Publié le 20 Juin 2014

Synopsis : Brigitte et Xavier sont éleveurs bovins en Normandie. Elle est rêveuse, la tête dans les étoiles. Lui, les pieds ancrés dans la terre, vit surtout pour son métier. Avec le départ des enfants, la routine de leur couple pèse de plus en plus à Brigitte. Un jour, sur un coup de folie, elle prend la clef des champs. Destination : Paris. Xavier réalise alors qu’il est peut-être en train de la perdre. Parviendront-ils à se retrouver ? Et comment se réinventer, après toutes ces années ? La reconquête emprunte parfois des chemins de traverse...

 

Avec Isabelle Huppert, Jean Pierre Darroussin, Michael Nyqvist

 

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Mon humble avis : La Ritournelle est un très joli film. Même si le sujet n'est plus si original que ça au cinéma, la réalisation, toute en pudeur, délicatesse, légèreté et émotion apporte à ce film une identité propre. Les dialogues sont bien sentis et silences et regards en disent beaucoup. L'atout majeur de ce film est, vous vous en doutez, ses interprêtes. Des acteurs dont le nom sur une affiche suffit à vous conduire dans une salle obscure. Avec Isabelle Huppert et Jean Pierre Darroussin, un film ne peut être ni mauvais ni débile tant ces deux comédiens savent choisir leurs rôles. Isabelle Huppert est très touchante dans cette femme qui semble comme se réveiller d'un long sommeil d'habitudes et qui se retrouve ébranlée alors qu'elle ouvre les yeux sur sa vie et ce qui l'entoure. On sent la femme tiraillée entre ses serments et ses valeurs et son envie, son besoin, de penser à elle, de se laisser aller à être elle même, ou, en tous cas, à savoir qui elle est vraiment. Elle s'autorise ce qu'elle s'est toujours interdit : la liberté, la jeunesse de l'âme et quelque part, une certaine insouciance.

Darroussin brille également, dans cet homme qui croit perdre sa femme, sa femme qu'il aime plus que tout et finalement, pas uniquement par habitude.

La surprise vient de l'acteur suédois Michael Nyqvist, dont le charme, pas si flagrant que ça dans la trilogie Millénium, explose royalement ici. Exploser n'est pas être pas le bon terme. Car c'est un charme doux, qui caresse en fait.

La Ritournelle est un film sur une crise de couple, une crise que l'oxygène de l'un permettra à l'autre de respirer plus sereinement... et vis et versa.

J'ai un petit regret sur l'impression de longueur ressentie durant la projection et sur le surplus de lieux communs sur le monde paysan, en tout cas, me semble -t-il. Même si cette Ritournelle a le mérite de montrer la dureté de ce métier, et la passion nécessaire pour l'exercer.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Juin 2014

BD - Editions Delcourt - 160 pages - 18.95 €

 

Parution en septembre 2013

 

L'histoire (vraie) de Paul, qui, traumatisé par la Première Guerre Mondiale, déserte. Sa désertion lui impose des années de clandestinité dans une chambre d'hôtel avec sa jeune épouse Louise. A eux d'eux, ils batissent une stratégie afin que Paul puisse sortir librement. Pour cela, il deviendra Suzanne. Jusqu'où ira le travestissement et quelles en seront les conséquences ?

 

 

Tentation : La blogo !!!!

Fournisseur : La bib (enfin !)

 

Mon humble avis : Depuis quelques mois, les billets sur cette BD ont fleuri sur la blogo comme des joncquilles au printemps. Si je n'ai pas lu 50 billets, je n'en n'ai pas lu un !!!

Mauvais genre est donc un incontournable du genre. Et je confirme. Même si le graphisme ne m'a pas toujours plus, je dois avouer que l'histoire (hélas vraie) m'a bouleversée.

