Publié le 23 Octobre 2016

Suite de mon petit périple à Minorque (Baléares), entre le 10 et le 17 septembre dernier (sachant que le début se trouve ICI )

 

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Aujourd'hui, je vous emmène à l'Est, au Far de Favaritx, dans la réserve naturelle de s'Albufera puis dans le petit village de pêcheur Des Grau. Des coins tranquilles, pas surpeuplées (seules les plages le sont en fait !), où il fait bon vivre et où les paysages sont splendides. Bref, des petits coins de nature comme je les aime.

A noter, pour profiter au mieux de l'île de Minorque, il est essentiel de louer une voiture. Les tarifs ne sont pas excessifs et la circulation est très facile et calme !

Cap et Phare de Favaritx

Cap et Phare de Favaritx

Cap et phare de Favaritx

Cap et phare de Favaritx

Cap et phrare de Favaritx

Cap et phrare de Favaritx

Aux abords de la réserve naturelle de S'albufera. A noter que guide Petit Fûté Minorque n'accorde que 3 lignes à cette réserve naturelle, ce qui est bien dommage. Heureusement que je m'étais documentée avant de partir !

Aux abords de la réserve naturelle de S'albufera. A noter que guide Petit Fûté Minorque n'accorde que 3 lignes à cette réserve naturelle, ce qui est bien dommage. Heureusement que je m'étais documentée avant de partir !

Réserve naturelle de S'Albufera

Réserve naturelle de S'Albufera

Réserve naturelle de S'Albufera

Réserve naturelle de S'Albufera

Réserve naturelle de S'Albufera que l'on visite en silence, il va s'en dire !

Réserve naturelle de S'Albufera que l'on visite en silence, il va s'en dire !

Réserve naturelle de S'Albufera

Réserve naturelle de S'Albufera

Es Grau, petit village de pêcheurs authentique et tranquille !

Es Grau, petit village de pêcheurs authentique et tranquille !

A Es Grau. Sur la photo en bas à gauche, ça ne se voit pas, mais je suis entrain de boire un grand café bien mérité après ce réveil ultra matinal pour aller voir les oiseaux de la réserve.

A Es Grau. Sur la photo en bas à gauche, ça ne se voit pas, mais je suis entrain de boire un grand café bien mérité après ce réveil ultra matinal pour aller voir les oiseaux de la réserve.

Es Grau et un peu de moi !

Es Grau et un peu de moi !

En haut d'Es Grau, l'on retrouve une vue magnifique sur le phare de Favaritx ! Et puis, en bas à droite, le genre de petite maison qui me fait bien rêver !

En haut d'Es Grau, l'on retrouve une vue magnifique sur le phare de Favaritx ! Et puis, en bas à droite, le genre de petite maison qui me fait bien rêver !

La prochaine fois, je vous emmènerai visiter Mahon (ou Mao), la capitale économique de Minorque !

En attendant, je vous souhaite un excellent dimanche !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 20 Octobre 2016

 

 

Jack Reacher : Never Go Back : Affiche

   Film d'Edward Zwick

Avec Tom Cruise, Cobie Smulders, Robert Knepper

 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateursSynopsis : Jack Reacher est de retour, prêt à tout pour obtenir justice. Susan Turner, qui dirige son ancienne unité, est arrêtée pour trahison : Jack Reacher ne reculera devant rien pour prouver l'innocence de la jeune femme. Ensemble, ils sont décidés à faire éclater la vérité sur ce complot d'État.

Mon humble avis : Ceux qui aiment ce genre de film, action et thriller XXL, se régaleront, tout comme je me suis régalée ! Les autres, c'est peut-être pour eux l'occasion de redonner une chance aux super productions américaines de les séduire, juste pour ce qu'elles sont : de grands divertissements spectaculaires, avec une tête d'affiche qui assure déjà en général le succès du film, comme une garantie d'un certain label de qualité. La tête d'affiche ici est Tom Cruise. On commence à remarquer qu'il n'a plus 30 ans ! Malgré le Botox, quand Mr Cruise se dénude le torse, la peau et la morphologie commencent à  afficher la cinquantaine avancée, même si Mr Cruise n'a pas à rougir de ses formes et de sa forme !

Ce deuxième opus fait suite au premier, paru sur nos écrans il y a 4 ou 5 ans, déjà ! Et cet opus ne trahit pas son prédécesseur. Car le cahier des charges est entièrement rempli.

Check list de ce qu'il faut pour faire un bon film d'action/thriller : un super héro justicier solitaire pas moche si possible : Check ! Un méchant très méchant : Check ! Des scènes d'actions où tout explose : check ! Des scènes de combat à mains nues ultra chorégraphiées : check ! Une héroïne toujours belle et maquillée malgré les courses poursuites : check ! De l'humour : Check ! Une bonne intrigue, de plus en plus liée à l'international et à l'actualité : check ! Une sensation de complot : check ! Et, des séquences émotions : Check ! Car figurez-vous que Jack Reacher pourrait bien être le papa d'une ado de 15 ans, que bien sûr, les méchants sont au courant avant lui et que bien sûr, l'ado se retrouve en danger !

