Publié le 23 Janvier 2017

Afficher l'image d'origineEssai - Editions Allary - 94 pages - 10 €

 

Réédité en novembre 2015

 

Le sujet :Chaque année, un milliard de touristes parcourent le monde. Prêts à vous assommer avec leur récit de voyage avant, pendant, après !

Voici la méthode complète pour vous aussi, assommer vos proches lors de votre prochain périple !

 

Tentation : le blog Lectures sans frontières

Fournisseur : Ma CB, pour Noël !

 

 

 

 

 

Mon humble avis : A peine avais-je lu le billet de mon amie Fanja (Lectures sans frontières), que je dégainais ma CB pour me commander ce petit livre. Il me le fallait absolument !... Et après lecture, je ne suis pas déçue du tout !

Ce pamphlet, succès de librairie, était épuisé depuis plusieurs années. Auteur et éditeurs ont eu la bonne idée d'en proposer une nouvelle version, qui prend compte de l'ère numérique et s'y adapte. Et oui, car en 2015, le voyageur possède bien d'autres moyens que le mythique album photos pour assommer son entourage au retour de son voyage. Il peut désormais compter sur l'aide de Twitter, Instagram, Facebook, les blogs etc. 

L'assommoir se met en oeuvre bien avant son départ, jusqu'à l'ultime minute avant l'embarquement, puis dès le premier pied posé en terre étrangère (ou hostile), à chaque événement majeur ou ultra mineur qui ponctue son voyage... Tout est publié sur Facebook. Et bien entendu, il prévoit tout vous raconter de nouveau, dans les moindres détails, à son retour... D'explorateur, il devient exploraseur et poncif opérator !

De l'art d'ennuyer en racontant ses voyages est juste hilarant ! Lecture rapide mais ô combien jubilatoire. L'auteur s'inspire de ce que ses proches lui ont fait subir.... Mais aussi des millions de publications d'inconnus sur le web par les réseaux cités ci-dessus. Ensuite, on peut imaginer que lors de ses propres voyages, il observe sans réserve ses congénères... Et cela dénote bien le comportement des français en voyage...C'est presque un portrait du français voyageur que Debureaux nous dresse. Matthias Debureaux nous livre ici un petit florilège de tout cela, dans un style caustique à souhait assaisonné d'un humour dévastateur où le 1er et le 10ème degré se mélangent savamment. Que j'ai ri, que j'ai ri, que j'ai ri....Que j'ai ri.... aussi de moi-même, car bien sûr, je me suis reconnue dans quelques passages (bon, les moins pires hein !)

Le mieux, pour expliquer ce que vous trouverez dans ce livre, c'est de partager quelques extraits piochés au hasard de ces pages.

 

"Usez de périphrases et n'appelez jamais un lieu par son nom. Exprimez-vous comme un prospectus d'agence de voyages. Ne dites pas la Malaisie mais "le pays du sourire". Ne parlez pas du Cambodge mais "du pays des francs sourires et rires mélodieux". Ainsi, Venise sera "la Sérénissime", "la jolie fiancée de l'Adriatique", "la patrie des brumes", "la Vénus des villes" "...

"Sur une période relativement longue, comme la traversée à la marche d'un grand territoire, laissez faire la nature et filmez l'évolution de votre système pileux (barbe, cheveux, aisselles...) sur fond de multiples décors. Puis montez ces images de façon très dynamique en animant musicalement  cet exploit touristico-capillaire."

"Dans l'avion du retour, ruminez les meilleures anecdotes de votre voyage et prenez votre voisin de siège pour cobaye. Harponnez-le avec l'histoire de l'éléphant qui a déclenché un embouteillage à New Delhi ou celle des petits singes de Singapour qui ont tenté de dérober une banane dans votre sac à dos."

"Sachant que les visages génèrent un tiers de "like" et de commentaires en plus, envoyez les portraits de toutes les personnes que vous croisez lors d'une traversée en stop de huit mille kilomètres."

