Publié le 11 Septembre 2014

Roman - Editions Albin Michel - 169 pages - 16.50€

 

Parution le 21 août 2014, Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Quand Amélie Nothomb recherche le "convignon" ou la "convigne" idéale pour partager l'ivresse de son elixir favori (à savoir le Champagne), elle rencontre Pétronille, une jeune femme qui n'a ni froid aux yeux, ni la langue dans sa poche. Aux côtés de ce personnage singulier, Amélie Nothomb n'est pas au bout de ses surprises !

 

Tentation : Incontournable pour moi !

Fournisseur : Ma CB !

 

 

 

 

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Mon humble avis : 2014 sera sans contest un excellent millésime dans la bibiographie de ma chère Amélie !

 


"D'être soudain une si agréable société pour moi même m'a ouvert des horizons. J'aurais aimé être de bonne compagnie pour quelqu'un. Qui ?"

"Pétronille" (Amélie Nothomb)

Que l'une des plus célèbres consommatrices de champagne se rassure. Elle me fut de si bonne compagnie lors de ma lecture que je doublais celle ci, malgré une légère honte : je lus en buvant une simple eau pétillante. Mais, et donc, tout de même avec quelques bulles !

La fascination de la romancière pour le champagne n'a de secret pour personne qui l'a connaît un peu ou la lit régulièrement. Ici, l'élixir doré est le point central de ce roman, il coule à flot dans des circonstances bien souvent insolites et amène Amélie Nothomb à évoquer une curieuse mais forte amitié avec cette fameuse Pétronille, personnage inspiré de la l'écrivaine Stéphanie Hochet. Les deux amies élève la consommation de champagne et l'ivresse qu'elle procure au rang d'art !


"L'ivresse ne s'improvise pas. Elle relève de l'art, qui exige don et souci. Boire au hasard ne mène nulle part"...."Le champagne élève l'âme vers ce que dut être la condition de gentilhomme à l'époque où ce mot avait un sens. Il rend gracieux, à la fois léger et profond, désintéressé, il exalte l'amour et confère de l'élégance à la perte de celui ci".

"Pétronille" (Amélie Nothomb)

Au fil des pages, Amélie Nothomb revient sur les débuts de sa célébrité, sur sa relation avec ses lecteurs (notamment lors des séances de dédicaces), la difficulté de certains romanciers à se faire éditer, puis à vivre de leur plume.

Mais surtout, l'auteure fait une nouvelle fois preuve de beaucoup d'humour et d'une autodérision inégalée. Comme j'ai ri en imaginant Amélie Nothomb dans les situations dans lesquelles elle se place ici :

-Sur une piste de ski, plus de 30 ans après sa première expérience de glisse !

- Dans la rue, en train de secouer quelques matelas envahis d'acariens

- Dans un dîner entourée de communiste

- En promeneuse du Toutou de Vivienne Westwood dans un Londres inconnu.

J'en passe et des meilleures !

Pétronille est un personnage désinhibé, qui pense tout haut et parle fort. Les deux amies sont diamétralement opposées de caractère, ce qui laisse place à des dialogues incongrus, décalés, très drôles, piquants et pétillants ! Pétronille n'hésite pas à traiter son amie "d'handicapée mentale" !!!

Bref, si vous voulez tout savoir sur le "bien boire" du champagne, si vous voulez vous détendre et passer un excellent moment de lecture, délectez vous de ce roman, véritable ode tant à l'amitié qu'au plaisir provoqué par ce formidable vin doré qui pétille !


"Plus le contexte est hostile, plus le champagne fait figure d'oasis."

"Pétronille" (Amélie Nothomb)

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 8 Septembre 2014

BD - Editions Casterman - 119 pages -22.50 €

 

Parution en mai 2013

 

L'histoire : Il y a quatre jours est arrivé ici, venant de Londres, un nommé Paul Verlaine, homme de lettres, natif de Metz ; âgé d'une trentaine d'années, il a été rejoint il y a deux jours par un autre français du nom de Rimbaud Arthur, homme de lettres, venant de Londres, âgé d'une vingtaine d'années t natif de Charleville. Hier dans le courant de l'après-midi, Verlaine a tenté de tuer Rimbaud en lui tirant un coup de revolver dont le projectile l'a atteint au bras gauche. Verlaine a été arrêté. Il a été impossible de connaître jusqu'à présent la cause réelle de cette tentative de meurtre. 
 

