Publié le 1 Janvier 2017

 

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Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2017 !

 

Même si 2016 fut terrible au niveau international avec, notamment, cette guerre en Syrie qui n'en finit pas, jetant les Syriens sur les routes et les mers... Notamment aussi avec les attentats qui ont parsemé le monde...

Et bien de mon côté, j'ai le plaisir de vous annoncer que 2016 fut une très bonne année ! 

Ca faisait longtemps que j'attendais une année comme celle-ci !

J'ai trouvé un travail !

J'ai sauvé 3 chatons avec l'histoire que vous connaissez !

J'ai accueilli 2 autres chatons en tant que famille d'accueil.

Je suis partie en vacances aux Baléares !

J'ai adopté un chaton, donc mon 3ème chat !

et... j'ai acheté une nouvelle petite voiture toute mimi !

Ma santé psychique se stabilise (du moins vu de l'extérieur).

 

Du coup, je suis un peu inquiète pour 2017... car comment faire mieux ?!

Je n'ai plus de travail à trouver !

Je ne peux pas m'acheter une voiture tous les ans ! (Mais bon, je suis tellement contente de ma petite C1 !)

Je ne peux plus sauver de chatons ni en prendre en accueil car avec 3 chats chez moi, j'affiche complet !

Ah ! Mais je peux encore partir en vacances et... profiter de la vie et de mes 3 loulous !

Voici donc mon programme 2017 !

 

Et mes souhaits pour le monde dans tout cela ?

Que cessent ces guerres, ces attentats, cette misère humaine.

Que notre pays se sorte d'un certain marasme ambiant

Que les Français redeviennent intelligents et heureux de vivre ensemble, quelques soient leurs différences !

Que les Hommes prennent soin de la planète !

Et, bien sûr, que les gens qui adoptent un animal le fassent de façon responsable pour que cessent ces abandons et cette misère animale.

 

En quelques mots, que le monde se réveille pour retrouver de bonnes bases, de vraies valeurs, même si celles-ci sont moins rentables que celles qui dirigent le monde actuel.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 31 Décembre 2016

Le Fondateur : Affiche

Film de John Lee Hancock

Avec Michael Keaton, Nick Offerman, John Caroll Lynch

 

Synopsis : Dans les années 50, Ray Kroc rencontre les frères McDonald qui tiennent un restaurant de burgers en Californie. Bluffé par leur concept, Ray leur propose de franchiser la marque et va s'en emparer pour bâtir l'empire que l'on connaît aujourd'hui.

 

 

Mon humble avis : Travaillant depuis 9 mois dans la célèbre enseigne aux arches dorés, je ne pouvais pas ignorer ce film. Déjà, parce que je pars du principe qu'il est toujours fascinant de connaître l'histoire d'une entreprise dans laquelle on travaille !

Le fondateur n'est pas un coup de coeur pour moi car le sujet ne s'y prête pas. Mais le film est parfait dans sa réalisation et franchement intéressant.

Retour donc dans l'Amérique des années 50 et 60, et sur l'origine puis l'expansion de la marque Mc Donald's, devenue un gigantesque empire à travers le monde.

C'est un Michael Keaton survolté, gonflé d'énergie qui se glisse dans la peau de Raymond Kroc. Au début du film, cet homme semble avoir assez peu d'ambition et peu de succès en sillonnant les USA en qualité de VRP. Jusque-là, il apparaît sympathique.

Après, lorsque les affaires prospèrent, le caractère du personnage se gâte et il devient puant de prétention, d'égocentrisme, de mégalomanie, de malhonnêteté, d'opportunisme... Bref, au fur et à mesure que son portefeuille se remplit, ses valeurs humaines s'assèchent. Lui reste la persévérance, la seule qualité valable et rentable à ses yeux, celle qui fait la différence du talent, du génie, de l'intelligence et de l'instruction... dans les résultats !

Certes, Ray Kroc  bâtit un empire, mais en s'appropriant l'idée géniale des frères Mc Donald et en piétinant avec force les valeurs que ces derniers mettaient dans leur entreprise.