A peine marié à Louise, Paul est envoyé sur le front, dans les tranchées de 14-18. Il en sera traumatisé à tout jamais. Des années plus tard, des images le hanteront nuit et parfois jour. Pour échapper au combat, il se mutile un doigt, le doigt qui presse la gachette. Et, à l'hôpital fera tout pour ne pas guerir de sa blessure pour finir par s'enfuir, aidé de son épouse. Suivent des mois et des années de clandestinité, jusqu'à ce que s'achève la guerre et que les déserteurs soient amnistiés. Ces années, il les passera dans la peau et l'indentité d'une femme, vivant toujours avec Louise, mais dérivant dans un monde de la nuit que l'on trouve dans les allées isolées du bois de Boulogne. En fait, le couple se retrouve dépasser par l'ampleur et les conséquences sur Paul de ce travestissement qui ne devait être qu'un déguisement pour la liberté. Paul trouve beaucoup plus de plaisir que prévu à ce changement d'identité au point que des troubles de la personnalité semblent apparaitre, toujours accompagnés du traumatisme de guerre. Au point qu'il en devient désagréable, pas aimable. Qu'a fait l'abomination de la vie de cet amoureux transi ???

Cet histoire est traitée d'une façon assez sobre, mais très original, du point de vue graphique. Du noir, du blanc, du sépia... et dans chaque vignette ou presque, une trace de rouge , qui évoque la force de la passion, mais aussi la violence du traumatisme. Beaucoup d'émotions, que ce soit la joie du couple lorsqu'il crée son subterfuge, que plus tard, lorsqu'il se déchire avec violence teintée d'alcool.

NB : Mauvais genre rappelle aussi que c'est avec la Première Guerre Mondiale que les femmes ont du prendre le chemin de l'usine pour replacer les hommes partis au combat.

Cette BD terrible retrace une magnifique mais ô combien tragique histoire d'amour avec des dessins en osmose avec le récit. On ne sort pas indemne de cette BD qui traite d'un sujet connu dans un environnement historique trop connu.

 

 

 

Challenge amoureux chez l'Irrégulière, catégorie "Les histoires d'amour finissent mal... en général"

Challenge amoureux chez l'Irrégulière, catégorie "Les histoires d'amour finissent mal... en général"

12/12, challenge chez Hérisson

12/12, challenge chez Hérisson

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Juin 2014

Roman - Editions Gallimard - 1h10 d'écoute - 13.10 €

 

Parution en audio livre en 2009

 

L'histoire : Aussi scandaleuse pour son époque que fragile, Zelda nous raconte sa vie auprès de Francis Scott Fitzgerald, pour le meilleur et pour le pire, depuis son mariage en 1918 jusqu'au décès de son époux, alors qu'elle est internée...

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib

 

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Mon humble avis : Déjà, la voix chaude, suave et pénétrante de Fanny Ardant, interprête de cette lecture, ne peut que séduire et envouter ! Bon point pour ce livre audio !

Les petits reproches que je pourrais adresser à ce livre audio, c'est que le mot "extraits" n'est pas franchement mis en valeur, du coup, je découvre à l'instant que je n'ai pas eu le roman en entier. Est-ce grave ? Pas forcément mais... Et puis, je suis toujours un peu déroutée quand un roman est à la fois biographie et saupoudré d'imaginaire, car j'ignore alors ce que je peux prendre comme argent comptant et culture acquise et sûre, pouvant me faire briller dans un diner !!!

A part cela, ce récit est délicieux. Je ne connaissais de Zelda et Scott Fizgerald que leur réputation mais ne m'étais jamais penchée sur leur histoire et leur destin hors du commun.  Lestyle fluide, soigné, poétique, très agréable, ajoute un intérêt littéraire indéniable aux confessions de Zelda. C'est assez bluffant de constater l'aisance de Gilles Leroy à se glisser dans l'âme et le corps du femme qu'il n'a évidemment pas connue.

Les excès du couple, sa déchéance, ses ambiguités sont extrêment bien rendus. Zelda et Scott Fitzgerald se sont servis l'un de l'autre pour arriver à leurs fins. Pour l'une, quitter son Alabama natal et gagner New York. Scott Fitzgerald pour accéder à la célébrité. Une histoire de couple qui aurait pu être belle, mais Zelda réalise que l'amour, elle ne l'a connu qu'un mois, avec un autre, pendant que son mari épanchait ses penchants homosexuels. Zelda et Fitzgerald se sont aimé à la folie à leur façon, se sont détestés, se sont détruits, mais ce sont toujours respectés. A leur époque, ils defrayaient la chronique. Au XXIème siècle, on les dirait "people".