 

Tentation : Le sujet !

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : De Rimbaud, je ne connaissais que les quelques poèmes étudiés aux lycée, sa relation homosexuelle légendaire avec Verlaine, et sa réputation de grand voyageur. Aussi, cette BD tombait bien à point, histoire d'éttoffer un peu ma maigre culture sur l'homme en question.

Rimbaud l'indésirable retrace la vie du poète depuis sa première fugue de Charleville Mezière, à l'âge de 16 ans. Direction Paris dans l'espoire d'y rencontrer ses paires et ainsi d'être publié et de devenir célèbre. Le récit se cloture par sa mort 20 ans plus tard, après l'amputation de sa jambe gangrénée.

J'ai beaucoup aimé cette lecture passionnante. L'album est déjà en lui même un objet magnifique. La construction du récit, les dessins, les couleurs, le contenu des bulles, tout m'a semblé parfait à un point près : à la dernière page, on ignore comment Arthur Rimbaud est dévenu célèbre autrement que par ses frasques, comment il est devenu un incontournable de la poésie française.

Par contre, le personnage d'Arthur Rimbaud me laisse pantoise, et j'avoue, je tombe de haut, moi qui le portait vaguement au pinacle pour son esprit de grand voyageur. Arthur Rimbaud se révèle être un parfait malotru, un goujat de première classe, un manipulateur pernicieux. Bref, un être on ne peut plus détestable, qui par ses mauvaises manières et sa méchanceté, s'est fait rejeté du tout Paris.

L'album revient sur la relation violente des deux poètes Rimbaud et Verlaine, relation qui mènera Verlaine à sa perte, Verlaine qui sera sous l'influence désastreuse de Rimbaud pour qui la soit disant liberté devient prétexte à tout. Rimbaud fera tout pour que Verlaine le quitte, mais en même temps harcèlera son aîné et amant à la moindre rupture. Rimbaud poussera Verlaine à bout, jusqu'à un fameux coup de feu, considéré par la justice comme une tentative d'assassinat et qui mènera Verlaine en géole. Viendra alors le temps de l'errance d'Arthur Rimbaud en Egypte, puis en Afrique...

Même si je suis déçue par le personnage de Rimbaud qui du coup n'exerce plus aucune fascination éventuelle sur ma petite personne, je dois avouer que cette BD est plus que passionnante et captivante. Et puis, (re)découvrir la France en guerre, Paris et ses poètes maudits des années 1870, Londres, Bruxelles et l'Afrique et ses trafics ne peut nuire à la bonne santé culturelle !

Alors bonne lecture à vous !

RIMBAUD L'INDESIRABLE, BD de Xavier COSTE

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 31 Août 2014

Synopsis : Hazel Grace et Gus sont deux adolescents hors-normes, partageant un humour ravageur et le mépris des conventions. Leur relation est elle-même inhabituelle, étant donné qu’ils se sont rencontrés et sont tombés amoureux lors d'un groupe de soutien pour les malades du cancer.

 

Avec Shailene Woodley, Ansel Elgort, Nat Wolff

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Je n'ai pas lu le livre d'origine, aussi point de comparaison entre roman et film ici. Si certains, dans leur lecture, ont vu avant tout dans cette histoire une bluette d'adolescent, ce ne fut pas du tout mon impression lors de ma séance de cinéma.

Nos étoiles contraires est simplement un film magnifique, qui nous fait autant rire que pleurer. Beaucoup d'émotions, mais pas de pathos, c'est avec le sourire aux lèvres que je n'ai pas vu le temps s'écouler, malgré les passages difficiles à supporter moralement et qui me nouaient la gorge.

