Publié le 27 Octobre 2015

La Glace et le Ciel : Affiche

Film de Luc Jacquet,

Avec Claude Loruis et Michel Papineschi

 

 

Le sujet : Le film est présenté en clôture du Festival de Cannes 2015

Luc Jacquet met en scène l’aventure de Claude Lorius, parti en 1957 étudier les glaces de l’Antarctique. Il nous raconte l’histoire d’une vie extraordinaire de science et d’aventure, consacrée à percer au plus profond des glaces de l’Antarctique les secrets bien gardés du climat.

 

 

 

Mon humble avis : La glace et le ciel n'est pas un film mais un documentaire constitué d'un mélange d'archives et de prises de vue actuelles.

Au début, j'avoue avoir été perturbée, n'ayant que très peu lu d'infos sur La glace et le ciel, je pensais qu'il s'agissait d'un film reconstituant les aventures de Claude Lorius via un scénario et des comédiens. Bon, ok, je ne suis pas toujours "fute fute" ! Une fois habituée aux archives format 16/9ème et aux passages contemporains où l'on voit Claude Lorius et ses 80 ans arpentant des lieux extraordinaires de la planète, je suis complètement entrée dans ce monde glacial qu'est l'Antartique et les enjeux de toutes ces expéditions.

Claude Lorius est sans doute assez peu connu du grand public. Et pourtant, c'est un grand glaciologue Français dont les découvertes ont des répercussions dans les politiques écologiques actuelles. Au fil des décennies et des expéditions polaires, il a mis en évidence l'évolution climatique sur les 40 000 dernières années et l'accélération de celle-ci depuis l'ère industrielle. Ce qu'il avait prédit il y a 30 ans se réalise aujourd'hui et malgré cela, il reste bon nombre de sceptiques dans ce domaine. Imaginez que Claude Lorius et ses équipes ont retrouvé des traces, dans la neige antarctique qui s'entasse année après année, siècle après siècle, de particules nucléaires d'Hiroshima.

Ce documentaire ne nous inonde pas d'informations techniques ou scientifiques indigestes, le profane s'y retrouve tout à fait.

Et bien sûr, nous ne pouvons être qu'admiratifs devant ses hommes de l'extrême, qui endurent l'inhumain, pour qui canicule veut dire moins 20 degrés, qui bravent tous les dangers par passion, et par engouement scientifique. Il est intéressant, voire amusant, de constater l'évolution du matériel, des conditions de vie en Antarctique, et des "tenues" vestimentaires au fil des décennies. Et il est rassurant quelque part de constater que même en pleine Guerre Froide, les USA, l'URSS et la France pouvaient se donner la main pour fonder d'autres expéditions et réunir leurs compétences et leurs moyens.

Ce documentaire montre donc parfaitement l'impact de l'activité humaine sur le climat et donc sur nos propres conditions de vie actuelles ou futures. La terre survivra, mais pour ce qui est de notre espèce, rien n'est moins sûr. Bref, nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Octobre 2015

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Policier - Editions Belfond - 438 pages - 19 €

 

Parution le 1er octobre 2015 : Rentrée littéraire

 

L'histoire : Dans le Massif de L'oisan, l'est un village qui s'appelle Saint Vincent. Berceau de la famille Verdier. Des Verdiers, il ne reste que Pierre, toujours paysan et Claire devenue chercheuse parisienne. Claire revient comme chaque année pour les vacances de la Toussaint. Mais cette fois-ci, elle semble la proie de terribles cauchemars. Quelques jours plus tard, Pierre la retrouve en pleine montagne, vêtue d'une étrange tenue et... pendue. La gendarmerie mène l'enquête tandis que Pierre se promet de venger la mort de sa soeur, sa soeur que finalement, il connaissait si peu.

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Les éditions Belfond, merci pour l'envoi.