La détresse, la douleur de Zela transperse de toute part de ce récit, émeut beaucoup. Certaines phrases de Zelda sont forte comme un coup de poing dans le plexus et m'ont bien remuée,  voire bouleversée.   Et bien entendu, j'ai dorénavant le projet (sans DLC) de me plonger un peu plus dans l'univers de ce couple maudit et quelque part, fascinant.

NB : A savoir... ou pas, Alabama Song a remporté le prix Goncourt en 2007 !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Juin 2014

Synopsis : Paris. 28 premiers jours du printemps. 11 femmes.
Mères de famille, femmes d'affaires, copines, maîtresses ou épouses...
Toutes représentent une facette de la femme d'aujourd'hui : Complexes, joyeuses, complexées, explosives, insolentes, surprenantes... Bref, un être paradoxal, totalement déboussolé, définitivement vivant, FEMMES tout simplement !

 

Avec : Vanessa Paradis, Isabelle Adjani, Laetitia Casta, Géraldine Nakache....

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Sous les jupes des filles est un film choral, on ne peut plus choral, avec beaucoup de personnages, voire trop de personnages... Ainsi, l'on en confond certains ou encore, certains liens entre eux peinent à être limpides, même en toute fin de film.

C'est un film sur les femmes (actuelles) fait par des femmes, interprêté par des femmes (sauf pour les rôles masculins qui ne sont ici que faire valoir). En même temps, les hommes sont bien souvent ce qui relient ces femmes et le plus souvent, leur problématique, même si elles ne se l'avouent pas toutes.

C'est un film très inégal. Il annonce et dénonce de nombreuses vérités sur les femmes et les clichés dont elles sont souvent victimes. Le hic, c'est que la réalisation n'hésite pas à user de ces fameux clichés, voire de tomber même dans la caricature alors que le film veut montrer toutes les femmes du XXIème siècle et les sortir du carcan que le cinéma leur impose souvent.

Comme je le disais plus haut, à force de vouloir développer un maximum sur les femmes et leurs différences, cela donne 11 portraits de femmes. C'est beaucoup et de ce fait, pas assez approfondi. Les personnages d'Ysis (Géraldine Nakache), Sam (Sylvie Testud) ou Alice Taglioni auraient mérité plus d'éclaircissement. Comment en sont elles arrivées à leur présent ? Je ne dis pas qu'il fallait remonter à leur petite enfance. Mais tout de même... On ne se retrouve pas à 27 ans avec 4 gamins infernaux sans un pourquoi qui mérite que l'on s'y intéresse.

Sous les jupes des filles est une comédie. Soit, certains passages méritent nos éclats de rire, mais d'autres, des émotions plus profondes qui sont un peu trop survolées. En même temps, c'est comme dans la plus part des comédies... On déguise le tragique sous des sourires, des gags, des réparties singlantes. Il n'empêche que ce film ne nous montre pas une seule femme qui soit simplement heureuse du début à la fin du film. Celles qui se croient heureuses au début ne le sont plus à la fin et vis et versa. En fait, ce que ce film démontre assez bien, c'est la solitude des femmes d'aujourd'hui, quelque soit leur réussite sociale et/ou professionnelle.

La seule et vraie force de ce film qui souffre de maladresses et par moment de vulgarité ou d'impudeur inutile, c'est la brochette d'actrices qui jouent toutes de façon très juste leur personnage parfois pourtant aux antipodes de leur personnalité.

