Publié le 4 Avril 2012

Roman - Editions Livre de Poche - 184 pages - 5.50 €

 

 

Parution en poche en 2007 (sinon, 2005 chez Stock)

 

 

 

L'histoire : Monsieur Linh est un vieille homme qui débarque en France après un long périple en bateau. Il n'a qu'une simple valise et il sert très fort, dans ses  bras, sa petite fille, seule survivante du bombardement qui a décimé son village à l'autre bout du monde. Il est alors recueilli dans un dortoir pour réfugiers... Il ne parle pas un mot de Français quand il s'aventure, avec sa petite fille, dans les rues où rien ne ressemble ni ne sent comme dans son village. Il s'assoit sur un banc. Un grand et gros homme vient s'assoir prêt de lui. Avec deux mots qu'ils ne comprennent même pas de la même façon, les deux hommes font, au fil du temps, tisser une amitié très forte. Une amitié où les mots sont superflus.

 

 

Tentation : La blogo et la réputation du livre

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

  Billet spécial dédicace for... Viviane !

 

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Mon humble avis : Dans la série bluff total, j'avais cité récemment Tuer le père de Nothomb, le Scriptorium d'Auster, La double vie d'Anna Song de Minh Tran Hui. Et bien ajoutons sans hésitation "La petite fille de Monsieur Linh" à cette liste méritante. Bien sûr, tout au long du livre, on trouve nombre d'anormalités, on se doute bien que quelque chose nous échappe mais jamais ô grand jamais, on imagine cette vérité. Une vérité, une fin qui ne laisse pas de marbre, qui bouleverse, qui peut paraître abrupte et peu développée, mais qui laisse surtout je pense au lecteur la possibilité d'y trouver sa propre interprétation. Et de se poser les bonnes questions. En effet, on s'accorde à dire que la littérature n'est pas là pour donner des réponses mais pour conduire à s'interroger sur d'autres chemins. En tout cas, cette fin m'a estomaquée et je ne saurais dire s'il elle m'a "convenue" ou non. Mais elle m'a bien chamboulée.

Mais avant la fin, il y a le roman entier... Prenant, mélancolique, juste, très juste et qui ne se perd pas dans des détails. Même le pays d'origine de Mr Linh et sa ville d'accueil ne sont pas nommés, donnant ainsi une universalité à cette histoire. Moi j'y ai mis les noms Vietnam et Marseille, vous choisirez les vôtres.

On s'attache terriblement à ce vieillard qu'est Monsieur Linh, qui, pour que survive sa petit fille, a entrepris la grande traversée, pour lui assurer un avenir meilleur, sur une terre moins hostile... où tout lui est hostile à lui. Car il ne reconnaît rien, pas une odeur, pas un paysage, pas un mot. Et là, on peut entrer dans la peau de ses hommes et femmes qui, fuyant leurs pays pour X raisons, se retrouvent dans un univers et une culture qui leur sont étrangers, pour lesquels ils n"ont même pas été préparés. Un pays où ils dépendent des quelques mots qu'on veut bien leur traduire et qui sont insuffisants pour leur permettre de comprendre ce qui se passe autour d'eux, ce qu'ils deviennent eux mêmes.

Mais heureusement, dans cette âpreté environnante, il y a l'amitié que crée Monsieur Linh avec Monsieur Bark, le gros homme. Ils se rencontrent sur un banc de parc. L'un parle, l'autre écoute sans comprendre. Une amitié faite de présence, de regards, d'attentions, d'intonations dans la voix. Une amitié qui brise toute les barrières et qui reporte au second plan l'importance de la compréhension linguistique. L'amitié est donc au delà de ça. Et cela m'a fait penser à mon père qui, il y a 25 ans, avait des conversations à bâtons rompus avec un ami espagnol. Aucun ne parlait la langue de l'autre, mais à force de geste et quelques similitudes phonétiques entre deux langues latines, ils parvenaient à refaire le monde. Monsieur Bark et Monsieur Linh ne refont pas le monde, mais à eux seuls ils comblent celui de l'autre. Et tout cela est dit, écrit, décrit magistralement, avec une justesse remarquable. Une très belle histoire, mais bien plus que cela, étant donné la fin qui vous attend !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 2 Avril 2012

BD - Editions Futuropolis - 78 pages - 16 €

 

 

Parution en novembre 2008

 

 

L'histoire : Lulu, mère de 3 enfants, n'a pas travaillé depuis des années pour les élever. Elle va d'entretien d'embauche en entretien. Le dernier ne se passe pas mieux que les autres. Elle décide de ne pas rentrer chez elle, pas tout de suite. Elle a besoin d'air, elle a besoin d'elle, et non du mari irrespectueux et irascible qui l'attend à la maison. Voici Lulu errant sur la côte. Quelques rencontres vont sans doute changer sa vie à jamais ou pour quelques jours.

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib.

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : La blogosphère est décidément de bons conseils, notamment en BD, domaine dans lequel je navigue à l'aveugle que depuis quelques mois.

