Publié le 16 Avril 2011

WORLD TOUR 2011

 

 

Il y a quelques jours, j'ai eu la chance d'assister, à Rennes à un spectacle fabuleux et hors du commun. Celui de Gospel pour 100 voix. Le Gospel, je connais peu alors je suis allée à ce concert avant tout par curiosité, pour découvrir en prenant directement le format XXL, et pour l'aspect peu ordinaire dans ma vie de ce genre de spectacle.

 

 

"Avec 150.000 albums vendus, 3 Palais Omnisport Paris Bercy, 9 Palais des Sports, 140 dates de concerts à travers le monde et 1 million de spectateurs, Gospel pour 100 Voix est la formation de gospel la plus médiatisée et la plus professionnelle de toutes les Mass Choir en Europe.


Le spectacle 2011 est totalement nouveau.

 

Des chanteurs encore plus talentueux, une énergie encore plus débordante, un show encore plus époustouflant ont valu à ce spectacle de remporter 4 GMA Dove Award on Gospel Music 2010 à Los Angeles Rencontre de la douleur des esclaves noirs et de la joie de vivre des caraïbes, le gospel est aujourd'hui un véritable phénomène de société qui touche le coeur de tous par la force de son message et la beauté de ses chants."

http://www.infoconcert.com/artiste/gospel-pour-100-voix-11217/biographie.html (+ infos sur la tournée qui s'achève fin mai je pense et billets)

 

 

 

Même si une salle de spectacle en France ne se laisse pas chauffer du même bois qu'une fervente église à Harlem, même si je n'écouterais pas forcément du Gospel en boucle, je dois dire que j'ai vivement apprécié mon spectacle et ai été ébahie par les talents regroupés sur scène. Performances vocales, émotion, unisson, énergie, joie tout cela donne vraiment un fabuleux spectacle. Je n'imaginais pas l'importance des chanteurs solistes, je pensais avoir affaire à un choeur... seul. Et bien non. Et parmis ces solistes, une artiste prénommée Dominique m'a amené les larmes aux yeux et la chair de poule. De même, l'homme qui, comme sorti d'un autre temps, a interprêté Louis Amstrong.

 

 

 

 

Qu'est ce que le Gospel exactement et en résumé ?!!

(D'après Wikipédia) :

Le gospel est un chant religieux chrétien, protestant d'origine, qui prend la suite des negro spirituals. Le gospel se développa d'abord chez les afro-américains et les blancs du sud, avant de conquérir le reste de l'Amérique et du monde.

Le mot Gospel signifie « évangile » : littéralement god spell, c'est-à-dire « Incantation de Dieu  ».

Le Gospel est incontestablement une révolte musicale contre une Amérique raciste. C'est une expression de la souffrance des noirs récemment émancipés, mais encore sous l' autorité blanche, particulièrement dans les États du Sud ; d'où une très forte migration vers les grandes villes du Nord (Chicago, Détroit, New York). Ces populations ne s'engagent pas politiquement même si elles restent fidèles au parti républicain.

 

D'après le site http://membres.multimania.fr/christiansongs/studies.html

 

Le gospel est une culture musicale née il y a plusieurs siècles.

1612. Le trafic d'esclaves noirs en Amérique du Nord commence. Ils arrivent de l'Afrique, avec leur culture, leur tradition et leur croyance.
Du matin au soir, ils travaillent dans des champs de coton sur le rythme de leurs Worksongs et de leurs Hollers.

L'un est un chant a capella improvisé par un chanteur et repris par un chœur. L'autre est un ensemble de brefs cris et interjections. Ils décident de créer ces nouveaux chants pour communiquer entre eux, et donner des informations codées afin de se prévenir des dangers et d'organiser des évasions.

Le temps passe. Sans oublier leur culture, ils découvrent, puis se passionnent pour la religion chrétienne… Ils se comparent aux Hébreux captifs en Egypte, pensent au peuple d'Israël et rêvent du Canada où l'esclavage est interdit. Ils se mettent à chanter des prières et à improviser des sermons… Ce mélange de fragments mélodiques connus, de versets libres parlés ou chantés, et d'interjections de l'assemblée, est appelé "Negro-Spiritual".

Au dix-neuvième siècle, l'esclavage est aboli. Dès 1865, les chorales des universités noires chantent le negro-spiritual pour un large public noir.
Au vingtième siècle, les pasteurs itinérants utilisent cette musique pour leurs prédications et l'évangélisation. Le negro-spiritual se modernise. C'est la naissance du Gospel.
Le Gospel plaît, émeut, et touche par la force de ses mots et le rythme de sa musique. Très vite, il est chanté en concert. Le Gospel devient commercial et son public ne cesse de s'élargir.
Le révérend Martin Luther King utilisera même ce nouveau style musical pour défendre les droits du peuple noir.

