Publié le 23 Mars 2011

Roman - Edition J'ai lu - 125 pages - 3.70 €

 

 

4ème de couv' : " J'étais, sans le savoir, un enfant heureux, relativement heureux, il est vrai. Mais ce n'était qu'une impression d'ensemble. Car ma vie, même alors, ne manquait pas de petits malheurs auxquels je n'arrivais pas à m'habituer. Il faut remonter à novembre 1944. J'avais treize ans. " Jeff porte sur la lèvre un petit bec-de-lièvre que tout le monde nomme la " cicatrice ". Une infirmité dont il ne connaît pas la cause et qui lui vaut moqueries et méchancetés de toutes sortes. Parce qu'il ne sait s'en défendre, il intériorise toute cette douleur, toutes ces blessures morales répétées. A cet âge si sensible, s'enfermant peu à peu, il souffre et fait souffrir ceux qui l'aiment sans réserve...

 

 

 

 

Billet publié dans la catégorie "L'avis des ados" donc... écrit par ma nièce.

 

 

 

 

 

 

 

L'avis de Camélia, 14 ans : Dans ce roman, un jeune américain garçon de treize ans, pendant la Seconde Guerre Mondiale raconte une période décisive de sa vie. Jeff porte sur la lèvre supérieur un bec de lièvre que ses parent lui ont toujours expliquer comme un accident lorsqu'il était petit. En cours d'année, il doit changer d'école. Là, il sera confronté à un milieu social aisé qui n'est pas le sien. Les enfants de sa classe le refusent dans leurs jeux et font souvent allusion à sa cicatrice en le surnommant "grosse lèvre". Finalement, Willie, un élève, invite Jeff à venir jouer avec eux et le prend sous son aile. Une amitié qui rempli de joie Jeff naît doucement entre les deux garçons.
 
Un soir, Willie invite Jeff pour lui présenter sa collection de timbres. Appelé au salon par sa mère il laisse son ami quelques minutes seul dans sa chambre. Pendant ce temps, Jeff lui vole ses plus beaux timbres et les fourre dans sa chemise. Lorsque Willie revient, il constate la disparition mais n'ose fouiller Jeff qui lui fait remarquer que, étant son ami, il pouvait lui faire confiance et que les timbres étaient sûrement tombés sous un lit ou avaient glissé entre deux feuillets. Puis, prétextant l'inquiétude de se parents il se retire chez lui.
 
Le lendemain, à l'école, Jeff qui commençait à s'intégrer dans la classe, se fait rejeter par ces camarades qui ont appris l'incident de la veille. Pour Jeff commence un interminable tourbillon qui l'emporte très loin. Commençant par voler son ami, il lui ment pour l'assurer de son innocence ainsi qu'a ses parents et Bubby son petit frère avec qui il s'entendait si bien. Se trouvant indigne de l'affection de sa famille, il la repousse en devenant méchant avec ses proches. Pourtant il ne peut se résigner à rendre ces timbres, trops heureux d'avoir quelque chose de Willie avec qui il a cassé toute amitié, celui qui un jour l'avait invité a jouer pendant la récréation.
 
J'ai beaucoup aimé se livre car il montre bien la difficulté de s'intégrer quand on est différent et tout l'engrenage du vol. Il est facile à lire et très bien écrit.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Mars 2011

Synopsis allociné :  Leïla, après cinq années de prison, retrouve la liberté. Elle va rencontrer Yannick, un jeune athlète qui vient de perdre la vue dans un accident. La seule discipline que celui-ci peut pratiquer avec son handicap, c’est la course. Mais avec un guide, auquel il est attaché, par un fil, le temps de l’entraînement. Ce sera en l’occurrence, une guide : Leïla, elle-même athlète de haut niveau dans sa vie d’avant. Leïla se tait sur son passé. Yannick, étouffé par les marques de compassion de son entourage, va s’arranger de ce silence. L’entraînement, et puis les projets de compétition vont les aider à se reconstruire, l’un avec l’autre. Mais il y a des histoires passées qui ne vous lâchent pas, et des sentiments présents, des mouvements du cœur, qui bouleversent les trajectoires. Il faudra en passer par là pour un jour entrer dans la ligne droite.

