Publié le 13 Novembre 2016

LES INSUS (portables) A RENNES !

Cette semaine, en ce mercredi 10 novembre, j'ai eu la chance, le privilège, le bonheur, la joie d'assister à un événement historique à Rennes ! Le concert des Insus !

Kesako "Les Insus" ? Ben oui, autour de moi, quand je parlais du futur concert, plein de monde l'ignorait !

Les Insus, c'est la reformation du groupe Téléphone, 30 ans après son éclatement en 1986 !

Tout le monde est là : Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac et Richard Kolinka à la batterie. Manque juste la bassiste de l'époque, Corine Marienneau.

A l'époque, Téléphone, je les ai vraiment découvert après leur séparation, à la fin de mon adolescence. Pas fan exclusive et hystérique, j'adore néanmoins leur musique, connais leur grands tubes par coeur. Du bon rock, ça fait du bien. Des paroles sensées, ce n'est pas pour me déplaire. Et puis, avec le temps, certaines de leurs chansons sont devenues des hymnes, sont entrées dans la mémoire collective française.

Un concert de quadra, limite quinquas, mené par nos papys du rock français, Jean Louis Aubert et Louis Bertignac, sexagénaire. Mais mercredi, sur scène comme dans la salle, c'était comme si nous avions tous moins de 20 ans.

L'avantage d'aller à un concert de sexagénaires, c'est qu'il n'y a plus d'ado hystériques, qu'il n'est pas utile de planter sa tente la veille devant la salle de concert pour avoir une place correcte. Puisque de toute façon, on ne vient pas pour "voir les chanteurs" mais pour écouter, vivre, et chanter ! Et dans la salle, de l'énergie, il y en avait à revendre.

D'ailleurs, une heure avant le concert, le parking était à moitié vide et en sortant, tout à fait plein !

A chaque fois que Jean Louis Aubert ou Louis Bertignac, ou les deux passent à la télé, je me régale de les voir jouer avec un plaisir qui ne faiblit pas avec les années ! Et puis franchement, ce sont de super musiciens, Bertignac est même réputé comme étant l'un des meilleurs guitaristes français.

LES INSUS (portables) A RENNES !

Alors, pendant plus de deux heures, on a écouté, chanté, écouté et chanté en même temps !

New York avec toi

La bombe humaine,

Crache ton venin,

Le jour s'est levé,

Ca c'est vraiment toi

Cendrillon,

Argent trop cher,

L'hygiaphone

Au coeur de la nuit

Un autre monde,

... j'en passe et des meilleurs !

 

Un moment extraordinaire, à vivre, à revivre, même si je n'en n'ai pas les moyens et que la tournée du groupe d'achève bientôt !

Ps : Les premières vidéos sont les miennes, donc qualité I.phone de pas tout près !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 11 Novembre 2016

Moi, Daniel Blake : Affiche

Film de Ken Loach

Avec Daves Jones, Hayley Squires, Dylan McKiernan

 

Synopsis : Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Mais bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l'obligation d'une recherche d'emploi sous peine de sanction. Au cours de ses rendez-vous réguliers au « job center », Daniel va croiser la route de Katie, mère célibataire de deux enfants qui a été contrainte d'accepter un logement à 450km de sa ville natale pour ne pas être placée en foyer d’accueil. Pris tous deux dans les filets des aberrations administratives de la Grande-Bretagne d’aujourd’hui, Daniel et Katie vont tenter de s’entraider…

 

 

Mon humble avis : Moi, Daniel Blake a reçu la récompense suprême lors du dernier Festival de Cannes, à savoir la Palme d'Or. Récompense oh combien méritée !...

Même si ce film n'est guère joyeux ni très distrayant, car encré dans le réel du quotidien, le quotidien des petites gens de la classe moyenne, voire pauvre, d'Angleterre.

Un film intelligent, sobre, pudique et franchement bouleversant. Un film qui montre qu'à l'heure où les gouvernements ne jouent plus leur rôle, et bien reste l'entraide, celle toute simple faite de petits coups mains, de rencontres, de maigres repas partagés, de sourires échangés... Bref, l'attention portée à l'autre, même à l'inconnu qui de ce fait, ce sent vivant, existant aux yeux des autres. Un film porté par des acteurs exceptionnels, tout à fait méconnus en France. Ce qui fait qu'à l'écran, on ne voit pas de comédiens, mais de vraies personnes qui vivent une vraie vie.

Les personnages de Ken Loach ne démissionnent pas, malgré les épreuves de la vie, et surtout les épreuves du système, un système binaire qui ne prend plus en compte l'individu, qui ne possède que deux cases à remplir (oui ou non) et qui, parce que c'est le règlement, n'imagine même pas qu'il puisse y avoir une 3ème case, voir une dizaine d'autres pour répondre aux besoins et aux urgences de chacun.

Daniel Blake est confronté aux incohérences du système de santé et de chômage anglais... Et dès le début du film,  nous sentons parfaitement que ce personnage va faire face à un monde qui marche sur la tête au point que l'on pourrait en rire, s'il n'y avait des vies humaines en jeu. Oui, les situations que rencontrent Daniel Blake semblent plus tirées d'un sketch humoristique que d'une vérité pourtant hélas bien réel.

