Publié le 12 Septembre 2012

Ce billet sans prétention a un triple objectif... poser quelques questions, ouvrir un débat, m'épencher sur le dure vie de blogueuse ! Je ne donne que mon avis et n'oblige personne à y adhérer...

 

- Un éditeur doit il publier n'importe quoi, n'importe comment ?

 

- Un éditeur est -il le seul sur terre à avoir les compétences pour apprécier un roman à sa juste valeur ?

 

- En tant qu'auteur, mieux vaut il ne pas être publié que publié n'importe comment ?

 

- En tant que lecteur blogueur, doit on publier notre véritable avis sur un livre ou brosser dans le bon sens le poil de chacun au risque de mal orienter nos quelques lecteurs qui se retrouvent dans nos avis (divers et variés) et qui s'en inspirent pour leurs achats et lectures.

 

 

 (Image empruntée à ce site )

 

Je précise que ceci est juste le fruit de mes petites réfléxions de non professionnelle du livre mais de passionnée et de dévoreuse.... et ceci, après quelques expériences funestes vécues par moi même ou mes collègues de la blogo)...

 

 

Ces derniers mois, parmis mes partenariats et livres reçus par les auteurs, deux romans se sont distingués par leur médiocrité... Au point que je n'ai pas fini ces livres et ai épenché ma conscience auprès d'amis ou de membres de ma famille....

Je ne citerais ici ni auteur, ni titre, ni éditeur, cela m'évitera bien des ires...)

Le premier livre, au printemps, me tentait franchement.... Un premier roman... un auteur abonné à mon blog dont il ne tarrissait pas d'éloges... Un sujet qui aurait pu être passionnant (témoignage d'un homme ayant vécu, côté médias, la guerre du Rwanda... Au bout de 2 pages, je saisis mon crayon à papier, rajoute virgules, points, souligne coquilles, erreurs d'orthographe, de conjugaison.... Une concentration exceptionnelle ne me permet pas de poursuivre ma lecture et me donne mal à la tête. A la lecture de certains passages, mes amis explosent de rire... Je décide l'abandon, m'en ouvre à l'auteur qui dans un premier mail me remercie pour ma franchise.... et dans un deuxième, passe au mode "agressif" en me disant qu'un vrai critique littéraire argumenterait une telle décision. Un : je ne suis pas critique, ni payée pour lire, activité qui reste pour moi un plaisir... deux, il n'a pas lu mes arguments que j'ai certes allégés, le but n'étant pas de blesser...

Je prends mon téléphone, appelle l'éditeur et me présente comme une "jeune femme" en plein bilan de compétences, désireuse de devenir correctrice. A ma question "faites vous appel à des correcteurs" ? La réponse est : "rarement. Les correcteurs sont nos auteurs maison qui corrigent les autres. " Hum hum, c'est bien ce qui me semblait... Ce livre n'a pas été relu ni corrigé, voire à peine lu par l'éditeur, c'est pour cela que je suis la première à émettre un avis négatif sur lui, dixit l'auteur.... qui n'a sans doute jusqu'alors bénéficié que de l'avis de son fan club : famille, amis, collègues, qui trouvent forcément que ce que vous écrivez, c'est vachement bien !

 

 

2ème expérience malheureuse en août dernier.... Une jeune auteure m'envoie son roman. Au bout de dix pages, je réécris les phrases dans le bon ordre au crayon à papier, souligne les lourdeurs, barre des passages entiers...

J'abandonne à la page 60.... Ma mère me dit " c'est du niveau de ce que tu écrivais à 18 ans" (mon roman, 1ère version, corrigée par ma mère). Ma cousine, professeur de Français me confirme : c'est du niveau d'un bon élève de 5ème....

Je préviens l'auteure de mon abandon, de ses raisons et de mon choix de ne rien publier sur mon blog à propos de ce roman. En effet, sur google, aucune autre chronique sur ce roman. La mienne serait la première.... Les futurs google's aventuriers tomberaient directement sur mon billet, réduisant presque à néant les chances de ce livre de trouver quelques lecteurs. Une nouvelle fois, j'appelle en mystère(bilan de compétence...) l'éditeur... Des correcteurs ? "Non, c'est le travail de l'imprimeur". Ah bon, première nouvelle ? Peut-être qu'un imprimeur peut ajouter un S manquant, mais je ne pense pas qu'il puisse remanier des phrases entières. Me voilà prise d'empathie pour l'auteure. A sa joie d'être publiée, doit certainement suivre la déception de se rendre compte qu'elle a été publiée par n'importe qui, n'importe comment, sans doute à compte d'auteur... Son roman n'a pas été relu ni corrigé et sa carrière (celui du roman) s'arrêtera sans doute là.... Publié ou non dans une maison d'éditions sans doute plus renommée, ce livre aurait eu sa chance ou pas, mais en même temps, il aurait bénéficié de l'infrastrurcture des éditeurs réputés... Disons que c'est un beau gâchis. Une maison d'édition digne de ce nom n'aurait pas publié ou aurait suggéré un retravail sérieux de l'oeuvre qui, dès lors aurait pu devenir peut-être intéressante. Ma lecture de ce livre m'a mise en colère non pas contre l'auteure, sans doute et certainement de bonne foi dans sa démarche), mais contre l'éditeur...

 

Aussi, au vu de ces expériences de lectrices finalement bien enrichissantes, j'ai décidé que je préferais, le jour où mon roman sera enfin prêt à mes yeux, de n'être pas publiée à tout prix, à n'importe quel prix pour n'importe quel résultat. Je viserais un maison d'édition réputée sérieuse pour que mon livre soit traité à sa juste valeur... (je ne dis pas quelle valeur).... Il est bien connu que de très grands éditeurs sont passés à côté d'énormes best sellers, comme d'autres se sont plantés avec des succès annoncés...

Des chefs d'oeuvres dorment dans des tiroirs d'éditeurs provinciaux ou parisiens, et des livres purement commerciaux font des cartons.... Et avec l'argent récolté par ces cartons, les éditeurs pourront peut-être un jour publier ces chefs d'oeuvre au succès incertain. Car c'est comme pour la télé...on a globalement, je pense, la littérature qu'on mérite... et vers laquelle on se dirige et que l'on fait vivre, à notre petit niveau.

