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Publié le 14 Mars 2017

 

Les Figures de l'ombre : Affiche

Film de Theodore MELFI

Avec Taraji P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monaé, Kevin Costner

 

Synopsis : Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn. 

Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran.

 

 

Mon humble avis : Les figures de l'ombre, ce sont autant les figures mathématiques qui permettent d'envoyer des fusées dans l'espace, que les femmes qui créent ces fameuses figures !

Je vous rassure de suite, inutile d'être un génie des maths pour apprécier ce film à sa gigantesque juste valeur !

Quel film ! A tous les niveaux. Déjà, il nous ramène quelques décennies en arrière, à l'époque où Américains et Russes se disputaient la suprématie dans la course aux étoiles... La première fusée "habitée" d'un chien, puis habitée d'un humain, le premier vol orbital etc. Le film s'arrête bien avant le 13 juillet 1969, date des premiers pas de l'homme sur la lune. Si je connais cette date par coeur, c'est parce que c'est aussi la date de naissance de ma soeur aînée !

Mais surtout, "Les figures de l'ombre nous rappelle l'ère peu glorieuse, même si pas si lointaine, où la plupart des Etats Américains vivaient encore sous la règle de la ségrégation. Et là, qu'est-ce que ça fait mal au coeur de constater autant de bêtises et de haine de la part des blancs... Les Afro-Américains de l'époque étaient vraiment traités comme des sous-hommes plus que négligeables. Et comme dans ce film, on parle de 3 femmes au destin incroyable, inutile de vous dire que femme + afro-américaine = sous merde dans cette société machiste et raciste à un niveau inimaginable. Je pense que ce film a évidemment la bonne idée, à l'entrée de l'ère Trump, de rappeler un  pan peu fameux de son Histoire, afin que celui-ci ne se renouvelle pas.

Les figures de l'Ombre, c'est donc aussi le portrait de 3 femmes extraordinaire ! Joyeuses et courageuses dans la vie personnelle et dotées d'un savoir, d'une intelligence, d'une mémoire et d'une persévérance hors normes, 3 femmes à qui la Nasa doit les débuts de ses aventures couronnées de succès. Trois femmes qui, pour cause de couleur et de sexe, restèrent dans l'ombre à leur époque, ne bénéficiant de la reconnaissance que de quelques personnes plus ouvertes que les autres. Trois femmes qui malgré tout, ont réussi à s'imposer, à devenir même indispensables à la NASA !

Le film est dynamique, prenant, et laisse régulièrement la place à un certain suspens, même si dans notre mémoire personnelle, chacun connait l'issue de film. Même s'il dure 2h17, on ne ressent pas une minute d'ennui lors de la projection !

Et que dire de l'interprétation ! Formidable ! Ce film étant inspiré de faits réels, on peut dire qu'il révèle au monde entier tant les personnages d'origine, que leurs trois brillantes et très attachantes interprètes !

Un film à voir absolument pour l'Histoire, les personnages mais aussi parce qu'il donne la banane, qu'il prouve une fois de plus qu'il ne faut jamais se sous-estimé et croire en ses rêves !

Petite anecdote de moi que cela à amusée : Au début des années soixante, à la NASA, les calculatrices sont humaines. C'est un métier d'être calculatrice ! Alors que maintenant, dès l'entrée au collège, chaque élève possède une calculatrice dont il ignore les 3/4 des capacités !

 

Allez les cinéphiles, bonne séance avec "Les figures de l'Ombre"

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 4 Mars 2017

Logan : Affiche

Film de James Mangold

Avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen

 

Synopsis : Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière Mexicaine. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui.

 

 

Mon humble avis : Snif ! Suite et fin des aventures de Wolverine. Quatrième et dernier spin off consacré à mon héro favori, l'acteur Hugh Jackman tire sa révérence, ne souhaitant entrer dans la peau de Logan. Il se trouve trop âgé maintenant pour ce rôle qu'il occupe depuis environ 17 ans ! Donc si les X-Men continuent, ce sera sans lui.

