Publié le 7 Juin 2017

Récit de voyage - Editions Livre de Poche - 236 pages - 6.60 €

 

Parution d'origine en 2005

L'histoire : Le narrateur, après des déboires professionnels, prend une retraite cathodique, principalement occupée par la télé. La conclusion ne se fait pas attendre bien longtemps : "La télé ne rend pas seulement con, elle rend surtout malheureux". Alors, il bazarde sa télé, vend son sofa et s'achète un billet d'avion : direction le Mexique, le Guatemala, les USA, Cuba, le Bélize... le tout avec un sac à dos et une guitare. Là-bas, l'attendent mille et une rencontres toutes différentes, allant des travellers égarés, aux chamans foireux, aux zapatistes jusqu'aux stars d'Hollywood !

 

Tentation : Le sujet et mes précédentes lectures de l'auteur.

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

Mon humble avis : De Julien-Blanc Gras, je m'étais régalée de son hilarant livre "Touriste" et de son aussi drôle que grave "Paradis (avant liquidation).

Alors me voici plongée dans ce qui semble le premier livre publié de Julien Blanc-Gras et qui en toute fin, annonce bien-sûr les suivants. Les suivants qui sont, à mon goût, plus aboutis, plus intéressants. Mais normal, dans Gringoland, Julien Blanc-Gras est plus jeune, réalise un voyage à la "djeuns", un voyage bien revendiqué comme sans but précis, sauf celui de voir si un autre monde est possible.

On retrouve dans Gringoland la plume inégalable de l'auteur ! Inégalable dans sa causticité, son ironie, son humour dévastateur, son autodérision, sa franchise, son impertinence, sa tendresse et la dérision quasi-continue. De ce côté-là, évidemment, on se délecte !

On apprécie énormément son oeil averti, toujours grand ouvert sur un monde qui bien souvent le dépasse, et qui donne lieu à des descriptions, des analyses intéressantes (mais jamais gavantes) sur les lieux traversés, les façons de vivre des habitants, les problèmes géopolitiques, la société de consommation, le tourisme... Bref, des constats sur les différences qui habitent le monde, et une tentative de les comprendre et de les expliquer au mieux. Sans non plus ordonner des réponses, mais plutôt en s'interrogeant.

Maintenant, là où ce livre m'a moins captivée que les autres, c'est sur les rencontres et les amitiés qui parsèment le voyage de l'auteur et qui sont narrées souvent avec moult détails. Et ces rencontres, mis à part avec quelques autochtones, sont plutôt déprimantes. A savoir que sur sa route, Julien Blanc-Gras ne semble n'avoir pas croisé de "personne normale" si tant est que la réel normalité existe et est souhaitable. A savoir que les routards croisés par Julien Blanc-Gras sont tous ou presque des marginaux, des camés qui finissent pas atteindre le point de non-retour, des dealers, des nymphomanes... Une palanquée d'utopistes, à la recherche d'un idéal mais qui tombent dans la caricature d'une certaine superficialité au final. Aucun de ses personnages n'apporte un récit lumineux (sans artifice) du voyage, d'une expérience extraordinaire sans stupéfiants. Bref, une belle brochette de glandeurs qui au final, s'intéresse beaucoup plus à l'accès facile à la défonce mexicaine qu'à la culture réelle du pays. Bref, on a l'impression de vivre au milieu des désabusés. Cela m'a déçue et m'a paru longuet. Dommage, mais reste cette plume et cet humour dont on ne se lasse pas !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 5 Juin 2017

Conspiracy : Affiche

Film de Michael Apted

Avec Noomi Rapace, Michael Douglas, Orlando Bloom, John Malkovitch

 

Synopsis : Ex-interrogatrice de la CIA, Alice Racine est rappelée par son ancien directeur, Bob Hunter, pour déjouer une attaque imminente sur Londres. Face à un adversaire brutal et tentaculaire, Alice reçoit l’aide providentielle de son ancien mentor, Eric Lasch et d’un membre des forces spéciales, Jack Alcott. Mais elle réalise rapidement que l’agence a été infiltrée. Trahie et manipulée, elle va devoir inventer de nouvelles règles pour faire face à cette conspiration.

 

 

 

Mon humble avis : Conspiracy est un thriller comme il en fleurit des dizaines, mais qui procure toujours plaisir à voir et atteint son objectif : distraire, captiver, clouer au fauteuil, et faire trembler. Bref, on a ce que nous voulions voir !

