Publié le 1 Mars 2014

http://fr.web.img2.acsta.net/pictures/210/575/21057533_20131113175943179.jpgSynopsis : Romain Faubert est un homme seul qui, à bientôt 40 ans, n’a ni femme ni enfant. Le métier qu’il exerce, photographe pour dictionnaire médical en ligne, n’arrange rien à une hypocondrie maladive qui guide son style de vie depuis bien trop longtemps et fait de lui un peureux névropathe. Il a comme seul et véritable ami son médecin traitant, le Docteur Dimitri Zvenska, qui dans un premier temps a le tort de le prendre en affection, ce qu’il regrette aujourd’hui amèrement. Le malade imaginaire est difficilement gérable et Dimitri donnerait tout pour s’en débarrasser définitivement 
 
 
Avec Dany Boon, Alice Pol, Kad Merad
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
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 Mon humble avis : Ah, quel bonheur de retrouver mon cher Dany Boon au sommet de sa forme et de son humour. Voilà longtemps que je n'avais pas ri autant et de bon coeur, à la bonne franquette quelque part, au ciné ! Mon dernier coup de coeur comédie était "9 mois ferme" de Dupontel. Bien sûr, avec Supercondriaque, il s'agit d'un humour moins cynique, plus tendre quelque part envers les personnages, plus dans le sympatoche que dans le supervache ! Mais je n'ai pas boudé mon plaisir, en choeur avec la salle entière.
Il faut savoir que dans ce film, Dany Boon se moque de lui même, puisqu'il a une fâcheuse tendance à l'hypercrondrie ! Bien sûr, pour nouer avec le genre comédie, le tout est poussé à l'extrême, mais c'est franchement bien trouvé et le scénario ne s'enfonce pas dans le seul sujet du malade imaginaire. Même si l'hypercrondrie, encouragée par l'automédication via internet est un sujet tout à fait sociétal, Dany Boon s'interresse aussi au sort des réfugiés sans papier de pays en guerre civile et pousse son personnage à confronter ses petits malheurs inexistants mais sa maladie psy réelle au sort plus qu'alarmant de ces réfugiés. Comme le dit l'acteur réalisateur,  l'hypercondrie est un phénomène très bourgeois, en ce sens qu’il faut avoir le temps et l’argent d’en souffrir !"
Kad Merad, médecin méritant et presque stoïque de Dany Boon, va, donc confronter son patient à la solution radicale qui effectivement, le transformera ! Le duo formé par les deux comédiens est toujours aussi réjouissant et bénéficie dorénavant d'une complicité qui n'est plus un secret pour personne.
Le rythme comique est soutenu et ne manque pas de rebondissements, de malentendus etc. Je pense, enfin, j'espère, que certaines scènes deviendront anthologiques (comme celle du métro ou encore celle de l'interrogatoire qui n'est pas sans rappeler un certain "Juste Leblanc c'est juste ?!"
Ah oui, il est bon de préciser que la bande annonce ne livre pas tous les gags à l'avance, ni les meilleurs !
Si vous n'avez pas d'hyperdondrie à soigner, cette franche comédie populaire vous aidera sans aucun doute à soigner la sinistrose ambiante. Car j'ai eu la banane tout le long du film et même bien après encore !
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 25 Février 2014

http://www.babelio.com/couv/8425_1229419.jpegRoman - Edition Livre de Poche - 246 pages - 6.50 €

 

 

 

Parution d'origine en 1969

 

 

 

L'histoire : Journaliste, flambeur, habitué des nuits parisiennes, Gilles tombe soudain en dépression, même si le mot mais quelque temps à être prononcé. Il part alors se reposer chez sa soeur dans le Limousin. Loin de la capitale, il se reconstruira et découvrira autre. Lors d'un dîner mondain, pourtant pas à son avantage, Nathalie remarque Gilles. Et sa vie s'en trouvera bouleversée.

 

 

Tentation : Sagan, gage de qualité non ?

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Comme une telle lecture me fait du bien ! Non pas qu'elle soit particulièrement joyeuse, mais elle fut assez agréable et fluide pour que je lise ce roman en un après midi, ce qui, dans mon cas actuel, est loin d'être monnaie courante !