Bref, Jack Reacher number 2 se révèle être un excellent divertissement, qui mise plus sur l'efficacité que sur l'originalité, mais qui accroche parfaitement son spectateur tant à l'histoire, qu'à son fauteuil. Un bon moment à ne point bouder, ça change les idées !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 16 Octobre 2016

 

SVP / URGENT... aidez moi à sauver 5 chatons errants

Hello tout le monde !

 

Rappelez vous, le 23 juillet dernier, je lançais ici, ailleurs et partout un SOS pour sauver des chatons errants, en créant une cagnotte Leetchie.

Celle-ci, en un mois, a atteint 420 € ! Un million de mercis à tous les généreux donateurs !

Le 7 août, je donnais des nouvelles des 3 sauvageons sauvés, Seychelles, Mahé et Praslin.

 

C'était il y a 2 mois, 2 mois de folie où je me suis tout de même offert une semaine de vacances à Minorque. Mais depuis 1 semaine, l'histoire est terminée, bien terminée, malgré une énorme frayeur il t a 2 semaines.

 

Alors, petit historique encore non conté de l'histoire du sauvetage !

J'ai passé mon mois d'août à sociabiliser les chatons, avec une patience que je ne me connaissais pas ! Car les chatons, avant que je ne les trappe, n'avaient jamais connu l'homme. Donc tout à été à faire. Certains jours étaient décourageants et d'autres jours, je criais victoire pour 2 centimètres de proximité gagnée avec les chatons, surtout les fifilles, car Praslin a répondu positivement assez vite à la sociabilisation.

Fin août, j'ai renvoyé un mail de demande de prise en charge à toutes les associations animales & félines de rennes. Et quelques jours plus tard, réponse positive de l'association "Les Pachas" ! Je suis donc restée la famille d'accueil des 3 loulous, mais ils n'étaient plus à ma charge financière et étaient désormais adoptables via l'association, avec un contrat d'adoption et de stérilisation, bref, l'idéal pour trouver des adoptants responsables.

Les 200 € qui me restaient sur ma cagnotte ont donc été donné, comme prévu, à l'association "Les Pachas". Les petiots ont été identifiés et vaccinés. Mais la sociabilisation des fifilles n'avançait plus et rendait leur adoption potentielle difficile.

Et grand miracle, par un concours de circonstances trop long à raconter ici, j'ai rencontré Lou, une jeune étudiante au sens et au don de l'animal manifestes. Habitant un 20m² sans autre chat, elle pouvait être la famille d'accueil idéale pour une fifille. En effet, dans un plus petit espace et sans autre chat, et surtout sans les petits frères et soeurs, le chaton est alors beaucoup plus obligé de se confronter à son humain et d'aller vers lui pour affection et jeux.

Je lui ai donc confié Seychelles... Qui 3 jours plus tard, a eu une demande d'adoption. En 3 jours, Lou avait déjà accompli des miracles avec Seychelles qui de ce fait, a su séduire son adoptante, adoptante dont rêve toute famille d'accueil. Lorine poursuit la sociabilisation de Seychelles, devenue Muse, et la petite est en pleine forme, avec un copain chat et une chouette Moman !

Seychelles, renommée Muse, adoptée début septembre 2016 !

Seychelles, renommée Muse, adoptée début septembre 2016 !

De ce fait, j'ai immédiatement pu confier Mahé aux bons soins de Lou, juste avant mon départ en vacances. Ce qui me rassurait d'autant plus que je craignais que pendant ma semaine d'absence, malgré les visites de mes voisines, Mahé perde en sociabilisation. Là aussi, Lou a fait des miracles, puisqu'en 2 semaines, Mahé est devenue un vrai pot de colle, câline à souhait ! Fin septembre, Mahé a eu une demande d'adoption par un couple A.D.O.R.A.B.L.E ! Encore une fois, des adoptants rêvés qui sont "tombés en amour" devant la petite Mahé pour l'adopter quelques jours plus tard, le temps d'acquérir le matériel nécessaire. J'ai revu Mahé vite fait cette semaine chez ces adoptants, elle se porte à merveille ! Et s'appelle désormais Maïa !

Mahé, renommée Maïa par ses adoptants !

Mahé, renommée Maïa par ses adoptants !

