Publié le 11 Août 2017

Film de Patrick Godeau

Avec Sabine Azéma, Michèle Laroque, Michèle Morreti, Antonin Brunelle-Remy

 

Synopsis :  Chouquette vit seule sur une île en Bretagne dans sa grande maison.
Chaque année depuis trois ans, elle organise l’anniversaire surprise de son mari Gepetto. Il ne vient jamais, pas plus que les autres invités…
Pourtant cette année, débarquent son petit-fils Lucas et l’ex maîtresse de Gepetto, Diane…

 

 

Mon humble avis : Le film ne dure qu'une heure vingt-trois, mais il semble s'éterniser sur plus de deux heures... Ca  commence bien comme avis, penserez-vous ?

Ben oui, mise à part une magnifique publicité pour mon enchanteresse Bretagne, il n'y a pas grand-chose d'autre à retenir de "Chouquette, comme des chouquettes avec du sucre dessus !"

Paysages, photos, couleurs sont un réel ravissement pour les yeux, ça c'est indéniable.

Pour le reste... Tout est censé être supposé par le spectateur dans des dialogues qui en disent limite moins que les silences, même si l'émotion perce parfois, de-ci-delà. Mais l'aspect fantaisiste voulu dans ce film qui ne trouve pas son rythme ne prend pas, et met limite mal à l'aise le spectateur. La bande annonce expose certaines scènes comiques qui, quand on les voit dans l'ensemble du film, ne le sont pas vraiment, comiques. En fait, le film est beaucoup plus amère que doux, et l'on se demande comment des personnages peuvent avoir un coeur aussi sec égocentré. Nous ne sommes pas dans le corrosif désopilant, mais dans une atmosphère plutôt triste à pleurer. On a vraiment l'impression que film et personnages tous blessés flottent sur une base bien mouvante et de ce fait, on sort de la salle avec une sensation de faim, d'ennui et de tout ça pour ça, puisque effectivement, on a bien du mal à saisir où Patrick Godeau voulait nous mener, mis à parts ces magnifiques chemins bretons. Le spectateur flotte donc aussi, et ne trouve pas de profondeur dans cette histoire, mais plutôt impression (même si fausse) de superficialité. Bref, c'est une histoire (tiré du roman éponyme) ratée cinématographiquement.

Les paysages donc, et les comédiens sont les seuls atouts de "Chouquette". Je pense que vous allez faire des économies grâce à moi ! Ou plutôt, filez droit chez votre boulangerie et achetez -vous un bon paquet de chouquettes, là, vous serez sûrs de vous régaler !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 9 Août 2017

Thriller - Editions Audiolib -  8h31 d'écoute - 21.90 €

 

Parution en 2015

 

L'histoire :  Auteur adulé de bestsellers, mari comblé, ami généreux : Henry aurait une vie de rêve si celle-ci n’était construite sur le mensonge. Survient un malheureux hasard, imputable à une maîtresse encombrante, et le château de cartes patiemment édifié menace de s’effondrer. Henry se retrouve face à un choix : révéler la vérité à sa femme, sans laquelle il ne serait rien et au risque de tout perdre, ou éliminer l’obstacle !

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib'

 

Littérature allemande !

 

Mon humble avis : Est-ce que le crime parfait existe ? Vous le saurez en lisant ce roman !

Est-ce que le thriller parfait existe ! Oui, sans nul doute, ici on s'en approche énormément, même si, dans mon esprit, il reste quelques zones d'ombres pas trop éclaircies par l'auteur. Il n'empêche, j'ai été on ne peut plus captivée par cette lecture audio, au point de l'achever dans mon lit (donc sans faire d'autre), en rentrant d'un mariage, malgré l'épuisement accumulé !

Pour ne pas trop en dire et ne point gâcher vos futures surprises, sachez que nous sommes face à un personnage principal véritablement machiavélique ! Oui, le diable en personne, mais un diable parfaitement déguisé en homme si généreux, si adulé, si charmant aux yeux du monde ! Un diable imposteur à tous les niveaux ! Dans son image publique, dans son comportement. Un homme qui tue froidement, qui construit des stratégies infernales pour se sortir du pétrin, qui manipule son entourage avec un tel détachement et une telle sagacité que l'on ne peut être que surpris de la vacuité de sa vie. Car Henri est un imposteur né, un imposteur de première catégorie, avec certaines périodes de sa vie qui restent un mystère dangereux pour qui s'y intéresse... de trop près !