La bonhommie des frères Mc Donald contraste très vite avec l'impétuosité de Ray Kroc et donne lieu à des échanges cocasses, comiques qui deviendront caustiques au fil des années.

C'est amusant de constater, quand on connait de Mc Do de l'intérieur, que peu de choses ont réellement changé ! Déjà, à l'époque, la phrase culte ressemblait à cela: "Si tu as le temps d'être désoeuvré, tu as le temps de faire du nettoyage" !

La scène où les frères Mc Donald conçoivent le restaurant idéal sur un terrain de tennis vaut son pesant de caramel mou !

Lorsque le film s'arrête, les Mc Do ne sont encore que des restaurants de burger, sans chicken et sans fish... et sans salle pour consommer sur place. Je me demande quand ces changements sont advenus. Je demanderai à mon big boss, qui est l'un des plus grands franchisés de France, puisqu'il possède tous les Mc Do de Rennes et des environs, à savoir plus d'une vingtaine de restaurants !

Le fondateur est donc le portrait d'un homme pour qui la réussite est venue sur le tard. Un petit VRP devenu un richissime requin aux dents très longues. D'ailleurs, il le dit : "Si, près de moi mon concurrent est en train de se noyer, j'enfonce encore plus sa tête sous l'eau pour être sûr qu'il se noient". "Belle mentalité" n'est-ce pas ?! Son empire est tout de même fondé sur un gigantesque vol de propriété intellectuelle.

Quoiqu'il en soit, le film est captivant à regarder, et n'offre pas une minute d'ennui !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 29 Décembre 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Albin Michel - 308 pages - 20.90 €

 

 

Parution le 28 septembre 2016 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : En France, le chaos approche. Bastet, jeune chatte, le sent et l'observe autour d'elle. Elle rencontre son voisin, Pythagore le Siamois, qui va l'instruire. Et à eux d'eux, ils vont bouleverser la destinée humaine.

 

Tentation : Le mot chat pardit !

Fournisseur : Ma CB !

 

 

 

 

 

Mon humble avis : J'attendais énormément de ce roman que je gardais précieusement pour le lire en cette période festive.  Et bien pour être honnête comme un félin, je suis globalement déçue. Je n'ai pas été embarquée avec passion et poser le livre pour vaquer au quotidien ne m'a posé aucun problème.

L'intention de ce roman est bonne, l'idée originale, mais dans la forme, je n'ai pas été conquise.

Déjà, j'ai noté des erreurs dans les comportements félins et leurs descriptions (même si nous sommes dans un roman d'anticipation...)... Les chats n'ont pas de mimiques faciales, les chats ne miaulent pas entre eux. Le chat réserve le miaulement pour communiquer avec l'humain. Enfin, un chat siamois avec un nez rose... hum hum... je veux bien que l'on me le montre... Quelque part, Bernard Werber est un peu trop tombé dans l'anthropomorphisme, même si le vrai caractère félin est prédominant dans ces pages.

L'histoire est contée à la première personne par Bastet, la minette héroïne de cette aventure. Mais j'ai trouvé le ton trop souvent gnangnan et de ce fait, le style en souffre et la délectation littéraire aussi.

J'ai regretté que les "servantes" de Bastet et Pythagore semblent aussi peu distantes de leurs animaux de compagnie. Bernard Werber aurait pu profiter de son projet pour partager les notions de base de la protection animale, concernant notamment la stérilisation, la vaccination etc.

Maintenant, il faut avouer que les passages reprenant l'historique de la présence des chats dans le monde et dans nos sociétés sont très intéressants. Depuis des millénaires, les chats sont tantôt bannis et massacrés, tantôt adulés et adorés, voire vénérés. Et j'ai bien retenu la signification du nom Pythagore !

En fait, Demain les chats est une véritable parabole qui délivre des messages simples et puissants, mais de façon un peu trop simplette pour moi. 

