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Publié le 13 Juillet 2017

Thriller - Editions Livraphone - 7h40 d'écoute - 23.40 €

Parution d'origine en 2004.

L'histoire : Célèbre auteur de roman policier, Clarissa Gray vit retirée sur une île. Alors qu'elle dicte à son assistante la scène d'un meurtre qu'elle imagine pour son prochain roman, cette même scène se réalise le soir même, chez elle. Sauf que le cadavre disparaît très vite, lui laissant un carnet intriguant. Devant l'air dubitatif de la police, Clarissa décide de mener l'enquête elle même. Elle fera d'étonnantes rencontres, depuis les anges jusqu'à Dieu lui-même !

Lu par Sophie Barjac

 

Tentation : Le ptich

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Gilbert Sinoué est un auteur francophone égyptien. Je ne le connaissais pas alors que sa bibliographie est franchement impressionnante. Prolifique le Gilbert !

Je vous préviens, lecteurs archi- cartésiens, passez votre chemin ! Lecteurs qui criaient au scandale dès qu'il y a l'ombre d'un blasphème, distanciez-vous de ce roman ! Voilà, tout le monde est prévenu.

Ce polar/thriller a des airs d'Agatha Christie, Clarissa Gray faisant étrangement penser à une certaine Miss Marple. Le style est très british, voire même scottish, puisque c'est entre les Highlands et Glasgow que se déroule l'intrigue. Les noms des personnages, la façon dont ils s'interpellent et de s'expriment est "very cup of tea". Et tout cela est bien agréable et même enjolivé par la lecture très adéquate qu'en fait Sophie Barjac.

L'enquête commence de façon assez classique. Mais au fil des pages, le mystère s'épaissit vraiment et le suspens croît sans cesse ! Les échanges entre les personnages sont excessivement bien instruits en différentes sciences : la numérologie, l'histoire des religions, symbologie, et même sémiologie. Cela rend cette lecture vraiment intéressante.

Puis l'ensemble évolue vers l'ésotérisme, le surnaturel, le cabalisme etc...  Ce développement est très étonnant et surtout original, donc là aussi, plaisant et bienvenu.

Sauf que... j'y ai parfois perdu mon latin ! En effet, nombre de personnages bibliques, hébraïques, coraniques ou autre possède des prénoms sont difficilement mémorisables et souvent très proches phonétiquement. Certes, Jésus, Gabriel, Mahomet, Abraham ou Moïse, on les connait tous, mais pour les autres, c'est une autre histoire.

Le dénouement m'a aussi paru un peu tiré par les cheveux et quelque peu bâclé.

Il n'empêche, c'est surtout une autre approche des religions et des personnages qui les composent que Gilbert Sinoué nous propose dans cette intrigue. Une autre approche, mais aussi, un éclaircissement sur leur développement au cours des siècles et les conséquences dans le monde d'aujourd'hui.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 30 Avril 2016

Afficher l'image d'origineThriller - Editions Ombres Noires - 351 pages - 21 €

 

Parution le 2 septembre 2015 - Rentrée Littéraire !

 

L'histoire :...Ou plutôt, les ingrédients ! Une femme alcoolique, suicidaire et sous protection du FBI en Orégon. Une famille déjantée sur la côte Est. Une sortie de prison et une envie de vengeance. Deux enfants abandonnés il y a 20 ans de cela, depuis un meutre de flic. Une église de moins en moins catholique. Et, au beau milieu, un amérindien. C'est avec tout cela que Jax Miller a composé un thriller génial.

 

Tentation : AGFE

Fournisseur : AGFE, merci pour le kdo !

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Si j'ai mis du temps à lire ce bouquin, c'est parce que je suis crevée par mon boulot, que je dors ou choisis la facilité de la petite lucarne le soir. Sinon, une fois les premiers chapitres passés, "Les Infâmes" ont tout pour vous embarquer dans une sacrée histoire qui vous met hors d'haleine, et aussi hors de vous !