 

 

Drame avec Rachida Brakini, Cyril Descours, Clémentine Célarié

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ce film possède et développe de fortes qualités humaines, c'est pour cela que je lui octroie 3 étoiles, même si je suis plutôt mitigée.

Leila sort de prison et elle devient la guide sportive de Yannick, jeune athlète devenu aveugle récemment, dans un grave accident de la route. Les deux personnages doivent s'apprivoiser, se découvrir, se faire confiance, aller au même rythme, parvenir à mettre leur pas dans celui de l'autre. Ils se recontruisent ainsi chacun dans l'importance qu'ils trouvent au regard de l'autre et dans un objectif commun. Cela donne lieu à de très belles scènes d'entraînement sportif, d'efforts, de plaisir dans le surpassement de soi très bien filmées. La ténacité que met le jeune aveugle à vouloir courrir et surmonter son handicap est touchante. Sa révolte aussi contre l'injustice qu'il subit l'est tout autant.

J'ai aimé la double "lecture" possible de ce film. Car ici, il s'agit de la rencontre de deux athlètes, mais j'ai trouvé qu'il pourrait s'agir de deux personnes au bord de l'amour qui finalement est aussi un sport de haut niveau, une course de fond, il faut mettre son pas dans celui de l'autre, au même rythme...

Alors pourquoi suis-je mitigée ? Parce qu'il y a des longueurs, des dialogues peut-être un peu trop clichés ou trop forcés qui gâcheraient un peu l'émotion. Et puis les deux acteurs principaux ne m'ont pas convaincu. Surtout Cyril Descours qui n'est pas toujours juste, au point que jusqu'à ma visite sur Allociné, je le soupçonnais d'être un sportif devenu acteur pour l'occasion. Car les scènes sportives sont impeccables, mais quand on en sort, c'est limite limite.

Enfin, le sujet rencontre aveugle /guide n'est pas assez approfondi, parfois mis dans l'ombre par l'histoire personnelle de Leila qui fait que l'on s'éloigne du sujet.

Ce n'est donc pas le meilleur film de Régis Warnier, à qui l'on doit tout de même Indochine et une Femme Française.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Mars 2011

Roman - Livre de poche - 256 pages -  5 €

 

 

Première parution du roman en 1951.

 

 

L'histoire : Holden Caulfield, 16 ans, est pour la énième fois renvoyé du collège de Pencey. Les vacances de Noël sont dans 3 jours. Alors, pour ne pas rentrer plus tôt chez lui et affronter l'ire parentale, il erre pendant 3 jours dans sa ville, New York. C'est cette brève odyssée qui est racontée ici.

 

 

 

Tentation : Mon inscription au challenge de Théoma + une conférence sur Salinger à laquelle j'ai assisté récemment et enfin, une grande envie de relire de livre culte.

 

Fournisseur : mes étagères.

 

 

 

 

 

 

Pour ceux qui ça intéresse... 

 

Présentation du livre :L'attrape-coeurs est un phénomène littéraire. Paru en 1951 aux USA, c'est un des livres les plus lus au XXème siècle. Il s'en est vendu plus de 60 millions d'exemplaires et il s'en vendrait encore près de 250 000 par an. C'est un classique enseigné dans les écoles américaines et canadiennes, même s'il est parfois controversé pour ses sujets et son style. La notion d'antihéro débute avec ce livre outre atlantique et choque le public. L'attrape coeur comporterait certains éléments autobiographiques.... L'échec scolaire, l'évocation de l'armée et de la 2ème Guerre Mondiale, l'évocation d'entrer dans un monastère. C'est un roman qu'il faut ancrer dans son époque : la fin des années 40, l'après guerre. Dans la question récurrente d'Holden " où vont les canards du lac de Central Parc quand le lac est gelé" ?... Il faudrait y voir une métaphore de la guerre et du retour des soldats...

