Publié le 25 Septembre 2016

Hola la gente !

 

Aujourd'hui, je vous emmène à Minorque, une semaine après mon retour.

Minorque, une île de l'archipel des Baléares, petite soeur de Mallorque. Minorque, c'est 50 km de long et jusqu'à 30 km de large. Moins touristique que Mallorque (mais à fuir tout de même en juillet/août), plus sauvage et sauvegardée, Minorque est classée réserve de la biosphère par l'Unesco depuis 1993. Avant cela et au cours des siècles, Minorque a été occupée/envahie par (liste non exhaustive) : les grecs, les phénicéens, les ibères, les romains, les vandales, les maures, les espagnols, les anglais, les français, qui au bout de quelques années, l'échangeront avec les espagnols contre Belle Île en Mer, ce qui est géographiquement bien plus logique.

Minorque regroupe 9% des habitants des Baléares.

Les Baléares possèdent un gouvernement autonome et la langue officielle y est le catalan, suivi de près par le castillan.

Ca, c'était pour partager un peu de culture !

Une semaine là-bas pour moi, trop court bien sûr pour tout voir. Même si l'île est petite, il faut un certain temps pour aller d'un point A a un point B, de nombreuses routes étant sans issue. Très bon point pour cette destination et qui saute aux yeux : la propreté ! 

 

Sur ce billet, mon 2ème jour de vacances, et 1er jour d'excursion. Au nord de Minorque, dans un village de pêcheur appelé Fornells !

UN DIMANCHE A MINORQUE : FORNELLS
UN DIMANCHE A MINORQUE : FORNELLS
En route pour une petite plongée bouteille, ma 1ère plongée en Méditerranée !

En route pour une petite plongée bouteille, ma 1ère plongée en Méditerranée !

UN DIMANCHE A MINORQUE : FORNELLS
UN DIMANCHE A MINORQUE : FORNELLS
UN DIMANCHE A MINORQUE : FORNELLS
UN DIMANCHE A MINORQUE : FORNELLS
Au loin (en bas à gauche), le phare de cap cavalleria, nous y reviendrons de plus près lors d'un autre billet ! La tour (de défense) fut construite par les Anglais en 1801.

Au loin (en bas à gauche), le phare de cap cavalleria, nous y reviendrons de plus près lors d'un autre billet ! La tour (de défense) fut construite par les Anglais en 1801.

UN DIMANCHE A MINORQUE : FORNELLS
Sur les photos de droite, mon spot de plongée, dans la réserve naturelle.

Sur les photos de droite, mon spot de plongée, dans la réserve naturelle.

UN DIMANCHE A MINORQUE : FORNELLS
Vue panoramique ! Oui, à ce moment là, j'étais la seule âme qui vive aux alentours !

Vue panoramique ! Oui, à ce moment là, j'étais la seule âme qui vive aux alentours !

Et accessoirement, la vue de mon hôtel, situé à Arenal d'en Castell

Et accessoirement, la vue de mon hôtel, situé à Arenal d'en Castell

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

Publié le 23 Septembre 2016

Afficher l'image d'origineBD - Editions rue de Sèvres - 84 pages - 19 €

 

Parution le 5 octobre 2016 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : Où est la valeur d'une vie? Dans le bruit et la fureur ou dans le recueillement du silence? Dans ses batailles ou ses renoncements? William, lui, a choisi la solitude et le silence il y a 25 ans en intégrant l'ordre religieux des chartreux. Quand un héritage le contraint à quitter le monastère pour Paris, c'est tout un monde nouveau qu'il doit apprivoiser, des certitudes longuement forgées à interroger et surtout, son ancienne vie, laissée là, qu il va retrouver.... Sa rencontre avec Méry, jeune femme aux jours comptés du fait d'une maladie incurable mais résolument décidée à profiter du temps qu'il lui reste, le confrontera à de nouvelles questions et compliquera ses choix. 

 

Tentation : le pitch et le nom de l'auteur !

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

 

 

Mon humble avis : Quel album, de toute beauté dans tous les sens du terme !

Déjà, l'objet en lui-même est magnifique, très agréable au toucher, à regarder, à feuilleter. Les dessins sont de ceux qui me plaisent : aboutis, réalistes, précis, les visages ressemblent à des visages et les décors sont somptueusement croqués !

