Publié le 20 Septembre 2015

Un dimanche avec mes loulous d'amour, Aya et Tsingy ! Depuis mon dernier billet sur mes propres chats, et bien mon Tsingy a fêté son 1er anniversaire, Aya a été malade et m'a occasionné une visite chez le véto à 1h30 du matin. Sur la balance, Aya pèse 5.6 kg. Régime m'a dit le vétérinaire ! Donc on est passé aux croquettes lights pour moitié pour commencer. Et depuis ce midi, comme petit plaisir, un peu de courgettes cuites à l'eau. C'est mieux que du fromage ou autre !

Tsingy s'est mis aussi à faire ses pipis dans ma baignoire. Grrr. Il a tout compris ce chat, puisqu'à chaque fois que je me rends compte du forfait, je nettoie la baignoire à grandes eaux = litière toujours nickelle pour lui. Donc depuis hier, déménagement de la vraie litière pour pouvoir fermer la porte de la salle de bain. Non mais oh, c'est qui qui fait la loi ici ?!! Moi aussi, j'ai plus d'un tour dans mon sac ! Ah ah !

Tsingy est aussi devenu fétichiste d'un sac poubelle qui traine dans ma chambre, puisque tout doucement, je détapisse celle-ci. Alors le sac avec des pelures de papier peint, voilà un bon petit matelas pour faire dodo ! Achetez donc des couchages confortables pour eux, vos chats préfèrent un sac poubelle ! Le comble !

Mes loulous ont aussi passé 13 jours de vacances chez une de mes amies, pendant que je passais les miennes chez ma mère. Ah, les retrouvailles !

Car y'a pas à dire, mes deux chats sont des amours dont il est impossible de se lasser et de se passer !

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Aya, notamment avec un papillon qui vole à l'énergie solaire, ramené d'Amsterdam ! Tout ce qu'on ne fait pas pour distraire ses chats !

Aya, notamment avec un papillon qui vole à l'énergie solaire, ramené d'Amsterdam ! Tout ce qu'on ne fait pas pour distraire ses chats !

Tsingy, qui met en valeur les peintures de sa môman !

Tsingy, qui met en valeur les peintures de sa môman !

Photos de chamille !

Photos de chamille !

Aya, chez "tata Muriel" pendant les vacances, puis avec le papillon qui, depuis a perdu une aile !

Aya, chez "tata Muriel" pendant les vacances, puis avec le papillon qui, depuis a perdu une aile !

L'anniv de Tsingy ! Et Tsingy, fan de tout ce qui est émaillé... Lavabo, baignoire...

L'anniv de Tsingy ! Et Tsingy, fan de tout ce qui est émaillé... Lavabo, baignoire...

Aya la douce ! Notamment sur une partie de ma PAL !

Aya la douce ! Notamment sur une partie de ma PAL !

Tsingy, star d'Instagram, qui donne un gros coup de main pour le changement de house de couette !

Tsingy, star d'Instagram, qui donne un gros coup de main pour le changement de house de couette !

Aya l'abeille, oups la belle !

Aya l'abeille, oups la belle !

"Non Aya, ne regarde pas, c'est trop horrible, la gamelle est vide, plus une croquette !"

"Non Aya, ne regarde pas, c'est trop horrible, la gamelle est vide, plus une croquette !"

Ils sont beaux mes amours n'est-ce pas ? Séparément et à deux !

Ils sont beaux mes amours n'est-ce pas ? Séparément et à deux !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 18 Septembre 2015

Pièce de théâtre de Paul Pörtner

Textes français de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino

Avec Jean-Marie Rollin, Gaëlle Gautier, Franck Desmedt, Olivier Solinares, Domitielle Bioret

 

Le pitch :Un meurtre est commis dans l'appartement situé juste au dessus d'un salon de coiffure du Marais. Comme personne n'est entré ou sorti de l'immeuble aux alentours de l'heure du meutre, le ou la coupable est forcément dans le salon. Le coiffeur, la champoineuse, les clients ? La police débarque  ! Mais pour résoudre l'enquête, elle s'appuiera sur l'aide d'un public très observateur... ou pas !

 

 

Mon humble avis : Lors d'un récent aller-retour sur Paris pour un entretien d'embauche (échec cuisant d'ailleurs), je me suis offert une pièce de théâtre, en passant pas un site de réservation de dernière minute, donc avec un certain pourcentage de réduction.

Le dernier coup de ciseaux se joue au Théâtre des Mathurins, dans le 8ème arrondissement. Cette pièce a reçu en 2014 le Molière de la meilleure pièce comique et atteint sa millième représentation ! Autant dire que c'est un énorme succès... bien mérité.