 

Présentation de l'auteur :Né en 1919, Jérôme David Salinger est entouré d'un véritable mystère qu'il a plus ou moins entretenu toute sa vie durant en refusant toute apparition publique, toute interview ou nouvelle publication pendant plus de 40 ans. Il a vécu reclus dans un monastère. Il est décédé il y a un an, le 27 janvier 2010.  L’un des thèmes majeurs de Salinger est l'adolescence avec ses perturbations et son désenchantement devant la perte irrémédiable de l'innocence de l'enfance. Entre 1942 et 1945, Salinger est dans l'armée et il sera l'un des premiers à pénétrer dans les camps de concentration. Il en sera très affectée et en 1945, il est hospitalisé pour soigné un syndrome de Stress Post Traumatique.

Salinger n'a rien publié depuis 1963.

 

 

 

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Mon humble avis : (relecture) Je me souviens parfaitement, quand j'ai achevé ce livre en décembre 1990, j'étais bouleversée. Ce livre, c'était moi !!! Il y a 20 ans, j'avais dit à mes parents " il y a des livres qui vous transforment à vie, qui ne vous laissent pas intacte.". J'avais 18 ans....

Aujourd'hui, je suis bien plus nuancée et bien moins enthousiaste... Faut il relire ce livre ? Y a-t-il un âge idéal pour l'apprécier à sa juste valeur ? De l'avis de la conférencière écoutée il y a quelques semaines, oui, ce livre peut-être lu et relu, à n'importe quel âge, on y trouve toujours quelque de nouveau et de différent.

J'ai donc suivi à nouveau Holden, désabusé et paumé, dans son errance New Yorkais. J'ai assisté à sa solitude, sa révolte, son ivresse, son ennui, son instabilité, son humeur changeante, sa déprime en fait. Toute la vie d'Holden aboutit ici, et son avenir dépend de ses quelques jours.

Ce récit à la première personne nous dresse donc les activités du jeune homme dans l'ordre chronologique. Il ressort de tout cela la terrible douleur de l'adolescence, la perte de l'innocence, la peur et la difficulté du passage à l'âge adulte.

 J'avais oublié que "l'action" débute réellement au bout de premier tiers de l'oeuvre. Je me suis bien moins sentie concernée par le personnage, qui ne m'a touchée que dans les derniers chapitres. Sinon,  j' avoue que je n'ai pas été captivée par cette lecture, parfois ennuyeuse, même si je reconnais qu'il y a deci- delà quelques passages sarcastiques ou "initiatiques" qui remontent le niveaux d'un très moyen. Je me suis distraite en cherchant les indices autobiographiques et les éléments expliqués par ma conférencière,qui conseille vivement de lire ce livre dans sa version originale, en Anglais.... En effet...

Car c'est là je dirais que le bâts blesse le plus. Le style qui pour l'époque était peut-être révolutionnaire, mais qui pour 2011, est lourd et vraiment démodé. Familier, parlé, hâché, parfois vulgaire. Beaucoup d'argot, un vocabulaire plus que limité et très répétitif. D'ailleurs, le narrateur est souvent aussi répétitif dans le contenu de ses propos que dans les mots qu'il utilise. Bref, un style lassant et des propos souvent vides...

Alors peut-être que ce livre est un témoignage exceptionnel sur une époque, une ville et un style littéraire, mais je trouve qu'il n'a pas bien veilli, même si la rébellion et les angoisses des adolescents est toujours d'actualité, puisqu'atemporelle.

 

Autre hypothèse : le livre n'est pas plus vieux et "hors contexte" en 2011 qu'en 1990.... par rapport à sa publication en 1951... C'est peut-être juste moi qui me suis pris 20 ans dans la vue ???!!! C'est juste une hypothèse !!!

 

 

L'avis de Cynthia; de Chaplum; Esmeraldae; et de Karine :)

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 17 Mars 2011

Le weekend dernier, se tenait à Rennes le Festival de la Rue des Livres. Ce fut l'occasion de...

 

... revoir une auteure adorée...