Snif aussi car c'est la première fois que je sors d'une séance Wolverine/X-Men sans être tout à fait enthousiasmée. Sans doute parce que je n'aime pas voir mes héros vieillir, souffrir, défaillir ! Mais nul n'est infaillible, même les super-héros, aussi mutants soient-ils avec des super pouvoirs.

Dans ce film, nous sommes en 2029. Tout le monde a sacrément vieilli : Le professeur Charles est maintenant nonagénaire. Quant à Wolverine, né en 1890, il a maintenant officiellement 127 ans et commence à se rider sacrément. D'autant plus que son corps ne se régénère plus aussi vite qu'avant, il est couvert de cicatrices, usés, toujours désabusé mais encore un peu plus, et limite boiteux. Ah, il a pris cher mon cher Logan ! De plus, l'adamantium qui constitue son squelette l'empoisonne à petit feu.

L'atmosphère du film est très crépusculaire, très sombre, la plus sombre des X-Men. Moins d'humour, mais plus de rage et d'émotions aussi que dans les autres, ce film mise vraiment sur la gravité de la situation et la désespérance de Wolverine.

Cet opus est aussi le plus violent. Les 3/4 du film se centrant sur Wolverine et la jeune mutante qui possède la même particularité que lui, et bien évidemment, ça découpe, ça tranche. C'est un festival de têtes qui valsent, de bras, de jambes... Parfois éprouvant à regarder. Mais bon, c'est du cinoche, de la science-fiction, ça tranche beaucoup, mais ça n'éclabousse pas tant que ça. Nous ne sommes pas dans un thriller réaliste, donc point d'effroi.

En fait, il y a un côté très western et road trip dans ce film, tant dans les décors que dans les paysages et l'action. Le scénario tient vraiment la route, surprend d'ailleurs car il y a vraiment une coupure avec les autres X-Men. C'est un film sur la loyauté, la transmission, la responsabilité des adultes envers les enfants (je ne peux pas en dire plus sous peine de spoiler !) ... Les enfants...d'ailleurs, qui ici annoncent une nouvelle famille, une nouvelle génération de mutants que l'on retrouvera sans doute bientôt sur les écrans, du moins je l'espère.

Logan reste un bon film d'action SF extrêmement bien réalisé, que néanmoins, je déconseille aux âmes sensibles et éventuellement, à celles et ceux qui ne seraient pas fan de la saga X-Men. Si vous êtes fan, alors Logan reste incontournable !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 27 Février 2017

Lion : Affiche

Film de Garth Davis

Avec Sunny Pawar, Dev Patel, Nicole Kidman, Rooney Mara

 

Synopsis : Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens.
25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde.
Armé de quelques rares souvenirs et d’une inébranlable détermination, il commence à parcourir des photos satellites sur Google Earth, dans l’espoir de reconnaître son village.
Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ?

 

 

Mon humble avis : Quel film ! Effroyable dans un premier temps, magnifique dans un deuxième temps, puis très émouvant vers la fin.

Enfin un film qui mérite "le bruit" qui l'entoure ! 

Mon seul mini bémol serait que l'acteur Dev Patel (qui jouait également dans Slumdog Millionnaire, est bien plus pâle de peau que Sunny Pawar, qui joue le rôle de Saroo enfant. Comme s'il n'y avait pas, en Inde et dans le monde, un bon comédien qui ait le même teint de peau que Sunny Pawar. De ce fait, j'ai comme eu l'impression que le personnage adulte était un peu "hollywoodisé".

On ne peut "juger" l'histoire car celle-ci est vraie ! Si elle était sortie du cerveau d'un scénariste, on aurait sans doute pu dire "C'est un peu gros non ?" Et bien non ! Malgré les épreuves que la vie soumet à Saroo, elle lui apporte aussi un beau miracle ! Certes, le miracle ne tombe pas tout à fait du ciel non plus, car il fait suite à un sacré acharnement de la part de Saroo dans la recherche de sa famille d'origine. Mais tout de même, merci Google Earth ! Car même si ce logiciel est souvent décrié, il faut avouer que sans lui, pas de prodige dans cette histoire.