"Bombardez les réseaux sociaux de petites vidéos personnelles au format ultra-court et très rythmé, idéalement en accéléré : mon tour du monde en 2.30 mn, la Russie en une minute ou la Chine en 6 secondes. Comme il est malaisé de sécréter l'ennui en si peu de temps, proposez un making-of d'une heure et demie !"

 

le billet de Fanja

 

Quant à moi, il est grand temps que je commence déjà à vous ennuyer avec mon prochain voyage... j'ai passé de heures à écrémer 2 brochures de voyages aventures, j'ai même sorti ma CB pour payer l'accompte, demain, je vais acheter mon guide de voyage et dès après demain, je me remets à la rando pour être en forme en juin. Bon faudra peut-être que je prévois une semaine de détox pour gravir allègrement quelques volcans mais ne vous inquiétez pas, vous saurez tout !

Car en juin, je foulerai la terre ô combien hostile de Lanzarote, île des Canaries, pour une semaine de rando ! Je vous posterai des photos de mes pieds endoloris et vous décrirez l'odeur de mes chaussettes, le climat et le contenu quotidien de mon sac à dos ! Peut-être même irai-je jusqu'à vous détailler le goût de l'eau du robinet de Lanzarote ! (Voyez comme j'ai bien retenu les conseils de Matthias Debureaux !)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 21 Janvier 2017

Il a déjà tes yeux : Affiche

Film de Lucien Jean-Baptiste

Avec Lucien Jean-Baptiste, Aïssa Maïga, Zabou Breitman, Vincent Elbaz

 

Synopsis : Paul est marié à Sali. Tout irait pour le mieux s’ils arrivaient à avoir un enfant. Jusqu'au jour où Sali reçoit l'appel qu'ils attendent depuis si longtemps : leur dossier d'adoption est approuvé. Il est adorable, il a 6 mois, il s'appelle Benjamin. Il est blond aux yeux bleus et il est blanc. Eux… sont noirs !

 

 

Mon humble avis : J'aime beaucoup Lucien Jean-Baptiste, tant comme acteur que comme comédien. Hélas, il est trop tare au cinéma et pour cela, il cumule souvent les deux casquettes.

Il a dejà tes yeux, un très beau film, drôle, très émouvant aussi, jubilatoire mais pas que... Un film qui délivre un vrai message.... de tolérance. Vous me direz, rien de très original... et bien si. Parce qu'ici, l'intolérance, les préjugés sont montrés des deux côtés : noir et blanc.

La couleur de cet enfant, ou de ses parents adoptifs gène tout le monde, sauf ceux qui sont directement concerné, à savoir, les parents justement qui veulent juste aimer un enfant.

Des couples caucasiens ayant adopté un enfant noir est chose courante... et ne choque personne... sauf que dans la tête des autres, passe l'idée "les pauvres, ils ont dû adopter". Mais nul n'ose remettre en cause la légitimité de l'adoption. Alors pourquoi en serait il autrement en situation inverse, lorsque ce sont des noirs qui adoptent un enfant blanc ?

Dans ce film sans aucun doute très réaliste, "le monde entier" ou presque, personne n'échappe à la défiance, l'incrédulité, la méfiance, le scepticisme, voire le rejet : depuis l'assistante sociale jusqu'à la police en passant par les autres baby-sitters qui, au parc, prennent forcément Sali pour une des leurs... Quant aux parents de Sali, ils ne veulent tout simplement pas en entendre parler.

Ce film est réaliser avec une réelle justesse, alternant comédie légèrement "loufoque", dialogues percutants, moments de réflexions et d'intense émotion, mais jamais de guimauve ni de mièvrerie. De la révolte aussi dans le coeur du spectateur qui voit cet amour parental bien mis à mal. Mais c'est un film qui fait du bien, oh que oui ! Il touche en plein coeur et les comédiens, tous bien dans leur rôle et très attachants, ne sont pas étrangers à cette belle harmonie.