Cette BD est magnifique. Mais quel dommage, je n'ai pas fait attention à la mention "premier livre"... Donc la fin me laisse sur ma faim et en ce dimanche, ma bib est fermé, impossible d'y courir pour y emprunter le deuxième et dernier tome. Je me rebranche en position "patience" !

Des amis sont un soir autour d'une table de jardin. Ils racontent ce qui est arrivé à l'ordinaire Lulu. Cette femme écrasée par la vie, tant physiquement que moralement. Les dessins sont très parlant. Lulu se tient courbé, on la sent brisé, usé, à bout de force et d'illusion. Elle a donné ses dernières années à l'éducation de ses enfants et vit avec un mari irascible et manifestement pas très mature. La famille n'a pas de gros moyens. Alors, après un énième entretien d'embauche, Lulu décide de prendre le chemin des écoliers. Elle largue son portable et prévient sa meilleure amie qu'elle ne rentre pas tout de suite.

C'est très émouvant de voir cette femme plus habituée à subir qu'à décider s'octroyer une parenthèse dans la vie, une parenthèse de liberté, de recul, de réflexion. Et de se découvrir. Lulu retrouve le rire, la complicité avec les gens qu'elle rencontre, qui l'accueillent. C'est un peu une métamorphose. Cette femme se redresse au fil des pages. Son entourage inquiet, se déplace et constate cette transformation et n'ose pas intervenir. Lulu sourit, elle est heureuse, de quel droit interrompre cela.

Cette BD donne a réfléchir sur le besoin de larguer les amarres que l'on peut tous ressentir à un moment ou à un autre de notre vie. Est-ce une fuite ou au contraire, un affrontement de notre réalité, un rendez vous avec soi même. Je sais que certaines blogueuses se sont interrogées sur la "moralité" de l'escapade de cette mère de famille, qui laisse donc ses 3 enfants aux bons soins de son mari, de ses amis. Et pourquoi pas ? Pourquoi le fait d'être parent ne donnerait pas le droit à quelques parenthèses individuelles pour revenir mieux. Maintenant, Lulu va-t-elle revenir, quelles seront les conséquences de sa désertion temporaire... Il faudra attendre le tome 2.

Petite précision, les dessins des décors et couleurs sont superbes, notamment les scènes de bords de mer, aux couleurs très chaudes. Les visages me paraissent plus approximatifs.

Manifestement, Etiennde Davodeau est l'auteur d'un paquet de BD que j'ai remarqué sur la blogo. Un auteur qui semble nous parler de nous, avec beaucoup d'âme et d'esprit.  Et me voilà à suivre aussi les auteurs de BD... Je suis mal partie !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 1 Avril 2012

Il y a quelque temps, je vous présenter "Premier bilan après l'apocalypse" de Beigbder, dont le bandeau disait allègrement : 100 livres pour le prix d'un.

Et bien ce vendredi, je suis allée au fin fond de mon département, à Fougères (je n'y étais jamais allée encore, en tout cas de ce côté là) pour le spectacle de Véronique Dicaire. Et bien là, je peux vous dire que c'est 100 concerts pour le prix d'un !

 

Véronic Dicaire, comme bien d'autres voix, nous vient de l'autre côté de l'atlantique, du Québec. Comme quoi la nature est injuste, la nature ne l'a pas dotée d'une voix extraordinaire, mais de 150 voix toutes plus bluffantes les unes que les autres.

Véronic Dicaire imite les plus grandes chanteuses de notre époque, comme les plus ridicules aussi. Où aussi des voix du passé qui revivent sur scène dans la peau de cette jolie blonde débordante d'énergie. Véronic Dicaire imite tant vocalement que gestuellement et tantôt, elle s'amuse à parodier. Parce que forcément, cette canadienne manie l'humour avec finesse et brio. Un spectacle où l'on ne s'ennuie pas une seconde, ou l'artiste donne tout et court sur ces hauts talons pour changer de costumes et rester fidèle au look de Céline au fil des années. Ces imitations sont on ne peut plus bluffantes, c'est presque à croire que Britney Spears se cache derrière les rideaux pour chanter. Vous ne connaissez pas tout le monde : pas de panique, chaque imitation est annoncée et nommée !

De Lady Gaga à Piaf, de Rihanna à Tina Turner en passant par Vanessa Paradis, Zaz, ou Christophe Willem et Mickael Jackson, je vous le dis, il y a du beau linge. Le seul regret est que les performances se "limitent" à un couplet et un refrain de chaque chanson. On aimerait que chaque chanson soit interprêtée jusqu'au bout. Mais à ce moment là, le spectacle durerait 5 heures et malgré toute son énergie, je ne pense pas que Véronic Dicaire survivrait  à un tel marathon.

 Voici quelques vidéos, n'hésitez pas à passer les bla blas des présentateurs....

 

 
 
Moi je vous dis qu'on a pas fini de parler de cette "performeuse" !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 30 Mars 2012

Roman - Folio Edition - 271 pages - 6.80 €

 

 

 

Parution d'origine en 1953.

