Publié le 22 Novembre 2016

Doctor Strange : Affiche

Film de Scott DERRICKSON, 

Avec Benedict Cumberbatch, Chiwetel Ejiofor, Tilda Swinton

 

Synopsis : Doctor Strange suit l'histoire du Docteur Stephen Strange, talentueux neurochirurgien qui, après un tragique accident de voiture, doit mettre son égo de côté et apprendre les secrets d'un monde caché de mysticisme et de dimensions alternatives. Basé à New York, dans le quartier de Greenwich Village, Doctor Strange doit jouer les intermédiaires entre le monde réel et ce qui se trouve au-delà, en utlisant un vaste éventail d'aptitudes métaphysiques et d'artefacts pour protéger le Marvel Cinematic Universe.

 

 

Mon humble avis : Et voici un autre personnage Marvel adapté au grand écran, le Docteur Strange... Que je ne connaissais pas du tout avant la séance de cinéma.

Il m'a fallu un peu de temps pour rentrer dans le film, tant ce fameux Doctor Strange est à la base imbuvable avec son égo XXL ! Et puis l'entrée réelle dans l'univers Marvel tarde un peu à venir.

Mais finalement, l'histoire nous prend, les différents personnages aussi et l'on bénéficie d'un chouette petit voyage au coeur de Katmandou. Ici, les héros ne tirent pas leur pouvoir de leur naissance, d'un accident ou d'une mutation génétique. Non, c'est le développement personnel, spirituel et mystique qui les mènent à devenir de valeureux guerriers dotés d'un certain pouvoir, pour combattre non pas des Etats ou des organisations mystérieuses, mais le Mal dans toute sa splendeur, sa tentation, son danger, sa présence possible dans chaque particule, dans l'infiniment petit aussi bien que dans l'infiniment grand... voire l'infini tout court.

Mais en fait, le véritable ennemi de l'homme n'est pas le Mal, mais le Temps. Et oui, l'ennemi commun est le temps qui passe, que tout le monde s'efforce de ralentir, voire de stopper, pour gagner l'immortalité et l'infini.

Bien sûr, dans l'univers Marvel, ces sujets sont plutôt développés sous forme de paraboles. Mais il y a dans ce film une certaine philosophie à méditer, des sujets à questionner, même si l'on est d'accord qu'il n'y a pas de quoi en tirer une thèse !

A préciser cet opus Mavel est magistralement réussi au niveau visuel. Les effets spéciaux et/ou visuels justement sont à couper le souffle lors qu'ils deviennent labyrinthiques.

Le moment de cinéma fut agréable et divertissante. Mais Doctor Strange ne m'a pas autant séduite que les autres super-héros de l'écurie Marvel. Mais, roulement de tambour, annonce... Oui, bien entendu  il y aura une suite... ou plutôt un Cross-Over qu'annonce le générique de ce film. Et qui croisera bientôt Doctor Strange : Le beau, le musclé, le Dieu... j'ai nommé Thor ! Et ça, je ne le manquerai pas !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 20 Novembre 2016

Avant de passer au trio ! Et oui, pendant presque 2 ans, mes chats Aya et Tsingy ont formé un beau duo ! Mais, depuis un mois et demi maintenant, le duo est devenu trio puisque j'ai adopté Praslin, un des sauvageons que j'ai recueilli cet été, et ce, après moult péripéties !

Donc sur le prochain billet "félin", il y aura désormais 3 chats, mais sans doute avec très peu de photos à trois ! Car parvenir à photographier 2 chats en même temps, 2 chats en situations photogéniques, sans trop de mouvements, c'est déjà un exploit, alors 3 chats sur une même photo relève presque du miracle !

Allez, c'est partie pour un dimanche, bien au chaud, en photos avec Aya et Tsingy !

Aya ! La princesse !

Aya ! La princesse !

Tsingy, le p'tit gars par exellence !

Tsingy, le p'tit gars par exellence !

Le duo : Aya et Tsingy !

Le duo : Aya et Tsingy !

Aya !

Aya !

Tsingy, star du noir et blanc !

Tsingy, star du noir et blanc !

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Le duo : Aya et Tsingy

Le duo : Aya et Tsingy

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Le duo : Aya et Tsingy

Le duo : Aya et Tsingy

Câlin en duo !