Rien de bien nouveau dans cette histoire d'agent secret pris au piège et trahi en partie par les siens, ce qui donne une histoire qui pousse le héros dans un jeu de cache-cache, le met hors d'haleine, ne lui laisse pas un instant de répit, et surtout, lui impose de ne faire confiance en personne... Un peu comme Jason Bourne, sauf qu'ici, on ne fait pas la moitié du tour du monde, les neuf-dixièmes du film se déroulent à Londres. Et surtout, l'agent est une FEMME ! Alice, alias Noomi Rapace, alias la Lisbeth du Millenium suédois, rôle qui pour moi lui colle encore à la peau.

Comme dans ce genre de thriller, le scénario de Conspiracy paraît parfois alambiqué, par toujours crédible, mais bon, la mayonnaise prend vraiment bien. Le rythme est trépident, mêlant scènes d'action réussies et confrontations psychologiques entre les protagonistes et un rebondissement suit toujours le précédent. Bref, impossible de s'ennuyer.

Outre le manque de réelle originalité, le défaut du film, qui n'y est pour rien, est d'être sorti cette semaine, alors que Londres vient de vivre d'atroces attentats islamistes, et en ce sens il colle trop à la réalité. Puisqu'Alice fait tout justement pour éviter un attentat terroriste. Mais bon, dans ce genre de film, il y a 25 ans, les ennemis étaient les soviétiques, maintenant, ce sont les fous de Dieu, qui hélas, sont bien plus proches et disséminés que le bloc de l'Est.

Quoiqu'il en soit, j'ai aimé ce film dont le casting complet vaut vraiment le déplacement !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 3 Juin 2017

Rodin : Affiche

Film de Jacques Doillon

Avec Vincent Lindo, Izia Higelin, Séverine Caneele

 

Synopsis : À Paris, en 1880, Auguste Rodin reçoit enfin à 40 ans sa première commande de l’Etat : ce sera La Porte de L’Enfer composée de figurines dont certaines feront sa gloire comme le Baiser et le Penseur. Il partage sa vie avec Rose, sa compagne de toujours, lorsqu’il rencontre la jeune Camille Claudel, son élève la plus douée qui devient vite son assistante, puis sa maîtresse. Dix ans de passion, mais également dix ans d’admiration commune et de complicité. Après leur rupture, Rodin poursuit son travail avec acharnement. Il fait face et au refus et à l’enthousiasme que la sensualité de sa sculpture provoque et signe avec son Balzac, rejeté de son vivant, le point de départ incontesté de la sculpture moderne. 
À 60 ans, enfin reconnu, il devient le sculpteur le plus célèbre avec Michel-Ange.

 

 

Mon humble avis : Et oui, qu'une patte de chat ! Je suis à contre-courant du Festival de Cannes et des médias qui donnent une critique plutôt correcte de Rodin.

Bon, commençons tout de même par le positif, car il y en a un chouïa ! De belles scènes de sculpture. Mais à mes yeux, c'est tout et c'est bien peu !

Je suis allée voir ce film histoire de m'enrichir un peu culturellement. Bien sûr, je sais qui est Rodin, et il y a une ou deux décennies (aïe aïe ! ), j'ai visité le Musée Rodin à Paris. Mais connaît-on jamais assez nos grands artistes français passés ou contemporains ?

Ce que je regrette, et ça Doillon n'y est pour rien, c'est que dans ce genre de biopic consacré à des Grands Hommes, et bien l'on réalise souvent que ces hommes, à côté de leur art, étaient purement abjects avec leur entourage. Et dans mon petit coeur de bisounours, ben cela amène une certaine tristesse.

Mais bon, le film en lui-même ? Long, long, interminable, plat. Par deux fois, j'ai fouillé au fond de mon sac pour y trouver mon portable et regarder l'heure...

Le son est, comment dire en un mot... POURRI ! Que ce soit de la part de Vincent Lindon ou d'Izia Higelin, tous les dialogues sont, quand tout va bien, murmurés, mais le plus souvent, marmonnés ! De ce fait, il n'y a pas un échange entre les deux comédiens que j'ai pu saisir en entier. Il aurait fallu des sous-titres. Et surtout, être bien concentré, se dire : "attention, ils vont parler, j'ouvre tout grand mes oreilles". Mais non, pas suffisant. Je me demande si parfois, les réalisateurs se font une projection privée dans une vraie salle de ciné avant la diffusion publique, pour voir ce que donne le son.

