibault de Montalembert en tête.

Tout dans ce film est savamment dosé, entre humour et émotion, passé, présent, avenir etc...

Un très beau portrait de femme et de la société par la même occasion ! A voir bien sûr.

PS : Une réplique m'a si particulièrement marquée que je l'ai encore en tête... Aurore devient femme de ménage et sa collègue maghrébine, de quinze ans environ sa cadette lui dit : "Vous les blancs, vous découvrez la discrimination à la cinquantaine."

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Mai 2017

BD - Editions Rackam - 60 pages -15.80 €

 

Parution en 2003

L'histoire : Stanislas est un jeune stagiaire récemment embauché à la Bucha, un fabricant de cheminées artificielles très "kitch". Une de ses tâches consiste à distribuer le courrier au sein de l'entreprise. Au gré de ses tournées, nous découvrons par ses yeux, des personnages hauts en couleurs, véritables galerie de bras cassés, du réparateur de l'atelier, dangereux par incompétence, au directeur général totalement inconséquent et nul en informatique. Quelques rares salariés sérieux font tourner la boutique. Pourtant une fusion avec une autre entreprise se trame...

 

Tentation : Titre et couv'

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Un très bon choix que cette BD, même si un peu hasardeux au départ.

L'univers impitoyable de l'entreprise ! Certes, cette BD date de 2003, mais force est de constater que rien n'a changé depuis, ou alors pas dans le bon sens.

Les deux auteurs croquent à merveille ce microcosme qu'est Bucha, une PME qui vend des cheminées on ne peut plus ringardes, ce qui met quelques touches d'humour dans ce récit.

Nous découvrons les différents acteurs et services de cette société à travers le regard de Stanislas, jeune et sympathique stagiaire, cantonné au début à la distribution du courrier. Et forcément, quasi invisible aux yeux de tous ou presque... En tout cas, des "gradés".

Au menu de ces pages en noir et blanc, et bien vous trouverez un résumé de ce qui forme, a formé ou formera un jour votre quotidien : les arcanes de l'entreprise pour le meilleur et surtout pour le pire : l'humiliation, ceux qui travaillent pour deux, ceux qui ne sont jamais là, les opportunistes, les promotions canapés, les incapables qui grimpent, les doués et dévoués qui font du sur place, la hiérarchie, l'hypocrisie, l'amitié aussi (tout de même), les amourettes ou les parties de jambes en l'air, l'assistante de direction aussi crainte et despotique que le Führer, le service minimum, la patate chaude transmise de service en service, un patron responsable des achats informatiques alors qu'il ne sait pas utiliser un ordinateur, l'opportunisme, le pouvoir, la soumission, la "grande famille où personne ne peut se blairer, l'entraide suivi d'une absence totale de reconnaissance, j'en passe et des meilleurs !

Vide la corbeille est une BD franchement sociale et réaliste, qui dénonce la machine à broyer, voire même à trahir l'autre autant que soi-même que peut être l'entreprise. Cela au travers d'un décorticage approfondi des rapports humains et une galerie de portraits de personnages hauts en couleurs (même si en noir et blanc ! ) . Si vous lisez cette BD, impossible de ne pas y reconnaître un collègue, un patron déjà croisé durant votre cursus, voire vous-même dans certaines situations.

Le sujet est tragique mais l'aspect "haut en couleur" des protagonistes, pourtant pas si caricatural que ça, amène souvent à sourire, et même à rire sous cape. C'est aussi caustique que cynique.

Une scène particulièrement parlante m'a bien plu : A la cantine, la table des commerciaux bave et se moque des assistantes... qui à leur table, se moquent elles-mêmes des secrétaires et ainsi de suite.

A savoir que les quelques pages de fin sont vraiment surprenantes et inattendues, et qu'avec elles, le titre de cette BD prend hélas tout son sens si cruel ! Toujours se méfier de l'eau qui dort...

Si vous trouvez quelque part cette BD plus toute jeune mais si actuelle et réussie, n'hésitez pas à vous ruer dessus !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 9 Mai 2017

Roman - Editions Albin Michel - 167 pages - 16.50 €

 

Parution le 3 mai 2017

 

L'histoire : La suite des aventures Jules, chien guide d'aveugle... Qui une fois sa maîtresse ayant recouvrer ,la vue, se retrouve au chômage, avant de se découvrir un talent en tant que chien annonciateur de crise d'épilepsie. Cette fois-ci, Jules partage ses péripéties avec Victoire, sa copine canine réformée de la police.