Câlin en duo !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 17 Novembre 2016

Inferno : Affiche

Film de Ron Howard

Avec Tom Hanks, Felicity Jones, Omar Sy, Sidse Babett Knudsen

 

Synopsis : Dans "Inferno", le célèbre expert en symbologie suit la piste d’indices liés au grand Dante lui-même. Robert Langdon se réveille dans un hôpital italien, frappé d’amnésie, et va devoir collaborer avec le docteur Sienna Brooks pour retrouver la mémoire. Tous deux vont sillonner l’Europe dans une course contre la montre pour déjouer un complot à l’échelle mondiale et empêcher le déchaînement de l’Enfer…

 

 

Mon humble avis : Tom Hanks reprend le costume de Robert Langdon, pour la troisième fois.

Bien entendu, le film se regarde bien, l'intrigue est captivante, le rythme ne faiblit pas une seconde, le suspense est garanti. L'intérêt culturel du film est indéniable, et donne vraiment envie de se cultiver un peu plus sur ces grands personnages historiques et les symboles qui foisonnent dans cette histoire. Cette fois-ci, la "star" de film est Dante... et son enfer qui donne lieu à un super jeu de piste à grande échelle. De ce côté-là, on a ce que l'on attend, sans grande surprise. C'est formaté, on le sait à l'avance, mais cela fonctionne.

Inferno offre en plus de superbes vues de Florence, Venise et Istambul. Des visites guidées gratuites, dans le fauteuil de velours rouge du cinéma. Avec, cerise sur le gâteau, des musées et basiliques vides car évacués dans l'histoire.

Maintenant, ce que je reproche à Inferno, c'est l'accumulation des clichés et poncifs. Et à force de vouloir nous faire courir dans tous les sens, le réalisateur semble oublier que le spectateur n'est pas stupide et que certains détails négligés par la réalisation lui sautent aux yeux. Beaucoup trop de "comme par hasard"... (genre comme par hasard, Langdon sort un billet de 100 € de sa poche quand on lui demande alors qu'il n'a ni papiers, ni téléphone, ni carte de crédit et qu'il est en fuite et poursuivi par des bons et des méchants !)

Toute l'intrigue se déroule en gros sur 24 heures, et c'est hallucinant tout ce que les protagonistes parviennent à faire en 24h, tout en se déplaçant sur 2 villes italiennes plus Istanbul. Si l'on est fine observatrice (comme je le suis !), on remarquera que Felicity Jones s'engage dans une journée très mouvementée en chaussure à talons compensés, que lors de 2 scènes, on la voit perchée sur des talons aiguilles, pour la revoir juste après sur ses talons compensés. Bref, grosses erreurs de raccord qui m'agacent profondément. Quand on met des dizaines de millions de dollars pour réaliser un film, on fait attention à ce genre de détails. De même, à un moment, après un passage à tabac, Tom Hanks se retrouve avec un oeil bien abîmé, les vaisseaux sanguins explosés etc... la scène suivante, on retrouve Tom Hanks frais comme un gardon avec son regard magnifique !

Bref, le jour où les américains comprendrons qu'il vaut mieux sacrifier le glamour hollywoodien pour un peu plus de réalisme, ce sera un grand pas pour les cinéphiles et le cinéma en lui -même.

Vous l'aurez compris, Inferno est un divertissement agréable, mais qui ne casse pas trois pattes à un canard. Néanmoins, je vais tenter de me "culturer" sur Dante, ce serait une bonne idée !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 15 Novembre 2016

Afficher l'image d'originePolicier - Editions Albin Michel - 358 pages - 20.90 €

 

Parution le 1er septembre 2016 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : Septuagénaire Marthe Bothorel est passionnée d'histoire de l'art et de dessin. Hors, lors d'un concours de peintres amateurs sur la ville de Provins, elle fait une macabre découverte dans les souterrains de la ville : une jeune fille peinte assassinée et posée dans une posture qui n'est pas sans rappeler un célèbre tableau. Et ce n'est que le premier corps... Avec ses amies Jacote et Nastia, elles se retrouvent dans des mésaventures dont elles se seraient bien passées...

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

Mon humble avis : Voici un roman policier que je dirais comme... "A l'ancienne". Il dégage un petit air désuet. Sans doute à travers ses 3 héroïnes qui totalisent au moins 210 ans à elles trois, à travers le commissaire Cointreau qui n'a rien du super flic mais ferait plutôt penser à un certain Maigret.

Les crimes sont très originaux... même si on ne peut plus odieux. Par contre, chance pour nous, les pages de ce roman ne débordent pas d'horribles descriptions qui font remonter le coeur ou fermer les yeux.

Et oui, on l'apprend dès le premier crime, le tueur, enfin, (le psychopathe !) reproduit dans la mise en scène de ses meurtres des célèbres peintures du début XXième. Quant au pourquoi du comment, je ne vous en dirai pas plus, il vous faudra faire connaissance avec Portrait de groupe avec parapluie.