Vanessa Paradis excelle en femme d'affaire antipathique, Laetitia Casta range au placard une partie du glamour qui l'entoure (oui, son personnage réagit de façon peu glamour, et pas forcément de bon goût aux émotions, limite si l'on ne se croirait pas dans la Cité de la peur des Nuls). Et enfin, il y a l'énigme Isabelle Adjani. Défigurée (pas par le film hein !, mais pas les coups de bistouri). C'est tout juste si l'on ne la prend pas en pitié tant son visage est figé de botox, ces lèvres ressemblent à un bec de canard... Ah, comme elle aurait été belle si elle s'était laisser vieillir naturellement. De ce fait, on ne sait plus si dans ce film, elle se moque de ce qu'elle est devenue ou pas.

Bref, un film choral qui n'est pas toujours au diapason avec lui même et qui, même s'il se veut irrévérencieux, aurait mérité plus de délicatesse et de classe, comme pouvait le supposer le titre, qui est aussi le titre d'une chanson délicieuse de Souchon !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Juin 2014

Roman - Editions Livre de Poche - 190 pages - 4 €

 

Première parution en 1997

 

L'histoire : Traducteur de métier, Gilles débarque et s'installe sur une île au large de la Bretagne. Il pense avoir trouvé un havre de paix qui lui permettra de se remettre au travail. Un éditeur parisien lui demande alors une traduction d'Ada ou l'ardeur, chef d'oeuvre intranduisible de Vladimir Nabokov. Gilles peine néanmoins à la tâche, dépasse les délais alloués par les parisiens... Mais sur une île, on n'est jamais seul ! Deux étés, ou les péripéties de la traduction pas comme les autres, d'un livre pas comme les autres, par des gens pas comme les autres !!!

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL !

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Mon humble avis : J'ai pioché ce livre dans ma PAL un soir de désespoir... 3 semaines que je peinais sur un autre roman. Alors vite, un livre de faible épaisseur et me voici, à l'approche de l'été, à pénétrer dans ces Deux Etés ! Et bien, quel délice ! J'ai ainsi dévoré ce livre en deux séances de lecture.

Erik Orsenna nous emmène sur une île bretonne non nommée. Mais des indices jaillissent de ci, de là, des descriptions et enfin, une initiale : "B". Il s'agit donc de l'île de Bréhat et des îlots qui l'entourent. Nous voici  sur Bréhat, à en découvrir les paysages, les us et coutumes (dont celles auxquelles on ne pense pas au premier abord !!! - Les grandes marées représentent un sacrée opportunité pour une pêche à pieds bien particulière ;) et les habitants. Les vrais, les purs, qui sont nés iliens, vivent iliens et mourons iliens. Les touristes de quelques jours. Et les autres. Ces familles qui se lèguent leur maison de génération en génération et qui, bien souvent, sont devenus très parisiennes.

Erik Orsenna nous décrit tout cela avec une écriture savoureuse, élégante comme toujours, une culture savamment distillée et un humour jubilatoire, qui vogue entre ironie et cynisme et gentille moquerie. Jubilatoire car très fin, presque discret. Ce n'est point l'humour qui nous plie en deux, mais qui nous fait nous étendre de bien être et sourire béatement.

Le système narratif possède son originalité, puisque narrateur et auteur semble n'être qu'une seule et même personne. Mise en scène et imagination d'Orsenna ou réalité romancée, l'histoire ne le dit pas, et peu importe.

Ce qui est délectable, ce sont les quiproquos entre parisien et iliens (bretons qui plus est), les situations décalées, fantaisistes ou burlesques quelque part, et cette formidable solidarité qui s'exerce autour du traducteur en difficulté, solidarité qui vide les stocks de dictionnaires Français /Anglais du libraire le plus proche et qui traverse océans et continents ! Comment ? Je vous laisse découvrir ces pages fabuleuses, proches du conte ! Un roman qui donne la banane et qui permet à Erik Orsenna, grand défenseur de notre langue, de lancer un nouvel appel à la sauvegarde du français et des idiomes régionaux. Les personnages sont attachants et hauts en couleur, depuis le recteur en passant par la postière ou MMe née de Saint Exupéry.

Il ne vous faudra pas deux étés pour lire ces Deux Etés, mais quelques heures qui vous donneront l'impression de tenir un merveilleux bijou entre vos mains. Pour moi, c'est un véritable coup de coeur !