La vérité et autres mensonges est donc un parfait thriller psychologique, au rythme soutenu, au suspense latent, aux rebondissements multiples. Aussi bien écrit par Sascha Arango que lu par Olivier Cuvellier. Les personnages, tant principaux que secondaires sont tous parfaitement approfondis et croqués. Bien entendu, l'auteur désigne rapidement Henri comme le coupable du meurtre, puisque nous y assistons. Le suspens n'est pas dans la recherche du criminel. Mais tout au long du roman, on craint les solutions que cet abject personnage, psychopathe déconcertant,  pourrait mettre en oeuvre pour se tirer du pétrin la tête haute. Et l'on tremble, et l'on n'imagine même pas ! Diabolique ! Excellent ! (Et sans scènes gores, je le précise !)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 7 Août 2017

Personne ne peut plus l'ignorer à l'époque actuelle. L'été est une période cauchemardesque pour beaucoup d'animaux de compagnie et pour les associations et bénévoles qui s'occupent des chats, des chiens, des lapins, des serpents (etc) de compagnie toujours, mais bien trop "encombrants" pour les vacances de ces odieuses personnes qui abandonnent un animal domestiqué à son triste sort, après une adoption (ou un achat) compulsive, capricieuse, parce que c'est mignon quand c'est petit etc...

La SPA diffuse beaucoup de spots et d'affiches contre l'abandon... Chaque été, c'est entre 40 000 et 60 000 animaux laissés sur le bord de la route (ou dans une poubelle ou dans des lieux et des conditions que vous n'imaginez peut-être pas...

Et chaque été, ce fléau augmente encore, avec la période des chaleurs animales et la naissance de tripotées de chatons... chatons qui naissent dehors ou encore dans la "famille" de leur mère, famille qui bien souvent, au mieux les donne dans de mauvaises conditions sur Le bon Coin (pas totalement sevrés, pas identifiés, pas vaccinés...) D'autres encore moins "concernés" les noient, les abandonne sur un terrain vague, dans un coin de forêt, dans un collecteur de verres cassés, dans des cartons pleins devant un cabinet vétérinaire.

Et cela, parce que les propriétaires de chats j'emfoutistes ne stérilisent pas leur chat, tant mâle que femelle ! Stérilisez vos chats, pour leur bien et le bien des non générations qui du coup ne naîtront pas et ne rempliront pas les refuges, pour les plus chanceux d'entre eux.

 

Bon, j'en viens au sujet titre !

Il y a 10 jours, une jeune femme, sur la route pour son travail aperçoit des petites frimousses dans un lieu loin de toute habitation : la zone industrielle S-E de Rennes. Le petit chaton noir en photo plus haut, un minuscule chaton roux et leur maman 

Elle les nourrit et alerte "Moustaches et Compagnie", une asso de sauvetage chiens/chat de Rennes. Hélas, cette asso, comme toutes les autres asso de la région, ne peuvent plus prendre un animal supplémentaire en charge, faute de place dans les familles d'accueil et faute de finances, et ce depuis mi-juin (sachant que chaque année, cette date fatidique arrive toujours plus tôt dans l'été. Mais le message est relayé sur leur page Facebook et alors, merveilleux, des particuliers s'organisent, sans se connaître entre eux, et se lancent dans ce sauvetage. Les asso nationales ou régionale font un boulot monstre, mais nombre de particuliers se démènent aussi. Les 2 chatons ont les yeux déjà bien atteints par le coryza. Dans quelques jours, s'ils ne sont pas soignés, ils perdront leurs yeux et sans doute la vie.

La petite famille se trouve sur le terrain d'une société de transport, terrain hélas entouré d'une grande clôture et protégé également d'une alarme !

Le samedi, des particuliers parviennent à attraper le petit chaton roux, le plus faible, trop faible pour s'échapper. Une particulière- Nathalie- accepte d'accueillir cette famille chez elle et de leur offrir les premiers soins. Elle possède une pièce où elle peut les isoler de ses chats personnels (impératif !) Le dimanche ne donne aucun résultat, malgré le passage sur site de nombreux particuliers. Le lundi matin, Nathalie retourne sur site ouvert et obtient l'autorisation par l'entreprise d'entrer dans le périmètre. Avec de la patience, et des bons morceaux de poulets, elle parvient à attraper le chaton noir. Les chatons sont donc sauvés, reste la maman.

C'est là que j'interviens. Sur la page facebook de Moustaches et Cie, un appel était lancé à qui possédait une cage de trappage. Cela ressemble à cela :

Or il se trouvait que j'étais en possession de la cage de trappe de mon association Félin Possible.