 

Côté lecture et blog, jai pris aussi la décision de ne plus accepter de partenariat pour des livres émanant de maisons d'édition illustrement inconnues.... Je n'ai rien contre la découverte, les nouveaux auteurs etc, mais encore une fois, pas à n'importe quel prix...

 

Enfin... Que se passe -t-il, ou que peut-il se passer, quand une blogueuse publie un avis plutôt négatif sur un livre, qu'elle l'ait acheté ou reçu en partenariat....

Et bien il arrive qu'une blogueuse se fasse assaillir de reproches par le fan club, voire d'insultes ou de menaces ("je vais aller lui casser sa gueule"....)Cela m'est arrivé l'année dernière, une auteure a publié avant moi sur son propre blog ma chronique juste programmée sur le mien, au mépris des droits d'auteurs qu'elle mettait en avant sur son dit blog... Ce n'est pas compliqué, j'ai été roulée dans la boue et considérée comme une triple merde par l'auteur et son fan club.... j'ai entre autre répondu à l'auteur que si elle ne voulait pas être "critiquée" , qui plus est par une personne ne connaissant pas le mot "prescience", il fallait qu'elle demande à son attaché de presse de n'envoyer son roman qu'à son fan club, aux journalistes du Monde, ou alors, qu'elle ne publie pas...

 

Depuis des années, plusieurs incidents se sont multipliés sur la blogosphère.... Il y a 3 ans, une blogueuse s'était vu conseiller, par un auteur vexé, de "retourner à son fer à repasser, là où doivent être les femmes." Ces incidents ont pour résultat de regrouper derrière la blogueuse "attaquée" toute la blogosphère, et de griller ainsi l'auteur mécontant d'une critique mitigée qui par son intervention méprisante, ôte à 300 blogueuses minimum l'envie de lire son livre et les suivants... pour la nuit des temps... Sachant que certains blogs littéraires sont visités par 800 personnes par jour, à l'échelle de la littérature où 5000 exemplaires vendus représentent déjà un succès, je ne vous dis pas le nombre de lecteurs potentiels que cela fait...

 

La semaine dernière encore, une blogueuse a publié un billet mitigé sur un roman qu'elle avait acheté à plus de 20 €.... Elle s'est fait remonter les bretelles par l'éditeur qui se dit fort de ses 20 000 auteurs et de sa prédominance dans son secteur devant cette blogueuse qui n'a aucune compétence pour donner son avis sur un livre... La blogueuse a subi assez de pression par l'éditeur et par la plate forme qui héberge son blog pour retirer son billet... et le remplacer quelques jours plus tard par un article dénonçant cette manipulation, ce manquement à la liberté d'expression de chacun de donner son avis sur tel ou tel sujet. Nous sommes en république et en démocratie. Si à notre petit niveau une forme de censure s'installe, on peut se demander quelle taille prend la censure dans les plus grands médias ne notre pays libre... Que personne ne l'oublie. La blogueuse a livré le titre du livre... qui nous mène à l'éditeur...20 000 auteurs... Non, ce n'est ni Gallimard ni Albin Michel... mais un site qui publie à compte d'auteur....  ou l'auteur décide de la valeur marchande de son roman....

 

 

Ma petite expérience de blogueuse et d'agent de voyages (oui, le lien existe)...me fait dire que les livres ou hôtels (and co) ne bénéficiant que d'avis élogieux/ ou négatifs, sont suspects... Si vous allez sur Amazon ou Fnac. com, vous lisez des avis tellement travaillés et dithyirambiques que vous les soupçonnez d'être rédigés par le fan club de l'auteur. D'ailleurs, sur un blog, "ma méchante auteure" ne s'est pas gênée pour poster un avis glorieux sur un billet traitant de son livre "je viens de le terminer, génial....".... Sauf qu'elle a oublié de retirer son nom...

Bref, tout cela pour dire qu'à quelques exceptions près, un livre (ou tout autre chose, un film, un hôtel...), ne peut pas remporter l'adhésion générale.... Rien ne peut plaire à tout le monde et tant mieux, c'est ce qui fait la diversité de l'offre, c'est ce qui nous permet de lire autant du Proust que du Marc Levy. Le jour où nous aimerons tous les mêmes choses, je m'en irais, car le monde sera tristement uniforme...

 

De mon côté, je continuerai à dire si j'aime ou pas un livre/film en mon âme et conscience. Les seuls livres dont je ne parlerai pas restent et resteront ceux que je n'ai pas terminés. Certes, je suis en général bon public et me dirige plutôt vers des oeuvres sensées me plaire... Mais si je vous mentais pour plaire aux éditeurs, viendriez vous encore sur ce blog ?

 

Bon, au final, je ne sais pas si j'ai répondu aux questions qui introduisent ce billet, mais en tout cas, j'ai dit ce que j'avais à dire sur le sujet !!! Et comme je ne suis pas éditeur, que vous ne payez pas pour lire ce blog, je ne suis pas tenue à du 100% sans fautes... c'est pour cela que malgré mes quelques relectures de billets, vous devez fustiger devant mes fautes que je ne remarque qu'après pubication, voire jamais. Car c'est un blog que je tiens par plaisir et passion, sans me targuer d'un quelque professionnalisme. C'est un blog tenu par mon coeur et mes passions, et non par mes souvenirs enfoui du Bled (le livre de grammaire !)

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Actions Réactions Humeur Humour

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Publié le 10 Septembre 2012

 Polar - Editions J'ai lu - 126 pages - 4.70 €

 

 

 

Parution chez J'ai lu en mars 2012

 

 

L'histoire : Abraham et sa bande vivent en cité... de petit deal à la petite semaine et surtout d'inertie cocaïnée... Jusqu'au jour où il passe à la vitesse supérieure, braquage avec une arme, une véritable arme qui pèse lourd dans la main et sur les épaules.... Et que lors de se braquage, Abraham s'attaque à plus gros, plus fort, plus inquiétant que lui... Ce qui changera sa vie, à jamais...