 

Tentation : Envie de retrouver Jules et j'aime les histoire d'animaux !

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

Mon humble avis : Il y a deux ans, je publiais mon billet enthousiaste sur le roman "Jules" de DVC. Lorsque j'ai appris la sortie d'une suite à cette histoire, et bien évidemment, j'ai eu très envie de la lire.

Le retour de Jules est pour moi un peu en-deçà du premier opus, mais il reste un bouquin très agréable à lire, aussi divertissant qu'utile pour la cause animale. C'est vraiment un livre feel good à ne pas négliger à l'approche des vacances.

En fait, mon principal reproche irait au style, que j'ai trouvé simpliste, comme si pas assez soigné.

Alors, quid de Jules et de son entourage ? Alors que son dernier protégé se retrouve guéri de son épilepsie (grâce à lui), Jules se retrouve dans un centre d'éducation canine spécialisé dans la formation des chiens talentueux à l'accompagnement des épileptiques. Là, il fait, la rencontre de Victoire, une chienne Braque réformée de la police, son sens olfactif ayant été détruit par des éclats explosifs lors des attentats parisiens.

Le couple d'Alice et Zibal (les maîtres de Jules) bat de l'aile. D'ailleurs, Alice est partie s'occuper d'éléphant en Thaïlande. Et puis il y a toujours l'amie Fred, qui manipule un peu tout le monde pour le meilleur et pour le pire. Avec Victoire, vient un nouveau personnage en Marjorie, policière maître-chien, qui met tout ce petit monde en émoi.

Hors, Jules devient soudain agressif. Ayant mordu le petit fils de son épileptique, il se retrouve en fourrière, dans les couloirs de la mort, en attente d'euthanasie. Tout le petit monde cité dans le paragraphe précédent va tout faire pour le sortir de là, et pour comprendre pourquoi Jules s'est montré aussi offensif. Et c'est parti pour de multiples (mes)aventures pour chacun, dans une bonne moitié de la France. Aventures qui ne paraissent pas toujours crédibles, mais Dieu sait de quoi sont capables les animaux... En effet, comment explique-t-on que des chiens et des chats traversent parfois France entière pour retrouver leurs maîtres ?

Ce roman-ci est bien ancré dans l'actualité, puisqu'il est effectivement fait mention des actes terroristes vécus en France, mais aussi du risque terroriste qui persiste. Il montre bien l'intelligence, l'utilité et l'héroïsme de ces chiens, rarement cités dans les journaux, qui pourtant, sauvent des palanquées de vies. Leur formation à la lutte contre le terrorisme nous est ici expliquée.

Bref, le retour de Jules est un vraiment un bel hommage aux chiens et aux animaux domestiques en général (parce que oui, y'a pas que les chiens dans la vie !!!) et prouve une fois de plus que ces animaux ne sont pas des meubles, qu'ils éprouvent des émotions, des sentiments, des traumatismes, des souvenirs, et qu'ils possèdent une sacrée intelligence et un gros besoin d'amour qu'ils rendent au centuple !

Dans les notes de l'auteur, nous apprenons avec plaisir que la littérature peut changer les choses ! Suite à la parution de Jules en 2015, Didier van Cauwelaert a rencontré le Pr Hervé Vespignani, le seul épileptologue français travaillant avec des chiens (alors que cette pratique est grandement répandue aux USA, en Angleterre, en Belgique...

De cette rencontre est né "Le retour de Jules", pour le plaisir des lecteurs, mais surtout, la création en cours de l'ESCAPE, le centre de formation pour chiens annonciateurs de crise d'épilepsie dont il est question dans ce roman, pour le bien-être des malades de cette pathologie. Et ça, ça fait vraiment plaisir !

 

L'avis de Cultur'elle

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 7 Mai 2017

Plongée dans mes archives !!!  Aujourd'hui, je vous emmène dans le grand sud Marocain !

Ce sera en un seul billet et pour cause ! Ce voyage, je l'ai fait au printemps 1995, il y a donc dix-sept ans ! Nous étions encore dans l'aire de l'argentique, des pellicules photos, des prises one-shot et sous un seul angle. On partait en voyage avec 4 ou 5 pellicules de 36 poses maximum, et on payait un bras pour le développement ! De mon côté, je gardais mon bras en faisant des diapositives !