Oui car ce roman commence par un prologue, que l'on imagine bien comme une fin. Puis des chapitres précédés de la mention 2 semaines plus tôt, 3 jours plus tôt, aujourd'hui, 2 jours plus tôt. Bref, pas d'ordre chronologique, donc difficile de se repérer. Mais l'on réalise bien vite que ce n'est pas si important, et puis ça ne dure pas non plus. Ensuite, tout s'enchaine en 3 parties, composées de courts chapitres.

Ce thriller ce déroule dans une certaine Amérique dans toute sa splendeur : entre les bars de bickers où les conflits se règlent à coups de tessons de bouteilles, une fratrie qui se partage 4 neurones et 3 tonnes d'amertumes et de violence, des fous de Dieu qui embobinent.

Et parmi tout cela, 2 intrigues pour le lecteur. Que s'est-il passé il y a 20 ans, que va-t-il se passer dans un futur proche ? Les réponses à la première question sont disséminées au fil des pages, celles de la deuxième arrivent en presque toute fin.

Quoiqu'il en soit, le doute envers Freedom, le personnage principale, s'incruste sacrément puisque l'auteure prend plaisir à manipuler ses lecteurs. Coupable, innocente, entre les 2 ? Et pourquoi cette protection du FBI ? Cette Freedom, même si dans les premiers temps on voudrait soit lui foutre des claques, soit lui balancer un seau d'eau glacée au visage, on s'y attache sacrément en la découvrant au fur et à mesure de notre lecture. Je dirai même que c'est un personnage marquant, qui je pense me restera longtemps en mémoire.

Quand Freedom apprend que sa fille, abandonnée 20 ans plus tôt après 2mn et 17 secondes de "vie commune", elle entre dans une rage et une détermination folle qui lui feront traverser l'Amérique, faire face à ses ennemis, renoncer à sa protection.  Elle nous emmène avec elle, pour le meilleur et pour le pire, dans une aventure incroyable et saisissante, qui font de bouquin un très très bon premier roman !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 11 Mars 2016

Afficher l'image d'origineThriller - Editions J'ai Lu -, 445 pages - 7.60 €

 

Parution d'origine Belfond en septembre 2014

 

L'histoire : Zack, journaliste citadin, reçoit un appel du village de Brainor. Il se peut que son père ait été dévoré par un ours. En tout cas, un corps difficilement identifiable  a été trouvé sur la propriété de son partenel qui reste introuvable. Zach se rend immédiatement au camp de pêche tenu par son père, qui refait surface bien vivant ! A qui appartient donc ce corps ? Zack se retrouve embarqué dans de sacrées mésaventures. Et si ces oreilles sifflent, c'est à cause des balles qui le frôlent.

 

tentation : pitch et nom de l'auteur

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

Mon humble avis : Mon couperet tombe ! Ce "thriller" est d'une navrance rarement atteinte dans ce type de littérature. Certes, on ne plonge pas dans un thriller pour y trouver un style ciselé et une écriture irréprochable. Mais là, les limites de la borne de Maurice sont dépassées ! Ce roman est-il mieux écrit dans sa version originale et desservi par une traduction hasardeuse ? Pour le savoir, il faudrait que je lise la V.O et là, non merci, une fois était déjà de trop.

Car en général, dans les polars, une intrigue implacable, glaçante, captivante palie les faiblesses de style. Mais dans  "mauvaise compagnie", non rien ne rattrape rien !

Si je suis allé au bout de ma lecture, c'est parce que tout de même, je voulais connaitre la fin, ce qui est le minimum syndical pour un bouquin. Sauf que même la fin est décevante, le dénouement de l'aspect thriller est surtout dû à un concours de circonstance et à la connerie XXL des méchants et non à l'ingéniosité ou au courage des gentils !

Inconsistance, voilà qui résume bien ce roman. Les personnages sont fades ou caricaturaux, en tout cas, pas attachants pour deux sous et leurs chamailleries constantes on ne peut plus lassantes et inintéressantes pour l'intrigue.

Les dialogues ? D'une platitude déconcertante, digne d'un collégien sur Facebook, l'éventuelle vulgarité et le langage SMS en moins.