Suite à une crise cardiaque, Daniel Blake doit rester en convalescence et ne peut plus travailler pendant un moment, d'avis du personnel soignant. Sauf que lors d'un questionnaire médical pour obtenir une pension d'invalidité, il est déclaré apte à travailler, en gros, parce qu'il est capable de se déplacer seul et e mettre un chapeau. De ce fait, il doit s'inscrire au Pôle Emploi anglais, sauf qu'il ne peut percevoir d'allocations s'il ne cherche pas de travail durant 35  heures par semaines et le prouver.

Bref, vous le comprendrez bien, dans ce film, que ce soit pour Daniel Blake ou sa nouvelle amie Kathie et ses deux enfants, c'est le serpent qui se mord la queue, et tout le monde qui se renvoie la patate chaude... sans se préoccuper des conséquences souvent gravissimes dans la vie de ces victimes malgré elles

Dans de moindres proportions, il y a quelques années, j'ai été victime aussi de ces prises de tête avec le système... Ce qui a eu pour conséquences, suite à une grosse crise d'angoisse, de prolonger mon arrêt maladie d'alors de 9 mois... ce qui fait que j'ai coûté beaucoup plus cher à la société que si chacun avait fait son boulot en temps voulu.

Bref, un film à voir, pas forcément à revoir pour les raisons citées en début de billet. Mais c'est une réelle prise de conscience sur les incohérences des systèmes de protections sociales où les bénéficiaires sont souvent soupçonnés d'assistanat ou profit de complaisance.

Dommage hélas que de tels films n'aient un effet que dans l'esprit du spectateur, mais point dans ceux qui nous gouvernent et pondent des lois qu'ils ne respectent pas eux même. Car ce film dénonce parfaitement l'inefficacité volontaire d'une l'administration étouffante, qui accroît encore plus la précarité et l'isolement des personnes qui ont besoin d'aide...Dommage que le cinéma ne change pas le monde !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 6 Novembre 2016

Ah ah ! Je vous ai bien eus ! Vous pensiez passer un dimanche à New York en ma compagnie ! Et bien non ! C'est avec deux petites cocottes chatonnes que nous passons ce dimanche.

Brooklyn et Broadway sont 2 chatonnes que j'ai eu en accueil chez moi durant deux mois et demi, à cheval sur le printemps et l'été, avant qu'elles ne soient adoptées début août.

Pour Brooklyn, c'était prévu. Cette minette m'ayant été "allouée" par l'association Félin Possible, une fois sa quarantaine sanitaire effectuée avec sa fratrie dans une autre famille d'accueil.

Broadway n'était pas prévue. Mais un dimanche matin de la fin mai, je partais passer la journée au Mont Saint Michel avec des amis. J'étais à peine arrivée sur l'aire de covoiturage que l'on me dit : "il y a un chaton sous les voitures". Hors, un dimanche matin, un chaton sous des voitures d'une aire de covoiturage, c'est forcément un abandon... GRRR

J'ai donc rusé et sacrifié le jambon de mon sandwich pour attraper le chaton, en fait une fifille, vue la couleur de sa robe : marbrée écaille. Les chats "écailles" sont des femelles à 99.99%.

Donc exit le projet mon St Michel... me voilà à ramener le bébé chat, de presque 2 mois (à vue d'oeil) chez moi. Je l'installe dans ma salle de bain avec une litière, de l'eau, des croquettes. Ouf, elle mange seule donc elle est sevrée alimentairement parlant. Dans ma salle de bain, car il ne fallait absolument pas qu'elle rencontre mes chats, au cas où elle aurait été porteuse de maladies et de puces...

Très vite, je décide de la nommer Broadway, sachant que Brooklyn devait arriver chez moi quelques jours plus tard.

Je téléphone à droite et à gauche pour trouver une solution pour Broadway, au moins pour sa quarantaine sanitaire de 2 semaines. Aucune famille d'accueil disponible chez Félin Possible. Heureusement, ma super voisine du RDC est là, et accepte de me prêter une chambre inoccupée de chez elle.

Durant 2 semaines, j'avais donc 3 chats chez moi (Aya, Tsingy et Brooklyn) et Broadway au RDC, avec qui je passais plusieurs heures par jour. Au bout de la quinzaine et d'une visite vétérinaire révélant des tests Sida et leucose négatifs, Broadway a pu grimper au deuxième étage, chez moi et rejoindre la troupe.

Fin juillet, j'ai eu aussi Cawoët, le chat de mon amie Muriel, à garder 2 semaines. Pendant ce temps, je gérais aussi la minette diabétique de ma voisine partie en vacances (donc piqûre matin et soir). Et ensuite, c'est à cette époque là que j'ai trouvé et recueilli mes 3 sauvageons, qui ont fait leur quarantaine dans la chambre chez ma voisine. Ce qui fait que pendant quelques jours, sur 2 appartements, j'ai géré 9 chats ! Bon, je ne recommencerai pas demain, mais là, c'était cas de force majeure !

Voilà, mon été fut donc très félin !

Mais maintenant, place aux photos de Brooklyn et Broadway !

Brooklyn, avec son frère, puis chez moi. Attention, les photos ici et suivantes ne sont pas postées ni classées par ordre chronologique. Donc au fil des photos, les chatons peuvent grandir et rapetisser !

Brooklyn, avec son frère, puis chez moi. Attention, les photos ici et suivantes ne sont pas postées ni classées par ordre chronologique. Donc au fil des photos, les chatons peuvent grandir et rapetisser !

Broadway, couleur Marbrée écaille. La photo en haut à gauche fut prise quelques heures après que je l'ai attrapée sur le parking.