 

L'avis de l'Irrégulière

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 8 Juin 2014

BD - Editions Casterman - 88 pages - 16 €

 

Parution en février 2012

 

L'histoire : Après avoir fui le nazisme, Stefan Zweig et son épouse Lotte croient fouler au Brésil une terre d'accueil, loin du chaos qui embrase l'Europe. Mais la menace rôde jusqu'au fin fond de l'exil. Comment l'écrivain humaniste, rescapé du "monde
d'hier", échapperait-il à ses démons ?

 

Tentation : Blogo + Sorel

Fournisseur : La bib

 

 

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Mon humble avis : Cette BD est l'adaption du roman éponyme de Laurent Sekzik dont vous trouverez mon billet ICI  .

L'auteur Sekzik et le dessinateur Sorel ont travaillé de concert sur cette superbe BD, à la demande de l'éditeur Flammarion / Casterman. Pour l'avoir rencontré, je sais que Guillaume Sorel avait posé comme condition à sa participation de pouvoir particulièrement insister sur la relation de couple de Zweig et Lotte, sa deuxième épouse.

Et j'avoue que c'est fort judicieux et qu'ainsi, j'ai nettement préféré la BD au roman. Dans le roman, les personnages m'avaient déçue.Je les trouvais "mous", très démissionnaires et du coup, peu aimables au sens littéral du terme, et presque distants l'un de l'autre. Ici, c'est la tendresse qui unit le couple qui saute aux yeux, et ça fait du bien.

Comme d'habitude avec Guillaume Sorel, le graphisme est superbe et illustre parfaitement, au fil des pages, la mélancolie puis l'abattement qui s'immiscent en Zweig d'abord, puis en son épouse dévouée et aimante. Paysages et couleurs sont majestueux et les textes qui vont ici droit au but, nous laisse percevoir plus nettement la désolation des deux personnages, que l'on comprend à la limite mieux que dans le roman. Enfin, ce n'est pas la désolation que l'on comprend, puisque logique dans un tel environnement historique, mais le sentiment d'impuissance de Zweig devant cette prévisible fin d'un monde en fonction de l'avancée des Nazis et de la mise à jour de leur cruauté envers les juifs.

Dans la BD, Lotte parait bien moins être dans l'ombre de son mari, moins effacée, plus battante. Elle pourrait même sembler être une femme en avance sur son temps. Ce qui m'a bien plus et a laissé naitre en moi une réelle empathie dont la lecture du roman m'avait hélas privée.

Il va sans dire que la fin tragique, connue de tous, est magistralement mise en page, une fois de plus, par Sorel.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 6 Juin 2014

Synopsis : Lorsque la petite mercière d’Arras découvre qu’elle a gagné 18 millions à la loterie et qu’elle peut désormais s’offrir tout ce qu’elle veut, elle n’a qu’une crainte : perdre cette vie modeste faite de bonheurs simples qu’elle chérit par-dessus tout. Mais le destin est obstiné, et c’est en renonçant trop longtemps à cette bonne fortune qu’elle va déclencher, bien malgré elle, un ouragan qui va tout changer. Tout, sauf elle.

 

Avec Mathilde Seigner, Marc Lavoine, Virginie Hocq

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : La liste de mes envies est l'adaptation ciné du célèbre best seller éponyme de Grégoire Delacourt. Qui dit adaptation dit souvent transformation, pour le meilleur et parfois pour le pire. Ici, je n'userais pas du mot pire, mais décalage. Décalage plutôt subtil, car le récit est assez fidèle au roman. Ce qui l'est moins, ce sont les personnages et l'atmosphère. Déjà, le synopsis est en contradiction avec le film lui même en évocant "la petite mercière". On imagine alors, comme dans le roman, une femme plutôt discrète, repliée sur elle même, un peu soumise, voire simpliste. Dans ce film, il n'en n'est rien. Jocelyne y est bien plus sophistiquée que dans l'histoire d'origine, avec un caractère bien plus trempé. Ce qui fait que l'âme de l'histoire se perd un peu. Pourquoi un tel choix ? Est-ce pour coller au tempérament de la comédienne Mathilde Seigner.