L'intérêt premier de ce polar est en fait... culturel. Oui, cette histoire est vraiment très instruite et ce, de façon très accessible. Rien d'élitiste. Violette Cabesos nous offre une plongée documentée dans le monde de l'art au début du vingtième siècle (avant-guerre / pendant-guerre / après-guerre) de Paris. Et plus particulièrement de Montmartre et de Montparnasse. Et oui, c'est l'époque du Bateau-Lavoir, du Lapin Agile et de La Ruche où vivent et survivent les rapins de l'époque. Certains sont restés rapins, d'autres sont devenus rupins. De qui s'agit-il ? De Modigliani, de Picasso, de Soutine, de Derain, d'Utrillo, de Matisse etc... Mais y habitaient aussi (et sont bien présent dans le roman), Guillaume Apollinaire, de Max Jacob et bien d'autres littéraires. Les passages qui décrivent la vie et l'oeuvre de tous ces artistes sont vraiment intéressants, même si l'on apprend (pour moi en tout cas, que nombre de ces personnages ne débordaient pas de sympathie.

La présence de tous ces hommes illustres dans ces pages est l'une des raisons de ma lenteur de lecture (outre ma vie fourmillante !) . Car oui, si vous lisez ce roman, gardez à proximité de vous votre ordinateur ou une tablette... Car la curiosité (saine) nous pousse souvent à allumer l'un ou l'autre pour rendre visite à notre ami Google qui, en 2 clics, nous délivre tous les tableaux dont il est question ici. Bref, l'intérêt culturel de ce roman est indéniable.

Le fond du roman est également bien construit, l'auteure ayant eu la bonne idée d'intégrer aux célèbres peintres un artiste sorti de son imagination, qui fait le lien entre les années 1900 et le présent où se déroule l'intrigue.

J'ai plus de réserves concernant la forme que prend ce livre. En effet, même si l'on fait "connaissance" rapidement avec le futur criminel, en n'en sachant que très peu sur son identité, l'histoire tarde un peu à commencer. Le criminel s'exprime beaucoup à la première personne du singulier (un chapitre sur deux globalement) mais ne fait pas vraiment peur, même si son histoire personnelle est bien développée. Les passages où l'on retrouve nos 3 septuagénaires sont longuets, car pleins de dialogues inintéressants, qui remplissent certes, mais n'apportent rien à l'histoire, sauf à lui ralentir le rythme.

Mais mon plus gros bémol concerne la manière dont s'exprime Jacotte, l'une des 3 héroïnes retraitées. Certes, celle-ci était tenancière de bar dans un quartier très ouvrier de Paris. Du coup, elle s'exprime de façon très populaire, quasiment qu'en argot et pour moi, là, on est à la limite de la caricature de la caricature. Bref, c'est too much, désagréable à lire et surtout, cela coupe la fluidité de l'écriture.

Mon avis est donc en demie teinte, mais une lecture vraiment intéressante culturellement parlant, même si ce n'est pas ce qu'on recherche en premier dans un roman policier.

 

4ème

6ème

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 13 Novembre 2016

LES INSUS (portables) A RENNES !

Cette semaine, en ce mercredi 10 novembre, j'ai eu la chance, le privilège, le bonheur, la joie d'assister à un événement historique à Rennes ! Le concert des Insus !

Kesako "Les Insus" ? Ben oui, autour de moi, quand je parlais du futur concert, plein de monde l'ignorait !

Les Insus, c'est la reformation du groupe Téléphone, 30 ans après son éclatement en 1986 !

Tout le monde est là : Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac et Richard Kolinka à la batterie. Manque juste la bassiste de l'époque, Corine Marienneau.

A l'époque, Téléphone, je les ai vraiment découvert après leur séparation, à la fin de mon adolescence. Pas fan exclusive et hystérique, j'adore néanmoins leur musique, connais leur grands tubes par coeur. Du bon rock, ça fait du bien. Des paroles sensées, ce n'est pas pour me déplaire. Et puis, avec le temps, certaines de leurs chansons sont devenues des hymnes, sont entrées dans la mémoire collective française.

Un concert de quadra, limite quinquas, mené par nos papys du rock français, Jean Louis Aubert et Louis Bertignac, sexagénaire. Mais mercredi, sur scène comme dans la salle, c'était comme si nous avions tous moins de 20 ans.