Aujourd'hui, on distinguele gospel traditionnel, le Gospel (moderne) et l'urban gospel. trois Gospel : le gospel traditionnel, le Gospel (moderne) et l'urban gospel.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 14 Avril 2011

 Bien sûr, la société Sri Lankaise évolue comme toute autre... Comme chez nous, les femmes s'essaient aux jeans et le jeunes aux pantalons Slims. Mais les tratiditions sont tenaces... A la campagne ou en ville, à l'occasion de cérémonie ou dans le quotidien, qu'elles soient fluettes ou enveloppées, de nombreuses femmes portent encore la tenue traditionnelle : Le sari. C'est l'un des aspects qui m'a énormément marquées et éblouie lors de mon voyage : la grâce de ces femmes ainsi vêtues, leur féniminité mise en valeur par mille couleurs.... l'arc en ciel n'est jamais loin, qu'il soit fait fait d'un plus simple tissus à l'étoffe la plus riche, de côton ou de soie brodée d'or. En voyant ces femmes, le titre de mon circuit prenait toute sa dimension : Majestueuse Ceylan.

 

 

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  L'origine du Sari remonterait à plus de 100 siècle avant JC. C'est l'une des rares habitudes vestimentaires a avoir été conservée par le temps. C'est une large bande de tissu d'environ 1 m 20 de large sur 5.5 à 10m de long. Le sari lui-même est toujours fait d'une seule pièce (selon l'hindouisme, tout vêtement cousu ou percé par une aiguille était considéré comme impur) et se porte sur un jupon et un corsage serré laissant le ventre nu.

(http://artetdecodumonde.over-blog.com/article-22070441.html)

 

  

 

 

 

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  Le Sari se portent différement suivant les régions, les religions et les activités. Chaque couleur a une signification et, comme on le retrouve en Inde, montre l'appartenance à une caste plutôt qu'à une autre. Sur les photos si dessus, prise près de Kandy, dans le centre du pays, nous avons la technique de drapage Wasana, originaire de cette partie du Sri Lanka. 

  

  

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  C'est un pur bonheur pour les yeux, un rêve de fille car ce tissus vous donne une grâce de princesse. J'aurais aimé saisir mon appareil photo au passage de ses femmes.  J'ai toujours du mal à prendre les gens au vol.... Alors, je me suis souvent contentée de regarder pour mon plaisir....

Et je me suis imaginée à 8000 km de là.... bien minable avec mes pantalons, jeans, pantacourts, shorts.... 

 

Ces femmes montrent leur ventre et leurs rondeurs éventuelles, et ce  n'est jamais vulgaire ni disgracieux. Attendez un train pendant une heure et demie sur un quai animé, vous vous régalerez, quand par chez nous, on déprimerait plutôt... 

 

   

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Asie

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Publié le 12 Avril 2011

  Roman - Editions JC.Lattès - 237 pages - 16.50 €

 

 

Parution en septembre 2010

 

 

L'histoire : Malika est à l'école maternelle et déjà, elle fait tout plus vite que les autres. Une batterie de tests la déclare "précoce". Sa mère comprend par là qu'elle serait tombée enceinte. Elle refuse donc que l'enfant saute quelques classes. Cette enfant pas comme les autres, surdouée écrit une chronique chaque année. Nous la suivons donc jusqu'à ses 26 ans...

 

 

 

Tentation : La blogosphère

Fournisseur : Sandrine, merci pour le cadeau !!!

 

 

 

 

 

 

 

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  Mon humble avis :Imaginez le Petit Nicolas, transposé en l'an 2010, dans une cité de banlieue parisienne. Ah, j'oubliais l'essentiel, le Petit Nicolas est une fille !!! Et petit détail, elle est surdouée... et se raconte dans ce livre.

Les deux auteurs nous offrent un délicieux moment de lecture résolument optimiste ! Fraîcheur, tendresse, humour, bons mots, coups de gueule et enthousiasme... de ces pages émanent une véritable bouffée d'oxygène, légère, même si l'on ne quitte pas beaucoup le bitume ombragé par les tours. Attention, qui dit légèreté ne dit pas vide intersidéral, bien au contraire. Le ton enlevé favorise le passage et la réception cérébrale de quelques messages subliminaux (genre stop au préjugés, la différence ne prend pas forcément la forme que l'on imagine, stop au fatalisme et misérabilisme à outrance. ) Vous apprécierez cela suivant votre ouverture d'esprit, votre capacité à vous laisser surprendre, à vous poser des questions, à étudier les réponses des autres,  et à partir à l'aventure. L'aventure d'une vie... "comme les autres" de l'extérieur, mais vraiment différente de l'intérieur.  D'ailleurs, s'il n'y avait dans ce titre un clin d'oeil à un autre roman de Mabrouck Rachedi (Le petit Malik), ce livre pourrait s'intituler : "un autre regard", ou "un regard inhabituel"

Car c'est ce qu'il m'a apporté. Il ne suffit pas de lire ce livre pour prétendre connaître la vie de cité (que je n'ai pas vécue) ni l'état de surdouée (que je n'expérimenterais jamais). Je me suis enrichie du regard lucide de Malika qui m'a dit tant de choses... Un surdoué n'est pas qu'une personne qui fait une multiplication à 10 chiffres que divise pi en 3 secondes. La banlieue et l'école, ce ne sont pas que des cancres rebelles... Il y a aussi des élèves qui aimeraient que les profs puissent faire cours, même en accéléré, non pour être libérés par la sonnerie de la récré, mais pour apprendre plus. Ces élèves qui, de ce fait, se retrouvent aussi hors système.