Voilà bien 10, 15 ans que je ne m'étais plus penchée sur un écrit de Françoise Sagan, et j'ai été ravie de retrouver ici mon plaisir intact. Car la romancière n'a pas son pareil pour décrire les choses avec autant de précision que d'impressions et le tout, sans jamais être pompeuse dans le style. Celui ci semble sans effet, 100% naturel, BIO, made in France

Dans les premiers temps, le personnage de Gilles m'est paru sympathique car mu par une espèce de remise en question personnelle. Celle ci déclenchée par une dépression, qui fait forcément voir les choses et les êtres, même soit même, différement. Les prémices, puis les symptômes de cette maladie, jugée encore plus à l'époque comme un caprice que maintenant, sont subtilement distillés par Françoise Sagan, tout comme les premiers signes de la "résurrection". J'éprouvais une profonde empathie pour cet homme mangé par la vie, et qui renait peu à peu... Grace à l'amour. Le seul, le vrai, l'unique, la PASSION. La passion dans ce qu'elle a d'aveuglante et de destructrice. C'est très judicieux de la part de Sagan de rendre salvateur du pire ce qui conduira forcément à la perte. La fulgurance des sentiments, c'est un peu la marque de fabrique de la regrettée romancière qui comme le personnage de Nathalie, était entière, et forcément sincère jusque dans le verbe. Ah, Nathalie la provinciale qui tombe en amour pour ce parisien pourtant mal en point. Au fil des pages, l'accent est bien mis justement sur cette différence entre la capitale et la province, depuis les tenues vestimentaires, jusqu'aux habitudes, en passant par le mode de vie et un certain enfermement qui n'est pas toujours là où l'on pense le trouver. Le parisien a tout à portée de main et ne fait pas grand chose de sa vie. La provinciale, qui mène une vie plutôt ennuyeuse de femme mariée à un notable, possède la culture de l'ailleurs. C'est cuireux, mais cette différence Paris/province me frappait moins il y a 15 ans que maintenant. Car en 2014, quand je débarque à Paris, je me sens vraiment.... provinciale. La différence, c'est que j'en suis dorénavant ravie !

 Et puis ce Gilles m'est devenu de plus en plus insupportable lorsqu'il revient sur son territoire pavé des trottoirs parisiens. Nathalie m'a fait plutôt pitiée. Elle a fait toutes les concessions, lui n'en fait aucune, sans jamais se préocupper du prix des concessions de sa compagne. Car la passion s'effrite lorsqu'elle est vécue au grand jour et pire encore.... au quotidien. Gilles devient celui qui veut le beurre, l'argent du beurre et la crémière, incapable de réfreiner ses reflexes de gamin, alors qu'il est trentenaire bien consommé. J'ignore comment étaient les mentalités de l'époque, mais ce roman pourrait être tout à fait actuel. On veut l'amour, sans les concessions qu'il demande. On le veut définitif mais dans son état actuel, sans tolérer la moindre habitude, le moindre train train, et surtout, sans renoncer à l'avant. Dans ce livre, les faits parlent d'eux mêmes et l'auteure ne se lance pas dans de grandes analyses. Elle décrit et constate. 

Oui, c'est ce que semble montrer brillament ce livre : certains veulent l'amour et pensent que abandonner sa vie précédente, c'est se renier, se perdre soi même.... Sans voir la richesse de l'autre, qui fait grandir... Parce qu'un jour, il est bien grand temps de grandir non ?

Trève de beaux discours, Françoise Sagan m'a encore captivée et éblouie de sa justesse. Sûr que je n'attendrai plus quinze ans avant d'ouvrir mon prochain Sagan, même si j'en ai déjà lu une palanque !!!

 

 

 

objectif pal

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 23 Février 2014

Je vous invite ce dimanche à une petite balade buccolique dans la campagne tourangelle, et même, pour être plus précise, la campagne à quelques kilomètres de Loches. J'ai passé la bas une dizaine de jours durant les fêtes de Noël, chez ma soeur. J'ai profité de deux après midi ensoleillés pour prendre une voiture et me promener au hasard des routes, des chemins, de panneaux routiers, et même des champs (mais là, à pieds !) sans but précis ! Et à titre exceptionnel, ces photos ne sont pas issues de mon I.phone célèbre dans la blogosphère intersidérale !!! Mais de l'appareil photo de mon beau frère. Et puis, là, sur mon I.Phone à nouveau, j'ai encore découvert une nouvelle appli qui correspond tout à fait à ce que je veux faire, ce que je veux montrer, à mi chemin entre réalité et peinture. Je vous laisse apprécier.. ou pas ! Et en musique.... ou pas !
 