Durant le premier quart d'heure, on a l'impression d'assister à une pièce "classique" (pas au sens littéraire du terme évidemment). C'est la vie d'un salon de coiffure, salon animé par des personnages hauts en couleurs. Situations burlesques et réparties comiques se suivent pour notre plaisir. Puis, le meurtre a lieu et là, tout change !

Le dernier coup de ciseaux devient une pièce participative. Le public est mis à contribution lors de la reconstitution du meurtre. Car lorsque le capitaine de police interroge les suspects, ceux-ci disent- ils la vérité, mentent ils par omission ou par action. Alors dans le public, les doigts se lèvent, le Capitaine donne la parole tout en mettant le public bien en boite ! Fous rires garantis et superbe partage. Et bien sûr, chouette improvisation des acteurs car chaque soir, on peut imaginer que questions et remarques du public sont différentes. Vient l'entracte ! Le Capitaine donne rendez-vous au public sur le trottoir du théâtre pour faire un point sur l'enquête, et le public soumet des questions à poser aux suspects.

Alors, ô magie, en plein Paris, sur le trottoir, tout le monde se parle !!! Et oui, entre eux, les spectateurs s'interrogent. L'imagination de chacun se dénoue et les théories fusent !

Retour dans la salle, le public posent les questions abordées dehors, mais cette fois ci, directement aux suspects, qui une fois encore, improvisent et font tout pour égarer les enquêteurs en herbe que nous sommes (même si, dans les questions du public, on sent une certaines influences des séries américaines telles que les Experts, Mentalist and co).

Enfin, vient l'heure de la désignation du coupable, qui se fait par vote à mains levées du public !

Vraiment excellent, quel moment extraordinaire dans un théâtre.

Juste entre nous, j'ai trouvé qu'un personnage en faisait trop, donc m'a un peu agacée.

Alors, si vous êtes Parisiens, franciliens ou que votre vie vous mène à Paris pour un jour ou deux, faites un tour par le Théâtre des Mathurins. Mais surtout, ouvrez grands vos yeux et vos oreilles. Mettez-vous en mode observation et mémorisation pour aider quelque temps plus tard le pauvre Capitaine qui a du mal à y voir clair dans cette enquête peu ordinaire !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 16 Septembre 2015

Roman - Editions VDB - 11h d'écoute

 

Parution en audio en 2012

 

L'histoire : Fin du XIVème siècle, en Flandre française. Insbette est abandonnée dès le plus jeune âge par sa mère, qui fut victime d'un viol 9 mois plus tôt, commis par un Seigneur. Considérée comme la batarde tout au long de sa vie, la jeune Insbette tracera son chemin dans une époque violente. Elle deviendra la dame de compagnie de la grande Yolande de Cassel, puis dans d'autres circonstances, apprendra la caligraphie. Mais toujours, elle voudra retrouver ses racines.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib

 

 

 

Mon humble avis : Ce livre, je ne l'ai pas pioché au hasard. En fait, l'histoire se déroule en Flandre Française et plus précisément, autour du Cassel, berceau de ma famille paternelle. Mon grand-père y est né et y a vécu etc... Alors, je suis allée aussi, avec ce livre, à la rencontre de mes aïeuls.

Il faut savoir que ce livre audio (dont on ne trouve que très peu d'info sur le net, d'où l'absence sur ce billet du nom de la lectrice, du prix...) est d'une incroyable qualité. Quel enregistrement ! Vivant, extrêmement bien interprété par une voix modulée en fonction des personnages mais toujours agréable. De plus, des bruitages, jamais envahissants, ont été ajoutés. Le clapotis de l'eau lors d'une averse, le bruissement du vent dans les arbres, le son reconnaissable entre mille d'un cheval au galop. Tout ceci rend l'atmosphère de cette histoire encore plus forte et dense.

Je répète assez souvent que je ne suis pas fan des romans historiques, et je trouve de plus en plus souvent que j'ai tort ! Car je me suis régalée de l'histoire passionnante de cette jeune Insbette, personnage si attachant et en avance pour son temps. Sa vie sera parsemée de multiples épreuves et rebondissement, mais cette jeune fille restera toujours vaillante et ne visera que la Connaissance. De bâtarde orpheline, elle finira très instruite et maitrisant un art réservé aux hommes de l'époque.