Les longueurs méritent bien leur nom aussi et n'apportent même pas de belles descriptions d'un paysage qui doit être splendide. Non, on sait juste que Lawrence a fait ses bagages qu'il a déposés dans le coffre de sa voiture etc... mais qu'est-ce qu'on s'en fout. A force de donner des détails insignifiants et complètement inutiles dans un thriller, l'auteur canadien sape son boulot qui est : donner un rythme infernal et haletant à son histoire.

Enfin, en quelques lignes de descriptions conjoncturelles, on passe de l'obscurité totale alors que nos personnages sont dans une maison en feu, puis nous avons le droit au clair de lune, puis l'obscurité totale de nouveau, mais finalement, l'auteur précise que le ciel rougeoie à cause du feu...

Quant à la famille de tarés dégénérés qui font office de voisins /locataire du père de Zach, et bien c'est tellement too much que ce n'est ni drôle, ni réellement crédible.

Autant j'avais apprécié Cette nuit là, premier roman de Barclay traduit en France, et apprécié Les voisins d'à côté, le deuxième, autant ce 8ème titre édité dans notre cher Hexagone est à éviter. C'est à ce demander si Linwood Barclay, épuisé par le rythme de ses publications, n'aurait pas retrouvé ce manuscrit au fin fond d'un tiroir. Après vérification sur Wiki US, j'ai raison ! Ce titre est paru aux US en 2006, donc bien avant "Cette Nuit là", qui a révelé Barclay aux lecteurs français ! Alors, c'est peut-être plus une erreur éditoriale, de publier un roman des débuts d'un auteur qui depuis, s'est révélé avec des titres qui valaient vraiment le détour !

Enfin, ceci n'est que mon humble avis hein ! Comme d'hab !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 24 Septembre 2015

 

Thriller - Editions J'ai Lu - 285 pages - 14.90 €

 

Parution inédite J'ai Lu en juillet 2015

 

 

L'histoire : Ethan Burke se réveille après un accident de voiture. Peu à peu, sa mémoire lui revient : il est un agent des services secrets américains, venus à Wayward Pines enquêter sur la disparition de deux de ses collègues. Mais plus sa mémoire se reconstitue, plus il réalise que rien ne tourne rond dans cette ville qui semble pourtant être le paradis sur terre. Ethan va apprendre, à ses dépends, que le paradis n'existe pas et, de révélation en découverte, va comprendre qu'il serait plutôt en enfer.

 

 

Tentation : Silvana, de chez J'ai Lu

Fournisseur : Silvana, merci !

 

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Mon humble avis : A l'origine, il y avait "Pines", le roman de Blake Crouch. Celui-ci est devenu une trilogie "Wayward Pines", elle même devenue une série TV à succès diffusée sur la Fox aux USA et sur Canal + dans l'Hexagone (avec Matt Dillon en tête d'affiche).

Les éditions J'ai Lu ont donc publié en juillet dernier le livre 1 de la trilogie, jusqu'alors inédite en France. Le livre 2 devrait sortir en octobre et le 3, en janvier. Il faudra donc patienter pour connaitre la suite, mais pas trop longtemps, je devrais survivre ! Surtout que ce livre 1 pourrait aussi, au niveau intrigue, ne pas nécessiter de suite. En effet, à la dernière page de celui-ci, des réponses bouclent la boucle et bouchent l'espace béant des questions que le lecteur se pose au fil des pages. On ne nous laisse pas en dernière page avec un cliff-hanger agaçant, ce qui est bien appréciable. 

Mais une fois qu'une bonne partie du mystère semble résolu, on a forcément envie de voir comment Ethan Burke va réagir à tout cela et mener sa nouvelle vie !

Et mon avis dans tout cela ? Commençons par le fâcheux. Le style est irrégulier, parfois lourd, voire maladroit. Est-ce l'écriture d'origine ou une traduction qui peut paraitre au mot à mot qui donne cette impression ? Je l'ignore, mais cela m'a amenée à soupirer.... d'agacement. De même, lorsque Ethan grimpe les montagnes après avoir survécu à la rivière ( et le bout de pain dans la poche avec...), j'ai déploré de belles longueurs, des répétitions. Sans doute parce que je voulais que tout aille plus vite, pour savoir dans quel pétrin Ethan Burke était fourré.

