Publié le 10 Novembre 2011

Roman - Editions Buchet Chastel -245 pages - 14.50 €

 

 

Parution en Septembre 2011

 

RENTREE LITTERAIRE SEPT 2011

 

 

L'histoire : C'étaitil y a plus de 20 ans. L'auteur en avait 22 quand on lui a apprisa mort de son père, dans un accident de voiture. Quatre ans plus tôt, c'étaitson frère et sa mère qui décédaient dans les mêmes circonstances. "Depuis, quand on me croise, on compatit". Le voici seul et sans attache puisqu'une fois l'héritage effectué, il ne lui reste qu'un pécule mais plus d'objet... Maisil n'est pas si seul. Deux de ses amis, Samuel et Laure, vont l'accompagner dans son obsession : se rendre à Morro Bay, en Californie. Morro Bay, dont le chanteur Lloyd Cole parle dans sa chanson Rich, que Blondel écoute alors en boucle.

Nous suivons dès lors nos 3 jeunes sur les routes américaines...

 

 

 

 

 

Tentation : Mon grand coup de coeur pour G229 du même auteur

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Voici un livre que j'ai dévoré en quelques heures sur la même demi journée.Le pitch pourrait promettre du pathos et des larmes. Non, ce n'est pas le cas, parce que l'auteur a laissé des années passer avant d'écrire ce livre. Il y a donc de la distance et le regard de l'auteur qui a grandi, qui a survécu et finalement, bien réussi sa vie. Pas de misérabilisme malgré le titre. J'ai vite reconnu l'écriture de cet auteur dont je ne suis pourtant pas encore très familière. Des phrases courtes, parfois sans verbe. Du rythme. des mots directs qui ne tournent pas autour du pot. Du cynisme et de l'humour pour éviter le mélo et parfois, de la belle poésie, des couleurs, des odeurs...

Une fois nos 3 amis sur les routes californiennes, l'auteur alterne descriptions de son voyage, des ses états d'âmes par rapport à ses amis et des souvenirs de sa jeunesse où les défunts étaient encore vivants.

Ce voyage est une parenthèse dans la vie de ces 3 jeunes, et pour l'auteur l'occasion de réfléchir à comment il va vivre son deuil, user de cette nouvelle liberté, comment il va orienter sa vie après cela. Mais il ne nous assomme pas avec des pages de ses réflexions là. Non le style du livre, c'est vraiment le road book et cela m'a beaucoup plu. En début d'année, je suis allée voir le diaporama d'amis qui avaient effectué un voyage dans le grand ouest américain. Grâce à cela, j'ai pu suivre nos 3 accolytes avec des images précises dans les yeux, notamment dans San Franciso, à l'arrivée à Las Vegas où dans le grand canyon. Et puis, il y a la magie du voyage, des rencontres qui ne durent  parfois que quelques instants mais qui se gravent pour toute une vie dans votre mémoire et les décisions que l'on prend comme ça, sur un coup de tête. Prendre tel bus ou lieu d'un autre et arriver là où l'on ne devait jamais arriver. J'ai vraiment aimé cette partie là du livre, celle qui me fait rêver. Partir. J'ai connu l'ivresse de conduire de belles japonaises rouges sur les highways américains en écoutant de la country et en buvant la canette de soda (moi c'était la côte Est), j'ai connu la déception d'un lieu rêvé depuis des années et que l'on reconnaît à peine lorsque l'on y arrive. A 21 ans, quand je suis arrivée en Floride, je fantasmais sur Miami et .... deux flics à Miami, les Ferrari noires.... Et oh déception ! Les fameuses rues entourées de palmiers où l'on voyait filer cette fameuse ferrari.... Il n' y en a qu'une, c'est toujours la même !

Après le décès de mon père il y a16 ans, moi, c'est à Londres que je me suis enfuie, vivre une autre vie, avec d'autres gens. On se vide en se remplissant d'autre chose. On fuit et l'on revient quand on est prêt. Oui, j'aime ces récits de voyage ou l'on va au bout d'une partie de soi, ce voyage qui vide l'indésirable et rempli d'autre chose loin de tout ce qui est de connu, loin de tout ce qui vous connait. Vous pouvait ainsi rennaitre, redevenir neuf. Reconstruire

Un livre qui a donc eu un certain écho en moi, qui se dévore. Maintenant, pour être honnête, il restera moins dans ma mémoire que G229, qui bénéficiait pour moi de l'effet découverte d'un auteur !

 

  "Je regardais les bicoques et leurs habitants. Des maris, des femmes, des enfants, des cousins, des oncles, des tantes. J’ai ressenti une formidable envie de construire. Pierre après pierre. Mur après mur. Comme après un raz-de-marée. Il y a un état de stupéfaction – et ensuite une frénésie de reconstruction, dans tous les sens –, jusqu’au prochain tsunami."

 

 

 

                                                10ème !