Les racines du temps, c'est aussi un roman très riche en informations historiques, très instruit et par définition, instructif sans jamais être barbant. Comme j'en ai appris des choses ! Finalement presque tout puisque ma culture sur l'époque médiévale dans ma région natale était bien maigre. Les moeurs, les us et coutumes, le commerce, la noblesse, les duchés, mais aussi les buchés qui brulaient à l'époque autant les hérétiques que les juifs (déjà persécutés au Moyen Age, j'ignorais cela), Annie Degroote nous régale de toute une culture, sur fond de Guerre de cent ans, de chiisme de la papauté, d'évolution de l'astronomie (refusée alors évidemment car scandaleuse) et d'astrologie. Bref, ce roman est une mine d'informations insoupçonnables et captivantes.

Maintenant, mon petit bémol. Les racines du temps alternent des passages narrant la vie d'Insbette au XIVème siècle, et d'autres impliquant Nina, journaliste parisienne, elle aussi originaire de Cassel, qui débarque dans la Flandre pour y écrire un article sur les femmes du Moyen Age dans les années 2010. Nina enquêtera sur Insbette et Yolande de Flandres. Jusque-là, tout va bien. Mais Annie Degroote a ajouté des liens possibles entre les 2 héroïnes que 6 siècles séparent. Même date de naissance, même père inconnu, même signe astrologique, même attirances envers les mêmes personnes. Bref, un lien qui aurait traversé les siècles et qui, pour le coup, ne m'a pas convaincu. Mais peu importe, cela ne m'a pas empêché d'apprécier ma lecture au-delà de mes espérances. Alors, que vous ayez vos racines en Flandre ou pas, plongez vous dans cette histoire enrichissante.


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 14 Septembre 2015

Roman - Editions Léo Scheer - 310 pages - 20 €

 

Parution le 19 août 2015 - Rentrée Littéraire 2015

 

L'histoire : L'auteure revient sur son adolesence, ses découvertes de l'amour et du théâtre simultanée et ses débuts de comédienne, le tout au "coeur" d'une famille très particulière.

 

 

Tentation : Auteure que j'apprécie

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Cette lecture me laisse partagée et dubitative.

Bien entendu, nous sommes faces à un roman de qualité, d'excellente qualité. La plume douce et soignée de Nathalie Rheims m'a emportée, caressée, tenue captive d'un récit que je ne n'appréciais que partiellement.

Place Colette est un "roman vrai" comme le dit l'écrivaine. Donc autobiographie romancée sans doute. Le sujet principal en est la passion amoureuse que Nathalie Rheims a partagé, alors qu'elle n'avait que 13 ans, avec Pierre, un grand acteur de la Comédie Française âgé de 43 ans. Soit 30 ans d'écart... C'est ceci qui m'a mise vraiment mal à l'aise. Car même si Nathalie Rheims insiste sur le fait que Pierre était sa victime et elle le bourreau, ma morale me fait voir ici une histoire de pédophilie déguisée et malsaine quoiqu'il en soit. Même si la jeune fille a quelque part harcelé l'acteur. Je considère que celui-ci devait se tenir. En effet, il n'est pas rare que des ados soient "amoureux" d'un ainé célèbre sur lequel ils fantasment. A mon époque, quelle jeune fille n'a pas rêver d'être dans le bras d'un Tom Cruise ou d'un Johnny Deep... bref de plus, la façon d'agir de la jeune fille dans ce roman m'a plus fait pensé à une amourette d'adolescente sans repère affectif. Qui plus est, dans cette relation interdite, l'adolescente donne plus qu'elle ne reçoit, ce qui ajoute au malaise. En fait, j'aurais bien plus apprécier ce roman s'il avait occulté cette relation pour moi sordide. L'environnement familial, les questionnements adolescents et la découverte passionnelle du théâtre m'auraient suffi

.

Car les débuts en Corse, les observations de l'auteure sur le monde d'adultes bobo intello qui l'entoure, son envie irrésistible  de faire du théâtre, d'en faire même son métier et tout ce qu'elle entreprend pour parvenir à ses fins, ses rencontres avec des professeurs de théâtre haut en couleur, les extraits de pièces de théâtre classiques, ses premiers pas sur scène, tout cela est magistralement décrit et analysée, donc passionnant. Cela donne même envie de se plonger dans ces fameux classiques dont j'ignore tant, d'aller au théâtre, de vibrer devant de beaux textes scandés par les acteurs talentueux et passionnés, d'applaudir.

Mais voilà, il y a cette relation amoureuse entre une ado et un adulte qui me donne une sensation de malaise et une impression d'impudeur déplacée.

Pour info, le titre se réfère à la place située devant la Comédie Française.