 

 

 

Mon humble avis : La dame de Pierre est vraiment un excellent roman policier. Je n'ai aucun reproche à lui faire ou presque (je m'interroge sur le titre et la toute fin m'a parue un peu cliché), mais rien qui ne gâche le plaisir d'une lecture captivante et fluide. Rien de très alambiqué, pas besoin d'une concentration extrême pour distinguer les personnages etc.

C'est clair, Xavier-Marie Bonnot nous tient captifs d'une vallée reculée de l'Oisans, malgré quelques excursions dans le milieu carcéral Grenoblois.

L'intrigue se déroule dans le village de Saint Vincent, en Isère. A Saint Vincent, il y a la maison d'Alfred et Suzanne, puis celle des Verdiers. Après, ce sont les chemins, la montagne, les cimes enneigées, et les glaciers qui craquent.

L'atmosphère, du fait de la vallée reculée et presque désertique au niveau humain, est oppressante. Et, j'ignore si c'était volontaire de la part de l'auteur, mais j'ai trouvé une jolie (quoiqu'angoissante) métaphore entre la montagne et l'enquête en cours. En effet, Xavier-Marie Bonnot utilise régulièrement le bruit des séracs qui se brisent sur des pans de montagnes, créant un chaos, le même chaos vécus par les personnages au fil de l'histoire et des découvertes. De même, il y a les glaciers qui finissent toujours par rendre les corps... Comme les secrets de famille bien gardés qui finissent toujours par resurgir.

Les secrets de famille sont le noeud de cette intrigue. Secrets anciens, secrets récents. Peu importe, dans un milieu de taiseux comme le sont souvent les montagnards, les secrets fond mal, et tuent comme le silence.

Dans ces coins reculés, les habitants sont souvent tous cousins. Raisons de plus pour tout voir, tout savoir et ne rien dire. D'autant plus que Xavier-Marie Bonnot laisse planer l'ombre de la folie des générations précédentes... ce qui, dans l'esprit du lecteur, sème le doute quant à la génération actuelle.

Le doute sur la culpabilité des uns et des autres ne nous quitte jamais. Mais comme nous le centralisons que sur quelques personnages, il peut nous induire en erreur !!!

L'intrigue n'est pas le seul intérêt de ce roman policier. En effet, l'auteur s'attache à décrire la vie de ses paysans qui vivent en terre isolée, presque en autarcie. Ils sont aussi rustres que leur vie est rustique, entre l'étable à brebis, la vieille ferme et les pâturages.

Et puis il y a surtout le personnage central de Pierre Verdier : authentique, fouillé, magistralement construit. On apprend au fil des pages qu'il est une légende des hauts sommets tant Alpins qu'Himalayens, et qu'un drame a bouleversé sa vie. Ce qui fait de lui un personnage à différentes facettes, très subtil et fichtrement attachant.

Ce roman, tout polar qu'il est, est aussi une ode à l'amour, un plaidoyer pour le respect des différences et nous dit que le silence, l'indifférence et l'ignorance peuvent aussi tuer et quelque part, faire de nous un coupable par omission.

La dame de Pierre : un très bon roman policier français !

 

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6/6, donc 1% atteint !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 21 Octobre 2015

L'Etudiante et Monsieur Henri : Affiche

Film d'Ivan Calbérac

Avec Claude Brasseur, Noémie Schmidt, Guillaude De Tonquedec

 

Synopsis : A cause de sa santé vacillante, Monsieur Henri ne peut plus vivre seul dans son appartement parisien. Particulièrement bougon, il finit néanmoins par accepter la proposition de son fils Paul de louer une chambre à une jeune étudiante. Loin de tomber sous le charme, Henri va se servir d'elle pour créer un véritable chaos familial… 

 

 

 

Mon humble avis : Le scénario est assez classique et offre ma foi peu de surprise. Néanmoins, la mayonnaise prend parfaitement et ce film, aussi frais que cynique offre un très agréable momnt de cinéma, dont il serait dommage de se priver.