 

 

Tentatrice : Silvana, de chez J'ai Lu

Fournisseur : Les Editions J'ai lu, Merci !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Plus que le policier annoncé par la couverture, j'ai trouvé dans ce livre un roman noir, nouvelle génération. Point de feutre noir, d'imperméable, de cigares et de temps pluvieux, mais des petits voyous, pas gâtés par la vie, dealers à droite à camés à gauche, qui vont passer à l'étape supérieure. Celle où l'on braque d'autres gangsters, une autre génération, bien plus puissante, au pouvoir bien plus installé ici et ailleurs.

Certes, ce roman est bien construit, le style actuel est adapté à l'intrigue et quand l'on sait que l'auteur ne dépasse pas le quart de siècle, on ne peut empêcher un mélange d'admiration et de jalousie... Pourquoi lui, et pourquoi pas moi !

Ce qui m'a intéressée dans cette histoire ???!!! C'est le ressenti de ces petites frappes lorsqu'ils se retrouvent avec un vrai flingue dans la main, un flingue qui leur donne le permis, ou non, de tuer... et de se mettre dans des emmerdes jusqu'au cou. Mais surtout, c'est la flippe qui les envahit, au point de leur donner la nausée +++ quelques minutes avant ou après avoir commis leur méfait. Bref, des mômes qui se la jouent sans vraiment être endurcis...

Le reste du roman m'a moins convaincue, les personnages ne m'ont réclamée aucune empathie. La quatrième de couv me promettait "la fuite, la planque, puis la traque". De ce côté là, je suis restée sur ma faim. J'espérais plus de rythme, d'action, de rebondissement. Mais d'un autre côté, j'ai tout de même l'impression que l'auteur est parvenu à écrire ce qu'il s'était posé comme objectif. Sans doute que ce n'est pas ma came plus que cela... Mais, ô gros point pour me plaire un minimum.... Ce livre ne s'étale pas inutilement sur des centaines de pages et se lit facilement

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 8 Septembre 2012

Synopsis : Damien, professeur de civilisation chinoise, vit avec sa femme, Iva, metteur en scène de théâtre, et leur fils Noé. Leur histoire d’amour s’est enlisée dans une routine empreinte de lassitude. Pour éviter à une certaine Zorica d’être expulsée, Damien se trouve un jour piégé par Iva, qui le somme de demander l’aide de son père, conseiller d’État, avec lequel il entretient une relation plus que distante. Cette mission hasardeuse plonge Damien dans une spirale qui va bouleverser sa vie…

 

Avec Jean Pierre Bacri, Isabelle Carré, Kristin Scott Thomas, Claude Rich...

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

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Mon humble avis : Devinez pourquoi (ou pour qui), je suis allée voir ce film ? Bacri bien sûr, avec cerises sur le gâteau, Kristin Scott Thomas, toujours aussi classe même dans le mauvais rôle, et Isabelle Carré, qui devrait s'appeler Isabelle Rayon de Soleil.

Pour Bacri, j'en ai eu pour mon argent ! Même si c'est un peu comme d'habitude, que je finirais presque par reprocher à Jean Pierre de jouer des rôles souvent similaires, je ne m'en lasse pas. Même si, attention, Bacri sourit plus dans ce film qu'à l'accoutumée, même si sa vie s'écroule. Donc attention, Jean Pierre sourit, et d'un sourire charmant !

Pour le reste, et bien j'ai cherché Hortense sans vraiment le trouver (et oui, surprise, Hortense est un homme, dont on se demande pourquoi il porte le titre....) Un titre qui laisse présager, tout comme l'affiche, un film proche du loufoque. Et bien non. Cherchez Hortense est pour moi un film "multi fruits mixés". Comme les jus de fruits que composent autant de fruit tropicaux qu'une simple pomme et dont au final, on ne sait distinguer aucun goût ni aucun fruit précis... Au point presque que Cocktail de fruits devient une nouvelle créature de la nature. Il y a tant de sujets abordés dans ce film que l'on ne fait que les goûter, et les avaler sans les macher, parce qu'on n'en a pas le temps. Non pas que le film file à une allure supersonique, au contraire, l'ennui m'a guettée, voir bien occupée par moment. Mais de l'adultère, on passe à l'homosexualité, de là, on passe aux sens papiers, puis à la tromperie générale,l'homme qui devient homme à 50 ans,  à la vieillesse, l'égoisme, le narcissisme, puis aux parents démissionnaires, puis à l'usure du couple, puis au fils de 50 ans terrorisé et ignoré, voire humilié par un père haut placé. Le tout avec sucre ajouté, à savoir des scènes par forcément utiles, voire répétitives. Bon, je n'irais pas dire que le fim est mauvais, mais j'en attendais plus. Je ne saurais dire ce que j'ai vraiment vu : un drame ? une comédie ? un film aux rebondissements plutôt attendus... Bien sûr, des scènes prêtent à sourire, d'autres (une ou deux en fait) à l'hilarité.

Soit j'ai été distraite, soit noyée d'ennui, soit je suis partiellement sourde... mais avoir mal compris un prénom a conduit à un débriefing obligatoire avec mes "coséanciers" pour que je dise : "Ah, c'est pour ça ?!!! Il n'empêche, malgré des acteurs qui ne me lassent pas, je cherche toujours Hortense !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 6 Septembre 2012

Roman - Editions Points - 75 pages - 4.60 €

 

 

Parution chez Points en août 2010

                 aux Editions de l'Olivier en avril 2009

 

 

L'histoire : L'auteur évoque Bousia, son grand père, qui n'est en fait pas son grand père, mais le remplaçant. Le remplacement du grand père biologique qui n'est pas revenu des camps de concentrations. Ce grand père de remplacement, c'est le seul qu'elle ait connu. C'était aussi un conteur d'histoire...

 

 

 

Tentation : Curiosité

Fournisseur : la bib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :A l'heure où je rédige ce billet, j'ignore encore quand je le publierai. Mais ce livre est pour moi une façon de préparer "ma" rentrée littéraire. Un nouveau roman de l'auteure est attendue lors de cette rentrée, une conférence est déjà annoncée à Rennes et je ne connais rien d'Agnès Désarthe. Lacune réparée !

J'ai adoré ce livre que j'ai dévoré ! Vous me direz "facile", il ne dépasse pas les 75 pages. Certes, mais tout de même... Et cependant, je ne parviens pas à en faire un coup de coeur car deux petites choses m'ont dérangée, alors autant les évoquer immédiatement pour susciter ensuite votre envie en citant les qualités indéniables de cet écrit...