Certes, on sent toujours la femme au grand coeur, qui aime sa vie simple. Mais...

A part cela, le film de Didier Le Pêcheur reste bien agréable et le moment passé est bien bon. Le réalisateur a ajouté de sacrées touches d'humour, sans doute pour rendre le film plus "grand public". Cet aspect là est assez réussi, qui donne lieux à des scènes mémorables (notamment avec la psy des Jeux) et des répliques bien salées. En même temps, faire d'un récit qui n'en n'est pas une comédie est un risque... Celui de dérouter les spectateurs qui ont lu le livre. Et c'est un peu mon cas. Alors film à voir, oui, mais sans penser au délicieux roman de Delacourt.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Juin 2014

Aujourd'hui, je vous emmène aux Seychelles (Océan Indien) ! Vous me direz, il est temps, mon propre voyage remonte déjà à 2 ans. Deux jours à Mahé en autonome, puis une semaine de croisière en catamaran, voilà l'auto-cadeau que je m'étais offert pour mes 40 ans !


Nous sommes ici sur un paradis terrestre, boisé, riche en eau, en coco, en poisson, en fleurs et en oiseaux !

John Jourdain, 1609

 

 

Les Seychelles sont immenses ! 1 300 000 km²... dont 280 km² de terres. Elles comptent 115 îles et ilots, granitiques ou coraliens. 90 000 habitants peuplent les Seychelles, état indépendant depuis 1976, en république à régime présidentielle. La capitale est Victoria, située sur l'île de Mahé. Le climat y est tropical... sans cyclone. Le paradis originel, oui. Mais sous l'eau, il y a des requins. Il y a 3 ans, l'île de Praslin a subi plusieurs attaques mortelles.

Le plus plus plus de cet archipel (s'il en avait besoin), c'est la gentillesse des Seychellois ! Souriants, accueillants, et pour la plupart, francophones (entre autre), ce qui facilite le contact.

Bien sûr, je n'ai pas visité les 115 îles... mais 9. Sur certaines (3 en fait), on ne pose même pas les pieds ! Elles se visitent avec un masque et un tubas, tant la faune sous marine est d'une richesse exceptionnelle.

Aujourd'hui, je vous emmène sur 3 iles : Sainte Anne (qui abrite un resort de luxe), Félicité (vue du bateau et sous l'eau, avec un requin sous moi dès la mise à l'eau (!) et Cousin, qui est une réserve naturelle pour tortues terrestres, oiseaux et lézards (plus grande concentration au monde de lézards !) où l'on découvre une multitude d'espèces endémiques à la région, voire aux Seychelles)

UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
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UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 30 Mai 2014

BD  Editions Vents d'Ouest - 57 pages - 13.90 €

 

Parution le 16 janvier 2013

 

L'histoire : Que de chemin parcouru ! De la petite serveuse de Harlem, Anna s est faite exploratrice et actrice, afin d embarquer en Afrique sur les traces de son père. Mais l euphorie est désormais loin, tandis que l idyllique voyage s est transformé en cauchemar... Comment ne pas finir par croire la rumeur que l expédition est maudite, quand les mauvaises rencontres se multiplient, que la nature se fait hostile et que chacun se retranche dans sa folie... Anna quant à elle, est plus déterminée que jamais : elle ne rentrera pas sans aller au bout de sa quête.
Au croisement d'Out of Africa et des romans de Joseph Conrad, ce triptyque retrouve le souffle romantique de la grande aventure, et offre une fin grandiose et terrible.

 

Tentation : Les 2 premiers tomes !

Fournisseur : la bib'

 

étoile2.5

Mon humble avis : je vous mets en garde, le fait de lire ce 3ème tome quelques mois après les deux premiers doit influer sur mon humble avis. Si j'avais lu les 3 tomes d'affiler, sûr que mon avis sur Sanyanga s'en trouverait plus positif. Ma mémoire étant une vraie passoire, je ne me souvenait de l'histoire qu'en général, et pas en détail.