Il faut dire que ces jeunes frappés en pleine jeunesse par ce terrible maladie qu'est le cancer nous offre de belles leçons d'optimisme, d'échange, de réalisme aussi, de force. Ils sont admirables de grandeur d'esprit et d'altruisme. Malgré le mal qui les ronge, ils font vraiment preuve d'une belle fraicheur contagieuse. Ceci est sans doute accentué dans la version ciné, car outre le fait qu'ils sont de belles personnes de l'intérieur, les comédiens sont aussi beaux que talentueux, ce qui ne gâchent rien. Les comédiens ne se contentent pas de leur beauté plastique pour émettre un chaleureux rayonnement.

Bien sûr, le sujet de ce film reste grave. L'accent est mis sur l'acception ou non de l'approche de la mort à un âge où cela devrait être inconcevable. Faire face à la souffrance physique, accepter un corps qui trahit, profiter des petits riens qui rendent une journée banale en moment extraordinaire.

Le film se penche aussi sur les relations entre ces jeunes malades et leurs parents devant l'ineclutable. Assistance, soutient moral, sourire affiché pour ne pas transmettre leur effroi qui se superposerait sans doute à celui de leur enfant... Les parents sont tout aussi admirables et bouleversants que les personnages principaux.

Alors que la mort menace toujours, ces deux post adolescents nous offrent, grâce à leur humour, une véritable ôde à la vie.... à voir, pour y puiser des forces exemplaires !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Août 2014

Synopsis :
À dix-huit ans, Maria Enders a connu le succès au théâtre en incarnant Sigrid, jeune fille ambitieuse et au charme trouble qui conduit au suicide une femme plus mûre, Helena. Vingt ans plus tard on lui propose de reprendre cette pièce, mais cette fois de l'autre côté du miroir, dans le rôle d'Helena...

 

Avec Juliette Binoche, Kristen Stewart,Chloé Grace

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Je suis globalement déçue par ce film... Certes, les personnages sont attachants et leurs ambiguités ne peuvent qu'attirer l'attention. D'ailleurs, leur relation n'en manque pas non plus.

Les paysages sont plus que magnifiques, les dialogues assez percutants. Les interprêtes sont irréprochables. Kristen Stewart incarne un personnage plutôt fascinant et intriguant, par son côté mi garçon manqué, mi brut de pommes, mi diplomate mais toujours réfléchi. Elle crève vraiment l'écran de son charisme. Juliette Binoche ne cache ni les rides de son âge ni ses formes qui remplacent sa silhouette et rayonne toujours.

Il est intéressant de voir comment une actrice se prépare pour un rôle, la façon dont elle interprête le script, et l'énergie nécessaire au jeu d'acteur, ne serait-ce que pour une petite répétition en cercle restreint. De même, les différentes lectures possibles d'un scénario, selon la génération, la culture, l'histoire et la sensibilité de chacun sont bien détaillées ici, de façon assez subtile.

Sils Maria montre aussi le décalage entre une actrice d'un certain âge et sa jeune assistante. L'actrice reste plutôt figée dans le classique de ses débuts et méprise la nouveauté, le modernisme de certains scénario, sans admettre que certains films aux allures légères, parce que SF, effets spéciaux et autres, ne sont pas dénudés de messages et de finesse dans les personnages.

Bref, tout cela aurait pu faire un bon film. Sauf que le temps s'étire, que l'on s'imagine tout au long du film dans la mise en place de quelque chose de terrible qui ne vient pas. On attend quelque part pour rien, à se demander, lorsque s'annonce le générique de fin, pourquoi ce film, pourquoi toutes ces scènes qui restent inexpliquées. On espère un parallélisme entre le script qu'apprend Juliette Binoche et le scénario du film. Mais non, à moins qu'il me soit passé inaperçu...

Certains parlent de thriller.... oui, dans l'attente, mais absolument pas dans la chute.