Adapté d'une pièce de théâtre éponyme, L'étudiante et Monsieur Henri est avant tout une chouette comédie, qui oscille constamment entre humour, vacherie et profonde émotion. On rit, la gorge se noue, les yeux s'humidifient.

Les dialogues sont cinglants, les répliquent mémorables ("Oui, j'aime bien l'humour surtout quand c'est drôle"... moi, j'adore !!)

Sous un aspect de légéreté, ce film n'en n'est pas moins profond.

La cohabitation entre des générations opposées, les difficultés à réussir ses premiers pas dans la vie d'adulte, le poids des traditions familiales (surtout quand elles sont professionnelles et vous empêche de choisir votre propre vie), les proches qui ne voient que vos échecs mais non vos efforts ou vos succès, la difficulté à dire son amour aux proches, ou à comprendre les petites preuves d'amour. Mais le véritable sujet du film, c'est le respect de choix des autres.

Ici, les personnages vont tous s'apporter quelque chose, vont tous, d'une façon ou d'une autre, ouvrir les yeux de l'autre, ce qui les confortera dans leur choix ou au contraire, élargira leurs horizons. Le tout, avec autant de maladresse que de tendresse, ce qui rend chacun des personnages, même le plus irrascible, très touchants.

Claude Brasseur est excellent en vieux grincheux, Noémie Schmidt est pétillante en étudiande malchanceuse et Guillaume De Tonquedec est on ne peut plus convaincant en fils malmené par son père.

Bref, un très bon film, malgré un scénarion pas forcément original.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Octobre 2015

Tous les chemins mènent à Rome paraît il ?! Et bien tous les chemins mènent à Amsterdam aussi, tout dépend du point de départ. Fin juin, je suis allée passer quelques jours à Amsterdam. Et bien depuis la Bretagne, sur la route, il y a m'immanquable Etretat dont on ne se lasse jamais, et Wissant, dans le Pas de Calais. Wissant, petite station balnéaire de la mer du Nord avec qui je partage une longue histoire. Depuis mes premières années en fait. J'y suis toujours aller, j'y passais toutes mes petites vacances, week end prolongés (etc) lorsque j'étais enfant, ado, jeune adulte et que j'habitais encore à Lille. Mes parents y possédaient un appartement sur la digue, avec vue sur la mer et le site des Deux Caps (Cap Blanc Nez et Cap Gris Nez). C'est l'un des coins de la planète où j'ai le plus crapahuté, avec, à l'époque, une bonne bande de potes ! C'est pas compliqué, Wissant, c'est MA plage ! Et depuis 20 ans, c'est là-bas que mon père est enterré. 

Il faut savoir que Wissant se bat depuis des années contre l'érosion, la montée de la mer et la fuite du sable. Les dunes reculent et régulièrement, les flots déchainés défoncent la digue ou s'immiscent sous la digue.Quand j'étais môme, à marrée haute, il rester encore au moins 30 mètres de plage et le sable rejoignait le niveau de la digue. Les blockaus trônaient en haut des dunes. Maintenant, les blockaus gisent sur la plage, il faut descendre des escaliers pour marcher sur le sable et la mer envahit la digue à marrée haute. Des travaux ont encore été fait cette année et le résultat est bluffant. Croisons les doigts pour que ça tienne !

Etretat ! On n'a pas rencontré Arsène, dommage !

Etretat ! On n'a pas rencontré Arsène, dommage !

Etretat

Etretat

UN DIMANCHE ENTRE ETRETAT ET WISSANT !
UN DIMANCHE ENTRE ETRETAT ET WISSANT !
UN DIMANCHE ENTRE ETRETAT ET WISSANT !
UN DIMANCHE ENTRE ETRETAT ET WISSANT !
Wissant

Wissant

Wissant. Sur la photo de droite bas, on voit les côtes d'Angleterre !

Wissant. Sur la photo de droite bas, on voit les côtes d'Angleterre !