Rendez-vous est donc donné en ZI du sud est à 21h00 avec Nathalie. Nous installons la cage, y déposons du bon poulet, badigeonnons aussi la clôture. Reste à attendre !

Nous fouillons les environs accessibles, malgré les ronces et les mûres de plus en plus mûres. Puis l'on s'assoit à 20 mètres. On discute, on grignote, on fume... Plus tard, Marie, la jeune femme qui les a trouvés à l'origine, passe par là au-cas où elle verrait la maman et pour lui déposer de nouveau de la nourriture. Du coup, elle reste avec nous.

Il fait nuit noire, même les lampadaires ont été éteints. Heureusement, un gros spot de l'entreprise éclaire l'intérieur de la clôture.

Minuit approche.... je dis tout haut "bon, je fume une dernière clope et s'en va, Minette, il te reste  5 mn pour arriver" ! Et bien là, croyez-le ou pas, 3 mn plus tard, alors que nous papotions sans vraiment regarder, la minette était devant nous ! A 10 mètre à peine, qui nous regardait ! Hélas, elle s'est enfui et à travers la barrière, est retournée sur le terrain de l'entreprise.

Découragées, on décide de ranger le matériel... Et là, on réalise que la minette Pestouille a mangé tout le poulet, sans déclencher le système de fermeture de la cage ! Un grand mystère reste encore non élucidé !

La cage est rangée dans la voiture.... On retourne près de l'endroit où on l'avait déposé et là, de l'autre côté de cette maudite clôture, dans le faisceau  de nos lampes torche de téléphone portable, apparaissent 2 petites billes bien rondes et bien lumineuses ! Pestouille est encore là, et pas loin ! Allez, on réinstalle tout ! La cage, le poulet, on rebadigeonne la clôture. Et on attend encore, près de la voiture ! Je rallume une cigarette, et à la moitié de celle-ci, je dis tout haut : "Minette, je termine ma clope et on s'en va, il te reste 2 mn pour venir ! Et bien, encore une fois, croyez-le ou pas, mais une minute plus tard, le clac sonore tant attendu, celui de la fermeture de la porte de la cage, résonne ! Yes, victoire ! La maman est sauvée et du coup, forcément ses petits aussi, qui deviendrons de beaux chatons et bien équilibrés, puisqu'ils auront la chance de vivre avec elle et de bénéficier tant de son lait que de son éducation jusqu'à leur 3 mois, âge auquel ils seront adoptables !

Nous voilà parties avec la Minette dans la cage, dans ma voiture, direction chez Nathalie !

Et là, le pur bonheur, le moment de grâce, la joie, la justification de tous nos efforts, de notre passion, de notre amour sans borne pour les chats.... Il est plus d'une heure du matin, la Maman qui retrouve ses chatons !!!!!

Le petit roux, beaucoup trop petit pour son âge estimé par le vétérinaire, n'est pas particulièrement accueilli par la mère. Cela fait déjà deux jours qu'il baigne dans les odeurs humaines. Mais le petit noir, à l'abri humain seulement depuis quelques heures, se rue sur les tétines de sa maman et boit goulûment tout le temps de notre présence ! Mais grâce aux bons soins du véto et de Nathalie, ses yeux ont déjà bien meilleur aspect ! Les 2 chatons ne perdront pas leurs yeux et ne mourront pas !

Rassurez-vous, dès le lendemain, le petit roux se mettait aussi à téter sa maman, même si les deux chatons mangent aussi des croquettes !

Une soirée éprouvante, surtout émotionnellement, mais qui fait un bien fou ! 3 vies de sauver et de belles rencontres humaines, le genre de rencontre qui peut, petit à petit, redonner foi en la nature humaine ! Une soirée qui me rend heureuse et fière !

Et maintenant, quelques photos de ce miracle !

 

 

 

Et le lendemain, la petite famille en plein repas !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 5 Août 2017

Biographie - Editions Gallimard - 12h40 d'écoute - 24.90€

Parution d'origine en 2011

 

Le sujet : Emmanuel Carrère déroule la vie de Limonov depuis son enfance russe dans les années 40 jusqu'au début des années 2010.

Limonov, alias  Édouard Veniaminovitch Savenko ​​​​​​, est un écrivain russe, dissident politique et fondateur et chef du Parti National Bolchevique. Une vie vraiment pas ordinaire, sans temps morts, idéale pour transformer Limonov en héro d'un presque roman.