Agnès Désarthe parle de ce grand père de remplacement comme d'un conteur... Dommage que c'est aspect là ne soit pas plus développé, il aurait permis alors un texte plus long et sans doute moins frustrant, plus envoûtant.

L'auteure avoue qu'à l'origine, le personnage central de ce livre ne devait pas être ce grand père remplaçant mais   "Janusz Korczak(1878-1942), écrivain, médecin et grand éducateur polonais" et aussi père remplaçant auprès des orphelins du ghetto juif de Varsovie pendant la 2ème Guerre Mondiale. Quelque part, l'auteure semble presque avouer un échec de plume en proposant finalement deux portraits d'hommes (au parallèle évident) mais qui me semblent du coup incomplets. Pourquoi un texte si court avec de tels hommes comme héros ? Et la "pirouette" qui introduit alors Janusz Korczak m'a paru comme... Comment dire... Comme si l'auteure n'avait pas assez de matière sur chacun des deux hommes pourtant exceptionnels et romanesques pour compléter son oeuvre. Je précise qu'il s'agit ici vraiment d'un ressenti personnel qui plus est pas très clair. Quoique, ça y'est, j'ai trouvé. J'ai eu l'impression que ce livre ne suivait aucune construction et ne choisissait pas vraiment son genre.

A part cela... L'écriture d'Agnès Désarthe se déguste. Le remplaçant est un hommage à Bouz, ou Boris, le 2ème mari de sa grand mère que certains trouvent médiocre mais que la jeune Agnès, puis l'adulte, adule. Car il se révèle un excellent papi, drôle et conteur entre autre. J'ai aimé le regard et les questions d'enfant de l'auteure sur l'histoire familiale, intimement liée à la religion juive, à l'émigration, à l'exil, à la persécution, aux disparitions, aux silences, aux secrets. Je me suis retrouvée notamment dans ces questionnements géographiques qui m'ont bien amusée lorsqu'il est question, dans la famille, des origines russes, roumaines, polonaise, moldave, de bessarabie... que l'enfant à du mal à différencier et à situer sur une carte (idem pour moi quand je suis confrontée à ces régions lors de mes lectures !) La bessarabie.... Des russes qui seraient devenu arabes et juifs ! Agnès Désarthe distille beaucoup d'humour dans son texte qui n'est pas juste amour, tendresse pour un homme qui a fait sienne une famille qui ne l'était pas. Le sujet des  filiations biologiques, affectives ou administratives est abordé de façon passionnante et touchante. Je l'ai en tout cas vu d'une manière qui ne m'avait jamais effleurée. Agnès Desarthe parle aussi de la douleur (que je connais) de ne pas être mère, d'être une mère sans enfant. Les souvenirs d'enfance de l'auteur, les visites chez les grands parents, l'attention portée sur certains objets et habitudes m'ont touchée et remémoré les miens. Surtout qu'à quelques années près, nos souvenirs remontent à la même époque. Enfin, le rapport de l'auteure à l'écriture et avec ses personnages fait bien sûr son apparition. Le tout, je le redis, avec une écriture élégante et sensible qui sait se partager entre émotion et malice. Une très très belle lecture si l'on attend pas un vrai roman... dont voici quelques extraits

 

" C'était cela la vraie douleur : être une mère sans enfants, un écrivain sans livres, un chanteur sans voix, un conteur sans histoire. Avoir le désir et l'envergure, l'ambition et les dispositions nécessaires, mais échouer malgré tout, par manque d'initiative, de chance, ou encore par hasard".

 

"Certains objets sont voués à nous échapper, à nous manquer, d'autres les remplacent. On veut écrire un livre et c'est un autre qui vient. On croit inventer un héros et il a la tête de notre voisin de palier. J'écris toujours l'histoire d'à côté, jamais celle que j'avais prévue"

 

"Bousia a fait office de grand-père pour des petits enfants qui n'étaient pas les siens, Janusz Korckzak a servi de substitut parental a des milliers d'orphelins. Ils furent tout deux des remplaçants. Je ne parviens toujours pas à cerner ce qui me touche dans ce statut. Le dévouement. La gratuité."

 

"Mais quand on ne les a pas mis au monde, qu'on est soit même un père ou une mère sans enfants et qu'on choisit néanmoins de les cotoyer, que se passe-t-il ?

On les regarde, délivré de l'obsession de se reconnaître ou pas en eux. On les observe, et on apprend."

 

 

L'avis de Noukette, de Sylire, de Gambadou

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 4 Septembre 2012

BD - Editions Delcourt - 64 pages - 13.95 €

 

 

Parution en 1998

 

L'histoire : Trémentines, petite ville de l'ouest de la France : sa gare menacée de fermeture, son SDF idéaliste vivant dans un hangar désaffecté, son usine en difficulté, et sa bande de petits voyous sans espoir. Alex, qui fait partie du groupe, a décidé de se sortir de cette situation minable en acceptant un gros contrat : exécuter un vieux monsieur inoffensif qui gêne les projets d'un gros industriel. Un coup facile qui devrait lui assurer de toucher un gros pactole.

  

 

Tentation : Juste envie de poursuivre la découverte de l'oeuvre de Davodeau

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

 

étoile2.5
Mon humble avis : Le Réflexe de survie fait partie des premières BD de Davodeau. Et bien je dirais peut mieux faire, un début prometteur, fera bien mieux et a bien fait de persévérer !!!

Bref, je ne suis pas super enthousiasmée par cette BD, présentée par l'éditeur dans la catégorie Thriller / polar. Ah bon, où ça ? Oui, il y a bien un contrat sur une tête mais bon, cet aspect de l'histoire est bien secondaire, et on aurait presque pu s'en passer, pour ce concentrer sur l'essentiel et l'agréable : un petite ville de province, et une gare menacée de fermeture, alors que son gardien approche la retraite.