L'avantage d'aller à un concert de sexagénaires, c'est qu'il n'y a plus d'ado hystériques, qu'il n'est pas utile de planter sa tente la veille devant la salle de concert pour avoir une place correcte. Puisque de toute façon, on ne vient pas pour "voir les chanteurs" mais pour écouter, vivre, et chanter ! Et dans la salle, de l'énergie, il y en avait à revendre.

D'ailleurs, une heure avant le concert, le parking était à moitié vide et en sortant, tout à fait plein !

A chaque fois que Jean Louis Aubert ou Louis Bertignac, ou les deux passent à la télé, je me régale de les voir jouer avec un plaisir qui ne faiblit pas avec les années ! Et puis franchement, ce sont de super musiciens, Bertignac est même réputé comme étant l'un des meilleurs guitaristes français.

LES INSUS (portables) A RENNES !

Alors, pendant plus de deux heures, on a écouté, chanté, écouté et chanté en même temps !

New York avec toi

La bombe humaine,

Crache ton venin,

Le jour s'est levé,

Ca c'est vraiment toi

Cendrillon,

Argent trop cher,

L'hygiaphone

Au coeur de la nuit

Un autre monde,

... j'en passe et des meilleurs !

 

Un moment extraordinaire, à vivre, à revivre, même si je n'en n'ai pas les moyens et que la tournée du groupe d'achève bientôt !

Ps : Les premières vidéos sont les miennes, donc qualité I.phone de pas tout près !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 11 Novembre 2016

Moi, Daniel Blake : Affiche

Film de Ken Loach

Avec Daves Jones, Hayley Squires, Dylan McKiernan

 

Synopsis : Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Mais bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l'obligation d'une recherche d'emploi sous peine de sanction. Au cours de ses rendez-vous réguliers au « job center », Daniel va croiser la route de Katie, mère célibataire de deux enfants qui a été contrainte d'accepter un logement à 450km de sa ville natale pour ne pas être placée en foyer d’accueil. Pris tous deux dans les filets des aberrations administratives de la Grande-Bretagne d’aujourd’hui, Daniel et Katie vont tenter de s’entraider…

 

 

Mon humble avis : Moi, Daniel Blake a reçu la récompense suprême lors du dernier Festival de Cannes, à savoir la Palme d'Or. Récompense oh combien méritée !...

Même si ce film n'est guère joyeux ni très distrayant, car encré dans le réel du quotidien, le quotidien des petites gens de la classe moyenne, voire pauvre, d'Angleterre.

Un film intelligent, sobre, pudique et franchement bouleversant. Un film qui montre qu'à l'heure où les gouvernements ne jouent plus leur rôle, et bien reste l'entraide, celle toute simple faite de petits coups mains, de rencontres, de maigres repas partagés, de sourires échangés... Bref, l'attention portée à l'autre, même à l'inconnu qui de ce fait, ce sent vivant, existant aux yeux des autres. Un film porté par des acteurs exceptionnels, tout à fait méconnus en France. Ce qui fait qu'à l'écran, on ne voit pas de comédiens, mais de vraies personnes qui vivent une vraie vie.

Les personnages de Ken Loach ne démissionnent pas, malgré les épreuves de la vie, et surtout les épreuves du système, un système binaire qui ne prend plus en compte l'individu, qui ne possède que deux cases à remplir (oui ou non) et qui, parce que c'est le règlement, n'imagine même pas qu'il puisse y avoir une 3ème case, voir une dizaine d'autres pour répondre aux besoins et aux urgences de chacun.

Daniel Blake est confronté aux incohérences du système de santé et de chômage anglais... Et dès le début du film,  nous sentons parfaitement que ce personnage va faire face à un monde qui marche sur la tête au point que l'on pourrait en rire, s'il n'y avait des vies humaines en jeu. Oui, les situations que rencontrent Daniel Blake semblent plus tirées d'un sketch humoristique que d'une vérité pourtant hélas bien réel.

Suite à une crise cardiaque, Daniel Blake doit rester en convalescence et ne peut plus travailler pendant un moment, d'avis du personnel soignant. Sauf que lors d'un questionnaire médical pour obtenir une pension d'invalidité, il est déclaré apte à travailler, en gros, parce qu'il est capable de se déplacer seul et e mettre un chapeau. De ce fait, il doit s'inscrire au Pôle Emploi anglais, sauf qu'il ne peut percevoir d'allocations s'il ne cherche pas de travail durant 35  heures par semaines et le prouver.