Ok, je ne lis pas souvent ce type d'histoire, mais ça n'empêche, il me semble n'avoir jamais rien lu de pareil ! Quelle histoire de dingues ! Prenante à souhait. Au fil des chapitres, on réalise que de "simple" thriller, ce roman est aussi de la science-fiction, voire presque de l'horreur... avec l'apparition de créatures que l'on n'a pas du tout envie de rencontrer !

J'ai adoré me faire balader dans cette ville peut commune, qui paraît ordinairement tranquille au premier regard, mais qui, finalement, n'a rien d'ordinaire. L'auteur est très doué pour amener le lecteur à partager les troubles de Burke, à se demander si c'est Burke qui a un problème ou le reste du monde. La confusion est réelle pour le lecteur, qui voudrait bien savoir si c'est Ethan qui lui joue un tour, ou l'auteur qui prend son pied !

L'atmosphère est anxiogène et devient vite étouffante, puisque comme Ethan, vous découvrirez vite que Wayward Pines est une ville dont on ne sort jamais !

Wayward Pines traitent aussi de nombreux sujets sociétaux... politiques...actuels.. etc. Telle que la peur pour soumettre et régner, la théorie du complot, les apparences trompeuses, la manipulation des citoyens, la liberté, la sécurité totalitaire.

Le suspense est implacable, alimenté par des personnages secondaires plutôt effrayant dans leur comportement... qui semble inapproprié aux situations. Avec cette impression pas très nette, donc toujours confuse, de voyage dans le temps, dans le passé, avec la présence de voitures des années 80, des femmes aux brushings dignes de Dallas...

Et, quand le mystérieux docteur Jenckins révèle la vérité, vous ouvrez des yeux grands comme des boules de bowling ! Ce fut mon cas ! Durant toute ma lecture, j'ai tenté d'élaborer des théories, en vain. Il faut dire que même si mon imagination déborde, elle ne m'aurait jamais amené à un tel dénouement qui est tout simplement inimaginable !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 26 Juin 2015

Thriller - Editions Thélème - 6h30 d'écoute - 23 €

 

Parution en 2012

 

L'histoire : Dans une banlieue tranquille de Boston, une jeune mère de famille, Sandra Jones, disparait une pleine nuit sans laisser de trace. A son retour de son travail de nuit, son époux ne trouve que leur petite fille endormie dans son lit. Alors que le commandant DD. Warren mène l'enquête, les médias se passionnent pour cette histoire.

 

Lu par Elodie Huber

 

Tentation : La promesse d'un bon thriller

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt.

 

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Mon humble avis : Un super bon thriller comme je les aime : pas de description sanguinolente, pas non plus de cauchermar pour le lecteur, juste pour les protagonistes ! La maison d'à côté est un pur thriller psychologique ou l'on se fait des noeuds au cerveau pour tenter de démêler l'énigme avant tout le monde, en vain !

Impossible (enfin, presque, y'a la vie quoi) d'interrompre cette lecture, du coup, j'ai poursuivi comme une acharnée à détapisser ma chambre en écoutant ce roman pour avoir le fin mot de l'histoire au plus vite.

L'interprétation d'Elodie Huber est une fois de plus magistrale. Qu'elle incarne une femme, un homme ou juste "la narration", Elodie Huber module à peine sa voix, mais l'on sait parfaitement quel personnage s'exprime. Ici, pas de fausse grosse voix d'hommes ni de voix de femmes aux timbre d'ados en pleine mue. Elodie Huber possède vraiment un talent hors norme pour nous raconter une histoire et nous garder captifs !

Certes, l'interprète ne suffit pas, il faut aussi un bon auteur derrière. Avec Lisa Gardner, nous l'avons sans aucun doute. Celle-ci profite de cette oeuvre pour mettre en question le fameux fichier des délinquants sexuels aux USA, dont les conséquences sont en effet bien ambigües. Vous comprendrez dans ces pages qu'un violeur (ou un pervers...) sera fiché toute sa vie, alors que si celui-ci tue sa victime, il ne figurera pas dans ce fameux fichier accessible à tous.

