Publié le 28 Janvier 2016

 

Les Chevaliers blancs : Affiche

Film de Joachim Lafosse,

Avec Vincent Lindon, Louise Bourgoin, Valérie Donzelli, Reda Kateb

 

Synopsis : Jacques Arnault, président de l’ONG "Move for kids", a convaincu des familles françaises en mal d’adoption de financer une opération d'exfiltration d'orphelins d’un pays d’Afrique dévasté par la guerre. Entouré d’une équipe de bénévoles dévoués à sa cause, il a un mois pour trouver 300 enfants en bas âge et les ramener en France. Mais pour réussir, il doit persuader ses interlocuteurs africains et les chefs de village qu’il va installer un orphelinat et assurer un avenir sur place à ces jeunes victimes de guerre, dissimulant le but ultime de son expédition...

 

 

 

Mon humble avis : Ce film, tourné au Maroc, s'inspire de l'affaire de l'Arche de Zoé, qui survint en 2007, au Tchad, mais laisse une large place au fictionnel.

J'aime ce genre de film, qui permet ensuite d'aller boire un verre avec mes "coséanseurs" et de discuter réellement, de se questionner, de se positionner... même si le film ne prend pas réellement position, il relate. Un peu comme un reportage en fait. Un reportage qui s'intéresse aussi aux caractères complexes des personnages.

Les chevaliers Blancs, c'est un film dont les sujets principaux sont les rapports entre l'Afrique et l'Occident, le Néocolonialisme, l'humanitaire, et les conséquences de l'ingérence. "L'enfer est pavé de bonnes intentions", voilà une expression qui pourrait presque résumer le film à elle seule. Presque car ce film est vraiment dense et permet moult ressentis.

Jusqu'où va la bonne foi ? La bonne foi pardonne -t-elle l'aveuglement, la prétention, même si celle-ci est quelque part de sauver le monde ? Comment ce qui saute aux yeux du spectateur n'a-t-il pas sauté aux yeux des protagonistes ? Le spectateur voit bien que la différence criante dans les façons de communiquer entre les blancs et leur argent, et les Tchadiens qui ne pensent qu'à l'avenir de leurs enfants.

Certains pourront trouver certaines longueurs dans ce film. Mais je pense qu'elles sont nécessaires pour rendre compte de la langueur, de la lenteur de l'Afrique, des démarches, des aléas. Alors, il y a l'attente, la patience, l'impatience.

Ce film, entre plénitude et tension, est intense, captivant et servi par des acteurs très classes, tout en nuances et/ou discrétion (excellente Louise Bourgoin et bien sûr le bluffant Vincent Lindon). C'est simple, on oublie que l'on a affaire à des comédiens, à un film. On a l'impression de vivre cette histoire, en spectateur impuissant certes, mais de la vivre tout de même.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Janvier 2016

 

Randonneurs Amateurs : Affiche

Film de Ken Kwapis

Avec Robert Redford, Nick Nolte, Emma Thompson

 

 

Synopsis : Célèbre écrivain, Bill Bryson refuse de s'accorder une retraite bien méritée, mais trop tranquille, auprès de son adorable épouse et de sa famille. Au contraire, il se lance un nouveau défi : parcourir les 3500 km de l'Appalachian Trail, sentier de randonnée préservé et sauvage qui relie la Géorgie au Maine. 

Les difficultés de l’exercice augmenteront lorsqu'il accepte la présence d'un compagnon de route – son viel ami Stephen Katz qu'il a perdu de vue depuis longtemps. Séducteur invétéré particulièrement malchanceux, Katz espère pouvoir échapper à ses dettes et vivre une dernière aventure avant qu'il ne soit trop tard. 
Seul problème : les deux hommes n'ont pas du tout la même conception de l’aventure…
 