Pour le reste, atmosphère, textes, scénario, tout n'est que finesse, tact, délicatesse et intelligence.

Depuis 25 ans, William mène une vie monacale chez les Chartreux (l'un des ordres religieux les plus "fermés") où il se dédie à la prière et au silence, et respecte ses voeux de chasteté, d'obéissance et de pauvreté. Un jour, le monastère reçoit un courrier obligeant William à sortir de sa retraite du monde : sa présence est obligatoire pour la lecture d'un testament où il figure comme légataire. 

William quitte donc son monde de reclus et redécouvre la vie citadine et sociale du XXIème siècle. C'est pour lui l'occasion de laisser ses souvenirs d'antan se raviver, de se poser des questions sur son propre choix et ses conséquences sur les autres.

A travers William et les personnages qu'il rencontre lors de sa bref escapade, Zep nous donne l'occasion de réfléchir sur  notre mode de vie et sur ce que nous considérons comme essentiel. Qu'est-ce qui pousse un être à s'engager dans les ordres, d'autant plus celui des Chartreux ? Une fuite, une quête, un mélange des deux ? Le choix que l'on fait à 20 ans est-il toujours aussi volontaire 25 ans après ?( choix religieux, amoureux, professionnels ) Quel est notre rapport au sacré (et où le plaçons nous) ? Au silence ? Au bruit de la société de consommation. Qui passe à côté de sa vie dans tout cela ? Le monacal ou celui qui court après la réussite.

Zep a formidablement bien réussi à rendre le voeux de silence de William. Celui-ci devient palpable à certains moments et, pour le lecteur, ce sont des bulles réduites au minimum le plus souvent possible et voire, par moment, pas de bulles ni de textes. Au lecteur de créer ses propres bulles, de remplir les espaces libres proposés par Zep !

Bref, une magnifique BD, propice à la réflexion et l'introspection. Et curieusement pour moi, un BD qui colle à "mon actualité" quelque part, puisque ce weekend, je me rends en Bourgogne pour assister aux voeux religieux d'une de mes nièces.

Dommage que ce soit une BD, car je serai bien resté plus longtemps encore avec ces personnages, pour approfondir encore leur complexité et partager avec eux encore plus de réflexions.

challenge12016br

4

Je ne crois pas malgré moi. C'est un choix, vous savez... Mais ce choix de croire, je le refais chaque jour. Certains jours, c'est plus difficile"
(William)

Un bruit étrange et beau, de Zep

"La mort m'a fait si peur, ce jour là, que j'ai voulu croire en un Dieu plus fort qu'elle et j'ai fini par choisir une vie voisine de la mort"
(William)

Un bruit étrange et beau, de Zep

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Publié le 21 Septembre 2016

La Taularde : Affiche

Film D'audrey Estrougo

Avec Sophie Marceau, Suzanne Clément, Anne Le Ny

 

 

Synopsis : Interdit aux moins de 12 ans

Pour sauver l’homme qu’elle aime de la prison, Mathilde prend sa place en lui permettant de s’évader. Alors que sa survie en milieu carcéral ne dépend que de lui, Mathilde n’en reçoit plus aucune nouvelle. Isolée, soutenue uniquement par son fils, elle répond désormais au numéro d’écrou 383205-B. Mathilde deviendra-t-elle une taularde comme une autre ?
 