La première partie du film, qui montre comment Saroo s'est perdu et est devenu un enfant des rues, est très dure à supporter. De voir cet enfant, seul, pendant des semaines, faire preuve d'autant de courage, que de clairvoyance et de bravoure, nous arrache le coeur. Et dans notre culture occidentale bien confortable, on ne peut être que choqué par l'indifférence et la passivité des adultes devant ces enfants perdus, qui sont, chaque année, 80 000 en Inde. Et là, impossible de passer sous silence l'énorme talent du jeune Sunny Pawar qui est absolument bouleversant et criant de naturel.

Dans la deuxième partie, Saroo a été adopté par un couple australien. Nous suivons donc Saroo dans ces premières années en famille, alors qu'il est rejoint par un autre jeune indien, lui aussi adopté. Nous assistons donc à deux types d'adoption, une qui se passe dans le meilleur des mondes, et l'autre qui se révèle compliquée et le restera toujours. Puis nous retrouvons Saroo étudiant puis adulte... Des souvenirs de sa prime enfance lui reviennent en mémoire et il décide de se lancer dans une recherche insensée : celle de sa mère, dont il ne connait même pas le nom puisqu'il l'avait toujours appelée "Maman".

Je n'en dis pas plus, sauf que vous pouvez également compter sur des scènes indiennes magnifiques et les paysages splendides de la Tasmanie.

Un chef d'oeuvre pour moi, et une sacrée leçon de vie, d'amour, de partage et d'humilité !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 31 Janvier 2017

La La Land : Affiche

Film de Damien Chazelle,

Avec Ryan Gosling, Emma Stone, John Legend

 

Synopsis : Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. 
De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. 
Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent…
Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ?

 

 

Mon humble avis : Entre les 14 nominations aux Oscars de La La Land, les critiques dithyrambiques et les accroches qui ne manquent pas de superlatifs, La La Land semblait vraiment le film à ne pas manquer en ce début d'année.

Et c'est aussi suffisant pour sortir de la salle un peu déçu, tant l'attente était grande, tant je m'attendais à de l'exceptionnel. Et finalement : non.

Certes, le film est agréable à regarder et les comédies musicales sont monnaies de moins en moins courante au cinéma. Mais justement, s'il n'y avait cet aspect comédie musicale, et bien le scénario ne pèserait pas bien lourd, car n'apportant rien de vraiment nouveau, ni dans l'histoire elle-même, ni dans les messages délivrés. La jeune actrice aspirante, serveuse de son état qui vient du fin fond du Nevada, et le jeune, beau et talentueux musicien dont personne n'apprécie la musique à sa juste valeur.... Ca sonne un peu comme du déjà vu ou du couru d'avance. Et oui, il faut croire en ses rêves, ne pas vendre son âme "au diable", même si celui -ci n'est pas franchement diabolique. Le film s'ouvre pourtant sur une scène très prometteuse dans le style comédie musicale, mais hélas, ces types de scènes ne sont pas si nombreuses dans le film, même si certaines ne sont pas sans rappeler des films mythiques de ce genre (Les parapluies de Cherbourg etc...). Ah oui, et puis j'allais oublier, j'ai par moment trouvé le temps un peu long !

 

Alors pourquoi 4 papattes dans ce cas-là me direz-vous ? Et bien parce qu'il y a tout de même des moments délicieux, que les décors et costumes sont sublimes et très fidèles au style acidulé et rétro des comédies musicales, que la caméra et ses mouvements sont parfaitement maîtrisés. Parce que les comédiens Gosling et Emma Stone sont au summum de leurs arts (puisqu'ils chantent, dansent et jouent eux-mêmes au piano), qu'ils donnent envie de se mettre aux claquettes.

La La land est certes un film charmant mais de là à en faire un tel événement médiatique, je suis dubitative. Pour moi, il manque vraiment un gros "petit quelque chose" !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 31 Décembre 2016

Le Fondateur : Affiche

Film de John Lee Hancock

Avec Michael Keaton, Nick Offerman, John Caroll Lynch

 

Synopsis : Dans les années 50, Ray Kroc rencontre les frères McDonald qui tiennent un restaurant de burgers en Californie. Bluffé par leur concept, Ray leur propose de franchiser la marque et va s'en emparer pour bâtir l'empire que l'on connaît aujourd'hui.