Les couleurs sont ternes et sombres, surtout dans les ateliers, alors que j'imagine qu'un sculpteur a besoin de lumière pour bien travailler !

La bande-son est quasi inexistante. Le film ressemble à une succession de saynètes on ne peut plus elliptiques (Merci Viviane ;) ) et rend l'histoire bien souvent incompréhensible, le spectateur n'ayant aucune idée de "comment en on est arrivé là", ni des années qui passent (ou pas) dans la vie des personnages.

Bref, à part l'ennui et la désolation, je n'ai ressenti aucune autre émotion durant les deux heures que dure le film, qui pour moi est un triste échec, malgré la physionomie très convaincante de Vincent Lindon.

Mes compagnons de séance ont globalement aimé, même si, tout comme moi, ils ont regretté ces marmonnages incompréhensibles. A vous de voir, ou pas !

 

L'avis de Petitabeille

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Juin 2017

BD - Editions Futuropolis - 128 pages - 19 €

 

Parution en avril 2015

 

Le sujet : Varoujan est marseillais, d'origine Arménienne. Son grand-père a réussi à fuir le génocide de 1915. Membre de la diaspora arménienne, Varoujan a ouvert un musée de la mémoire Arménienne sur Marseille, mais souhaite faire une exposition sur la terre de ses ancêtres, à l'est de la Turquie, là où il n'est jamais allé. Avec Brigitte sa femme, il entreprend alors ce grand voyage jusqu'à cet "Auschwitz à ciel ouvert". Il y rencontre des descendants d'Arméniens qui ont réchappé au massacre.

 

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : La bib

 

 

Mon humble avis : Pour moi, l'Arménie, c'est un génocide dont je ne situais qu'approximativement l'époque, un énorme tremblement de terre plus récent et Charles Aznavour... Il était temps de combler encore une fois quelques lacunes... et je suis "tombée" sur cette BD à la bib'.

Encore une bonne leçon d'Histoire et de géopolitique ! Pour dire vrai, Le fantôme arménien est un total coup de poing dans le ventre.

Déjà, je pensais le génocide arménien comme "affaire classée", terme très inadéquat certes, mais je pensais que ce n'était plus que du passé, à ne pas oublier pour qu'il ne recommence pas, au même titre que les autres génocides plus ou moins récents.

Il n'en n'est rien. Déjà, l'Etat Turc, coupable des crimes avec l'aide des Kurdes, conserve une politique négationniste, cent ans après les faits. Il ne fait toujours pas bon vivre en Turquie si vous êtes d'origine arménienne, et des assassinats politiques ont encore lieu. Et en 1915, les exécutions de masse, les tortures, les viols, les enlèvements d'enfants, bref, l'humain dans "toute sa splendeur"

Les survivants du massacre de 1915 ont dû, pour survivre, s'assimiler à la population Turc, changer de prénom, de religion, de langue et de culture. Ce n'est que récemment que les anciens commencent à parler, à évoquer les souvenirs, la réalité, à s'avouer Arménien, mais toujours la peur au ventre.

Ensuite, il y a en Anatolie une "cohabitation" pluriethnique et religieuse difficile : les turcs, les arméniens, les kurdes, les chrétiens (plutôt cachés), les musulmans, les alévîs (croyance issue de l'Islam Chiite. Et puis, les Arméniens restés au pays dans la clandestinité et la pauvreté éprouvent une certaine rancune face à ceux qui ont pu fuir et qui, pensent-ils vivent une vie luxueuse en France ou ailleurs, les ayant complètement oubliés.

Bref, cet album répond à beaucoup de questions et en pose autant d'autres quelque part, il me faudra donc approfondir le sujet par d'autres biais pour le maîtriser à peu près.

Quoiqu'il en soit, dans ces pages qui sont aussi la retranscription d'un reportage TV, ce sont autant les hommes que les pierres qui témoignent d'un passé et d'une blessure qui ne se refermera jamais. Même si l'on sent tout de même un vent d'espoir et de renaissance, avec une nouvelle génération arménienne bien décidée à récupérer son identité, sa langue, sa culture, et à faire revivre tout cela. Et surtout, nombre de gens qui découvrent leur arménité de façon très récente, au fil des langues qui se délient.