 

 

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4/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Septembre 2015

Le Tout Nouveau Testament : Affiche

Film de Jaco Van Dormael,

Avec Benoît Poelvoorde, Catherine Deneuve, Yolande Moreau, François Damien.

 

 

Synopsis : Dieu existe. Il habite à Bruxelles. Il est odieux avec sa femme et sa fille. On a beaucoup parlé de son fils, mais très peu de sa fille. Sa fille c’est moi. Je m’appelle Ea et j’ai dix ans. Pour me venger j’ai balancé par SMS les dates de décès de tout le monde…

 

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Mon humble avis : J'ai adoré ce film, bien différent de ce que la bande annonce laisse présager. Peut-être moins drôle, mais drôle tout de même, profond, romantique, poétique et on ne peut plus décalé.

Bien sûr, c'est aussi blasphématoire et irrévérencieux, donc inutile d'aller voir ce film si votre confession vous fera trouver ce Tout Nouveau Testament scandaleux, vulgaire, inutile...

J'avoue, j'ai trouvé les passages entre Catherine Deneuve un peu too much, mais cela n'a pas gâché mon plaisir. Et puis l'équipe du film, dont le réalisateur a du bien ce marrer. Car tout de même, filmer Deneuve affalée sur un canapé entrain de câliner un gorille, il fallait le faire, y penser et oser !

Alors oui, on rit, mais on est surtout très ému... Car ce film met un coup de projecteur subtil, délicat, et original sur le mal du siècle : la solitude. Le tout avec beaucoup de tendresse, de douceur, puisque nous suivons les pas de la fille de Dieu, qui découvre la terre, la détresse des humains et s'interroge beaucoup, comme une enfant : avec innocence. La question qui lui revient sans cesse est : Que deviennent les enfants ? Réponse : des adultes. Mais comprendre aussi, qu'avons-nous fait de nos rêves d'enfants, et que faisons nous de l'enfant qui sommeille en nous. Puis, que deviennent les adultes ?...

Bref, Le tout nouveau testament est un film humaniste malgré le méchant Dieu qui règne et régit le monde à coup de mauvaise blague et de tyrannie tant il s'ennuie. Oui, Dieu crée des lois que vous connaissez bien, et qui vous pourrissent votre petit quotidien. Ex, loi N°1232 : quand on plonge un corps dans un bain, le téléphone sonne. Loi 2463, dans un magasin, la file de la caisse d'à côté va toujours plus vite... Ca vous dit quelque chose ? Et bien c'est Dieu qu'il faut blâmer ! Et dans ce film, Dieu, c'est un Benoît Poelvoorde déchainé et machiavélique. Excellentissime !

Une chouette leçon de vie et d'impératif de bonheur, dont on sort le sourire aux lèvres et le coeur tout doux. Un film qui nous fait dire qu'effectivement, mieux vaut ne pas connaitre notre heure, et qui conseille de vivre chaque jour comme si c'était le dernier. 

Un petit miracle nous vient donc du cinéma Belge et de ce qui va avec : un certain humour, et un ton résolument décalé, pour écrire un joli conte qui met du baume au coeur !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 7 Septembre 2015

Roman - Editions Albin Michel - 135 pages - 15 €

 

 

Parution le 19 août 2015 : Rentrée littéraire

 

L'histoire : Une voyante prédit au Comte Neville, artistocrate Belge, qu'il assassinera l'un de ses invités lors de sa prochaine garden party.

 

 

Tentation : Amélie, voyons, impératif !

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Le crime du comte Neville est assez désarçonnant. Ce roman passe pour une vraie farce alors qu'il repose sur des questions on ne peut plus sérieuses.

Bien entendu, comme chaque année, j'ai dévorée, ou plutôt dégusté, le roman annuel de mon auteure favorite.

Une fois de plus, mais pour la première fois, Amélie Nothomb nous emmène dans un milieu qu'elle connait très bien : l'aristocratie Belge... à laquelle elle appartient. Son grand père et son père possèdent le titre de baron. Et récemment, le roi des Belges a élevé la romancière elle-même au titre nobiliaire de Baronne.

L'Aristocratie belge dans laquelle Amélie Nothomb nous invite est celle qui, désargenté, se voit dans l'obligation de vendre le château familial. Cette aristocratie reste le vivier des bonnes manières à l'ancienne, tout en étant confrontée à la modernité aux valeurs de notre époque.

Ainsi, on mange des patates toute la sainte année, mais lors de la Garden Party, les plus grands mets envahissent tablées et garantissent la pérénnité de l'image et de la réputation familiales dues au rang.

