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Publié le 3 Août 2017

Thriller - Edition J'ai Lu - 377 pages - 7.80 €

 

Parution en octobre 2016

 

L'histoire :  Aéroport de Fort Worth, Dallas. Deux voyageurs essoufflés viennent de rater leur vol pour Paris et se le reprochent mutuellement : Enzo Meazza, un criminel en col blanc tout juste sorti de prison, et Janet Livingston-Pierce, ingénieur en déplacement professionnel. L'avion explose quelques secondes après son décollage... A peine remis du choc, ils sont pris pour cible par des hommes armés. Pourquoi en ont-ils après eux ? Leur commanditaire serait-il le mystérieux Griffon traqué par le FBI depuis des années ? Une seule certitude : Janet et Enzo n'auraient jamais dû se rencontrer...

 

 

Tentation : Pitch et auteur

Fournisseur : Ma CB lors du salon de Rennes

 

 

Mon humble avis : David Khara... Un auteur Rennais que je vois chaque année au salon du livre de Rennes depuis que nous y allons entre blogueurs de l'Ouest... Autant dire, 7 ou 8 ans... Et que je n'avais jamais lu...  Et cette année, David Khara m'a convaincue d'emporter ce livre inédit paru directement en format poche chez J'ai Lu. 

Rien de tel qu'un bon thriller en été, surtout quand on peine sur un autre ouvrage ! Comme ça m'a fait du bien de dévorer un livre, de ressentir l'impatience d'y retourner et de tourner les pages.

Et Atomes Crochus diffère franchement des thrillers que l'on s'habitue à bouquiner depuis quelques années et qui développent souvent une surenchère de l'horreur criminel... Rien de tout cela dans Atomes Crochus, pas de scène gore insupportable ni de surplus d'hémoglobine qui inquiète XXL sur la "nature" humaine. Ici, on est plus dans l'action et les courses poursuites. Et puis, ce n'est pas spoiler de dire que cela finit bien, puisque l'auteur lui-même déclare haut et fort lors de conférences qu'il aime écrire des histoires qui finissent bien.

En effet, alors qu'Enzo et Janet ont échappé miraculeusement à l'explosion criminelle d'un avion (puisqu'ils n'étaient pas dedans hein, pas non plus de raison tirée par les cheveux !), ils sont poursuivis par deux impitoyables tueurs qui travaillent à la solde de... vous verrez bien. Et puis il y a aussi le FBI qui ne traîne pas loin, persuadé qu'Enzo cache encore quelque secret.

Bref pas d'ennui dans ce roman entraînant, distrayant, purement agréable à lire. Bien sûr, après cette lecture, on ne se fait pas plus d'illusion au niveau de la probité de certains hommes politiques ou de dirigeants de multinationales. Nous plongeons aussi dans les actions de l'AIEA, l'Agence Internationale de l'Energie Atomique, dont le siège se situe à Vienne, et les conséquences qu'elles peuvent provoquer ou éviter. J'y ai appris aussi avec étonnement que la City de Londres est une ville et un comté à l'intérieur de la capitale britannique, administrée par la Corporation de la City de Londres, sous l'autorité du Lord-Maire. Les rois et reines ne peuvent y pénétrer sans son autorisation ni sans se débarrasser symboliquement de leurs attributs royaux. Etonnant non ? Intéressant en tout cas !

Bref, nous avons là un très bon polar, rythmé, qui mêle un peu d'humour et de romance, qui n'oublie pas les fameux rebondissements qui déroutent le lecteur et renouvellent son intérêt. Le tout dans un style fluide et agréable. Donc aucune raison de passer à côté d'Atomes Crochus. Bonne lecture les amis !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 5 Février 2017

Afficher l'image d'origineThriller - Editions Pocket - 515 pages - 7.40 €

 

Parution d'origine en 2002

 

L'histoire : Leland Beaumont est mort il y a un an. L'inspecteur Joshua Brolin est bien placé pour le savoir, puisque c'est lui qui lui a tiré une balle dans la tête alors que le boureau de Portland s'apprêtait à faire de Juliette son énième victime.

Et pourtant, à Portland, on retrouve un corps puis un 2ème atrocement mutilé avec la signature propre à Beaumont, signature connue de lui seul et de la police.

Un serial killer peut il revenir d'outre-tombe ? Non... Mais c'est une terrible enquête pour Joshua, qui se frottera à l'âme du mal.

 

 

 

Tentation : Envie d'un bon thriller !