 
 
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 Et voilà ! Il y aura certainement un autre "Dimanche en Touraine" car je suis loin d'avoir épuisé mon stock de photos
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 21 Février 2014

http://img.bd-sanctuary.com/bds/big/ma-vie-d-adulte-bd-volume-1-simple-39108.jpgBD - Editions La boite à bulles - 79 pages - 15 €

 

 

Parution en avril 2012

 

 

L'histoire : Lisa a 30 ans. Elle multiplie les CDD, accumule les kilos, ne rechigne pas devant les illusions et voudrait tout, sauf rentrer dans "le moule". Mais faut il se perdre pour ne pas rentrer dans le moule ou entrer dans le moule pour ne pas se perdre soit même ?

 

 

Tentation : L'ensemble en fait !

Fournisseur : La bib'

 

 

Auteurs :

Couleurs : Virginie Blanchet

Scénario : Isabelle Bauthian

Graphisme : Michel Yves Schmitt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Cette BD est bien sympathique à lire, et ultra contemporaine. Qui plus est, pour celles qui rechigne devant l'équation format BD / taille sac à main pour lire dans les transports... Soyez ravis, le format de celle ci est petit et la couverture très souple  (clin d'oeil personnel à peine déguisé !)

Revenons en à nos moutons...

Ma vie d'adulte est très actuelle à deux titres.... Cette BD n'aurait pas pu se dérouler dans les années 60 où l'on intégrait une entreprise pour la vie.

Ici, notre héroïne est une trentenaire qui enchaine les CDD, jusqu'à ne pas renouveler le dernier. Doté d'un grand idéal de vie, Lisa rêve d'un super boulot où elle s'éclaterait pour de vrai, qui correspondrait à ses études et où elle ne serait plus le larbin tout juste bonne à subir et à se la fermer. Pourtant, moi, je l'aurais bien enviée puisque son dernier CDD était d'être vendeuse en librairie ! J'en connais plus d'une (dont moi !) qui tuerait pour se poste ! C'est la seule différence entre cette Lisa et moi en fait. Car je me suis plutôt pas mal reconnue dans ce portrait, jusque dans les kilos en trop . Cette BD s'interresse aux trentenaires qui n'ont pas encore trouvé leur voie, qui n'ont pas suivi un chemin tracé d'avance, par curiosité, par rébellion ou simplement, parce qu'ils ont pris la vie comme elle se présentait, au fur et à mesure, sans faire de grand plan sur la comète pour leur 40 années à venir. Lisa fait partie de ceux qui sont persuadés que quelque chose de grand, d'extraodinaire les attend quelque part... Alors leur vie est comme une quête, qui hélas, mène parfois au point de départ, ou à accepté un constat refusé des années plus tôt. Alors on suit Lise dans ces périgrinations de chômeuse, et l'on reconnait le chemin que l'on a déjà emprunté de gré ou de force, un chemin parsemé d'abhérrations toutes plus abherrantes les unes que les autres ... Ne serait-ce que le chemin de croix pour parvenir à s'inscrire aux Assedic, car il manque toujours un papier qui remet en cause votre inscription, donc votre indemnisation. Puis, viennent les désillusions... Pourtant pleine d'enthousiasme, Lisa se cogne contre l'absence d'annonces, les "on vous rappellera" (jamais etc).... Puis, ô joie, elle décroche enfin le job de ses rêves ! D'ailleurs, à ce niveau là, on ne dit plus Job mais Travail !!! Et papatras... Elle s'y ennuie à mourir, même si elle aime ce qu'elle fait et peine à se faire comprendre de son équipe. Elle se retrouve à devoir faire semblant de travailler, trainer à la tâche qui n'est pas assez lourde pour l'occuper toute la journée. Elle passerait bien la moitié de ses 8 heures sur Facebook, mais Lisa s'étonne que cela ne soit pas apprécié par la hiérarchie ! En fait, Lisa se révolte devant les inepsies là où les autres s'inclinent parce que... c'est comme ça ! Pour Lisa, c'est ridicule d'arriver tous au travail à 9h, alors que les transports sont bondés, que les missions n'affluent pas..... Mais voilà, on est dans une époque où la conscience d'une logique pratique hors norme passe pour de la révolte ou de l'immaturité.