Le monde évolue, il est temps d'en prendre compte, il est grand temps de sortir des prototypes et de "voir et penser" autrement. Bref, de faire évoluer notre humanité, tant intérieur qu'au sens propre d'un terme, pour en faire jaillir le meilleur : l'amour et le vivre-ensemble en faisant tomber les barrières. Et ce film montre avec allégresse que les barrières sont juste dans les esprits !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Janvier 2017

Sous titre : Nouvelles des Indiens Jivaros

Afficher l'image d'origineBD - Editions Steinkiss - 142 pages - 20 €

Parution en janvier 2016

 

Le sujet : Au coeur de la jungle amazonienne, les Jivaros Achuar conversent quotidiennement avec les plantes, les animaux et les esprits grâce aux anent, de petits poèmes fredonnés à voix basse ou récités mentalement.Du moins en était-il ainsi il y a quarante ans, lorsque l'anthropologue Philippe Descola partagea leur vie pendant trois années. Fasciné par son récit, Alessandro Pignocchi repart aujourd'hui sur ses traces...

 

Tentation  : Pitch et couv'

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Comme j'apprécie de voyager à travers les livres et les bandes dessinées, surtout lorsque ceux-ci m'emmènent dans des contrées où je n'irai jamais... Tout simplement parce que je serais bien incapable de vivre plusieurs semaines dans une tribu au fin fond de l'Amazonie.

C'est en effet en Equateur, dans les tribus Achuar qui vivent en pleine forêt...

Déjà, l'album en lui-même est de toute beauté ! Les dessins sont en aquarelle... Tout d'abord en noir et blanc puis, au fur et à mesure des pages, Alessandro Pignocchi y intègre quelques couleurs. C'est magnifique, du grand art qui, qui plus est laisse place à l'imagination du lecteur. Les dessins éveillent tous les sens de celui-ci... Ils nous laissent sentir, entendre, toucher, voir, goûter...

Il y a quarante ans, l'anthropologue Philippe Descola (qui préface cette oeuvre), vécut, avec son épouse, 3 ans auprès des Achuar (Les gens du palmier d'eau). Philippe Descola témoigne de ces années dans un livre intitulé "Les lances du crépuscules". C'est en tombant sur cet ouvrage qu'Alessandro Pignocchi a eu comme une révélation : Il lui fallait retourner sur les traces de Descola, refaire le même voyage. Et ainsi, constater ou non la vivacité des traditions Achuar. 

Mais surtout, Alessandro partait en quête des Anent, ces chants magiques qui permettent la connivence des indiens Achuar avec leur environnement : plantes, animaux, esprits... une tradition orale qui semble bien disparaître.

C'est donc une plongée dans la culture achuar que nous propose ici Alessandro Pignocchi... Avec beaucoup d'humour et d'autodérision, des plages de silences qui disent beaucoup et des dialogues intimes mais qui vont à l'essentiel avec les Achuar, d'émotions.

A l'origine, Alessandro voulait tourner un film... mais il n'a pas trouvé de financement car les Achuar vivent désormais habillés ! Sans mythe du maudit sauvage, pas d'argent. Pfff. Bien sûr, les Achuar ont évolués en quarante ans, mais ils restent bien attachés à leur culture et leurs coutumes. Mais bien sûr, il faut penser à l'avenir... et à l'invasion de la modernité, pour le meilleur et pour le pire.

Un album ESSENTIEL ! A lire évidemment !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 17 Janvier 2017

Afficher l'image d'origineRécit - Editions Livre de Poche 204 pages - 4.60 €

 

 

Parution d'origine en 1842.

 

Le sujet : En hiver 1838 - 1839, Chopin est au plus mal. Aussi, George Sand, ses enfants et Chopin entreprenne un voyage à Majorque, dont le climat devrait être bénéfique au malade. Ils y resteront 3 mois et un Hiver à Majorque est le récit de ce séjour. 

 

Tentation : achat de ce livre il y a des années, en visitant la maison de George Sand à Nohant.

Fournisseur : Ma PAL donc !