 

 

 

 L'avis de Sylire , d'Hélène

 

 

 

Voici les fameuses paroles de la chanson Rich

She left you 1958
When the thought of another fifteen years
Was more than she could face
But did you miss her much well hey
You never gave her too much thought
In your newspaper grey
So waste away to morro bay
You never got around to yesterday
But money is for taking yes
And rich is what to be forsaken grey
And giving it away
And even jesus has a price
You're making credit card donations to television faith healers
Born again missionaries come to morro bay
They saved your body but your mind hey
And everything you earned
You're going to throw it all away
And waste away tomorrow
C.a. is where everybody falls down off the wagon under the wheels
Remember 1970
When the thought of a day without a drink
Was more than you could face
But did you miss her much well hey
You never gave her too much thought
In your newspaper grey
So waste away to morro bay
Saved your body but your mind paid
But money is for taking yes
And rich is what to be forsaken
Grey and giving it away
You're going to hurt somebody if you can
You're going to make somebody understand
Baby you're a rich man
Baby you're a rich man

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 9 Novembre 2011

Bonjour,

 

.Le gouvernement français vient de passer la TVA du livre de 5,5 % à 7... au même titre que celui des vendeurs de pizzas ou de hamburgers.

MAIS, NON ! LE LIVRE N'EST PAS UN HAMBURGER !!!!!!!!!!!!!!

Ce qui en augmente le prix, fragilise encore cette industrie, empêchera sans doute les personnes aux revenus plus modestes d'acheter des livres alors que le livre représente l'éducation, la culture, l'évasion et la liberté !

 

Alors, je vous invite à signer cette pétition contre la TVA à 7%

 

Voici le lien qui y mène : http://petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2011N16249&fb_source=message

(pour signer, c'est tout en bas et ça prend 30 secondes !)

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 8 Novembre 2011

Synopsis :  A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables.

 

 

 

 

Avec François Cluzet, Omar Sy, Anne Le Ny

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ah ! Comme j'aime le cinéma. Autant d'émotions, de rires et de bonne humeur en deux heures de temps, il n'y a que dans les salles obscures que l'on trouve cela. C'est vrai que la vie ne donne hélas pas tant d'occasions d'éclater de rire que ça, même si elle n'est pas forcément dramatique à souhait. Alors que le cinéma, d'un fond dramatique pire que ce que la plupart d'entre nous pourrait imaginer supporter vivre,  fait une leçon d'humour, un concentré de rire. Cette comédie qui n'oublie pas cependant de faire passer quelques messages,  ne passe pas sur la grave, le montre d'un autre angle qui fait que l'on en oublie de fermer les yeux sur une réalité qui pourrait déranger.

Intouchables est l'adaption d'une histoire vraie. D'un homme richissime et tétraplégique, et d'un jeune bipède qui tient bien debout, qui n'a pas la langue dans sa poche et qui ne voit jamais où est le problème. Et là, c'est la rencontre de ses deux hommes, chacun apportant à l'autre ce qu'il n'a pas. Au fil du temps, il va se créer plus qu'une complicité, plus encore que de l'affection, une véritable amitié où l'on s'écoute et où l'on s'amuse.
Ce film est drôlissime, et c'est voulu par l'homme qui l'inspire. Le duo improbable est génialement interprété. Omar Sy éparpille sa bonne humeur dans chaque réplique ou presque et décoince tout un petit monde aristocrate. François Cluzet, cloué dans son fauteuil, ne joue qu'avec son visage et le son de sa voix. Et s'est bluffant. Encore un rôle qui mériterait un César. Les dialogues sont aux petits oignons,hilarants mais émincés. Comme un oignon, ils peuvent vous amener quelques larmes mais aussi le remède à ces larmes : le rire. Et ce film rit de tout ou presque, sans que ce soit jamais vulgaire, sans que cela soit graveleux, lourds ou déplacés. De la finesse. Pas d'apitoiement. D'ailleurs, c'est ce qui fait que Philippe embauche Driss : il n'a pas pitié de lui, il le regarde comme un homme normal et oublie même son handicap. Même s'il y a de vrais violons dans la film, les gros violons ne sont jamais de sortie. Non, ce film est touchant et très drôle. Il fait un bien énorme et sa bande originale donne bien souvent l'envie de se lever, de danser et de frapper dans les mains ! C'est un film parfait qui s'est achevé sous les applaudissements de la salle ! Si je n'avais eu une semaine aussi chargée, je serais bien retourner le voir immédiatement.

Alors Intouchables rime incontournable !

Intouchables rime aussi avec impardonnables, ce que vous serez si vous n'allez pas voir ce film.

Et si vous ne voyez pas intouchables, vous serez aussi inconsolables !

Mémorable, sera le moment que vous passerez !

Bon, ça y'est, convaincus, je peux m'arrêter là ?!!!

 

 

Voici la bande annonce... Attention, elle annonce une comédie bien sympa or ce film est bien plus que cela... Peut-être bien la comédie de l'année !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 6 Novembre 2011

Thriller - Editions Phoenix - 221 pages - 19 €

 

 

Parution le 7 novembre 2011 (donc demain !)

 

 

 

L'histoire : Cindy, une jeune danseuse, se fait assassiner chez elle en pleine nuit, d'une balle qui laisse une trace de sang sur son T.Shirt. Réveillé, Cédric, son amant, s'enfuit, pour se faire enlever quelques heures plus tard. C'est le lieutenant d'origine Sénégalaise Mbaye qui est chargé de l'affaire... avant que son propre appartement explose... Il réalise alors que certaines choses le dépassent, et qu'il s'approche dangereusement du secret d'Etat...

 

 

 

 

Tentation : La couv, le pitch et l'évocation du Sénégal...