 
Mon humble avis : Rien, mais rien à reprocher à ce film, même si je n'irai pas le voir deux fois, tant la dureté et la violence carcérale y est bien souvent insoutenable, à voir, mais surtout à entendre.
La taularde offre une plongée apnéiste, réaliste, sans concession et sans fard dans une prison de femmes. Le film a été tourné dans une prison désaffectée de Rennes. On se prend des coups de poings dans le ventre, des uppercuts presque à chaque instant, tant dans les regards des détenues, dans leur dialogue, les menaces, la violence à fleur de peau.
On suit donc Mathilde, alias Sophie Marceau dans cette prison. Mathilde est incarcérée suite à l'aide apporté à son mari pour le faire évader de prison. Mathilde s'est sacrifiée, préférant ses deux ans de taule à elle aux 10 ans de son époux.
Outre "l'intégration" d'une quadragénaire prof de lettres dans cette univers acculturé, La taularde laisse planer le doute tout au long du film : Mathilde est-elle une amoureuse fleur bleue qui ce serait fait avoir par un homme qu'elle ne connaissait pas depuis si longtemps que ça, où la stratégie du couple est-elle réellement une histoire vécue à deux... La réponse, terrible, parviendra dans les dernières minutes du film et nous laisse sans voix.
Le film est extrêmement bien réalisé, les visages, souvent montrés en gros plans, expriment tous la douleur ou l'effroi, ça en est bouleversant. Mais le plus saisissant dans ce film, c'est l'interprétation exceptionnelle de Sophie Marceau ! Elle aussi sans fard ni maquillage, elle est bluffante de vérité, et nous offre là une de ses meilleures compositions. Elle nous rappelle ainsi qu'elle n'est pas que belle,  mais aussi une actrice au talent incroyable, talent trop peu usité au long de sa carrière dans des films qui mettent plus souvent son côté glamour en avant que son don indéniable de comédienne.
Et, bien sûr, les défaillances de l'administration pénitentiaire ne sont pas réduites au silence, loin de là.
A voir donc, car film très très fort, même si pesant et pas vraiment distrayant !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Publié le 19 Septembre 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Albin Michel - 421 pages - 22 €

 

Parution le 30 août 2016 - Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Charleroi, Belgique, de nos jours. Augustin, squatter qui se rêvent journaliste, squatte la nuit et effectue un stage non rémunéré au journal Demain. Augustin est insignifiant, voire transparent aux yeux des autres. Jusqu'au jour où il assiste à un attentat à la sortie d'une messe où il voit tout, même l'invisible. Car Augustin possède un don, celui de voir les morts (anges ou démons) qui accompagnent leurs vivants.

Sachant cela, la juge le somme d'enquêter sur le ou les coupables de toute cette violence : Dieu, ou les Hommes ?

 

Tentation : E.E.S est l'un de mes auteurs fêtiches !

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

Mon humble avis : Il me semble (à moins que la mémoire me fasse défaut), que c'est la première fois que je sors sans enthousiasme débordant d'un livre d'Eric Emmanuel Schmitt.  Certes, cette lecture est globalement plaisante - malgré quelques longueurs - fluide et spirituellement enrichissante et intéressante.

L'intention de cette histoire est on ne peut plus louable, mais le procédé narratif, quelque peu inhabituel, m'a déstabilisée, voire égarée par moment. Même si la fin du roman justifie justement ce procédé, je ne suis pas convaincue, car il m'a semblé y avoir un réel décalage avec le Schmitt que j'apprécie. J'aime être surprise par un auteur, mais être désorientée à ce point m'a par moment déplu. Des personnages farfelus, un peu trop de démagogie, des répétitions dans les propos d'Augustin, le narrateur, des situations peu vraisemblables, et pour cause sans doute, mais bon, je ne peux trop rentrer dans les détails et justifier mes propos sous peine de spoiler les dernières pages.

De fait, il m'a fallu une centaine de pages avant d'entrer dans l'histoire et de m'approcher de ce que je cherchais dans cette oeuvre. Schmitt aime écrire des romans "lumière et miroir". Lumière pour éclaircir le lecteur, miroir pour que celui-ci s'y retrouve. Avec l'Homme qui voyait à travers les visages (soit dit en passant, je trouve le titre très mal choisi), nous sommes, selon moi, surtout dans le roman lumière.

Qui nous inspire dans la vie, jusqu'où va notre libre arbitre, qui pense, écrit, agit à travers nous. Voilà l'une des questions essentielles développées ici.

Mais surtout, qui est responsable de la violence contemporaine générée au nom de Dieu ? Dieu lui-même, les hommes, Dieu à travers les hommes ou vice et versa ? Pour répondre à cela, Schmitt nous propose une rencontre avec Dieu himself lors d'un long dialogue mené par Augustin. Et l'originalité est qu'Augustin interviewe Dieu en tant qu'auteur de 3 livres : l'Ancien Testament, le Nouveau Testament et le Coran. Cette partie est réellement passionnante et permet de réfléchir à l'évolution des religions au cours des siècles, leurs points communs et les différentes lectures qui sont faites de ces trois livres, avec les conséquences que l'on connaît hélas. Bien sûr, on peut compter ici sur l'érudition d'Eric Emmanuel Schmitt pour nous captiver et nous inciter à s'interroger sur le christianisme ou l'islamisme qu'il y a en chacun de nous, que l'on soit croyant ou athée mais humaniste. Personnellement, cela m'a permis de discerner encore plus la lecture que certains de mon entourage font du nouveau testament et d'en constater encore plus les contradictions dans la pratique.