Il y a quelques années, j'ai fait numériser mes meilleurs photos de mes voyages pré-aire numérique.

Voici celles, de mon voyage dans le grand sud marocain qui méritaient numérisation !

 

PS ; Depuis le temps, j'ai oublié le nom de certains sites visités !

L'Atlas et le Haut Atlas

L'Atlas et le Haut Atlas

En haut à droite, les gorges de Dadès

En haut à droite, les gorges de Dadès

UN DIMANCHE DANS LE GRAND SUD MAROCAIN !
La dune de Zagora

La dune de Zagora

La vallée du Draa

La vallée du Draa

UN DIMANCHE DANS LE GRAND SUD MAROCAIN !
La route des Kasbahs

La route des Kasbahs

En haut, le Jardin Majorelle à Marrakech

En haut, le Jardin Majorelle à Marrakech

Photo du haut : Une fantasia !

Photo du haut : Une fantasia !

La vallée des roses et les gorges de Todra

La vallée des roses et les gorges de Todra

En bas à gauche, les chèvres grimpeuses

En bas à gauche, les chèvres grimpeuses

UN DIMANCHE DANS LE GRAND SUD MAROCAIN !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 4 Mai 2017

Un grand Bourgogne oublié

BD - Editions Grand Angle -  95 pages - 18.90 €

 

Parution en septembre 2014

 

L'histoire : Propriétaire d'un domaine, Manu a une obsession, comme son père avant lui : faire un grand vin. C'est pour ça qu'il loue la parcelle du clos de la Mollepierre, convaincu qu'un grand terroir a été oublié sur cette hauteur de Cruzille, dans le Maçonnais. Aujourd'hui, le rêve de Manu prend forme, le clos est à vendre.

C'est alors qu'un ami de Manu trouve un lot de bouteilles anciennes sans étiquette, hormis une belle inconnue née en 1959. À la dégustation, l'émotion de Manu est énorme. C'est le plus grand vin qu'il ait jamais bu. Manu a une évidence qui tourne à l'obsession : il doit retrouver ce que contenait cette bouteille !

C'est avec les pieds de vigne qui ont permis ce prodige qu'il veut replanter la Molle-pierre, en l'honneur de son père disparu. Commence alors plus qu'une enquête, une quête vitale...

 

 

Mon humble avis : Encore une bien belle BD, fichtrement intéressante et divertissante.

C'est dans une quête peu ordinaire que nous entraînent ses auteurs : celle du cépage parfait pour ressusciter une parcelle et y produire le meilleur vin qui soit.

Dans la cave d'un ami, Manu, vigneron dans la Mâconnais, découvre par hasard quelques bouteilles datée de 1959. Ils ouvrent la bouteille et là, Tabernacle ! Quel vin ! Le septième ciel ! Mais plus aucune étiquette ne figure sur les bouteilles, impossible de connaître sa provenance ! Ca ne fait pas reculer Manu qui n'a qu'un rêve : racheter une parcelle et y produire le meilleur des vins, celui qui l'emmène au nirvana. Il veut cultiver les vignes qui lui donneront le vin de ses mystérieuses bouteilles.

Il nous emmène alors dans une enquête très rythmée, amusante aussi, qui nous conduit à New York, à Bruxelles et dans différentes régions viticoles françaises. C'est l'occasion pour le lecteur de rencontrer tous ses passionnés d'excellents vins, dont on taira le prix à la bouteille : vignerons, viticulteurs, oenologues, cavistes, spécialiste chez Christie's, négociants etc. Bref, une belle découverte de cet univers, fait de sommités, d'us et de coutumes. Mais ce qui ressort avant tout, c'est l'amour du terroir, de la terre, de la tradition, l'excellence et de la bonne chair !

Cette BD est en noir et blanc ! Seul le vin de ses fameuses bouteilles est en rouge, tout comme les effets qu'il provoque sur ses dégustateurs ! Les dessins sont agréables et les textes facile à lire, même si je me suis parfois perdue dans le vocabulaire spécifique à ce milieu (un glossaire à la fin eut été apprécié).

Quelques pages de post-scriptum expliquent ce que cette histoire tient de la réalité et du romanesque, puisqu'elle s'inspire de faits vécus. Elles présentent également les vraies sommités et spécialistes viticoles que nous croisons autour de cette quête originale et bien sympathique.