Broadway, couleur Marbrée écaille. La photo en haut à gauche fut prise quelques heures après que je l'ai attrapée sur le parking.

Broadway, qui pesait alors 800 gr (sur la photo en bas à gauche)

Broadway, qui pesait alors 800 gr (sur la photo en bas à gauche)

Brooklyn, à son arrivée chez moi !

Brooklyn, à son arrivée chez moi !

Broadway et sa bouille à bisous !

Broadway et sa bouille à bisous !

Broadway en star de comédie musicale style année 40 ! Très glamour !

Broadway en star de comédie musicale style année 40 ! Très glamour !

A droite, Brooklyn en glamour !

A droite, Brooklyn en glamour !

Brooklyn avec mes grands chats, Aya et Tsingy !

Brooklyn avec mes grands chats, Aya et Tsingy !

Miss Brooklyn !

Miss Brooklyn !

Miss Brooklyn again !

Miss Brooklyn again !

And again Brooklyn

And again Brooklyn

Broadway !

Broadway !

Brooklyn encore. Qui a son arrivée et ne pesant qu'un kilo, aimait se poser sur mes épaules quand j'étais devant mon ordi. Elle s'y endormait même. Et puis devant la télé, elle venait se mettre au chaud dans ma veste polaire !

Brooklyn encore. Qui a son arrivée et ne pesant qu'un kilo, aimait se poser sur mes épaules quand j'étais devant mon ordi. Elle s'y endormait même. Et puis devant la télé, elle venait se mettre au chaud dans ma veste polaire !

Brookyn and Broadway together... Et aussi, Aya ! Appréciez la différence de volume entre Aya et Brooklyn !

Brookyn and Broadway together... Et aussi, Aya ! Appréciez la différence de volume entre Aya et Brooklyn !

Et cet été, les jours de canicule, mon canap' rassemblait une belle brochette de chats !

Et cet été, les jours de canicule, mon canap' rassemblait une belle brochette de chats !

UN DIMANCHE ENTRE BROOKLYN ET BROADWAY

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 4 Novembre 2016

Afficher l'image d'origineBD - Allary Editions - 160 pages - 20 €

Parution en juin 2015

 

L'histoire : Né d'un père syrien et d'une mère bretonne, Riad Sattouf raconte dans L'Arabe du futur sa jeunesse au Moyen-Orient. Dans ce second tome, qui couvre la première année d'école en Syrie (1984-1985), il apprend à lire et écrire l'arabe, découvre la famille de son père et, malgré ses cheveux blonds et deux semaines de vacances en France avec sa mère, fait tout pour devenir un vrai petit syrien et plaire à son père. 

 

Tentation : Le tome 1, donc la blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : En début d'année, j'avais chroniqué L'arabe du futur tome 1 ICI

Mon coup de coeur avait été immédiat pour cet album. 

Mais il n'est point pour ce deuxième tome, sans doute parce que la découverte, la nouveauté n'y sont plus. Même si le plaisir de lecture est encore bien là, évidemment, tout comme mes yeux ahuris devant certaines situations décrites et dessinées. Comme dans le premier tome, on passe facilement du sourire, au rire, à l'effroi, lorsqu'on constate l'impunité du crime d'honneur (familial), et même le respect social que l'on gagne lorsque l'on est coupable d'un crime d'honneur.

Il faut dire que l'écart culturel entre mon enfance et celle de Riad Sattouf en Syrie est digne d'un grand écart du meilleur des contorsionnistes. 

Dans ce 2ème tome, qui couvre la période 1984-1985, la famille Sattouf est plus statique, puisque déjà installée en Syrie, il n'est plus question du passage en Libye. Certes, il reste les vacances en Bretagnes, sujettes à bien des quiproquos et d'incongruités de part et d'autres. Mais disons que certaines séquences, notamment les séquences scolaires, m'ont parfois parues répétitives.

Néanmoins, ce tome 2 est tout de même franchement intéressant. Le système éducatif syrien est terrifiant : humiliation des enfants, maltraitance, coups de bâton sur les mains... Mais surtout, c'est l'obsession nationaliste qui choque. Dès la rentrée, les élèves sont forcés d'apprendre l'hymne national et de crier haut et fort oh combien la nation syrienne est la plus forte. Puis on passe directement à la religion et au Coran. Les élèves apprennent la fascination pour l'URSS (sans rien en connaître). Et dans la cours de récréation, l'occupation des enfants et monomaniaque : "tuer des juifs". Bref, de mon canapé, il me semble que les enfants subissent un lavage de cerveau dès leur plus jeune âge.

Dans ce tome, le comportement du père de Riad attire beaucoup l'attention, faute d'attirer la sympathie à mes yeux d'occidentale. Le père semble obsédé par l'argent, la réussite et ses signes, les apparences. Il fait lui aussi le grand écart entre les traditions familiales, musulmanes et locales et la culture européenne qu'il a acquise et qui est celle de sa femme qui, pour moi, a bien du mérite ! Mais il ne faut pas oublier que le père veut sa revanche sur la misère dans laquelle il a grandi...

Bref, même s'il n'y a plus l'effet de surprise du premier tome, celui-ci vaut bien évidemment la peine d'être lu. C'est en effet d'autres regards sur le monde... Celui d'un enfant, le nôtre à travers celui de l'enfant devenu adulte et auteur. C'est vivre l'orient de l'intérieur, "en famille" et non à travers ce que les médias nous proposent : "le poids des mots et le choc des photos."