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Voici un thriller drôlement original, qui sort des sentiers battus, pour la bonne et simple raison que l'on en sort joyeux, de bonne humeur, et presque rassurée sur la nature humaine. Avouez que cela n'arrive pas tous les jours !

A bien y réfléchir, la matière première de ce roman est le meilleur de ce que l'homme peut donner, là où les thrillers classiques vont décortiquer le monstre qui pourrait surgir de chacun de nous !

L'affaire Flamenco est un vrai plaisir de lecture, une lecture qu'on lit tranquillement, sereinement, mais avidemment bien sûr. La vie m'a fait lire la première moitié de façon hachurée, mais la deuxième moitié fut lue d'une traite lors d'une soirée consacrée et réservée rien que pour ce livre !

Très vite, on comprend que l'on a affaire aux plus hauts secrets de l'Etat. Quelques indications intéressantes sont données sur les services de protections du territoires, protection intérieure ou extérieure, bref, les différents services secrets qui fusionnent comme les grandes entreprises ! Mais ici, Richard Joffo évoque l'existence de "La cellule".... Seule une poignée de personnes haut placées connaît l'existence de ce service qui solutionne et exécute ce qui officiellement n'existe pas.... Et j'avoue que c'est assez fascinant, car on se dit qu'il y a de fortes chances pour que ce genre d'unité secrète existe. En tout cas, ce roman est bien documenté sur ce sujet, sans que cela ne devienne un cours magistral.

L'intrigue est excellente et ne manque pas de rebondissements que l'on ne voit pas venir. On stresse, il y a quelques cadavres semés en route, un peu de torture ne nuit pas au suspens... Mais tout cela n'est pas décrit avec une insistance répugnante.Certes, il y a un côté manichéen dans l'histoire, mais en même temps, cela donne une souplesse à ce livre. Les personnages sont vraiment attachants (les gentils hein ! Bien sûr que les méchants, ils nous font peur). Richard Joffo nous offre une plongée divine dans la communauté africaine de Paris, communauté souvent constituée de sans papier, communauté où règne certaines lois Africaines, comme le respect et l'écoute de l'Ancien, communauté où l'entraide et le réseau protègent de tout, et communauté où les effluves culinaires ouvrent l'appétit. Manifestement l'auteur aime l'Afrique et sa cuisine et partage avec nous quelques bonnes recettes, et une atmosphère chaleureuse si agréable.

Enfin, comme l'Affaire Flamenco est classée secret d'Etat niveau extrême, inutile de vous dire que nous approchons de très près Monsieur le Président et la première dame et que les descriptions sont délectables, sans jamais nommer personne bien sûr !. Mais je ne pense pas que "toute ressemblance avec des personnes existantes soit pure coïncidence". Cela permet de visualiser parfaitement ces personnages !!! D'ailleurs, j'ai vraiment souri devant le talent visionnaire de l'auteur... Il est question d'un chef d'Etat qui s'aplatit devant la Chine (je schématise !) et je termine ce livre le lendemain de l'allocution du président à la télévision...que je n'ai pas regardée... Les résumés du lendemain disent qu'en gros, la Chine sauve l'Europe... Donc, thriller très contemporain !!!

A part une petite réserve sur la mise en page qui m'a quelque peu désarçonnée (interlignes très larges, des lignes très courtes, on va très souvent à la ligne, ce qui donne un texte souvent très aéré, forme inhabituelle pour nos yeux), je dois dire que cette lecture fut un régal. En fait, cette intrigue prend presque naissance en Chine, se déroule en France pour s'achever dans un coup de théâre au Sénégal. Les drapeaux de la Chine et du Sénégal figurant sur la couverture, on se doute qu'un lien va apparaître au fil des pages... Et le lien n'est pas forcément là où on l'imagine.

L'affaire Flamenco est vraiment un chouette thriller, très divertissant, qui fait voyager aussi bien à Clichy qu'à Dakar et qui surtout, redonne ses lettres de noblesse à ce mot tout simple : la solidarité !

 

 

Challenge Thriller

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 4 Novembre 2011

Synopsis : Stephen Meyers est le jeune mais déjà très expérimenté conseiller de campagne du gouverneur Morris, qui se prépare pour les élections à la présidence américaine. Idéaliste et décidé à faire honnêtement tout ce qu’il peut pour faire gagner celui qu’il considère sincèrement comme le meilleur candidat, Stephen s’engage totalement. Pourtant, face aux manipulations et aux coups tordus qui se multiplient vite, Stephen va devoir faire évoluer sa façon de travailler et de voir les choses. Entre tentations et désillusions, les arcanes du pouvoir le transforment…

 

 

Avec George Clooney, Ryan Gosling, Evan Rachel Wood

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'ai vu ce film en VOST, ce qui n'est peut-être pas une bonne idée car les dialogues sont nombreux, rapides, les situations alentours pas forcément explicites... Pas d'action et d'explosion ou de scènes langoureuses pour vous confirmer ce que vous soupçonnez avoir compris... Suis-je claire ? Je ne sais pas.