Car la grande question de cette BD est là.... Quand devient on adulte ? Quand acquerrons nous une la maturité nécessaire pour gagner le respect d'autuit et ne pas garder l'étiquette d'ado éternelle ? Pourquoi faudrait il forcément marcher dans les rails pour obtenir ce fameux label "maturité/respectable". Au nom de quoi chacun devrait trouver sa destination à peine entamé le chemin ? Pourquoi l'insouciance est elle synonyme d'immaturité banie dans notre système social ? Comment s'intégrer dans le monde sans perdre ses convictions et une relative indépendance ?D'intéressantes questions développées dans cette BD aux couleurs chattoyantes, au graphisme pour moi un peu trop irrégulier (notamment dans l'expression de visage). J'aurais aussi aimé qu'à la dérision, soit ajoutée une touche d'humour plus jovial ! Mais quoiqu'il en soit, c'est une lecture très agréable, quelque part initiatique, que je vous recommande chaudement !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 18 Février 2014

http://www.lapasteque.com/Paul_a_Quebec_files/9782922585704.jpg BD - Editions de La Pastèque - 187 pages - 23 €

 

 

Parution le 25 mars 2010

 

 

L'histoire : L’achat d’une première maison et la mort d’un proche sont au coeur de ce nouvel opus fort attendu. D’Ahuntsic à St-Nicolas, en passant par le célèbre Madrid de l’autoroute 20, l’auteur nous propose, cette fois-ci, de découvrir sa famille à travers une histoire fort émouvante : ce sont les derniers mois de Roland, le père de Lucie et beau-père de Paul. Autour de Roland, rongé par le cancer, la famille se soude…

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 étoile3etdemi

 

 

 

 

Mon humble avis : J'ai lu énormément d'avis élogieux à propos de cette BD il y a quelque temps, mais je ne savais plus trop à quoi m'attendre, vu qu'en plus, il n'y a pas de quatrième de couv pour annoncer la couleur !

Bon, les couleurs, c'est le noir et blanc et cet album s'inscrit dans une série dont on peut lire chaque tome individuellement. En cherchant, on peut trouver Paul à la pêche, Paul à la campagne....

La première partie pourrait passer pour une chronique familiale classique, si ce n'est que l'on se délecte des expressions utilisées pour décrire us, coutumes et personnages de cette famille... Québecoise, de Québec ! Ah, les week end où toute la famille au sens large se réunit chez les grand- parents ! Les petits bonheurs, les agacements, les partages, les retrouvailles, le rôle "social" de chacun dans cette micro société. Exotisme garanti, transportation directe au pays de la Poutine dès la première page ! Pour celle et ceux qui la connaissent, j'ai eu l'impression de passer la soirée avec Karine, la fameuse blogueuse Québécoise qui, sur son blog ou sur Facebook, nous régale des mille et une anecdocte de sa vie de plutôt gaffeuse dans une langue qui nous amuse tant et nous dépayse.

Puis Paul et son épouse achète une maison dans la banlieue de Montréal... Et là, chaque lecteur pourra retouver dans ces passages des souvenirs personnels quand on découvre tous les vices cachés et leurs conséquences. L'hilarité est là devant les mésaventure de Paul face aux nouvelles technologies informatiques. Passage d'anthologie et tellement vrai ! On s'amuse beaucoup et tant mieux. Car comme dans la vraie vie, la suite devient bien moins drôle. Roland, le beau-père de Paul, déclare un cancer fulgurant...

Des rires précédents on passe à l'émotion et au respect. Le rythme de l'histoire ralentit, l'auteur traite mois par mois, puis jour par jour l'agonie de Roland. C'est triste mais en même temps pas tragique, c'est juste la vie qui s'en va, même si cela peut paraître révoltant pour ce qui le vivent. L'épouse de Roland s'occupe de son mari du mieux qu'elle peut, même si le caractère de celui ci devient de moins en moins facile, logique, quand on se sent diminuer jour après jour. Arrive le jour ou Roland ne peut plus rester à la maison. La famille s'accorde pour le placer en soin palliatifs. On découvre cette unité de fin de vie mais également pleine d'amour et de dévouement de la part du personnel. Toute la famille se sert les coudes, se retrouve, se souvient jusqu'au dernier souffle. Le vrai sujet de cette BD est donc l'accompagnement d'un proche en fin de vie. Et c'est traité avec une justesse incroyable, sans pathos, sans voyeurisme, avec beaucoup d'humanité malgré l'inhumanité de la situation. Rien ne semble éluder, depuis la dégradation physique, à l'acceptation de la maladie, au questionnement des plus jeunes, les petits enfants. Encore une BD très intelligemment constuite !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Février 2014

http://nsa28.casimages.com/img/2011/09/29//110929121205846834.jpgRoman - Editions Livres VDB - 7h30 - 15 € en occas

 

 

 

Parution d'origine en 2004

 

 

L'histoire : Ferdinand vit seul avec Clara, sa fille de 8 ans, autiste au plus haut degré. Cinq ans plus tôt, Lorna, la maman, ne supportant plus la maladie de sa fille et se sentant impuissante, les avait quitté subitement.