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 26 Août 2014

Synopsis : Olivier et Léon, deux frères qui sont montés à Paris et que la vie a éloigné... Si le premier se voit comme un journaliste sans concessions, le second est un communicant ambitieux et opportuniste. Noémie, une charmante conseillère présidentielle, n’arrive pas, au fil des ans, à choisir entre eux. Sous le regard amusé de Sylvain, leur ami d’enfance, qui a fait fortune dans le minitel rose, leurs destins se croisent sur 20 ans, s’entremêlent, au cours d’une épopée drôle, tendre et nostalgique, dans les années 80/90

 

Avec Pio Marmai, Laetitia Casta, Ramzi, et Gaspart Proust

 

 

 

 

Mon humble avis : Encore un film intelligent même si l'affiche ne le laisse pas présager !

Les lendemains qui chantent est une chronique sociale qui commence en 1981 avec l'élection de Mitterand et s'achève en 2002, lors d'un face à face électoral que personne n'aurait imaginé : Chirac / Le Pen. Nous suivons le parcours de 4 jeunes idéalistes sur 20 années. A la fin du film, ils frôlent donc tous la quarantaine. Ils sont tous les 4 déjà très engagés au niveau politique et se sentent comme investis d'une mission qu'ils rempliront chacun à leur façon, en restant fidèles à leur idéaux.... ou non. Ils sont issus de milieux modestes et foncièrement de gauche. Aussi, l'élection de Mitterand sonne t-elle comme un nouveau départ pour la France et pour chacun d'eux ! Forcément, les lendemains chanteront ! Et bien oui et non et pas pour tout le monde ! Les désillusions politiques pointent le bout de leur nez, comme à chaque mois ou année qui suivent une élection présidentielle. Léon se bat pour rester fidèle à l'idée qu'il se fait de la gauche, mais comme celle ci penche à droite, et bien Léon ne trouve pas un organisme de presse où travailler en restant fidèle à ses valeurs. Son frère, Olivier, qui méprisait l'argent quelques années plus tôt, vit dans le luxe et fréquente les requins de la pub, au point d'en devenir un...

Bref, ce film est celui de la génération Mitterand. Il est d'ailleurs amusant d'assister à ces brains storming où naissent tous ces slogans tant publicitaires que politiques. Il montre qu'il est facile de mépriser l'argent, et ceux qui en ont, quand on en n'a pas, puis de justifier sa fortune par sa sueur de col blanc. Il montre que l'opportunisme dans l'univers politico/financier est main courante, sauf pour celles ou ceux qui, attachés à leurs valeurs, n'en démordent pas, quitte à dire adieu à un univers auquel ils ont dédié leur vie. Bref, rien n'est facile, tout est facile aussi, sauf de juger.... le monde est en marche, les époques changent alors pourquoi pas chacun d'entre nous ?!

Au delà de ces réflexions et de cette plongée dans la presse et les coulisses de l'Elysée de la fin du XXème siècle, Les lendemains qui chantent est aussi une chouette balade nostalgique, qui permet de bons fous rires ! Ah, les looks improbables des années 80 ! Ah, l'arrivée bouleversante des K7 VHS qui met en péril les petits cinémas de quartier ! Ah, l'apparition du Minitel et des fameux 36.15 !

En fait, on nous bassine depuis au moins 5 ans avec la crise. Hors dans ce film, il y est déjà question de la crise dans les années 80. En sommes nous jamais sortis ? Je me demande si une France sans crise peut réellement exister ?

A noter aussi une belle histoire d'amitié entre Léon et Sylvain, et des acteurs tous au diapason ! Un très bon film donc, une comédie sympa,  la rentrée ciné s'annonce prometteuse, après un été plutôt terne ! Tant mieux !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Août 2014

Synopsis : Entre ses potes et l’entreprise familiale, l’été d'Arnaud s’annonce tranquille…
Tranquille jusqu'à sa rencontre avec Madeleine, aussi belle que cassante, bloc de muscles tendus et de prophéties catastrophiques. Il ne s’attend à rien ; elle se prépare au pire.
Jusqu'où la suivre alors qu'elle ne lui a rien demandé ?
C’est une histoire d’amour. Ou une histoire de survie. Ou les deux.