 
Mon humble avis : Je suis allée voir Randonneurs amateur pour le plaisir de revoir Robert Redford, et parce qu'en Août, j'ai aussi un projet de rando de 150 km... 
Hélas... Quel film navrant de la presque première minute à la dernière ! Ok, j'avoue avoir ri 2 ou 3 fois, apprécié 2 ou 3 courts moments, mais c'est si peu, trop peu pour l'intégralité d'un film.
Le scénario est creux, les dialogues insignifiants. Les réflexions ne dépassent pas le niveau de l'esquisse, quel dommage. L'humour est graveleux, la moitié des phrases prononcées par Nick Nolte comportent le "oh putain de merde". Sans doute cela passe-t-il mieux en VO, mais en VF, c'est lourd, lourd, lourd !
Les paysages, parlons-en. Il y a si peu de plan larges sur les Appalaches que l'on pourrait se croire dans n'importe quelle forêt.
Dans une histoire qui ne nécessite pas d'effets puisqu'hommage à notre mère nature et le contact avec elle, tout paraît faut. Les 2 papys s'engagent dans une rando de 3000 bornes sans aucun entrainement, avec des chaussures flambant neuves, sont toujours d'une propreté impeccable malgré vent, tourments, neige. Ils font une chute de 10 mètres et se relèvent plus vite que s'ils étaient juste tombés d'une chaise. Pas une égratignure ! Et durant toute cette marche, pas l'ombre d'une ampoule.
Quelle déception de voir le grand Robert Redford dans un tel navet. J'espère que ce ne sera pas son dernier film et qu'Hollywood nous le ramènera très vite dans un rôle fort comme Redford nous en a offert tout au long de sa carrière.
A oublier très vite donc !
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 24 Janvier 2016

Ces jours-ci, il fait froid, il fait gris, il pleut ou neige, et le soleil (quand il paraît) se couche toujours tôt ! Vous vous dites, "comme on était bien l'été dernier" ou "vivement l'été prochain" !

J'ai une solution provisoire, au moins pour aujourd'hui : du soleil, du grand air, de la mer bleue... Un coin de paradis sur terre.

Voic des photos prises en août dernier, lors d'une rando d'environ 13 km. Départ du barrage de la Rance, chemin côtier, Saint Servan et la tour Solidor, Saint Malo, bus de mer qui nous mène à Dinard, plages de Dinard, à nouveau sentier côtier et nous revoici au point de départ : notre barrage, où nous attend une collation rafraichissante !

Une rando superbe, dans la bonne humeur, alternant plein soleil et chemins ombragés. Et toujours, sur notre gauche, la mer. Si bleue et claire que l'on se croirait en Corse. Il suffit de mettre un pied dedans pour se rappeler que nous sommes bien en Bretagne !

UN DIMANCHE ENTRE SAINT MALO ET DINARD
UN DIMANCHE ENTRE SAINT MALO ET DINARD
UN DIMANCHE ENTRE SAINT MALO ET DINARD
UN DIMANCHE ENTRE SAINT MALO ET DINARD
UN DIMANCHE ENTRE SAINT MALO ET DINARD
UN DIMANCHE ENTRE SAINT MALO ET DINARD
UN DIMANCHE ENTRE SAINT MALO ET DINARD
UN DIMANCHE ENTRE SAINT MALO ET DINARD
UN DIMANCHE ENTRE SAINT MALO ET DINARD

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 22 Janvier 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions du Seuil - 288 pages - 18.50 €

 

Parution le 20 août 2015 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : Moïse, (de nom raccourci) est un jeune orphelin, à l'aurore de l'adolescence. Il vit au Congo Brazzavile, dans un orphelinat catholique tenu par une main de fer pas souvent juste. Ses copains de chambrée le surnomment Petit Piment. C'est alors que la révolution communiste arrive dans le pays, en passant bien sûr par l'orphelinat. Petit Piment s'enfuit, découvre la vie à Pointe Noire pour le meilleur et pour le pire qui le fera perdre la tête.

 

 

 

Tentation : Le sujet et le nom de l'auteur

Fournisseur : PriceMinister, merci pour l'envoi.

 

 

 

Mon humble avis : Ca pique, mais pas dans le bon sens, et j'en suis tellement désolée, moi qui apprécie tant l'homme qui a écrit cette histoire.

Quand il s'agit d'aliments, j'avoue ne pas aimer ce qui est pimenté, mais j'apprécie ce qui est savoureusement épicé. Hélas, Petit Piment manque cruellement d'épice, de saveur, de rythme, d'envolées, d'écriture mémorable. Pourtant, l'avion décolle bien, mais l'ascension est très courte et l'on se retrouve très vite en vitesse de croisière et l'on se demande bien où l'on va bien pouvoir atterrir. 