Mon seul petit bémol irait à certains dessins. Au fil des pages, nous rencontrons beaucoup de personnages qu'il n'est pas aisé de reconnaître. Aussi, certains dessins sont parfois purement symboliques et pas franchement "transparent" pour l'ignare que je suis, même si je le suis beaucoup moins après la lecture de ce "Fantôme arménien", que je ne peux que vous conseiller vivement, tant son intérêt est évident !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 30 Mai 2017

Marie-Francine : Affiche

Film de Valérie Lemercier,

Avec Valérie Lemercier, Patrick Timsit, Hélène Vincent, Denis Podalydès

 

Synopsis : Trop vieille pour son mari, de trop dans son boulot, Marie-Francine doit retourner vivre chez ses parents... ... à 50 ans ! Infantilisée par eux, c'est pourtant dans la petite boutique de cigarettes électroniques qu'ils vont lui faire tenir, qu'elle va enfin rencontrer Miguel. Miguel, sans oser le lui avouer, est exactement dans la même situation qu'elle. Comment vont faire ces deux-là pour abriter leur nouvel amour sans maison, là est la question...

 

 

Mon humble avis : J'ai vu ce film en avant-première, il y a déjà une petite semaine, en présence de Valérie Lemercier, actrice et réalisatrice du film.

Marie-Francine est une chouette comédie, et une franche réussite. Ce n'est pas le genre de film aux 10 gags par minutes, non, c'est beaucoup plus fin et subtile. D'ailleurs, ce ne sont pas les deux personnages principaux (Timsit et Lemercier, alias Miguel et Marie-Francine) qui apportent le comique dans le film. Non, ce sont les personnages secondaires et les situations vécues par nos deux protagonistes qui se chargent de l'humour qui ne manque pas. Marie-Francine et Miguel apportent le réalisme de leur situation, la tendresse, l'amour...et les émois de "jeunes amoureux". C'est en même temps mimi tout plein !

Ce film se veut résolument contemporain. En effet, outre les "Tanguy" qui restent une éternité chez leurs parents le temps de finir leurs études, de trouver un emploi, une récente époque a vu les trentenaires en difficulté retourner chez leurs parents. Et bien en 2017, c'est au tour des quinquas, qui font tout aussi face aux licenciements et au divorce, qui se retrouvent forcés à un retour chez leurs parents qui eux, sont retraités depuis belles lurettes. C'est donc un choc des cultures, des modes de vie avec toujours ce lien filial qui s'installe.

Avec ce film, Valérie Lemercier voulait montrer les difficultés de ces quinquas en précarité matérielle qui revivent chez Papa/Maman, difficultés qui ressemblent par bien des points à celles que rencontrent les adolescents lorsqu'il s'agit d'avoir un coup de foudre, de tomber amoureux... le tout sans voir de vrai "chez soi" pour vivre cet amour naissant, et en subissant "l'espionnage" et les reproches parentaux, puisque ces parents reprennent leur rôle initial, tout en oubliant que le progéniture n'a plus quinze ans.

Bref, dans ce film, les quiproquos et les renversements de situations ne manquent pas, tout comme les dialogues tantôt bien épicés, tantôt bien sucrés, mais qui à chaque fois font bien prendre la sauce.

Tout est soigné dans ce film, depuis la réalisation, en passant par le scénario et les dialogues et bien, sûr, sans oublié la parfaite interprétation des acteurs. Valérie Lemercier et Patrick Timsit sont particulièrement savoureux et touchants, qui donnent envie de retomber amoureux, tout simplement.

Faites donc connaissance avec Marie-Francine, vous passerez un moment de ciné aussi amusant qu'émouvant, et non dénué d'une certaine réflexion et prise de conscience sur l'époque actuelle.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Mai 2017

 

BD - Editions Dargaud - 96 pages - 18 €

 

Publication en 2010

 

L'histoire : Il y a le maladif, talentueux et cultivé Malard, l'insatisfait débordant d idées Inscht ; le poseur et dragueur Alpodraco ; le cynique et grognon Greul. Ils sont écrivains, et leur seule base solide est le troquet parisien qui leur sert de QG. Là, ils débattent, déplorent ou débinent leurs livres, leur métier, la littérature et tout ce qui tourne autour. Mais comme autant de quilles dans un jeu de chiens, il y a aussi un prof en voie de clochardisation, une célèbre auteure à
succès, une stagiaire-secrétaire-pigiste qui couche, un jeune écrivain qui vient les flatter et demander conseil... Tout s emballe quand le bistrot est mis en vente : la bande des quatre décide de tout faire pour l'empêcher.