Bref, chaque année La petite Malika conte une anecdote de sa vie et nous parle de sa mère, de son grand père, de ses copines, de la difficulté à être différente, de l'illettrisme, de l'adolescence,de l'importance de ne pas oublier ses racines, surtout quand on est différente justement. Vous voyez, je tourne un peu autour du pot qui a bien trop de saveurs et d'intérêt pour que je puisse les enfermer dans un seul petit billet.

Ce livre est très riche, très inattendu pour moi. Je pensais que l'aspect "surdouée cérébrale" serait plus développé (ça, c'est mon penchant inavoué pour les sujets buzz à l'insu de mon plein gré). Les auteurs n'ont pas choisi cette facilité là pour accrocher le lecteur. C'est bien plus de la vie de Malika et de son regard sur son entourage dont il est question ici. Les arguments sont bien plus subtils et finalement bien plus agréables à lire et efficaces. Seule l'année des 18 ans a perdu mon attention.

Forcément, on s'attache à notre Malika mais aussi aux nombreux personnages dont elle dresse d'avisés portraits. Le style est enjoué, dynamique, soigné aussi même s'il colle à son époque. Il évolue au fur et à mesure que Malika grandit et mûrit, mais reste toujours sous le signe de la bonne humeur... contagieuse. Et j'ai trouvé ça chouette car peu courant, une plume qui évolue discrètement mais sûrement au fil des pages. C'est judicieux et très juste. Pas de pathos, ni de mélo mais de belles émotions et des vérités vraies comme je les aime. Un petit mot sur la fin... un peu plus convenue que l'ensemble du livre. Elle réserve tout de même une belle surprise qui annonce une très probable suite qui met déjà  le lecteur dans la transe de l'attente. Ca c'est pour mettre la pression aux auteurs ! lol

 

Livre lu dans le cadre d'une lecture commune avec Liyah 

 

 

 

Les avis de Keisha; de Sandrine; Clara 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 10 Avril 2011

Synopsis : Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir.
Parfois, Alessandro a l'impression d'avoir deux adolescents à élever, alors qu'il ne se rend même pas compte qu'il est lui-même démuni face à l’existence. Voulant être un père modèle, il en a oublié de reconstruire sa vie amoureuse, d'autant plus qu'il est entouré d'une bande de copains dont la fantaisie burlesque l'empêche de se sentir seul.
Mais au moment où sa fille découvre les premiers émois de l’amour, sans qu’il s’y attende, tout va basculer pour Alessandro…

 

   

Avec Clothilde Courau, Stefano Accorsi, Néri Marcoré, Lisa Cipriani....

 

   

 

étoile2.5

Mon humble avis : Voici un film qui se regarde gentiment, dans la joie et la bonne humeur, au rythme de bande originale sympa, tantôt péchue, tantôt lyrique. On rit beaucoup devant certaines scènes et les réparties sont le plus souvent efficaces. Certains personnages sont gratinés, notamment l'excellent Oncle Luiggi, joué par le non moins excellent neri Marcoré. Il en deviendrait presque le centre du film si Stefano Accorsi ne dégageait pas un charme aussi solaire et décalé. On est également ravi de retrouver les gracieuses Anouk Aimé et Clothilde Courau. Les sujets de l'adolescence, des rapports parents / ados à cette époque et celui, plus grave du deuil sont les thèmes principaux d'un scénario qui se veut léger en surface et un peu plus profond.... en profondeur !!!

En me couchant, je me suis dit, c'est un peu "La Boum" trente ans après, version monoparentale Italienne, puisqu'Alessandro élève seul sa fille suite au décès de sa femme quelques mois après la naissance d'Irina. La Boum donc mais le personnage central est le père et l'adolescente n'est hélas pas Sophie Marceau (ou en tout cas, pas encore)...Et c'est maintenant que du dièse, je passe au bémol...

Le jeu de la jeune Lisa Cirpriani est très inégal et manque souvent de naturel. Certes, elle a un très joli minois et déborde de fraîcheur mais... De même, l'interprétation de la grand mère ne m'a pas du tout convaincu, tout comme celle de quelques autres personnages qui apparaissent de ci delà...

Même les passages des figurants devant la caméra, sensés être anodin et s'inscrire naturellement dans un décorum, m'ont paru envahissants et trop marqués. En général, les figurants, on ne les voit pas ou alors, on n'y prête très peu attention et là, impression bizarre...

Enfin, la présence de deux personnages de trop dans la scène finale la fait basculer dans le mélo mièvre.... et c'est un peu dommage.

Mais nous étions 10 à voir ce film, 6 l'ont adoré sans retenue et 4 étaient plus mitigés, non mitigés n'est pas le terme... 4 étaient moins enthousiastes.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Avril 2011

 Roman - Editions Cogito - 279 pages - 18 €

 

 

 

Parution en mars 2011, nouveauté

 

L'histoire : Une soirée trop arrosée, une voiture, un carrefour, l'accident. Eric se réveille dans un autre monde, une autre dimension, celle dont chacun se demande si elle existe... Il est dans le couloir de la mort... Et c'est un véritable tribunal qui l'attend. Qui siège à se tribunal : les morts de sa vie... Ses grands parents, ses oncles, une ex petite ami, son chien. Chacun offrira à Eric un autre point de vue sur sa vie et les conséquences de ses actes. Ce qui l'aidera a devenir meilleur pour la vie suivante et celles d'après...