PS ; j'ai appris ce jour qu'un tome 2 était sorti !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 2 Mai 2017

Sur ce blog, je ne parle jamais de politique... Pourquoi, parce que ce n'est pas ce qui me passionne le plus. Les médias s'en chargent largement. Et puis si l'on vote dans un isoloir, ce n'est pas un hasard.... Mais si vous me lisez régulièrement et donc me connaissez un peu, vous savez pour qui je ne voterai pas dimanche prochain. Celui qui recevra mon vote c'est un secret pour personne en fait !

 

 

Sur ce blog, je parle d'Amour, de voyages, de curiosité, de découverte, de littérature, de cinéma. De la culture et des cultures d'ailleurs, d'équité, de justice, d'enrichissement (culturel ou spirituel hein, je ne parle pas de pognon !), de tolérance.

Mais je suis Française. Et heureuse de l'être ! Car oui, j'ai la chance d'être née au bon endroit pour être libre de choisir un parti politique, une religion que je suis libre de pratiquer ou non. J'ai le droit de voter, de conduire, de consulter les articles que je veux sur internet, de faire des études, de lire ce que je veux, de m'habiller court ou long, d'aimer qui je veux, de dire ce que je pense, de critiquer, d'encenser avec des arguments ou même sans argument. Quand malgré mes efforts je galère, je reçois des aides pour me permettre de garder ma dignité et de rebondir. Ma carte d'identité française et mon passeport Européen me laisse libre d'aller où je veux. Un tas de pays me sont ouverts sans demande de visa, sans restrictions en fonction de ma race ou mon pays d'origine.

J'ai donc le droit de dire que je suis heureuse et fière d'être française, mais aussi que parfois j'ai honte en relisant certains pans de notre Histoire où quand je vois comment la haine de l'autre, de l'étranger et des différences se répand comme une traînée de poudre. Avec cet argument puéril, enfantin : C'est la faute de l'autre.

Normalement, on est responsable de ce que l'on est, même si l'on subit des perturbations venant de l'extérieur, des autres, ou même des proches. Lorsque l'on fait une thérapie, c'est pour trouver la raison d'un mal-être et passer du : c'est la faute des autres à c'est moi qui ne sait pas faire avec ce que les autres m'apportent de bon comme de mauvais. Ah, mais sans culpabiliser, juste pour grandir.  C'est accepter les autres pour s'accepter soi-même, tel que l'on est. La France devrait faire sa thérapie intérieure, mais ne pas rejeter l'extérieur.

Même dans l'Histoire récente, les pays qui se sont fermés se sont transformés en dictature : Iran, Corée du Nord, Birmanie, Cuba, Yémen etc...

Bon, bref, assez parler.... Je voulais partager ici ce texte de Luc Besson, homme de cinéma dont j'adore l'oeuvre ! Il nous parle de la Grande Illusion.

 

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LA GRANDE ILLUSION

Mes chers compatriotes, mes amis, mes frères.

Je m’appelle Luc B, j’ai 57 ans, je suis français, marié et père de cinq beaux enfants.
Je n’appartiens à aucune communauté, aucun parti, aucun syndicat.
Je ne bois pas, je ne fume pas et je ne me suis jamais drogué.
Par contre je travaille, et ce, depuis l’âge de 17 ans.
Je travaille pour ma société, pour ma famille et pour mon pays. 
Je suis, somme toute, un citoyen comme les autres. 
J’ai le sentiment de faire partie du peuple de France et je suis fier de l’être.
Je prends la parole aujourd’hui parce que je me dois de dénoncer la belle arnaque dans laquelle nous nous apprêtons à tomber.

L’Arnaqué

Les arnaqués c’est nous. 
Foule sentimentale, en mal d’idéal, baladée par les discours, épuisée d’avoir cru, écœurée par les promesses non tenues.
Affaiblis, désabusés, nous sommes une proie facile, comme un animal blessé, abandonné au milieu de la forêt.
Aveuglés par nos larmes, nous sommes la cible parfaite des vendeurs de fleurs à l’entrée des églises et des vendeurs de mouchoirs à la sortie des cimetières.
Notre mal-être nous expose, nous rend vulnérable. Nous sommes prêts à entendre n’importe quoi du moment que ça soulage. C’est le moment idéal pour nous abuser et c’est le créneau choisi par les escrocs pour entrer en piste.

L’arnaqueur

Ils sont deux et travaillent en tenaille : la famille LE PEN et le Front National.