Le monde ne se sortira du chaos actuel qu'avec un juste équilibre entre la force, la connaissance et la communication. L'ignorance est la porte ouverte à toutes les abominations. La communication ne doit pas se faire qu'avec nos égaux, mais s'élever ou s'adapter au niveau de tous, quelques soient les différences (croyances, langages etc...). Bien sûr, chacun a son rôle à jouer plutôt que de subir. Chaque petit effort est une pierre ajoutée à l'édifice d'un monde qui pourrait être harmonieux.

 Le jour où tout sera compris et connu par tout le monde, alors la force deviendra inutile... Puisque pour l'instant, la seule chose qui évite l'effondrement total, c'est hélas la peur... la peur de la force, de la punition etc...

Et bien sûr, n'oublions pas de compter et de protéger notre planète et tous ses occupants... dont les animaux... les animaux sont notre avenir... Puisque "l'homme n'est l'avenir de rien" chantait Renaud il y a quelques années !

Demain les chats reste une belle histoire mais qui pour moi, s'adresse plus à un lectorat adolescent.

 

challenge12016br

7ème sur 6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 25 Décembre 2016

Hello le monde entier !

Avec mes loulous (Aya, Tsingy et Praslin je vous souhaite un joyeux Noël ! J'espère que vous serez gâtés juste assez pour vous dire que vous avez une chance que bon nombre d'habitants de cette planète n'ont pas (qu'ils soient des êtres humains ou du règne animal)... Je vous invite donc à avoir une chaleureuse pensée pour eux.

Je vous embrasse, 

Géraldine

 

 

JOYEUX NOËL !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 21 Décembre 2016

Papa ou maman 2 : Affiche

Film de Martin Bourboulon

Avec Marina Foïs, Laurent Lafitte, Alexandre Desrousseaux, Sara Giraudeau

 

Synopsis : Deux ans ont passé. Après avoir raté leur séparation, les Leroy semblent parfaitement réussir leur divorce. Mais l'apparition de deux nouveaux amoureux dans la vie de Vincent et de Florence va mettre le feu aux poudres. Le match entre les ex-époux reprend et les enfants décident de réunir leurs parents !

 

 

Mon humble avis : Le jour où j'ai vu au ciné l'ennuyeux "Personal Shopper", j'ai aussi vu le truculent Papa ou Maman 2, et bien m'en a pris, ce deuxième film a sauvé mon après-midi !

Le premier Papa ou Maman date de 2 ans. J'en avais gardé un souvenir assez imprécis. Ce 2ème opus est beaucoup plus marquant, car bien plus réussi encore, sans fausse note, sans l'impression de "too much" du précédent.

Franchement, qu'est-ce que l'on rit avec ce film ! Les gags, les réparties, les situations sont tous excellents, aucun ne tombe à l'eau. Même si l'on est souvent dans le rocambolesque, celui-ci est bien mieux maîtrisé dans ce numéro 2. Tout parait plus fin, plus décalé, pas appuyé par nécessité ! Et pourtant, le film oscille entre le 1er degré et le 5ème degré !

La mécanique est bien huilée, les dialogues cuisinés aux petits oignons, aux piments, à l'ail et à la moutarde, le rythme soutenu, pas une seconde d'ennui. C'est simple, il semble que les comédiens s'amusent autant que les spectateurs et que leur plaisir est on ne peut plus contagieux ! Contagion aidée par la vivacité de la mise en scène.

Bref, une suite hilarante, qui donne envie de retrouver cette famille déjantée dans quelque temps pour un numéro 3 ! Car on sent que tous les personnages n'ont pas encore livré toutes les vacheries dont ils sont capables !