 

Tentation : Le sujet !

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : La 4ème de couv' m'annonçait du "percutant", du "magistral" et "un humour dévastateur". Mouais. Dans ces catégories, peut vraiment mieux faire. Il existe un deuxième tome que je n'ai pas l'intention de lire pour être honnête.

Le récit est une succession de saynètes entre les 4 écrivains qui sont, disons-le sans peur, plutôt déprimant et blasés par le système, plutôt mous et ne cessant de se plaindre d'être incompris par la terre entière y compris eux-mêmes. Du fait de ces saynètes, l'histoire est très hachurée, et les sujets abordés jamais approfondis. C'est dommage.

Certes, il y a tout de même quelques passages qui prêtent à sourire, comme celui de la revue de presse ou de la cuite du marketing éditorial, et certaines réflexions font mouche. Mais de là à s'emballer, non hélas.

J'ai trouvé trop de poncifs sur "les auteurs maudits" et finalement, la plongée dans le monde littéraire est très réduite, même si nous assistons à quelques séquences telles qu'un cocktail ou une séance de dédicace. Mais on regrette de ne pas avoir plus accès à l'aspect créatif du métier d'écrivain.

Les dessins n'ont rien d'extraordinaire et les quatre écrivains ne m'ont pas été particulièrement sympathiques.

Bref, une BD que l'on lit vraiment avec un sentiment de "pas désagréable mais sans plus". A vous de voir !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 21 Mai 2017

Hello la planète !

Un petit dimanche félin, ça fait toujours du bien !

Aya, Tsingy et Praslin se portent à merveille, ravis des fenêtres (sécurisées) ouvertes, qui leur permettent d'entendre les oiseaux et aussi et surtout, de jouer aux commères du quartier ! Tsingy est très amoureux de sa Môman ces temps-ci !

Et puis et puis, mon bébé Praslin n'est plus un bébé ! Il est officiellement adulte depuis le 10 mai ! Mais il a toujours envie de jouer comme un enfant ! Il m'épuise ce Praslinoux !

Allez, place aux photos et bon dimanche à tous !

Praslin ! Equilibriste, charmeur, petit clown !

Praslin ! Equilibriste, charmeur, petit clown !

Tsingy et ses yeux revolver !

Tsingy et ses yeux revolver !

Aya, ma choupinette !

Aya, ma choupinette !

Mon Praslin !

Mon Praslin !

Mon Tsingy !

Mon Tsingy !

Aya, dont on a fêté le 4ème anniversaire le 1er avril. Et puis il y eu aussi la fête de Pâques !

Aya, dont on a fêté le 4ème anniversaire le 1er avril. Et puis il y eu aussi la fête de Pâques !

Praslin p'tite bouille d'amour !

Praslin p'tite bouille d'amour !

Tsingy le beau gosse !

Tsingy le beau gosse !

Aya la princesse !

Aya la princesse !

Praslin et Tsingy, les deux copains !

Praslin et Tsingy, les deux copains !

Mes loulous et moi ! la photo avec Praslin date de juillet dernier, quelques jours après son sauvetage !

Mes loulous et moi ! la photo avec Praslin date de juillet dernier, quelques jours après son sauvetage !

Avec mes 2 grands, Aya et Tsingy !

Avec mes 2 grands, Aya et Tsingy !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 18 Mai 2017

Roman - Editions Pocket -  180 pages - 7 €

 

Parution d'origine chez Julliard en 2005

 

L'histoire : A Falmouth, petit village côtier du sud de l'Angleterre, Thomas revient après des années de prison. C'est à Falmouth qu'il a toujours vécu, et c'est là aussi qu'il a été condamné pour un crime innommable. Avec son retour, c'est tout le passé qui resurgit et bien sûr, Thomas n'est pas le bienvenu. S'il ne cherche pas la vengeance ou la provocation, pourquoi revient-il alors ?

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : C'est la première fois que j'ouvre un livre de Philippe Besson et j'ai frôlé le coup de coeur ! Mais voilà, la fin m'a un peu déçue. J'attendais quelque chose que je n'ai pas eu, même si j'ai une quelque chose que je n'attendais pas, donc la surprise que l'on espère de la littérature était tout de même au rendez-vous.