A savoir, le tome 3 vient de paraître !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 1 Novembre 2016

Il faut bien tout la douceur d'un chat pour contrer la rudesse de cette histoire.

Il faut bien toute la douceur d'un chat pour atténuer la rudesse de cette lecture

Roman - Editions Grasset - 189 pages - 17.50 €

Parution le 24 août 2016 (Rentrée Littéraire)

 

L'histoire : Trois gardiens de la paix sont chargés, hors de leurs prérogatives habituelles, d'escorter un ressortissant Tadjik en situation illégale, depuis le centre de rétention de Vincennes jusqu'à l'aéroport Charles de Gaulle. Très vite, la tension monte à l'intérieur de chacun, et entre les uns et les autres. Car très vite, ils réalisent que cette fois-ci, ils vont devoir choisir entre le devoir d'obéissance et la raison individuelle.

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Price Minister et Chapitre.com à l'occasion du match de la Rentrée littéraire.

 

Mon humble avis : (particulier, car il est demandé, pour le Match de la rentrée littéraire, de rédiger une chronique originale)

Mesdames et Messieurs les gouvernants,

Je vous fais une lettre,

que vous lirez peut-être,

si vous avez le temps.

J’ai lu récemment

un roman intitulé Police,

d’Hugo Boris.

Un roman que vous lirez peut-être,

là aussi, si vous avez le temps.

 

Mesdames et Messieurs les gouvernants

Peut-être, vous vous glisseriez alors,

Dans l’es âmes et dans les corps,

D’Erik, d’Aristide et de Virginie

Dans une voiture, pour un soir réunis

Trois gardiens de la paix,

Qui mènent déjà des journées guerrières

Et qui, faute d’administrations surchargées,

Se retrouvent alors mandatés

Pour escorter un homme hors de nos frontières.

Il s’appelle Tohirvov Asomidin.

Le seul crime qu’il ait commis

Est d’avoir déserté son pays

Où l’attend un funeste destin

Puisqu’il y a dénoncé la torture,

Sa torture et la censure.

 

Mesdames et Messieurs les gouvernants,

Si de lire cette histoire vous prenez le temps,

Vous serez alors tantôt Erik

Et tantôt ce Tadjik

Vous vivrez le quotidien de flics

Soumis au cruel dilemme

De choisir entre le devoir et l'intime conviction

Alors que de l’ordre ils sont l’emblème.

Vous ressentirez l’urgence de désobéir

Car une vie d’homme entre vos mains

Vous laisserez en vous la rage bouillir

Bouillir de tant d’injustice

Car être né quelque part

C’est toujours un hasard

Et pour bien des peuples un préjudice

 

Mesdames et Messieurs les gouvernants

De ce récit vous serez captifs

Même si celui est n’est que fictif

Son auteur le rend pourtant bien réel

Surfant entre l’abject visible

Et l’étouffant invisible,

Depuis l’intime jusqu’à l’essentiel

L’essentiel jamais dit

Mais profondément ressenti

Comme une évidence

Ou comme un non-sens.

 

Mesdames et Messieurs les gouvernants

J’espère que vous saluerez

Le courage et la grandeur d’âme

De ces trois policiers

Tout aussi victimes de ce drame,

Que cet homme nommé Asomidin

Que vous verrez la larme de Virginie,

Larme de l’ignominie de cette tragédie

Qui assomme celui qui lit comme un burin.

Que comme moi vous espèrerez,

Jusqu’au dernier instant,

Que le « Système » soit défaillant

Et qu’enfin Asomidin puisse de nouveau respirer.

 

Mesdames et Messieurs les gouvernants,

Je vous ai fait cette lettre,

que vous avez lu peut-être,

si vous en avez pris le temps.

Je voudrais ne plus pouvoir

Lire de telles histoires

Oh, pas pour cause de censure

Mais parce qu’elles seraient pures impostures

Ou seraient classées dans un autre rayon

Celui de la science-fiction.

Mais pour cela...

 

Mesdames et Messieurs les gouvernants

Il faudrait que vous cessiez

Vos stériles débats

Vos discours acidifiés

Envers vos concurrents politiciens

Pour, main dans la main,

Vous pencher sur l’essentiel

Et qu’ainsi, nous puissions tous vivre sous le même ciel.

 

 

Géraldine BUSSON

 

 

 

POLICE, d'Hugo Boris

POLICE, d'Hugo Boris

 

4ème

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 29 Octobre 2016

 

 

La Fille du train : Affiche

Film de Tate Taylor

Avec Emily Blunt, Rebecca Ferguson, Haley Bennet, Justin Theroux

 

Synopsis : Rachel prend tous les jours le même train et passe tous les jours devant la même maison. Dévastée par son divorce, elle fantasme sur le couple qui y vit et leur imagine une vie parfaite… jusqu’au jour où elle est le témoin d’un événement extrêmement choquant et se retrouve malgré elle étroitement mêlée à un angoissant mystère.

 

 

Mon humble avis : Quel film ! Du pur thriller psychologique ! J'adore !

Et pourtant, la presse n'est pas tendre avec ce film, adaptation du roman éponyme de Paula Hawkins, véritable best seller paru en France en mai 2015. Je n'ai pas lu le livre, aussi, j'ignore si le film est fidèle à 100% au roman. Je sais juste que le bouquin se déroule en Angleterre, alors que le film lui, se passe dans les environs de New York.