Dieu a mal à l'homme, car l'homme lit et interprète mal ses livres !

Autre petit détail sympa, Eric Emmanuel Schmitt se met en scène dans cette histoire, dans son propre rôle d'écrivain. Qui plus est, il nous invite dans sa demeure proche de Charleroi, notamment dans son salon tapissé de... livres, évidemment.

Conclusion donc : oui, dans le fond, bof dans la forme !

 

challenge12016br

3

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Publié le 10 Septembre 2016

3 ans ! 3 ans que ça ne m'était pas arrivé, alors qu'auparavant, je pratiquais cette activité plusieurs fois par an !

Il est 18h55... Le pilote annonce : "mettez les gaz" ! Je décolle ! 

Destination : là !

Afficher l'image d'origine

A savoir, Minorque aux Baléares ! J'ai choisi cette petite île, moins courue et moins bétonnée que sa soeur Mallorque, car Minorque est aussi truffée de réserves naturelles.

 

Afficher l'image d'origine

Et ainsi, je poursuis mon tour du monde des îles !

 

Afficher l'image d'origine

 

3 ans sans voyage international (excepté 3 jours à Amsterdam l'été dernier), depuis mon licenciement économique de chez Nouvelles Frontières.

Mais ça y'est, je retravaille depuis 6 mois, je peux donc me permettre à nouveau de dépenser quelque argent pour mes vacances !

Donc une petite semaine, seule, en hôtel club avec au programme :

- Du soleil

- Du farniente et de la lecture

- Une plongée sous marine (offerte par ma Maman)

- Une location de voiture une journée pour faire le tout de l'île à mon rythme

- Une excursion au coucher du soleil dans la campagne minorquaise

- Et certainement une excursion croisière d'une journée, histoire de voir la côte et toutes ses petites plages secrètes depuis la mer !

Donc au final, il n'y aura sans doute pas tant de farniente que cela, mais du dépaysement, et une déconnexion totale du quotidien et de mon environnement !

Donc... Hastà luego ! Voy a comer tapas y beber sangria !

 

Afficher l'image d'origine

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

Publié le 7 Septembre 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Albin Michel - 188 pages - 16.90 €

 

Parution le 17 août 2016 : Rentrée Littéraire !

 

L'histoire : Rive droite, nait Déodat, un enfant dont la laideur contraste avec son intelligence précose. Rive gauche nait Trémière, une fillet dont la beauté n'efface pas la stupidité. Leurs destins se rejoindront -ils ?

 

 

Tentation : Mon fascination pour Amélie pardit !

Fournisseur : Ma CB pardit !

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Ah, le roman que j'attends toute l'année, sans le guetter puisque l'on connait parfaitement sa date de sortie, ou, à quelques jours près, sa période d'éclosion !

Comme il y a quelques années avec Barbe Bleue, cette fois-ci, mon auteure fétiche remet au goût du jour le conte de Perrault éponyme. Elle en donne sa version, avec son style bien particulier, reconnaissable entre mille.

A travers ce conte, Amélie Nothomb revient sur un sujet récurrent dans sa littérature : la hideur face à la toute beauté. Deux apparences opposées mais qui ont un point commun : elles isolent celle ou celui qui la porte. D'un côté, c'est le rejet et de l'autre, la jalousie et le préjugé de la bêtise inhérente à la beauté.

Même si Amélie Nothomb actualise le conte, il règne dans ce livre un sentiment délicieux d'atemporalité, de magie, renforcé par l'entourage familial peu orthodoxe des deux enfants. Bien entendu, la légèreté affichée dans certains propos et dans le style est un trompe l'oeil, mais l'humour et la tendresse de l'écrivaine envers ses personnages sont eux bien réels. Car bien sûr, Amélie ne juge pas aussi sévèrement ses personnages que le font les autres protagonistes du roman. Bien au contraire, entre les lignes, on comprend bien que Trémière n'est pas si sotte que cela, qu'elle possède sa propre forme d'intelligence, une intelligence bien plus essentielle que celle qui s'étale ou saute aux yeux. L'intelligence de soi, et le sens des autres.