 

 

L'histoire : William Lee a la trentaine lorsqu'il touche à la drogue pour le première fois. Quelques semaines et le voilà accroc et forcément, installé dans une spirale sans fin : chercher de la came, se piquer, en vendre, de faire prendre, s'enfuir, en manquer, partir, se désintoxiquer,  recommencer... De New York à la Colombie, via New Orleans et Mexico, le parcours d'un Junky dans l'Amérique du début des années 50...

 

 

 

 

Tentation :Le sujet et le bandeau "Culte".

Fournisseur : Ma PAL récente, grâce à ma CB !!!

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Si l'objectif de ce roman était "zéro émotion", et bien objectif atteint, par ce que l'auteur le vaut bien !

Bon, alors, comment dire.... Le héros, ou plutôt l'antihéros du roman s'appelle William Lee. Iil est le double romanesque de William Burroughs. Nous sommes donc presque dans l'auto-fiction, mais romancée. Déjà, parce que la fin n'est pas réelle. Et oui, dans la vraie vie, l'auteur ne divorce pas de sa femme. Il la tue d'une balle dans la tête, en voulant jouer à Guillaume Tell. Aucun spoiler là dedans, c'est dans toutes mes biographies de Burroughs, et cela n'a aucune importance dans le livre où... rien n'a d'importance d'ailleurs.... sauf la came et ses dérivés plus ou moins légaux, tout dépend de façon dont on se les procure et de que l'on en fait....

Le style est cru mais pas pour autant choquant. Tout est brut de pomme, pas de panaché. De la description, des faits, on est toujours dans le factuel. Jamais l'auteur ne partage une émotion ou un ressenti. Jamais il ne se dit heureux ou  malheureux, ni pourquoi ni comment. Nous assistons à la descente au enfer d'un homme qui ne se plaint même pas, qui constate, c'est tout, qu'il est malade, en manque ou en début urémie. On ne sait pas de quoi il vit, on ignore son âge et ce n'est qu'à mi parcours qu'on lui découvre une femme qui ne fera que deux courtes apparitions... Le livre prend souvent la forme d'une liste de rencontre de camés, de revendeur, d'homosexuels, de vieux, de jeunes, de clients... Mes ces rencontres ne sont jamais approfondies ni détaillées. On ne sait rien sur ce que vivent intérieurement les personnages, ni ce qu'ils font dans la vie à part se shooter... Certes, pour nombre d'entre eux, la came devient aussi, voire plus vitale que la nourriture... Alors comme en Afrique une femme va pratiquement passer sa journée à chercher, à cultiver, et à cuisiner de quoi nourrir sa progéniture, en Amérique, le camé arpente les rues et les bars louches à la recherche d'une dose, d'une capsule, d'un grain, d'un once, d'un gramme, d'une ordonnance....

La lecture de Junky devient donc quelque peu lassante car répétitive. L'auteur ne cherche manifestement pas à intégrer le lecteur dans son trip et le lecteur lui, ne ressent aucune empathie pour le personnage ni d'envie de s'identifier à lui ne serait ce qu'une seconde lors d'une phrase touchante ou bouleversante. Non, rien. L'intérêt est dans le côté technique de l'utilisation de la came et de ses conséquences dans les années 50. Aussi, en arrière plan, l'époque, les mentalité et l'évolution de la législation au sujet des stupéfiants, législation qui n'avait pas fini d'être hypocrite et illogique... Mais c'est un autre sujet !

Au risque de me honnir devant les puristes de la littérature, j'avoue, j'ai du mal à comprendre ce que ce roman a de culte. Sans doute était-ce lié à l'époque de parution. Il n'empêche, même si la littérature doit jouer un rôle tant contestataire, que révélateur ou dénonciateur, je ne trouve pas là prétexte à faire de Junky un roman culte et de son auteur un héros ou presque. Car William Burroughs, avec Jack Kerouac, est l'un des membres fondateurs de la Beat generation. Expression que l'on voit souvent, sans savoir y mettre un concept réel derrière. Alors, j'ai enquêté pour vous... Oh, je ne suis pas allée bien loin... Jusque chez Wikipedia où vous trouverez tout le détail. Je me contente ici d'un petit résumé maison...

 

Qu'est-ce que la Beat Generation :C'est un mouvement littéraire et artistique né dans les années 50 aux USA. Le tout premier auteur de ce mouvement fut Jack Kerouac en 1948.  Les certitudes s'ébranlèrent mais il y eu une véritable contribution à l'enrichissement du mythe américain.

Les membres faisaient preuve d'une créativité débordante et libertaire et vouaient une fascination pour le milieu underground, tout en étant très attaché aux grands espaces, à la nature, aux spiritualités chamaniques.

Beat signifiait à l'origine "fatigué, cassé, au bout du rouleau, génération perdue, fin de siècle, exténué, vagabond. Kerouac l'a aussi approché de la signification du mot français Béat.  Et le Beat, c'est aussi la pulsation (le coeur) et le rythme, en musique...