Rappelons brièvement ce qu’est la famille LE PEN.
Le père tout d’abord, pour qui la shoah est un détail, le racisme une douce mélodie et l’étranger un nuisible. Il se réclame de race blanche et supérieure, mais plus il parle, plus je rêve d’être noir. 
Il y a une quarantaine d’années, il a monté une petite boutique où tous les articles sur le fascisme, le racisme ou la xénophobie sont en vente libre. 
Il a aussi une maison de disques qui, il n’y a pas si longtemps, éditait encore les droits musicaux de chants nazis. 
La boutique est aussi connue pour ses excès verbaux et physiques et ses dérapages fréquents. Mais les français ont parfois la mémoire courte. Qui se souvient des ratonnades des années 80 ? Qui se souvient de ce jeune arabe jeté dans la seine et qui a succombé à ses blessures ? N’oubliez jamais sinon, un jour, c’est vous qu’on oubliera.

Fatigué par tant d’activités, le père a passé les clés de la boutique à sa fille « Marine », qui aujourd’hui se réclame « la candidate du peuple » « La candidate antisystème »
La bonne blague ! Marine est une héritière, élevée à Saint-Cloud, dans l’aisance et le luxe. 
Elle n’a jamais vraiment travaillé de sa vie, ni en entreprise, ni en usine et encore moins à la ferme. Elle n’a jamais participé à l’essor de la France et n’a jamais créé d’emplois (à part des fictifs apparemment).
Elle est en réalité la parfaite représentante du système qu’elle dénonce. 
Elle vit des allocations de Bruxelles, et se sert de toutes les lois du système pour lui permettre d’améliorer son quotidien. 
Comment peut-on se réclamer « candidate du peuple » quand on n’a jamais travaillé avec lui ni pour lui ? Et comment peut-on se déclarer « antisystème » quand on l’utilise à fond depuis des décennies ?

Le FN maintenant : une Jolie P.M.E qui regroupe, dans ses instances, l’élite du fascisme à la française. 
J’ai lu les 144 points de leur programme pour la présidentielle. Trois ou quatre points sont intéressants, une cinquantaine sont inapplicables, le reste n’est que du racolage électoral. On vous dit tout ce que vous voulez entendre, du moment que vous votez pour eux.
Le Front National nous propose de fermer les frontières et chasser les étrangers, c’est-à-dire vivre petitement, entre nous. De se reproduire en famille en quelque sorte. 
À quelle période de l’histoire et dans quel pays, le repli sur soi-même a-t-il marché ? Jamais. La fermeture entraîne l’isolement. L’isolement amène le totalitarisme. Le totalitarisme mène au fascisme. Le fascisme à la guerre.
Cinq mille ans d’histoire sont là pour le prouver et ce n’est pas la petite héritière de Saint-Cloud qui va changer l’histoire.