 

 

Note en passant : remarquer la belle constance de ce blog !!! Ce weekend, je vous emmenez à Minorque, et aujoud'hui, nous voici à Majorque !!! Bon, j'avoue, c'est fait exprès !

 

 

Mon humble avis : Il est bien rare que je me frotte à la littérature classique, aussi, je précise bien que ce billet est un simple avis de lecture et non une explication de texte littéraire, que je serais bien incapable de rédiger à l'heure actuelle.

Cette édition Livre de Poche comporte une préface assez longue (que j'ai lue) puis des commentaires et des notes innombrables sur lesquels j'ai fait l'impasse. Néanmoins, la préface m'a tout de même été bien utile, histoire d'appréhender l'oeuvre avec un minimum de matériaux culturels...

Mes premières heures de lectures furent portées par mon allégresse, tant je me délectais du style et de l'écriture de George Sand (d'autant plus qu'au début, George Sand fait preuve d'un certain humour)... et du dépaysement tant géographique qu'historique que m'apportait ce livre. Puis mon euphorie c'est transformée en une espèce de lassitude et enfin en consternation... Et je suis ravie d'avoir terminé ma lecture, tout comme je suis tout de même contente d'avoir colmaté un petit trou de mon inculture.

Chose curieuse, ce récit est écrit à la première personne du singulier, mais au masculin. Ce "Je" masculin devient parfois "Nous" lorsque c'est toute la famille qui est évoquée.

J'ai volontairement présenté ce livre comme il l'est souvent "vulgairement", comme le récit du voyage de Sand et Chopin à Majorque. Hors, Frédéric Chopin n'est jamais cité. Lorsqu'il est suggéré, c'est par les mots "Le malade", "L'autre"... Bien sûr, à quelques reprises il est question de la présence d'un piano dans l'habitation, mais guère plus.

En fait, un Hiver à Majorque porte uniquement sur l'île même de Majorque, à travers le regard et les impressions de George Sand, et sur ces rapports avec ses habitants. A ce titre, c'est presque "le petit futé" ou "le routard" de l'époque.

A leur arrivée en 1838, il était impossible de trouver une seule auberge sur l'île... Si Sand abordait l'île à l'heure actuelle, elle se retournerait sans doute dans sa tombe devant la profusion d'hôtels dévastateurs...

George Sand ne tarit pas d'éloge sur la beauté des paysages, tant intérieurs que côtiers de Majorque. Les mots lui manquant pour décrire ce qu'elle voit, elle fait appel à l'imagination et au talent de célèbres peintres pour les retranscrire. Puis viennent les descriptions des villes, des monuments et de la Chartreuse où elle résida, et là, j'avoue, j'ai trouvé que le temps s'allongeait péniblement.

Dans les premières pages, les observations que dresse George Sand sur les Majorquins sont presque drôles puisque donnant lieu à quelques situations cocasses, comme peuvent l'être toutes les situations vécues par des Français en terres étrangères et inconnues... Sauf qu'au fil du temps, celles-ci me sont devenues choquantes et consternantes. Même s'il faut remettre ce voyage dans son époque, j'ai été choquée de voir George Sand traiter les Majorquins d'imbéciles, de stupides, de singes, de race inhumaine... bref, même si quelques personnes sont épargnées, c'est le mépris qui ressort de ses pages

On sent vraiment la supériorité détestable du Français qui voyage et qui compare tout par rapport au confort dont il bénéficie chez lui, qui se sidère avec arrogance des différences de culture, de manière de vivre, de penser et de croire, de cultiver la terre, de ne pas chercher la rentabilité à tout prix etc... Si son comportement à Majorque est tel qu'elle le décrit, il est logique qu'elle n'ait pas rencontré la sympathie des iliens. Qu'elle soit étonnée, pourquoi pas, mais de là à critiquer sans chercher à comprendre, j'ai trouvé cela très décevant de la part d'une femme de lettre résolument moderne pour son époque, cultivée, féministe, qui prône la liberté et le progrès. Autant d'intolérance dans une lecture, cela pique les yeux.