Ferdinand fait tout pour sa fille, suivie dans un centre de jour. Il espère sans plus trop y croire une toute petite amélioration, aussi infime soit elle...

Hors, un jour, sur le cahier de Clara, des phrases sont notées, et ce parfaitement. Il y est question d'Alaska. Le personnel médical mène l'enquête pour découvrir l'auteur de ces phrases. Jusqu'au jour où Ferdinand surprend sa fille Clara, pourtant incapable du moindre sourire ou de la moindre manifestation, écrire elle même quelques phrases, la suite, sous ses yeux...

 

 

Tentation : J'aime bien l'auteur + le pitch

Fournisseur : La bib'  

 

 

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 Mon humble avis : Mitigé l'avis, très mitigé. 7h50 d'écoute, honnêtement, j'ai cru qu'il en faisait une quinzaine tant cela n'en finissait pas. Qui plus est, les chapitres sont assez longs, donc pas évident d'en écouter plusieurs de suite et d'ainsi, bien rentrer dans l'histoire. L'interprétation est assez monotone et la voix pas franchement charmante et douce à l'oreille... Très académique quelque part. Vous me direz, devant tant de flèches vers le bas, pourquoi deux étoiles tout de même ? Parce que ce roman est intéressant sous deux aspects.

Clara est une enfant autiste à un degré très élevé. Pas une parole, pas une expression sur le visage, elle ne reconnait personne. Ne supportant pas son impuissance devant cela, sa mère, Lorna, a quitté le domicile familial 3 ans plus tôt. Ferdinant s'occupe donc seul de Clara, qui passe ses journées en centre spécialisé. Alors oui, ce livre éclaire beaucoup sur les conséquences de cette maladie tant sur les patients qui sur leur entourage. Questionnement, desespoire, espoire au moindre petit signe, résignation, révolte. En cela, le livre m'a plu.

Dans la vie, Ferdinant est producteur de cinéma. Cela amène un aspect plus distrayant au roman et moult informations et réflexions sur ce milieu et la production cinématographique, ce qui, comme vous pouvez vous en douter, n'est pas pour me déplaire.

Hélas, l'histoire traine en longueur et l'intrigue s'oriente vers des hypothèses et des explications paranormales, type réincarnation et autres, auxquelles je n'adhère pas et qui m'ont franchement laissée dubitative et sur ma faim. Dommage, j'ai toujours apprécié les écrits de Patrick Cauvain jusqu'à maintenant, mais je ne recommenderais pas celui ci, à moins d'être disposée à accepter de telles réponses, qui, qui plus est, ne relèvent pas d'une grande connaissance de cet environnement et n'apprennent rien là-dessus, tant cet aspect là est peu creusé.

 

 

 

 

 

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                                                                                  Chez Val

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 14 Février 2014

http://fr.web.img5.acsta.net/pictures/13/12/26/10/26/068920.jpgSynopsis : Ils sont trois,
Ils sont frères,
Ils sont de retour.
15 ans après, Didier, Bernard et Pascal sont enfin réunis... par leur mère...
Cette fois sera peut-être la bonne.
 
 
De et avec Pascal Légitimus, Didier Bourdon et Bernard Campan
 
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   Mon humble avis : Le film le plus attendu de l'année (dixit les médias et j'étais assez d'accord), risque bien d'être aussi le flop de l'année. Même si nous ne sommes qu'en février, je doute que le 7ème art puisse nous offrir un fim pire que celui ci dans les 10 prochains mois.
Quelle déception ! Quelle tristesse même ! Car j'attendais tant de ce film, nostalgique que je suis de la grande époque des Inconnus qui détonnaient sacrément. Oui, c'est de la tristesse que je ressens en voyant la pauvreté de ce qu'ils nous ont livré ici. On peine même à croire qu'ils soient auteurs, à 3 du scénario. Rien pour rattraper rien. Les quelques passages qui prêtent à sourire, voir à rire parce qu'on se dit qu'on a payé pour rire, sont complètement engloutis par la bêtise du reste. Tout n'est que clichés, la critique cynique de la société a bien disparu du programme, pour laisser place à des personnages nostalgiques d'eux mêmes et qui s'embourbent dans leur propre parodie. Les extraits et bande annonce que l'on avait pu voir paraissaient prometteurs et amusants, et bien même ceux là ne le sont pas dans le contexte du scénario.
Seul Légitimus semble tirer son épingle du "jeu", et c'est rien de le dire. La jeune comédienne qui incarne la fille de Bernard Campan a un jeu qui ne vole pas plus haut que dans une sitcom, sauf qu'avec elle, la vulgarité atteint des sommets désagréables et lassant.
Bref, en résumé : navrant, affligeant, pitoyable. Et pourtant, je suis bonne publique et étais acquise d'avance, c'est vous dire si la déception est grande !
 