 

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Maud Lethielleux, auteur de Dis oui Ninon, D'où je suis je vois la Lune et Tout près le bout du monde

Chouchoute de la blogosphère, elle fut bien sûr assaillie par notre groupe de blogueuses !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Rencontrer un auteur lu...

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Hugo Buan, auteur entre autre de Cézembre Noire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De découvrir des auteurs inconnus de mon petit monde et d'alourdir ma PAL...

 

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Sayouba Traoré, écrivain Burkinabé, dont le livre

 

devrait m'emmener au fin fond du Burkinafaso !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

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Hervé Commère, romancier Rennais... et son thriller

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  ... Rencontrer le parrain de cette édition du Festival.... et aussi alourdir ma PAL...

 

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                               Yann Queffélec

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

Et maintenant, comme à chaque salon, le croustillant !!!!

L'anné dernière, ici même, débutait une longue histoire entre PPDA et moi.

A la forêt des livres à Loches, ce fut avec Vincent Perez.

A Rennes version 2011, c'est désormais Mabrouk Rachedi que je déclare (avec son consentement ), homme de ma vie jusqu'à nouvel ordre...

 

L'histoire, je passe devant son stand, qu'il tient avec sa soeur Habiba Mahany, le samedi.

 Je ne peux hélas acheter ce livre, car  normalement si tout va bien, ma copine

 

Sandrine (encore merci !) doit me le ramener et me le prêter le lendemain.... Donc on verra demain !

 

Le lendemain, Sandrine a la bonne idée de ne pas avoir oublié le livre, mais en plus de me l'offrir pour que je puisse me le faire dédicacer !!!!

 

Et là, c'est une dédicace qui change la vie :

"  Vous voir deux jours de suite, c'est deux fois plus de plaisir. Hier, vous étiez formidable, aujourd'hui, vous êtes merveilleuse....."

 

Quel gentilhomme ! Je l'ai demandé en épousailles, il a accepté. Ca soeur Habiba sera ma témoin, à moins qu'elle ne soit la sienne, nous sommes encore en désaccord sur ce point !

A suivre !!! 

 

(heu, si une vraie MMe Rachedi existe, qu'elle ce rassure, nous sommes dans la plaisanterie !!!)

 

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Et cette journée est traditionnellement l'occcasion pour les blogueurs de l'Ouest de se retrouver, de se rencontrer, d'échanger, de parler bouquins, blog, comm, billets, habitudes etc....

Tout ceci, grâce à l'organisation impeccable de Gambadou

Cette année, l'ouest s'est bien élargi, puisqu'il commence par Paris, passe par la Normandie et Anger et s'achève, bien sûr dans le Finister.

 

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A girl from Earth, Canel, Enna, Fransoaz, Gambadou, Moi, Hilde, Majanissa, Sandrine SD49, SophieLJ, Sylire, Yvon, Joelle (Mr Florian étant le photographe officiel du groupe ! ). Midola est aussi venue nous rejoindre le matin mais elle était déjà partie au moment de la photo ! Nous aurions du être plus nombreuses. Manquait très fort Clara que cette satanée dame santé a clouée au lit.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 16 Mars 2011

Une chanson que j'aime tant qu'elle ne peut pas être ne pas être ici. On l'entend un peu partout et c'est une reprise d'une ancienne chanson de Ray Charles. J'ai récemment découvert le clip, les images surprenantes de joie de vivre, de chaleur, de nonchalance, d'exotisme, et de différences...

 

 

 

 

 

Somewhere over the rainbow
Way up high
And the dreams that you dreamed of
Once in a lullaby ii ii iii
Somewhere over the rainbow
Blue birds fly
And the dreams that you dreamed of
Dreams really do come true ooh ooooh
Someday I'll wish upon a star

Wake up where the clouds are far behind me ee ee eeh
Where trouble melts like lemon drops
High above the chimney tops thats where you'll find me oh
Somewhere over the rainbow bluebirds fly
And the dream that you dare to,why, oh why can't I? i iiii

Someday I'll wish upon a star,
Wake up where the clouds are far behind me
Where trouble melts like lemon drops
High above the chimney top that's where you'll find me
Oh, Somewhere over the rainbow way up high
And the dream that you dare to, why, oh why can't I? I hiii ?(x2)