Même si ce n'est pas le film du siècle, Papa ou Maman 2 est une comédie parfaitement réussie, à voir sans hésiter !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Décembre 2016

Personal Shopper : Affiche

Film D'olivier ASSYAYS

Avec Kristen Stewart, Lars Eidinger, Sigrid Bouaziz

 

Synopsis : Maureen, une jeune américaine à Paris, s’occupe de la garde-robe d’une célébrité. 
C’est un travail qu’elle n’aime pas mais elle n’a pas trouvé mieux pour payer son séjour et attendre que se manifeste l’esprit de Lewis, son frère jumeau récemment disparu. 
Elle se met alors à recevoir sur son portable d’étranges messages anonymes…

 

 

Mon humble avis : Je vais être directe, sans la présence hypnotique et charismatique de l'actrice Kristen Stewart, je n'aurais trouvé aucun intérêt à ce film. Une autre façon de dire que je n'ai pas saisi du tout où Olivier Assayas voulait nous emmener, puisque je suis restée globalement à quai.

Personal Shopper est vendu comme un thriller fantastique... la dose de thriller est de 10 mn et celle de fantastique de 8 minutes trente peut-être ! Bref, de ce côté-là, il n'y a pas grand-chose à manger. A part un fantôme, deux ou 3 ombres en mouvement, 2 portes qui s'ouvrent toutes seules... J'ai lu qu'Olivier Assayas voulait s'essayer à filmer l'invisible au cinéma... Mouais, bof bof. Quant à l'aspect thriller... Oui, nous sommes mal à l'aise dans la grande maison vide au plancher qui craque, oui, on flippe un peu lorsque Maureen reçoit un texto étrange. Oui, il y a un meurtre qui reste tout à fait anecdotique. Quid du coupable, du pourquoi du comment ? On n'en reparle jamais.

Personal Shopper semble ne débuter vraiment que bien tard et se termine bien trop subitement. Quand le générique de fin apparaît, on est vraiment content de posséder une carte Pass au Gaumont et de ne pas avoir payé plus de 10 € la place ! C'est vraiment dommage, car le scénario entrouvre plein de portes prometteuse, mais ne les ouvre pas franchement et qui plus est, ne les referme pas.

J'ai comme l'impression qu'à force de vouloir faire un film subtile et de filmer le discret, et bien on ne filme pas grand-chose. Alors oui, on devine un doigt plus qu'accusateur sur le matérialisme aliénant de notre époque, mais à part cela... Même l'émotion m'a semblé absente du film et les dialogues sont trop inconséquents pour que ma chère Kristen (oui, j'aime beaucoup cette actrice) puisse montrer l'étendue de son talent et sauver le spectateur d'un ennui profond et d'une attente tellement vaine !

Bref, Personal Shopper et mon billet = où comment économiser 10 € !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 17 Décembre 2016

Afficher l'image d'origineBD - Editions Les Enfants Rouges - 80 pages - 17 €

 

Parution en janvier 2016 

 

Présentation de l'éditeur : La vie, c'est des étapes... La plus douce, c'est l'amour. La plus dure, c'est la séparation. La plus pénible, c'est les adieux. La plus belle, c'est les retrouvailles.

 

Tentation : Ma bibliothécaire

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

Mon humble avis : La tristesse de l'éléphant est vraiment un très bel album, tant par les dessins que par l'histoire contée.

Louis est orphelin. Il vit donc à l'orphelinat. Mais Louis est plutôt gros et myope, il porte des lunettes qui ne l'avantage pas. De ce fait, Louis subit les moqueries incessantes de ses compagnons de chambrée. Un jour, il fait le mur de l'orphelinat pour se rendre au cirque Marcos qui est de passage dans sa ville. Il y rencontre Clara, la petite dresseuse d'éléphant. Louis retourne donc au cirque le lendemain et ainsi de suite... Une très belle relation se noue entre Louis et Clara, une relation qui survivra aux années et aux séparations.

L'on pourrait croire, au premier abord, qu'il s'agit d'un ouvrage destiné aux enfants. Mais non en fait, bien que cet album puisse être lu dès 10 ou 12 ans...il s'agit bien d'une BD adulte.

Les couleurs se limitent au noir, blanc, bleu et rouge. La luminosité de certaines scènes est magnifique.

Cet album nous parle des rencontres qui changent la vie, de l'amour qu'apporte l'être et non le paraître, de l'importance de la famille et de la solidarité, du bonheur de la vie simple, même si celle-ci n'épargne personne, du temps qui passe. Et des choix que chacun est libre de faire... par amour ou pour tout autre raison. Car notre petit Louis, qui grandit toujours sans famille officielle, même s'il a trouvé sa famille de coeur, va nous surprendre par un sacré choix !