Bref, vous le comprendrez bien, dans ce film, que ce soit pour Daniel Blake ou sa nouvelle amie Kathie et ses deux enfants, c'est le serpent qui se mord la queue, et tout le monde qui se renvoie la patate chaude... sans se préoccuper des conséquences souvent gravissimes dans la vie de ces victimes malgré elles

Dans de moindres proportions, il y a quelques années, j'ai été victime aussi de ces prises de tête avec le système... Ce qui a eu pour conséquences, suite à une grosse crise d'angoisse, de prolonger mon arrêt maladie d'alors de 9 mois... ce qui fait que j'ai coûté beaucoup plus cher à la société que si chacun avait fait son boulot en temps voulu.

Bref, un film à voir, pas forcément à revoir pour les raisons citées en début de billet. Mais c'est une réelle prise de conscience sur les incohérences des systèmes de protections sociales où les bénéficiaires sont souvent soupçonnés d'assistanat ou profit de complaisance.

Dommage hélas que de tels films n'aient un effet que dans l'esprit du spectateur, mais point dans ceux qui nous gouvernent et pondent des lois qu'ils ne respectent pas eux même. Car ce film dénonce parfaitement l'inefficacité volontaire d'une l'administration étouffante, qui accroît encore plus la précarité et l'isolement des personnes qui ont besoin d'aide...Dommage que le cinéma ne change pas le monde !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 6 Novembre 2016

Ah ah ! Je vous ai bien eus ! Vous pensiez passer un dimanche à New York en ma compagnie ! Et bien non ! C'est avec deux petites cocottes chatonnes que nous passons ce dimanche.

Brooklyn et Broadway sont 2 chatonnes que j'ai eu en accueil chez moi durant deux mois et demi, à cheval sur le printemps et l'été, avant qu'elles ne soient adoptées début août.

Pour Brooklyn, c'était prévu. Cette minette m'ayant été "allouée" par l'association Félin Possible, une fois sa quarantaine sanitaire effectuée avec sa fratrie dans une autre famille d'accueil.

Broadway n'était pas prévue. Mais un dimanche matin de la fin mai, je partais passer la journée au Mont Saint Michel avec des amis. J'étais à peine arrivée sur l'aire de covoiturage que l'on me dit : "il y a un chaton sous les voitures". Hors, un dimanche matin, un chaton sous des voitures d'une aire de covoiturage, c'est forcément un abandon... GRRR

J'ai donc rusé et sacrifié le jambon de mon sandwich pour attraper le chaton, en fait une fifille, vue la couleur de sa robe : marbrée écaille. Les chats "écailles" sont des femelles à 99.99%.

Donc exit le projet mon St Michel... me voilà à ramener le bébé chat, de presque 2 mois (à vue d'oeil) chez moi. Je l'installe dans ma salle de bain avec une litière, de l'eau, des croquettes. Ouf, elle mange seule donc elle est sevrée alimentairement parlant. Dans ma salle de bain, car il ne fallait absolument pas qu'elle rencontre mes chats, au cas où elle aurait été porteuse de maladies et de puces...

Très vite, je décide de la nommer Broadway, sachant que Brooklyn devait arriver chez moi quelques jours plus tard.

Je téléphone à droite et à gauche pour trouver une solution pour Broadway, au moins pour sa quarantaine sanitaire de 2 semaines. Aucune famille d'accueil disponible chez Félin Possible. Heureusement, ma super voisine du RDC est là, et accepte de me prêter une chambre inoccupée de chez elle.

Durant 2 semaines, j'avais donc 3 chats chez moi (Aya, Tsingy et Brooklyn) et Broadway au RDC, avec qui je passais plusieurs heures par jour. Au bout de la quinzaine et d'une visite vétérinaire révélant des tests Sida et leucose négatifs, Broadway a pu grimper au deuxième étage, chez moi et rejoindre la troupe.

Fin juillet, j'ai eu aussi Cawoët, le chat de mon amie Muriel, à garder 2 semaines. Pendant ce temps, je gérais aussi la minette diabétique de ma voisine partie en vacances (donc piqûre matin et soir). Et ensuite, c'est à cette époque là que j'ai trouvé et recueilli mes 3 sauvageons, qui ont fait leur quarantaine dans la chambre chez ma voisine. Ce qui fait que pendant quelques jours, sur 2 appartements, j'ai géré 9 chats ! Bon, je ne recommencerai pas demain, mais là, c'était cas de force majeure !

Voilà, mon été fut donc très félin !

Mais maintenant, place aux photos de Brooklyn et Broadway !

Brooklyn, avec son frère, puis chez moi. Attention, les photos ici et suivantes ne sont pas postées ni classées par ordre chronologique. Donc au fil des photos, les chatons peuvent grandir et rapetisser !