Et cela m'a fait penser à mes clients, lorsque j'étais agent de voyages ou loueuse de voiture à l'aéroport de Pointe à Pitre en Guadeloupe... "La Guadeloupe serait parfaite sans les Guadeloupéens",  "non, je ne veux pas aller au Maroc, il y a trop de Marocains" etc...

Voilà... une langue française magnifiquement maniée, de superbes descriptions de paysages mais un racisme basique et un comportement très colonisateur... Voilà qui me laisse perplexe.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Janvier 2017

Continuons la visite de Minorque (Baléares) voyage que j'ai effectué en septembre dernier.

Je me suis offert une journée en bateau pour découvrir les plages du sud. Bon point de romantisme dans cette épopée, nous étions 200 sur le bateau, mes moyens ne m'ayant pas permis de le privatiser pour moi seul !

Néanmoins, le plaisir de naviguer fut bien là et les paysages furent bien magistraux. Certaines de ses plages sont souvent utilisés pour des tournages de films ou de spots publicitaires. Vous y voyez une plage déserte avec une superbe femme dessus.... Tous ses tournages ont lieu en mars, l'actrice ou la top model est frigorifiée.... Mais le lieu est vraiment désert.

Ces plages sont accessibles soit par la mer, soit par la terre après un certain temps de marche. Vous laissez votre voiture sur un parking et prenez le long chemin caillouteux avec glacières, fauteuils de plage etc. Sauf qu'en juillet /août, dès 9h00 du matin, vous ne trouverez plus un place pour garer votre voiture !

 

Allez, c'est parti pour les photos ! Tout d'abord les plages du sud ouest, puis un charmant petit village du sud nommé Binidali, avec une maginifique architecture méditerranéenne !

Au loin, l'ile de Majorque !

Au loin, l'ile de Majorque !

UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
Le village de Bindali, choupinou XXL ! Certains y résident à l'année, mais dans ces petits appartements, vous pouvez aussi trouver quelques locations. Partout dans ces ruelles étroites, des écriteaux rappellent que le silence est de bon aloi !

Le village de Bindali, choupinou XXL ! Certains y résident à l'année, mais dans ces petits appartements, vous pouvez aussi trouver quelques locations. Partout dans ces ruelles étroites, des écriteaux rappellent que le silence est de bon aloi !

UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
Je ne sais pas si je l'ai déjà dit, mais Minorque est une ile extrêmement propre...Où l'on ne rigole pas avec ...

Je ne sais pas si je l'ai déjà dit, mais Minorque est une ile extrêmement propre...Où l'on ne rigole pas avec ...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 14 Janvier 2017

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Il y a une semaine, j'étais dans une salle, debout parmi des milliers de gens... pour le concert de Renaud.

Renaud que j'ai réellement découvert sur un tard, passée ma prime jeunesse... Dans la vingtaine, alors que je travaillais à la radio NRJ/Chérie FM à Lille, un collègue journaliste en était archi fan et m'a donc initié... Et ce fut alors une révélation pour moi et à l'époque, ses K7 tournaient en boucle dans ma voiture où je chantais à tue-tête !

Tant de poésie avec pourtant un langage le plus souvent populaire, tant de révolte, tant de douceur, tant d'amitié, tant d'humour d'ici-delà dans ses chansons.

Tant de tubes increvables !

Même si, cette dernière décennie, on a plus souvent parlé de l'homme que du chanteur, du people que du compositeur, de l'alcoolique que du vrai poète... Ce qui va souvent hélas de paire depuis toujours. Et oui, les Baudelaire et autres n'étaient déjà pas très nets à l'époque.

Et voilà que cette année, Renaud a renaît de ses cendres tel un phénix, après une énorme cure de désintoxe, affichant et clamant une nouvelle sobriété... Même si depuis, celle-ci semble avoir pris un peu l'eau, sans faire d'humour noir. Mais bon.

Un album meilleur vente de l'année, et une tournée annoncée ! Me voilà à acheter mon billet plus de 6 mois à l'avance, croisant les doigts pour que d'ici là, le concert ne soit pas annulé pour une cause à 40°.