C'est une histoire initiatique, qui voit se transformer un petit garçon mal dans sa peau en un homme heureux, parce qu'aimant et aimé.

Le ton est résolument nostalgique. En effet, les premières pages s'ouvrent sur Louis adulte, donc la presque fin de l'histoire. Et c'est Louis qui nous raconte son passé.

L'éléphant... Il y en a deux bien sûr dans cette histoire. Pégase, l'éléphant de Clara et Louis, méchamment surnommé "L'Eléphant par les autres orphelins, même quand ceux-ci sont devenus adultes.

J'ai regretté que Pégase soit aussi absent de ces pages et de la vie de Louis et Clara pendant de longues années.

Mais quoiqu'il en soit, La tristesse de l'éléphant est un magnifique album, très touchant, émouvant, frais et qui sonne parfaitement juste. Un conseil bien avisé de ma bibliothécaire !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 15 Décembre 2016

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Roman - Editions Livre de Poche - 355 pages - 7.60 €

 

Parution d'origine chez Stock en 2010.

 

L'histoire : Lila, jeune femme fragile et volontaire, nous conte son histoire depuis le jour où jeune enfant, elle fut retirée à sa mère par des hommes en noir, jusqu'à la délivrance, une fois la mémoire retrouvée, plus de 20 ans plus tard.

 

Tentation : A l'époque, la blogo

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Comme il y a longtemps que je n'avais pas autant dévoré un roman et par la même occasion, pris une telle claque en lecture. Et dire que cette pépite de bouquin dormait dans ma PAL depuis plusieurs années...

Synthétiser ce roman n'est pas chose aisée, tant il couvre de nombreux sujets et deux décennies.

La ballade de Lila K est rédigée à la première personne du singulier, par Lila elle- même. Son récit commence alors qu'elle n'a que 4 ou 5 ans, et qu'elle vient d'arriver "au centre"... Ce n'est qu'au fil des pages que l'on apprend vraiment pourquoi elle a atterri dans ce centre, et dans quel état catastrophique. L'enfant doit renaître, revivre, se reformer, tout réapprendre et au tout début, survivre. "Le centre" fait tout pour que Lila oublie ses premières années. Néanmoins, tout au long de l'histoire, l'enfant, puis la jeune fille n'aura de cesse de retrouver sa mère, et de connaitre la vraie vérité, celle qui se cache derrière les apparences.

Ce roman pourrait être le énième récit d'un "fait divers" morbide, sauf que non. Tout est fait pour qu'il soit assez divertissant, surprenant, tout à fait captivant et que sa lecture ne soit pas plombante et démoralisante... même si évidemment, ce n'est pas franchement joyeux. Mais l'ironie que Lila maîtrise à la perfection provoque souvent le sourire.

Déjà, ce n'est qu'à l'issue du premier tiers du livre que l'on découvre comprend réellement à quelle époque se déroule le roman... Ce qui en fait bien sûr un excellent roman d'anticipation, glacial à souhait quand l'on découvre ce que notre société est devenue : séparée par un mur entre l'intra-muros et la Zone, où tout dépend de "La commission" et du "Ministère", où les livres sont déclarés nocifs pour la santé (physique notamment), où vous êtes filmés et enregistrés quoique vous fassiez, où le Ministère vous fournit "le matériel nécessaire" pour les deux orgasmes minimum hebdomadaires et obligatoires, où l'Etat vous vous impose l'implant contraceptif, les injections de Botox dès 30 ans etc... Et puis il y a un peu d'humour... les chats sont devenus on ne peut plus génétiquement modifiés, ce qui en fait des chats arc-en-ciel qui changent de couleurs selon leur bon-vouloir, du rouge au bleu en passant par le mauve.