Brooklyn, avec son frère, puis chez moi. Attention, les photos ici et suivantes ne sont pas postées ni classées par ordre chronologique. Donc au fil des photos, les chatons peuvent grandir et rapetisser !

Broadway, couleur Marbrée écaille. La photo en haut à gauche fut prise quelques heures après que je l'ai attrapée sur le parking.

Broadway, couleur Marbrée écaille. La photo en haut à gauche fut prise quelques heures après que je l'ai attrapée sur le parking.

Broadway, qui pesait alors 800 gr (sur la photo en bas à gauche)

Broadway, qui pesait alors 800 gr (sur la photo en bas à gauche)

Brooklyn, à son arrivée chez moi !

Brooklyn, à son arrivée chez moi !

Broadway et sa bouille à bisous !

Broadway et sa bouille à bisous !

Broadway en star de comédie musicale style année 40 ! Très glamour !

Broadway en star de comédie musicale style année 40 ! Très glamour !

A droite, Brooklyn en glamour !

A droite, Brooklyn en glamour !

Brooklyn avec mes grands chats, Aya et Tsingy !

Brooklyn avec mes grands chats, Aya et Tsingy !

Miss Brooklyn !

Miss Brooklyn !

Miss Brooklyn again !

Miss Brooklyn again !

And again Brooklyn

And again Brooklyn

Broadway !

Broadway !

Brooklyn encore. Qui a son arrivée et ne pesant qu'un kilo, aimait se poser sur mes épaules quand j'étais devant mon ordi. Elle s'y endormait même. Et puis devant la télé, elle venait se mettre au chaud dans ma veste polaire !

Brooklyn encore. Qui a son arrivée et ne pesant qu'un kilo, aimait se poser sur mes épaules quand j'étais devant mon ordi. Elle s'y endormait même. Et puis devant la télé, elle venait se mettre au chaud dans ma veste polaire !

Brookyn and Broadway together... Et aussi, Aya ! Appréciez la différence de volume entre Aya et Brooklyn !

Brookyn and Broadway together... Et aussi, Aya ! Appréciez la différence de volume entre Aya et Brooklyn !

Et cet été, les jours de canicule, mon canap' rassemblait une belle brochette de chats !

Et cet été, les jours de canicule, mon canap' rassemblait une belle brochette de chats !

UN DIMANCHE ENTRE BROOKLYN ET BROADWAY

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 4 Novembre 2016

Afficher l'image d'origineBD - Allary Editions - 160 pages - 20 €

Parution en juin 2015

 

L'histoire : Né d'un père syrien et d'une mère bretonne, Riad Sattouf raconte dans L'Arabe du futur sa jeunesse au Moyen-Orient. Dans ce second tome, qui couvre la première année d'école en Syrie (1984-1985), il apprend à lire et écrire l'arabe, découvre la famille de son père et, malgré ses cheveux blonds et deux semaines de vacances en France avec sa mère, fait tout pour devenir un vrai petit syrien et plaire à son père. 

 

Tentation : Le tome 1, donc la blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : En début d'année, j'avais chroniqué L'arabe du futur tome 1 ICI

Mon coup de coeur avait été immédiat pour cet album. 

Mais il n'est point pour ce deuxième tome, sans doute parce que la découverte, la nouveauté n'y sont plus. Même si le plaisir de lecture est encore bien là, évidemment, tout comme mes yeux ahuris devant certaines situations décrites et dessinées. Comme dans le premier tome, on passe facilement du sourire, au rire, à l'effroi, lorsqu'on constate l'impunité du crime d'honneur (familial), et même le respect social que l'on gagne lorsque l'on est coupable d'un crime d'honneur.

Il faut dire que l'écart culturel entre mon enfance et celle de Riad Sattouf en Syrie est digne d'un grand écart du meilleur des contorsionnistes. 

Dans ce 2ème tome, qui couvre la période 1984-1985, la famille Sattouf est plus statique, puisque déjà installée en Syrie, il n'est plus question du passage en Libye. Certes, il reste les vacances en Bretagnes, sujettes à bien des quiproquos et d'incongruités de part et d'autres. Mais disons que certaines séquences, notamment les séquences scolaires, m'ont parfois parues répétitives.

Néanmoins, ce tome 2 est tout de même franchement intéressant. Le système éducatif syrien est terrifiant : humiliation des enfants, maltraitance, coups de bâton sur les mains... Mais surtout, c'est l'obsession nationaliste qui choque. Dès la rentrée, les élèves sont forcés d'apprendre l'hymne national et de crier haut et fort oh combien la nation syrienne est la plus forte. Puis on passe directement à la religion et au Coran. Les élèves apprennent la fascination pour l'URSS (sans rien en connaître). Et dans la cours de récréation, l'occupation des enfants et monomaniaque : "tuer des juifs". Bref, de mon canapé, il me semble que les enfants subissent un lavage de cerveau dès leur plus jeune âge.