Presque en même temps, Praslin a eu aussi une demande d'adoption, par un couple d'étudiants, qui sont venus chez moi toute une soirée pour faire la connaissance de Praslin, pour que je les briefe sur comment accueillir un chat chez soi, comment s'en occuper, comment bien le nourrir avec des croquettes de qualité, le soigner, sur l'engagement que représente l'adoption d'un animal qui vivra, si tout va bien, entre 15 et 20 ans.

Notamment, l'accent fut mis et remis sur : Pas de fenêtre ouverte, ne jamais sous estimé l'envie d'un chat(on) de se pencher, de suivre un papillon etc... Pas de sortie avant un mois et notamment, surtout pas de sortie avant la stérilisation. Sécuriser une fenêtre dès que possible. Et pour les premiers soirs "Attendez vous à ce que Praslin se sente perdu et miaule beaucoup, à la recherche de moi-même, de mes propres chats, voire encore de ses soeurs même s'il en était séparé depuis quelques-temps. Attendez-vous à deux ou 3 nuits presque blanches, après, il se calmera".

Praslin a donc été adopté le lendemain soir, et j'ai moi-même reconduit les adoptants non véhiculé et Praslin chez eux, pour leur éviter un voyage bus/Métro/bus trop tardif. Et voilà, mon Praslinou d'amour était adopté. Pour la première fois en tant que famille d'accueil, j'ai pleuré comme une madeleine en remontant dans ma voiture et en arrivant chez moi.

Praslin, renommé Taco par ses adoptants.

Praslin, renommé Taco par ses adoptants.

Tout allait donc bien dans le meilleur des mondes ! Mon sauvetage était terminé, bien terminé ! Ma mission envers ces 3 chatons était remplie ! Je pouvais être fière de moi, fière d'être allée au bout de mes idéaux et de mon engagement. 

C'est ce que je pensais... Sauf que le lendemain soir, le vendredi à 18 heures, les adoptants m'appellent... Ils ont déjà perdu Praslin ! Malgré tous mes briefs et mes recommandations, ces deux couillons (oui, excusez moi ce terme trivial mais il n'y en a pas d'autres, à part connards, enfoirés etc... ) 3 heures après son adoption, ont trouvé que Praslin miaulait vraiment beaucoup. Alors, pour le calmer, ils l'ont mis sur le rebord de la fenêtre au 2ème étage. Comme là Praslin a cessé de miauler, et bien ils l'ont laissé dormir sur le rebord extérieur de la fenêtre ! Sauf que bien évidemment, le lendemain matin, Praslin n'était plus là... Tout d'abord recueilli par la voisine, étonnée en ouvrant ses rideaux de trouver un chat sur son rebord de fenêtre. Puis, lorsqu'elle est partie à la Fac, Praslin s'est faufilé entre ses jambes par la porte et s'est enfui, totalement apeuré.

S'en est suivi, et je vous passe les détails, 6 jours et 6 nuits de recherche de Praslin dans les environs. Savoir mon bébé dehors sans nourriture et dans le froid m'était insupportable. Grâce à mon réseau, mais aussi aux réseaux sociaux, une formidable chaine humaine de solidarité s'est mise en place pour chercher Praslin. C'est pas compliqué, pendant 6 jours et 6 nuits, je pense que Praslin a été le chat le plus cherché de Bretagne ! Une nuit, je me suis même relevé à 1h30 du matin pour aller le chercher de 2 à 4h sur le site car un bénévole insomniaque d'une autre asso avait vu Praslin la veille là, près des poubelles. Il m'avait appelé, avait branché son haut parleur de portable, j'avais appelé Praslin qui avait répondu à ma voix d'un miaulement. Malheureusement, j'avais avalé un gros somnifère 2 heures avant, donc impossible pour moi, raisonnablement, de prendre la route.

Praslin était porté disparu depuis vendredi matin, et c'est mercredi soir que tout s'est bien terminé ! A 22h00, je suis retournée sur le site, où d'autres bénévoles m'attendaient déjà. Au moment où je remettais des croquettes dans les cabanes en carton fabriquées par moi pour Praslin (et hélas, les 3 autres chatons errants du site), dans le faisceau de ma lampe frontale... 2 yeux... Puis 4 yeux. Je m'approche un peu : C'est sûr, c'est Praslin. Pose des cages trappes avec du bon thon dedans ! Puis, je m'éloigne pour faire le tour et tenter de rabattre Praslin vers la cage trappe. Je le retrouve, de loin lui parle, l'appelle. Il m'écoute, je le vois car dans le faisceau de ma lampe, ces yeux clignent et il miaule. Je m'allonge alors à terre, pour être moins impressionnante, et sort mon arme fatale : une boite de friandises. Je lui lance des friandises. Praslin s'approche, repart, prend une friandise dans ma main, repart. 2 fois je tente de le choper par le coup mais il parvient à m'échapper. Après une bonne vingtaine de minutes de négociation avec Praslin, je parviens enfin à l'attraper et à l'immobiliser sous un plaid polaire (même si mes doigts ont encore souffert !). Arrivé à la rescousse, mes compagnons d'infortune m'ont aidé à le glisser dans une cage de transport et à en fermer la porte. Praslin était sauvé ! Je l'ai donc ramené chez moi, hors de question de le confier de nouveau à ses adoptants irresponsables !