L'auteure ne s'en cache pas, il y a dans le comte de Neville, qui maitrise suprêmement l'art de recevoir, un peu de son père, et dans Sérieuse, fille de Neville, beaucoup d'elle-même.

Et puis il y a ce crime... qui doit être commis pour obéir à la prophétie. Et qui fait de ce roman comme un polar inversé. Dès les premières pages, on connait le lieu, le jour et même le coupable du crime, mais point la victime. D'ailleurs, quand devient on coupable ? Lorsque l'on projette l'acte ou lorsqu'on le commet ? Bien sûr, la tension monte d'un cran à chaque journée qui nous approche de la date fatidique !

Tout au long de ce roman, le comte de Neville sera à la torture : le choix de victime dans la liste des invités, en procédant par élimination... jusqu'à ce qu'une invité surprise se présente à lui !

Mais surtout, par respect pour son image, sa réputation et celle de sa famille, le comte Neville ne peut assassiner qu'en respectant les bonnes manières ! Ce qui amène notre écrivaine belge préféré à écrire des dialogues truculents et au premier abord, farfelus. Bref, j'ai ouvert des yeux grands comme ça ! Seule Amélie Nothomb peut être l'auteure de dialogues aussi improbables et décalés !

Tout à fait sérieusement sous cet aspect de farce, Amélie Nothomb se penche donc sur ses prophéties de voyantes qui deviennent parfois des ordres pour ceux qui les reçoivent, qui orientent leurs vies. De même, Amélie Nothomb évoque le malaise de l'adolescence, et une partie de son pourquoi, et l'évolution des rapports filiaux/parentaux au fil des époques et des milieux. Le livre est donc assez dense en sujets évoqués... et questionnés !

Cette histoire fait référence à une tragédie célèbre, mais donc je tairai le nom pour ne pas spoiler ce roman. De même, toute ressemblance avec "Le crime de Lord Arthur Savile" d'OScar Wilde ne serait pas fortuite.

Une fois de plus, un très bon Nothomb, qui ne ressemble pas aux précédents, même si, en lecture aveugle, on peut s'écrier dès la première page : c'est du Nothomb ! Et c'est ça que j'aime et que je retrouve avec impatience et plaisir chaque année !

 

 

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"Malheureusement, il était comme presque tout le monde : il ne croyait les prédictions que si elles le concernaient".

Le crime du comte Neville, d'A.Nothomb

Henri avait hérité d'Aucassin l'art de recevoir, c'est à dire de transformer une simple mondanité en une extravagante féerie où, l'espace de quelques heures, on devenait le superbe personnage que pour d'absurdes raisons on n'était pas au quotidien.

Le crime du comte Neville, d'A. Nothomb

Etre noble, mon fils, cela ne signifie pas qu'on a plus de droits que les autres. Cela signifie qu'on a beaucoup plus de devoirs.... Il fallait en toute circonstance donner l'impression de la sérénité, de l'aisance, de la dignité, de la moralité, de cet édifice insensé de complexité que constituait le paraître.

Le crime du comte Neville, d'A. Nothomb

Arbitrairement, situons la en 1975, tout en étant conscient de la variabilité extrême de cette date en fonction des pays et des milieux. C'est la limite qui sépare les enfants né pour séduire des enfants nés pour être séduits.

Le crime du comte Neville

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Septembre 2015

Dheepan : Affiche

Film de Jacques Audiard,

Avec 

  , ,

 

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs 

Fuyant la guerre civile au Sri Lanka, un ancien soldat, une jeune femme et une petite fille se font passer pour une famille. Réfugiés en France dans une cité sensible, se connaissant à peine, ils tentent de se construire un foyer.

 

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Mon humble avis : Audiard, la Palme d'Or à Cannes, ma carte Pass... J'y vais.

Bon, veuillez m'excusez, je ne nommerais pas les acteurs par leurs noms et pour cause, ce sont des noms Sri Lankais... C'est d'ailleurs pour cela que sous l'affiche, je me suis contentée d'un "copier/coller" !

Alors le film ? Bon évidemment. Mais vraiment pas gai. Moi, cela m'a plutôt donné le cafard sur l'état d'une partie de la société Française : celles de certaines banlieues très chaudes, où j'ai la chance de ne pas vivre. D'ailleurs, j'ai trouvé dommage que le sujet principal - une "fausse" famille de migrants Sri Lankais tente de s'intégrer et de devenir une vraie famille - devienne secondaire devant cette violence urbaine qui occupe bientôt tout l'écran. Pour vraiment affronter son sujet, Audiard avait-il besoin de confronter ces migrants dans un contexte aussi extrême ? La situation dramatique des 3 migrants était suffisante, pas besoin d'y ajouter cette violence environnementale.