 
   
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Février 2014

PriceMinister – Rakuten s’associe aux Toiles Enchantées pour offrir grâce aux blogueurs des séances de cinéma aux enfants et adolescents hospitalisés ou handicapés.

Du 03/02 au 28/02 un article publié sur notre blog ou site se transforme en un don de 15€ de PriceMinister – Rakuten aux Toiles Enchantées pour les soutenir dans leur merveilleuse démarche d’offrir gratuitement aux enfants et adolescents hospitalisés ou handicapés les films à l’affiche sur grand écran, comme au cinéma ! Je me joins donc à cette opération, en répondant tout d'abord au questionnaire sur le cinéma et l'enfance :

 

Quel est votre premier souvenir du cinéma ?

http://fr.web.img1.acsta.net/medias/nmedia/18/35/80/27/18429571.jpgLa toute première fois où je suis allée au cinéma, c'était avec ma Maman, je devais avoir 8 ou 9 ans et c'était pour voir le dessin animé Cendrillon. C'était à Lille, rue de Béthune, dans un ciné qui je pense n'existe plus. La séance fut merveilleuse.... Un prince chamant, des jolies robes, des souris et des oiseaux qui parlaient !!!

Quel est selon vous le meilleur film pour enfants de tous les temps ?

Hou là là, question difficile car je n'en n'ai pas vu tant que ça et n'en voit plus beaucoup, n'ayant pas d'enfant. Ce que je remarque, c'est que les films d'animations sont de plus en plus en double lecture.... Les enfants prennent leur pied et les parents ne s'ennuient pas, bien au contraire, nombre de références leur étant destinées. Alors ce n'est pas forcément le meilleur, mais un que j'ai vu et beaucoup aimé, relativement récemment, c'est Kung Fu Panda II

http://fr.web.img3.acsta.net/medias/nmedia/18/81/96/03/19723216.jpg

 

Une machine à voyager dans les films vient d’être inventée. Vous avez la possibilité de vivre les aventures d’un de vos héros cinématographiques d’enfance, dites nous qui ? (ex : Elliott dans E.T…)

Oh, et bien je ne vais pas faire preuve de grande originalité, alors je vais citer Elliot dans E.T : Pouvoir faire du vélo dans le ciel, avec la lune derrière et s'approcher des étoiles.

http://www.avcesar.com/source/software/tmdb/1184/extrait_et-the-extra-terrestrial_2.jpg

 

 

 

 

Dites nous en une phrase pourquoi vous aimez les Toiles Enchantées !

Le cinéma ! Quel  splendide moyen pour s'évader, croire en l'incroyable, rire, s'amuser, apprendre, découvrir, ressentir, s'émouvoir, s'émerveiller ! Le cinéma, c'est passer à travers ou au dessus des murs pour aller là où la vie ne nous mène pas forcément. Le cinéma, c'est aussi éveiller l'imagination et un fabuleux voyage sans forcément aller bien loin. Le cinéma, cela permet de s'interroger sur l'ailleur, réel ou irréel. Et puis le cinéma permet d'échanger avec nos proches : "Alors, tu as aimé" ? "Comme c'était drôle" ! Alors oui, le cinéma dans les hopitaux pour des enfants hospitalisés ou handicapés, je ne peux qu'approuver et aider à leur pouvoir cette magique fenêtre sur l'extérieur, à eux qui sont trop souvent prisonniers d'un univers qui n'est pas de leur âge !

 

Vous aussi participez à la chaîne de solidarité en participants à #1Blog1Séancehttp://bit.ly/1d7Og1o ou en faisant directement un don si vous n’avez pas de blog.

Les Toiles Enchantées en quelques mots

Depuis 17 ans, l’association Les Toiles Enchantées sillonne les routes de France pour offrir gracieusement aux enfants et adolescents hospitalisés ou handicapés des séances de cinéma dans leur établissement, en projetant les films dont tout le monde parle, au moment même leur sortie en salle, voire parfois en avant-première, en présence des comédiens ou des réalisateurs !