 

Tentation : Allez, un peu de culture ne peut me nuire

Fournisseur : La bib'

Lu par Jacques Frantz

 

 

Mon humble avis, qui est vraiment mon très humble avis, et vous allez vite comprendre pourquoi je n'ai décoré cette lecture audio que de 3 pattes, ce qui n'a rien à voir avec la qualité de l'oeuvre, mais vraiment avec la perception que j'en ai eue ! 

Avec Limonov, Emmanuel Carrère a remporté le Prix Renaudot en 2011. Aussi, cela fait déjà quelques années que ce livre a rencontré un vif succès, tant commercial que médiatique. Mais devant un tel pavé que l'on sait "sérieux", j'ai reculé à grands pas, jusqu'à me décider à le lire dans le format audio excellemment interprété par Jacques Frantz ! Que ce soit clair, je pense que je ne serais jamais arrivée au bout du livre en format papier. L'aspect audio en voiture, en marchant m'a incitée à poursuivre. Mais, en format papier dans mon lit, j'aurais peut-être mieux "enregistré" la nuée de patronymes russes et j'aurais eu accès, du bout de mes doigts, à mon ami Google pour de plus amples informations et me perdre moins tant dans les noms que dans les dates et leur environnement.

C'est simple à dire, cette oeuvre est trop érudite pour moi. Mais cela ne signifie pas qu'elle ne m'a pas intéressée et que je n'en tire pas certains bénéfices, bien au contraire ! Je n'ai pas était passionnée, et pour me maintenir à flot, j'ai développé un intérêt et une concentration sélectifs, en fonction ce que je savais pouvoir retenir, assimiler, et distiller dans des soirées mondaines pour paraître cultivée ! LOL !

Mais assez parlé de MOI ! Parlons du livre lui-même, et de son héro Limonov !

Déjà, le style et l'écriture sont très agréables, soignés et surtout vigoureux ! Bref, ils accrochent !

Le livre couvre une période de plus de 50 ans. Autant dire qu'il est très dense, d'autant plus que la vie décrite et légèrement romancée de Limonov  est digne des plus grands romans d'aventure ! Une telle vie, faute d'être enviable ou même admirable, reste tout de même fascinante ! Imaginez un peu avec cette liste non exhaustive des activités de Limonov :  voyou en Ukraine, idole de l'underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d'un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans, vieux chef charismatique d'un parti de jeunes desperados, journaliste, prisonnier, écrivain, amant, mari, tenté par la présidence russe, j'en passe et des meilleurs !

Ce qui est curieux, c'est que Limonov est détestable, tant par ses idées fascistes que par son arrogance, son orgueil, sa grossièreté, bref, sa vanité extrême, lui qui a toujours rêvé de devenir célèbre en tant qu'écrivain, mais aussi en participant à l'Histoire. Mais en même temps, on a presque honte "d'apprécier" sa persistance, sa constance et sa fidélité à lui-même, à ses idées. D'être quelque-part un homme principe, même sans adhérer du tout à ses principes ! Etrange sensation en tant que lectrice. Mais petite précision, ma lecture de ce texte ne m'a pas du tout incitée à me plonger dans l'oeuvre de Limonov lui-même, personnage qui me semble plus fascinant que passionnant, et c'est sans doute ce qui pourrait le rendre dangereux.

Pour moi, le réel intérêt de cette lecture audio fut la révision de la géopolitique du bloc de l'Est de ces 50 dernières année, avec, notamment, l'arrivée de Gorbatchev, l'effondrement de l'URSS, l'expiration du communisme,  "le capitalisme" à la sauce russe, la présidence d'Eltsine puis de Poutine. Les explications et les analyses qu'en donne Emmanuel Carrère sont vraiment passionnantes et intéressantes. De cela, j'en ai appris une partie au lycée. Mais comme j'étais justement au lycée lors de la chute du mur de Berlin puis du bloc communiste, nous avons appris ces événements sans reculs, sans analyse profonde. Aussi, cet aspect là de Limonov m'a vraiment captivée, tout comme la presque dissection du mode de pensée russe et de la littérature soviétique. Hélas, je suis loin d'avoir retenu tout ce que j'ai écouté, mais il n'y a pas de petits bénéfices !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Août 2017

Thriller - Edition J'ai Lu - 377 pages - 7.80 €

 

Parution en octobre 2016

 

L'histoire :  Aéroport de Fort Worth, Dallas. Deux voyageurs essoufflés viennent de rater leur vol pour Paris et se le reprochent mutuellement : Enzo Meazza, un criminel en col blanc tout juste sorti de prison, et Janet Livingston-Pierce, ingénieur en déplacement professionnel. L'avion explose quelques secondes après son décollage... A peine remis du choc, ils sont pris pour cible par des hommes armés. Pourquoi en ont-ils après eux ? Leur commanditaire serait-il le mystérieux Griffon traqué par le FBI depuis des années ? Une seule certitude : Janet et Enzo n'auraient jamais dû se rencontrer...