Quoiqu'il en soit, j'ai été scotchée à mon fauteuil devant cette histoire terrifiante, qui fait froid de le dos. Tout est sujet de manipulation et de point de vue en fait. Le scénario est vraiment machiavélique, qui balade le spectateur par le bout du nez dans toutes les théories possibles. Nous sommes presque dans un huit clos. Pas physiquement ni géographiquement, mais dans l'atmosphère inquiétante qui règne, et par les personnages peu nombreux... mais tous suspects à un moment ou un autre de l'histoire. Oui, on suspecte chacun d'entre eux, chacun leur tour. Aucun ne semble vraiment net en fait. Ce qui donne à ce film un suspens implacable. 

Au début, il est un peu difficile de rentrer dedans, surtout à cause de la forme narrative, qui alterne présent et passé par de nombreux flash back. Mais l'on s'habitue et ces flash back permettent d'approfondir les personnages, de les percevoir sous deux angles différents, dont un (le passé), qui éclaircit, façon de parler, le présent. Je dis "façon de parler" car, au départ du film, on pense évoluer dans une Amérique bien propre, bien parfaite, avec des gens plus beaux et plus heureux les uns que les autres. Bref, le cliché américain. Sauf que celui-ci se fissure bien vite et nous invite ainsi à ne pas nous fier aux apparences.

Chaque personnage surprend le spectateur presque à chaque minute, par des comportements ambigus ou contradictoires. Aucun personnage n'est lisse... Et surtout pas le personnage de Rachel, magistralement interprété par une Emily Blunt inattendue et bouleversante. Du grand art d'interprétation, moi, je dis qu'il y a de l'Oscar dans l'air, en tout cas, ce serait on ne peut plus mérité. Rachel est tantôt comme absente, inquiétante, d'ailleurs, elle s'inquiète elle même, hystérique, malheureuse, obsédée, dépressive, alcoolique, sobre, rêveuse, ancrée dans la réalité tout en vivant sa vie par procuration. Bref, c'est une femme brisée et ... je n'en dis pas plus, les 15 dernières minutes vous dévoilerons ce que vous n'oseriez même pas imaginer.

La fille du train, un film de la même veine de Gone Girl, mais avec un rythme plus lent, comme un train intercommunal, qui prend le temps de s'arrêter aux stations essentielles. Et, chose assez rare, le film me donne vraiment envie de lire le roman, même si j'en connais l'issue. Mais il y a tant de petits détails, et tout est tellement "psychologique", que le livre doit être tout autant captivant, même pour qui a vu le film !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 23 Octobre 2016

Suite de mon petit périple à Minorque (Baléares), entre le 10 et le 17 septembre dernier (sachant que le début se trouve ICI )

 

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Aujourd'hui, je vous emmène à l'Est, au Far de Favaritx, dans la réserve naturelle de s'Albufera puis dans le petit village de pêcheur Des Grau. Des coins tranquilles, pas surpeuplées (seules les plages le sont en fait !), où il fait bon vivre et où les paysages sont splendides. Bref, des petits coins de nature comme je les aime.

A noter, pour profiter au mieux de l'île de Minorque, il est essentiel de louer une voiture. Les tarifs ne sont pas excessifs et la circulation est très facile et calme !

Cap et Phare de Favaritx

Cap et Phare de Favaritx

Cap et phare de Favaritx

Cap et phare de Favaritx

Cap et phrare de Favaritx

Cap et phrare de Favaritx

Aux abords de la réserve naturelle de S'albufera. A noter que guide Petit Fûté Minorque n'accorde que 3 lignes à cette réserve naturelle, ce qui est bien dommage. Heureusement que je m'étais documentée avant de partir !

Aux abords de la réserve naturelle de S'albufera. A noter que guide Petit Fûté Minorque n'accorde que 3 lignes à cette réserve naturelle, ce qui est bien dommage. Heureusement que je m'étais documentée avant de partir !

Réserve naturelle de S'Albufera

Réserve naturelle de S'Albufera

Réserve naturelle de S'Albufera

Réserve naturelle de S'Albufera

Réserve naturelle de S'Albufera que l'on visite en silence, il va s'en dire !

Réserve naturelle de S'Albufera que l'on visite en silence, il va s'en dire !

Réserve naturelle de S'Albufera

Réserve naturelle de S'Albufera

Es Grau, petit village de pêcheurs authentique et tranquille !

Es Grau, petit village de pêcheurs authentique et tranquille !

A Es Grau. Sur la photo en bas à gauche, ça ne se voit pas, mais je suis entrain de boire un grand café bien mérité après ce réveil ultra matinal pour aller voir les oiseaux de la réserve.

A Es Grau. Sur la photo en bas à gauche, ça ne se voit pas, mais je suis entrain de boire un grand café bien mérité après ce réveil ultra matinal pour aller voir les oiseaux de la réserve.

Es Grau et un peu de moi !

Es Grau et un peu de moi !

En haut d'Es Grau, l'on retrouve une vue magnifique sur le phare de Favaritx ! Et puis, en bas à droite, le genre de petite maison qui me fait bien rêver !

En haut d'Es Grau, l'on retrouve une vue magnifique sur le phare de Favaritx ! Et puis, en bas à droite, le genre de petite maison qui me fait bien rêver !

La prochaine fois, je vous emmènerai visiter Mahon (ou Mao), la capitale économique de Minorque !