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

Mon humble avis : Eté 2006... Je me souviens encore... l'été où je découvris Maxime Chattam et où je passais quelques nuits presque blanches tant j'étais happée par "In Tenebris", puis "Maléfices" acheté sitôt le premier achevé. J'ignorais alors que ces titres appartenaient à une trilogie, dont le premier tome est "L'âme du mal". Titre qui dors dans ma PAL depuis que j'ai ouvert ce blog, blog qui a élargi ma curiosité littéraire et m'a éloignée de certains de mes auteurs que je considérais comme fétiches et valeurs sûres.

Et comme j'ai décidé en 2017 de vraiment m'atteler à piocher dans les centaines de livres qui patientent chez moi.... me voilà à me plonger dans "L'âme du mal", toute excitée à l'avance.

Et là, patatras ! Déception, agacement quasiment à chaque page. Que se passe-t-il ? Soit je suis devenue plus avisée et plus difficile dans l'appréciation de mes lectures en 11 ans. Soit, il y a un réel "problème" dans ce thriller. Un peu des deux sans doute.

L'âme du mal est le premier roman publié de Maxime Chattam, et en fait, je pense que c'est là que le bât blesse. On sent énormément le côté débutant et la jeunesse de l'auteur, âgé alors de 25 ans. Bon, je reconnais qu'écrire une telle histoire, qui tient relativement la route, à cet âge-là est une belle promesse pour l'avenir. Mais quand on lit "L'âme du mal" on a envie d'annoter la copie par un "peu vraiment mieux faire".

515 pages.... Si l'on ôtait les constatations climatiques, météorologiques, culinaires, vestimentaires, morphologique, capillaires, routières, automobiles sans importance, et bien le roman ne contiendrait plus que 350 pages. Oh, ce serait merveilleux, car alors, on serait vraiment dans un thriller rythmé, qui tient vraiment en haleine et qui fait froid dans le dos. Mais non, toutes ses descriptions cassent le rythme, sont très répétitives et surtout, écrites dans un style proche de la mièvrerie (Ex : Le soleil tombait tranquillement au loin, tirant le voile du jour à sa suite jusqu'à ce que des étoiles se mettent à briller dans le froid limpide des cieux" !!!)

Ensuite, on ressent vraiment l'impression que l'âme du mal est le prétexte pour étaler toutes les connaissances acquises (pour la bonne cause) par Maxime Chattam en : criminologie, balistique, médecine légale, profilage, police scientifique etc. C'est presque un mode d'emploi de la police moderne de A à Z pour tout apprenti auteur qui n'aurait alors plus à se coltiner des heures de recherche, tout y est. Du coup, c'est long et inutile. Franchement, peu m'importe le fonctionnement de telle lampe ou tel logiciel etc, pourvu que la lampe éclaire et que le logiciel délivre ses réponses, et surtout, que l'enquête avance. Donc, l'on pourrait aboutir à un roman de 300 pages.

Enfin, il y a la romance entre Juliette et Joshua. Pourquoi pas ? Mais les réflexions intimes et incessantes de Juliette (suis-je amoureuse ? qu'est-ce que l'amour ? m'aime-t-il ? que suis-je pour lui ? Notre relation est-elle fondée sur une bonne base ? etc) n'ont pour moi rien à faire dans un thriller de cette trempe, puisque nous ne sommes pas dans un thriller psychologique à ambiance, mais bien dans un bouquin où les corps mutilés s'additionnent.

Tout cela, c'est sans compter les "comme par hasard" ou le comportement très improbable de certains protagonistes.

Bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas apprécié ma lecture de "L'âme du mal", même s'il y a de l'idée dans cette histoire et qu'évidemment, une fois qu'on l'a commencée, on veut connaître la fin.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 24 Novembre 2016

Afficher l'image d'origineThriller - Editions Pocket - 448 pages - 8 €

 

Parution en Pocket en mars 2015

 

L'histoire : New York, Central Park, 8 heures du matin. Alice, fic parisienne et Gabriel, célèbre pianiste de Jazz américain, se réveillent...menottés l'un à l'autre. Hors, la veille au soir, Alice écumaient les bars des Champs Elysée et Gabriel se trouvait à Dublin... Pour tout les deux, voici un énorme mystère à éclaircir et une journée trépidante à venir...

 

Tentation : Envie de lecture facile + pitch

Fournisseur : Ma CB lors de mon départ en vacances...

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Besoin d'une lecture facile et agréable, quoi de mieux qu'un Musso ou Levy ? Cette fois-ci, c'est Guillaume Musso qui a gagné le duel auprès de moi !