Cet aspect là est intéressant : l'attachement d'un homme envers son travail devenu inutile pour cause d'évolution technologique, la petite communauté formée matin et soir par les utilisateurs DU train... Communauté qui surmontera ses rancoeurs et différences pour s'unir pour la bonne cause : la préservation de la gare. Ça, Davodeau sait bien faire : décrire le quotidien, et le dessiner à merveille. Par contre, les visages des personnages m'ont posé quelques problèmes par leur ressemblance ou leur dissemblance suivant l'axe du dessin. Alors, il m'a fallu parfois retourner à la page précédente pour savoir si j'avais affaire à la petite frappe ou au fils du gardien de la gare.

Enfin, pour moi, le véritable message de cette BD, c'est méfiez vous de l'eau qui dort. Les plus grands révolutionnaires ou résistants au système ne sont pas ceux qui le crient le plus fort. Pour cette conclusion, Davodeau a créé un personnage attachant, mystérieux et surprenant.
Bref, le seul sujet de la fermeture de la gare suffisait à faire une belle BD. Dommage qu'il y ait cette histoire de contrat et de petite frappe.


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 2 Septembre 2012

Roman - Edidions Gallimard - 361 pages - 21.50 €

 

 

Parution en avril 2012

 

 

 

L'histoire : A 15 ans, Al Kenner approche les 2.20 mètres et son QI frôle celui d'Einstein. Sans lien de cause à effet, le jour de l'assassinat de Kennedy en 1963, il tue ses deux grands parents d'une balle dans la nuque.

Cinq ans plus tard, il sort de l'hopital psychiatrique, considéré comme guéri. Combien de temps cet homme d'intelligence supérieure saura faire illusion auprès des autres et surtout, auprès de lui même. C'est l'un des nombreux sujets de ce roman qui nous emmène dans les tréfond de l'âme de ce criminel.

 

  

Tentation : L'auteur à la Grande Librairie + la blogo

Fournisseur : la bib

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Avertissement !!!! Marc Dugain s'étant inspiré d'un personnage réel pour écrire ce roman, inutile de d'en lire trop à son sujet avant d'entamer votre lecture, ou votre plaisir risque d'être entamé à mesure que votre surprise diminuera. Certains billets livrent d'entrée le nom du tueur de référence, et même si celui ci est livré par l'auteur en dernière page, je vous jure, moins vous au saurez et plus se livre vous captivera.

Malgré un début de lecture au ralenti, pour cause d'environnement "plage", Avenue des géants a par la suite vite fait de me captiver, au point d'opérer sur moi une attraction terrible, dont la seule issue fut d'en découdre au plus vite avec ce livre.

Les neuf dizièmes de la narration se font à la première personne du singulier. C'est Al qui raconte, commente, explique, détaille, raisonne, démontre, expie, avoue, s'amuse, critique, provoque, se vante, souffre, réfléchit, lutte contre son mal, se livre du plus profond de lui même. De ce qu'il a de pire en lui, comme le meilleur qu'il tente réellement d'atteindre. Le dizième restant est à la 3ème personne du singulier, c'est donc Marc Dugain qui reprend sa place. Nous sommes alors dans le parloir d'une prison, où Al est enfermé depuis des decennies et commence à écrire sa bio qui serait ce roman.... Alors, comme on sait rapidement qu'Al sort de HP cinq ans après le meurtre de ses grands parents, on se demande tout au long du livre quel autre crime ou carnage le mènera derrière les barreaux pour la vie entière. La tension monte alors petit à petit pour le lecteur, on s'attend à tout moment à ce qu'Al perde son sang froid.... le roman devient un page turner et pourtant, nous ne sommes pas dans un thriller. Nous sommes néamoins dans un désert de sentiment, comme l'est la vie du personnage... De ce fait, il y règne quelque part toujours comme une distance.

Nous sommes plutôt dans une étude psychologique, voire psychiatrique romancée d'un serial killer, le tout sous fond d'une Amérique qui fait le grand écart entre la guerre du Vietnam et la jeunesse qui prend la route et crée le mouvement libertaire hippy...

Cette histoire aurait pu aboutir à un roman classique, sauf que, pas du tout, en tout cas, pour ma part. Ce récit vous balotte, vous remue, vous met à mal dans les pensées qui se diffusent en vous. Le manichéisme est complètement absent de ce livre. Moi, pauvre lectrice, j'en suis venue à douter de ma définition du bien et du mal. En effet, Al, très intelligent et forcément manipulateur (comme le sont souvent les tueurs de son espèce), parvient à vous faire penser qu'il n'a pas tord, que son raisonnement tient plus que la route, même si celui ci est condamnable par les lois. Il faut dire qu'Al a un paquet d'excuse dans son histoire familiale... mais néanmoins, moi lectrice, je suis presque parvenue à le comprendre, à avoir de l'empathie pour lui qui n'en a jamais ressenti pour personne, à l'admirer pour la justesse de certaines réflexions, à apprécier son cynisme sur certaines situations sociales, à être ahurie face à sa lucidité mêlée de distance froide et pragmatique devant ses crimes.... Bref, je suis tombée dans le piège que tend souvent ce genre d'individu à ses victimes et à la société.

Si je devais rédiger une dissertation sur tous les sujets évoqués dans ce roman (le mal est il en nous dès la naissance, la rédemption est elle possible, qui est responsable (celui qui tient le fusil, ou celui qui a donné le fusil), le bienfondé ou non du mouvement hippy et ses multiples contradictions, un meurtre individuel dans un certain contexte est il plus condamnable qu'un meutre collectif dirigé par un gouvernement donc légalisé, peut on être réellement responsable de tels actes sans être dérangé du cerveau... etc...), bref, si je devais rendre une copie de philo là dessus, je serais bien incapble de distinguer la thèse de l'antithèse. Une synthèse serait encore plus impensable, tant les idées du personnage s'insinuait en moi au point que je ne parvenais plus à différencier les siennes des miennes. bref, j'ai vraiment été remuée par ce livre magistralement écrit (malgré quelques longueurs) par Marc Dugain (qui s'amuse d'ailleurs à affubler un personnage majeur d'un nom annagramme du sien). Si l'objectif de Marc Dugain d'éprouver son lecteur et de le faire osciller entre empathie, dégoût et une certaine fascination pour Al au point de se sentir mal à l'aise avec ses sentiments émergeants, je dois dire que l'objectif est grandement atteint.