Même si la fin n'est pas vraiment surprenante (ben faudrait pas un suicide collectif à la sortie des salles), je ne serai pas aussi dithyrambique que certains magazine pour qui Dheepan est "un hymne à l'espérance". Ce n'est pas ce que j'ai vu. Ou alors de l'espérance peut-être, mais pour 3 personnes sur combien ?

Bien sûr, la mise en scène est parfaite, bien sûr, les comédiens sont excellents, surtout pour des non professionnels. C'est le cas de l'acteur qui joue Dheepan. D'ailleurs, il est très touchant dans son rôle. Le choc des cultures est flagrant, l'envie de s'intégrer aussi. Le courage et les conditions de vie de cette fausse famille ne laissent pas insensible, loin de là. 

La fausse mère n'a pas réussi à m'émouvoir, d'ailleurs, les émotions du début disparaissent derrière la guerre urbaine qui se déclenche. On a plus l'impression d'assister à un grand gâchis (pas cinématographique hein !), mais un grand gâchis sociétal.

Qui plus est, il m'a manqué des éléments de "la vie d'avant" de ces personnages Sri Lankais pour vraiment saisir leur nature, leur fuite, leur urgence.

En fait, je pense vraiment que j'aurais adoré l'histoire de ces 3 migrants dans un cadre différent.  Car ce cadre amène du spectaculaire là où le sujet méritait de la simplicité, de la sobriété pour être apprécié pleinement. Là, j'ai l'impression qu'Audiard a voulu traiter 2 sujets et que de ce fait, aucun des deux n'est approfondi. Dommage.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Septembre 2015

Une famille à louer : Affiche

Film de Jean-Pierre Améris

Avec Benoît Poelvoorde, Virginie Efira, Philippe Rebbot, Calixte Broizin-Doutaz, Pauline Serieys

 

 

Synopsis : Paul-André, la quarantaine, est un homme timide et plutôt introverti. Riche mais seul, il s'ennuie profondément et finit par conclure que ce dont il a besoin, c'est d'une famille ! Violette, quadragénaire pleine de peps, est menacée d'expulsion et a peur de perdre la garde de ses deux enfants. Paul-André propose alors un contrat en tout bien tout honneur pour louer sa famille contre le rachat de ses dettes. Pour le meilleur et pour le pire… 

 

 

 

Mon humble avis : Une famille à louer est une petite comédie familiale sympathique, pas désagréable à regarder, mais qui ne me laissera pas de souvenirs impérissables. Il m'est arrivé de pouffer de rire, mais jamais de grands éclats ni d'abdominaux mis à mal ! 

En fait, c'est mignon, c'esy frais et bien souvent touchant, mais il manque quelque chose pour que ce film soit une grande comédie. Un peu plus de surprises sans doute, de piquant et de fantaisie aussi. Disons que tout m'est paru un peu trop convenu. Bref, on est loin de la réussite totale que fut "les émotifs anonymes", du même réalisateur.

Certes, les acteurs servent le film à merveille. Poelvoorde est émouvant dans sa maladresse et sa solitude, comme il sait si bien le faire, ce n'est pas la première fois qu'il incarne ce genre de personnage. Virginie Efira illumine l'écran et apporte un sacré peps, tout comme les jeunes comédiens qui jouent ses enfants.

Si l'on observe bien, il y a des détails bien trouvés. Par exemple, en début de films, les ingrédients du petit déjeuner qui envahissent la table proviennent tous de distributeurs low cost. Et sur la fin, ce sont des célèbres marquent qui remplacent le "pas cher".

Bien sûr, ce film a un très bon fond et démontre la difficile cohabitation entre des classes d'origines socioculturelles différentes. Mais surtout, une famille à louer prouve une fois de plus que l'argent ne fait pas le bonheur, même s'il peut y contribuer !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Août 2015

Je vous propose un dimanche tout doux, un dimanche qui chatonne ! En compagnie de certains chatons que j'ai pu rencontrer et photographier ces dernières semaines. Tous ces chatons ont été recueillis par l'association à laquelle j'appartiens : Félin Possible

Tous ont été remis sur pied, et nombre d'entre eux ont été biberonnés par des bénévoles. En effet, il n'est pas rare de trouver des chatons abondonnés à l'âge de quelques jours/semaines, complètement incapables de subvenir à leurs besoins, donc promis à une mort certaine.