J'ai trouvé dans cette lecture ce que j'attendais : une bonne intrigue, pleine de mystères, un suspens qui ne faiblit pas, un côté fleur bleue qui effleure parfois, des rebondissements etc.

Les personnages sont bien croqués et creusé.

Je n'avais pas lu de roman de Guillaume Musso depuis quelques années... mais il me semble que Central Park est plus grave que les précédents. En effet, Musso n'épargne pas le personnage d'Alice qui a un vécu très chargé et très douloureux, ce qui touche profondément.

Bon, bien sûr on passe beaucoup de temps à lire des descriptions inutiles et les itinéraires des deux protagonistes au coeur de la Grosse Pomme. Ces passages, j'ai parfois tendance à les lire en diagonales. Parce qu'ils m'agacent un peu, qu'ils éloignent du sujet... et donc du dénouement qu'il me tarde de connaitre.

En parlant du dénouement... Celui-ci est particulier. Quelque part très bien trouvé pour expliquer la situation d'Alice et Gabriel le matin même, mais quelque part aussi un peu tiré par les cheveux pour avoir été inventée en quelques minutes par l'un des protagonistes. Néanmoins, la fin de l'histoire touche en plein coeur, après cette lecture d'un thriller tout à fait en trompe l'oeil.

Un bon moment de lecture, un bon divertissement.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Novembre 2016

Afficher l'image d'originePolicier - Editions Albin Michel - 358 pages - 20.90 €

 

Parution le 1er septembre 2016 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : Septuagénaire Marthe Bothorel est passionnée d'histoire de l'art et de dessin. Hors, lors d'un concours de peintres amateurs sur la ville de Provins, elle fait une macabre découverte dans les souterrains de la ville : une jeune fille peinte assassinée et posée dans une posture qui n'est pas sans rappeler un célèbre tableau. Et ce n'est que le premier corps... Avec ses amies Jacote et Nastia, elles se retrouvent dans des mésaventures dont elles se seraient bien passées...

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

Mon humble avis : Voici un roman policier que je dirais comme... "A l'ancienne". Il dégage un petit air désuet. Sans doute à travers ses 3 héroïnes qui totalisent au moins 210 ans à elles trois, à travers le commissaire Cointreau qui n'a rien du super flic mais ferait plutôt penser à un certain Maigret.

Les crimes sont très originaux... même si on ne peut plus odieux. Par contre, chance pour nous, les pages de ce roman ne débordent pas d'horribles descriptions qui font remonter le coeur ou fermer les yeux.

Et oui, on l'apprend dès le premier crime, le tueur, enfin, (le psychopathe !) reproduit dans la mise en scène de ses meurtres des célèbres peintures du début XXième. Quant au pourquoi du comment, je ne vous en dirai pas plus, il vous faudra faire connaissance avec Portrait de groupe avec parapluie.

L'intérêt premier de ce polar est en fait... culturel. Oui, cette histoire est vraiment très instruite et ce, de façon très accessible. Rien d'élitiste. Violette Cabesos nous offre une plongée documentée dans le monde de l'art au début du vingtième siècle (avant-guerre / pendant-guerre / après-guerre) de Paris. Et plus particulièrement de Montmartre et de Montparnasse. Et oui, c'est l'époque du Bateau-Lavoir, du Lapin Agile et de La Ruche où vivent et survivent les rapins de l'époque. Certains sont restés rapins, d'autres sont devenus rupins. De qui s'agit-il ? De Modigliani, de Picasso, de Soutine, de Derain, d'Utrillo, de Matisse etc... Mais y habitaient aussi (et sont bien présent dans le roman), Guillaume Apollinaire, de Max Jacob et bien d'autres littéraires. Les passages qui décrivent la vie et l'oeuvre de tous ces artistes sont vraiment intéressants, même si l'on apprend (pour moi en tout cas, que nombre de ces personnages ne débordaient pas de sympathie.

La présence de tous ces hommes illustres dans ces pages est l'une des raisons de ma lenteur de lecture (outre ma vie fourmillante !) . Car oui, si vous lisez ce roman, gardez à proximité de vous votre ordinateur ou une tablette... Car la curiosité (saine) nous pousse souvent à allumer l'un ou l'autre pour rendre visite à notre ami Google qui, en 2 clics, nous délivre tous les tableaux dont il est question ici. Bref, l'intérêt culturel de ce roman est indéniable.