Et surtout, il y a Lila... Enfant, ado, jeune adulte. Brisée dès le plus jeune âge et qui sera en rééducation physique, psychologique, culturelle et sociale pendant 20 ans. Lila qui malgré tout cela, se révèle être une enfant précoce, d'une intelligence extraordinaire, qui parviendra à manipuler entourage et Commission pour peut-être parvenir à son but : retrouver sa mère et comprendre. Car Lila en est persuadée, elle se souvient de l'amour de sa mère, celle-ci l'a aimé. Le tout, en luttant contre ses phobies, ses dégoûts, en faisant tout pour être "conforme" du moins en apparence, à faire illusion en toutes circonstances. "Ce que j'étais au fond ne comptait pas vraiment, du moment qu'en surface" dans une société on ne peut plus formatée et soumise aux diktats.

Ce qui fait de Lila une héroïne ont ne peu plus attachantes et charismatiques, une héroïne que l'on n'oublie jamais. La ballade de Lila K : un formidable et puissant roman d'apprentissage, de quête identitaire,  de re-naissance, d'amour indéfectible et un énorme coup de coeur pour moi !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 10 Décembre 2016

Demain tout commence : Affiche Antoine Bertrand

Film d'Hugo Gélin

Avec Omar Sy, Gloria Colston, Clémence Poésy, Antoine Bertrand

 

Synopsis : Samuel vit sa vie sans attaches ni responsabilités, au bord de la mer sous le soleil du sud de la France, près des gens qu’il aime et avec qui il travaille sans trop se fatiguer. Jusqu’à ce qu’une de ses anciennes conquêtes lui laisse sur les bras un bébé de quelques mois, Gloria : sa fille ! Incapable de s’occuper d’un bébé et bien décidé à rendre l’enfant à sa mère, Samuel se précipite à Londres pour tenter de la retrouver, sans succès. 8 ans plus tard, alors que Samuel et Gloria ont fait leur vie à Londres et sont devenus inséparables, la mère de Gloria revient dans leur vie pour récupérer sa fille…

 

Mon humble avis : Quel film magnifique, qui donne le sourire, qui donne envie d'aimer, de profiter de chaque instant, de s'amuser, de faire de la vie une fête au quotidien !

Je l'ignorais, mais Demain tout commence est le remake du film mexicain "Ni repris, ni échangé" paru sur nos écrans en 2013. Peu importe, je n'avais pas vu cette version.

Demain tout commence est une comédie où l'on rit beaucoup, on est super attendris par la complicité entre Samuel et Gloria et l'on est ému aussi, parce que ce film est une comédie dramatique.

Oui, même si Samuel fait de la vie de sa fille un conte de fées, la vie les rattrape sous toutes ses formes, dont la bêtise et l'égoïsme des adultes. A l'écran, cela passe par des rebondissements inattendus. Alors on passe du rire aux larmes, mais ce n'est pas "très" grave, car ce film fait un bien fou.

Déjà, vous y trouverez l'appartement de vos rêves ! Si si, en plein Londres, un appart transformé en mini parc de jeux. Mille et une trouvailles, déco et atmosphère qui procurent un ravissement total et qui donne envie de rester adulescent. Et en même temps, beaucoup d'émotion devant ce père qui n'était pas prêt à l'être et qui se révèle être un père pas comme les autres, pas toujours "raisonnable" mais tellement merveilleux.

Omar Sy trouve ici un rôle qui lui va comme un gant ! Normal, un film français pour un français, c'est tout de même mieux qu'un rôle secondaire sans âme dans un film américain. En second rôle ici, nous avons le québécois Antoine Bertrand qui marque par sa présence bien sentie, tant dans l'humour que dans l'émotion discrète, mais bien là.

Enfin, ce film ne serait pas aussi merveilleux sans sa petite fée magique : la toute jeune Gloria Colston qui interprète le rôle de ... Gloria. Cette gamine est magistrale, époustouflante de naturel, avec une frimousse à craquer, un sourire à faire fondre. Bref, le rôle principal du film, c'est bien elle ! C'est bien cette petite Gloria qui porte le film sur ses épaules pas si frêles ! Gloria est une véritable pépite d'or ! Quel talent !