Heureusement, le final glaçant de ce livre nous remet dans le droit chemin de nos idées et valeurs et nous permet de remettre une dimension manichéenne dans le monde, cette dimension qui sans doute, lui assure un relatif équilibre. Et de conclure : quel livre ! Chapeau Monsieur Marc Dugain.

 

 

" Mets toi dans la tête que la société te reconsidérara le jour  où tu sentiras coupable  de ce que tu as fait, que tu auras de l'empathie pour tes grands-parents. Sans culpabilité, pas de civilisation, Al, on redevient des animaux... et toi, un cas pathologique"

 

 

L'avis de Clara

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 31 Août 2012

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C'était le 26 août dernier, Gonzague Saint Bris organisait la 17ème Forêt des Livres à Chanceaux près Loches.

En villégiature dans les environs, impensable de ne pas y faire un grand saut comme deux ans auparavant. Pour la version 2010, Keisha et AGFE m'avaient accompagnée et avaient assisté au début de mon idylle avec l'acteur Vincent Pérez. Cette année, seule Keisha et moi étions de la partie, et une nouvelle idylle s'est sans doute installée. Elu en fin de billet, ne pas tricher !!!

 

En première partie de journée, c'est seule que j'ai arpenté les allées et les bouquinistes...

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Cette photo, je l'ai prise en pensant très fort à mon amie absente, AGFE, qui depuis quelque temps, voue une passion pour Dumas !

 

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J'ai fouillé, j'ai trouvé et suis repartie avec...

 

 

- Les secrets du volcan d'Anne Marie Catois (Objectif challenge livres et des îles avec la Réunion)

 

- Mrs Dolloway de Virginia Woolf (à ce prix là, ça ne coûte pas cher d'essayer !)

 

- Odette Toulemonde d'E.E Schmitt (une valeur sûre qui m'évite de faire un chèque de 2 € pour le livre précédent :)

 

- Code Zéro de Ken Follet (comme ça, mes copines de rando du lundi seront contentes que je tente du Follet !)

 

- Supplément au voyage de Bougainville de Diderot (il y est question de Tahiti, parfait pour mon challenge !)

 

- L'île des Chiens de Patricia Cornwell, idem, une ile au large de la Virginie, donc challenge !)

 

- Rêve d'amour de Laurence Tardieu, ben oui quand on en est réduite à rêver, autant lire !

 

- Les autres, d'Alice Ferney, pourquoi pas, et cela évite un autre chèque de 2 € avec le livre précédent !

 

- Pêcheur d'Islande, de Pierre Loti... Inutile de vous dire où je veux en venir...

 

- Les fleurs du silence, de Nathalie Rheims... L'auteure est présente ce jour, et je n'ai pas avec moi mon exemplaire de Laisser les cendres s'envoler.

 

 

Entre deux stands de bouquinistes, des objets qui nous ramènent dans un autre temps !

 

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Une bibliothèque tournante du 16ème siècle...

 

Au 21ème siècle, j'en ferais bien un présentoir de PAL urgente, que je ferais tourner un peu comme la Roue de a Fortune et prendrais le livre face à moi... Le choix de lecture dépendrait d'un certain  hasard !

 

 

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  Entre le pianiste et le château, il y a une foule de "forestiers livresques" qui pique-niquent... Je suis parmi eux, dans une ambiance bucolique... Ne me cherchez pas, je prends les photos !

 

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    Puis la foule s'amasse devant le chalet pour les discours relativement interminables et répétitifs de Gonzage Saint Bris, le maire de Chanceaux, Michel Rocard, la magnifique ministre Madame Marisol Touraine, et autres personnes non identifiées par moi, qui remercient tous le conseil régional etc... Et Victor Hugo pour son combat. Victor étant le héros de cette édition de la Forêt. De belles choses sont dites et ce sont celles ci que je retiendrai. Mais à mon humble avis, mieux vaudrait des discours plus courts et un temps de rencontre avec les auteurs plus longs...

 

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Comme prévu, à 15h et au milieu du pré à dédicaces, je retrouve Keisha. "Inphotographiable" tant son droit à l'image est cher, vous vous contenterez d'un Picasso !

  Et ensemble, nous faisons le tour des auteurs, des peoples, des célébrités, puisque la forêt des livres est un savoureux mélange bien équilibré de tous les genres afin que chacun y trouve compte et plaisir !

 

 

 

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Rencontre très forte avec Nathalie Rheims, très émue par mon billet sur "Laisser cendres s'envoler", roman paru le 22/08 dernier. Nathalie me dit connaitre mon billet par coeur, je la remercie pour l'émotion trouvée dans son roman, nous nous embrassons et je conviens d'une future interview avec l'attachée de presse.

Comme j'ai reçu un 2ème exemplaire de ce fameux roman, je le fais dédicacer pour L'Irrégulière, que je rencontre dans deux jours !

Derrière Nathalie Rheims, se trouve Gilles Paris, attaché de presse de l'événement ! Coucou !

 

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Romain Sardou, homme que je trouve très instruit et passionnant à écouter. Malheureusement, il écrit surtout des livres historiques et des pavés ( deux mauvaises raisons qui font que je ne l'ai pas lu). Mais en tout cas, le plaisir des yeux est là, en tout cas pour moi et je partage !

 

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Clémentine Célarier.... J'aurais beaucoup aimé la rencontrer, lui parler et acheter son livre paru récemment. J'aime cette femme pour son franc parler et son hyper émotivité qu'elle ne cache jamais. Malheureusement, la foule m'a fait dire "je reviendrai plus tard", et plus tard, il n'y avait plus ni foule ni Clémentine.

 

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Florian Zeller, un auteur qui a motivé mon déplacement.... Je voulais en faire mon amoureux de cette saison (pour remplacer Vincent Pérez.... Mais, même si je suis repartie avec un exemplaire dédicacé de son nouveau roman La jouissance et une adresse mail "même pas eu besoin de demander", vous ne le voyez sans doute pas, mais il y a tout de même encore une table entre nous !

 

 

 

 

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Janine Boissard, une discussion sympathique et là, je dénonce,

c'est Keisha qui sort son portefeuilles !  

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Suzanne Dracius ne met pas longtemps à me convaincre, c'est juste le choix qui est diffcile. Métisse martiniquaise (entre autre), ses oeuvres évoquent la Martinique... Allo challenge !