Toujours est il que durant la première moitié du film, j'ai vraiment peiné pour y voir clair, pour distinguer le rôle des uns et des autres et surtout pour capter avec certitude de quel autre personnage il est question au coeur d'un dialogue entre deux autres. Il faut dire que George ne nous aide pas beaucoup et semble avoir oublié que tout son public n'est pas spécialiste du système politique des USA. En effet, les personnages sont tantôt nommés par leur fonction (sénateur, gouverneur etc....), tantôt par leur nom, sinon leur prénom, voire encore leur surnom. Donc immersion difficile dans le film qui nous montre les coulisses de l'accession au pouvoir américain (on peut supposer que certaines méthodes françaises doivent s'en inspirer aussi....). La première partie évoque donc surtout des stratégies politiques pour gagner de l'influence, des voix, des soutiens, des fonds, un Etat, les élections, le bureau oval. Bien sûr, on ne se faisait déjà plus d'illusion sur ce milieu, donc on ne ressort pas de "Les marches du pouvoir" déçu par la nature humaine, par nos dirigeants, par le "gap" (traduire l'immense écart !)entre leurs discours et leurs comportements personnels). On apprend rien de nouveau.

La deuxième partie est plus intéressante, et ressemblerait presque à un  thriller, mais hélas, cette forme n'est pas exploitée. Ici, il s'agit plus du comportement humain, de la manipulation, de l'hypocrisie et de stratégie individuelle pour rester dans la course, voir doubler tout le monde, quitte à oublier nos idéaux fondamentaux. Cette partie, je la juge plus captivante car chacun pourrait l'adapter à son vécu, à son milieu, à son environnement professionnel, et à son questionnement intérieur : jusqu'où irai-je pour me protéger moi même, ou juste pour réussir.

Hélas cet aspect du film est vite interrompu par un générique de fin qui laisse un peu sur sa faim.

Ce film se laisse regarder, certains passages se savourent. Mais l'ensemble n'offre rien de nouveau et sera, je pense, vite oublié.

George, il faut qu'on parle.... tes films me déçoivent souvent. Et ton charisme indéniable ne suffit pas à faire un bon film. En fait, je te préfère nettement dans les pub Nespresso. Mais dis, tu peux faire mieux non ? (Je note cette phrase consciente du danger que j'encours... je connais l'effet de George sur certaines de mes lectrices). Oui, à Rennes, dans mon groupe de cinéphiles, George Clooney est un mythe, une légende, un Dieu... Il n'empêche, force est de constater que George n'est vraiment pas infaillible !

Pas très bonne pioche pour cette séance, c'est pas bien grave, je vais me rattrapper dans quelques jours.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 2 Novembre 2011

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Il y a quelques jours, à l'Espace Ouest France de Rennes, c'était rencontre avec Frédéric Beigbeder, à l'initiative de la librairie Le Failler.

Frédéric Beigbder est : auteur, éditeur, critique littéraire, chroniqueur radio, TV, presse écrite, animateur TV, dandy, people, (ex ?) noceur, trublion et (ex ?) provocateur. Il laisse rarement indifférent, on aime ou on déteste. Moi, j'aime.

 

Cette rencontre fut sous le signe de la détente. C'est un auteur détendu, souriant, accessible, drôle, volubile qui est apparu. Ce fut vraiment un chouette moment dans la lus pure tradition Beigbedienne, ponctué par les rires d'un public en délire. La salle débordait !!! Je me suis régalée !

 

 

D'ailleurs, en s'asseyant tout en regardant la salle, s'est exclamé :

"c'est cool, ce serait tellement flippant si la salle était vide !"

 

 

 

 

 

 

Voici donc mon compte rendu de cette rencontre qui, sous le signe de la bonne humeur, était pour l'auteur l'occasion de présenter son nouveau livre : "Premier bilan après l'apocalypse", dans lequel il dresse la liste de SES cent romans incontournables !

 

 

 

 

FB : Cela fait 20 ans, même un peu plus malheureusement, que j'écris. Mon premier roman est paru en 1990. Ce ne nous rajeunit pas.

 

Le journaliste : Votre oeuvre est un cri d'amour pour une centaine de livres...

FB : Qui suis-je ? Je ne suis qu'amour, je suis Jésus, je suis là pour toi, mon corps livré pour toi, complètement mégalo !

En fait, pour moi, ce livre est une reconnaissance de dette envers les écrivains qui m'ont formé et sans qui je n'écrirais pas. Comme en critique avec le "Je", je m'engage personnellement. C'est donc un livre profondément narcissique, égoïste et intime. C'est ainsi que je l'ai voulu ! "

 

 

Le journaliste : Quel est l'origine de l'idée de cette bibliothèque idéale ?

FB : Il y a dix ans, suite à un sondage, est paru la liste des 50 livres du siècle. Dix ans plus tard, j'ai voulu faire ma propre liste, plus personnelle, avec des livres peut-être moins essentiels. Même si cette fameuse première liste des 50 était bonne, ce n'était pas la mienne.

 

 

Le journaliste : Vivons nous la mort du livre ?

FB : J'en ai bien l'impression. J'espère me tromper dans mes propos paranoïaques. Je suis un passéiste, j'aime les choses très démodées, je suis passé dans le camps des anciens combattants, même si j'ai été un progressiste !

Croire que la littérature peut être dématérialisée en passant au livre numérique, (téléchargeable.... copiable....), c'est lui faire du mal, c'est faire disparaître notre histoire, notre humanité. Aux USA, les livres numériques représentent déjà 25% du marché. On prend le chemin de la musique, de la disparition d'une industrie. Regardez la taille minuscule du rayon disques à la Fnac... Je ne suis pas un prophète, mais je ne veux pas voir disparaître les librairies, les bibliothèques, les éditeurs, même si ces derniers sont insupportables !!!