 

 

Tentation : Pitch et auteur

Fournisseur : Ma CB lors du salon de Rennes

 

 

Mon humble avis : David Khara... Un auteur Rennais que je vois chaque année au salon du livre de Rennes depuis que nous y allons entre blogueurs de l'Ouest... Autant dire, 7 ou 8 ans... Et que je n'avais jamais lu...  Et cette année, David Khara m'a convaincue d'emporter ce livre inédit paru directement en format poche chez J'ai Lu. 

Rien de tel qu'un bon thriller en été, surtout quand on peine sur un autre ouvrage ! Comme ça m'a fait du bien de dévorer un livre, de ressentir l'impatience d'y retourner et de tourner les pages.

Et Atomes Crochus diffère franchement des thrillers que l'on s'habitue à bouquiner depuis quelques années et qui développent souvent une surenchère de l'horreur criminel... Rien de tout cela dans Atomes Crochus, pas de scène gore insupportable ni de surplus d'hémoglobine qui inquiète XXL sur la "nature" humaine. Ici, on est plus dans l'action et les courses poursuites. Et puis, ce n'est pas spoiler de dire que cela finit bien, puisque l'auteur lui-même déclare haut et fort lors de conférences qu'il aime écrire des histoires qui finissent bien.

En effet, alors qu'Enzo et Janet ont échappé miraculeusement à l'explosion criminelle d'un avion (puisqu'ils n'étaient pas dedans hein, pas non plus de raison tirée par les cheveux !), ils sont poursuivis par deux impitoyables tueurs qui travaillent à la solde de... vous verrez bien. Et puis il y a aussi le FBI qui ne traîne pas loin, persuadé qu'Enzo cache encore quelque secret.

Bref pas d'ennui dans ce roman entraînant, distrayant, purement agréable à lire. Bien sûr, après cette lecture, on ne se fait pas plus d'illusion au niveau de la probité de certains hommes politiques ou de dirigeants de multinationales. Nous plongeons aussi dans les actions de l'AIEA, l'Agence Internationale de l'Energie Atomique, dont le siège se situe à Vienne, et les conséquences qu'elles peuvent provoquer ou éviter. J'y ai appris aussi avec étonnement que la City de Londres est une ville et un comté à l'intérieur de la capitale britannique, administrée par la Corporation de la City de Londres, sous l'autorité du Lord-Maire. Les rois et reines ne peuvent y pénétrer sans son autorisation ni sans se débarrasser symboliquement de leurs attributs royaux. Etonnant non ? Intéressant en tout cas !

Bref, nous avons là un très bon polar, rythmé, qui mêle un peu d'humour et de romance, qui n'oublie pas les fameux rebondissements qui déroutent le lecteur et renouvellent son intérêt. Le tout dans un style fluide et agréable. Donc aucune raison de passer à côté d'Atomes Crochus. Bonne lecture les amis !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 1 Août 2017

Film de Luc Besson

Avec Dane Dehaan, Cara Delevingne, Clive Owen, Alain Chabat

 

Synopsis :  Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d'agents spatio-temporels chargés de maintenir l'ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha - une métropole en constante expansion où des espèces venues de l'univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d'Alpha, une force obscure qui menace l'existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l'avenir de l'univers.

 

 

Mon humble avis... commence par Valérian et la cité des mille planètes en chiffres ! 

  • 197 471 676 euros de budget
  • Plus de 6 000 dessins pour le storyboard
  • 3 350 propositions de costumes reçues dans le cadre du concours
  • 2 547 plans avec effets visuels
  • 2 206 personnes impliquées sur le tournage (dont 115 acteurs et 552 figurants)
  • 1 371 personnes impliquées sur la post-production (dont 1 266 sur les effets visuels)
  • 600 costumes créés
  • 500 kilos de confettis lâchés le dernier jour de tournage
  • 420 personnes sur le tournage
  • 200 espèces d’aliens et de créatures créées pour le film
  • 100 jours de tournage
  • 96 musiciens et un chœur de 40 chanteurs pour la bande originale
  • Jusqu'à 80 caméras pour la performance-capture chez WETA
  • 65 décors
  • 50 ans entre la parution du premier album et la sortie du film
  • 7 plateaux occupés à la Cité du Cinéma

 

Valerian est donc le film français de toute la démesure et forcément, on obtient un résultat de diiinnnnngue !