 

 

Avec : Adèle Haenel, Kevin Azaïs, William Lebghil

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ce film a reçu La Caméra d'Or au dernier Festival de Cannes et c'est pour moi grandement mérité, puisque nous avons là une pépite. Bref, j'ai adoré, même si je suis allée au ciné un peu sur la pointe des pieds, ne sachant pas trop à quoi m'attendre.

Les combattants, c'est déjà un scénario très original, des personnages hors du commun, des lumières sublimes. Le film est rythmé, rien de trop ni de pas assez, capitvant jusqu'au bout. Pas de vulgarité, un bel humour fin et délicat, le but de ce film n'étant pas de multiplier les gags et de vous conduire à l'hilarité. Non, c'est un film qui laisse le charme agir au fur et à mesure, mais sûrement. En fait, ce sont plus les dialogues et l'incongruité comportementale de Madeleine face à Arnaud qui prêtent à de bons rires.

La rencontre de ces deux jeunes, aux caractères bien fouillés, et ce qui en découle, montre beaucoup de subtilités scénaristiques. C'est amusant et touchant... Ici, le garçon n'est pas une chochotte mais est le plus féminin des deux, notamment par son recul sur les choses, sa sagesse et ses reflexions. Bien sûr, il se cherche encore et son chemin vers la maturité n'est pas terminé. Mais c'est vraiment un bon gars? Par contre, Madeleine est un vrai garçon manqué, qui réagit au quart de tour de manière très sanguine et brutale. Elle ne s'accomode pas de la réalité, alors qu'Arnaud oui, en quelque sorte. Et chacun va amoindrir un peu le caractère de l'autre.

Et puis c'est surtout un film sur une recontre percutante, une collision dit même le réalisateur. Pessismiste sur l'avenir de l'humanité et de la planète, Madeleine se prépare par dessus tout à la survie en milieu hostile. C'est pour cela qu'elle veut intégrer une unité d'élite de l'armée. Mais loin de ses idéaux et de sa logique guerrière (sauver sa peau), elle se retrouve confrontée à la réalité de l'armée.

Face à cela, Arnaud lui propose une initiation à une toute autre survie : la survivance morale et psychologique. L'une voit la force, l'autre une certaine sagesse comme moyen de survie. Cette échange est orginalement traité et fait "Des combattants" un film on ne peut plus réussi, brillant. Un film initiatique on ne peut plus atypique et à voir sans aucun doute !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Août 2014

Roman - Editions Mercure de France -131 pages - 14.50 €

 

Parution le 28 août 2014 - Rentrée littéraire

 

L'histoire : La narratrice se fait embaucher en qualité de professeur particulier de violon auprès du fils d'un richissime vénicien. Durant son temps libres, elle arpente les rues de Venise. Ces promenades sont propices à l'introspection. Et c'est durant l'une d'elles qu'elle aperçoit Marianne une première fois, avant de la suivre, au grès des balades et de l'écouter, à son insu.

 

 

 

 

Tentation : J'ai beaucoup aimé les 2 premiers romans de l'auteure.

Fournisseur : Mercure de France

 

 

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Mon humble avis : Comme j'aurais aimé rédiger un autre billet ! Comme j'étais sûre d'écrire une éloge dithyrambique si ce roman suivait la veine des deux précédents chefs d'oeuvre d'Anne Révah (Manhattan et Pôles Magnétiques, que je vous recommande toujours chaleureusement).

Mais voilà, ce "Quitter Venise" m'a laissée de glace. Je n'y ai même pas retrouvé la plume si délicate et soignée qui m'avait tant plu dans mes deux autres lectures. Au fil des pages, je m'interrogeais : "Où est l'Anne Révah que j'admire".

J'ignore si le changement de maison d'édition y est pour quelque chose, mais mon impression qui croissait au fur et à mesure que j'avançais dans cette histoire était : il manque à ce livre une relecture et une correction supplémentaires. Certains éditeurs ne font pas appel aux services de correcteurs. Je le sais par des appels mystères que j'ai passés ces dernières années, justement quand un livre s'avérait mauvais au point de douter du travail éditorial...