Une fois biberonnés, en bonne santé, vaccinés au premier kilo atteint, ils sont proposés à l'adoption... qui ne sera effective qu'aux 3 mois du chaton. En effet, avant 3 mois, un chaton n'est pas fini ! Si le sevrage alimentaire se fait vers 2 mois, le sevrage affectif et éducatif se fait à 3 mois. En effet, si des chatons ont la chance d'avoir leur maman, celle ci les éduque jusqu'à leur 3 mois avant de s'en désintéresser. Si les chatons sont séparés de leur mère avant ces 3 mois, il y a de forte chance pour qu'ils développent par la suite un comportement anormal d'agressivité, de non différenciation entre le jeu et la vrai bagarre, de désobéissance, de pipis à droite à gauche.

C'est pour cela que les chatons recueillis par l'assocation, une fois leur quarantaine de précaution de 2 semaines achevée, sont automatiquement pris en charge par des familles d'accueil qui possèdent des chats adultes. Ainsi, les chats "maison" éduquent les chatons qui ainsi toutes les chances de développer un comportement équilibré.

Cela, je l'ai aussi constaté l'an dernier alors que j'étais famille d'accueil. J'ai vu de mes yeux vu ma grande Aya éduquer fermement les chatons qui m'ont été confiés.

 

Allez, place aux photos ! Et bonne nouvelle, depuis que j'ai pris ces photos, tous ces chatons ont eu la chance d'être adoptés par une famille pour la vie !

Zhaan, arrivée à à peine 10 jours avec 2 frères et soeur, tous adoptés depuis !

Zhaan, arrivée à à peine 10 jours avec 2 frères et soeur, tous adoptés depuis !

Ysisse, arrivée vers 2 mois, adoptée peu après ses 3 mois et renommée Pixelle par ses adoptants !

Ysisse, arrivée vers 2 mois, adoptée peu après ses 3 mois et renommée Pixelle par ses adoptants !

Jodila, en famille d'accueil chez moi à 3 mois, adoptée à 4 mois et demi !

Jodila, en famille d'accueil chez moi à 3 mois, adoptée à 4 mois et demi !

Blaise, arrivé à vers 2 mois, adopté à vers 4 mois !

Blaise, arrivé à vers 2 mois, adopté à vers 4 mois !

Kaori, arrivée vers 2 semaines avec 2 frères et soeur, biberonnée et adoptée à 3 mois !

Kaori, arrivée vers 2 semaines avec 2 frères et soeur, biberonnée et adoptée à 3 mois !

Kyla, adopté vers ses 4 mois !

Kyla, adopté vers ses 4 mois !

Ganeisha, arrivée vers 1 mois et demi / 2 mois, adoptée à ses 3 mois !

Ganeisha, arrivée vers 1 mois et demi / 2 mois, adoptée à ses 3 mois !

Plumette, soeur de Ganesha, adoptée vers ses 3 mois et demi !

Plumette, soeur de Ganesha, adoptée vers ses 3 mois et demi !

Missouri, arrivée vers ses 3 semaines avec ses frères et soeurs, biberonnée et adoptée à 3 mois. En bas à droite, avec sa soeur Moutonne !

Missouri, arrivée vers ses 3 semaines avec ses frères et soeurs, biberonnée et adoptée à 3 mois. En bas à droite, avec sa soeur Moutonne !

En haut, Ysisse et Kaori, en bas, Zhann et Max (frère de Missouri !)

En haut, Ysisse et Kaori, en bas, Zhann et Max (frère de Missouri !)

I'm a small, small girl in a big big world...

I'm a small, small girl in a big big world...

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Août 2015

Récit - Editions Albin Michel - 183 pages - 16 €

 

Parution le 2 septembre 2015 - Rentrée Littéraire

 

L'histoire : L'année de ses 28 ans, Eric Emmanuel Schmitt n'est pas encore l'auteur que l'on connait, mais philosophe et enseignant en cette matière. Il s'engage avec un ami dans un voyage dans le sahara. Ceci, dans le but de repérer les lieux pour le tournage prochain d'un film sur Charles de Foucault. Au cours de se périple, Eric Emmanuel s'égare seul dans le désert pendant 24 heures. L'athée qu'il était alors ne sera plus jamais le même. Il a une révélation. Désormais, "il ne sait pas si Dieu existe mais il y croit"

 

 

Tentation : Le pitch, la couv, le lieu, l'auteur !

Fournisseur : Gilles Paris, Merci pour l'envoi.

 

 

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Mon humble avis : Si le désert vous laisse de glace, si votre esprit est fermé au point que tout questionnement et discussion ouverte autour de l'existence de Dieu vous agace, j'ignore si ce livre vous plaira. En cas contraire, je n'en n'ai aucun doute !