L'écriture est souvent proche du naïf, jusque-là c'est assez normal. La narration est à la première personne du singulier. C'est Petit Piment qui s'exprime, qui raconte sa vie depuis son plus jeune âge jusqu'à ses quarante ans et sa tête qui ne tourne plus rond. Et là, je dirais que cela m'a gêné car peu logique avec les problématiques du personnage. Son récit est très linéaire, très détaillé dans la première partie. Puis on semble sauter plus d'une décennie. Mais malgré la tête qui ne tourne pas rond, le récit de Petit Piment reste cohérent, suit parfaitement la chronologie et se retrouve parsemé de vocabulaire ampoulé antagonique avec le style général.

Bref, je n'ai pas été convaincue par cette histoire, et l'affection que j'éprouvais pour ce jeune garçon dans les premières pages s'est dissipée aussi vite que mon intérêt. Durant mes quelques jours de lecture, jamais je ne me suis précipitée d'envie pour suivre les aventures de Petit Piment.

Maintenant, que mon désintérêt pour l'histoire de ce roman ne fasse pas d'ombre à ma curiosité envers le contexte général. Oui, j'ai apprécié ce témoignage sur la vie en orphelinat en Afrique, oui j'ai appris beaucoup sur le Congo que je méconnais, sur l'implantation d'une révolution communiste. Oui l'exotisme de ce roman est agréable. Oui, certains personnages secondaires sont bien croqués et touchants (notamment celui de l'infirmière).

Le message de ce roman serait que sans racines et sans liens sociaux durables, il est difficile de se construire et de ne pas sombrer dans une certaine démence. Certes, mais dommage que l'histoire qui porte cette pensée ne soit pas plus captivante.

 

logo challenge rentree litteraire 2015

12/12 ! 2% atteint !

 

 

Livre lu dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire Priceminister 2015 !

Les matchs de la Rentrée Littéraire 2015 PriceMinister-Rakuten

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 18 Janvier 2016

 

Arrête ton cinéma ! : Affiche

Film de Diane Kurys

Avec Sylvie Tesdud, Josiane Balasko, Zabou Breitman

 

 

Synopsis : C’est dans l’enthousiasme que Sybille démarre l’écriture de son premier film. Actrice reconnue, elle va passer pour la première fois de l’autre côté de la caméra. Tout semble lui sourire. Ses productrices Brigitte et Ingrid sont deux personnages loufoques mais attachants et Sybille se jette avec elles dans l’aventure, mettant de côté sa vie familiale. Mais, du choix improbable des actrices, aux réécritures successives du scénario, en passant par les refus des financiers, le rêve merveilleux va se transformer en cauchemar. Incorrigible optimiste, Sybille réalisera trop tard que ses productrices fantasques et totalement déjantées vont l’entraîner dans leur folie…

 

 

 

Mon humble avis : Le moment est agréable, même si quelques longueurs, mais pas si hilarant que cela. Pourquoi ? Parce que pour moi, les personnages de Josiane Balasko et Zabou Breitman en font trop. Cela mène donc au "too much", voire même au soulant !

Cependant, le plaisir sans fond dans ce film est apporté par la génialissime (si si, même si je l'adore, je reste objective !) Sylvie Tesdud. On est vraiment en profonde empathie, surtout que l'on s'est qu'Arrête ton cinéma est l'adaptation de son roman "C'est le métier qui rentre", lui même autobiographique, même si romancé !

C'est cynique et cruel à souhait, souvent ubuesque, au point que j'aurais préféré plus de finesse dans les situations.

Il paraît que le roman, que je n'ai pas lu, est plus drôle. Car sans doute plus délicat et le format écrit laissant libre l'imagination du lecteur de créer son propre visuel des protagonistes.

Maintenant, même si c'est outrancier et caricatural, il y a beaucoup de vrai dans cette histoire et les personnages qui y sont croqués. Arrête ton cinéma est donc une plongée intéressante dans les coulisses du monde du Septième Art. En tous cas, cela montre bien l'envers du décors des paillettes. Je ne regrette donc pas de ne pas avoir fait de cinéma ! (comme si j'en avais eu la possibilité !!!)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Janvier 2016

 

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Audiolib - 14h30 d'écoute -  23.30 €

 

Parution en 2010, existe en format poche

 

L'histoire : Qui a tué le richissime et sans scrupule industriel Viky Rai lors de sa garden-party ? Six personnes présentes et possédant une arme sont suspectées ! Une actrice glamour de Bollywood, un texan barré, un jeune indigène, un bureaucrate habité par l'esprit de Gandhi, un gamin qui vit de petits larcins et le père de la victime. Et par derrière, un journaliste qui tente de démêler tout cela.