Un petit tour chez le véto s'est imposé le surlendemain, Praslin ayant quelques petites blessures, des puces et des tiques à ne plus les compter. 

Bien entendu, un chaton que l'on sauve 2 fois, qui vous aime comme un fou et que vous aimez de la même façon, et bien... Ca reste à la maison pour toujours. Cette terrible mésaventure se termine donc bien, puisque après quelques jours de réflexion, j'ai décidé d'adopter Praslin pour la vie ! Et il sen porte à merveille. Me voilà Môman de 3 chats !

Photo souvenir de mes 3 ex sauvageons : Praslin, Seychelles et Mahé... qui n'ont plus maintenant qu'à couler des jours heureux dans leur famille respective !

Photo souvenir de mes 3 ex sauvageons : Praslin, Seychelles et Mahé... qui n'ont plus maintenant qu'à couler des jours heureux dans leur famille respective !

Merci, mille mercis à tous ceux qui m'ont aidé à rechercher, trouver et attraper Praslin :

Jocelyne, Marcel, Jean Luc, Fanny, Lou, Lorine,Robin, Margaux, Dany, Viviane, Armelle, Yza, Manu, Chantal, Cécile, Sarah et ses deux copines !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 15 Octobre 2016

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Film de Jérome SALLE

Avec Lambert Wilson, Audrey Tautou, Pierre Niney...

 

Synopsis :  1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier.

 

Mon humble avis : Le Commandant Cousteau, l'un des français les plus célèbres dans le monde il y a 30 ans tombe dans l'oubli collectif. Alors, Jérôme Salle a décidé de le remettre au-devant de la scène, surtout que le combat initié par Cousteau, à savoir l'écologie, la protection du monde sous-marin, est hélas toujours on ne peut plus d'actualité. A son époque, Cousteau et son fils Philippe disaient "il est encore temps". Maintenant, l'on dit "Il est plus que temps, voire urgentissime".

Cousteau et ses documentaires ont parfois rythmé mes dimanches télévisuels d'enfance. Un héro, un précurseur dont on ne savait pas grand-chose en dehors de son bateau, La calypso, et de ses équipes de tournage.

Le film de Jérôme Salle entre dans l'intimité familiale des Cousteau, sans jamais s'éloigner de l'appétit dévorant de Cousteau pour l'aventure, la technologie, la science, la découverte, le refus "du trop cher", l'utopie, ... Le tout, avec un enthousiasme frôlant la mégalomanie.

Tour à tour dans ce film, on découvre donc un Cousteau émerveillé et merveilleux, que l'on admire forcément. Puis, à travers certaines actions contestables, à travers ses infidélités matrimoniales, à travers sa froideur face à certains événements familiaux, à travers sa nette préférence pour son fils cadet Philippe, son égocentrisme, on le trouve détestable d'une certaine façon. A quoi bon accomplir brillamment l'immensité lointaine si c'est pour négliger à ce point la proximité affective. Puis son fils Philippe lui ouvre les yeux et alors, Cousteau redevient celui que "j'ai connu", le défenseur de l'environnement. Puisque c'est vers 1975 que Cousteau a lâché son obsession de gigantisme pour la protection.

L'odyssée nous offre donc une magnifique galerie de portraits, portraits de personnages fort en couleurs et au destin incroyable ; depuis Cousteau lui- même, en passant par son épouse Simone, femme de caractère, de ses deux fils, Philippe le préféré et Jean-Michel le délaissé.

Des scènes de plongées magistrales, des paysages magnifiques, notamment en Antarctique, des rencontres fabuleuses avec les baleines, les lions des mers et les requins (bon, là, nous spectateurs, nous tremblons bien dans notre fauteuil !) ponctuent ce film évidemment interprété par la crème de la crème de nos comédiens français. 

Des passages très forts aussi, entre Cousteau père et fils. Et deux scènes, qui montrent la même grotte sous-marine à 25 ans d'intervalle, qui serrent le coeur et disent tout du drame que nous faisons vivre à notre planète : Vingt-cinq ans plus tôt, la grotte est un véritable aquarium géant, fourmillant de poissons de toutes les couleurs dans des paysages sous-marin de toutes beauté. Vingt-cinq ans plus tard, la grotte est terne et désertée de ses habitants.

Un film à voir, bien entendu, même si je lui ai trouvé quelques longueurs (en même temps, pas évident de résumer 30 ans de vie !) et qu'il m'a manquait cette petit chose innommable pour en faire un coup de coeur !