Mais non ! Le concert à bien lieu, la salle est pleine à craquer...

Et là, les premiers mots chantés par Renaud sont effroyables de laideur. Une voix roque et usée, une articulation qui fait défaut... 

L'homme se "moque" de lui même... Une mauvaise "pharyngite" à Noël et puis "vous n'êtes pas venus pour écouter Céline Dion ou Pavarotti, donc faudra faire avec ce que j'ai".

Mais rassurez vous, au fil des chansons, la voix s'est améliorée en chauffant. Certes, il y a eu quelques tout petits trous de mémoire... Mais la fête a battu son plein, le spectacle était bien là, avec des décors fabuleux, des musiciens exceptionnels, des nouvelles chansons et des tubes à la pelle, que le public par coeur à l'unisson ! J'adore ses moments là ! Car c'est dans ces moments partagés avec des inconnus que je me dis que peut-être, les gens ne sont pas si cons, que oui, l'unisson est possible dans la diversité, que oui, il y a des gens qui écoutent des chansons pour les paroles censées, poétiques ou réalistes, des gens qui réfléchissent etc...

On en a fait des choses en chansons ce soir là :

Embrassé les flic et fustigé l'armée et les 500 connards sur la ligne de départ du Dakar, passé un moment avec les potos Manu et Pierrot, planté un oranger, mangé des Mistral Gagnant, on s'est moqué des étudiants (poils aux dents)... On a attendu le marchand de cailloux, fait tous les étages de mon HLM jusqu'à celui de Germaine, on a même réuni Manhattan et Kaboul dans une même chanson. 

Bien sûr, on a marché à l'ombre, on était morgane de toi et en cloque en chantant une ballade irlandaise avec Docteur Renaud et Mister Renard avant de prendre la mer dès que le vent soufflera. 

Et puis on s'est aussi souvenu de l'Hyper-Cacher tout en étant toujours debout...et plein d'autres choses encore... En se disant alors que la vie c'est moche et trop court et qu'on était fatigué de tout ça.

2h30 de concert avec des rappels qui n'ont pas bouffé un quart du concert. Donc en tout, 2h25 de musique et de la bonne musique et une homme bon, un bon bonhomme.

Une petite vidéo tournée avec mon petit I.phone puis d'autre extraits de meilleurs qualités, donc pas de moi !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 11 Janvier 2017

 

Comme chaque année depuis quelque temps, Priceminister organise chaque année un match de critiques de blogueurs littéraires sur une sélection de romans de la Rentrée Littéraire.

Ce match est parrainé par des blogueuses qui, bien avant la rentrée, lisent nombre de ces romans en avant première et sélectionnent chacune 3 romans dignes à leurs yeux de figurer dans ces matchs.

Ensuite, les blogueurs litt de France et de Navarre s'inscrivent aux matchs et choisissent dans la sélection le titre qu'ils souhaitent recevoir chez yeux et chroniquer sur leur blog, ou sur You.Tube ou sur Instragram.... bref, sur le réseau de leur choix. Le but du jeu est de réaliser la chronique la plus originale possible pour mettre en avant l'oeuvre reçue et lue.

Enfin, dans toutes les chroniques rédigées et publiées, les organisateurs de ces matchs élisent la meilleur chronique pour chaque livre....

 

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Et bien oui, j'ai la joie et le plaisir de vous annoncer que votre humble blogueuse préférée à gagné cette année !!!!

... Le prix de la meilleur chronique à propos du roman Police, d'Hugo Boris. Chronique que vous pouvez relire en cliquant sur ce lien !

 

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J'avoue secrètement en public que j'espérais gagner car je m'étais vraiment démenée pour rendre hommage de façon la plus originale possible à ce très bon roman.

Et, au titre de gagnante, je vais recevoir une wonderbox qui me permettra d'aller me faire papouiller et de prendre soin de moi !

En cliquant sur ce lien, vous découvrirez la liste des autres gagnants avec un lien vous dirigeant sur leur publication. De bonnes idées de lecture en perspective !