Dans chacun de ses romans, Amélie dévoile toujours une partie d'elle-même. Cette fois-ci, nous apprenons sa passion, son amour, sa fascination pour les oiseaux, puisque Déodat deviendra ornithologue.

Comme d'habitude, on retrouve ici des prénoms "Nothomb made", du vocabulaire inusité par ailleurs. Comme d'habitude, je me suis régalée de cette lecture, même si, je l'avoue, Amélie m'a déjà emmenée plus haut !

 

challenge12016br

2

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Publié le 5 Septembre 2016

Afficher l'image d'origineBD - Edtions Futuropolis - 224 pages - 24 €

 

Parution en octobre 2015

 

Le sujet : Etienne Davodeau est auteur de bande dessinée. Benoît Collombat est grand reporter à France Inter. L'un est né en 1965, l'autre en 1970. Ils ont grandi sous la Ve République fondée par le général de Gaulle, dans un pays encore prospère, mais déjà soumis à la " crise " . l'Italie et l'Allemagne ne sont pas les seules nations à subir la violence politique. Sous les présidences de Pompidou et de Giscard d'Estaing, le pays connaît aussi de véritables " années de plomb " à la française. Dans ces années-là, on tue un juge trop gênant. On braque des banques pour financer des campagnes électorales. On maquille en suicide l'assassinat d'un ministre. On crée de toutes pièces des milices patronales pour briser les grèves. On ne compte plus les exactions du Service d'Action Civique (le SAC), la milice du parti gaulliste, alors tout-puissant. Cette violence politique, tache persistante dans l'ADN de cette V° République à bout de souffle, est aujourd'hui largement méconnue. En sillonnant le pays à la rencontre des témoins directs des événements de cette époque - députés, journalistes, syndicalistes, magistrats, policiers, ou encore anciens truands -, en menant une enquête approfondie, Etienne Davodeau et Renon Collombat nous révèlent l'envers sidérant du décor de ce qui reste, malgré tout, le cher pays de leur enfance...

 

Tentation : J'aime Davodeau

Fournisseur : La bib'

 

 

 Mon humble avis : Pas de pattes de chat aujourd'hui pour afficher visuellement mon avis sur cet album pour la bonne et simple raison : je ne suis pas allée au bout de cette BD. Parvenue au premier tiers, je me suis résolue à l'abandon.

C'est aussi pour cela que j'ai copier/coller le pitch en entier, même si celui-ci est bien long. Mais au moins, cela vous permet d'avoir une bonne idée globale de "cher pays de notre enfance".

Pourquoi l'abandon... Parce que cette BD est trop copieuse pour moi. Certes, j'aime m'instruire en BD, mais là, c'était trop pour moi... puisque pas ou peu d'histoire, beaucoup d'Histoire, en fait, il s'agit plus d'un documentaire, ultra documenté ! Je n'avais pas la concentration nécessaire pour retenir ce que j'apprenais, ni m'y retrouver dans la multitude de personnages cités - certains connus en général, d'autres non - bref, je me mélangeais tant dans la chronologie que dans les rôles tenus par chacun. 

Et pourtant, le sujet est intéressant et à le mérite d'être développé et expliqué de façon "plus abordable" que par un reportage de journal ou un essai. Et pourtant, les faits développés ici se déroulent aussi dans l'époque de mon enfance pour certain, voire de mon adolescence.

Après, ce qu'il y a de bien avec cette BD, c'est que ce qui se déroulait en France (plus ou moins sous le manteau) est largement oublié depuis. Donc le remettre au goût du jour permet tout de même de se dire qu'il y a 30 ou 40 ans, les politiques étaient déjà roublards, la France déjà dans un certain foutoir. Donc rien de changé sous le soleil hélas !

Mais les grandes bulles emplies de textes pas distrayants pour deux sous ont eu raison de moi.