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Parfois, je me demande s'il est bon de m'obstiner à achever un livre qui ne me plaît pas. Peut-être que je mets un point d'honneur dans cette forme de respect envers le travail de l'auteur. J'aime aussi laisser au livre une chance de me plaire jusqu'au bout  Car sait on jamais, parfois la fin justifie des moyens qui auraient pu m'échapper. Ce n'est pas le cas ici. Je suis passée complètement à côté de cette histoire.

Le pitch pourtant m'avait bien tentée,  j'y ai vu la probabilité d'un livre drôle, captivant et de réflexions intéressantes. Très vite, l'impression que le livre n'avait pas les moyens de ses ambitions m'est apparue. Je sais, je suis dure, mais je n'ai pas lu le livre top et sympa auquel je m'attendais. Un sentiment s'est installé en moi : ce livre est un prétexte pour aborder pléthore de sujets plus ou moins spirituels (la religion, la mort, la réincarnation, l'amour, l'euthanasie, le libre arbitre, la justice, le destin etc...... Des sujets intéressants certes mais si -trop- nombreux qu'ils ne sont souvent qu'abordés et non approfondis. Le point de vue de l'auteur nous est servi sous forme de courtes vérités vraies limite théoriques et manichéennes. On démontre par A-B mais on ne développe pas.L'impression d'avoir une liste de courses, avec des mots barrés au fil des achats sauf que nous sommes dans un livre et qu'ici, les achats sont des chapitres. Les dialogues interminables et agaçants noient l'ensemble. L'auteur voulait donner son avis sur moult questions, jusque là tout va bien, c'est souvent à cela que sert l'écriture. Je n'ai rien contre le fond, c'est la forme qui me dérange ici. Un mélange d'anticipation et d'initiatique.....La mort et l'après, le regard sur la vie, les chances croisées et non saisies, les signes de l'au delà, le tribunal....Mais K.Dick et Coelho ne sont pas là. Malgré l'appel aux bons sentiments, aucune émotion ne m'a submergée. Et l'histoire du chien qui parle m'a achevée... Le tout dans une atmosphère qui n'est pas pesante puisque l'auteur l'a voulu légère mais qui,  à force d'un humour qui ne m'a pas fait rire, m'est devenue lourde et interminable. A vrai dire, au début, je pensais que ce livre ne comportait que 250 pages. Quand j'ai découvert qu'il y en avait 29 de plus, un frisson d'effroi m'a parcourue.

Un thème principal : la réincarnation - qui ne fait pas partie de mes croyances. Lavision de l'auteur sur ce sujet me déplaît fortement. Je la trouve limite amorale.

Et l'écriture ? Pas séduite non plus. Certes, elle est soignée, tant parfois que cela ce qui a coupé l'élan et la  fluidité de ma lecture. A maintes reprises, j'ai douté de la justesse de tournures de phrases au point d'aller vérifier leur véracité(avérée) sur internet, tant ces passages me dérangeaient. Le français utilisé ici, souvent châtié, ne m'a pas été agréable. Et puis le style est inégal et maladroit qui joue d'un mélange improbable de genres dissonants de vocabulaire (tantôt familier, tantôt soutenu), dans une même phrase, surtout dans des dialogues qui deviennent irréalistes. Ce qui donne des passages dis-harmonieux,  où l'on se dit "cherchez l'intrus"(ex, dans une même phrases, trouver les termes "piger" et"abscons" ou encore "faire gaffe à la prescience contenue dans...).

Bref, ce roman restera pour moi un livre prétexte à nous servir des avis sur une liste de sujets, à mettre en scène des mots inusités.... nécessitant le dictionnaire... dans un environnement qui, à mon sens, ne leur convient pas. Un livre qui balance entre ambition et divertissement... Qui veut être tout, cool et sérieux... sans y parvenir malgré toutes les bonnes intentions et quelques réflexions intéressantes. Certes, je n'aurais pas forcément fait mieux... et ce n'est ici que mon humble avis de petite lectrice parmi des millions.

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Je ne prétends pas être parfaite, ni donner de leçon d'écriture. L'attaché de presse m'a fait parvenir un exemplaire de ce livre pour recueillir mon avis et pour que j'évoque ce livre sur mon blog. Aucun contrat d'avis pipé n'a été signé

Ceci n'est qu'un avis de lecture qui ne se veut en aucun cas parole d'évangile. Ce billet n'attaque pas une personne, il explique juste pourquoi je n'ai pas apprécié ce livre. Aimer ou ne pas aimer une oeuvre artistique ne démontre en rien la bêtise ou l'intelligence, juste une différence de goût, de ressenti, d'émotionnel. Et dieu soit loué, c'est cette différence qui garantit la variété des oeuvres, qui fait que nous ne lisons pas tous un seul et même livre...