Ooooo oooooo oooooo
Ooooo oooooo oooooo
Ooooo oooooo oooooo
Ooooo oooooo oooooo
Ooooo oooooo oooooo
Ooooo oooooo oooooo

 

Israel Kaʻanoʻi Kamakawiwoʻole, également connu sous le pseudonyme IZ, est un musicien et chanteur hawaïen, né le 20 mai 1959 à Honolulu et mort 26 juin 1997 à Honolulu suite à une insuffisance respiratoire due à sa masse corporelle. Il devient célèbre lorsque son album Facing Future est commercialisé en 1993. Son medley, Over the Rainbow / What a Wonderful World, issu de l'album Ka`Ano`I (1989)[1], est utilisé dans de nombreux films, séries télévisées et publicités.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 15 Mars 2011

Synopsis : Thomas Gardesse, VRP en système d’alarme, est arrêté pour un fait mineur et envoyé en prison pour 6 mois.
Afin de gagner le respect des détenus il se fait passer pour Le Marquis, un génie du casse dont personne ne connaît le visage.
Quinze jours avant sa sortie, un braqueur du nom de Quentin Tasseau le fait évader pour l’emmener à Manille afin qu’il participe à un casse dont le commanditaire a besoin des talents du Marquis…

 

 

Comédie avec Richard Berry, Franck Dubosc, Jean Hugues Anglades.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Il y a des films qui ne peuvent vous décevoir tant vous en attendez peu et qui finalement, vous surprennent en bien. C'est dans cet état d'esprit que je suis allée voir Le marquis. J'aime beaucoup Richard Berry, Franck Dubosc me taperait un peu plus sur les nerfs (mais Patrick Chirac me fait rire), j'ai besoin de distraction effort zéro !

Et cerise sur le gâteau, ce film est tourné en décors réels aux Phillippines. C'était ma seule attente, le dépaysement et les beaux paysages. Pour ça, c'est raté, j'ai encore faim !!!

Mais pour le reste, je suis ravie de cet excellent divertissement, avec ce duo inédit d'acteurs qui fonctionne très bien !

Les duos improbables d'hommes que tout oppose, une main droite encombrée d'une double main gauche, voilà une recette de cinéma, dont l'efficacité ne se dément pas depuis La chèvre, les Fugitifs etc... C'est un peu toujours pareil, mais on rit toujours autant.

Ici, on sent la patte des Nuls, Dominique Farrugia n'est pas loin, juste derrière la caméra. Certains dialogues frôlent le burlesques, on est en plein dans les "ni queue ni tête" qui vous fait tourner bourrique ! J'adore remarquer la complicité des acteurs à l'écran, et deviner qu'ils ont pris un sacré pied à tourner certaines scènes, que les fous rires ont du parsemer le tournage. Ca me met de bonne humeur ! Et c'est vraiment le cas ici !

Le rythme est soutenu, on ne s'ennuie pas. On se demande vraiment comment nos deux héros vont se sortir de leur très fâcheuse situation, et ils n'ont pas fini de nous surprendre.

Enfin, les cinéphiles seront ravis de retrouver Jean Hugues Anglades dans le rôle du très méchant. Tellement convaincant qu'on a l'impression qu'il a emprunté la voix de Jean Reno !

Une bonne séance de cinéma, qui a dépassé l'objectif que je lui avais fixé, même s'il est dommage que l'exotisme philippin ne soit pas plus exploité.

J'aime vraiment le cinéma, il y offre tant de diversité ! D'ailleurs, depuis quelques jours, je suis titulaire d'une carte Pass Gaumont....20 € par mois.... cinéma illimité à volonté. Ca va faire mal. Heureusement que je n'habite pas au pied du ciné...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Mars 2011

Synopsis :  Alors qu'il est à Berlin pour donner une conférence, un homme tombe dans le coma, victime d'un accident de voiture. Plus tard, une fois réveillé, il apprend qu’un autre homme a pris son identité et cherche à le tuer. Avec l’aide d’une jeune femme, il va tout mettre en œuvre pour prouver qui il est.