Le fond du roman est également bien construit, l'auteure ayant eu la bonne idée d'intégrer aux célèbres peintres un artiste sorti de son imagination, qui fait le lien entre les années 1900 et le présent où se déroule l'intrigue.

J'ai plus de réserves concernant la forme que prend ce livre. En effet, même si l'on fait "connaissance" rapidement avec le futur criminel, en n'en sachant que très peu sur son identité, l'histoire tarde un peu à commencer. Le criminel s'exprime beaucoup à la première personne du singulier (un chapitre sur deux globalement) mais ne fait pas vraiment peur, même si son histoire personnelle est bien développée. Les passages où l'on retrouve nos 3 septuagénaires sont longuets, car pleins de dialogues inintéressants, qui remplissent certes, mais n'apportent rien à l'histoire, sauf à lui ralentir le rythme.

Mais mon plus gros bémol concerne la manière dont s'exprime Jacotte, l'une des 3 héroïnes retraitées. Certes, celle-ci était tenancière de bar dans un quartier très ouvrier de Paris. Du coup, elle s'exprime de façon très populaire, quasiment qu'en argot et pour moi, là, on est à la limite de la caricature de la caricature. Bref, c'est too much, désagréable à lire et surtout, cela coupe la fluidité de l'écriture.

Mon avis est donc en demie teinte, mais une lecture vraiment intéressante culturellement parlant, même si ce n'est pas ce qu'on recherche en premier dans un roman policier.

 

4ème

6ème

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 28 Novembre 2015

Afficher l'image d'origineThriller - Editions J'ai Lu - 414 pages - 8.00 €

 

Parution inédite J'ai Lu en juin 2015

 

L'histoire : Pacific View, station balnéaire californienne.

Le corps d'un jeune homme est retrouvé atrocement mutilé dans sa baignoire.

Une journaliste disparaît et un tueur à gage erre en ville. Sa cible ne nous est pas étrangère.

Le lieutenant Davis, tout juste installé dans la petite ville, mène l'enquête avec le sergent Bloom

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Silvana des Editions J'ai Lu

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Quand on sort de 2 lectures éprouvantes ou décevantes, rien de tel qu'un bon thriller pour remettre le pied à l'étrier ! Mission grandement remplie par "Ne crains pas la faucheuse" !

Bienvenue à Pacific View, California, station balnéaire où il ne se passe jamais rien : les touristes se prélassent au soleil, les résidents sont fiers de montrer leurs plus belles voitures et les journalistes se contentent de donner des bonnes adresses de resto ! C'est dans cette atmosphère que le lieutenant Gregrory Davis s'installe à Pacific View avec ses deux enfants. L'héritage d'un superbe manoir l'a incité à quitter la trépidante San Francisco. Davis pensait donc vivre dorénavant une petite vie tranquille de flic de province... C'est raté car le jour de sa prise de poste, un cadavre mutilé est découvert dans une baignoire !

Rassurez-vous si vous avez le coeur sensible, les descriptions sanguinolentes sont réduites au minimum syndical, ce qui est appréciable ! Pas de haut le coeur en pleine lecture !

Pas de temps mort dans ce thriller que j'ai vivement apprécié. Car en fait, il y a 3 intrigues différentes mais qui concernent les protagonistes de l'enquête principale menée par Davis, qui n'a alors aucune connaissance des 2 autres intrigues. Seule Faye, une journaliste locale, est sur les 3 affaires : le meurtre, la disparition de sa collègue et la présence étrange d'un tueur à gage particulier. Celui-ci se dit justicier et sa cible est Davis lui-même. De ce fait, le lecteur se demande tout au long du roman si Davis est un bon ou un méchant, malgré les apparences qui peuvent être trompeuses.

Chaque affaire possède son propre dénouement, celui-ci succédant plus ou moins le précédent ! Je donne 20/20 au dénouement de l'enquête sur le corps mutilé ! Génial est captivant. Je donne 10/20 à l'épilogue concernant le tueur à gage, j'ai trouvé celui-ci un peu bâclé, simpliste et qu'il m'a laissé sur ma faim.

Quand à cette chère Rosie, la journaliste disparue... Et bien impossible de noter sa conclusion, celle-ci étant une ouverture totale sur la suite de ce roman qui, je l'espère, ne tardera pas trop à paraître. Puisqu'il s'agit ici d'une trilogie.

Quelques remarques sur des détails : Je me suis bien amusée du clin d'oeil de l'auteur envers ma série ciné préférée des années 90 : L'arme Fatale ! Une journaliste qui vit dans une caravane sur la plage et dont le chien s'appelle Riggs !!!