Ce film est inspiré d'un album de la BD Valerian, qui paraissait dans les années 70. BD que je n'ai pas lue ! Nous avons donc une histoire qui allie à la perfection aventure et science-fiction, le tout mêlé à l'univers de Luc Besson. C'est donc un pur régal visuel !

On a l'impression d'être un spectateur "au pays des merveilles" ! Notre regard est sans cesse sollicité dans chaque centimètre carré de l'écran, c'est peu dire ! L'univers visuel est si riche qu'il est impossible de tout voir, de tout déceler,  de tout remarquer en une seule séance. Pour preuve, j'ai découvert en rentrant chez moi que Matthieu Kassovitz faisait quelques apparitions... je ne l'ai ni vu ni reconnu... Car tout va très vite !

Je suis archi fan et archi admiratrice de toute cette créativité et imagination nécessaires pour réaliser un tel film. Vraiment chapeau ! Bien sûr, les clins d'oeil à la filmographie de Luc Besson ne manquent pas, notamment la dernière scène qui n'est pas sans rappeler celle du Cinquième Elément ! Car bien sûr, toujours aux yeux de Besson, l'essentiel est l'AMOUR... Sans amour, rien de possible !

Pas une minute d'ennui en voyant ce film, surtout pour le plaisir des yeux, le scénario étant quant à lui assez classique. Mais le spectacle est vraiment on ne peut plus grandiose, lumineux, onirique ! Pour atteindre les paradis artificiels, nul besoin de drogues, juste un bon Besson, et voilà on plane, on semble avoir des hallucinations, des créatures aux formes étranges apparaissent à l'écran ! Le trip total !

Et puis, il y a aussi l'actualité, à qui se film colle parfaitement même s'il se déroule au 28ème siècle...

Les quelques peuples encore isolés, qui vivent en harmonie et en respect de la nature, en lui rendant ce qu'elle leur donne.

Et cette fameuse cité des mille planètes, peuplée d'habitants venus de tout l'univers, avec leurs richesses, leurs us et coutumes, leurs différences et leurs connaissances, et qui coexistent dans l'intelligence et le partage. Comme une petite leçon de bien vivre ensemble, en mode SF !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Juillet 2017

Bonjour à tous !

C'était il y a deux semaines, par un splendide dimanche de juillet, je participais à une randonnée de 15 kilomètres dans une région que je ne connaissais pas du tout, malgré sa relative proximité géographique de Rennes : Le golfe du Morbihan.

Certes, il y a une dizaine d'années, j'avais passé une journée sur Vannes, avec le grand projet, depuis, de retourner dans ce coin et de l'approfondir.

L'occasion m'en fut donc donnée ! Et quel ravissement ! Direction Port Crouesty, sur la commune d'Arzon. Là où les plages de la commune étaient bien peuplées de vacanciers tout juste arrivés, le chemin côtier que nous avons emprunté, allant de criques en plages, étaient quasiment désert ! Nature, soleil, ciel aussi bleu que la mer... bref, zénitude absolue !

Et puis, petite nouveauté dans ma vie, un nouvel Iphone. Le précédent, un 5 C de 8 machins trucs de mémoire, expirait devant les efforts que je lui demandais... Stockage plein malgré mes moult destockages. Bref, direction la boutique ! Pas assez riche pour m'offrir l'Iphone 6 et encore moins le 7, je me suis rabattue sur le SE...  32 machins trucs de mémoire et des fonctionnalités qui me conviennent parfaitement et que je découvre avec bonheur !

Aussi, c'est avec joie que je vous présente mes photos du Golfe du Morbihan... en film ! Mon premier film réalisé si facilement avec mon nouveau joujou qui me promet encore bien du plaisir à venir !

Et sinon, comme il n'est pas interdit de rêver, je vous présente la maison de mes rêves !

Certes, elle n'a pas vue sur mer, mais assure une chouette tranquillité et un havre de paix pour mes chats. Ben oui, quand on a des chats, on cherche la maison de ses rêves en fonction d'eux... Jardinet, pas de route passante à proximité etc. Mais bon, on est là dans le fantasme absolu, car même si ma maisonnette n'a rien d'un palace, vu sa situation, elle coûte une fortune !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en France et ses îles

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Publié le 28 Juillet 2017

BD - Editions Futuropolis - 125 pages - 20 €

 

Parution en 2010

L'histoire :  Un gamin africain se cache dans la soute d'un avion pour Paris. Il veut devenir footballeur, le voici travailleur clandestin, jusqu'à ce qu'il croise d'anciens gangsters prêts à sortir de leur retraite...