 

 

 

Thriller avec Liam Neeson, Diane Kruger, January Jones

 

Production internationale (dont française !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Au début, j'ai eu peur, mais pas pour les bonnes raisons. Je trouvais que coïncidences et invraisemblances s'accumulaient pas très fortuitement ! Puis je me suis laissée aller, façon de parler. J'ai accepté quelques détails qui me dérangeaient.  Mais je ne me suis pas détendue, au contraire ! Car au bout d'une demi heure et jusqu'à la fin, j'ai eu franchement peur et pour les bonnes raisons. Avec ma voisine, on se broyait les bras ! (promis Isabelle, je te dois un pull !), j'ai sursauté, tressailli, limite crié ! Que de suspens ! Que d'action, quelle efficacité !

Sans identité est un pur thriller, une histoire de ouf, à devenir dingue et parano, à ne plus savoir qui dit vrai qui dit faut, qui voit vrai ou pas. C'est du non stop, le danger rode partout, chaque visage sur un quai de gare devient suspect. Liam Neeson et la belle Diane Kruger ne se reposent jamais, nous non plus ! On ne voit rien venir, à part Liam Neeson qui est drôlement grand. Dans les couloirs du métro, on a presque envie de lui dire de baisser la tête.... Remarque, dans sa situation, cela aurait pu être utile !!!

Le spectateur est complètement mené en bateau, c'est du pur bluff ! Ah comme ça fait du bien !!!

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 11 Mars 2011

Roman - Livre de poche (Acte Sud) - 153 pages - 5.50 €

 

 

Parution originale en 2006

 

 

 

L'histoire : Un homme se réveille, la mémoire vide, dans une chambre inconnue. Sur un bureau sont bien rangés une pile de photographie et deux manuscrits qu'il entreprend de lire. La visite de quelques personnes interrompt régulièrement sa lecture.

La chambre est truffée de caméra et de micros invisible. Un observateur nous narre donc la journée de ce Monsieur BLANK (signifie vide), qui ne sait même pas qui il est, où il est, et s'il est libre de sortir ou pas...

 

 

 

 

Tentation : Curiosité et réputation de l'auteur dans la blogo

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

  

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Mon humble avis : Dès les premières lignes, j'ai su que je pénétrais dans un univers étrange et inédit pour moi ; celui du romancier américain qui parait incontournable : Paul Auster.

Suivant que l'on ait déjà lu certaines de ces oeuvres ou non, il semblerait (d''après d'autres billets) que la lecture de "dans le scriptorium" se fasse à différents niveaux; Je tairais le pourquoi histoire de ne pas éclaircir le véritable flou artistique entretenu dans ce livre.

J'ai été aimantée et captivée par ce roman du début à la fin et rarement l'impression d'être manipulée et baladée par un auteur n'a été aussi forte. Excepté dans les dernières pages, je n'ai jamais su vraiment si je lisais un livre d'anticipation, de SF, un roman dans une époque actuelle, dans le passé.... Je n'ai jamais été certaine de me trouver dans une cellule de prison, une chambre d'hôpital psychiatrique, dans un cerveau, dans un délire ou une vérité glaçante. Je m'agrippai à chaque nouvel indice qui m'aurait permis de me positionner, mais il était aussi tôt contredit par un autre. J'avais l'impression de lire un casse tête chinois ou un livre "rubicube", bref, quelque part, une histoire de dingue dans une dimension parallèle, dans un huit clos inquiétant.

J'ai aimé cette histoire de "livre dans un livre", cette façon de revisiter l'histoire américaine, la conquête de l'Ouest et le génocide indien.

Dans le scriptorium pourrait être qualifiée de parabole sur le pouvoir de l'écriture, de l'imagination et sur les relations entre un romancier et ses personnages.

Enfin, le thème de la peur de l'inconnu et de la vérité est amené de façon récurrente et directe : "Monsieur Blank ne bouge pas de là...Il a tellement peur de ce qu'il pourrait apprendre au sujet de la porte qu'il est incapable d'affronter le risque d'une confrontation avec la vérité".... ou en résumé, la politique de l'autruche que l'on pratique si souvent.