Dans ce tome, le comportement du père de Riad attire beaucoup l'attention, faute d'attirer la sympathie à mes yeux d'occidentale. Le père semble obsédé par l'argent, la réussite et ses signes, les apparences. Il fait lui aussi le grand écart entre les traditions familiales, musulmanes et locales et la culture européenne qu'il a acquise et qui est celle de sa femme qui, pour moi, a bien du mérite ! Mais il ne faut pas oublier que le père veut sa revanche sur la misère dans laquelle il a grandi...

Bref, même s'il n'y a plus l'effet de surprise du premier tome, celui-ci vaut bien évidemment la peine d'être lu. C'est en effet d'autres regards sur le monde... Celui d'un enfant, le nôtre à travers celui de l'enfant devenu adulte et auteur. C'est vivre l'orient de l'intérieur, "en famille" et non à travers ce que les médias nous proposent : "le poids des mots et le choc des photos."

A savoir, le tome 3 vient de paraître !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 1 Novembre 2016

Il faut bien tout la douceur d'un chat pour contrer la rudesse de cette histoire.

Il faut bien toute la douceur d'un chat pour atténuer la rudesse de cette lecture

Roman - Editions Grasset - 189 pages - 17.50 €

Parution le 24 août 2016 (Rentrée Littéraire)

 

L'histoire : Trois gardiens de la paix sont chargés, hors de leurs prérogatives habituelles, d'escorter un ressortissant Tadjik en situation illégale, depuis le centre de rétention de Vincennes jusqu'à l'aéroport Charles de Gaulle. Très vite, la tension monte à l'intérieur de chacun, et entre les uns et les autres. Car très vite, ils réalisent que cette fois-ci, ils vont devoir choisir entre le devoir d'obéissance et la raison individuelle.

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Price Minister et Chapitre.com à l'occasion du match de la Rentrée littéraire.

 

Mon humble avis : (particulier, car il est demandé, pour le Match de la rentrée littéraire, de rédiger une chronique originale)

Mesdames et Messieurs les gouvernants,

Je vous fais une lettre,

que vous lirez peut-être,

si vous avez le temps.

J’ai lu récemment

un roman intitulé Police,

d’Hugo Boris.

Un roman que vous lirez peut-être,

là aussi, si vous avez le temps.

 

Mesdames et Messieurs les gouvernants

Peut-être, vous vous glisseriez alors,

Dans l’es âmes et dans les corps,

D’Erik, d’Aristide et de Virginie

Dans une voiture, pour un soir réunis

Trois gardiens de la paix,

Qui mènent déjà des journées guerrières

Et qui, faute d’administrations surchargées,

Se retrouvent alors mandatés

Pour escorter un homme hors de nos frontières.

Il s’appelle Tohirvov Asomidin.

Le seul crime qu’il ait commis

Est d’avoir déserté son pays

Où l’attend un funeste destin

Puisqu’il y a dénoncé la torture,

Sa torture et la censure.

 

Mesdames et Messieurs les gouvernants,

Si de lire cette histoire vous prenez le temps,

Vous serez alors tantôt Erik

Et tantôt ce Tadjik

Vous vivrez le quotidien de flics

Soumis au cruel dilemme

De choisir entre le devoir et l'intime conviction

Alors que de l’ordre ils sont l’emblème.

Vous ressentirez l’urgence de désobéir

Car une vie d’homme entre vos mains

Vous laisserez en vous la rage bouillir

Bouillir de tant d’injustice

Car être né quelque part

C’est toujours un hasard

Et pour bien des peuples un préjudice

 

Mesdames et Messieurs les gouvernants

De ce récit vous serez captifs

Même si celui est n’est que fictif

Son auteur le rend pourtant bien réel

Surfant entre l’abject visible

Et l’étouffant invisible,

Depuis l’intime jusqu’à l’essentiel

L’essentiel jamais dit

Mais profondément ressenti

Comme une évidence

Ou comme un non-sens.

 

Mesdames et Messieurs les gouvernants

J’espère que vous saluerez

Le courage et la grandeur d’âme

De ces trois policiers

Tout aussi victimes de ce drame,

Que cet homme nommé Asomidin

Que vous verrez la larme de Virginie,

Larme de l’ignominie de cette tragédie

Qui assomme celui qui lit comme un burin.