Bravo à tous le monde et encore merci aux organisateurs !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 10 Janvier 2017

La Vallée des loups : Affiche

Film de Jean-Michel Bertrand

Avec Jean-Michel Bertrand, les loups, les marmottes, les bouquetins, les renards etc...

 

Synopsis : Il existe encore aujourd’hui en France des territoires secrets. Ce film est une quête personnelle, l’histoire d’un pari fou tenté par un passionné rêveur, un anti héros capable de briser toutes les barrières pour parvenir à son but : rencontrer des loups sauvages dans leur milieu naturel. Après trois années passées sur le terrain à bivouaquer en pleine nature par n’importe quel temps, le réalisateur parvient à remonter la piste des loups. Petit à petit, il observe, se rapproche et finit par se faire accepter par la meute. Contre toute attente les prédateurs magnifiques offrent alors un peu de leur intimité à ce drôle de personnage. Mais le film pose aussi la question des limites de cette intimité.

 

 

Mon humble avis : J'aime par-dessus tout voir des documentaires animaliers au cinéma. Parce qu'ils me permettent d'y voir de plus près des animaux sauvages dans leur espace naturel... le tout sur grand écran. Ce qui donne une impression d'immersion totale.

La vallée des loups est donc un documentaires, mais pas seulement animalier. L'humain y prend place, et l'humain au singulier. C'est autant les animaux qui sont mis à l'honneur ici que le portrait d'un homme et de son obsession : trouver, rencontrer et filmer les loups.

C'est donc une quête extraordinaire de plusieurs années au sein d'une vallée alpine (dont le nom et la situation précise resteront secrets, pour la protection des loups). C'est donc un film sur une quête, sur la solitude, sur la patience et la détermination sur la montagne, sur les saisons, sur la nature sauvage. Quel bonheur d'évoluer avec Jean-Michel dans ce territoire vierge de toute présence et construction/destruction humaine.

Les images sont spectaculaires ! Autant vertigineuses que fabuleuses. Elles nous montrent l'immensité autant que l'infiniment petit. Quelle faune et quelle flore nous sont montrées là, au fil des saisons, avec de magistrales variations de couleurs....

Quel bonheur de rencontrer cerfs, bouquetins, renards, écureuils, marmottes, sangliers, renards, chouettes super chouettes, aigles au détour d'un chemin, de les observer à travers les caméras évoluer naturellement en toute liberté sur leur territoire. Avec Jean-Michel, qui s'invite dans celui-ci, et, par des techniques autant particulières qu'ancestrales, fait en sorte de faire lui aussi parti de ce territoire, au même titre que les animaux... mais sans jamais les surprendre, ni rentrer en contact direct avec eux pour ne pas altérer leur véritable nature ni les mettre, de ce fait en danger. Ceci, de jour comme de nuit... Puisque Jean-Michel pose, à des endroits qu'il juge stratégiques après observation, des caméras nocturnes à détection de mouvements. Et l'on réalise alors qu'il s'en passe des choses dans la forêt la nuit... Que certains passages étroits deviennent des boulevards où se succèdent tant d'espèces animales qui nous offrent parfois des scènes bien cocasses !

Je vois donc souvent des documentaires animaliers et celui-ci a vraiment quelque chose en plus... Il n'est pas du tout scénarisé, tient souvent plus de la contemplation, ne promet pas systématiquement l'animal puisque c'est une quête pour les approcher... Leur rencontre est donc toujours aléatoire... et comme une récompense magistrale et magique. Et surtout, nous sommes en compagnie d'un homme seul, qui se filme et film lui-même ses découvertes, ses bivouacs spartiates, ses joies, ses découragements, sa vie primitive dans la forêt montagneuse. Ce qui donne à ce documentaire une dimension supplémentaire... Autant humble qu'intimiste.

A voir, absolument !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Janvier 2017

Et voilà, un premier dimanche avec mon trio félin... Aya, Tsingy et le dernier arrivé, Praslin !