Toujours est il que même si les premiers temps, ma lecture de "Quitter Venise" me plaisait assez, j'ai vite déchanté. L'écriture.... quand je la décortique trop, c'est que soit l'histoire ne me captive pas, soit qu'elle est trop pleine de défauts, au point de m'agacer et de m'éloigner de mon intérêt majeur : ce que les personnages me racontent, me disent, me confient...

Dans "Quitter Venise", il me semble que si l'on supprimait les verbes auxiliaires être et avoir, ainsi que vouloir et savoir, on réduirait le livre d'un tiers. Le vocabulaire usité est très limité par rapport à ce que notre belle langue française propose pour évoquer envie, désespoir, sentiments, souvenirs, joie, j'en passe et des meilleurs. Donc première déception malgré les belles envolées poétiques et lyriques qui parsèment le texte.

Certains souvenirs ou anecdoctes de la narratrice sont évoqués à plusieurs reprises, dans des termes quasiment identiques. Redondance souhaitée par effet de style ou une fois encore, manque de relecture ?

La narratrice ne m'a pas touchée, ses problématiques médico/familiales me sont restées on ne peut plus extérieures, alors que je suis très souvent empathique.

Enfin, ce qui fait le piment de la quatrième de couv et permet de pressentir une orginalité certaine dans le sujet se révèle très secondaire, presque absent du récit. Ce n'est pas toujours un soucis, si le premier plan se montre digne d'intérêt, ce qui n'a pas été le cas, pour moi et mon humble avis, je le reprécise. Et c'est dommage, car j'aimais bien l'idée de connaitre une personne rien qu'en la suivant et en écoutant ses conversations aux terrasses de cafés etc... Je serai prête à lire un roman qui ne traiterait que de ce sujet, sans s'encombrer de souvenirs familiaux dramatiques et pénibles.

Néanmoins, les lecteurs qui connaissent la cité Vénicienne trouveront certainement dans ce livre un intérêt supplémentaire, à savoir : glisser leurs pas dans ceux de la narratrice au fil des rues, ruelles, ponts, places et se souvenir de leur voyage là-bas.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 20 Août 2014

Roman - Editions Livre de Poche - 219 pages - 6.10 €

 

Parution en LDP en 2001

 

L'histoire : Thomas mène une vie routinière loin de ses montagnes. A la SACEM, où il travaille, une veille dame lui demande, contre une belle somme d'argent, de se faire passer pour Charles, militaire défunt, auprès de sa fille adoptive. Hélène serait en effet dans le dénie devant le décès de son ancien prétendant. C'est tout une autre histoire que Thomas va découvrir en se prêtant au jeu. Il n'est pas au bout de ses surprises et ne s'attend certainement pas à un tel bouleversement dans sa vie.

 

 

 

Tentation : Le pitch et l'auteur

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

Mon humble avis : C'est un beau roman, c'est une belle histoire, c'est une romance... d'aujourd'hui.... et qui pourtant, ne date pas d'hier ! Lol ! Oui, c'est surprenant de lire un bouquin où il est encore question du minitel, des cabines téléphoniques, et du Franc !

Et pourtant, comme nombre d'histoire d'Amour, celle de Thomas et d'Hélène est atemportelle, même si elle est loin d'être banale !

Se plonger dans une oeuvre de Didier van Cauwelaert, c'est être quasi certain de passer un bon moment de divertissement et d'émotion, sans faire l'impasse sur une écriture agréable, soignée et fluide. Mission remplie donc par cette demi-pensionnaire. J'adore la symbolique du titre qui est donnée en cours d'histoire. Demi-pensionnaire, parce qu'Hélène a beau être clouée dans un fauteuil, elle n'est qu'à moitié sur terre. L'autre moitié, c'est dans les airs qu'elle la passe, en étant pilote de voltige.

Didier van Cauwelaert nous offre ici une bonne bouffée d'oxygène et une sacrée leçon de vie, sans jamais se noyer dans le pathos, bien au contraire, puisqu'il nous emmène faire des loopings dans le ciel.