Le style et l'écriture de Philippe Besson m'ont séduite et happée de suite et m'ont fait vite dire que d'autres lectures de Besson il y aura ! Une écriture fluide mais directe, âcre et douce à la fois, soignée sans y paraître, qui frappe autant qu'elle caresse. Une écriture qui décrit parfaitement l'ambiance, la rudesse du climat et les personnages, le tout par petites pointes qui ajoutées les unes aux autres, finissent par donner des personnages creusés, des lieux que l'on se représente parfaitement dans notre tête de lecteur. Les révélations viennent vraiment au fur et à mesure, et ne manquent pas de surprendre.

Quatre parties ce roman narré à la première personne du singulier. Il y a le retour de Thomas et son introspection, tant sur son présent que sur son passé. Puis la rencontre avec Rajiv, l'épicier Pakistanais, qui donne lieu à des confidences, des aveux et des dialogues minimalistes ou les mystères planent toujours... Le lecteur savoure. Enfin, la rencontre avec Betty, caissière dans un débit de presse, et le récit, toujours minimaliste, des années de prison de Thomas. C'est là que mon enthousiasme s'est un peu délité car je n'ai pas vraiment cru au personnage de Betty, ses manières et à cette relation naissante. La quatrième partie ne dure que quelques pages et donc... constitue la fin : donc silence radio de ma part !

Un instant d'abandon est vraiment un roman très riche de sujets abordés et de réflexions personnelles qu'il suscite. Le deuil... suite à une mort ou face à une vie ratée. La culpabilité. L'envie de meurtre rend-il coupable ? Le pardon. Alors qu'un homme a payé son crime devant la justice officielle, pourquoi les hommes n'oublient pas et ne donnent pas l'absolution. Le bannissement facile, quelle qu'en soit la raison. La vie comme une prison et la prison comme unique sortie de secours.

Je ne comprends toujours pas les personnages romanesques ou les personnes réelles qui subissent leur vie, qui suivent sans bonheur celle qui leur est tracée sans rébellion, sans décision, sans changement, mais avec fadeur et amertume quand rien ne les y oblige désormais (car il y a parfois des faits et des situations que l'on ne choisit pas tout de même, où d'autres qu'il faut assumer. Mais dans ce roman, nous sommes au XXIème siècle, en Europe de l'Ouest, les lois et l'époque sont assez libertaires pour ne plus subir l'ennui en fait. (Petite réflexion perso !)

Un instant d'abandon reste un roman qui vaut sacrément le détour et qui, pour moi, met en lumière un auteur à approfondir !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Mai 2017

Roman - Editions Gallimard - 9h30 d'écoute - 24€90 (Existe aussi en format poche)

 

Parution en 2010

L'histoire : Le récit, à la première personne du singulier d'une enfance africaine, celle de Michel, 10 ans, qui vit à Pointe Noire au Congo Brazzaville. Et l'on peut supposer que ce récit est fortement autobiographique.

 

 

Lu par Alain Mabanckou Himself !

Tentation : J'aime beaucoup l'homme Mabanckou

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

Mon humble avis : Déjà, je peux dire que le fait que ce livre audio soit lu par Alain Mabanckou lui-même apporte une réelle plus-value à cette écoute. Qui mieux que lui pour donner voix à Michel, que je "soupçonne" être l'auteur dans son enfance, avec son petit accent africain qui apporte l'exotisme et les intonations nécessaires à cette histoire ? Sans doute, une lecture papier m'aurait moins convenue.

Nous sommes au Congo Brazzaville dans les années 70 et plus particulièrement à Pointe Noire. Le Congo est indépendant depuis une dizaine d'année et est devenue une république populaire communiste.

Et dans un quartier de Pointe Noire, il y a Michel, qui a environ 10 ans, il est à l'école primaire. Il nous raconte sa vie à cette époque-là, en attendant d'avoir 20 ans !

Le petit garçon narre tout cela un peu en suivant la technique de l'escargot... En élargissant de plus les champs de son récit. Il y a Michel dans sa famille, avec Maman Pauline, Papa Roger, Oncle René etc... Michel dans son quartier, avec ses copains, son amoureuse, les boutiquiers et les cancans. Michel dans la ville. Michel dans son pays, le Congo. Michel dans le monde, grâce à la littérature, la radio et ce que disent les adultes. Michel l'universel, car il nous parle d'Amour. Et Michel le céleste, car ses deux soeurs montées au ciel sont présente sdans ses pensées.