Quelques mots sur le style : il est clinique, descriptif, distant, extérieur, comme l'oeil qui observe Mr Blank a son insu. Il n'hésite pas à humilier Mr Blanck, ce qui est parfois déroutant.  En tout cas, il convient à merveille au sujet principal de ce roman : la manipulation des hommes entre eux, et des lecteurs par un auteur ! Paul Auster m'a emmenée en territoire inconnu et j'ai vraiment aimé ça.

 

 

 

 

"Quel meilleur moyen d'unir les populations que d'inventer un ennemi commun à qui déclarer la guerre ?"

 

Il semble que ce roman plaise plus à qui ne connaît pas l'univers d'Auster. Les lecteurs fidèles voient à priori vite où l'auteur veut en venir... 

L'avis de Chaplum

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 9 Mars 2011

Synopsis :  Frédéric, un jeune en réinsertion, travaille dans un grand hôtel à la montagne. Un client disparaît. Frédéric suspecte la famille qui l'emploie mais choisit de protéger son patron, cet homme qui le fascine. Bientôt, il est mis en danger.

 

 

 

Thriller psychologique avec Jean Pierre Bacri, Vincent Rottiers, Ludmila Mickael, Sylvie Testud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Le film est de qualité, le suspens fonctionne. On devine qu'il va se passer quelque chose mais on se demande qui peut être le plus inquiétant et le plus inquiété. L'atmosphère est oppressante à souhait et toute en langueur aussi. Voir en longueurs par moments hélas.

Les personnages sont intéressants et très ambigus. On a vraiment du mal a déterminer si c'est leur grandeur d'âme qui les fait agir comme cela ou leur propre intérêt. Fred exploite t-il une situation qui peut lui être bénéfique ou a-t-il peur ? Le personnage de Bacri s'attache t-il à Fred ou ne pense-t-il qu'à protéger son fils (et sa propre réputation par la même occasion ?) Vraiment, de ce côté là, le film est captivant.

D'autant qui'l est servi par d'excellents acteurs, tous crédibles ++, même si le scénario tend à caricaturer les deux personnages principaux. Peu de dialogues, beaucoup de regards, les suppositions des uns et les suspicions des autres, tout est filmé intelligement, avec une subtilité talentueuse. Et sylvie Testud est là, qui apporte un peu de couleurs, de légèreté et qui n'est pas dupe !

Je reste tout de même un peu réservée sur le postulat de départ - le gendarme qui tue accidentellement et qui appelle Papa... même si l'histoire m'a tout de même embarquée.

Et la fin m'a plutôt laissée en pleine mer...

Un bon film sur la lâcheté, mais qui je pense aura une carrière discrète.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Mars 2011

Récit - Editions Grasset - 179 pages - 15.00 €

 

 

Parution en janvier 2011 - Nouveauté

 

 

L'histoire : « Tout cela a duré moins d’une minute. On a eu huit à dix secondes pour prendre une décision. Quitter l’endroit ou rester....La terre s’est mise à onduler comme une feuille de papier que le vent emporte....Bruits sourds des immeubles en train de s’agenouiller.... Ils implosent, emprisonnant les gens dans leur ventre. Soudain, on voit s’élever dans le ciel d’après-midi un nuage de poussière. Comme si un dynamiteur professionnel avait reçu la commande expresse de détruire une ville entière ..."

Nous sommes le 12 janvier 2010, 16h53 à Haïti. L'écrivain Dany Laferrière est dans sa ville natale. Il raconte.

 

 

 

Tentation : La blogosphère

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

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Mon humble avis : Il y avait le 11 septembre 2001... Il y a aussi le 12 janvier 2010. On se souvient tous de ce que nous faisions "au moment de" le 11 septembre, mais déjà beaucoup moins, voire pas du tout du 12 janvier. Le 12 janvier 2010, à 16h53, Haïti subissait le pire séisme de son histoire. Bilan : 230 000 morts, 300 000 blessés et 1.2 million de sans abris.