Vous le verrez, nous avons dignement fêté Noël !

Ils s'entendent maintenant parfaitement tous les 3 et ne sont pas avares de tendresse entre eux, et avec moi !

UN DIMANCHE AVEC MON TRIO !
UN DIMANCHE AVEC MON TRIO !
Aya !

Aya !

Praslin

Praslin

Tsingy

Tsingy

Les 3 en mode calinou !

Les 3 en mode calinou !

Aya !

Aya !

Tsingy, star du noir et blanc !

Tsingy, star du noir et blanc !

Praslin !

Praslin !

Les 3 !

Les 3 !

Les 3 !

Les 3 !

Les 3 !

Les 3 !

Les 3 et un peu de moi tout de même !

Les 3 et un peu de moi tout de même !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 6 Janvier 2017

Afficher l'image d'origineBD - Editions Sarbacane - 124 pages - 22 €

 

Parution en février 2015

 

L'histoire : Magid a peur. Son visa de tourisme vient de s'achever : lui, l'ex-commercial respecté à Dakar, est devenu un sans-papiers. Il doit désormais baisser les yeux, rentrer les épaules, devenir un "invisible". De galères en petits boulots, de foyers en chambres de bonne, de combines en arnaques, Magid survit. Et rêve de retrouver sa dignité.

 

Tentation : Couv et 4ème de couv'

Fournisseur : Ma bib'

 

 

 

Mon humble avis : C'est un véritable coup de coeur que je ressens pour cet album. Car je pense que jamais une BD n'a fait naître en moi autant d'émotions, d'empathie pour le personnage et de révolte.

Pourtant, le graphisme ne m'a pas particulièrement séduite, mais l'histoire est si prenante que j'en ai oublié ce léger handicap. Alors même que reportages et émissions de télé se font souvent l'écho de d'étrangers en situations irrégulière comme Magid, avec cet ouvrage, qui se veut le témoignage d'un des auteurs, jamais je ne me suis sentie autant au coeur de la situation... Même si bien sûr, je ne l'ai jamais vécue et que ma position privilégiée de Française naît en France m'en protège.

Magid arrive en France depuis Dakar, en passant par la Gambie pour faire ses "adieux" à sa mère. A l'origine, il vient rendre visite à l'une de ses cousines et s'adonner à la découverte de Paris. Cette première partie est assez amusante. Car Magid nous raconte parfaitement ses étonnements d'étranger : le froid, la neige, la nourriture tellement fade, ses premiers pas sur un escalator etc... Au fil de celle-ci, il trouve tout merveilleux et à priori tellement facile, qu'il décide de rester en France et de chercher un travail. Et cette décision est le début de la fin, comme de la faim d'ailleurs. 

Pourtant, Magid ne ménage pas ses efforts, au contraire, sa persévérance et son courage force l'admiration. Mais il doit faire face aux difficultés d'être sans papier, à l'avidité et la malhonnêteté des uns, à l'escroquerie de la majorité des gens qu'il rencontre (même et surtout parmi "ses frères"). Evidemment, lorsque l'on vient de loin, d'un pays où un mot est une parole, lorsque l'on est en situation de faiblesse, l'on devient souvent très naïve. Et Magid est souvent d'une naïveté, parce que c'est un homme bon et juste, d'une naïveté qui fait mal au coeur du lecteur.

Tout cela sans compter sur les arcanes du travail au black, de l'impossibilité d'encaisser des salaires payés par chèques par incapacité d'ouvrir un compte en banque, l'inertie de l'administration française... Tout cela mènera notre cher Magid à des piaules d'hôtel pleines de cafard, à des squats, à la malnutrition et ses symptômes, au blues du pays, à la dépression et aux phobies.

Ce n'est pas spoiler que dire que l'histoire se termine bien, puisque la publication de cette BD en est déjà la preuve.

Mais l'on se retrouve soulagé pour ce personnage si attachant, si courageux ! On est heureux de son succès tant mérité et de l'accueillir parmi nous, de le compter comme concitoyen !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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