En attendant, je vous souhaite un excellent dimanche !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 20 Octobre 2016

 

 

Jack Reacher : Never Go Back : Affiche

   Film d'Edward Zwick

Avec Tom Cruise, Cobie Smulders, Robert Knepper

 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateursSynopsis : Jack Reacher est de retour, prêt à tout pour obtenir justice. Susan Turner, qui dirige son ancienne unité, est arrêtée pour trahison : Jack Reacher ne reculera devant rien pour prouver l'innocence de la jeune femme. Ensemble, ils sont décidés à faire éclater la vérité sur ce complot d'État.

Mon humble avis : Ceux qui aiment ce genre de film, action et thriller XXL, se régaleront, tout comme je me suis régalée ! Les autres, c'est peut-être pour eux l'occasion de redonner une chance aux super productions américaines de les séduire, juste pour ce qu'elles sont : de grands divertissements spectaculaires, avec une tête d'affiche qui assure déjà en général le succès du film, comme une garantie d'un certain label de qualité. La tête d'affiche ici est Tom Cruise. On commence à remarquer qu'il n'a plus 30 ans ! Malgré le Botox, quand Mr Cruise se dénude le torse, la peau et la morphologie commencent à  afficher la cinquantaine avancée, même si Mr Cruise n'a pas à rougir de ses formes et de sa forme !

Ce deuxième opus fait suite au premier, paru sur nos écrans il y a 4 ou 5 ans, déjà ! Et cet opus ne trahit pas son prédécesseur. Car le cahier des charges est entièrement rempli.

Check list de ce qu'il faut pour faire un bon film d'action/thriller : un super héro justicier solitaire pas moche si possible : Check ! Un méchant très méchant : Check ! Des scènes d'actions où tout explose : check ! Des scènes de combat à mains nues ultra chorégraphiées : check ! Une héroïne toujours belle et maquillée malgré les courses poursuites : check ! De l'humour : Check ! Une bonne intrigue, de plus en plus liée à l'international et à l'actualité : check ! Une sensation de complot : check ! Et, des séquences émotions : Check ! Car figurez-vous que Jack Reacher pourrait bien être le papa d'une ado de 15 ans, que bien sûr, les méchants sont au courant avant lui et que bien sûr, l'ado se retrouve en danger !

Bref, Jack Reacher number 2 se révèle être un excellent divertissement, qui mise plus sur l'efficacité que sur l'originalité, mais qui accroche parfaitement son spectateur tant à l'histoire, qu'à son fauteuil. Un bon moment à ne point bouder, ça change les idées !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 16 Octobre 2016

 

SVP / URGENT... aidez moi à sauver 5 chatons errants

Hello tout le monde !

 

Rappelez vous, le 23 juillet dernier, je lançais ici, ailleurs et partout un SOS pour sauver des chatons errants, en créant une cagnotte Leetchie.

Celle-ci, en un mois, a atteint 420 € ! Un million de mercis à tous les généreux donateurs !

Le 7 août, je donnais des nouvelles des 3 sauvageons sauvés, Seychelles, Mahé et Praslin.

 

C'était il y a 2 mois, 2 mois de folie où je me suis tout de même offert une semaine de vacances à Minorque. Mais depuis 1 semaine, l'histoire est terminée, bien terminée, malgré une énorme frayeur il t a 2 semaines.

 

Alors, petit historique encore non conté de l'histoire du sauvetage !

J'ai passé mon mois d'août à sociabiliser les chatons, avec une patience que je ne me connaissais pas ! Car les chatons, avant que je ne les trappe, n'avaient jamais connu l'homme. Donc tout à été à faire. Certains jours étaient décourageants et d'autres jours, je criais victoire pour 2 centimètres de proximité gagnée avec les chatons, surtout les fifilles, car Praslin a répondu positivement assez vite à la sociabilisation.

Fin août, j'ai renvoyé un mail de demande de prise en charge à toutes les associations animales & félines de rennes. Et quelques jours plus tard, réponse positive de l'association "Les Pachas" ! Je suis donc restée la famille d'accueil des 3 loulous, mais ils n'étaient plus à ma charge financière et étaient désormais adoptables via l'association, avec un contrat d'adoption et de stérilisation, bref, l'idéal pour trouver des adoptants responsables.

Les 200 € qui me restaient sur ma cagnotte ont donc été donné, comme prévu, à l'association "Les Pachas". Les petiots ont été identifiés et vaccinés. Mais la sociabilisation des fifilles n'avançait plus et rendait leur adoption potentielle difficile.

Et grand miracle, par un concours de circonstances trop long à raconter ici, j'ai rencontré Lou, une jeune étudiante au sens et au don de l'animal manifestes. Habitant un 20m² sans autre chat, elle pouvait être la famille d'accueil idéale pour une fifille. En effet, dans un plus petit espace et sans autre chat, et surtout sans les petits frères et soeurs, le chaton est alors beaucoup plus obligé de se confronter à son humain et d'aller vers lui pour affection et jeux.

Je lui ai donc confié Seychelles... Qui 3 jours plus tard, a eu une demande d'adoption. En 3 jours, Lou avait déjà accompli des miracles avec Seychelles qui de ce fait, a su séduire son adoptante, adoptante dont rêve toute famille d'accueil. Lorine poursuit la sociabilisation de Seychelles, devenue Muse, et la petite est en pleine forme, avec un copain chat et une chouette Moman !

Seychelles, renommée Muse, adoptée début septembre 2016 !

Seychelles, renommée Muse, adoptée début septembre 2016 !