Mon choix se porte sur l'histoire d'un négropolitain qui rentre en Martinique, découvre et se confronte à sa cuture.

 

 

 

 

 

 

    

 

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Olivier Giscard d'Estaing qui, effectivement ressemble beaucoup à son frère qui s'est fait attendre, donc oublier (de moi !)

 

 

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 Brigitte Lahaye. Dommage, ses livres donnent des conseils uniquement pour qu'un couple dure etc... Mais elle ne dit pas comment rencontrer l'Homme. Sinon, j'aurais acheté !

 

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Photo purement expérimentale, pour voir si dans 20 ans, le modèle aura enfin pris quelques rides et si la pointe de ses chaussures bute dans son menton !

 

 

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Lorant Deutsch, une des "stars", si pas la star de cette Forêt ! Une foule devant lui !!!! D'ailleurs, pour cette photo, il a fallu être deux.... Moi, le bras en l'air avec mon appareil, qui demande au grand monsieur derrière moi si je vise bien ! Un peu plus à droite, oui, click !

 

 

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Jean Marie Rouard, de l'Académie Française... Heu, honte sur moi, je ne connaissais pas...

 

 

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Michel Rocard.... Je n'ai rien trouvé d'intelligent à aller lui dire, alors, je n'ai rien dit.... Si, si, ça m'arrive, ça devrait m'arriver plus souvent... Et pourtant, nous avons l'A.V.C en commun. Lors de son discours, j'ai senti que parfois les mots avaient du mal à venir ou à se terminer... Mais bon, on a pas le même âge, en fait, il a le double de moi...

 

 

 

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Francis Perrin. Quand il était jeune, il me faisait rire. Avec son âge qu'il porte bien, il me séduirait plutôt maintenant.

Trève de plaisanterie, Francis Perrin présentait ici un livre témoignage sur l'autisme, dont est atteint son fils. Titre de l'oeuvre : "Louis, pas à pas".

 

 

 

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Pour l'instant, on connaît plus sa mère que lui, son fils. Mais nous verrons ce que l'avenir lui réserve.

Denis Westhoff a écrit son portrait de sa mère dans son oeuvre "Sagan et fils". Euh, inutile de vous dire qui est sa mère ?

 

 

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Alain Mabanckou. Echanges sympatiques et joyeux, je repars avec " Le sangot de l'homme noir" dédicacé.

 

Enfin, je repars.... pas vraiment, dans l'euphorie du moment, j'oublie mon exemplaire dédicacé sur place. 20 mètres plus loin, j'entends la voix d'un homme essouffé crier mon nom ! Géraldine !!!

C'est Alain Mabanckou qui me court après pour me remettre mon exemplaire. C'est un signe non ?

Alors voilà mon couple de cette saison littéraire !!!

 

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  Et vous ?  

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Août 2012

Roman - Editions J'ai lu - 89 pages -4.50 €

 

 

 

Parution en poche chez  J'ai lu en Mars 2012

 

 

 

 

L'histoire : Magdalena est la femme que l'on voit, de dos. Elle se confie a son  journal intime qui nous plonge dans le 17ème siècle en Hollande. Son enfance, son adolescence, son travail auprès de son père pour La compagnie des Indes Orientales, puis sa vie d'épouse et de mère. Ses joies, ses peines, ses angoisses, ses traumatismes.

Et surtout, on apprendra pourquoi elle a choisi de se faire peindre... de dos...

 

 

 

 

Tentation : Silvana des Editions J'ai lu

Fournisseur : Les editions J'ai lu, merci !

 

 

 

 

 

 

 

  

   

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Mon humble avis : Je vais très rarement vers les romans historiques, et j'avoue que le petit nombre de pages de celui est la raison qui a facilité l'entorse à mon orientation naturelle. Bien m'en a pris.

Orginalité de ce roman : L'auteur, Gaelle Josse, s'inspire du célèbre tableaux d'Emmanuel de Witte, "Intérieur avec une dame au virginal" pour créer son roman. Elle donne une vie à cette femme, qu'elle baptise Magdalena, une contemporaine du peintre.

C'est donc un journal intime que nous lisons, écrit jour après jour, en novembre 1667.

Au tout début, j'ai cru que le livre ma plairait énormément +++, Magdalena avouant pour la première fois un traumatisme lui venant de l'enfance : elle a été témoin d'un crime, s'est toujours tu et de ce fait, c'est une innocente qui est passé au bûcher. Ce début d'histoire me semblait très prometteur. Hélas, de cet aveux, il n'est plus question dans les pages suivantes... Et finalement, peu importe, car je me suis laissée emportée par les mots gracieux, doux, lucides, blessés, fiers, courageux, déçus de cette femme cultivée, attachante, qui malgré une intelligence et une position rare pour son époque, reste à sa place d'épouse. L'écriture de Gaëlle Josse est on ne peut plus fluide et délicate en même temps, et elle nous emmène dans un voyage dans le temps, un temps où à 36 ans une femme cachait déjà les veines saillantes de ses mains qui trahissaient sa vieillesse. Magdalena semble aussi une femme en avance sur son temps... Fille et épouse d'administrateurs de Compagnies des Indes Orientales (marine marchande)., elle se refuse à remplacer le commerce des épices périclitant par celui des esclaves.... Elle préférera miser sur le thé... Nul doute que son choix fut judicieux !

Ce roman a juste les petits défauts de m'avoir fait entrevoir une énigme policière et de s'achever un peu abruptement. Pour une fois, je reproche à ce livre d'être un peu court, car Magdalena est une femme très intéressante dans ces propos et ses questionnements.

Petit regret aussi... que la couverture poche ne montre pas le tableau dans sa totalité, comme l'a fait la version originale du livre... qui nous permet de mieux comprendre que l'on se trouve dans une chambre... un peu plus lumineuse...

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Les avis de Sylire, de Clara, de Chaplum, de Mango, de Livresse

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Août 2012

BD - Editions les requins marteaux - 134 pages - 16 €

 

 

Parution en Novembre 2002.