UN DIMANCHE ENTRE ETRETAT ET WISSANT !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 15 Octobre 2015

Afficher l'image d'origineBD - Editions Grand Angle - 48 pages - 13.50€/tome

 

Parution en juin 2011

 

L'histoire : La Nouvelle Orléans, années 1990. Il est difficile, pour certains hommes, de tirer un trait sur leurs rêves de jeunesse. Alvin, guitariste et chanteur de jazz de second rang, est de ceux là. À l’heure où d’autres n’aspirent qu’à une retraite paisible, il a encore foi en sa bonne étoile. Affublé de deux vieux compagnons de route, il part à la recherche de Cornelius, trompettiste légendaire disparu mystérieusement cinquante ans plus tôt, grâce auquel il pourrait connaître enfin le haut de l’affiche… comme les Cubains du Buena Vista Social Club !

 

 

 

BD de Philippe Charlot et Alexis Chabert

 

Tentation : Le titre

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : J'aime voyager aussi à travers mes lectures, voire revisiter des lieux arpentés quelques années plus tôt ! Bon, là, ça se compte en double décénnie, puisqu'à 21 ans, lors d'un séjour de 6 mois aux Etats-Unis, j'ai eu la chance de visiter La Louisiane et de déambuler dans les rue de la Nouvelles Orléans. Aussi, dès que j'ai vu cette BD... je n'ai pas résisté.

Bon, je suis un peu déçue du voyage, même si cette BD reste un agréable divertissement. Je m'attendais à une plongée plus profonde dans l'antre du Jazz Louisianais. Les dessins ne m'ont plu qu'à moitié. En effet, les couleurs chatoyantes changent donc souvent et rendent difficile, d'une planchez à l'autre, la reconnaissance des personnages. D'autant plus que les flash-back remontant aux années 50 sont très nombreux.

Il n'empêche, ces 4 papys de Jazz sont attachants et agréables à suivre dans leur come-back musical.  Les auteurs abordent aussi le sujet de la création musicale : il y a ce que les artistes aimeraient jouer, ce que les producteurs croient que le public attend, et ce qu'attend réellement le public qui rejoint finalement ce que les artistes aimeraient jouer, si on ôte toute standardisation de l'environnement.

Et puis il y a la présence fantôme de Louis Amstrong, qui veille sur nos 4 papys.

C'est aussi une histoire d'amitié entre deux jeunes musiciens : un noir, un blanc... et une histoire d'amour entre un trompettiste noir et une chanteuse blanche. Donc, comme nous sommes principalement dans les années 50 et qui plus est dans un état du Sud américain, il est bien sûr question de ségrégation raciale.

En fin du premier tome, les auteurs expliquent via quelques pages comment ils ont conçu leurs 

personnages et quelques planches.

 

 

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Couv du tome 2

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 11 Octobre 2015

Afficher l'image d'origineEssai - Editions J'ai Lu - 184 pages - 5.60 €

 

Parution en poche en mai 2015

 

Le sujet : Depuis plus de 30 ans, le Danemark est en tête des pays les plus heureux du monde. Comprendre par là que le pourcentrage d'habitants se disant très satisfaits de leur vie y est chaque année le plus élevé.

Mais pourquoi donc ? Malene Rydahl, danoise vivant en France, se penche sérieusement sur la question !

 

Tentation : Silvana chez J'ai Lu

Fournisseur : Silvana chez J'ai Lu, merci !

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ce bouquin, c'est Silvana, attachée de presse chez J'ai Lu, qui me l'a mis d'autorité dans les mains : "faut abslument que tu lises ça" ! J'étais assez septique à la base, moi qui me méfie comme de la peste tout ce qui semble annoncer "bien être, solution est en toi, blablablabla".

Faut obéir aux copines ! Car j'ai vraiment adoré cette lecture !