Les oeuvres de la Beat Generation sont dominées par la spontanéité, un quasi automatisme dans l'écriture pour provoquer une prosodie.

La livre Beat Generation par excellence est Sur la route, de Jack Kerouac.

 

Une lecture qui s'est donc révélé plutôt expérimentale pour moi et j'aime assez ce concept d'expérimentation, ce qui élargie ma petit culture littéraire, même si celle ci n'a pas forcément la dimension pour apprécier pleinement tout cela. Si c'est comme l'estomac qu'il suffit d'élargir pour manger, je suppose que je finirais par apprécier ou du moins, par comprendre réellement et distinguer les différents mouvements et nuances littéraires. Car pour l'instant, j'ai plutôt tendance à considérer la littérature comme un panier à salade, avec pour toute classification les notions de romans, récits, essai, autofiction, classique, contemporain, thriller, polar et SF !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 29 Mars 2012

Synopsis : Deux des meilleurs agents secrets au monde sont aussi les deux meilleurs amis dans la vie. Rien ne pouvait les séparer jusqu’au jour où ils découvrent qu’ils fréquentent depuis peu la même jeune femme, Lauren. Ce qui était au début un jeu de séduction sans conséquence et un simple défi amical se transforme vite en une guerre sans merci. Déploiement de technologies de pointe, moyens de surveillance high tech, c’est tout un arsenal capable de faire sauter un pays que les deux espions utilisent pour séduire leur target et mettre l’autre hors-jeu. Plutôt malheureuse en amour jusqu’ici, Lauren a désormais un choix impossible à faire entre deux hommes incroyablement sexy

 

 

 

Avec Reese Witherspoon, Chris Pine, Tom Hardy

 

 

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis : C'était dimanche, j'avais choisi de m'enfermer au cinéma avec des films distrayants où le Q.I nécessaire pour suivre l'intrigue ne dépassait pas celui de l'huître... Entre L'oncle Charles et Target, et bien figurez vous que j'ai préféré Target, film américain qui sort les grands moyens : artilleries lourdes dans les effets spéciaux et les scènes d'action et le charme romantique de ses acteurs. Comme le dit Reese Wtitherspoon, c'est un film  deux en un, action et romance. Et c'est surtout un film qui tient ses promesses, qui ne déçoit pas puisque l'on sait à l'avance que le scénario ne débordera pas d'originalités.

Mais le tout est bien filmé, bien mise en scène, et le rythme ne faiblit pas. Il y a un côté "True Lies" (avec Shwarzy) ou la version française "La totale" avec Thierry Lhermitte dans Target. Target, en anglais, signifie "La cible". Et la cible, cette fois ci, n'est pas un dangereux terroriste (quoiqu'il y en a bien un par derrière qui réapparaîtra quand il faut pour assurer un énième rebondissement au scénario, mais Lauren. Deux hommes, deux agents de la CIA ultra entraînés et qui parcourent le monde sur les plus dangereuses missions, tombent amoureux sans s'en rendre compte, de la même femme... qui soit dit en passant, à bien de la chance d'être courtisée par deux hommes à la fois... Bon, en même temps, elles ne manquent pas d'arguments...) Jusqu'au jour où bien sûr, le trio inconnu bat les masques.... En attendant, ces surhommes redeviennent des enfants prêts à tout pour s'assurer les bonnes grâces de la belle bien indécise. Alors, ils utilisent tous les joujoux et gadget de la CIA pour faire foirer les plans dragues de l'autre etc...C'est alors no limit ! Et ce qui était un jeu au début devient presque une guerre et l'amitié sacrée des deux agents est bien menacée. Un film assez réaliste en fait dans le fond. Bon, la forme est là pour distraire. Après réflexion de l'huître, malgré l'artillerie et les clichés américains, j'ai trouvé ce film moins "lourding" que L'oncle Charles. L'oncle Charles serait plus lourding là où Target est léger et rafraichissant !

Et puis, la fin est surprenante mais charmante en faite, romantique à souhait of course mais inattendue. Mais moi, je n'aurais sans doute pas fait ce choix là. Mais bon, je ne suis pas la charmante Reese Witherspoon, ça se saurait !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 28 Mars 2012

Synopsis :  

En Nouvelle-Zélande, un richissime homme d’affaires d’origine française, Charles Doumeng, voit basculer sa vie en apprenant qu’il est atteint d’une maladie incurable. Sexagénaire, sans famille ni héritier et n’ayant plus que quelques semaines à vivre, éprouvant un soudain regain d’affection, il se met à la recherche de sa sœur, qu’il n’a pas revue depuis cinquante ans, dans l’ouest de la France.
A Mauprivez, petit village de la région nantaise, Corinne, trente-cinq ans, clerc de notaire, gros besoin d’argent, tombe sur l’annonce que Charles a écrite pour retrouver sa sœur, et dont la récompense est énorme. Elle part à la recherche de cette inconnue, sans succès, et décide, avec l’aide de son entourage, de lui former une famille sur mesure…
La supercherie marche du tonnerre. A l’autre bout du monde, Charles est aux anges, heureux d’avoir enfin trouvé des héritiers. Mais la vie réserve des surprises et les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules… Charles a été victime d’une erreur de diagnostic, il n’a jamais été malade !
Fou de joie, il décide de venir en France pour rencontrer sa nouvelle famille.
Les emmerdes commencent…