Inutile d'être sur le pied de guerre ni de venir "me casser ma gueule".. Ce billet vous déplaît, c'est votre droit, comme est le mien de ne pas aimer ce livre et de le dire, que je maîtrise ou pas les bases du français. Le droit à la lecture et à l'expression n'est, en France, pas réservé qu'à une certaine élite. Et la littérature n'est pas un champ de bataille entre les "pour" et les "contre", ni une campagne électorale....

 

 

 

 

Comme indiqué en bas de blog...Aucune chronique de ce blog ne peut être reproduite, sous quelque forme que ce soit, sans l'autorisation de l'auteur.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 7 Avril 2011

BD - Gallimard - 107 pages - 16.50

 

 

L'histoire : A Abidjan les problèmes s'accumulent pour Aya : Mamadou fait le "génito" pour la femme de son professeur de biologie, tandis que Félicité est séquestrée au village par son père. De son côté, Grégoire, le Parisien moisi, s'est fait recruter par un pasteur, fondateur de la très prospère "Eglise Réformée de Dieu Zéro Malade".

Pendant ce temps à Paris, Innocent, l'aventureux coiffeur, découvre que l'homosexualité n'est peut-être pas aussi bien acceptée en France qu'il l'espérait...

 

 

Dessins de Clément Oubrerie

Textes de Marguerite Abouet

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis :  J'ai moins aimé ce tome 5, même si j'en retiens tout de même de sacrés moments mémorables. J'ai l'impression qu'on survole plus les histoires des uns et des autres, à qui les auteurs consacrent des doubles pages, voire des quadruples, avant de passer aux mésaventures d'une autre protagoniste. Les personnages s'éloignent les uns des autres, "moralement" (Hervé semble mener sa vie...) comme physiquement et géographiquement : Moussa est toujours dans la brousse, on ne sait pas trop où, en tout cas, ses parents le suivent pas à pas. Felicité est retenue prisonnière au village et Inno affronte toujours les déconvenues de la vie Parisienne. Nous ne sommes plus dans la petite vie de quartier du début, c'est un peu dommage. On s'éparpille un peu et de ce fait, certaines intrigues sont presques passées inaperçue dans ce tome (comme l'histoire du méchant prof de fac par exemple).

Mais... Mais, les réparties, expressions et dictons locaux sont toujours aussi jubilatoires et l'attachement que l'on ressent pour les personnages et leur destin reste intact. Et toujours, le bonus ivorien en fin de volume. Cette fois ci, il porte sur le commerce de l'Eglise en Afrique.... et par chez nous.

J'espère bientôt pouvoir me procurer le nouveau tome, le tome 6, sorti fin 2010,  via ma bib' (hum hum, va en fait falloir encore attendre un peu, ma bib ne fait que 3 sessions d'achats BD par an) ... Bonne nouvelle, Aya et ses copines réinvestissent la couverture un peu malmenée depuis 2 tomes :

 

 

 

Mauvaise nouvelle : il s'agirait du dénouement final !

 

 

"On ne naît pas intelligent, on le devient si on sait écouter les conseils des autres."

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 6 Avril 2011

rue du livre 006

C'était l'année dernière, au festival de La rue des livres à Rennes, je rencontrais l'auteur Philippe Grimbert, achetais l'un de ses romans " Un secret", chroniqué ICI il y a quelques semaines.

 

L'auteur m'avait gentiment confié son adresse mail pour qu'une de mes interviews qui m'amusent  et que vous aimez tant puisse voir le jour !

 

Et comme mieux vaut tard que jamais, je vous annonce que ce jour est arrivé !!!

 

 

 

 

Cette interview porte donc principalement sur Un secret. Depuis l'envoi de mes questions à l'auteur, j'ai lu et adoré, voire plus encore qu"un secret", "La Mauvaise rencontre" qui sera chroniqué sur ce blog très bientôt.

 

 

 Votre roman “Un secret”, assez autobiographique, traite d’un terrible secret de famille lié à la 2ème guerre mondiale. Par les romans, l’Histoire ou les faits divers, on connait tous les dégâts causés par ces fameux secrets de famille qui pourtant existent toujours, se perpétuent parfois de génération en génération. Pourquoi “ne dit on pas” ? Toute vérité n’est elle pas bonne à dire ? Quel est le plus grand frein : la honte ou la peur ?

PG : Le moteur à l' origine du secret est le plus souvent du côté de la honte, de la culpabilité ou de la douleur, sentiments propres à l'humain...mais ce peut être également l' amour, lorsque l'on pense (à tort) protéger ses enfants d'un choc ou d'un traumatisme en leur cachant une vérité difficile. On se trompe souvent car ce que l'on tait peut faire plus de mal que ce que l'on dit. Toute vérité est bonne à dire, à condition qu'elle puisse avoir un effet libérateur pour celui à qui elle est adressée...
 