 

 

Mon humble avis : Travaillant depuis 9 mois dans la célèbre enseigne aux arches dorés, je ne pouvais pas ignorer ce film. Déjà, parce que je pars du principe qu'il est toujours fascinant de connaître l'histoire d'une entreprise dans laquelle on travaille !

Le fondateur n'est pas un coup de coeur pour moi car le sujet ne s'y prête pas. Mais le film est parfait dans sa réalisation et franchement intéressant.

Retour donc dans l'Amérique des années 50 et 60, et sur l'origine puis l'expansion de la marque Mc Donald's, devenue un gigantesque empire à travers le monde.

C'est un Michael Keaton survolté, gonflé d'énergie qui se glisse dans la peau de Raymond Kroc. Au début du film, cet homme semble avoir assez peu d'ambition et peu de succès en sillonnant les USA en qualité de VRP. Jusque-là, il apparaît sympathique.

Après, lorsque les affaires prospèrent, le caractère du personnage se gâte et il devient puant de prétention, d'égocentrisme, de mégalomanie, de malhonnêteté, d'opportunisme... Bref, au fur et à mesure que son portefeuille se remplit, ses valeurs humaines s'assèchent. Lui reste la persévérance, la seule qualité valable et rentable à ses yeux, celle qui fait la différence du talent, du génie, de l'intelligence et de l'instruction... dans les résultats !

Certes, Ray Kroc  bâtit un empire, mais en s'appropriant l'idée géniale des frères Mc Donald et en piétinant avec force les valeurs que ces derniers mettaient dans leur entreprise.

La bonhommie des frères Mc Donald contraste très vite avec l'impétuosité de Ray Kroc et donne lieu à des échanges cocasses, comiques qui deviendront caustiques au fil des années.

C'est amusant de constater, quand on connait de Mc Do de l'intérieur, que peu de choses ont réellement changé ! Déjà, à l'époque, la phrase culte ressemblait à cela: "Si tu as le temps d'être désoeuvré, tu as le temps de faire du nettoyage" !

La scène où les frères Mc Donald conçoivent le restaurant idéal sur un terrain de tennis vaut son pesant de caramel mou !

Lorsque le film s'arrête, les Mc Do ne sont encore que des restaurants de burger, sans chicken et sans fish... et sans salle pour consommer sur place. Je me demande quand ces changements sont advenus. Je demanderai à mon big boss, qui est l'un des plus grands franchisés de France, puisqu'il possède tous les Mc Do de Rennes et des environs, à savoir plus d'une vingtaine de restaurants !

Le fondateur est donc le portrait d'un homme pour qui la réussite est venue sur le tard. Un petit VRP devenu un richissime requin aux dents très longues. D'ailleurs, il le dit : "Si, près de moi mon concurrent est en train de se noyer, j'enfonce encore plus sa tête sous l'eau pour être sûr qu'il se noient". "Belle mentalité" n'est-ce pas ?! Son empire est tout de même fondé sur un gigantesque vol de propriété intellectuelle.

Quoiqu'il en soit, le film est captivant à regarder, et n'offre pas une minute d'ennui !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 3 Décembre 2016

 

Sully : Affiche

Film De Clint Eastwood

Avec Tom Hanks, Aaran Eckhart, Laura Linney

 

Synopsis : L’histoire vraie du pilote d’US Airways qui sauva ses passagers en amerrissant sur l’Hudson en 2009. 
Le 15 janvier 2009, le monde a assisté au "miracle sur l'Hudson" accompli par le commandant "Sully" Sullenberger : en effet, celui-ci a réussi à poser son appareil sur les eaux glacées du fleuve Hudson, sauvant ainsi la vie des 155 passagers à bord. Cependant, alors que Sully était salué par l'opinion publique et les médias pour son exploit inédit dans l'histoire de l'aviation, une enquête a été ouverte, menaçant de détruire sa réputation et sa carrière.