 

 

 

 

 

Comédie avec Alexandra Lamy, Eddy Mitchell, Valérie Bonneton

 

 

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Mon humble avis : Du film culte (avec La vie est un long fleuve tranquille, Tatie Danièle, Le bonheur est dans le pré ou encore le fameux Tanguy), Etienne Chatillez passe au film qui se regarde, qui peine a démarrer et qui s'essoufle assez vite. Les personnages, comme les situations, sont poussés à l'extrème, donc ne font plus rire et restent néanmoins assez prévisibles. Le scénario est léger, tout semble partir un peu en vrille. Le jeu des acteurs est inégal. Valérie Bonneton se régale et s'amuse elle même et Eddy Mitchell est bien meilleur chanteur qu'acteur. Surtout que son personnage est très caricatural qu'il ne reste plus grand chose de naturel et croyable... Alexandra Lamy s'en sort plutôt bien, mais on est tout de même loin des tapis rouges. Son personnage est le plus réaliste de la bande, donc sans doute le plus touchant. Le dénouement laisse sceptique : ni crédible, ni moral, ni même un minimum logique...

Mais, mais, quand on a choisi un film détente qui change les idées, et bien on se laisse prendre sans déplaisir dans cette histoire avec cerise sur le gâteau, de superbes vues de Nouvelles Zélandes. Et puis quelques bonnes scènes assez jubilatoires, notamment celles du couvent. "Ah va savoir" ! En fait, c'est surtout lorsque l'on rentre chez soi que l'on se dit que l'on a rien vu d'extraordinaire. So far, l'année 2012 reste assez pauvre et peu surprenante au niveau ciné ! (Ok, mai choix ne sont pas forcément judicieux, mais l'année dernière, j'avais commencé l'année par une comédie et hop un coup de coeur)....

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Mars 2012

SRI-LANKA-3-145.JPGNous avons visité une nurserie de Tortues de mer, à quelques kilomètres au sud de Bendota...

 

Les oeufs que déposent la nuit les tortues sur les plages sont souvent détuits ou ramassés par les plus Sri Lankais les plus pauvres pour être consommés. Consciente du danger pour l'espèce, la population locales a ouvert de nombreux centres privés, des nurseries. Les oeufs sont alors couvés en enclos, puis les jeunes tortues sont maintenues quelques jours en bassins d'eau de mer avant d'être relachée dans dame nature. Nous visitons ces centres contre un un droit d'entrée qui aident à convrir les frais de fonctionnement de ces nurserie. P1050098.JPG

 

Lors du tsunami de 2004, la plupart de ces  nurseries ont été détruites. Ces nurseries prennent soin aussi de tortues handicapées naturellement ou par les pâles d'une hélice de bateau. Je n'ai pas pris en photo ces tortues handicapées, qui privées d'une nageoire, sont condamnées à tourner en rond toute leur vie dans un bassin. Le poids des mots suffira, le choc des photos est inutiles.

 

 

 

                                                                           (Photo KTL)

 

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Les oeufs couvés et numérotés à l'abri...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Une tortue albinose

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Une tortue sensible aux chatouilles !
Quelques extraits de wikipédia à propos des tortues marine :

Ces espèces sont toutes vulnérables ou menacées. Elles font localement l'objet de protection ou de plan de restauration, mais la pollution, le braconnage et les prises accidentelles par engins de pêche restent des causes préoccupante de recul de populations, déjà très relictuelles

 

Elles peuvent nager rapidement et plusieurs espèces sont capables de vitesses pouvant atteindre 35 km/h ; à la différence des tortues d’eau douce, elles avancent par l’action simultanée des membres antérieurs.

À la naissance, il n'y a chez les tortues marines aucun élément anatomique externe qui permette de distinguer un sexe de l'autre.

On pense que certaines tortues marines peuvent dépasser les 150 ans. On a mesuré un record de plongée de 6 heures pour une tortue verte.