Cousteau est décédé en 1997, il y a déjà bientôt 20 ans ! Et, si vous êtes plongeurs, sachez que c'est à lui que l'on doit l'invention du détendeur, entre autre !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Octobre 2016

Victoria : Affiche

Film de Justine Triet

Avec Virginie Efira, Vincent Lacoste, Melvil Poupaud

 

 

Synopsis : Victoria Spick, avocate pénaliste en plein néant sentimental, débarque à un mariage où elle y retrouve son ami Vincent et Sam, un ex-dealer qu’elle a sorti d’affaire. Le lendemain, Vincent est accusé de tentative de meurtre par sa compagne. Seul témoin de la scène, le chien de la victime. 
Victoria accepte à contrecœur de défendre Vincent tandis qu'elle embauche Sam comme jeune homme au pair. Le début d’une série de cataclysmes pour Victoria.

 

 

Mon humble avis : J'ai vu ce film il y a deux semaines, mais ces derniers temps, ma vie fut tellement mouvementée que j'ai n'ai pas eu le temps de rédiger de billet plus tôt (nous en reparlerons de ces tumultes).

Alors, Victoria... Et bien je dirai film sympa mais qui ne casse pas trois pattes à un canard.  Ce qui le rend agréable et franchement sympathique, c'est bien entendu la présence lumineuse de Virginie Efira, qui joue là un rôle qui lui va (euh comme d'habitude peut-on commencer à dire ?!) comme un gant. Celui de la jeune maman quadra solo dépassée par les événements mais débordant d'énergie.

Ce qui m'a dérangée dans Victoria, c'est le mélange des genres pas toujours réussi, équilibré ou nécessaire. Une dose de comédie romantique, une dose de burlesque, quelques pincées de pure comédie et finalement, beaucoup de drame. Pas dans ce que les dialogues disent, mais dans ce que la caméra montre... en arrière-plan (ce qui rend, par cet aspect, le film intéressant d'ailleurs.) Ce sont les omissions du personnage Victoria qui apportent la portion dramatique du film et donc les émotions, le coeur qui se sert devant ce beau portrait de femme actuelle dans la tourmente.

Le burlesque, on en atteint le maximum lors d'un procès où des témoins particuliers sont appelés à la barre pour témoigner : un chien, et un singe.

En fait, Victoria aurait pu être un film magnifique s'il s'était contenté de l'essentiel : une femme seule avec 2 enfants, avocate, qui doit défendre un de ses amis pour tentative de meurtre. Mais les rebondissements conjugaux de l'accusé et de la victime, quelques scènes totalement inutiles sur lesquelles on ne revient même pas, font que Victoria n'est qu'un bon divertissement. Ce n'est déjà pas mal me direz-vous ? Oui, mais il aurait pu être tellement plus !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 27 Septembre 2016

Afficher l'image d'origineBD - Editions Vraoum - 149 pages - 20 €

 

Parution en novembre 2015

 

Le pitch : 2014, Lénaïc et sa compagne partent en voyage dans un pays qui vient juste d’ouvrir ses portes au tourisme : l’Iran. De Téhéran à Chiraz en passant par Ispahan, Lénaïc nous emporte dans un récit plein d’humour et de rencontres, en tordant le cou à de nombreux clichés. On découvre la civilisation perse, ses ruines et son passé, mais aussi la culture contemporaine d’une population partagée entre conservatisme et ouverture. Et on rit beaucoup.

 

Tentation : le pitch

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : Voici l'Iran comme vous pourriez sans doute la voir et la percevoir si vous décidiez d'y partir en voyage touristique.

Bien évidemment, Bons baisers d'Iran n'est pas sans rappeler les génialissimes albums de Guy Delisle. A la différence près que Delisle passait plus d'un an à vivre comme expat' dans les pays qu'ils croquaient, à rencontrer la population et à s'y intégrer autant que possible. Cela amenait des BD plus aboutis dans l'analyse des situations et une oeuvre moins anecdotique.

Mais ne boudons pas notre plaisir avec ces Bons Baisers d'Iran. Les dessins sont simples, en noir et blanc, et très parlants. C'est donc tout à fait efficace pour décrire les incongruités d'un pays qui cherche son évolution tant intérieure qu'au niveau international. D'ailleurs, il me semble que depuis que cette BD est sortie, la situation de l'Iran dans le monde a encore changé.

On apprend beaucoup de chose avec cette BD. Notamment que Téhéran est une des villes les plus laides et polluées du monde. Twitter et Facebook sont interdits alors que les dirigeants du pays communiquent via ces réseaux sociaux. Bien entendu, nombre d'iranien ont trouvé un moyen de contourner cette interdiction. Sont abordés bien sûr les thèmes de la politique, de la religion et de la propagande systématique que l'entoure (souvent décriée par les personnes rencontrées), l'économie, les droits de l'Homme, le mode de vie des iraniens et surtout, le mode d'emploi du voile pour qu'il ne s'envole pas. 