Un certain nombre des livres de ma liste n'est déjà plus disponible sur papier.

 

 

Le journaliste : Comment s'est fait le choix des 100 titres ?

FB : Ce fut un casse tête très douloureux pour choisir. Je suis du signe de la vierge, et les vierges font beaucoup de listes ! On m'a reproché d'avoir mis des copains dans ma liste. Mais ce sont des gens que j'ai rencontrer d'abord comme auteur avant de devenir pote avec eux.

Mais trop d'auteurs sont absents de ma liste. D'ailleurs, j'aimerais déjà la modifier et j'envisage de devenir le guide Michelin de la littérature ! Avec une édition chaque année sur la nourriture spirituelle !

Il est urgent de dire que la littérature est d'abord un plaisir. On peut lire un auteur parce qu'on le trouve beau ! Ça peut être plus excitant de lire un auteur beau que de compter les pieds et les allitérations dans un autre livre.

Il y a beaucoup d'auteurs vivants dans ma liste. Car il faut défendre ceux qui travaillent aujourd'hui et présentent une littérature qui est parfois insolente. Les auteurs vivants, on peut les rencontrer, les aimer, les interroger, les détester, coucher avec, ce qui est impossible avec Sagan ou Colette !

 

 

Le journaliste : Etes vous plus amoureux des auteurs que des livres ?

FB : Je ne dissocie pas le livre de l'auteur.

 

 

Le journaliste : Vous êtes attirés par des auteurs qui ont des failures fortes, plutôt trash ? Est-ce une fascination ?

FB : " Les gens heureux me font chier" (citation de... Je ne sais plus, ça c'est moi, géraldine qui le dit !). j'ai un goût pour les gens à problème, les drogués, les alcooliques, les malades mentaux... On écrit mieux quand on va mal.

J'ai commencé à lire des auteurs comme Bukowski pour des mauvaises raisons, par ce qu'il y a là dedans de la désobéissance..

Maintenant, on est pas obligé de lire mon livre en entier !

 

 

Le journaliste : Vous transmettez le goût que vous avez des livres ?

FB : J'essaie d'agir par contagion, alors je n'y vais pas par le dos de la cuillère.


 

Le journaliste : Plus le livre est connu, plus vous êtes sobre... Comme avec Hemingway par exemple...

FB : Sobre avec Hemingway, pas évident vu tout ce qu'il a bu !

Mais par exemple, la place de San Antonio n'est pas un hasard. Sa place logique était la 69 ème !

Avec l'humour, on désacralise et on peut partager un goût pour un écrivain sérieux. Si cette approche ludique peut nous guérir de notre timidité envers les grands chefs d'oeuvre, ce serait bien. Les classiques, les chefs d'oeuvre, il faut les traiter comme s'ils étaient sortis hier matin !

 

 

Le journaliste : L'auteur est il toujours aussi libre qu'avant ?

FB : J'ai toujours eu des problèmes quand j'ai publié des livres : censure, licenciement, problèmes avec des proches...

Dans les années 60, la liberté croissait, maintenant, elle a tendance à diminuer. C'est en tous cas mon impression. On ne peut plus lire et vivre aussi librement qu'avant.

 

 

Le journaliste : Votre prochain roman ?

FB : J'ai tourné un film que je suis en train de monter (L'amour dure 3 ans, de son roman éponyme, sortie prévue en janvier NDLR). C'est une autre langue, c'est comme ci j'avais écrit en Japonnais. D'un seul coup, je n'étais plus seul, j'avais une équipe autour de moi ! Au niveau livre, pas la moindre idée pour l'instant. D'ailleurs, toute idée est la bienvenue !

 

 

Question du public : Préférez vous lire ou écrire ?

FB : Lire ! Je n'aime pas trop écrire ! Je suis tellement fainéant ! Je me mets à écrire quand j'en ai marre de lire les livres des autres ou quand je ne trouve pas le livre que je veux en me disant : "il faut encore que je fasse le boulot "!

 

 

Ma question : Combien de livres lisez vous par mois ou par an ?

FB : Je lis déjà un livre par semaine pour ma chronique au figaro par "obligation". j'ai le luxe d'être payé pour lire. Mais je dirais entre 80 et 100 livres par ans.

 

 

Je continue ici ma collection de photos "effets de mains d'auteurs"...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

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Publié le 1 Novembre 2011

 

 

Ô rage, au désespoir !

 

Rappelez vous, l'année dernière, j'écrivais une lettre à mon auteur fétiche, Amélie Nothomb, dans laquelle je lui demandais une interview pour mon blog, lui posant directement les questions pour aller droit au but !

 

Quelques jours plus tard, à 08h15, mon téléphone a sonné et cela a donné ceci :" Oui, bonjour ici Amélie Nothomb"... qui devant mon silence abasourdi, a cru bon d'ajouter :"l'écrivain"!

 

Le résultat de cet échange est là :  http://cdcoeurs.over-blog.net/article-amelie-nothomb-interview-exclusive-57661583.html

 

Suite à cela, je réécrivais une lettre à Amélie pour la remercier pour sa gentillesse, sa disponibilité....