Un an après, Dany Laferrière se souvient. Il était alors à Port au Prince (la capitale) pour un festival. Avec un ami journaliste, il attendait un homard au restaurant de son hôtel.

L'auteur décrit les faits. Il met des mots adaptés sur des images qui ont tourné en boucle sur les TV du monde entier. Il constate. S'interroge. Il ressent et nous expose son point de vue sur une multitude de sujets. Il nous offre surtout son "regard multiple" sur les conséquences d'une catastrophe naturelle énorme. C'est Dany Laferrière l'écrivain qui raconte, mais aussi l'Haïtien, le journaliste, l'exilé (Il vit au Canada), le fils, le frère, l'ami et l'anonyme, l'un parmi des milliers, l'homme. Un regard aussi intérieur qu'extérieur mais souvent tout autre que celui proposé par les médias présents à l'époque. Un regard qui voit bien au delà de la caméra, avant, pendant, après.

Une idée, une émotion, la culture, l'art, la place des médias, la légitimité des uns,  une rencontre, une colère, une souffrance, un détail ou la mort, un espoir, la survie... Autant de sujets prétextes à quelques lignes ou une ou deux pages. Toutes sont marquantes, remettent en cause nos idées reçues ou nous invitent à nous interroger. Cet ouvrage interpelle vraiment et me laisse plutôt sans voix d'émotions et de respect. Que dire après tout cela. Se souvenir est important.

 Certes, ce livre traite d'un terrible désastre naturel et humanitaire, mais il ne règne dans ces pages aucun misérabilisme, ni catastrophisme, ni pathos. Plutôt de l'optimisme parfois. L'écriture est sobre, poétique aussi, jamais prétentieuse et toujours juste. L'émotion est mesurée, le sensationnel banni. Une certaine pudeur évite le voyeurisme malsain. Les réactions des survivants sont très bien expliquées.

A quelques détails près, je méconnaissais vraiment Haïti. Avec ce livre, j'ai découvert un peuple digne et fier, cultivé, courageux, joyeux, très riche de son histoire et de ses luttes, qui s'est toujours battu pour se relever. Je pensais lire le tremblement de terre, j'ai lu Haïti, et un auteur magnifique qui met son art au service des siens.

 Cette lecture a vraiment été captivante et très enrichissante pour moi. Je vous conseille du fond du coeur ce formidable hommage au peuple Haïtien. Et Haïti n'est pas, médiatiquement, le centre du monde comme New York. Elle pourrait retomber dans l'oubli.... Ce livre lui rend dignement sa place.

 

 

 

On ne recommence rien, c'est impossible d'ailleurs. On continue. Il y a des choses qu'on ne pourra jamais éliminer d'un parcours : la sueur humaine.... Une culture qui ne tient compte que des vivants est en danger de mort.

 

La mort, quand elle arrive de manière si inattendue et massive, ne quitte pas facilement notre esprit. C'est tellement grand qu'au lieu de nous plonger dans la tristesse, je sens plutôt monter lentement une sensation proche de l'ivresse... Et puis il y a la simple joie d'être encore en vie.

 

J'ai l'impression que le monde puise dans la même banque d'images. Ce sont des images si puissantes qu'elles cachent le reste. Comment font ils ce choix ? Ces images sont elles naturellement accrocheuses ou est-ce la répétition qui nous les rend familières ? Je sens qu'on est en train de nous confectionner une mémoire.

 

Ce pays a besoin d'énergie et non de larmes.

 

Le client obéit au plus fort mais écrase le plus faible. C'est ainsi qu'il cherche à équilibrer son budget.

 

On a remarqué que ceux qui se révèlent exceptionnels dans les moments difficiles sont souvent gauches dans la vie quotidienne.

 

Une nouvelle ville qui nous forcerait à entrer dans une nouvelle vie. C'est cela qui prend du temps. Ce temps qu'on refuse de s'accorder.

 

Mais si en Haïti on a peur une minute, il arrive qu'on danse la minute d'après...

 

 

 

L'avis de Clara, de Midola et Sylire

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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