Dommage, des défauts d'impressions ou de relecture : par 2 fois, il y a interversion dans les noms des personnages. Enfin, la fin de la 4ème  de couv' est quelque peu trompeuse.

Mais ces quelques bémols ne sont rien face au pied que j'ai pris à tourner les pages de ce bon thriller français à la sauce américaine !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 23 Octobre 2015

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Policier - Editions Belfond - 438 pages - 19 €

 

Parution le 1er octobre 2015 : Rentrée littéraire

 

L'histoire : Dans le Massif de L'oisan, l'est un village qui s'appelle Saint Vincent. Berceau de la famille Verdier. Des Verdiers, il ne reste que Pierre, toujours paysan et Claire devenue chercheuse parisienne. Claire revient comme chaque année pour les vacances de la Toussaint. Mais cette fois-ci, elle semble la proie de terribles cauchemars. Quelques jours plus tard, Pierre la retrouve en pleine montagne, vêtue d'une étrange tenue et... pendue. La gendarmerie mène l'enquête tandis que Pierre se promet de venger la mort de sa soeur, sa soeur que finalement, il connaissait si peu.

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Les éditions Belfond, merci pour l'envoi.

 

 

 

Mon humble avis : La dame de Pierre est vraiment un excellent roman policier. Je n'ai aucun reproche à lui faire ou presque (je m'interroge sur le titre et la toute fin m'a parue un peu cliché), mais rien qui ne gâche le plaisir d'une lecture captivante et fluide. Rien de très alambiqué, pas besoin d'une concentration extrême pour distinguer les personnages etc.

C'est clair, Xavier-Marie Bonnot nous tient captifs d'une vallée reculée de l'Oisans, malgré quelques excursions dans le milieu carcéral Grenoblois.

L'intrigue se déroule dans le village de Saint Vincent, en Isère. A Saint Vincent, il y a la maison d'Alfred et Suzanne, puis celle des Verdiers. Après, ce sont les chemins, la montagne, les cimes enneigées, et les glaciers qui craquent.

L'atmosphère, du fait de la vallée reculée et presque désertique au niveau humain, est oppressante. Et, j'ignore si c'était volontaire de la part de l'auteur, mais j'ai trouvé une jolie (quoiqu'angoissante) métaphore entre la montagne et l'enquête en cours. En effet, Xavier-Marie Bonnot utilise régulièrement le bruit des séracs qui se brisent sur des pans de montagnes, créant un chaos, le même chaos vécus par les personnages au fil de l'histoire et des découvertes. De même, il y a les glaciers qui finissent toujours par rendre les corps... Comme les secrets de famille bien gardés qui finissent toujours par resurgir.

Les secrets de famille sont le noeud de cette intrigue. Secrets anciens, secrets récents. Peu importe, dans un milieu de taiseux comme le sont souvent les montagnards, les secrets fond mal, et tuent comme le silence.

Dans ces coins reculés, les habitants sont souvent tous cousins. Raisons de plus pour tout voir, tout savoir et ne rien dire. D'autant plus que Xavier-Marie Bonnot laisse planer l'ombre de la folie des générations précédentes... ce qui, dans l'esprit du lecteur, sème le doute quant à la génération actuelle.

Le doute sur la culpabilité des uns et des autres ne nous quitte jamais. Mais comme nous le centralisons que sur quelques personnages, il peut nous induire en erreur !!!

L'intrigue n'est pas le seul intérêt de ce roman policier. En effet, l'auteur s'attache à décrire la vie de ses paysans qui vivent en terre isolée, presque en autarcie. Ils sont aussi rustres que leur vie est rustique, entre l'étable à brebis, la vieille ferme et les pâturages.

Et puis il y a surtout le personnage central de Pierre Verdier : authentique, fouillé, magistralement construit. On apprend au fil des pages qu'il est une légende des hauts sommets tant Alpins qu'Himalayens, et qu'un drame a bouleversé sa vie. Ce qui fait de lui un personnage à différentes facettes, très subtil et fichtrement attachant.

Ce roman, tout polar qu'il est, est aussi une ode à l'amour, un plaidoyer pour le respect des différences et nous dit que le silence, l'indifférence et l'ignorance peuvent aussi tuer et quelque part, faire de nous un coupable par omission.

La dame de Pierre : un très bon roman policier français !