Durant ma lecture, j’ai eu la sensation que la notion de secret se tenait jusque dans votre style et écriture, dans le soin de ne pas nommer les choses mais de les faire comprendre. Certains mots semblent comme contournés, même si le sens est toujours atteint. Est-ce mon impression personnelle, un choix délibéré, une écriture naturelle ou un choix délibéré donnant lieu à un long travail d’écriture ? 
PG : Je préfère l'allusif au frontal et il me paraît évident que mon écriture porte le reflet de ce choix. J'aime aussi laisser au lecteur une marge de liberté dans laquelle il puisse projeter ses suppositions, son imaginaire.
  
Dans un secret, vous raconter mais ne jugez pas. Vous ne jugez ni votre famille, ni vos parents. Est-ce le personnage de roman et l’écrivain qui choisissent de ne pas juger où est-ce l’homme que vous êtes qui ne juge pas ? N’a-t-il jamais jugé ? Auriez vous dit la vérité ? 
PG : L'écrivain rejoint ici l'homme qui n'a jamais jugé, ni tenu rigueur à ses parents de lui avoir dissimulé la réalité de leur histoire. L'homme avant l'écrivain avait trop bien compris que ce silence était motivé par une souffrance infinie...et que, maladroitement sans doute, il était à entendre comme une preuve d'amour.
 
Un secret a été adapté au cinéma par Claude Miller. Qu’est-ce que cela représente pour un auteur de voir son film porté sur les écrans ? Une récompense suprême, une grande satisfaction personnelle, la possibilité de toucher un public qui ne lit pas, un aboutissement, une cerise sur le gâteau ?
PG : Tout cela à la fois !!! Même si l'on a peur au début que le film dénature le projet du livre...ce qui n'a pas été le cas : j'ai été heureux que Claude Miller soit fidèle à l'esprit et infidèle à la lettre, en somme il ne s'est pas livré à une simple illustration de mon roman mais l'a passé à travers le filtre de son propre imaginaire.
 
Curiosité. Techniquement comment cela s’est il passé ? Il paraitrait que vous ayez reçu plusieurs propositions d’adaptation ? Pourquoi le choix de Miller ? Avez vous ensuite votre mot à dire (comme pour le choix des acteurs...) où est-ce que par un contrat “vous prêtez votre bébé” au bon soin du cinéaste ? 
PG : Entre plusieurs réalisateurs j'ai choisi Miller parce que nous avons très vite compris que nous avions vécu tous deux des histoires qui présentaient beaucoup de points communs...de plus Claude avait signé quelques films cultes pour moi, en particulier "La meilleure façon de marcher". Par contrat je n'avais qu'un droit de regard sur l'adaptation, mais l'amitié qui est née très rapidement entre Claude et moi a permis qu'il tienne compte de toutes mes remarques et suggestions sur son scénario (ce à quoi il n'était pas tenu !)
 
 Seriez vous devenu le même écrivain si vous n’étiez pas psychanalyste ? Votre métier influence-t-il le choix des sujets de vos romans par exemple ? 
PG : Bien sûr les douleurs que je fréquente et les abîmes que je côtoie nourrissent mon écriture, mais je n'emprunte jamais  à mes patients des éléments de leur histoire, éthique et secret professionnel obligent !
 
On dit de certains romans qu’ils sont thérapeutiques pour leurs auteurs. Cette notion d’écriture thérapeutique est elle réaliste ou illusoire ?
PG :  En ce qui me concerne j'ai eu la surprise de constater que mon roman "Un secret" avait eu des effets thérapeutiques pour nombreux de mes lecteurs qui me l'ont témoigné par leurs courriers, particulièrement en ce qui leur a permis de lever un silence sur des secrets dont ils se sentaient prisonniers.
 
 Y aurait il un danger à lire beaucoup ? Où se situe la barrière entre lire beaucoup et lire trop ? 
PG : Vivre et lire doivent s'alimenter mutuellement...si l'on se réfugie dans la lecture pour éviter de vivre cela peut en effet devenir un problème, comme tout enfermement...mais j'ai hélas plutôt tendance à penser qu'à notre époque on ne lit pas assez, tant le règne de l'image est prépondérant !
 
Le personnage de Louise mériterait le rôle principal d’un livre, (c’est en tout cas mon avis de lectrice !), ce projet serait il concevable ou trop redondant ? 
PG : Louise est le seul personnage véritablement fictif de ce roman, c'est sans doute pourquoi vous l'imagineriez volontiers héroïne d'un autre roman, mais il n'en sera rien car je me suis interdit d'écrire quoi que ce soit qui puisse ressembler à "Un secret 2" !!!!
 
 Quel lecteur êtes vous ? Quels sont vos 3 derniers coups de cœur littéraires ?
PG : Beaucoup de romans et pas mal de thrillers ou de polars !  En vrac, Millenium, le dernier Alexandre Jardin, HhhH de Laurent Binet!
 
 
merci 32
 
 
Philippe Grimbert est aussi l'auteur de 3 autres romans :
 
     
 
   
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 4 Avril 2011

Synopsis : Un écrivain en mal d'inspiration infiltre la vie d'une journaliste star de la télé et de sa fille danseuse étoile pour écrire à leur insu une biographie non autorisée. Pendant ce temps, en Bretagne, un garçon de 20 ans, Bruno, qui habite avec ses parents, ne sait pas encore les conséquences que toute cette histoire va avoir sur son existence...