Quelques jours plus tard, mes collègues me hurlent : ton portable sonne ! Le temps que j'arrive, trop tard !

C'était Amélie Nothomb qui remplissait ma boite vocale pour me remercier de l'avoir remercier....

 

3 mois plus tard, j'envoie une carte postale à mon écrivain et reprends la première page de son roman de l'année dernière : sans doute la première lettre de fan que vous recevez du Sri Lanka...

 

Quelques jours après mon retour, dans ma boite aux lettres, une enveloppe au logo Albin Michel....

Oui, c'était bien la première carte du Sri Lanka, mille merci, meilleurs voeux à vous, dans l'espoir de vous rencontrer (blabla perso que je ne publie pas....), signé : Amélie.

 

 

Arrive la rentrée littéraire 2011 :

Bien entendu, je lis "tuer le père".

Me voici en voyage en Turquie.... et je poste ma petite carte postale pour Amélie Nothomb...

La semaine dernière, dans ma BAL, l'écriture que je commence à bien reconnaitre. Amélie m'annonce qu'elle vient à Rennes le 9/11 et qu'elle me rencontrerait avec plaisir....

 

et j'en viens à mon titre, ô rage, ô désespoir.... Quand Amélie Nothomb vient à Rennes.... je serai à Bordeaux et quand Amélie ira à Bordeaux, je serai de retour à Rennes.

 

Je reprends aussitôt ma plume pour partager avec elle ma désespérance et lui dire que non, je ne la fuis pas mais que la rencontre sera pour une autre fois....

 

Dernier épisode : hier....

Au travail, je suis préoccupée par une histoire de visa Jordanien pour une cliente... J'en parle avec une collègue qui me dit "ton téléphone sonne". "Impossible, je l'ai mis en pause", pensant qu'elle évoquait mon poste pro.... "Non, ton portable".... Et encore une fois, le temps que j'arrive trop tard....

Je découvre le message.... Bonjour Géraldine, c'est Amélie Nothomb, ah comme vous, je suis déçue, je penserais bien à vous lors de votre séjour à Bordeaux, je suis touchée que,  etc etc.... bref, là c'est perso !!!!

 

J'ai encore loupé Amélie Nothomb à cause des opérateurs téléphoniques qui disent qu'il est dangereux pour l'oreille d'avoir une sonnerie trop forte ! Ben oui, faut bien un coupable !!!

 

Voilà, je voulais partager avec vous ce qui est autant une joie qu'une désespérance !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 31 Octobre 2011

Synopsis :  Dans la petite ville de Jackson, Mississippi, durant les années 60, trois femmes que tout devait opposer vont nouer une incroyable amitié. Elles sont liées par un projet secret qui les met toutes en danger, l’écriture d’un livre qui remet en cause les conventions sociales les plus sensibles de leur époque. De cette alliance improbable va naître une solidarité extraordinaire. À travers leur engagement, chacune va trouver le courage de bouleverser l’ordre établi, et d’affronter tous les habitants de la ville qui refusent le vent du changement...

 

 

Avec Emma Stone, Octavia Spencer, Viola Davis, Jessica Chastain....

 

  

 

D'après le livre éponyme, La couleur des sentiments, best seller de Kathryn Stockett, paru sous le titre original "The Help"

 

 

 

 

  

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Mon humble avis :Je n'ai pas lu le livre, donc je ne peux me lancer dans une comparaison avec l'oeuvre originale. Par contre, pour une fois, le film me donne fichtrement envie de lire le livre. Alors qu'en général je me dis, "plus la peine de lire le livre, je connais l'histoire". Ce film dure 2h20. Lorsque le générique de fin a assombri l'écran, j'avais l'impression de n'être dans mon confortable fauteuil rouge que depuis une heure. On ne voit pas le temps passer en compagnie de toutes ces femmes d'une autre époque... et pourtant, d'une époque pas si lointaine que ça quand on y pense. Une époque presque contemporaine... Dix ans plus tard ou presque, je naissais... Et c'est ça qui fait froid dans le dos, pas ma naissance (quoique), mais que ces injustices et ce racisme primaire soient si proches de nous historiquement parlant et qu'ils n'aient certainement pas encore complètement disparu de l'esprit de tous... Le racisme était alors légal...et s'appelait le ségrégationnisme. Ne pas l'être pouvait vous mener en prison, ou en tout cas, en gros problème avec la loi et la "justice"

En regardant ce film, j'ai pensé à la chanson de JJ. Goldman "Et si j'étais né en 17 à "Leischentat"... Bref, comment aurais-été si j'étais née à cette époque. J'ose croire que j'aurais été du bon côté, celui des révoltés, des indignés, celui des en colère, des dégoûtés... Puisque c'est ainsi que je suis, même si je l'avoue, ma révolte et mes indignations sont souvent passives et ne dépassent pas une conversation ou quelques écrits sur ce blog...

Ce film parle de la révoltante condition des femmes noires américaines qui étaient "bonnes et nourrices chez les riches". Aucun droit social, aucun respect ni reconnaissance de la part de leurs employeurs, une exploitation pour un salaire de misère, une humiliation et un racisme délirants et le Ku Klux Klan qui n'est jamais loin. C'était encore l'époque où des lieux étaient interdit aux Hommes de couleurs... La couleur des sentiments donnent la parole à ces femmes.