 

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6/6, donc 1% atteint !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 7 Août 2015

Thriller - Editions Pocket - 441 pages - 7.03 €

 

Parution en poche en 2010

 

L'histoire : Il y a Alice, qui revient régulièrement de trous noirs. Il y a Graham, son psy, qui doit bientôt lui révéler les résultats de sa thérapie. Il y a Claude qui se fait poignarder par une de ses filles mais prétend à une tentative de suicide. Il y a Dorothée, la soeur jumelle d'Alice, qui réapparait 10 ans après sa mort. Il y a Julie, assistante sociale pyschiatrique, qui découvre sous un abribus, un homme nu, catatonique, semblant sortir droit des enfers. En quoi ces personnages sont ils liés ? Ouvrez ces pages et vous le saurez.

 

Tentation : envie d'un bon thriller

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Un thriller sans flics, j'aime ça. Parce que quelque part, c'est le lecteur qui mène sa propre enquête à travers les actes et propos des différents protagonistes de l'histoire. Et quelle histoire ici ! A couper le souffle, à donner froid dans le dos, à interdire toute confiance envers quiconque. Pas de temps morts, pas de longues descriptions inutiles. L'ambiance est placées, les personnages bien campés et creusés... même si tous ou presque sont terriblement ambigus, complexes (et c'est peu dire !), tortueux, jamais linaires. Le lecteur ne peut s'empêcher de soupçonner chacun d'entre eux au fil des pages, puis de changer d'avis, pour se dire enfin, comment j'ai pu être aussi aveugle, alors que des indices semés de-ci-delà par Thilliez refont surface dans la mémoire.

Y'a pas à tortiller, Franck Thilliez est vraiment un roi du suspens, des histoires abracadabrantes mais qui se tiennent solidement, tant tout est construit avec minutie, rien n'est laissé au hasard. Admiration royale de ma part. Comment penser à élaborer un tel scénario, avec autant de détails déposés au bon moment pour ne pas être trop évidents mais qui tout de même, laissent des traces. Auteur de thriller, c'est vraiment un  sacré métier.

Un sujet que le lecteur peut méditer à souhait durant les 200 dernières pages de ce thriller fascinant et captivant ; Quand la Justice ne tient pas son rôle, la vengeance est-elle pardonnable, et jusqu'à quel point ?

Au-delà du pur plaisir de trembler à presque chaque page et d'être aux aguets, Fractures possèdent une réelle force d'instruction pour qui s'intéresse de près ou de loin aux maladies psychiatriques extrèmes. L'auteur est bien sûr très informé et documentés sur ces sujets. Dans ses remerciements en fin de roman, celui-ci n'oublie pas de remercier psy et autres spécialistes qui l'ont accueilli dans leurs services hospitaliers etc. Il est entre autre question ici du LIS (Lock In Syndrome, les personnes emmurées vivantes en elles mêmes), de stress Posttraumatique, de dédoublement de la personnalité et bien sûr, de folie pure, abominable, meurtrière, diabolique. Franck Thilliez n'a pas son pareil pour mener son lecteur aux tréfonds du pire de l'humain.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 12 Août 2014

Thriller - Editions Pocket - 350 pages - 6.80 €

 

Parution chez Pocket en mars 2014

 

L'histoire :Par sa fenêtre, Elsa, retraitée, observe le jardin de ses voisins, histoire de passer le temps. Elle remarque 2 enfants pleins de vie, et un 3ème, à l'écart, qui semble maltraité. Elsa alerte les services sociaux, mais personne ne la crois. Et pour cause, cet enfant ne figure sur aucun registre de l'Etat Civil. Mais Elsa n'entend pas baisser les bras et fera son possible pour sauver l'enfant aux cailloux.

 

tentation : La blogo

Fournisseur : Ma CB au salon du livre de Rennes.

 

 

 

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Mon humble avis : Et bien figurez vous que le livre parfait existe ! Si si, je l'ai trouvé, c'est celui ci : L'enfant aux cailloux ! Estampillé "Thriller, ce qui est mérité, cette histoire peut aussi s'apprécier comme un roman "classique".

Le plaisir de lecture, ici XXL, s'est manifesté dès les premières lignes ! Alors que je sortais d'un polar pitoyablement écrit, ici, je me suis enfoncée d'aise dans mon oreiller tant le style me caressait. L'écriture est mignifique, soignée comme il le faut et d'une fluidité remarquable.