Tout ceci est traité avec un bel humour, donc on rit et sourit souvent en cours de lecture.

Après, bien sûr, 3 semaines de voyages, c'est un peu court pour aller en profondeur et se défaire de ses préjugés occidentaux. Avec Guy Delisle, c'est par exmple, la Corée du Nord comme jamais vous ne pourrez la vivre, avec Lenaïc Vilain, c'est l'Iran comme vous pourriez la percevoir. A savoir que l'Iran est un pays magnifique, culturellement passionnant et qu'il se rouvre enfin au tourisme !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 25 Septembre 2016

Hola la gente !

 

Aujourd'hui, je vous emmène à Minorque, une semaine après mon retour.

Minorque, une île de l'archipel des Baléares, petite soeur de Mallorque. Minorque, c'est 50 km de long et jusqu'à 30 km de large. Moins touristique que Mallorque (mais à fuir tout de même en juillet/août), plus sauvage et sauvegardée, Minorque est classée réserve de la biosphère par l'Unesco depuis 1993. Avant cela et au cours des siècles, Minorque a été occupée/envahie par (liste non exhaustive) : les grecs, les phénicéens, les ibères, les romains, les vandales, les maures, les espagnols, les anglais, les français, qui au bout de quelques années, l'échangeront avec les espagnols contre Belle Île en Mer, ce qui est géographiquement bien plus logique.

Minorque regroupe 9% des habitants des Baléares.

Les Baléares possèdent un gouvernement autonome et la langue officielle y est le catalan, suivi de près par le castillan.

Ca, c'était pour partager un peu de culture !

Une semaine là-bas pour moi, trop court bien sûr pour tout voir. Même si l'île est petite, il faut un certain temps pour aller d'un point A a un point B, de nombreuses routes étant sans issue. Très bon point pour cette destination et qui saute aux yeux : la propreté ! 

 

Sur ce billet, mon 2ème jour de vacances, et 1er jour d'excursion. Au nord de Minorque, dans un village de pêcheur appelé Fornells !

UN DIMANCHE A MINORQUE : FORNELLS
UN DIMANCHE A MINORQUE : FORNELLS
En route pour une petite plongée bouteille, ma 1ère plongée en Méditerranée !

En route pour une petite plongée bouteille, ma 1ère plongée en Méditerranée !

UN DIMANCHE A MINORQUE : FORNELLS
UN DIMANCHE A MINORQUE : FORNELLS
UN DIMANCHE A MINORQUE : FORNELLS
UN DIMANCHE A MINORQUE : FORNELLS
Au loin (en bas à gauche), le phare de cap cavalleria, nous y reviendrons de plus près lors d'un autre billet ! La tour (de défense) fut construite par les Anglais en 1801.

Au loin (en bas à gauche), le phare de cap cavalleria, nous y reviendrons de plus près lors d'un autre billet ! La tour (de défense) fut construite par les Anglais en 1801.

UN DIMANCHE A MINORQUE : FORNELLS
Sur les photos de droite, mon spot de plongée, dans la réserve naturelle.

Sur les photos de droite, mon spot de plongée, dans la réserve naturelle.

UN DIMANCHE A MINORQUE : FORNELLS
Vue panoramique ! Oui, à ce moment là, j'étais la seule âme qui vive aux alentours !

Vue panoramique ! Oui, à ce moment là, j'étais la seule âme qui vive aux alentours !

Et accessoirement, la vue de mon hôtel, situé à Arenal d'en Castell

Et accessoirement, la vue de mon hôtel, situé à Arenal d'en Castell

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 23 Septembre 2016

Afficher l'image d'origineBD - Editions rue de Sèvres - 84 pages - 19 €

 

Parution le 5 octobre 2016 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : Où est la valeur d'une vie? Dans le bruit et la fureur ou dans le recueillement du silence? Dans ses batailles ou ses renoncements? William, lui, a choisi la solitude et le silence il y a 25 ans en intégrant l'ordre religieux des chartreux. Quand un héritage le contraint à quitter le monastère pour Paris, c'est tout un monde nouveau qu'il doit apprivoiser, des certitudes longuement forgées à interroger et surtout, son ancienne vie, laissée là, qu il va retrouver.... Sa rencontre avec Méry, jeune femme aux jours comptés du fait d'une maladie incurable mais résolument décidée à profiter du temps qu'il lui reste, le confrontera à de nouvelles questions et compliquera ses choix. 

 

Tentation : le pitch et le nom de l'auteur !

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

 

 

Mon humble avis : Quel album, de toute beauté dans tous les sens du terme !