Deux êtres qui n'auraient jamais dû se rencontrer, que tout oppose.... en apparence. En fait, ce roman est un formidable point levé contre les apparences tout simplement. Il démontre bien qu'il faut toujours creuser si l'on veut connaitre, et se défaire des préjugés que l'on vous vend à l'emporte pièce.

Ainsi, Hélène, malgré ses jambes qui ne répondent plus, est une formidable boule d'énergie, d'indépendance et de joie de vivre. Thomas n'est pas l'homme plutôt superficiel qu'il s'emploie a être depuis quelques années. Edmée a t-elle toute sa tête ou celle ci part elle en lambeaux ? Peu importe. Elle a pris Hélène sous son aile et s'attend à ce qu'on lui laisse exprimer son affection pour cette jeune femme courageuse, avec qui elle partage tant. Jacqueline, fille d'Edmée, est-elle aussi mauvaise qu'on le dit, ou juste malheureuse de voir sa mère plus attachée à une "étrangère" qu'à sa propre fille ? Alors que le monde entier voudrait séparer Hélène et Edmée, Thomas va se découvrir une mission....

Bref, par moult rebondissements, avec un humour irrésistible et des idées qu'il faut vraiment trouver, Didier van Cauwelart fait de cette demi-pensionnaire un personnage fantasque, très attachant, drôle et démontre qu'il suffit d'une personne pour changer votre vie, ou du moins la remettre sur les rails que vous vous étiez fixées, mais dont certains événements vous ont écarté. Le tout dans la joie et la bonne humeur ! Vive l'amitié, vive l'Amour, vive l'entraide, vive l'intergénérationel, c'est ce que nous dit Didier van Cauwelaert. Et surtout vive la liberté de chacun !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 17 Août 2014

Synopsis : Pour sauver son couple, renouer avec son frère et rassembler toute sa famille autour de son père qui vient de tomber malade, Aidan devra tour à tour changer de mode de vie, délaisser son rêve de comédien et partir à l’aventure de la vie d’adulte. Entre Los Angeles, le désert californien et ses propres rêves, saura-t-il trouver le véritable rôle de sa vie ?

 

Avec Zach Braff, Kate Hudson, Mandy Patinkin, Joey King

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Je pensais que "le rôle de ma vie" serait une comédie divertissante. Et bien pas du tout, malgré quelques réparties qui prêtent à rire ou sourire. Et pourtant, j'ai adoré ce film, même s'il me renvoyait un peu mon image et certaines épreuves de mon passé. Ce film n'est pas franchement gai, par contre, il est positiif et nous en sortons avec un certain sourire, une certaine force et de belles réflexions.

Le sujet ne détonne pas par son originalité : celui du père de famille qui n'a jamais grandi en restant fixé sur ces rêves d'enfance ou d'adolescence. Les deux heures de ce film sont donc initiatique, et l'on voir cet homme se transformer et devenir enfin adulte et responsable. Ce qui est sert ce sujet cette fois ci, c'est l'intelligence, la délicatesse, la subtilité avec lesquelles il est traité. Aucune faute de mauvais goût, c'est pour moi un film parfait, très émouvant. Un film qui me parle beaucoup.

Sans assener de leçon de morale, ce film distille d'intéressantes réflexions spirituelles. J'ai aimé la façon dont cette famille vit / ou non la religion. Ici, c'est un peu le monde à l'envers. C'est la fille qui tient plus que tout à sa religion et qui la pratique beaucoup plus que ces parents ne le souhaiteraient. Mais ils font preuve d'une grande et intelligente tolérance envers leur fille.

Ce film évoque par dessus tout des relations père-fils qui n'ont pas toujours été faciles, qui ne le sont toujours pas malgré le crépuscule de la vie qui s'annonce pour le père/grand père (joué par un méconnaissable Mandy Patinkin, qui avait endossé le rôle de chef d'équipe dans les 2 premières saisons "d'Esprits Criminels"). Alors bien sûr, Zach Braff se penche aussi sur l'accompagnement en fin de vie, toujours avec délictesse.