Heureux comme un Danois peut être lu de 2 façons : comme le genre de livre bien être cité 2 lignes au dessus, ou comme un livre de voyages qui permet de connaitre le peuple danois. Et c'est ainsi que j'ai apprécié ma lecture, même si j'avoue que les dernières pages consacré réellement au bien être "individuel" m'a plutôt convaincue. Oui, je mets des guillemmets à bien être car le livre démontre bien que le bien être ne peut pas être qu'individuel ! En tous cas, ces 2 lectures possibles font que ce livre peut vraiment intéresser et plaire au plus grand monde.

En tant que voyageuse, j'ai eu la chance de parcourir de lointains pays où les différences culturelles et comportementales entre l'Homme du bout du monde et moi sont flagrantes. Mais j'avoue qu'avec nos voisins européens, c'est souvent moins évident, voire imperceptible à l'oeil nu. Et pourtant !

Dans cet essai extrèmement bien documenté, Malene Rydahl dévoile en 10 points principaux les dissemblances entre le peuple Danois et nous autres Français, entre autre. Oui, il est bien question de peuple car le bien être, le bonheur au Danemark est un mode de vie sociétal autant que personnel. L'état est providence, chacun en est ravi mais personne n'en profite. La vie Danoise est basée sur la confiance, autant en son voisin qu'en son gouvernement. Une énorme majorité des Danois est heureuse de payer des impôts, même si le taux d'imposition Danois est l'un des plus élevés du monde, certains pensent même qu'ils n'en paient pas assez !

Au Danemark, une ministre pense qu'il coute plus cher de surveiller les chomeurs que de leur faire confiance !

L'éduction au Danemark ne vise pas l'élite, le dépassement, la compétition, mais la réalisation personnelle. Les Danois sont très peu nombreux à chercher à faire fortune et préfèrent le bonheur tranquille aux objectifs insurmontables.

De même, par nature, le Danois est humble. C'est pour cela que le Danemark n'arrive en tête d'aucun classement ou presque, sauf celui du classement du pays le plus heureux. Margrethe II, reine du Danemark dit :"Nous sommes très fiers de notre modestie. C'est notre mégalomanie inversée, c'est très sophistiqué !".

Bien entendu, l'auteure n'offre pas de ses compatriotes une version édulcorée et n'élude pas les problèmes. Bien sûr, dans chaque point, il y a des exceptions qui confirment la règle. Le Danemark connaît le soucis de l'alcoolisme ou de l'utilisation d'antidépresseurs. Mais là aussi, il y a peut-être une explication. Les Danois étant humbles, la dépression n'est pas tabou chez eux, donc sans doute plus acceptée et soignée. De même, n'oublions on pas que sous les latitudes Danoises, il fait presque nuit à 15 heures neuf mois sur 12.

Il est évident aussi que chaque Danois, par le sol, possède les éléments de base nécessaire au bonheur : la démocratie, l'absence de guerre, l'accès aux soins, à la culture... Malene Rydahl ne néglige pas ces points !

Alors oui, j'ai adoré ce livre, bon point de départ pour une réflexion sur le bonheur à l'état national, mondial, familial ou intime. Mais j'ai surtout aimé faire connaissance avec nos presque voisins dont j'ignorais tout ! Et maintenant, j'ai bien envie d'aller les rencontrer ces Danois et de constater par moi même ces fameuses différences, d'en discuter avec eux lors d'un Hygge bien sympa au coin du feux ! Alors Copenhague, ma prochaine destination ?

En tous cas, pour vous qui lisez ces lignes, je vous conseille comme destination : bibliothèque ou librairie !

 

Ah oui, j'allais oublier : Heureux comme un Danois a reçu le prix du livre optimiste 2014 !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 9 Octobre 2015

 

Un début prometteur : Affichef

Film d'Emma Luchini

Avec Manu Payet, Fabrice Luchini, Veerle Baetens, Zaccharie Chasseriaud

 

 

Synopsis : Martin, désabusé pour avoir trop aimé et trop vécu, retourne chez son père, un horticulteur romantique en fin de course. Il y retrouve Gabriel, son jeune frère de 16 ans, exalté et idéaliste, qu’il va tenter de dégoûter de l’amour, sans relâche. Mais c’est sans compter Mathilde, jeune femme flamboyante et joueuse, qui va bousculer tous leurs repères... 