L’arnaque

Comme nous avons affaire à des professionnels, l’arnaque est double.
Régulièrement il y a en France, des élections. Comme les frais de campagne sont remboursés par « le système », il y a du fric à se faire. Le FN présente alors une multitude de candidats inexpérimentés, qui n’ont évidemment aucune chance de gagner, mais qu’importe, la marque FN est suffisamment forte pour passer la barre des 5% et se faire rembourser par « le système ».
On charge alors les frais de campagne et on se fait grassement rembourser. C’est comme ça que le Front National empoche plusieurs millions d’euros à chaque élection.
(voir reportage sur France 2, très bien fait sur ce sujet).
En complément des recettes, le Front National fait payer ses cadres par Bruxelles (le système), histoire de gagner davantage.
Mais pour que ça marche, il faut passer la barre des 5%. Il faut donc que la marque soit forte.
Alors on travaille l’image de la marque, comme n’importe quelle société du système qu’elle dénonce. On fait de la pub et de la com. On refait la vitrine de la boutique pour mieux attirer le client.
On balance des images au ralenti du capitaine Le Pen, cheveux au vent à la barre de son voilier. On gomme le nom « FN » qu’on remplace par « Bleu Marine ». On choisit une fleur en guise de logo. On coupe les cheveux, blanchit les dents et on lui met un nouveau petit tailleur. Puis, chaque jour, on balance des petites phrases choc, bien étudiées ,que les cadres du partie répètent en boucle sur toutes les ondes, pour être sur que le client a bien entendu.
Vous la sentez monter l’arnaque ? La super promotion – À prix cassé - Sortie d’usine ? La grosse opération de dédiabolisation pour paraître acceptable ? mais, par définition, le diable est le diable et quand il prétend changer c’est pour mieux nous abuser.
Ensuite, on chasse le père, trop segmentant, même si on lui prend quand même au passage ses six millions d’euros pour faire la campagne. Attendons encore cinq minutes et elle nous fera croire qu’elle n’est plus au Front National. 
Et puis, pour finir, le relooking bien marqueté de la candidate, on sort quelques bons slogans comme : « La France apaisée » non, mais sérieusement ? De qui se moque-t-on ? J’ai l’impression d’entendre Volkswagen qui nous vend de l’écologie alors que leurs voitures sont cinq fois plus polluantes que la norme. Apaisée ? En divisant les français ? En dénonçant leurs différences ? La diversité est une chance, une force, un espoir. Pas un fléau. 
« C’est la faute aux étrangers » scandent les dirigeants du FN. Comme c’est facile de rejeter la faute sur les « autres » : pour ma part, je voudrais remercier, les maghrébins, les espagnols, les portugais, les sénégalais et tous ces étrangers qui ont défendu notre pays puis construit nos routes, nos ponts, nos hôpitaux…
Merci à tous ces amis étrangers qui ont libéré et embelli notre pays.
Merci aussi à tous les pays qui accueillent nos deux millions et demi de français vivant à l’étranger et qui jamais ne les montrent du doigt. 
Mais ne nous y trompons pas, tous ces slogans faciles n’ont pour but que d’attirer nos votes, car la seule chose qui intéresse la famille LE PEN et sa petite bande d’extrémistes, c’est "le blé, la fraîche, les thunes, le flouze, le grisbi,’’ comme on disait chez Audiard. 
C’est mon métier de fabriquer des rêves et de les proposer aux gens, mais personne n’est dupe : on raconte des histoires, pour rire ou pour pleurer, et même si on y met de la vérité, du sérieux et de l’amour, on ne prétend jamais que c’est la vraie vie.
Je crois savoir ce qu’est un scénario, je pense pouvoir juger un acteur. 
Le film que nous propose Madame LE PEN est juste mauvais. Le scénario ne tient pas la route et son actrice principale (ainsi que les rôles secondaires) jouent faux. 
Quand Madame LE PEN est sur un marché, son regard cherche la caméra, puis prend le bon angle et délivre un sourire médiatique. 
Le pire c’est son regard, il est ailleurs. Elle n’en a rien à cirer du problème du boucher ou du paysan. Elle ne l’écoute pas. C’est une actrice qui joue seule, sans son partenaire. L’art de l’actrice, c’est de couler sa vérité dans une situation imaginaire. Madame LE PEN joue à l’envers : elle est dans une vraie situation et ne délivre aucune vérité. Son regard est vide d’amour, de compassion, d’émotion. Elle joue mal, tout simplement.
Le spectateur ne l’intéresse pas, il n’y a que son nom en haut de l’affiche qui la motive.
Voilà l’arnaque que je me devais de dénoncer.
Il n’y a pas de verité dans sa démarche, juste l’envie de faire les poches à un mourant.
Nous sommes tous meurtris par les trois millions de chômeurs et les neuf millions de pauvres qui vivent en France.
J’ai mal pour nos paysans, nos artisans, nos ouvriers.
Ce sont nos compatriotes, nos frères et nos sœurs.
Madame LE PEN ne les sauvera pas, bien au contraire. Son programme ne fera qu’augmenter ces chiffres et notre détresse.
Les seuls qui pourraient vraiment faire quelque chose, c’est nous, car nous sommes le peuple français, digne et solidaire, et que c’est notre devoir de citoyen. Nous l’avons inscrit dans notre constitution. 
« Fraternité » n’est pas un slogan mais une composante de notre ADN.
Occupons-nous de notre pays, ouvrons-nous, dépassons-nous et montrons aux charlatans qu’ils n’ont pas leurs places parmi nous.
Montrons au reste du monde ce que cela veut vraiment dire d’être français : un peuple ouvert, courageux et fraternel, qui n’a pas besoin d’une idéologie à deux balles pour s’en sortir.
Nous sommes un grand peuple et nous grandirons davantage en nous donnant la main.
Le monde nous regarde. L’histoire nous attend.
Aux urnes, citoyens.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Actions Réactions Humeur Humour

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