 

 

 

Tentation : La réputation du roman et de son auteur

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

 

Mon humble avis : Première incursion pour moi dans la littérature indienne.

Me voici bien partagée par ce livre, présenté comme un roman policier, mais qui ne ressemble en presque rien de tel, sauf qu'il y a bien un crime et un coupable. Mais pas réellement d'enquête. Une succession de chapitres qui décrivent la vie de personnages (les suspects) d'origines très différentes et à mes yeux, d'intérêt inégal. Certains de ses personnages se croisent, d'autres non. 

Ce qui fait que par moment, je n'avais plus trop l'impression de "lire" un unique roman, mais juste différentes histoires à peine reliées par l'issue finale, bien surprenante. Seule la situation géographique de l'Inde me confirmait que j'étais bien au coeur d'une seule et même intrigue. Cette narration m'a donc un peu perdue, tout comme la multiplicité des personnages secondaires aux noms improbables et tous similaires pour moi puisqu'indiens ! Qui plus est, j'ai vraiment trouvé ce roman trop long, avec moult détails pas toujours indispensables.

Néanmoins, ce meurtre dans un jardin indien vaut le détour pour son intérêt culturel indéniable ! Vikas Swarup dresse un portrait sans concession de la société indienne très complexe, depuis les castes, les bidonvilles, le cinéma de Bollywood, la justice à deux vitesses, les grands palais, et la corruption inouïe de son gouvernement et de sa police. La découverte et le dépaysement sont garantis !

Le style est très agréable, et certains destins de ces curieux suspects ne laissent pas indifférent. Le texan barré m'a bien fait rire, celui-là pourrait sortir d'un roman complètement loufoque que l'on ne s'en étonnerait pas ! Le pauvre n'est ni gâté ni épargné par l'auteur. L'indigène est émouvant, le jeune des bidonvilles touchant et les désillusions de la star de Bollywood sont assez amusantes, même si peu surprenantes.

Le coup de théâtre final est aussi sympathique qu'inattendu.

Bref, vous l'aurez compris, je suis vraiment partagée par ce roman de bonne qualité. Je pense qu'à mes yeux, son principal défaut est la longueur. Moitié moins long, je l'aurais sans doute apprécié entièrement !

 

 

free-road-trip-games-audio-book

 

 

L'avis de Sylire

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 13 Janvier 2016

 


Afficher l'image d'origineRoman - Alma Editeur - 260 pages - 18 €

 

Parution le 19 août 2015 : rentrée littéraire !

 

L'histoire : Pascal, professeur de littérature emmène Margaux, une de ces éleves de terminale, pour quelques vacances et la mettre à l'abri, dans un gite loin de tout. Là, ils font la connaissance de Florin, leur voisin. Un homme atypique, sans souvenir. Enfin presque... Car Florin, privé de mémoire, range ses souvenirs dans des bocaux. Un caillou pour chaque souvenir...

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Pierre Raufast a fait parler de lui en 2014, avec son remarqué premier roman : la fractale des raviolis... Que je n'ai pas encore lu. Et comme, depuis août 2015, la blogo fait l'apologie du 2ème roman de l'auteur, je me suis dit, allez hop, un petit coup de variante chilienne !

Pour info, le titre est inspiré d'une partie de cartes que jouent sur plusieurs jours des personnages du roman. Voilà pour l'explication de ce titre pour le moins intriguant !

Pour le reste... donc l'essentiel... Et bien sachez que dès les premières pages de ce livre, je m'y suis sentie bien, comme si je pouvais m'installer confortablement tant dans l'objet que dans l'histoire.

Il se dit qu'il y a du Giono dans l'air. Certainement, même si ma lecture de Giono remonte à une vingtaine d'années. 

Mais nous voilà en pleine campagne vallonnée, quelque part, presque en huit clos. Nous ne sortons du huit clos que pour remonter le temps et les souvenirs.... des souvenirs d'ailleurs assez pittoresques, voire rocambolesques, profondément romanesques, poétiques pour certains, loufoques pour d'autres. 

Et l'on est bien avec Florin, Pascal et la jeune Margaux. On boit du bon vin avec eux, on regarde les étoiles, on s'interroge en silence sur la vie et l'autre, en fumant une bonne pipe. Le temps pourrait s'arrêter.