Grâce à cette immersion dans des films de tout genre soigneusement sélectionnés, Les Toiles Enchantées permettent aux jeunes malades ou handicapés de briser leur quotidien, de s’évader, d’accéder à la culture et au divertissement des jeunes de leur âge, et de « se sentir comme tous le monde ».

Les séances de cinéma aident aussi à lutter contre l’isolement et le découragement en créant des rencontres et des connivences entre les enfants au travers des projections.

Le “vrai” cinéma à l’hôpital, c’est un pied-de-nez à la maladie, une fenêtre ouverte sur la vie, en numérique

 

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 http://www.lestoilesenchantees.com/

 

     

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 11 Février 2014

http://fr.web.img5.acsta.net/pictures/13/12/03/10/19/524458.jpgSynopsis : Édimbourg 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Le Docteur Madeleine le sauve en remplaçant son cœur défectueux par une horloge mécanique. Il survivra avec ce bricolage magique à condition de respecter 3 lois: premièrement ne pas toucher à ses aiguilles, deuxièmement maîtriser sa colère et surtout ne jamais Ô grand jamais, tomber amoureux. Sa rencontre avec Miss Acacia, une petite chanteuse de rue, va précipiter la cadence de ses aiguilles. Prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel un Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais, à Paris jusqu'aux portes de l'Andalousie.
 
 
 
Avec les voix de Mathias Malzieu, Olivia Ruiz, Grand Corps Malade.
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  Mon humble avis : Une merveille que ce film d'animation ! Une pépite, un voyage dans un monde imaginaire, plein de surprises, de trouvailles plus mimi les unes que les autres, drôles ou touchantes. Quelle créativité, de quelle imagination a fait preuve toute l'équipe du film, c'est inoui ! Ca met du baume au coeur, ça attendrit, et je remprends encore la même racine linguistique, ça émerveille ! Nos yeux s'écarquillent devant tant de beauté, notre sourire s'étend sur toute la largeur de notre visage devant tant de tendresse, de douceur, d'ingénuosité, de naïveté, de beauté. Les images numériques sont absolument splendides, rayonnantes, lumineuses. Les personnages sont assez ressemblant avec les personnes qui leur prêtent leur voix : Mathias Malzieu, Olivia Ruiz, Jean Rochefort, Grand Corps Malade entre autre. Par moment l'ensemble prend des allures de comédie musicale, des passages étant chantés par les chanteurs que son Mathias Malzieu (Groupe Dyonisos) et Olivia Ruiz. Certaines chansons sont issues de leurs répertoires personnels, d'autres m'ont tout l'air d'être des inédits. Pour celles ou ceux qui ne le connaissent pas, Mathias Malzieu  (l'un des réalisateurs), est aussi, en plus d'être musicien chanteur réputé, écrivain. Jack et la mécanique du coeur est en fait l'un de ses romans dont il cosigne ici l'adaption ciné. Je n'ai pas lu ce livre, mais un autre de Malzieu. Aussi, je m'attendais à un univers d'adulte enfant, un monde intérieur, une atmosphère on ne peut plus onirique. J'ai eu ce que j'espérais, mais en puissance 10 !!!
Ce film s'adresse à touts publics, puisque là mention "dès 6 ans' est stipulée. Je ne suis pas sûre que les minots de cet âge saisiront les subtilités des dessins, des trouvailles, et la symbolique très forte du domaine amoureux. Par exemple, Miss Accacia se recouvre partiellement d'épine lorsqu'elle se sent en danger, pas sûre que les enfants le remarquent.. Mais ils verront une belle histoire à travers les yeux d'un adulte qui se souvient tant de son enfance, et le monde n'y est pas enjolivé. Et oui, le monde peut-être cruel, comme il l'est avec ce petit Jack si différent des autres, ce Jack qui à une petite horloge à la place du coeur. Et cette horloge, elle a une clé, car il faut la remonter régulièrement.... Alors, cette superbe et adorabe histoire, c'est sur la clé de notre coeur, et ce que nous en faisons.
A voir, à revoir (au cas où des petites merveilles de trouvailles nous aurait échappé), à avoir chez soi. Une perle dans un écrin ! Un énorme coup de coeur !
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 9 Février 2014

http://p7.storage.canalblog.com/72/10/1111954/92756601.jpgRoman - Editions J'ai Lu - 286 pages - 13€50