De ce fait, j'ai immédiatement pu confier Mahé aux bons soins de Lou, juste avant mon départ en vacances. Ce qui me rassurait d'autant plus que je craignais que pendant ma semaine d'absence, malgré les visites de mes voisines, Mahé perde en sociabilisation. Là aussi, Lou a fait des miracles, puisqu'en 2 semaines, Mahé est devenue un vrai pot de colle, câline à souhait ! Fin septembre, Mahé a eu une demande d'adoption par un couple A.D.O.R.A.B.L.E ! Encore une fois, des adoptants rêvés qui sont "tombés en amour" devant la petite Mahé pour l'adopter quelques jours plus tard, le temps d'acquérir le matériel nécessaire. J'ai revu Mahé vite fait cette semaine chez ces adoptants, elle se porte à merveille ! Et s'appelle désormais Maïa !

Mahé, renommée Maïa par ses adoptants !

Mahé, renommée Maïa par ses adoptants !

Presque en même temps, Praslin a eu aussi une demande d'adoption, par un couple d'étudiants, qui sont venus chez moi toute une soirée pour faire la connaissance de Praslin, pour que je les briefe sur comment accueillir un chat chez soi, comment s'en occuper, comment bien le nourrir avec des croquettes de qualité, le soigner, sur l'engagement que représente l'adoption d'un animal qui vivra, si tout va bien, entre 15 et 20 ans.

Notamment, l'accent fut mis et remis sur : Pas de fenêtre ouverte, ne jamais sous estimé l'envie d'un chat(on) de se pencher, de suivre un papillon etc... Pas de sortie avant un mois et notamment, surtout pas de sortie avant la stérilisation. Sécuriser une fenêtre dès que possible. Et pour les premiers soirs "Attendez vous à ce que Praslin se sente perdu et miaule beaucoup, à la recherche de moi-même, de mes propres chats, voire encore de ses soeurs même s'il en était séparé depuis quelques-temps. Attendez-vous à deux ou 3 nuits presque blanches, après, il se calmera".

Praslin a donc été adopté le lendemain soir, et j'ai moi-même reconduit les adoptants non véhiculé et Praslin chez eux, pour leur éviter un voyage bus/Métro/bus trop tardif. Et voilà, mon Praslinou d'amour était adopté. Pour la première fois en tant que famille d'accueil, j'ai pleuré comme une madeleine en remontant dans ma voiture et en arrivant chez moi.

Praslin, renommé Taco par ses adoptants.

Praslin, renommé Taco par ses adoptants.

Tout allait donc bien dans le meilleur des mondes ! Mon sauvetage était terminé, bien terminé ! Ma mission envers ces 3 chatons était remplie ! Je pouvais être fière de moi, fière d'être allée au bout de mes idéaux et de mon engagement. 

C'est ce que je pensais... Sauf que le lendemain soir, le vendredi à 18 heures, les adoptants m'appellent... Ils ont déjà perdu Praslin ! Malgré tous mes briefs et mes recommandations, ces deux couillons (oui, excusez moi ce terme trivial mais il n'y en a pas d'autres, à part connards, enfoirés etc... ) 3 heures après son adoption, ont trouvé que Praslin miaulait vraiment beaucoup. Alors, pour le calmer, ils l'ont mis sur le rebord de la fenêtre au 2ème étage. Comme là Praslin a cessé de miauler, et bien ils l'ont laissé dormir sur le rebord extérieur de la fenêtre ! Sauf que bien évidemment, le lendemain matin, Praslin n'était plus là... Tout d'abord recueilli par la voisine, étonnée en ouvrant ses rideaux de trouver un chat sur son rebord de fenêtre. Puis, lorsqu'elle est partie à la Fac, Praslin s'est faufilé entre ses jambes par la porte et s'est enfui, totalement apeuré.

S'en est suivi, et je vous passe les détails, 6 jours et 6 nuits de recherche de Praslin dans les environs. Savoir mon bébé dehors sans nourriture et dans le froid m'était insupportable. Grâce à mon réseau, mais aussi aux réseaux sociaux, une formidable chaine humaine de solidarité s'est mise en place pour chercher Praslin. C'est pas compliqué, pendant 6 jours et 6 nuits, je pense que Praslin a été le chat le plus cherché de Bretagne ! Une nuit, je me suis même relevé à 1h30 du matin pour aller le chercher de 2 à 4h sur le site car un bénévole insomniaque d'une autre asso avait vu Praslin la veille là, près des poubelles. Il m'avait appelé, avait branché son haut parleur de portable, j'avais appelé Praslin qui avait répondu à ma voix d'un miaulement. Malheureusement, j'avais avalé un gros somnifère 2 heures avant, donc impossible pour moi, raisonnablement, de prendre la route.