 

 

UN DEBUT PROMETTEUR, film d'Emma LUCHINI

Mon humble avis : Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je me suis royalement ennuyée durant cette séance de cinéma.

Un début prometteur est un peu une histoire de famille. Réalisatrice : Emma Luchini. Acteur : Fabrice Luchini. Adaptation d'un  roman de Nicolas Rey, compagnon d'Emma Luchini.

Emma Luchini explique son choix de réalisatrice :  "J'ai adoré l'idée de ces deux frères se croisant à deux stades totalement opposés de leur existence. (...) C'est l'opposition entre forces sombres et forces lumineuses qui m'a attirée dans cette histoire. C'est aussi la vision des trois hommes face à l'amour."

Moi, je n'ai pas vu tout ça dans ce film, sans doute parce qu'à force de trop vouloir me le montrer, c'est devenu lourd et maladroit, plus souvent dans la caricature que dans la finesse.

Sans doute aussi que l'ajout de la rencontre d'une femme de 35 ans (qui n'existe pas dans le roman) a peut-être était de trop, ne me paraissant pas super réaliste, traitée de façon assez légère, laissant peu de place à l'émotion.

La bande annonce laisse imaginer une belle comédie. Hors non. Si l'on sourit 3 fois et que l'on rit une fois, après je me suis plutôt apitoyer.

Certes, le film traite de beaux sujets, mais loin d'être inédits : comme l'enchantement, le désenchantement, l'enthousiasme, qui ne sont pas forcément liés à l'âge. Mais ça part un peu dans tous les sens pour ne s'ancrer nulle part, dommage.

Par contre, la force + + + du film, c'est la prestation incroyable de Manu Payet dans le rôle de l'alcoolique Martin. Extraordinaire. L'acteur que l'on voit souvent joué avec son petit air mutin lutin mignon, ne joue pas du tout ici de ses atouts naturels. La transformation est stupéfiante !

Bref, le début du film est prometteur, mais la suite, à mes yeux ne suit pas ! A vous de voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Octobre 2015

Hello la compagnie,

 

Caroline, la présidente de l'association à laquelle j'appartiens (Félin Possible), participe à un concours de rêve sur internet ! Si elle gagne, ce sera un gain de 20 000 € pour la cause qu'elle défend : A savoir la stérilisation des minettes à moitié prix pour les propriétaires de chats d'origine modeste. Ceci, afin d'éviter l'abandon en masse de chatons....

 

Pour voter, c'est ICI

 

 

SOLIDARITE : VOTEZ POUR LE REVE DE CAROLINE !

Le projet de Caroline :

 

« Depuis 8 ans, je suis présidente bénévole d'une association de protection féline, œuvrant sur la ville de Rennes et ses environs. Depuis 8 ans, chaque année, je vois des centaines de chatons abandonnés. Les plus chanceux seront recueillis par les associations et refuges (lorsqu'ils ne sont pas saturés...), afin qu'ils trouvent une famille adoptive. Les autres, livrés à eux-mêmes, mourront, de faim, de froid, d'accident ou de maltraitance, bien souvent dans l'indifférence générale. Pourquoi ? Parce que les chattes sont très prolifiques, parce que les gens ne se rendent pas toujours compte avant de laisser faire la nature, de la difficulté à placer des chatons, et surtout parce que la stérilisation des chats, et particulièrement des chattes, représente un coût, que tout le monde ne peut pas se permettre de payer, surtout en période de crise économique. Il est, il est vrai, plus aisé, ou en tous cas, moins coûteux, d'aller abandonner une portée de chatons dans la forêt...

Alors avec ces 20000 €, si j'ai la chance de gagner, je souhaiterais financer une campagne de stérilisation à demi-tarif, pour les personnes résidant sur la région rennaise, et ayant des revenus modérés.