 

 

Mon humble avis : Cinq pattes de chat... Non pas que ce film soit un réel coup de coeur... C'est juste que Sully est un film parfait de bout en bout. Rien à reprocher, le sujet, la réalisation, le jeux des acteurs, tout est totalement maîtriser... par le maître Eastwood, âgé, rappelons le, de 86 ans ! Quel réalisateur celui-là ! Quasiment pas un raté ! D'ailleurs, ouvrez l'oeil, car à la manière d'Hitchcock, Eastwood apparaît subrepticement dans un panneau publicitaire.

Sully est le portrait d'un homme qui, en quelques heures, est devenu un héro national, puis la personne la plus aimée et la plus influente aux USA en 2009, juste derrière Mme Obama. Parce qu'il a fait preuve d'un sang froid extraordinaire, d'une connaissance parfaite de son métier, ce qui a permis de sauver les 155 passagers du vol 1549 dont il tenait les commandes. Et malgré cela, Sully reste d'une humilité fabuleuse. Mais il devra se battre, car, héro national, il est néanmoins suspecté d'erreur humaine par les grandes instances de l'aviation nationale.

Les flash back nous emmènent dans le cockpit et dans la cabine de l'avion, avant et pendant la catastrophe. Mais aucun pathos ni sur jeu. Des faits, rien que des faits, au spectateur d'apprécier l'incroyable de la situation. 

Ensuite, nous suivons aussi Sully et son copilote dans les jours qui suivent. Les cauchemars, les doutes, les relations familiales et l'injustice de leurs paires.

Enfin, nous assistons aux réunions et au "procès" qui est fait aux deux pilotes. Et là, Tom Hanks (qui porte aussi bien les cheveux blancs que l'uniforme) nous procure une extraordinaire jubilation par son sens de la répartie et de l'analyse. Analyse de cette histoire mais qui est valable pour tant d'autres domaines lorsqu'il y a catastrophe, mort "inacceptable" etc... C'est que nous vivons dans un monde qui, pour un oui ou pour un non, cherche l'erreur humaine à force de simulations informatiques...sans prendre un compte le facteur humain.

Ce qui m'a étonnée tout de même, c'est que "ce miracle de l'Hudson" a eu lieu en 2009, soit après le 11/08/2001. Et dans un dialogue, il est dit que "comme il s'agit d'un vol intérieur, il n'y a pas de listing passager". Je ne suis pas une pro de ce milieu, mais tout de même, au niveau de la sécurité et du terrorisme potentiel, je trouve ça léger léger...

Bref, du grand Eastwood, à voir évidemment... Et restez pour le générique, puisqu'on y fait la connaissance du vrai Sully et des vrais passagers de l'époque.

Sully, un film qui semble sans prétention, humble, intègre, à l'image de son héro.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 26 Novembre 2016

Alliés : Affiche

Film de Robert Zemeckis

Avec Brad Pitt, Marion Cotillard, Jared Harris, Daniel Betts

 

Synopsis : Casablanca 1942.  Au service du contre-espionnage allié, l’agent Max Vatan rencontre la résistante française Marianne Beauséjour lors d’une mission à haut risque. C’est le début d’une relation passionnée. Ils se marient et entament une nouvelle vie à Londres. Quelques mois plus tard, Max est informé par les services secrets britanniques que Marianne pourrait être une espionne allemande. Il a 72 heures pour découvrir la vérité sur celle qu’il aime.

 

 

Mon humble avis : J'ai vivement apprécié Alliés, même si ce film n'est pas exempt de très légers défauts et de quelques clichés.

Tout d'abord, l'alchimie entre Brad Pitt et Marion Cotillard crève l'écran ! Ces deux acteurs sur le même écran, ce n'est que du bonheur. Bien entendu, ils apportent tous les deux une certaine dose de glamour, mais pas que. C'est à merveille qu'ils campent tous les deux leurs personnages et nous embarquent dans leurs aventures qui tournent ensuite, sans doute, à une mésaventure. Bon, par contre, Marion Cotillard porte une fois de plus le même rouge à lèvres que dans ses autres films made in USA !!! J'aimerais qu'Hollywood lui offre un rôle plus contemporain, ne nécessitant pas costumes et coiffures spécifiques. Un film "sans maquillage", un peu dans la veine de "De rouille et d'os".