 

 

 

Film avec Géraldine Pailhas, Catherine Deneuve, Nicolas Duchauvelle..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

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Mon humble avis :Une fois n'est pas coutume, je commencerais ce billet en parlant des acteurs qui sont le véritable atout de ce film, et quel atout ! Vraiment non négligeable. Y'a pas à dire, en France, on a vraiment de très bons acteurs. Catherine excelle dans le rôle de la mauvaise mère carriériste. Géraldine Pailhas est lumineuse, gracieuse et touchante de fragilité dans le rôle de danseuse étoile, à croire même qu'elle est née pour ça. Marina Foïs parvient, en quelques scènes, à donner une dimension très émouvante à son personnage de mère "qui a toujours eu peur de ce moment là". Jean Baptiste Lafarge est à sa place et nul doute que l'avenir lui sourira. Enfin, la véritable révélation de ce film, c'est Nicolas Duchauvelle, brillantissime d'ambiguïté. Il est tellement inquiétant que j'ai eu l'impression que c'était réellement lui qui l'était ! je me dis encore aujourd'hui que vraiment, je n'aimerais pas le croiser.... Je pense sincèrement que cela mérite un César. Oups, nous sommes fin mars et j'ai déjà attribué le césar féminin à Karin Viard et le césar masculin à Nicolas Duchauvelle....

Et le reste ? L'histoire tient franchement la route, j'ai été captivée, sentant le drame arriver, sans savoir quand il arriverait.... C'est tout l'intérêt d'un film me direz vous. Oui, ici, c'est un film dramatique qui a une atmosphère proche du thriller. "Encore" une histoire de manipulation (je dis encore car j'en vois beaucoup ces temps ci, mais ne m'en lasse pas !). Jusqu'où va cette manipulation, l'arroseur devient il l'arrosé ? On se pose vraiment la question. J'ai eu l'impression que le film dépassait les deux heures, et ce n'est pas le cas. En même temps, c'est un film d'atmosphère...

 Au passage... A quand des films non fumeur....  Cette cigarette qui n'apporte rien au scénario et qui envahit presque chaque scène... Qu'est-ce qu'ils fument dans ce film !

Le dernier quart d'heure du film accentue le doute et met relativement mal à l'aise. Quand à l'explication donnée par le personnage Matthieu à Maria.... Je me suis dit "Tout ça pour ça ?" J'espérais une révélation plus importante, plus dévastatrice quelque part. Et de ce fait, je suis un peu restée sur ma faim... Mais tout de même, ces acteurs, dieu qu'ils sont bons !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 2 Avril 2011

De Mary Ann SHAFFER & Annie BARROWS

 

 

 

Roman - Editions NIL - 395 pages - 19 €

 

 

Parution en 2009, existe aussi en format poche chez 10/18

   

L'histoire : 1946, Juliet, auteur  londonnienne populaire, cherche un nouveau sujet de roman. Le hasard la mène dans des échanges épistolaires très riches avec des habitants de Guernesay qui, pendant l'occupation allemande, ont crée le Cercle Littéraire des amateurs de tourtes aux épluchures de patates. Chacun lui raconte un événement, une anecdote triste ou joyeuse, bref, un moment de la guerre. Une véritable amitié se crée entre Juliette et les îliens au point que Juliett décide, pour un temps, d'aller s'installer à Guernesay. Elle y est accueillie à bras ouverts par ces nouveaux amis. Sa vie s'en trouvera changée à jamais.

Juliett écritet reçoit des lettres, mais pas uniquement depuis Guernesay... Apparaissent au fil des pages sa meilleure amie sophie, son éditeur, son soupirant, bref une multitudes de personnages qui donnent à se recit dynamisme, rebondissements 

  

 

 

 

 

Tentation : La blogo et la réputation du livre

Fournisseur : Ma PAL

 

 

    

 

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Mon humble avis : Ce roman épistolaire est si riche et délicieux que je ne sais par quelle patate le prendre ! Epluchons en quelques unes qui ouvriront ou couperont l'appétit de lecture des membres amateurs d'un certain cercle littéraire que nous formons, suivant les goûts de chacun.

Il est des coins du monde que l'on oublie et des questions que l'on ne se pose jamais (en tout cas, pour moi !). Par exemple : comment la 2ème Guerre Mondiale a t-elle été vécue sur l'île anglonormande de Guernesay ? Ce roman épistolaire apporte la réponse, une réponse qui tantôt réchauffe le coeur, tantôt glace le sang. On y apprend les atrocités commises, mais on y découvre aussi une population très solidaire, capable du meilleur, même après la guerre, malgré le traumatisme.

Au fur et à mesure de ces échanges postaux menés tambour battant par la dynamiqueet sympathique Juliet, nous faisons la connaissance d'une multitude de personnages qui furent, par leur comportement et souvent à leur insu, de véritable héros anonymes de guerre. Ce roman rend brillamment hommage à ses gens qui, sans tambour ni trompette, ont aussi fait l'histoire, même sur un petit bout de monde.