 

Les tortues marines possèdent des ennemis naturels tels le grand requin blanc, le Requin tigre et le Requinbouledogue comme en témoignent les cicatrices trouvées sur leurs carapaces, mais surtout l'homme. Cependant elles sont surtout vulnérables à cause de leur système de reproduction. Elle doivent s'approcher des côtes pour pondre, l'homme est là, son principal prédateur. Les œufs sont laissés sans surveillance. L'homme n'est pas le seul à prélever des œufs. On a pu montrer que des petits mammifères, des chiens et même des mangoustes (sur les plages Virginie) pillent les nids

 

 

 

Je ne résiste pas à l'envie d'ajouter sur ce billet une photo (trouvée sur Google) d'une tortue marine dans son milieu naturel. J'ai eu la chance d'en croiser 3 fois lors de plongée sous marine : en Thaïlande, en Guadeloupe et au Sri Lanka !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Asie

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Publié le 25 Mars 2012

35/03/2012Ici, sur mon blog, je suis chez moi.  Je suis plus chez moi que chez moi où ma liberté s'arrête là où commence celle de mes voisins (même si la réciprocité n'est pas toujours vérifiée..). Mais chez moi, je ne suis que locataire et je vis en collectivité comme on dit (banissons le terme communauté, un immeuble est tout sauf une communauté de personnes vivant sous le même toit). Donc ici, sur ce blog, à moins d'avoir des propos ra...tes ou d'appels au me..tre, je peux tout faire, même casser l'ambiance. Et oui, vous me connaissez gaie, enthousiaste, dynamique, enjouée, persuasive, passionnée. Ce que je suis, en partie, mais pas que.

Car aujourd'hui, j'atteins l'âge du milieu. Celui où logiquement, on en voit autant dans le retroviseur que dans le parbrise...

Mon retro est bien plein, alors pas vraiment de regret, mais il y a un trou béant. Mon avenir... Dans un brouillard, j'y vois pas à trois mètres. Alors ne vous en déplaise, je crie haut et fort que je vis mal ce changement de dizaine. Une santé qui laisse à désirer, un corps dont je ne peux me passer mais qui cache le plus vicieux des traîtres, un demi boulot, une demi pension, pas de mari, pas d'amoureux, pas d'enfant, livre publié : aucun. bref, objectifs atteints proches du néants.

Pourtant, je pense être restée fidèle à moi même, à mes idéaux, à mes valeurs, à mes envies, et pourtant, je ne suis pas parvenue a être celle que j'aurais voulu être, même si je serais bien incapable de la nommer précisément. Mais non, je ne suis pas elle. Et celle que je montre, je pense, porte ombrage à celle que je voudrais être.

Je n'ai pas trouvé ma place, celle où l'on peut enfin se pauser sans se poser de question, ni dans mon travail, ni dans ma famille, ni dans mon entourage amical, ni dans la société au sens large, puisque j'en dépends en partie. A une époque, une seule, tropicale, j'étais une partie d'un tout, je ne prenais ni plus ni moins de place que les autres et j'étais aimée parfois.  Parce qu'autour de moi, même si tout le monde s'accorde à dire que ce n'est pas croyable tant je suis pêchue, dynamique, drôle, courageuse, plutôt mimi y parait, et bien c'est le désert affectif. Mes alter égos émotionnels et affectifs, je les trouve dans les livres et chez les auteurs. N'allez pas croire que je vis ma vie par procuration à travers les livres comme d'autres regardent trop la télé. Non, c'est juste que je trouve dans les livres et chez les auteurs une intensité égale à mes émotions et mes questionnements sur la vie en général. Une recherche.

Et pourtant, la vie est belle, je pars bientôt au Seychelles ! Et oui, j'ai des passeports plein de tampons à faire pâlir de "jalousie" la plupart d'entre vous. Parce que je suis curieuse de tout et de tout le monde. Alors j'ai pris beaucoup l'avion. Je préfère l'avion, car il vous mène sans étape directement dans l'ailleurs, dans l'exotisme. Pas de progression. On se prend les différences de plein fouet, quelles soient climatiques, végétales, culturelles, architecturales, linguistiques. Dans un aéroport, c'est une salle d'embarquement... Logiquement, on est sûr d'embraquer, de pas être laissée sur place, ne serait-ce que par l'éthymologie des mots.

Le train... C'est une progression, le paysage change devant vos yeux de façons quasi insoupçonnée alors, arrivé à destination, moins de surprises. Même si, quand on quitte Rennes pour le Sud Ouest, il suffit de traverser la Loire pour que les tuiles grises deviennent oranges. Il n'empêche, un train, ça impose un quai. Et j'y suis restée. J'ai pris beaucoup l'avion, me suis enrichie à un point inimaginable, mais à un moment de ma vie, et j'ignore lequel, je ne suis pas montée dans le train. Je n'ai pas pris la bonne direction. Alors ce milieu de vie dans une relative solitude (loin d'être sociale, à notre époque, on peut vite être débordée par sa vie sociale ou pseudo sociale), je le vis mal parce que je ne me vois ni briller dans les yeux d'un être aimé et qui m'aime et aucun enfant sur terre ne me ressemble.

Heureusement, il y a mes passions, mes envies, mes rêves, des rencontres magiques, des artistes, des attentions . nothomb4086b.jpgMettez moi dans un avion ou une librairie, des lieux où l'avenir et les promesses ne dépendent que de moi et alors... je peux croire que mon coeur ne bat pas encore tout à fait pour rien.