Certaines scènes (surtout lors de la rencontre de Marianne et Max), ainsi que certaines évocations (comme une Marseillaise chantée haut et fort devant une flopée de soldats allemands, ne sont pas sans rappeler le film culte Casablanca de Michael Curtiz, mais avec la couleur en plus !

La reconstitution des années de la guerre de 40 est magistrale ! Très jolie, avec de superbes images, pour Casablanca. Pour Londres, la reconstitution du Blitz fait froid dans le dos et la scène de l'accouchement sous les bombardements prend vraiment aux tripes.

L'histoire, bien sûr, est captivante. Entre espionnage, thriller, romance, la grande Histoire, l'amour, la trahison... On ne s'ennuie pas une seconde, même si certaines scènes paraissent longues tant la tension est forte et limite insupportable puisque l'on redoute ce qui pourrait, ou pas, se passer. Le film oscille entre glamour et extrême violence, celle-ci étant liée au contexte historique, et jamais gratuite.

Maintenant, j'aurais vraiment aimé en savoir plus sur le mystérieux personnage de Marianne. Les explications données dans les dernières minutes du film m'ont laissée sur ma fin. Des détails supplémentaires n'auraient pas nuit à ma curiosité et à la profondeur de la protagoniste.

Alliés est vraiment un film intéressant historiquement parlant, car il évoque la situation et la vie des espions lors de la seconde-guerre Mondiale, et il me semble que ce sujet est rarement abordé au cinéma.

Alliés, un film romanesque, romantique et historique est à voir absolument !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Novembre 2016

Doctor Strange : Affiche

Film de Scott DERRICKSON, 

Avec Benedict Cumberbatch, Chiwetel Ejiofor, Tilda Swinton

 

Synopsis : Doctor Strange suit l'histoire du Docteur Stephen Strange, talentueux neurochirurgien qui, après un tragique accident de voiture, doit mettre son égo de côté et apprendre les secrets d'un monde caché de mysticisme et de dimensions alternatives. Basé à New York, dans le quartier de Greenwich Village, Doctor Strange doit jouer les intermédiaires entre le monde réel et ce qui se trouve au-delà, en utlisant un vaste éventail d'aptitudes métaphysiques et d'artefacts pour protéger le Marvel Cinematic Universe.

 

 

Mon humble avis : Et voici un autre personnage Marvel adapté au grand écran, le Docteur Strange... Que je ne connaissais pas du tout avant la séance de cinéma.

Il m'a fallu un peu de temps pour rentrer dans le film, tant ce fameux Doctor Strange est à la base imbuvable avec son égo XXL ! Et puis l'entrée réelle dans l'univers Marvel tarde un peu à venir.

Mais finalement, l'histoire nous prend, les différents personnages aussi et l'on bénéficie d'un chouette petit voyage au coeur de Katmandou. Ici, les héros ne tirent pas leur pouvoir de leur naissance, d'un accident ou d'une mutation génétique. Non, c'est le développement personnel, spirituel et mystique qui les mènent à devenir de valeureux guerriers dotés d'un certain pouvoir, pour combattre non pas des Etats ou des organisations mystérieuses, mais le Mal dans toute sa splendeur, sa tentation, son danger, sa présence possible dans chaque particule, dans l'infiniment petit aussi bien que dans l'infiniment grand... voire l'infini tout court.

Mais en fait, le véritable ennemi de l'homme n'est pas le Mal, mais le Temps. Et oui, l'ennemi commun est le temps qui passe, que tout le monde s'efforce de ralentir, voire de stopper, pour gagner l'immortalité et l'infini.

Bien sûr, dans l'univers Marvel, ces sujets sont plutôt développés sous forme de paraboles. Mais il y a dans ce film une certaine philosophie à méditer, des sujets à questionner, même si l'on est d'accord qu'il n'y a pas de quoi en tirer une thèse !

A préciser cet opus Mavel est magistralement réussi au niveau visuel. Les effets spéciaux et/ou visuels justement sont à couper le souffle lors qu'ils deviennent labyrinthiques.