Que comme moi vous espèrerez,

Jusqu’au dernier instant,

Que le « Système » soit défaillant

Et qu’enfin Asomidin puisse de nouveau respirer.

 

Mesdames et Messieurs les gouvernants,

Je vous ai fait cette lettre,

que vous avez lu peut-être,

si vous en avez pris le temps.

Je voudrais ne plus pouvoir

Lire de telles histoires

Oh, pas pour cause de censure

Mais parce qu’elles seraient pures impostures

Ou seraient classées dans un autre rayon

Celui de la science-fiction.

Mais pour cela...

 

Mesdames et Messieurs les gouvernants

Il faudrait que vous cessiez

Vos stériles débats

Vos discours acidifiés

Envers vos concurrents politiciens

Pour, main dans la main,

Vous pencher sur l’essentiel

Et qu’ainsi, nous puissions tous vivre sous le même ciel.

 

 

Géraldine BUSSON

 

 

 

POLICE, d'Hugo Boris

POLICE, d'Hugo Boris

 

4ème

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 29 Octobre 2016

 

 

La Fille du train : Affiche

Film de Tate Taylor

Avec Emily Blunt, Rebecca Ferguson, Haley Bennet, Justin Theroux

 

Synopsis : Rachel prend tous les jours le même train et passe tous les jours devant la même maison. Dévastée par son divorce, elle fantasme sur le couple qui y vit et leur imagine une vie parfaite… jusqu’au jour où elle est le témoin d’un événement extrêmement choquant et se retrouve malgré elle étroitement mêlée à un angoissant mystère.

 

 

Mon humble avis : Quel film ! Du pur thriller psychologique ! J'adore !

Et pourtant, la presse n'est pas tendre avec ce film, adaptation du roman éponyme de Paula Hawkins, véritable best seller paru en France en mai 2015. Je n'ai pas lu le livre, aussi, j'ignore si le film est fidèle à 100% au roman. Je sais juste que le bouquin se déroule en Angleterre, alors que le film lui, se passe dans les environs de New York.

Quoiqu'il en soit, j'ai été scotchée à mon fauteuil devant cette histoire terrifiante, qui fait froid de le dos. Tout est sujet de manipulation et de point de vue en fait. Le scénario est vraiment machiavélique, qui balade le spectateur par le bout du nez dans toutes les théories possibles. Nous sommes presque dans un huit clos. Pas physiquement ni géographiquement, mais dans l'atmosphère inquiétante qui règne, et par les personnages peu nombreux... mais tous suspects à un moment ou un autre de l'histoire. Oui, on suspecte chacun d'entre eux, chacun leur tour. Aucun ne semble vraiment net en fait. Ce qui donne à ce film un suspens implacable. 

Au début, il est un peu difficile de rentrer dedans, surtout à cause de la forme narrative, qui alterne présent et passé par de nombreux flash back. Mais l'on s'habitue et ces flash back permettent d'approfondir les personnages, de les percevoir sous deux angles différents, dont un (le passé), qui éclaircit, façon de parler, le présent. Je dis "façon de parler" car, au départ du film, on pense évoluer dans une Amérique bien propre, bien parfaite, avec des gens plus beaux et plus heureux les uns que les autres. Bref, le cliché américain. Sauf que celui-ci se fissure bien vite et nous invite ainsi à ne pas nous fier aux apparences.

Chaque personnage surprend le spectateur presque à chaque minute, par des comportements ambigus ou contradictoires. Aucun personnage n'est lisse... Et surtout pas le personnage de Rachel, magistralement interprété par une Emily Blunt inattendue et bouleversante. Du grand art d'interprétation, moi, je dis qu'il y a de l'Oscar dans l'air, en tout cas, ce serait on ne peut plus mérité. Rachel est tantôt comme absente, inquiétante, d'ailleurs, elle s'inquiète elle même, hystérique, malheureuse, obsédée, dépressive, alcoolique, sobre, rêveuse, ancrée dans la réalité tout en vivant sa vie par procuration. Bref, c'est une femme brisée et ... je n'en dis pas plus, les 15 dernières minutes vous dévoilerons ce que vous n'oseriez même pas imaginer.

La fille du train, un film de la même veine de Gone Girl, mais avec un rythme plus lent, comme un train intercommunal, qui prend le temps de s'arrêter aux stations essentielles. Et, chose assez rare, le film me donne vraiment envie de lire le roman, même si j'en connais l'issue. Mais il y a tant de petits détails, et tout est tellement "psychologique", que le livre doit être tout autant captivant, même pour qui a vu le film !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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