Eric Emmanuel Schmitt met son âme à nu dans cette nuit de feu. Avec humilité, enthousiasme, simplicité, honnêteté. Il nous narre son voyage au coeur du Hoggar Algérien avec un groupe de 10 personnes menées par un Touareg. Entre les paysages grandioses et infinis, le froid glacial de la nuit, le rythme lent des dromadaires, la majestuosité et la sagesse targui; l'étroitesse de certains occidentaux, nous retrouvons la plume délicieuse et jamais prétentieuse d'Eric Emmanuel Schmitt : De la poésie, des réflexions, des passages philosophiques et d'autres plus cocasses. 

Il est question ici de la découverte et de l'acceptation de la foi et non d'une conversion à une religion quelconque. C'est sans doute ce qui m'a plu aussi dans ce livre, qui ne laisse pas la place au prosélytisme. Même si Schmitt témoigne et espère transmettre sa confiance, il avoue en épilogue qu'il ne se fait guère d'illusion à ce sujet.

D'ailleurs, le chapitre de "la révélation" est le seul que ne m'ait pas convaincu ! Pourquoi donc ? Je vais d'abord répondre avec les mots d'Eric Emmanuel Schmitt :

"Face au questionnement sur l'existence de Dieu, se présentent 3 types d'individus honnêtes, le croyant qui dit "je ne sais pas mais je crois que oui", l'athée qui dit "je ne sais pas mais je crois que non" et l'indifférent qui dit "je ne sais pas et je m'en moque". L'escroquerie commence dans l'affirmation: je sais que Dieu existe/je sais que Dieu n'existe pas".

Je suis à mi-chemin entre le 2ème et le 3ème type car rien ne me prouve que Dieu n'existe pas mais de toute façon, peu m'importe. Je n'ai pas vécu Dieu, j'ai vécu la religion, la religion tellement obligation qu'elle ne permet pas la réflexion intime et personnelle de Dieu ou peu importe le nom qu'on lui donne. Et de toute façon, je déteste ce que les religions monothéistes font de Dieu s'il existe, leur façon de se l'accaparer, de l'imposer, de l'interpréter et d'établir des lois là où il ne devrait y avoir que liberté personnelle.

"Les amis de Dieu restent ceux qui Le cherchent, pas ceux qui parlent à Sa place et prétendent L'avoir trouvé. ...Les certitudes ne créent que des cadavres"

Alors, que l'on soit croyant ou athée, ce livre est un formidable accompagnateur de réflexions individuelles ; sur nos croyances, leur pourquoi et leur comment, sur nos importances, sur nos rapport à l'autre, au temps, à la nature, au ciel étoilé, à l'infiniment grand, au dénuement, à nous même. Cette nuit de feu est aussi un livre de sage qui prône l'union, le respect, la tolérance. Très actuel à une époque ou comme par le passé, les religions séparent le monde plutôt que de l'unir.

"Nous devons reconnaitre et cultiver notre ignorance. L'humaniste pacifique coûte ce prix là. Tous, nous ne sommes frères qu'en ignorance, pas en croyance. Ce ne sera qu'au nom de l'ignorance partagée que nous tolérerons les croyances qui nous séparent."

And last but not the least pour moi, même first dans l'absolu... L'Algérie, le Hoggar, Tamanrasset, l'Ermitage du Père de Foucault, l'Assekrem, le sable, les dunes, les ergs, les regs, les oueds à sec, les petites plantes rachitiques, le feu de camps allumé par les Touaregs,  la galette de pain des Touaregs, les bivouacs, le soleil, la nuit froide, le ciel étoilé dépollué de tout éclairage artificiel, le vide à l'infini mais le paysage qui change constamment. Tout cela je l'ai vécu il y a exactement 10 ans, au même endroit, lors d'une randonnée d'une semaine dans cette majestueuse et splendide région du monde. Alors Monsieur Schmitt, merci de m'avoir permis de marcher dans vos pas, sur mes propres pas, dans mes souvenirs, d'avoir accueilli le désert et sa magie dans ma chambre !

 

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Alors, en cadeau pour vous, si vous manquez d'image durant votre lecture...

Lever de soleil depuis l'Ermitage du Père de Foucault.

Lever de soleil depuis l'Ermitage du Père de Foucault.

LA NUIT DE FEU, d'Eric Emmanuel SCHMITT
LA NUIT DE FEU, d'Eric Emmanuel SCHMITT
LA NUIT DE FEU, d'Eric Emmanuel SCHMITT
LA NUIT DE FEU, d'Eric Emmanuel SCHMITT

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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