Si vous êtes friands de ce type de sujet, cette BD vous plaira, voire vous passionnera à coup sûr. Mais ce n'est pas mon cas !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Publié le 3 Septembre 2016

Un Petit boulot : Affiche

Film de Pascal Chaumeil

Avec Romain Duris, Michel Blanc, Alice Belaïdi

 

Synopsis : Jacques habite une petite ville dont tous les habitants ont été mis sur la paille suite à un licenciement boursier. L'usine a fermé, sa copine est partie et les dettes s’accumulent. Alors quand le bookmaker mafieux du coin, lui propose de tuer sa femme, Jacques accepte volontiers... 

 

 

Mon humble avis : Encore un film ou Romain Duris crève l'écran ! Ok, je ne suis peut-être pas objective, j'adore cet acteur !

Le scénario est franchement bien ficelé, pour faire osciller le film entre comédie, drame et limite burlesque british. Ce n'est pas hilarant, car l'humour est y discret et tout en finesse, et parfois sur un ton décalé. Et bien sûr, l'humour est plutôt noir que rose bonbon ! Mais c'est délicieux, bien senti et les dialogues sont bien assaisonnés !

Bien sûr, je reprocherai à ce film, une fois de plus, d'être tourné dans le Nord, ma région d'origine. Comme s'il n'y avait que dans le Nord que le ciel est gris, qu'il y a des usines qui ferment, des chômeurs et de la misère. Mais bon... Passons...

Jacques accepte de tuer la femme d'un ami (Michel Blanc, excellent dans le genre parrain). Le synopsis précise "bien volontiers", mais ce n'est pas si simple que cela ! Car certes, Jacques est empêtré dans un chômage longue durée, mais il a une conscience morale profonde, et c'est justement cette conscience qui va apporter de la drôlerie dans pas mal de situation. En tueur à gages, Jacques est hors norme, puisque le sang-froid et le "de sang-froid", il ne connait pas.

Un petit boulot peut paraître tout à fait amoral, mais le scénario s'appuie sur le postulat d'une société on ne peut plus immorale, la nôtre, celle du 21ème siècle capitaliste à outrance avec ses profits à tout prix !

Et puis, au delà de cette immoralité, je dirais même au-devant de cette immoralité, ressort surtout la valeur de l'amitié, d'un certain courage.

Et l'envie, non pas de l'extraordinaire, mais juste d'une normalité reposante.

Et puis n'oubliez pas, c'est du cinéma !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Publié le 31 Août 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Léo Scheer - 226 pages - 17 €

 

Parution le 24 août 2016 : Rentrée Littéraire.

 

L'histoire : Vincent, trentenaire parisien, écrivaillon et journaliste peu ambitieux, se morfond dans une vie sans saveur. Jusqu'au jour où, au hasard des rencontres, il fait la connaissance d'Emmanuel, puis de Lia... Tous les trois décident alors une nouvelle trajectoire de vie : une vie où l'on reste vertical là où tout le monde se couche sous les dictacts contemporains.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Premier roman de la rentrée littéraire pour moi, et premier roman tout court ! Très prometteur d'ailleurs, car Romaric Sangars s'est lancé ici dans un projet audacieux, sans chercher la facilité et surtout, quelle plume ! Le style est vraiment soigné, et témoigne d'un français bien maitrisé, aimé passionnément ! Et ça, c'est très agréable à lire... et rassurant... sur la qualité littéraire française à venir !

J'ai terriblement apprécié ce roman dès les premières pages, tant je semblais m'y retrouver dans mes aspirations à une vie faite d'idéaux dans un monde qui serait moins marchand. Les discours pittoresques d'Emmanuel me captivaient, me réveillaient quelque part. Et Lia c'était un peu moi, un peu beaucoup, sauf pour la voix puisque quand je chante, les cris s'élèvent pour que je me taise.

J'ai vraiment cru que ce roman serait une ode à la verticalité, un vent d'optimisme. Hélas non. Ce n'est pas un reproche réel, juste une déception personnelle. Car comment en vouloir à Romaric Sangars, lui qui voit tant à travers de notre société contemporaine et qui, dans ce roman, lui reste fidèle. Oui, il y a cela de magistral dans les verticaux, c'est la vision décryptée de notre époque et l'analyse des faits et des évolutions historiques qui nous ont menés à nos sociétés délétères. Ce qui était admirable, preuve d'honneur à l'époque de la chevalerie est considéré maintenant comme criminel alors que tout tue maintenant, les mots, les images, les réseaux. 