Le moment de cinéma fut agréable et divertissante. Mais Doctor Strange ne m'a pas autant séduite que les autres super-héros de l'écurie Marvel. Mais, roulement de tambour, annonce... Oui, bien entendu  il y aura une suite... ou plutôt un Cross-Over qu'annonce le générique de ce film. Et qui croisera bientôt Doctor Strange : Le beau, le musclé, le Dieu... j'ai nommé Thor ! Et ça, je ne le manquerai pas !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 17 Novembre 2016

Inferno : Affiche

Film de Ron Howard

Avec Tom Hanks, Felicity Jones, Omar Sy, Sidse Babett Knudsen

 

Synopsis : Dans "Inferno", le célèbre expert en symbologie suit la piste d’indices liés au grand Dante lui-même. Robert Langdon se réveille dans un hôpital italien, frappé d’amnésie, et va devoir collaborer avec le docteur Sienna Brooks pour retrouver la mémoire. Tous deux vont sillonner l’Europe dans une course contre la montre pour déjouer un complot à l’échelle mondiale et empêcher le déchaînement de l’Enfer…

 

 

Mon humble avis : Tom Hanks reprend le costume de Robert Langdon, pour la troisième fois.

Bien entendu, le film se regarde bien, l'intrigue est captivante, le rythme ne faiblit pas une seconde, le suspense est garanti. L'intérêt culturel du film est indéniable, et donne vraiment envie de se cultiver un peu plus sur ces grands personnages historiques et les symboles qui foisonnent dans cette histoire. Cette fois-ci, la "star" de film est Dante... et son enfer qui donne lieu à un super jeu de piste à grande échelle. De ce côté-là, on a ce que l'on attend, sans grande surprise. C'est formaté, on le sait à l'avance, mais cela fonctionne.

Inferno offre en plus de superbes vues de Florence, Venise et Istambul. Des visites guidées gratuites, dans le fauteuil de velours rouge du cinéma. Avec, cerise sur le gâteau, des musées et basiliques vides car évacués dans l'histoire.

Maintenant, ce que je reproche à Inferno, c'est l'accumulation des clichés et poncifs. Et à force de vouloir nous faire courir dans tous les sens, le réalisateur semble oublier que le spectateur n'est pas stupide et que certains détails négligés par la réalisation lui sautent aux yeux. Beaucoup trop de "comme par hasard"... (genre comme par hasard, Langdon sort un billet de 100 € de sa poche quand on lui demande alors qu'il n'a ni papiers, ni téléphone, ni carte de crédit et qu'il est en fuite et poursuivi par des bons et des méchants !)

Toute l'intrigue se déroule en gros sur 24 heures, et c'est hallucinant tout ce que les protagonistes parviennent à faire en 24h, tout en se déplaçant sur 2 villes italiennes plus Istanbul. Si l'on est fine observatrice (comme je le suis !), on remarquera que Felicity Jones s'engage dans une journée très mouvementée en chaussure à talons compensés, que lors de 2 scènes, on la voit perchée sur des talons aiguilles, pour la revoir juste après sur ses talons compensés. Bref, grosses erreurs de raccord qui m'agacent profondément. Quand on met des dizaines de millions de dollars pour réaliser un film, on fait attention à ce genre de détails. De même, à un moment, après un passage à tabac, Tom Hanks se retrouve avec un oeil bien abîmé, les vaisseaux sanguins explosés etc... la scène suivante, on retrouve Tom Hanks frais comme un gardon avec son regard magnifique !

Bref, le jour où les américains comprendrons qu'il vaut mieux sacrifier le glamour hollywoodien pour un peu plus de réalisme, ce sera un grand pas pour les cinéphiles et le cinéma en lui -même.