D'ailleurs, pour Florin, le temps s'arrête un peu tous les jours. Suite à un accident au cours de son adolescence, celui-ci a perdu la mémoire mais aussi la capacité à s'émouvoir. Plus de joie, mais plus de peine. Plus de peur, plus de colère, mais encore des valeurs morales. D'ailleurs, les valeurs morales sont-elles liées aux émotions où à l'éducation ?

Et les souvenirs ? Sont-ils notre socle ou un poids que nous portons ? Florin, qui ne peut les conserver dans sa mémoire, les transforme en cailloux qu'il range dans des bocaux, classés par années. A chaque événement qu'il ne souhaite pas oublier, il ramasse un caillou qu'il finira par pouvoir reconnaitre entre mille au touché, et lui attribue l'événement, le souvenir. Jusqu'au jour où...

Au cours du roman et des belles soirées d'été, Florin pioche dans les bocaux et racontent à Margaux et Pascal ce que fut sa vie.

La narration est entrecoupée par les confessions de Margaux à son journal intime. Confessions touchantes, très justement écrites et magnifiquement poétiques.

Bref, cette Variante Chilienne fut pour moi un véritable plaisir de lecture, autant joyeux qu'émouvant, et la découverte d'un sacré conteur en la personne de Pierre Raufast. Enfin  un coup de coeur, ça faisait longtemps !

 

"Les "si" sont des carrefours invisibles dont l'importance se manifeste trop tard" (P. Raufast)

 

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11/12

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Janvier 2016

 

Joy : Affiche

Film de David O.Russel

Avec Jennifer Lawrence, Bradley Cooper, Robert de Niro

 

 

Synopsis : Inspiré d'une histoire vraie, JOY décrit le fascinant et émouvant parcours, sur 40 ans, d'une femme farouchement déterminée à réussir, en dépit de son excentrique et dysfonctionnelle famille, et à fonder un empire d’un milliard de dollars. Au-delà de la femme d’exception, Joy incarne le rêve américain dans cette comédie dramatique, mêlant portrait de famille, trahisons, déraison et sentiments.

 

 

 

Mon humble avis : Joy est un biopic, à savoir que ce film est inspiré d'une histoire vraie : celle d'une américaine modeste qui devint richissime en inventant un balais serpillère révolutionnaire.

Il est aussi pour le réalisateur l'occasion de remettre en scène ses trois acteurs fétiches : Jennifer Lawrence, Bradley Cooper et Robert de Niro, qui fait ici effet de faire valoir.

David O.Russel a voulu rendre hommage à la femme en générale, mais en particulier à celle qui s'est sacrifiée pour sa famille, en oubliant ses rêves. Celle qui gère tout chez elle tant bien que mal, depuis ses parents encombrants, à ses enfants, en passant par un ex qui s'incruste paresseusement. Jusqu'à la fameuse invention et le parcours du combattant pour faire reconnaitre celle-ci.

L'idée du film et son casting me séduisait. Mais la bande annonce laisse penser à un film dynamique, limite avec de l'action. Hors il n'en n'est rien. Joy dure 2 heures, mais il m'a semblé durer bien plus que cela. En fait, le sujet réel du film n'apparait qu'à la moitié, la première heure servant à présenter l'héroïne, sa vie et son entourage. Et cette présentation m'a laissée de glace. En effet, David O.Russel a entouré son héroïne d'une famille on ne peut plus loufoque et tout cela m'a paru bien peu vraisemblable. Même si drôle cinq minutes, elle devient bien lassante. Pire, cela me révoltait, que Joy soit si faible pour accepter l'invasion d'une telle famille. Joy ne m'inspirait pas d'empathie mais de l'agacement, j'avais envie de lui botter les fesses et de lui ouvrir grand les yeux. Dommage, une famille plus normale et moins envahissante aurait laissé plus de place au sujet principal du film. 

De même m'a énervé l'improbable présentation du type chargé de vendre ce fameux balais sur une chaine de télé-achat. Le type qui n'a même pas testé le produit avant de passer devant les caméras.

Bref, malgré le talent de Jennifer Lawrence, Joy est pour moi une déception.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 9 Janvier 2016

 

 

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Il n'est jamais trop tard pour dresser un petit bilan de l'année précédente, bilan de mes lectures et de mes séances ciné !

Avec plus ou moins de recul, parce qu'un film vu en janvier 2015 est moins présent dans la mémoire qu'un autre vu le mois dernier.