  

J'ai trouvé cette photo sur le net, au hasard, en tapant sur Google avion + livre (merci au propriétaire qui me laissera l'utiliser)...Elle tombe à pic ! Aujourd'hui, dans ma boite aux lettres, un paquet avec une écriture que je reconnais bien maintenant... Amélie Nothomb qui me souhaite un joyeux anniversaire et m'envoie un de ses livres dédicacés !

  

  

  

Maintenant, place aux artistes qui disent les choses bien mieux que moi.

 

 

Ycare : Une vie

J'ai 40 ans, j'ai plus le temps que j'avais à 20 ans.

Il n'empêche qu'il y a quelques semaines, je suis allée le voir en concert et durant deux heures, cet artiste hors pair m'a rendu mes 20 ans : je sautais, je criais, je chantais, je tapais de mains, je vibrais !

 

 

Indochine, mes chers Indo avec Electrastar. Moi ma version de cette chanson, c'est mon  AVC en 2008.. me voir tomber au combat, je n'oublie pas, le temps c'est arrêté et tout à continué.... Et ça fait mal...
 
Soan, la quête de l'amour. Pour lui, c'est Emily. Moi, je veux même bien qu'il s'appelle Emile !
 
Hey you des Pink Floyd, the Wall. très Symbolique. Si chacun arrêtait de se cacher ou de se rassurer derrière son mur, la vie serait tellement plus douce et enrichissante pour tous.
 
Et the last but not the least, What's up des 4 non blondes.... Sauf que je n'ai plus 25 ans mais 40. Mais j'attends toujours The revolution ! Parce que mes révoltes sont toujours les mêmes qu'il y a 20 ans, voire elles se sont accrues car rien ne s'est arrangé depuis dans notre monde ou pas grand chose.
Bon promis, demain, on reprend le ton habituel !
Si toutefois vous faites partie de ceux qui ont mon n° de tel, merci de ne pas m'appeler. Un comm, un mail ou un mot sur FB me feront bien plus plaisir. De toute façon, je passe ma journée dans le noir, au cinoch' !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 24 Mars 2012

Roman - Editions Points -273 pages - 7 €

 

 

 

Parution dans ce format en mars 2001

 

 

L'histoire : Kiev, Ukraine, dans les années 90. Victor est un journaliste écrivain sans avenir qui mène une vie plutôt terne. Peu d'amis etc... Sa particularité : il a adopté un pingouin qui partage donc son appartement.

Victor décroche enfin un poste de journaliste un peu spécial... Sa mission, écrire les nécrologies de personnes encore vivantes.... Sauf que Victor va réaliser que ces personnes meurent soudain très vite... Mafia ou règlements de comptes politiques ?

 

 

 

tentation : Ce livre est dans ma PAL, l'auteur vient à Rennes !

Fournisseur : Livre offert lors d'une opé 2 livres = 3 !

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Russissime ! Bon, en même temps, c'est la première fois que je me trempe les doigts dans la littérature russe, enfin, Ukrainienne pour être exacte... Mais l'ambiance qui règne dans ce livre colle parfaitement aux clichés que l'on a de la Russie. Une vie terne, un hiver glacial, des appartements tristes et spartiates....Limite, je me serais cru en Roumanie.

Bon, si vous lisez le résumé de l'histoire, vous vous dites, chouette, cela promet une lecture déjantée et pleine d'action, de suspens et de danger. Oui dans un sens, non dans l'autre...

Commençons par l'autre sens : le côté déjanté est là avec la présence du pingouin. Mais le pingouin déprime autant que son maître et finalement, à part des situations incongrues, il n'apporte rien de cocasse et de drôle. Voilà, c'est dit, je n'ai pas ri une seconde ! L'action, qui n'en n'est pas vraiment une puisqu'il ne se passe en fait pas grand chose, est très répétitive. Le petit déjeuner, la vodka, il retire sa parka.... On a donc là un roman sur la routine du quotidien et sur la solitude à son comble. Mais le sujet que l'on espère principal (les morts et le danger), est finalement secondaire, comme un arrière plan. On en sait d'ailleurs très peu, l'auteur nous maintient dans un brouillard total à coup de situations décalées qui n'aboutissent pas vraiment, et qui s'éclaircissent à peine à la fin. Une multitude de personnages entrent et sortent dans ce roman, avec des noms (Russes bien sûr)  imprononçables par moi (donc lecture pas très fluide) et qui se ressemblent souvent, d'où ma difficulté à différencier tout ce petit monde.

Oui, je pourrais développer sur le symbole du pingouin dans l'histoire, sur la façon dont on peut ou non prendre les rênes de sa vie... Mais il faut bien que vous ayez encore quelques découvertes si vous lisez ce roman... que j'ai lu avant tout parce qu'il parait que c'est un "classique" du genre,les avis sont le plus souvent très élogieux.... Et bien moi, je me suis plutôt ennuyée et suis passée à côté de ce chef d'oeuvre et de sa dénonciation de l'anarchie post indépendance qui régnait dans l'ex république russe...