Ce film est magistralement réalisé et interprété. Pas de manichéisme forcé, puisque par quelques personnages exemplaires mais hélas rares, le film montre bien que tout le monde n'était pas à mettre dans le même panier. Il y avait  tout de même des gens qui s'interrogeait sur ce que le monde leur imposait comme système de pensée, d'autres qui ne se posent pas de questions car blanc ou noir, où est la différence ! Hélas, ces personnages sont minoritaires face à ses mégères détestables du Mississippi d'alors. Le sujet est grave mais heureusement, certaines situations permettent des rires sincères qui ne sont pas déplacés. L'humour est présent donc nous ne sommes pas dans un mélo de 2h20 faisant sans cesse appel aux bons sentiments. Non, loin de là ! Et puis il y a les regards malicieux de l'une devant l'inquiétude de l'autre.

Lorsque je parcours les critiques presses, je suis surprise de leur enthousiasme si frileux et surtout, je suis choquée... La plupart d'entre elles encense les actrices... blanches et oublie souvent les véritables héroïnes de ce film, les actrices noires qui donnent toutes les dimensions du film, leurs tripes, leur histoire, leur âme... Peu de ces critiques semblent avoir retenu les noms d'Octavia Spencer et de Viola Davis, entre autre. Il semble qu'au niveau reconnaissance à talent égal, le monde du journalisme rechigne encore à traiter les acteurs de couleurs avec la même admiration que leurs collègues blanches... Il y a encore du chemin à parcourir il me semble. Un président noir à la tête des Etats-Unis d'Amérique, environ 50 après l'époque de ce film est déjà une sacrée victoire, mais la route n'est pas terminée.

En attendant, ce film est à voir. C'est encore un film intense, riche, nécessaire, qui sait émouvoir (hou les yeux rouges des copines !) et amuser aussi. Un film qui révolte mais qui fait passer un grand moment de cinéma. Chapeau !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 29 Octobre 2011

Roman - Editions J.C Lattès - 437 pages - 19 €

 

 

Parution en août 2011

 

RENTREE LITTERAIRE SEPT 2011

 

 

L'histoire : En 2008, Delphine de Vigan retrouve sa mère morte. Suicidée après des années de yoyo.... Lucille avait été diagnostiquée bipolaire à l'âge de 30 ans...

Le besoin d'écrire sur sa mère est devenu alors aussi incontournable que douloureux. Ce sont des mois d'enquête auprès des membres de sa famille qui ont aidé Delphine de Vigan àdresser ce portrait de sa mère, depuis sa petite enfance jusqu'au geste fatal. Un portrait de famille en même temps, une famille de silence et marquée par la fatalité (plusieurs décès d'enfants, de suicides...) Et au milieu de tout cela, Delphine et sa soeur qui grandissent trop vite au grè des crises de folies et des internements de leur mère.

Ce n'est pas un roman, mais c'est construit comme tel. Et c'est une vérité, celle de l'auteur et pas forcément La vérité. Beaucoup d'amour, de questions, et de douleur, le tout en pudeur;

 

 

 

 

 

 

Tentation  : Un nouveau livre de Dephine de Vigan est incontourable !

Fournisseur :Price Ministerpour la match de la rentrée, merci pour l'envoi ! Et merci à Rémi Gonseau qui a du s'arracher les cheveux pour envoyer les bons livres au bonnes personnes !

 http://www.priceminister.com/blog/les-matchs-de-la-rentree-litteraire-blogueurs-a-vos-livres-1334

 

 

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Mon humble avis :Après une longue enquête auprès de ces oncles et tantes, des écoutes de cassettes, des visionages de film, des lectures de lettres retrouvées, Delphine de Vigan dresse ici son portrait de sa mère et livre ainsi son manuscritle plus intime. Il n'est de roman que la forme narrative et la construction, remarquable d'ailleurs, de ce livre : Alternance de souvenirs et de faits qui ont traversé la famille Poirier et d'intervention de l'auteur. Delphine de Vigan confie alors ses doutes sur sa légitimité face à ce projet, ses difficultés dans la rédaction de souvenirs qui ne sont parfois pas les siens, de la crainte de s'éloigner de sa mère à trop vouloir s'en approcher, de la trahir.

La première partie, l'enfance et l'adolesence de Lucille, est plus descriptive. Delphine de Vigan n'était pas née. Au début, je me suis même amusée à comparer cette famille à celle de ma soeur qui comporte aussi 9 enfants. Mais les similitudes s'arrêtent là car Dieu soit loué, la tragédie ne s'acharne pas chez ma soeur. Alors que chez les Poirier, c'est une autre histoire. En remontant si loin dans la vie de sa mère, Delphine de Vigan souhaite découvrir si , oui ou non, sa mère était prédestinée à la vie et la maladie qu'elle a vécu, si un événement précis l'a ammenée, des années plus tard, au geste fatal.

La deuxième partie est plus émotionnelle, Delphine de Vigan est présente dans la vie de Lucille et témoin. Elle voit, subit, prend en charge, prévient, devine lorsque sa mère va dérailler pour cause de bipolarité. Et là, certains passages sont très durs à supporter. On constate non seulement les effets d'une telle maladie sur le patient, mais aussi les conséquences directes et indirectes sur l'entourage. Franchement, je me demande comment les enfants de Lucille sont parvenus à ce construire tout de même dans un environnement aussi mouvant et destructeur. Chapeau, cela témoigne d'une sacrée force de caractère, de résistance.