Praslin était porté disparu depuis vendredi matin, et c'est mercredi soir que tout s'est bien terminé ! A 22h00, je suis retournée sur le site, où d'autres bénévoles m'attendaient déjà. Au moment où je remettais des croquettes dans les cabanes en carton fabriquées par moi pour Praslin (et hélas, les 3 autres chatons errants du site), dans le faisceau de ma lampe frontale... 2 yeux... Puis 4 yeux. Je m'approche un peu : C'est sûr, c'est Praslin. Pose des cages trappes avec du bon thon dedans ! Puis, je m'éloigne pour faire le tour et tenter de rabattre Praslin vers la cage trappe. Je le retrouve, de loin lui parle, l'appelle. Il m'écoute, je le vois car dans le faisceau de ma lampe, ces yeux clignent et il miaule. Je m'allonge alors à terre, pour être moins impressionnante, et sort mon arme fatale : une boite de friandises. Je lui lance des friandises. Praslin s'approche, repart, prend une friandise dans ma main, repart. 2 fois je tente de le choper par le coup mais il parvient à m'échapper. Après une bonne vingtaine de minutes de négociation avec Praslin, je parviens enfin à l'attraper et à l'immobiliser sous un plaid polaire (même si mes doigts ont encore souffert !). Arrivé à la rescousse, mes compagnons d'infortune m'ont aidé à le glisser dans une cage de transport et à en fermer la porte. Praslin était sauvé ! Je l'ai donc ramené chez moi, hors de question de le confier de nouveau à ses adoptants irresponsables !

Un petit tour chez le véto s'est imposé le surlendemain, Praslin ayant quelques petites blessures, des puces et des tiques à ne plus les compter. 

Bien entendu, un chaton que l'on sauve 2 fois, qui vous aime comme un fou et que vous aimez de la même façon, et bien... Ca reste à la maison pour toujours. Cette terrible mésaventure se termine donc bien, puisque après quelques jours de réflexion, j'ai décidé d'adopter Praslin pour la vie ! Et il sen porte à merveille. Me voilà Môman de 3 chats !

Photo souvenir de mes 3 ex sauvageons : Praslin, Seychelles et Mahé... qui n'ont plus maintenant qu'à couler des jours heureux dans leur famille respective !

Photo souvenir de mes 3 ex sauvageons : Praslin, Seychelles et Mahé... qui n'ont plus maintenant qu'à couler des jours heureux dans leur famille respective !

Merci, mille mercis à tous ceux qui m'ont aidé à rechercher, trouver et attraper Praslin :

Jocelyne, Marcel, Jean Luc, Fanny, Lou, Lorine,Robin, Margaux, Dany, Viviane, Armelle, Yza, Manu, Chantal, Cécile, Sarah et ses deux copines !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 15 Octobre 2016

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Film de Jérome SALLE

Avec Lambert Wilson, Audrey Tautou, Pierre Niney...

 

Synopsis :  1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier.

 

Mon humble avis : Le Commandant Cousteau, l'un des français les plus célèbres dans le monde il y a 30 ans tombe dans l'oubli collectif. Alors, Jérôme Salle a décidé de le remettre au-devant de la scène, surtout que le combat initié par Cousteau, à savoir l'écologie, la protection du monde sous-marin, est hélas toujours on ne peut plus d'actualité. A son époque, Cousteau et son fils Philippe disaient "il est encore temps". Maintenant, l'on dit "Il est plus que temps, voire urgentissime".

Cousteau et ses documentaires ont parfois rythmé mes dimanches télévisuels d'enfance. Un héro, un précurseur dont on ne savait pas grand-chose en dehors de son bateau, La calypso, et de ses équipes de tournage.

Le film de Jérôme Salle entre dans l'intimité familiale des Cousteau, sans jamais s'éloigner de l'appétit dévorant de Cousteau pour l'aventure, la technologie, la science, la découverte, le refus "du trop cher", l'utopie, ... Le tout, avec un enthousiasme frôlant la mégalomanie.

Tour à tour dans ce film, on découvre donc un Cousteau émerveillé et merveilleux, que l'on admire forcément. Puis, à travers certaines actions contestables, à travers ses infidélités matrimoniales, à travers sa froideur face à certains événements familiaux, à travers sa nette préférence pour son fils cadet Philippe, son égocentrisme, on le trouve détestable d'une certaine façon. A quoi bon accomplir brillamment l'immensité lointaine si c'est pour négliger à ce point la proximité affective. Puis son fils Philippe lui ouvre les yeux et alors, Cousteau redevient celui que "j'ai connu", le défenseur de l'environnement. Puisque c'est vers 1975 que Cousteau a lâché son obsession de gigantisme pour la protection.

L'odyssée nous offre donc une magnifique galerie de portraits, portraits de personnages fort en couleurs et au destin incroyable ; depuis Cousteau lui- même, en passant par son épouse Simone, femme de caractère, de ses deux fils, Philippe le préféré et Jean-Michel le délaissé.

Des scènes de plongées magistrales, des paysages magnifiques, notamment en Antarctique, des rencontres fabuleuses avec les baleines, les lions des mers et les requins (bon, là, nous spectateurs, nous tremblons bien dans notre fauteuil !) ponctuent ce film évidemment interprété par la crème de la crème de nos comédiens français. 

Des passages très forts aussi, entre Cousteau père et fils. Et deux scènes, qui montrent la même grotte sous-marine à 25 ans d'intervalle, qui serrent le coeur et disent tout du drame que nous faisons vivre à notre planète : Vingt-cinq ans plus tôt, la grotte est un véritable aquarium géant, fourmillant de poissons de toutes les couleurs dans des paysages sous-marin de toutes beauté. Vingt-cinq ans plus tard, la grotte est terne et désertée de ses habitants.

Un film à voir, bien entendu, même si je lui ai trouvé quelques longueurs (en même temps, pas évident de résumer 30 ans de vie !) et qu'il m'a manquait cette petit chose innommable pour en faire un coup de coeur !

Cousteau est décédé en 1997, il y a déjà bientôt 20 ans ! Et, si vous êtes plongeurs, sachez que c'est à lui que l'on doit l'invention du détendeur, entre autre !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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