Déjà, l'objet en lui-même est magnifique, très agréable au toucher, à regarder, à feuilleter. Les dessins sont de ceux qui me plaisent : aboutis, réalistes, précis, les visages ressemblent à des visages et les décors sont somptueusement croqués !

Pour le reste, atmosphère, textes, scénario, tout n'est que finesse, tact, délicatesse et intelligence.

Depuis 25 ans, William mène une vie monacale chez les Chartreux (l'un des ordres religieux les plus "fermés") où il se dédie à la prière et au silence, et respecte ses voeux de chasteté, d'obéissance et de pauvreté. Un jour, le monastère reçoit un courrier obligeant William à sortir de sa retraite du monde : sa présence est obligatoire pour la lecture d'un testament où il figure comme légataire. 

William quitte donc son monde de reclus et redécouvre la vie citadine et sociale du XXIème siècle. C'est pour lui l'occasion de laisser ses souvenirs d'antan se raviver, de se poser des questions sur son propre choix et ses conséquences sur les autres.

A travers William et les personnages qu'il rencontre lors de sa bref escapade, Zep nous donne l'occasion de réfléchir sur  notre mode de vie et sur ce que nous considérons comme essentiel. Qu'est-ce qui pousse un être à s'engager dans les ordres, d'autant plus celui des Chartreux ? Une fuite, une quête, un mélange des deux ? Le choix que l'on fait à 20 ans est-il toujours aussi volontaire 25 ans après ?( choix religieux, amoureux, professionnels ) Quel est notre rapport au sacré (et où le plaçons nous) ? Au silence ? Au bruit de la société de consommation. Qui passe à côté de sa vie dans tout cela ? Le monacal ou celui qui court après la réussite.

Zep a formidablement bien réussi à rendre le voeux de silence de William. Celui-ci devient palpable à certains moments et, pour le lecteur, ce sont des bulles réduites au minimum le plus souvent possible et voire, par moment, pas de bulles ni de textes. Au lecteur de créer ses propres bulles, de remplir les espaces libres proposés par Zep !

Bref, une magnifique BD, propice à la réflexion et l'introspection. Et curieusement pour moi, un BD qui colle à "mon actualité" quelque part, puisque ce weekend, je me rends en Bourgogne pour assister aux voeux religieux d'une de mes nièces.

Dommage que ce soit une BD, car je serai bien resté plus longtemps encore avec ces personnages, pour approfondir encore leur complexité et partager avec eux encore plus de réflexions.

challenge12016br

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Je ne crois pas malgré moi. C'est un choix, vous savez... Mais ce choix de croire, je le refais chaque jour. Certains jours, c'est plus difficile"
(William)

Un bruit étrange et beau, de Zep

"La mort m'a fait si peur, ce jour là, que j'ai voulu croire en un Dieu plus fort qu'elle et j'ai fini par choisir une vie voisine de la mort"
(William)

Un bruit étrange et beau, de Zep

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 21 Septembre 2016

La Taularde : Affiche

Film D'audrey Estrougo

Avec Sophie Marceau, Suzanne Clément, Anne Le Ny

 

 

Synopsis : Interdit aux moins de 12 ans

Pour sauver l’homme qu’elle aime de la prison, Mathilde prend sa place en lui permettant de s’évader. Alors que sa survie en milieu carcéral ne dépend que de lui, Mathilde n’en reçoit plus aucune nouvelle. Isolée, soutenue uniquement par son fils, elle répond désormais au numéro d’écrou 383205-B. Mathilde deviendra-t-elle une taularde comme une autre ?
 
 
Mon humble avis : Rien, mais rien à reprocher à ce film, même si je n'irai pas le voir deux fois, tant la dureté et la violence carcérale y est bien souvent insoutenable, à voir, mais surtout à entendre.
La taularde offre une plongée apnéiste, réaliste, sans concession et sans fard dans une prison de femmes. Le film a été tourné dans une prison désaffectée de Rennes. On se prend des coups de poings dans le ventre, des uppercuts presque à chaque instant, tant dans les regards des détenues, dans leur dialogue, les menaces, la violence à fleur de peau.
On suit donc Mathilde, alias Sophie Marceau dans cette prison. Mathilde est incarcérée suite à l'aide apporté à son mari pour le faire évader de prison. Mathilde s'est sacrifiée, préférant ses deux ans de taule à elle aux 10 ans de son époux.
Outre "l'intégration" d'une quadragénaire prof de lettres dans cette univers acculturé, La taularde laisse planer le doute tout au long du film : Mathilde est-elle une amoureuse fleur bleue qui ce serait fait avoir par un homme qu'elle ne connaissait pas depuis si longtemps que ça, où la stratégie du couple est-elle réellement une histoire vécue à deux... La réponse, terrible, parviendra dans les dernières minutes du film et nous laisse sans voix.
Le film est extrêmement bien réalisé, les visages, souvent montrés en gros plans, expriment tous la douleur ou l'effroi, ça en est bouleversant. Mais le plus saisissant dans ce film, c'est l'interprétation exceptionnelle de Sophie Marceau ! Elle aussi sans fard ni maquillage, elle est bluffante de vérité, et nous offre là une de ses meilleures compositions. Elle nous rappelle ainsi qu'elle n'est pas que belle,  mais aussi une actrice au talent incroyable, talent trop peu usité au long de sa carrière dans des films qui mettent plus souvent son côté glamour en avant que son don indéniable de comédienne.
Et, bien sûr, les défaillances de l'administration pénitentiaire ne sont pas réduites au silence, loin de là.
A voir donc, car film très très fort, même si pesant et pas vraiment distrayant !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Septembre 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Albin Michel - 421 pages - 22 €