La vie de couple, avec ces hauts et ses bas, tient aussi une place importante dans le film. Et ce couple, qui se soutient et parvient, à force de concessions, d'amour et de discussion, à surmonter les tourmantes est très attachant, rassurant quelque part. Car malgré les tensions sous jascentes, on sent entre cet homme et cette femme une belle complicité et, encore une fois, de l'intelligence.

Enfin, l'évolution du personnage principale est magnifique, parce que non grandiloquente. Naturelle, au fur et à mesure, en partageant avec son père, son frère, ses enfants, en ouvrant les yeux. C'est par un petit conseil qu'il donne à quelqu'un que son destin jaillira en somme.

Enfant, les deux frères Aidan et Noah rêvaient de devenir des super héros qui sauveraient le monde. Et enfin, alors que leurs mérites sont reconnus par leurs proches, ils réalisent qu'être un homme ordinaire, ce n'est pas mal non plus dès lors que votre identité et votre personnalité sont respectées.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Août 2014

BD - Editions Delcourt - 192 pages - 29.90 €

 

Réedition en intégrale en 2013

 

L'histoire : Jeune homme célibataire et occupant un petit poste de fonctionnaire, Julien Boisvert na rien dun aventurier. Un jour, il décide de partir pour lAfrique. Commence alors pour lui une longue quête : la plus simple qui soit mais aussi la plus belle, celle de soi-même. Afrique, Europe, Amérique, chaque étape est l'occasion de rencontres et dexpériences qui amèneront Julien à se découvrir vraiment.

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

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Mon humble avis : La couv qui figure sur ce billet est celle de la version intégrale rééditée en 2013. A l'origine, Julien Boisvert fit son apparition à la fin des années 90 sous la forme de 4 tomes. C'est ainsi que je l'ai lu. Précision importante pour justifier mon impression : ce n'est qu'à partir du 4ème tome que mon intérêt s'est fait réalité.

Pourtant, cette BD avait tout pour me séduire, puisqu'elle promettait entre autre aventures et exotisme. De fait, le premier tome nous emmène quelque part en Afrique, le 2ème sur l'île de Guernesay, le 3ème au Mexique et enfin, le 4ème aux Etats-Unis. Mais l'apprentissage culturel qu'apporte ces BD est proche du néant, excepté pour le 4ème tome, encore et toujours.

Les dessins ne m'ont pas toujours été agréables, malgré des couleurs vives. Mais trop souvent, j'ai douté de l'identité des personnages, parfois durs à reconnaitre. Quelques planches ne sont même pas très claires pour saisir l'action qui se déroule. A aucun moment de ma lecture je me suis dit "whaou, chouette dessin, superbe paysage..." ou autre. Et puis la police d'écriture est minuscule et nécessite par moment quelques efforts occulaires.

Le premier tome aurait pu être franchement intéressant s'il avait bénéficié de quelques coups de pioche supplémentaires. Pas assez creusé ou détaillé. J'ai traversé les 2 tomes suivants sans qu'aucune aspérité ne m'accroche. Vraiment trop légers, même dans les péripéties de Julien.

Et surprise, j'ai trouvé le tome 4 génial et passionnant. Julien y part aux Etats Unis à la recherche de son père. Cette quête est l'occasion d'aborder des sujets plus sérieux, plus durs, tel que le racisme, le KKK, Martin Luther King, le nazisme. Les bulles sont bien plus fortes et claquantes que lors des 3 premiers tomes, puisque certaines font même froids dans le dos, notamment lorsque Julien se rend "inconnito" dans une réunion de néo nazis. L'atmosphère des années 60 - 70 aux Etats Unis est très bien rendue, entre manifestation pro ou anti raciste, mouvements populaires etc. Là, l'émotion a commencé à bien pointer le bout de son nez, alors que les 3 premiers tomes n'avaient soulevé aucun émoi en moi.

Oui, à mon humble avis, il manque vraiment ce petit quelque chose pour que cette BD soit convaincante, et notamment un Julien qui soit un peu plus attachant. Il m'a laissé de glace alors qu'il vit des aventures peu ordinaires.

Malgré mon enthousiasme pour le 4ème tome, mon impression générale reste : mouais !

 

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Rédigé par Géraldine

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