 

Tentation : Les premières pages

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Les premières pages feuilletées à la bibliothèque m'ont induise en erreur... Elles se déroulaient en Afrique, et le graphisme me plaisait, ce qui était suffisant pour mener à mon emprunt. Sauf qu'au-delà des premières pages, nous ne sommes plus du tout sous des latitudes exotiques mais dans un coin français où aucune voiture ne possède le même numéro de département sur sa plaque d'immatriculation.

Bon, cette BD a reçu le grand prix de la ville d'Angoulême en 2010. Donc je crois que pas mal de chose ont dû m'échapper, car franchement, cette lecture ne m'a pas conduite à l'extase, loin de là.

Un jeune clandestin africain, venu pour devenir footballeur, se retrouve à son insu mêlé à une histoire de braquage d'un fourgon blindé qui part en vrille. Lui-même mené par des sexagénaires soit disant rangé des voitures, mais qui, pour le fun, on remit le couvert ! Mais aussi par d'autres personnes et là, méli-mélo. Qui est qui ? Pourquoi ? Bref, beaucoup trop d'ellipses tant textuelles que graphiques pour suivre posément et apprécier cette histoire. Certes, quelques passages prêtent à rire dans des réparties qu'Audiard n'aurait peut-être pas renié et qui pourraient rappeler une certaine ambiance "tontons flingueurs".  Mais trop souvent, j'ai été amené à ne pas reconnaître les protagonistes au premier coup d'oeil, à ne plus savoir si l'action se déroulait de jour ou de nuit (un peu comme dans "Les experts", vous avez remarqué qu'ils découvrent souvent un cadavre en pleine nuit et que la scène suivante figure déjà un beau soleil).

J'aurais préféré que l'histoire se concentre sur Slimane, ce jeune footballeur africain que certaines sirènes ont fait venir en France.

Bref, après quelques recherches sur la toile, il semble que je sois bien seule à ne pas avoir apprécié cet album, donc à vous de voir ! D'autant plus que Baru (que je ne connaissais pas jusqu'alors) semble faire partie des sommités du milieu BD

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 26 Juillet 2017

Roman - Editions Thélème - 6h00 d'écoute- 19 €

Parution d'origine en août 2012

 

L'histoire :  Enterré au cimetière de Bobigny, Van monologue depuis son cercueil. Il a laissé derrière lui les trois femmes de sa vie. Lou, son épouse un peu banale, trop jalouse, qui l’a renversé en voiture. Laure, sa rebelle de fille qui sèche les cours et fume des joints. Ulma, sa fascinante demi-soeur avec qui il a entretenu une relation incestueuse. Tour à tour, les membres de ce quatuor bien cabossé font leur examen de conscience : des récits portés par l’amour, qu’il soit familial, conjugal ou passionnel.

 

Lu par Louis Arène

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

Mon humble avis : Définition d'une lame de fond :  déferlement d'une ou plusieurs vagues d'une taille considérablement plus grande que les autres, susceptible de provoquer des noyades et des destructions sur le rivage sur lesquelles elles s'abattent.

Quel titre bien trouvé pour ce roman ! Cette lame de fond, on connaît dès le début de l'histoire ses funestes conséquences. La mort de Van, le principal narrateur de ce texte. Cette lame de fond, ce sont tous les non-dits, les exaspérations, les aigreurs, les rancoeurs qui gonflent au coeur d'une famille, au fil des années. Même l'amour et l'admiration ne sont pas vraiment avoués. En fait, dans ce livre, Linda Lê propose, au fil des pages, de remonter aux origines de cette lame de fond. Pour cela, Linda Lê donne la parole à quatre protagonistes. Dans ce roman choral, chacun exprime sa vision de sa relation avec les autres, ses regrets, son désespoir, sa culpabilité.

J'ai aimé écouter ce roman vraiment bien construit et originale dans sa narration : c'est Van, qui du fond de son cercueil, s'élance en premier dans ce récit... Il sera ensuite rejoint par Laure, sa fille, Lou son épouse, et Ulma, sa demi-soeur et finalement âme-soeur et amante, découverte quelques mois avant la mort de Van. La petite enfance de Van, au Vietnam permet une révision géopolitique des heures sombres de ce pays. Puis son exil seul en France, voulu par sa mère. Et dès qu'une lecture m'enrichit à ce niveau-là, elle marque déjà un bon point !