 

Parution le 30 août 2016 - Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Charleroi, Belgique, de nos jours. Augustin, squatter qui se rêvent journaliste, squatte la nuit et effectue un stage non rémunéré au journal Demain. Augustin est insignifiant, voire transparent aux yeux des autres. Jusqu'au jour où il assiste à un attentat à la sortie d'une messe où il voit tout, même l'invisible. Car Augustin possède un don, celui de voir les morts (anges ou démons) qui accompagnent leurs vivants.

Sachant cela, la juge le somme d'enquêter sur le ou les coupables de toute cette violence : Dieu, ou les Hommes ?

 

Tentation : E.E.S est l'un de mes auteurs fêtiches !

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

Mon humble avis : Il me semble (à moins que la mémoire me fasse défaut), que c'est la première fois que je sors sans enthousiasme débordant d'un livre d'Eric Emmanuel Schmitt.  Certes, cette lecture est globalement plaisante - malgré quelques longueurs - fluide et spirituellement enrichissante et intéressante.

L'intention de cette histoire est on ne peut plus louable, mais le procédé narratif, quelque peu inhabituel, m'a déstabilisée, voire égarée par moment. Même si la fin du roman justifie justement ce procédé, je ne suis pas convaincue, car il m'a semblé y avoir un réel décalage avec le Schmitt que j'apprécie. J'aime être surprise par un auteur, mais être désorientée à ce point m'a par moment déplu. Des personnages farfelus, un peu trop de démagogie, des répétitions dans les propos d'Augustin, le narrateur, des situations peu vraisemblables, et pour cause sans doute, mais bon, je ne peux trop rentrer dans les détails et justifier mes propos sous peine de spoiler les dernières pages.

De fait, il m'a fallu une centaine de pages avant d'entrer dans l'histoire et de m'approcher de ce que je cherchais dans cette oeuvre. Schmitt aime écrire des romans "lumière et miroir". Lumière pour éclaircir le lecteur, miroir pour que celui-ci s'y retrouve. Avec l'Homme qui voyait à travers les visages (soit dit en passant, je trouve le titre très mal choisi), nous sommes, selon moi, surtout dans le roman lumière.

Qui nous inspire dans la vie, jusqu'où va notre libre arbitre, qui pense, écrit, agit à travers nous. Voilà l'une des questions essentielles développées ici.

Mais surtout, qui est responsable de la violence contemporaine générée au nom de Dieu ? Dieu lui-même, les hommes, Dieu à travers les hommes ou vice et versa ? Pour répondre à cela, Schmitt nous propose une rencontre avec Dieu himself lors d'un long dialogue mené par Augustin. Et l'originalité est qu'Augustin interviewe Dieu en tant qu'auteur de 3 livres : l'Ancien Testament, le Nouveau Testament et le Coran. Cette partie est réellement passionnante et permet de réfléchir à l'évolution des religions au cours des siècles, leurs points communs et les différentes lectures qui sont faites de ces trois livres, avec les conséquences que l'on connaît hélas. Bien sûr, on peut compter ici sur l'érudition d'Eric Emmanuel Schmitt pour nous captiver et nous inciter à s'interroger sur le christianisme ou l'islamisme qu'il y a en chacun de nous, que l'on soit croyant ou athée mais humaniste. Personnellement, cela m'a permis de discerner encore plus la lecture que certains de mon entourage font du nouveau testament et d'en constater encore plus les contradictions dans la pratique.

Dieu a mal à l'homme, car l'homme lit et interprète mal ses livres !

Autre petit détail sympa, Eric Emmanuel Schmitt se met en scène dans cette histoire, dans son propre rôle d'écrivain. Qui plus est, il nous invite dans sa demeure proche de Charleroi, notamment dans son salon tapissé de... livres, évidemment.

Conclusion donc : oui, dans le fond, bof dans la forme !

 

challenge12016br

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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