Vous l'aurez compris, Inferno est un divertissement agréable, mais qui ne casse pas trois pattes à un canard. Néanmoins, je vais tenter de me "culturer" sur Dante, ce serait une bonne idée !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Novembre 2016

Moi, Daniel Blake : Affiche

Film de Ken Loach

Avec Daves Jones, Hayley Squires, Dylan McKiernan

 

Synopsis : Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Mais bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l'obligation d'une recherche d'emploi sous peine de sanction. Au cours de ses rendez-vous réguliers au « job center », Daniel va croiser la route de Katie, mère célibataire de deux enfants qui a été contrainte d'accepter un logement à 450km de sa ville natale pour ne pas être placée en foyer d’accueil. Pris tous deux dans les filets des aberrations administratives de la Grande-Bretagne d’aujourd’hui, Daniel et Katie vont tenter de s’entraider…

 

 

Mon humble avis : Moi, Daniel Blake a reçu la récompense suprême lors du dernier Festival de Cannes, à savoir la Palme d'Or. Récompense oh combien méritée !...

Même si ce film n'est guère joyeux ni très distrayant, car encré dans le réel du quotidien, le quotidien des petites gens de la classe moyenne, voire pauvre, d'Angleterre.

Un film intelligent, sobre, pudique et franchement bouleversant. Un film qui montre qu'à l'heure où les gouvernements ne jouent plus leur rôle, et bien reste l'entraide, celle toute simple faite de petits coups mains, de rencontres, de maigres repas partagés, de sourires échangés... Bref, l'attention portée à l'autre, même à l'inconnu qui de ce fait, ce sent vivant, existant aux yeux des autres. Un film porté par des acteurs exceptionnels, tout à fait méconnus en France. Ce qui fait qu'à l'écran, on ne voit pas de comédiens, mais de vraies personnes qui vivent une vraie vie.

Les personnages de Ken Loach ne démissionnent pas, malgré les épreuves de la vie, et surtout les épreuves du système, un système binaire qui ne prend plus en compte l'individu, qui ne possède que deux cases à remplir (oui ou non) et qui, parce que c'est le règlement, n'imagine même pas qu'il puisse y avoir une 3ème case, voir une dizaine d'autres pour répondre aux besoins et aux urgences de chacun.

Daniel Blake est confronté aux incohérences du système de santé et de chômage anglais... Et dès le début du film,  nous sentons parfaitement que ce personnage va faire face à un monde qui marche sur la tête au point que l'on pourrait en rire, s'il n'y avait des vies humaines en jeu. Oui, les situations que rencontrent Daniel Blake semblent plus tirées d'un sketch humoristique que d'une vérité pourtant hélas bien réel.

Suite à une crise cardiaque, Daniel Blake doit rester en convalescence et ne peut plus travailler pendant un moment, d'avis du personnel soignant. Sauf que lors d'un questionnaire médical pour obtenir une pension d'invalidité, il est déclaré apte à travailler, en gros, parce qu'il est capable de se déplacer seul et e mettre un chapeau. De ce fait, il doit s'inscrire au Pôle Emploi anglais, sauf qu'il ne peut percevoir d'allocations s'il ne cherche pas de travail durant 35  heures par semaines et le prouver.

Bref, vous le comprendrez bien, dans ce film, que ce soit pour Daniel Blake ou sa nouvelle amie Kathie et ses deux enfants, c'est le serpent qui se mord la queue, et tout le monde qui se renvoie la patate chaude... sans se préoccuper des conséquences souvent gravissimes dans la vie de ces victimes malgré elles

Dans de moindres proportions, il y a quelques années, j'ai été victime aussi de ces prises de tête avec le système... Ce qui a eu pour conséquences, suite à une grosse crise d'angoisse, de prolonger mon arrêt maladie d'alors de 9 mois... ce qui fait que j'ai coûté beaucoup plus cher à la société que si chacun avait fait son boulot en temps voulu.

Bref, un film à voir, pas forcément à revoir pour les raisons citées en début de billet. Mais c'est une réelle prise de conscience sur les incohérences des systèmes de protections sociales où les bénéficiaires sont souvent soupçonnés d'assistanat ou profit de complaisance.

Dommage hélas que de tels films n'aient un effet que dans l'esprit du spectateur, mais point dans ceux qui nous gouvernent et pondent des lois qu'ils ne respectent pas eux même. Car ce film dénonce parfaitement l'inefficacité volontaire d'une l'administration étouffante, qui accroît encore plus la précarité et l'isolement des personnes qui ont besoin d'aide...Dommage que le cinéma ne change pas le monde !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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