Mais dans le sens premier, le sens oui, rappelez vous, j'ai commencé par l'autre sens... Et bien oui, il y a tout de même du suspens dans ce livre intriguant et original, puisque je l'ai terminé !. Mais en plus, j'ai même envie de lire la suite, sans savoir vraiment pourquoi en fait ! Si, pour savoir ! Peut-être qu'il y aura la solution à l'énigme des serrures... Bon, à livre déjanté, billet désordonné ! Si vous m'avez suivi, vous êtes prêts pour le Pingouin !

 

Nouvel edit quelques jours plus tard... j'ai lu ce livre "en urgence" parce que l'auteur venait en conférence à Rennes... La conférence fut passionnante et l'auteur aussi jovial que polyglotte. Et ce qui est sûr, c'est que je manquais vraiment de culture, de connaissances sur le sujet pour apprécier "Le pingouin" à sa juste valeur !

Conférence passionnante où j'allais en touriste, donc je n'ai pas pris de note, mais j'avais tout de même mon appareil photo pour compléter ma collection de photo d'auteurs et leurs effets de mains !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 22 Mars 2012

Synopsis : Patrick est un homme rigoureux et borné. Elève brillant aux Antilles, sa mère l'a envoyé à l'âge de dix ans pour faire ses études en "France". 30 ans plus tard, il est devenu un historien réputé et fier. Coupé de sa famille et de ses traditions, il s'est intégré au point d'en avoir oublié ses racines... Un noir devenu "blanc à l'intérieur"... Apprenant que sa mère est sur le point de mourir, il part en urgence pour la Martinique, avec sa fille unique, et y débarque en plein carnaval. Durant trois jours, accompagné de son ami d'enfance, l'irrésistible Zamba, il va être emporté dans un tourbillon de folie, d'émotion, d'humour et de situations rocambolesques.
Un voyage initiatique rythmé par l'ambiance et les couleurs du carnaval. Trois jours qui vont changer sa vie.

 

 

Avec Lucien Jean Baptiste, Edouard Moutoute, Loreyna Colombo

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis : Il y a quelques mois, je regardais avec mes neveux et nièces le film "La première étoile. J'étais sceptique, mais ce film convenait aux plus jeunes et aux plus grands de la tribu alors ! Et excellente surprise !

Aussi, à la sortie de 30° Couleur, avec Lucien Jean Baptiste comme vecteur commun, je n'ai pas hésité. Et encore un bon moment, non négligeable dans cette période morose. Et puis, quand le cinéma m'offre un voyage au bout du monde en 10mn de voiture de chez moi, j'y cours !

Dans 1ère étoile, Lucien Jean Baptiste jouait le looser. Ici, il joue tout le contraire, l'homme qui a réussi au plus haut point... Un savoureux mélange de Lilian Thuram avec le métier de Stéphane Bern. Et moi, le genre Thuram, ça me laisse pas indifférente. Comme quoi, l'habit, l'allure fait bien le moine.

Avec 30° Couleur, c'est direction la Martinique. Certes, ce n'est pas ma chère Guadeloupe mais sa soeur Antillaise, c'est déjà pas mal ! Car j'y ai retrouvé tout ce que j'aime, ce qui m'a ramenée 1h30 durant sur l'une de mes terres de coeur : l'accent créole, les expressions, les doudous qui cuisine le fri à pin, le CRS, les accras de morue qui baignent dans l'huile, les cases en bois, les rythmes endiablés du carnaval, Val Val, les bals de zouk, le bruit des minuscules grenouilles dès le crépuscule et le fameux" mchxi" en fin de phrase qui montre l'agacement ou le désintérêt, bref ce petit son qui clot le sujet. Bref, j'étais sous les tropiques pendant 1h30.

Bon et l'histoire... Bien plus sensée que ne le laisse supposer une affiche pas forcément de très bon goût. Le négropolitain qui, après 30 ans d'exil, retrouve terre et famille à l'occasion de circonstances difficiles et qui fait face à un écart de culture..., culture qu'il va redécouvrir. Voici un sujet bien traité, avec subtilité et émotions, notamment lors de l'échange violent entre la soeur (qui n'a jamais eu son billet pour la métropole) et le frère qui a eu ce billet mais l'a très mal vécu. C'est très bien montrer la complexité et la l'incompréhension qui peut régner dans une même famille, suivant le lieu de vie de chacun. La couleur de peau est elle dans le sang ou dans la culture, ou toujours dans l'âme. Et puis il y a Alice, la fille de Patrick, qui découvre ses racines pour la première fois de sa jeune vie et qui semble, peu à peu, renaître à la vie.

Mon bémol irait au rôle un peu "Too much" d'Edouard Moutoute qui donne un aspect exhubérant à un film qui ne l'est pas. On est très loin de la comédie loufoque, d'ailleurs, je n'ai pas ri à gorge déployé. J'étais juste bien, il ne me manquait qu'un Punch Coco et le souffle des alizés.

30°Couleur est un film qui mérite une autre carrière que celle qu'il a, ou a eu suivant les villes. Chez moi, à Rennes, j'ai eu la dernière séance !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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