Il règne dans ces pages drôlerie et gravité, mais pas de pathos. Le style est enjoué et l'atmosphère si chaleureuse et so british,que c'en est remarquable étant donné que les auteures sont américaines. On se régale de l'humour des uns, on est touché par l'humanité de tous, on voudrait faire partie de ce cercle littéraire pour partager de si belles amitiés, on est prêt à partir pour Guernesay avec, dans notre valise, de grands classiques de la littérature ou des livres de recettes. Car bien sûr, les mérites et les vertus de la lecture sont bien présents dans ces échanges de lettres.

Alors oui, je partage l'enthousiasme quasi général pour ce roman. Pourquoi pas 4 étoiles bien pleines alors  ?...

Parce que j'ai deux petits minuscules bémols a énoncer... Les personnages sont très nombreux, j'ai eu du mal a en distinguer certains... Et, comme me le faisait justement remarquer une amie, ces lettres sont écrites par différentes personnes, d'origines socio-culturelles variées et parfois éloignées de la littérature.... Et pourtant, d'une lettre à l'autre, le style d'écriture ne change pas ou si peu. Le timide fermier ilien use d'une écriture bien similaire à celle de la jeune et volubile auteure londonnienne. Dommage, une plume mouvante aurait pu les départager plus visiblement.

Enfin, même si je me suis régalée de cette lecture, que j'y ai appris beaucoup, que je me sentais bien parmi cette belle équipe, j'ai été contente de lire la dernière page. C'était très bien, mais plus long aurait été trop long.... pour moi. Certaines blogueuses auraient voulu que ce roman ne finisse jamais ! Et vous ? Épluchez donc ce roman, il a trop de qualités pour passer à côté !

 

 

  "Lire de bons livres vous gâchera le plaisir d'en lire de mauvais".

 

Les avis de Théoma; de Keisha; de Sylire, de Karine :)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 31 Mars 2011

Nouvelles - Livres de poche - 250 pages - 5.50

 

 

 

 

L'histoire : Irène est une femme du monde, épanouie, épouse d'un célèbre et riche avocat. Le hasard de la vie lui fait rencontrer un musicien dont elle devient la maîtresse. Un jour, alors qu'Irène sort de l'antre de son amant, une femme la bouscule, parait la reconnaître. Commence alors pour Irène un véritable cauchemar, tant elle craint d'être dénoncée à son mari... Elle devient victime d'un odieux chantage. La peur la paralyse.

Nous devinons que nous sommes à Vienne entre les 2 guerres.

 

 

"Lu" en format Livre audio

 

Tentation : L'auteur et le livre audio

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

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  Mon humble avis : En novembre, j'avais découvert la prose de Zweig et le livre audio avec "Lettre d'une inconnue". Très enthousiaste sur l'ensemble, j'ai donc décidé de d'approfondir l'auteur et le format !

Cette fois ci, c'est l'actrice Fanny Ardant qui narre "La peur", de sa jolie voix reconnaissable entre toutes. Sur le CD figure juste cette nouvelle. L'écoute prend une heure quarante cinq. Si vous achetez le livre, y figureront 5 autres nouvelles.

J'ai encore une fois été subjuguée par la richesse du vocabulaire de Stefan Zweig, la fluidité et la musicalité de son style. Vraiment, en écoutant ses mots, je me dis que je ne serais jamais écrivain ! C'est très littéraire et en même temps si agréable, si accessible, si humble. Les mots sont là pour décrire un sentiment ou servir un personnage, pas pour mettre en scène un auteur qui reste en fait beaucoup en retrait. Rapidement, Zweig nous plonge dans une atmosphère et un sujet qu'il développe, détaille et décrit avec tant de justesse que le récit semble très complet et prend, à nos yeux, la forme d'un court roman. Zweig analyse ici l'adultère, le mensonge qui en découle, et ses conséquences emprisonnantes, dramatiques, asphyxiantes. Aucun jugement n'est porté sur Irène. Zweig constate et partage avec nous son sens de l'observation très perspicace, la finesse de sa psychologie. Le comportement humain est parfaitement rendu. Ici, c'est la peur qui est explorée jusqu'à son tréfonds, jusqu'à sa plus profonde vérité. Le rythme s'accélère, l'étau se ressert autour d'Irène. Elle est prisonnière, elle s'asphyxie et nous lecteur, retenons notre souffle jusqu'à ce que la fin, on ne peut plus insoupçonnée et subtile, nous coupe le souffle ! Zweig prouve avec talent que les ressources d'un couple sont souvent sousestimées. C'est superbe et cela nous donne à réfléchir sur les conséquences du mensonge, la peur qui nous paralyse autant que la vérité, ce qui nous empêche de nous délivrer de notre fardeau. En effet, qui ne s'est jamais noyé dans un mensonge ? Car la peur d'être découverte dans le secret d'un mensonge et de la faute est un fardeau. "La peur est pire que la punition". Dans la peur se cache la honte de la faute, de la mauvaise image que l'on pourrait donner de soi même. On a peur de l'autre aussi, de sa réaction que l'on imagine, que l'on surestime, que l'on minimise. Allez savoir. En tous cas, pas besoin d'emplifier les éloges sur la plume de Zweig, elle se défend, brille d'elle même.

  

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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