De ce fait, ce troisième tome m'a paru confu, car je mélangeais les personnages, que ce soit dans leur apparence ou même leur patronyme. Alors, un peu perdue, j'ai bien moins apprécié cette lecture. Certes, l'Afrique y est toujours superbement décrite et dessinée dans toutes ses splendeurs mais aussi dans ses violences et dangers. Nous nous sentons vraiment en époque "coloniale" des grandes expéditions africaines. Nous croisons des têtes d'abrutis qui se disent chasseurs alors qu'ils laissent des charniers derrière eux.

La quête du père d'Anna semble avancer puis reculer, le mystère autour de sa disparition s'épaissait au fur et à mesure que l'expédition avance.

Mais certaines situations semblent se répéter et les dessins des scènes d'effroi ne laissent pas bien deviner à qui nous avons affaire.

Il en reste que le graphisme des paysages vaut largement le détour. Et mordus par l'histoire dès le premier tome, nous voulons connaitre la suite des aventures d'Anna et de ses compères, alors bien sûr, la lecture de ce tome 3 est incontournable, histoire de ne pas laisser une histoire en suspens. Mais un conseil, lisez la série complète d'une traite, afin de ne pas gâcher votre plaisir.

 

Mon billet sur les 2 premiers tomes

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Mai 2014

Synopsis :Les X-Men envoient Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants.

 

Avec : Hugh Jackman, James MC Avoy, Michael Fassbender et accessoirement, Omar Sy ;)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Pourquoi pas 5 étoiles ? Juste pour 2 petites raisons. J'aurais aimé découvrir plus de nouveaux mutants aux super pouvoirs. Certes, nous découvrons le mutant Omar Sy, mais difficile de bien disserner son pouvoir avec précision. Et puis, pendant une grande partie du film, je me suis demandé où il fallait placer cet opus dans la chronologie des X.Men qu'Hollywood nous délivre dans un ordre qui n'est plus chronologique depuis longtemps.

A part cela, ce film remplit tous ses offices et nul doute qu'il remplira aussi le box office ! Hahaha !

Cette fois ci, les X.Men envoient Wolverine dans le passé, 50 ans plus tôt afin de détourner l'Histoire et ainsi d'éviter la guerre qu'ils subissent 50 ans plus tard, guerre qui semble bien partie pour décimer les mutants une bonne fois pour toutes. Alors évidemment, un bond de Wolverine dans les années 70, ça laisse la place à pas mal d'humour, de quiprocos, de décalage, pour notre plus grand régal. Imaginez le sexy Hugh Jackman en tenue des seventies, ça vaut le déplacement. D'ailleurs, sans tenue du tout, ce n'est pas dégueu non plus !!!

Cet épisode fait, comme d'habitude, la part belle à Wolverine, puisque c'est tout de même le personnage central de cette série. Mais l'autre star, c'est aujourd'hui Mystique. C'est d'elle que découlera, ou pas, l'avenir funeste des mutants. Ca tombe bien, après Wolverine, c'est mon mutant préféré !

Action, humour, effets spéciaux toujours plus transcendants,  Days of future past réunit très bien tous les ingrédients du cocktail que nous attendons et que nous ne sommes même plus surpris d'avoir !

Le scénario tient franchement la route, et le message délivré par la franchise X.Men ne se démode pas et est toujours, hélas, d'actualité. Accepter l'évolution humaine, et surtout les différences, pour s'en enrichir. Cela peut paraître simpliste, mais quand il est mis en scène de façon distrayante, il ne marque que d'autant plus. On y voit aussi les magouilles politicardes pour créer un ennemi commun à toute la l'humanité et ainsi la réunir. Comme si les hommes avaient absolument besoin d'un ennemi contre lequel se battre, comme si l'homme ne pouvait se contenter d'une vie paisible en bonne entente avec tout le monde, même celui qui lui ressemble le moins.

A ne pas bouder, je reste archi fan.

La fin nous laisse croire que la boucle est bouclée. Mais ô joie, à l'issue du générique, un bonus nous annonce un futur épisode, qui ne devrait pas manquer de surprises et rebondissements !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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