Le malaise s'installe tout doucement mais sûrement pour devenir magistral. Impossible de poser ce livre. Comment distinguer la raison de la folie dans ces pages où l'auteure instaure un trouble insidieux. Notre avis envers Elsa, le personnage principal qui oscille entre anti-héroïsme et héroïsme, ne cesse de se modifier. Tantôt bonne petite vieille, tantôt mère possessive, voire acariâtre, tantôt manipulatrice tantôt charmante, on ne sait que penser d'Elsa. On l'aime et on la déteste. Bien sûr, les informations finales délivrées par Sophie Loubière figent nos sentiments dans les dernières pages, bouleversantes.

Dans cet Enfant aux Caillous, pas d'hémoglobine, pas de sérial killer qui hante vos nuits, pas de super flics, pas de flic alcoolique non plus d'ailleurs ! Mais une psychologie des personnages extrêmement bien développée et fouillée, tant dans leur intimité que dans leurs rapports aux autres. Elsa est fanstasque, haute en couleur, insaisissable. Son fils est étonnant de dévotion envers sa mère, malgré des apparences parfois trompeuses. Ce thriller, très éloigné des lieux communs du genre, marque avant tout par son extrême subtilité. Nous sommes dans l'observation, pas de grandes actions et pourtant, le rythme est soutenu. Impossible de s'ennuyer, tant le mystère est intense !

Il touche et émeut beaucoup aussi, de par les sujets traités : La maltraitance des enfants, la solitude des séniors, l'isolement, la folie.

L'enfant aux caillous est une pepite, un chef d'oeuvre que je vous conseille de lire d'urgence !

 

0 Challenge Thrillers & Polars 2014 Liliba 3

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Mars 2014

http://www.decitre.fr/media/catalog/product/3/3/5/8/9/5/0/0/3358950000449FS.gif   Policier - Editions Magnard - 9h16 d'écoute - ??,?? €

 

 

Parution d'origine en janvier 2001   

 

 

L'histoire : Le commissaire Adamsberg vient d'être muté à la Crime de Paris. Voici qu'une "affaire" se présente à lui avant même d'exister. Une femme s'inquiète, car des 4 à l'envers sont peints sur certaines portes dans son immeuble. Adamsberg découvre que ce n'est pas un immeuble mais plusieurs qui sont "touchés" par ce rituel curieux...

En même temps, sur une place de Paris, le retour de la peste dans la capitale est annoncée par un crieur...

Quelques jours plus tard, les premiers cadavres apparaissent, avec certains symptômes qui ne sont pas sans rappeler la terrible maladie noire..

 

 

 

 

Tentation : La renommée de ce titre !

Fournisseur : La bib'

 

 

étoile3etdemi

 

 Mon humble avis :  J'ai beaucoup aimé ce polar, et je vais finir par croire que Fred Vargas est une auteure pour moi, alors que j'avais royalement détesté ma première lecture : Debout les morts. Comme quoi, la persévérance peut payer !

L'installation des personnages est certes un peu longuette, et ceux ci assez nombreux au point de perdre un peu mon attention et de me faire oublier leur position réelle dans cette histoire.

A la moitié du livre, Adamsberg a comme une illumination et comprend "où" et à quel "instant" il a failli dans cette enquête. Mon regret est que Fred Vargas n'ait pas cité et explicité ce moment, car j'ai eu l'impression d'être un peu laissée de côté. Voici les seuls reproches que je peux adresser à ce roman policier.

Le reste, c'est du pur bonheur. Je commence à m'attacher réellement pour ce commissaire atypique Adamsberg. J'ai aimé rencontrer toute cette petite communauté de personnage singulier, depuis le "conseillé en affaires de la vie" très érudit, jusqu'à Joss, le fameux crieur. Oui, marin Breton sacqué de la marine quelques années plus tôt, suit les pas de son aïeul, crieur sur les ports bretons. Sauf qe Joss s'installe à Paris et contre menues rétributions, il énonce sur la place public les messages que des anonymes glissent dans la boite mise à disposition à cet effet. Cela va de la déclaration d'amour, à la mise en vente de 3kg d'haricots verts, jusqu'à ces étranges messages qui, en fait, annonce le retour du fléaux pesteux sur Paris.

Alors, cette peste justement ? Réalité ou foutaise ? C'est Adamsberg qui vous le dira au terme d'une longue enquête, fichetrement intéressante. Même si ce n'est plus très utile à la survie dans notre époque actuelle, on apprend une multitude de chose sur cette fameuse maladie, qui de tout temps, a été sujet de panique collective et follement meurtirère, il n'y a pas si longtemps que ça encore... Et oui, l'Etat Français aurait caché au peuple le retour de l'épidémie dans les années 1920... Heureusement, celle ci n'a pas pris trop d'ampleur.