Je liste donc ici les films et livres qui m'ont le plus marquée en 2015. Certains étaient déjà des coups de coeurs lors de la rédaction des billets, d'autres le deviennent car ils me laissent un souvenir impérissable et d'autres auraient disparus de ma mémoire si ce blog n'existait pas !

 

Bref, voici, en résumé, ce qu'il ne fallait pas manquer en 2015 (à mon humble avis !)

 

En 2015, je suis allée 56 fois au cinéma, pour y voir 33 films français et 23 films d'ailleurs.

 

Dans les films étrangers : (cliquer sur l'affiche pour lire ou relire ma chronique)

Imitation Game : AfficheUne merveilleuse histoire du temps : Affiche

American Sniper : AfficheStill Alice : Affiche

Big Eyes : AfficheAmerican Ultra : Affiche

Des films enrichissants culturellement ou forts en émotions, excepté pour American Ultra que j'ai adoré pour son côté déjanté et... surprenant !

 

Les films de l'Hexagone :

 

Le Goût des merveilles : AfficheNous trois ou rien : Affiche

Comme un avion : AfficheUn peu, beaucoup, aveuglément : Affiche

Pourquoi j'ai pas mangé mon père : AfficheEn équilibre : Affiche

Les Souvenirs : AfficheLe Tout Nouveau Testament : Affiche

De très beaux films Français cette année, pour de profondes émotions ou du rire. Mais aussi beaucoup de déceptions, voire des (presque) navets.

 

Passons à la littérature : 44 livres lus cette année (oui, je sais, de moins en moins), dont 12 en lecture audio !

 

14, de Jean Echenoz, lu par Jean Echenoz

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Et une mention particulière, pour des raisons tout aussi particulières :

 

 

Et voilà ! En cas d'ennui en 2016, vous savez où piocher de bonnes lectures et de chouettes films !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 7 Janvier 2016

 

 

Pension complète : Affiche

Film de Florent Siri

Avec Gérard Lanvin, Franck Dubosc, Pascale Arbillot

 

 

Synopsis : François et Charlotte dirigent ensemble un hôtel-restaurant gastronomique au bord de la mer mais leur relation conjugale n’est pas au beau fixe : obsessionnel acharné, François veut sa première Étoile au Guide Michelin tandis que Charlotte, à l’aube de la quarantaine, ne rêve que d’un premier enfant. Cette situation, déjà compliquée, va littéralement exploser le jour où le premier mari de Charlotte, Alex, débarque dans leur vie alors que tout le monde le croyait mort dans le terrible tsunami de 2004…

 

 

 

Mon humble avis : Curieux, la presse ne s'est même pas donné la peine de critiquer ce film, c'est du moins ce qui (n') apparait (pas) sur Allociné.

Je vais voir ce genre de film sans en attendre grand-chose, sauf le fait de passer un bon moment de détente. En cela, cette pension complète respecte le menu. Mais "pension complète" signifie les 3 repas sans les boissons... Et bien dans cette histoire, il manque un peu de folie de l'alcool... même si Dubosc et Lanvin se prennent une bonne cuite au cours du film. Il manque un peu de piment et d'acidité pour provoquer l'hilarité du spectateur. On sourit, on s'esclaffe une fois ou deux, mais guère plus. 

D'ailleurs, ce soir, avec des compagnons de ciné, je me demandais à quand remontait la dernière comédie ultra drôle, celle qui fait rire la salle de concert et les spectateurs se tordre sur leur fauteuil... et de mémoire, je suis remontée à "9 mois ferme" de et avec Dupontel, sorti en salle en octobre 2013... OK, Dubosc n'est pas Dupontel... Mais justement, c'est peut-être là que le bât blesse... Car peu de surprise dans cette pension complète où les rôles ne sont pas à contre-emploi. Si, entre Lanvin et Dubosc les rôles avaient été inversés, c'eut été plus surprenant et moins poncif. Pour le poncif, ce coup-ci, ne n'est pas pour Dubosc que je l'emploie mais pour Lanvin. Dans le rôle du brun ténébreux presque mafioso, qui n'articule pas quand il parle, que dis-je, quand il marmonne... au point qu'il faut parfois tendre l'oreille pour être sûr de tout saisir.

L'histoire se déroule dans un restaurant gastronomique, mais donne plus le plaisir que l'on ressent dans une pizzéria sympa. Reste que le générique de début est appétissant et que les paysages sont splendides.

Un film juste sympa que l'on peut voir en famille, qui ne fait de mal à personne à défaut d'enrichir le cerveau !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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