Très drôle puis bouleversant, Demain tout commence est un film dynamique à souhait, efficace, très touchant, divertissant, poignant et surtout : une ode à la vie. A aller voir les yeux fermés, mais une fois dans la salle de cinéma, les ouvrir bien grand. Ca ne demandera aucun effort d'ailleurs, vos yeux s'écarquilleront d'eux-mêmes ! 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Décembre 2016

 

Sully : Affiche

Film De Clint Eastwood

Avec Tom Hanks, Aaran Eckhart, Laura Linney

 

Synopsis : L’histoire vraie du pilote d’US Airways qui sauva ses passagers en amerrissant sur l’Hudson en 2009. 
Le 15 janvier 2009, le monde a assisté au "miracle sur l'Hudson" accompli par le commandant "Sully" Sullenberger : en effet, celui-ci a réussi à poser son appareil sur les eaux glacées du fleuve Hudson, sauvant ainsi la vie des 155 passagers à bord. Cependant, alors que Sully était salué par l'opinion publique et les médias pour son exploit inédit dans l'histoire de l'aviation, une enquête a été ouverte, menaçant de détruire sa réputation et sa carrière.

 

 

Mon humble avis : Cinq pattes de chat... Non pas que ce film soit un réel coup de coeur... C'est juste que Sully est un film parfait de bout en bout. Rien à reprocher, le sujet, la réalisation, le jeux des acteurs, tout est totalement maîtriser... par le maître Eastwood, âgé, rappelons le, de 86 ans ! Quel réalisateur celui-là ! Quasiment pas un raté ! D'ailleurs, ouvrez l'oeil, car à la manière d'Hitchcock, Eastwood apparaît subrepticement dans un panneau publicitaire.

Sully est le portrait d'un homme qui, en quelques heures, est devenu un héro national, puis la personne la plus aimée et la plus influente aux USA en 2009, juste derrière Mme Obama. Parce qu'il a fait preuve d'un sang froid extraordinaire, d'une connaissance parfaite de son métier, ce qui a permis de sauver les 155 passagers du vol 1549 dont il tenait les commandes. Et malgré cela, Sully reste d'une humilité fabuleuse. Mais il devra se battre, car, héro national, il est néanmoins suspecté d'erreur humaine par les grandes instances de l'aviation nationale.

Les flash back nous emmènent dans le cockpit et dans la cabine de l'avion, avant et pendant la catastrophe. Mais aucun pathos ni sur jeu. Des faits, rien que des faits, au spectateur d'apprécier l'incroyable de la situation. 

Ensuite, nous suivons aussi Sully et son copilote dans les jours qui suivent. Les cauchemars, les doutes, les relations familiales et l'injustice de leurs paires.

Enfin, nous assistons aux réunions et au "procès" qui est fait aux deux pilotes. Et là, Tom Hanks (qui porte aussi bien les cheveux blancs que l'uniforme) nous procure une extraordinaire jubilation par son sens de la répartie et de l'analyse. Analyse de cette histoire mais qui est valable pour tant d'autres domaines lorsqu'il y a catastrophe, mort "inacceptable" etc... C'est que nous vivons dans un monde qui, pour un oui ou pour un non, cherche l'erreur humaine à force de simulations informatiques...sans prendre un compte le facteur humain.

Ce qui m'a étonnée tout de même, c'est que "ce miracle de l'Hudson" a eu lieu en 2009, soit après le 11/08/2001. Et dans un dialogue, il est dit que "comme il s'agit d'un vol intérieur, il n'y a pas de listing passager". Je ne suis pas une pro de ce milieu, mais tout de même, au niveau de la sécurité et du terrorisme potentiel, je trouve ça léger léger...

Bref, du grand Eastwood, à voir évidemment... Et restez pour le générique, puisqu'on y fait la connaissance du vrai Sully et des vrais passagers de l'époque.

Sully, un film qui semble sans prétention, humble, intègre, à l'image de son héro.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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