 

 

 

4ème de couv : Il y a, au Mexique, un village dont le nom a été oublié par les cartes de voyage. Les paysans qui l'habitent disent qu'il s'appelle Garduno, en temps de paix... et Zapata, en temps de guerre

 

 

 

Tentation : La 4ème de couv

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Moi, je dis qu'il y a tromperie sur marchandise ! Non que cette BD soit inintéressante, bien au contraire, mais la quatrième de couv n'annonce pas du tout le contenu.... Puisqu'au Mexique, nous n'y passons que quelques pages, à la toute fin de l'album.

D'ailleurs, si j'avais eu connaissance du sujet réel de cette oeuvre, je ne l'aurais pas choisi dans les rayonnages de la bibliotèque, et pis encore, pas à ce moment là....

Ce n'est pas une blague, j'ai commencé cet album la veille du débat présidentiel (Hollande/Sarkozi) pour le finir le lendemain.

Déjà saturée de discours politiques et économiques, je suis passée complètement à côté de cet album pourtant extrêment bien documenté, chiffres à l'appuis, même s'ils ne datent pas d'hier. En effet, les références sont données en Francs.... Et pourtant, le sujet reste d'actualité. Dommage qu'il soit traité avec autant de dispersion. Je n'ai pas suivi pourquoi on se retrouvait en Yougoslavie etc...

Garduno, en temps de paix est en fait le récit d'un jeune homme révolté par le système, la mondialisation, le lavage de cerveaux dont tout le monde est victime, l'ultralibéralisme et ses dégâts, les manipulations du milieu financier envers les Etats, la manipulation des médias, les dettes du Sud qui ne sont qu'une part infime de la dette mondiale, des pays africains qui concentrent leur énergie à rembourser les intérêts de leur dette alors que leurs enfants meurent de malnutrition et qu'en même temps, le peuple n'a jamais vu la couleur de l'argent prêté, directement planqué sur un compte en Suisse.... Toutes les informations et réflexions développées ici ont plus de dix ans mais restent, hélas, cruellement d'actualité je pense.

L'auteur est révolté, il le dit, le dessine et agit aussi au sain d'ONG par exemple.

 Ah, par contre, défaut objectif je pense : la police d'écriture. Pas judicieuse, fatiguante parfois à décriptée, trop petite, lettres trop fines et parfois, on se demande si c'est un S ou un 4.... C'est le sens de la phrase qui donne la forme aux chiffres et les lettres ! Alors vous comprendrez que cette BD est pleine de qualités qu'aprécieront des lecteurs avisés du réel sujet et intéressés par l'économie mondiale.  Mais pour moi, ce n'était pas ce que je voulais lire, et encore moins le moment !

J'ai emprunté en même temps le tome 2. Vais-je le lire ou le rendre tel quel à la bib ???

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 25 Août 2012

 Synopsis : 

Rachel, 9 ans, est enfant unique. Dans la France provinciale du début des années 1980, cette petite fille effacée ne peut s'empêcher de dormir avec son cartable sur le dos, angoissée à l'idée de rater la rentrée scolaire. Affolée, sa mère (excellente Agnès Jaoui) la fait suivre par une psychiatre (Isabella Rossellini). Coincée entre une mère qui la surprotège, un père rêveur et passif, rescapé d'Auschwitz (Denis Podalydès, toujours juste), et une grand-mère facétieuse (Judith Magre), Rachel peine à exister par elle-même. Tout va changer lorsqu'elle rencontre l'intrépide Valérie, gamine fantasque, délurée et pleine de vie, qui l'entraîne hors du train-train quotidien étouffant de sa propre famille.

 

 

Avec Agnès Jaoui, Denis Podalydes, Isabelle Carré, Isabella Rossellini, Juliette Gombert, Anna Lemarchand

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis  : Quel film !  je n'ai aucun reproche à lui faire, du pur bonheur, et pourtant...

Du vent dans mes mollets, c'est une bonne dose d'ingrédients qui vous mènent du rire aux éclats aux larmes, à l'émotion, aux souvenirs, à la nostalgie.... Nostalgie de l'enfance, dans les années 80, celle que j'ai vécue, où je me suis retrouvée à 100%. Nostalgie et mélancolie aussi d'une époque qui se décline au passé, même si les angoisses enfantines et les affres des adultes se conjugent toujours au présent, comme à l'imparfait, et sans doute au futur. Il semble que finalement, rien ne change, mis à part les décors, les téléphones qui ont (ou pas des fils) etc, et le vent qui souffle toujours dans les mollets quand on fait du vélo... Les deux fillettes qui jouent Rachel et Valérie sont délicieuses de justesse, de malice et de naturel. Chacun pourra se retrouver dans l'enfant délurée ou dans l'autre, mal dans sa peau car différente, qui se révelera et découvrira le bonheur dans cette amitié avec une petite fille si dissemblable, mais pas tant en fait ! L'excellente surprise de ce film tient donc dans ces deux petites filles et leurs répliques cuisinées aux petits oignons, un scénario et des dialogues succulents... au point de mener une salle entière à rire.

Et puis il y a les adultes, qui surprennent moins car on connait leur talent qu'aucun film ne dément jamais. Ce couple qui s'oublie et se retrouve grâce au risque, au danger de l'adultère... ce couple qui va se dérider quand il constatera que leur petite fille peut être heureuse sans être ultra couvée. Car bien sûr, le sujet principal du film tourne autour de l'amitié, de l'enfance, et des parents qui, pensant bien faire, sont complètement à côté de leur plaque. Mention spéciale tout de même pour Agnès Jaoui, que l'on reconnait à peine, tant elle est empâtée et vêtue comme une mégère psychorigide, dans un rôle où l'on ne l'attend pas forcément.

Chaque personnage apporte sa dose d'émotion et de rire, jusqu'à un final que l'on attend pas et qui vous emprisonne dans votre fauteuil bien après que la lumière fut !

Pour moi, un sans faute sur toute la ligne : bravo à la réalisatrice, scénariste, à l'auteure dont est inspiré ce film et à l'équipe de comédiens qui a tout donné pour faire de ce film un cocktail de rire et d'émotions, un voyage dans le monde finalement merveilleux, même si pas toujours, de l'enfance. Un monde en tout cas où l'imagination n'a pas de limite ! Le vent dans les mollets et un vent de fraicheur dont il serait vraiment dommage de se priver.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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