Pars vite et reviens tard est donc un roman policier bien divertissant, superbement original dans son intrigue et le modus operandi du tueur et instructif : Et oui, je connais désormais l'origine de la tradition de la bague de fiancaille ! A l'époque médiévale, celle ci était toujours en diamant... Et le diamant est le meilleur protecteur contre la peste !!!

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 5 Décembre 2013

http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/POC/P3/9782266205016.jpg   Thriller - Editions Pocket - 342 pages - 6.70 €

 

 

Parution d'origine en 2005, pocket en 2011

 

 

L'histoire : Après avoir taggué la façade de leur ancienne entreprise, deux chômeurs roulent tous feux éteints et à grande vitesse dans un champ d'éoliennes, à le recherche de sensations fortes. Ils ne seront pas déçus du voyage quand ils percuteront un homme de plein fouet. Celui ci décède sur le coup... Et sur lui, il avait 2 millions d'euros...

Cette première mort était accidentelle, les suivantes ne le seront pas...

 

 

 

 

 

Tentation : La lecture de La Mémoire Fantôme, du même auteur.

Fournisseur : Ma PAL  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Un bon thriller, rien de tel pour se remettre en selle après des lectures décevantes et du coup.... longuettes . Depuis presque deux ans, j'avais le projet d'approfondir l'oeuvre de Thilliez, en commençant par le début... c'est à dire le premier roman où apparait la fliquette fêtiche de Thilliez : Lucie Hennebelle. Charismatique, fonceuse, et obsédée autant par un mystère personnel que par la folie des tueurs. Dans la chambre des morts, Lucie n'est qu'une jeune brigadier... Le planning du commissariat, en cette fin d'année, va la mettre sur le premier grand coup de sa carrière, sur le terrain, loin des paperasses, près du danger. Et Lucie, elle aime ça. Une petite voix en elle souhaiterait que jamais ce carnage ne cesse pour lui garantir de l'action.

J'ai aimé découvrir les premiers pas de cette Lucie, c'est un personnage attachant et intéressant. Une fliquette qui s'instruit, en autre en lisant des thrillers, c'est pas courant !

L'intrigue est savamment construite, captivante, palpitante, les pages se tournent toutes seules. Les rebondissements ne manquent pas, le danger rode et cette palanquée policière nous emmène dans les profondeurs de l'inhumain, quand l'être devient bête, animal. Le tout en nous immergeant dans le domaine de la taxidermie (en résumé, l'empaillage des animaux, mais toute une science !). Franchement, les choses tiennent bien la route, et nous avec, jusqu'à la fin, sauf à la fin qui m'a déçue : too much et une fois la barbarie étalée, vite bouclée quelque part et accompagnée de violons qui ne collent pas trop au style de l'ensemble. Mais bon pourquoi pas un peu de douceur dans ce monde de brutes ?

Ah, et puis je ne vous ai pas dit ?! Ce thriller m'a ramenée dans min ch'nord, puisque l'histoire se déroule entre Dunkerque, Lille et le Pas de Calais. Et j'aime ça, mon attention redouble ! Ce qui fait que je remarque quand il y a des petites incohérences géographiques va-t-on dire.... Si je ne me trompe pas, Vigo, l'un des personnages, s'installe sur les marches de La Voix du Nord pour y déguster un croissant.... Et Thilliez lui fait traverser en diagonale la Grand Place pour rejoindre la Rue Nationale.... Et bien non, si c'est bien le trajet effectué par ce Vigo, point de diagonale, mais du tout droit !!! Et puis quelques poncifs sur le ch'nord : les corons, les terrils (même si les gueules noires sont bien honnorées), le vent, la météo pourrie. Au point qu'il est même précisé que dans le Nord, les couchers de soleil sont beaux aussi me semble-t-il ! Pourquoi ne le seraient ils pas ? Le soleil est le même partout !

Bon pour conclure : une enquête de bonne facture, la naissance d'une héroïne de roman, des pages bien documentées, mais quelques imperfections, dont un style (poétique) pas toujours adéquat au genre (thriller), et des méchants un peu caricaturaux ! J'avais nettement préféré La mémoire fantôme !

  

Ah, au fait, que feriez vous si vous trouviez 2 millions d'euros dans des circonstances euh... Un peu particulières ? Vous ne savez pas ? Et bien lisez ce livre, votre réponse deviendra évidente !!!

 

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Rédigé par Géraldine

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