La psychologie de chaque personnage est vraiment bien creusé, la tension s'installe, même si l'on connait l'issue, elle entre néanmoins en nous au fur et à mesure que le verni apparemment lisse et brillant se craquelle de partout. Mais, oui il y a un mais... Chaque personnage s'exprime à sa propre manière, ce qui quelque part, perturbe dans l'irrégularité de style obtenu, même si l'écriture est très ciselée et belle.

Et puis dans le texte, revient trop souvent le personnage pourtant secondaire de la mère d'Ulma, dont la vie dépravée à la recherche vaine d'une certaine panacée m'a quelque peu perdue et lassée. D'autant que cette Lily nous éloigne des personnages principaux de façon assez inutile à mes yeux.

Bref, au final, un livre globalement plaisant, intéressant et qui raviront les fans de très belle écriture soignée. Mais pour moi, rien de plus ou plutôt... sans plus majeur !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 24 Juillet 2017

Film de James Pondsoldt

Avec Emma Watson, Tom Hanks, Karen Gillan

 

Synopsis :  Les Etats-Unis, dans un futur proche. Mae est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde. Pour elle, c'est une opportunité en or ! Tandis qu'elle prend de plus en plus de responsabilités, le fondateur de l'entreprise, Eamon Bailey, l'encourage à participer à une expérience révolutionnaire qui bouscule les limites de la vie privée, de l'éthique et des libertés individuelles. Désormais, les choix que fait Mae dans le cadre de cette expérience impactent l'avenir de ses amis, de ses proches et de l'humanité tout entière…

 

 

Mon humble avis : The circle est présenté comme un thriller... Si vous espérez un film au rythme trépidant et à l'action terrifiante et expansive, vous risquez d'être déçus. La tension met un bon moment à s'installer et à mis à part lors quelques minutes, n'est jamais franche. Disons qu'elle est plutôt sous-entendue, en fonction de votre perception de l'histoire. Quant au suspense, on se le façonne soi-même puisque nous pensons être devant un thriller. Mais il n'est pas flagrant, et ne vous provoque ni suée ni arrêt cardiaque !

Cette histoire justement est sensée se dérouler dans un futur proche, donc être de l'anticipation. Mais ce futur est vraiment proche, il pourrait être la semaine prochaine ou demain, à moins qu'il ne soit déjà, dans certaines mesures, déjà actuel.

Mais j'ai aimé ce film qui, niveau cinématographique, n'a rien d'exceptionnel mais qui, dans l'absolu, pose de vraies, intelligentes et contemporaines questions. Le sujet du film est centré sur les réseaux sociaux, la transparence, la collecte d'informations, l'ultra-connection, la vidéo surveillance et l'aspect sectaire des grandes sociétés du web. Bref, en résumé : Big Brother is watching you !

Là où le film est intéressant, c'est qu'il développe tour à tour les avantages et les inconvénients, voire les dangers de cette hyper-connection. Et, en tant que spectatrice, je me suis retrouvée bien souvent convaincue par ces bénéfices, avant d'en percevoir la menace. J'oscillais sans cesse entre sensation de prodige et de péril. Est-ce utile, voire nécessaire de tout savoir, de tout voir ? Je n'ai pas encore mon idée précise là-dessus. Car savoir permet de comprendre, de relativiser et pourquoi pas d'aider à la solution. Mais ensuite, il y a l'empathie qui détruit.

Car oui, l'ultra-connection et la transparence pourrait améliorer le monde, par le partage des connaissances (médicales ou autre), la prévention du crime, la diminution des rapts d'enfants etc... mais à quel prix au niveau de la liberté personnelle et de l'intimité.

Personnellement, je me considère comme connectée, mais dans des dimensions raisonnables. Je ne raconte pas mon quotidien, ni  mes moindres faits et gestes et ne vis pas à travers mon écran ni à travers la vie des autres. Je ne mêle jamais famille et proches à mes publications. Je n'ai rien à cacher, mais l'intime et le personnel reste dans le rayon qui leur incombe. Mais nombre de gens agissent sur les réseaux à mon inverse.

Bref, un film intéressant faute d'être original, qui posent les bonnes questions et qui offre le plaisir de voir la talentueuse et charmante Emma Watson, qui a bien grandi depuis son rôle d'Hermione. Et puis, évidemment, il y a Tom Hanks et ça, ce n'est jamais négligeable !

Allez, quittez un peu vos écrans et allez au ciné !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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