La stérilisation d'une chatte coûte en moyenne 130 €. Si je finance la moitié de l'opération, soit 65 €, cela permettrait de stériliser plus de 300 chattes. Une minette met au monde en moyenne 12 chatons par an (3 portées de 4 chatons): cela permettrait donc de sauver plus de 3600 chatons de l'abandon ! »

par Caroline, La Chapelle Des Fougeretz

Alors SVP, votez pour éviter ceci...

Alors SVP, votez pour éviter ceci...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 6 Octobre 2015

Premiers crus : Affiche

Film de Jérôme Le Maire

Avec Gérard Lanvin, Jalil Lespert, Alice Taglioni, Laura Smet

 

 

Synopsis : Fils de viticulteur, Charlie Maréchal a quitté la Bourgogne pour devenir un œnologue parisien réputé, auteur d’un guide à succès dont les notes font chaque année trembler tous les vignobles.
Mais en Côte-d’Or, son père a perdu le goût du vin et ses errements précipitent l’exploitation viticole familiale vers la faillite.
D’abord réticent, Charlie revient en Bourgogne. Il doit rechausser ses bottes et remonter ses manches, devenir viticulteur et se confronter à un métier qu’il ne connait pas, sous le regard dubitatif de son père.
Entre une météo capricieuse et un cépage délicat, Charlie va devoir prouver à son père qu’il est digne de ce terroir transmis de génération en génération dans leur famille.
Il est facile de noter un vin, mais comment fait-on un grand vin ? 

 

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Mon humble avis : Premiers crus est un film agréable, comme le sont les téléfilms du terroir que l'on aime à regarder sur France 3. L'histoire est assez classique : conflits familiaux et interfamille, sur fond de vigne. Le dénouement offre peu de surprise, mais peu importe, on se laisse emporter dans ce monde que qui cultive la terre chaque année pour en tirer un excellent millesime, malgré les difficultés et les aléas météorologiques.

Je suis allée voir ce film car une de mes cousines est vigneronne, aussi, connaitre mieux son métier m'intéresse. 

Les images et photos des vignobles bourguignons et de cette campagne sont magestueuses et rendent magnifiquement hommage à cette belle région française et à son patrimoine premier : le vin, la terre et ses hommes. 

Premiers crus est un beau film sur la transmission intergénérationnelle, mais aussi sur le courage de ceux qui font le choix d'interrompre cette transmission qui peut être un poids, qui empêche certains de choisir leur propre vie.

C'est aussi une belle leçon face à la crise socio-économique que le monde traverse. Pourquoi miser sur la quantité et non sur la qualité ? Et la qualité ne peut se gagner qu'accompagnée d'un retour vers les valeurs et les méthodes du passé.

Les comédiens servent bien ce film. Néanmoins j'ai un bémol sur le rôle de Gérard Lanvin en vieux vigneron bougon. Il est à mon goût trop bougon et de ce fait, ce personnage tombe dans la caricature. Dommage.

Quoiqu'il en soit, voyez en film en bonne compagnie et prévoyer ensuite d'ouvrir une bonne bouteille, car Premiers crus donne envie de déguster un grand cru !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 4 Octobre 2015

d-apres-une-histoire-vraie-de-delphine-de-viganRoman - Editions JC Lattès - 484 pages - 20 €

 

Parution le 26 août 2015 : Rentrée littéraire

 

L'histoire : Delphine achève la promotion de son dernier roman "Rien ne s'oppose à la nuit" par le salon du livre de Paris. Elle est épuisée, lessivée tant cette oeuvre a rencontré de succès et généré des conflits familiaux. Lors d'une soirée chez une amie, Delphine rencontre L. Les 2 femmes vont lier connaissance, puis amitié. Delphine ne remarque pas que L. s'immisce à pas de velours dans sa vie... jusqu'à un point de non retour.

 

Tentation : Un de Vigan, c'est incontournable pour moi.