Dephine de Vigan ne se "cache" plus dans des personnages comme dans ces romans précédents. Elle raconte sa famille, le meilleur et le pire : les suicides, les maladies, l'inceste.... Le tout avec une certaine pudeur, mais sans voile non plus. Assez de ce silence qui a tellement détruit !

L'écriture est très méticuleuse, comme si chaque mot avait été scrupuleusement pesé avant d'être posé à la place exacte. Manifestement, il s'agit d'un livre thérapeutique pour l'auteur. Après, on adhère ou pas à ce genre littéraire, on se sent parfois gêné ou pas de savoir certaines choses. Cependant, ce livre est avant tout un témoignage sur des choses importantes, sur les dégâts du silence, sur ce qui est tu et qui tue.

J'ai mis 4 étoiles tant ce livre est maîtrise et l'hommage rendu à la mère qui se bat magnifique. Mais il m'a sacrément remuée, voire parfois mise mal à l'aise. Au début, on est presque dans une chronique familiale classique. Et puis, au fil des pages, une boule se forme dans votre ventre et monte, monte jusque dans votre gorge.

Ce n'est pas un livre que j'ai dévoré, tant l'oppression m'a parfois demandé des temps de respiration, et les horreurs que je lisais nécessitaientquelque "digestion". Rien ne s'oppose à la nuit n'est pas pour moi un livre pour lequel on peut déborder d'enthousiasme joyeux. Mais l'émotion et le talent sont là et ce livre peu ordinaire amène la réflexion. C'est une oeuvre qui mérite lecture et succès, l'énorme succès qui le porte.

 

  

 

L'avis de Clara, de Sandrine, de Gambadou, de Mango , de Canel 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Octobre 2011

Synopsis :  Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge. Avec l’aide de Milou, son fidèle petit chien blanc, du capitaine Haddock, un vieux loup de mer au mauvais caractère, et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor à la recherche d’une épave engloutie qui semble receler la clé d’une immense fortune… et une redoutable malédiction. De la haute mer aux sables des déserts d’Afrique, Tintin et ses amis vont affronter mille obstacles, risquer leur vie, et prouver que quand on est prêt à prendre tous les risques, rien ne peutvous arrêter

 

 

 

Film avec Jamie Bell, Daniel Craig, Andy Serkis

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ah Steven, qu'avez vous fait de notre Tintin ? C'est à croire que certains patrimoines devraient rester sur leurs terres pour ne pas perdre leur âme !...

Oui, je sais, je vais à contre-courant des critiques tant presse que publiques qui sont plutôt très élogieuses. Certes, au début, l'atmosphère des albums de Tintin est plutôt respectée, avec des petits clins d'oeil qui font sourire et qui donnent espoir. Mais déjà, j'ai été dérangée visuellement par ce mélange de vrais / faux décors, de vrais / faux acteurs. On ne sait plus ce qui tient du réel, du décors en carton pâte ou de l'image de synthèse. Les personnages ressemblent beaucoup à ceux d'Hergé puisqu'ils tous "synthétisés, numérisés" par de gros nez ou des visages allongés, anguleux... Quand on voit Nestor, on le reconnaît au premier coup d'oeil. Mais c'est poussé à un point que Tintin en devient ridiculement lisse. Le visage de l'acteur Jamie Bell est si retouché et numérisé que notre Tintin semble ne pas dépasser les 15 ans et avoir un visage inexpressif, lisse, comme s'il avait abusé du botox. Aucune expression ou presque, pas d'émotion, à part un enthousiasme, toujours le même. J'ai une l'impression que le film avait été tourné sans lui et qu'à la fin, il avait été ajouté à la méthode décalcomanie... Bref, Tintin m'est même apparu "cul-cul", si vous me permettez l'expression. Seul le capitaine Haddock fait plaisir à voir et correspond à nos souvenirs de Tintinophiles.

Parlons du scénario.... Steven a pris beaucoup de libertés puisqu'il a en fait pioché dans au moins 4 albums de Tintin pour construire son histoire. De ce fait, aucune chronologie de l'histoire de Tintin n'est respectée et c'est dommage. Enfin, les effets spéciaux qui servaient à bon escient le début du film sont partis dans une surenchère rocambolesque et inappropriée. Disons qu'il fallait qu'Hollywood montre de quoi ils sont capables in the US !. Cela devient un mélange de pirates des caraïbes, d'Indiana Jones et autres grosses productions... Et pour couronner le tout, Tintin et Haddock arrivent à Moulinsart avec une voiture dont le volant est à droite et dans Moulinsart, les inscriptions murales sont en Anglais... Je suis étonnée que les détenteurs des droits d'Hergé aient accepté une telle liberté d'adaptation. Ce doit être une histoire de gros sous...

J'ai ri une fois, j'ai souri quelques fois et je me suis ennuyée souvent, même si l'on est dans la catégorie divertissement. Par contre, je pense honnêtement que les enfants (à partir de 6 ans) qui ne connaissent pas vraiment Tintin peuvent adorer ce film. Les fans d'Hergé feraient sans doute mieux de s'abstenir. Mais à vous de voir, sapristi, ce n'est point mes petits mots qui vont dicter votre vie, mille milliards de mille sabords !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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