Les verticaux est donc très intéressant à lire, on a envie d'intervenir dans les dialogues pour les enrichir de nos points de vue et les partager avec les personnages. Par contre, attention, cette histoire n'est pas à proprement parlé distrayante. Très dense, pleine de réflexions analytiques sur notre économie de marcher et les rapports autant sociaux qu'amoureux, certains passages s'apparentent presque à la dissertation de philo et incitent à la réflexion personnelle, ou, en tout cas à disséquer les théories proposées pour les trouver subtiles, y adhérer "en toute connaissance de cause" ou les réfuter. Ce roman demande donc une certaine concentration.... et un crayon à papier pour faire des croix dans la marge (ce que je n'ai pas fait, hélas), tant ces pages fourmillent de citations qui seraient à retenir !

Par contre, et voilà pourquoi je ne mets que 3 pattes de chats malgré mon admiration pour le travail de l'auteur... Certains personnages m'ont quelque peu déçue dans leur façon de faire face, de retrouver la verticalité. J'espérais d'eux plus de ferveur, de fantaisie, de passion, et un réel changement de vie et de comportement suite à la décision de demeurer vertical. Le narrateur, notamment.

 

challenge12016br

Nous sommes quelques-uns à ne pas nous résoudre à ce que tout tourne vide. A traquer la verticalité. De vraies vocations, de vraies cibles, et la vie comme élan pur entre les deux.

Les verticaux

Montre moi où tu as mis ta vie ?

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Publié le 19 Août 2016

Comme des bêtes : Affiche

Film d'animation de Yarrow Cheney et Chris Renaud

Avec les voix de François Damien, Florence Foresti, Philippe Lacheau

 

 

Synopsis : La vie secrète que mènent nos animaux domestiques une fois que nous les laissons seuls à la maison pour partir au travail ou à l’école.

 

 

Mon humble avis : Comme des bêtes... un titre pas trop bien choisi je trouve pour ce film d'animation mimi tout plein.

Car quand dans la vie on dit faire quelque chose "comme des bêtes", ce n'est en général pas très reluisant. Et qu'ici, nous avons affaire à des animaux de compagnie, bien plus intelligents et unis que certains humains.

Le scénario n'offre rien de bien nouveau dans l'absolu : des animaux qui s'unissent pour sauver deux des leurs en grand danger. Ca sonne un peu déjà vu, mais l'on se régale toujours devant tant de "mignonnitude" et tant de réalisme dans le caractère de chaque espèce représentée ici. On retrouve bien les mimiques des chats et des chiens et tous les personnages sont vraiment attachants.

Le premier tiers du film se déroule vraiment dans les familles respectives animaux de compagnie, en présence de celles-ci ou non, puisque justement, la question est de savoir ce que nos chers chats / chiens / canaris, Hamster font lors de nos absences. Je dirais que c'est la partie la plus comique.

Ensuite, nous voilà embarqués dans un film d'aventure / poursuite bien rythmé, avec rebondissements, suspens et tout ce qu'il faut pour capter le spectateur.

Bien sûr, l'émotion est bien là, car le film se veut également porteur d'un message : les dangers pour les animaux errants en ville et la souffrance des animaux abandonnés. C'est franchement bien fichu, car ces derniers se regroupent en une armée qui vit dans les égouts de New York. Et l'on y trouve de tout, depuis les chats et les chiens, jusqu'aux serpents, crocodiles, cochons ou lapinoux ! Ce qui est très réaliste, car l'on imagine pas le nombre d'espèces exotiques présentes dans les égouts des grandes villes. Comme des bêtes rappelle bien que les animaux sont dotés d'émotions, ne sont ni des meubles ni des peluches et qu'il est bon d'adopter un animal dont on pourra s'occuper dans un environnement adéquat ! On adopte pas un bébé crocodile quand on vit à Manhattan !

Par contre, j'ai été choquée par la maigreur du personnage de Kathie (la Môman de Max et Duke). Maigreur pire que celle des top model filiforme. A quoi bon montrer des silhouettes on ne peut plus irréaliste (genre 1.75 m pour 45 kg) à de jeunes enfants qui commencent à se faire une idée de l'idéal à atteindre, de l'idéal imposé !

Sinon, ce film est un beau mixe de tendresse et d'humour !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français