 

 

 

Parution chez J'ai Lu le 8 janvier 2014

 

 

 

L'histoire : Il s'appelle Bernard, il a 50 ans. Il y a 30 ans, il avait la bonne tête de l'emploi alors la BNP l'a recruté. Bernard pensait que ça durerait toujours. Mais voilà, dans le prénom de Bernard, il y a une certaine notion de précipice.... Et ce précipice se présente d'un seul coup, à moins qu'il n'y ait eu quelques signes avant coureurs... Mais d'un seul coup, Bernard n'a plus la tête de l'emploi ni auprès de sa femme, ni auprès de la BNP.... Il se retrouve alors sans rien après une vie sans histoire... la seule solution... retourner vivre chez Papa et Maman...

 

 

 

Tentation : Foenkinos, les yeux fermés je dis OUI !!!

Fournisseur : Les éditions J'ai Lu et Silvana Bergonzi, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Patatras, déjà une de mes résolutions 2014 à terre. J'avais dit que je n'achetais plus de livre.... Mais celui ci me faisait forcément de l'oeil.... j'avais dit que je limitais un max les SP (Services Presse) et voilà que J'ai Lu me propose ce roman, que j'accepte, ni une ni deux . La mise à mal de cette résolution ne met pas à mal mes finances fragilisées !

Serai- je objective dans ce billet ? Certainement pas. Foenkinos, j'adore ! Tant l'homme que ses romans. Ouvrir un Foenkinos, c'est comme rentrer chez moi, être sûre de m'y sentir bien. C'est lire ce que j'aurais aimé écrire si j'avais du talent. L'homme et sa plume me font rire, pas forcément aux éclats, mais rire délicieusement... En fait, pour moi, Foenkinos c'est l'inventivité dans la simplicité ! 

David Foenkinos maitrise effectivement l'art de divertir, de détendre, de faire sourire, ou rire avec des situations pas drôles, même parfois pathétiques ou dramatiques. Il ne tourne pas ces événements, ou non événements en comédie hilarante, mais en situations faussement farfelues, avec un humour et une atmosphère faussement détachés. Foenkinos fait de l'extraodinaire avec de l'ordinaire, mais sans grandiloquence ni feux d'artifice. Son arme redoutable, cet humour particulier, presque pince sans rire, et cette imagination débordante pour les métaphores, les comparaisons incomparables, les évidences et les non sens de la vie qu'il pointe du doigt, enfin, de la plume avec des expressions aussi flegmatiques qu'efficaces, et parfois, bien cruelles sans en voir l'air.

La tête de l'emploi ne fait pas exception, on retrouve bien les ingrédients que l'on recherche en ouvrant ce livre. Ici, Foenkinos s'attaque à la Crise et à un phénomène de société plutôt récent : Le retour des quinquagénaires chez leurs parents, faute de revenus, suite à un divorce etc...

Bernard était bien dans sa petite routine qu'il jugeait confortable, que ce soit au travail ou dans son couple. Il n'imaginait pas que sa femme ne puisse s'en contenter. Ne doutant pas de son amour pour elle, comment aurait-il pu douter de son amour pour lui. La société actuelle est bien décortiquée : sa violence morale... Le monde impitoyable du travail où l'on vous vire pour les mêmes raisons qui vous ont fait embaucher 30 ans plus tôt.... Le monde à l'envers... Où les adultes retournent chez leurs parents, où les enfants devenant adultes aident leurs parents désarçonnés à remettre le pied à l'étrier... Un monde qui n'accepte pas les failures, où il faut toujours se montrer en forme. Ca parait déprimant vu comme ça ? Et bien non, sous la plume de Foenkinos, entre tendresse et cynisme, ça ne l'est pas du tout !

Une nouvelle fois, l'auteur fait de Bernard un anti-héros auquel on s'attache, un gars qui n'est pas foudre de guerre mais qui, en restant plus ou moins lui même, trouvera une solution là où il ne l'attendait pas. Le message final pourrait paraitre simpliste (il faut rebondir par soit même, ne pas attendre la solution de la société...) Mais à mes yeux, elle ne l'est pas. Je préfère une issue aux abords simplistes mais réalistes à une fin et ultra romanesque et bien improbable, à des années lumières de ma réalité. De mon côté, il me reste à trouver de quel emploi j'ai la tête !  

 

PS : Ce roman est un inédit publié chez J'ai Lu dans un format et un tarif à mi chemin entre le format brochet et le poche.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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