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

Mon humble avis : Que ce billet va être difficile à écrire et pourvu que vous captiez bien "mon pourquoi du comment" sans vous détourner de cet ouvrage.

Ce billet a bien failli ne jamais voir le jour. Et pour cause, ma lecture fut laborieuse, au point de me laisser envisager l'abandon. Il m'est même arrivé de dire à mes chats "pfff, je m'ennuie, mais qu'arrive-t-il à Delphine de Vigan ? Mon professionnalisme bloguesque (!!!) et la prochaine conférence de l'auteur à Rennes m'ont aidé à poursuivre le livre... Et heureusement ! Je serai passé à côté d'un coup de génie littéraire. Mon seul regret est de ne pas avoir eu les outils nécessaires, l'information, la culture ou tout bonnement l'humeur pour réaliser plus tôt le magistral coup de bluff que nous offre ici Delphine de Vigan, pour lire ce roman avec un autre oeil sans doute. Quelques avis lus en diagonale sur Ama*on m'ont peut-être aussi désorientée, me confortant dans mes impressions plutôt que de m'avertir de l'effet roman en trompe l'oeil.

Explications, en tout cas, tentative d'explication : La narratrice se prénomme Delphine et moult détails ne sont pas sans rappeler l'auteure elle même - tant dans les descriptions de sa personne que dans des faits -.

J'ai donc lu cette histoire comme une autofiction, une de plus, lancinante et assez nombriliste. Que de fois je me suis dit " quel dommage qu'il s'agisse d'une autofiction, la même histoire sous forme de roman, avec de "vrais" personnages de roman aurait été tellement plus passionnant. J'avais envie de remuer Delphine de Vigan qui me decevait au fil des pages... Parce que je ne me suis pas aperçue, "trompée" par le titre, que je lisais effectivement un roman, et non une autofiction. Je lisais un roman proche du thriller, qui en emprunte les codes en tout cas, sans m'en rendre compte. C'est en cela que je trouve finalement du génie à cette oeuvre, qui est en fait un génial exercice littéraire qui sert à merveille le débat que mènent tout au fil des pages Delphine et la fameuse L. Le roman est il mort ? Le public ne s'intéresse-t-il qu'à la vérité dans la littérature ? Quelle part de vérité dans un roman et de fiction dans une autofiction ? Qui peut se targuer de dire la vérité et d'écrire de la pure fiction, puisque même dans une pure fiction, l'auteur laisse toujours des traces de lui même et s'inspire d'un certain réel.

D'après une histoire vraie démontre à merveille que fiction ou autofiction, peu importe, l'essentiel étant de capter et d'émouvoir le lecteur. Et ici, c'est avec le principal sujet de l'emprise psychologique que le but est atteint.

Néanmoins, ce coup de génie littéraire m'a paru tout de même comporter des maladresses qui m'ont agacée, malgré un style agréable et des passages excellents. Mais j'ai trouvé le roman très répétitif dans les pensées, les plaintes, les réflexions (...) de Delphine. Sincèrement, 50 pages en moins aurait évité ma lassitude et intensifié le suspens, au point de ne pouvoir poser ce livre avant la fin.

L'aveuglement de Delphine m'a paru exagérement romanesque et peu réaliste (et oui, je sais, mes remarques sont contradictoires. Je reproche un aspect trop romanesque alors que je crois lire une autofiction.

Enfin, cette amie mystérieuse qui ne sera nommée tout au long du livre que par son initial "L." Pour moi, mauvais choix d'initial parce que phonétiquement, ce sont (qui forme aussi le mot "elle", revenait trop souvent. Puisque que la romancière la nomme par son initial ou en usant du pronom personnel "elle", le son était le même dans mon esprit, donc beaucoup trop redondant.

Il n'empêche, quand j'ai vu clair dans le jeu de Delphine de Vigan, je n'ai pu que m'exclamer : Chapeau l'auteure, vous m'avez bien eue !"

 

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5ème

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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