Michel s'interroge donc sur de multiples sujets et analyse ceux-ci du haut de ses dix ans. Il y a le communisme, le marxisme, l'ingérence européenne dans la politique africaine, l'IVG, le Shah d'Iran, Mère Theresa, de Gaulle, San Antonio, le scandale des diamants de Bokassa/Giscard, Mesrine, les dictateurs des pays africains. C'est donc aussi un état des lieux africain et international des années 70 que Michel partage avec nous et nous permet quelques révisions d'Histoire.

Dans ses pérégrinations, Michel rencontre Petit Piment, qui deviendra le héro d'un roman suivant d'Alain Mabanckou.

Michel découvre aussi Arthur Rimbaud, Le petit prince, le chanteur à moustaches (alias Brassens). J'ai été étonnée de constater que des gamins de cet âge et du bout du monde paraissent mieux connaitre la littérature française que nos propres enfants.

Demain j'aurais vingt ans est aussi une plongée dans la vie quotidienne africaine, avec sa culture, ses coutumes, ses croyances, ses légendes. 

Le tout est conté d'un ton assez enfantin et ingénue mais empreint d'un réel et surprenant pragmatisme de la part de l'enfant. Humour, tendresse et fraicheur rendent ce voyage au pays de l'enfance très vivant et très imagés.

Mais de mon côté, j'y ai trouvé certaines longueurs et répétitions. Et je réalise que les romans à la première personne du singulier quand il s'agit d'un enfant ne me fascinent plus comme avant.

Même si un retour en enfance ne peut faire que du bien. D'ailleurs, Demain j'aurais vingt ans est quelque part un feel good novel que vous apprécierez certainement !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Mai 2017

Aurore : Affiche

Film de Blandine Lenoir

Avec Agnès Jaoui, Thilbault de Montalembert, Pascale Arbillot, Sarah Suco

 

Synopsis : Aurore est séparée, elle vient de perdre son emploi et apprend qu’elle va être grand-mère. La société la pousse doucement vers la sortie, mais quand Aurore retrouve par hasard son amour de jeunesse, elle entre en résistance, refusant la casse à laquelle elle semble être destinée. Et si c’était maintenant qu’une nouvelle vie pouvait commencer ?

 

 

Mon humble avis : Aurore est un joli film, très joli film comme il fait du bien d'en voir de temps en temps. Parce que simple, sans artifice, sans grandiloquence.

Et puis le thème d'Aurore est rarement abordé au cinéma... C'est celui de la cinquantaine... La pente descendante, le corps qui vieillit, la société qui vous met dans le placard des vieux. Les enfants qui quittent le navire familial etc.

Mais ici, c'est bien la cinquantaine chez la femme dont il est question... Puisque dans la vie, et bien les hommes sont considérés comme se bonifiant avec l'âge, comme gagnant en charme etc... Oui mais pour les femmes, avec la fameuse ménopause (dont il est bien question dans le film), c'est bien différent : elles ne peuvent plus "produire" ni "reproduire", là où l'homme garde ses capacités.

Ce film est classé en comédie. Oui, c'en est une car point de pathos ni de tragédie. Mais l'on n'est pas hilare, même si quelques réparties sont bien senties. On est plutôt dans le sourire, l'empathie, l'émotion, la tendresse pour Aurore, cette femme qui vacille au crépuscule d'une vie et à l'aube d'une autre. Malgré les difficultés que rencontre Aurore, le ton du film est résolument positif et humaniste, aussi bien mélancolique que tourné vers l'avenir.

Les personnages sont tous bien soignés, qui quelque-soit leur âge, se trouve à un moment charnière de leur vie (le premier chagrin d'amour, la première grossesse etc pour les plus jeune), (la solitude, la cinquantaine etc pour d'autres). Et ils sont bien sûr magnifiquement interprétés, par la lumineuse Agnès Jaoui et le charmant Thibault de Montalembert en tête.

Tout dans ce film est savamment dosé, entre humour et émotion, passé, présent, avenir etc...

Un très beau portrait de femme et de la société par la même occasion ! A voir bien sûr.

PS : Une réplique m'a si particulièrement marquée que je l'ai encore en tête... Aurore devient femme de ménage et sa collègue maghrébine, de quinze ans environ sa cadette lui dit : "Vous les blancs, vous découvrez la discrimination à la cinquantaine."

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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