Ce thriller bénéficie d'une extraordinaire construction narrative. Tour à tour, 2 personnages s'expriment à la première personne du singulier. Entre deux, la romancière fait son travail de descriptions, de mise en place, d'action. Cela donne vraiment une ambiance particulière, déjà trouvée dans un de ces romans précédents : Derniers adieux. D'ailleurs, Lisa Gardner a eu ici l'idée de génie de reprendre un personnage de ce titre.... Ce qui rend vraiment cette histoire ci captivante. J'ai lu Derniers adieux l'an dernier, j'en gardais assez de souvenirs pour frissonner à l'idée de la présence de ce Jason. Cependant, la lecture de Derniers adieux n'est absolument pas indispensable pour apprécier "La maison d'à côté" à sa juste valeur.

Ce Jason, on comprend bien qu'il ne puisse avoir des réactions normales comme n'importe quel commun des mortels. Il n'empêche, son comportement est plus que perturbant tant pour les flics que pour le lecteur qui oscille sans cesse entre envie d'empathie et panique totale devant certaines hypothèses.

Bref, on peut supposer que Lisa Gardner s'est bien amusée à nous emmêler les pinceaux, à laisser tant de place aux doutes dans cette histoire. Objectifs atteints !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 14 Mai 2015

Thriller - Editions Livre de poche - 506 pages - 7.90 €

 

Parution d'origine chez Lattès en 2007

 

L'histoire : À la National Security Agency, l’incroyable se produit. TRANSLTR, le puissant ordinateur de décryptage, ne parvient pas à déchiffrer un nouveau code. Appelée à la rescousse, Susan Fletcher, la belle et brillante cryptanalyste, comprend qu’une terrible menace pèse sur tous les échelons du pouvoir. La NSA est prise en otage par l’inventeur d’un cryptage inviolable qui, s’il était mis sur le marché, pulvériserait tout le système de renseignement américain !

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Dan Brown, ça vous dit quelque chose ? Mais si, rappelez vous, c'est l'auteur du phénoménal et planétaire succès du Da Vinci Code ! Même si Dan Brow n'a pas renouvelé le coup de maître depuis le DVC, ses publications régulières rencontrent toujours un franc succès, raison pour laquelle j'avais acheté ce thriller il y a quelques années.

Sauf que Forteresse Digitale est en fait son premier manuscrit ! (nombreux sont les plumeux qui possèdent des romans dormants dans les tiroirs, jusqu'au jour où l'un d'eux est publié, et bien les dormants sont réveillés et redéposer sur le bureau des éditeurs). Premier manuscrit donc, et cela se sent, car cela grouille de maladresses, le manque de relecture est flagrante et la traduction semble parfois bien hasardeuse (bon ça, Dan n'y peut rien !).

Quelques exemples.... Le méchant est sourd... On nous le redit bien, ce qui ne l'empêche pas, quelques pages plus tard, d'entendre la chute du gentils !

Alors que la NSA est prêt de l'apocalypse, la belle cryptologue se demande, en regardant le dome du bâtiment, si son amoureux voit les mêmes étoiles en Espagne. Je doute que lorsqu'on a la sécurité de la nation entière entre ses mains, on ait le temps de se poser ce genre de question. De plus, entre le décalage horaire, la différence de latitude et de longitude, je me demande bien comment 2 personnes sur 2 continents différents pourraient admirer le même ciel ! J'aurais préféré moins de précisions sans doute très proches du réel en cryptlologie et plus de justesse dans le reste. J'imagine que dans les millions de lecteurs de ce livre, peu d'entre eux auraient remarqué une approximation dans les codes de hauts niveaux... 

Enfin, problème de compte à rebourd... Plus que 2 minutes avant le big BOUM. Et bien ces 2 minutes emplissent des pages et des pages truffées de dialogues. Je pense que si j'avais mis en route un chronomètre en route, le grand BOUM aurait eu lieu bien avant !

Voilà le genre de choses qui me dérange. 

Mais soyons honnête, Dan Brown sait tout de même très bien embarquer son lecteur dans une histoire à perdre haleine et la suite de nos idées. L'ensemble est tout de même bien ficelé et les questions que posent le roman de 1996, sont toujours, voire plus que jamais d'actualité avec le contexte mondial. Il faut tout de même remarqué Forteresse Digitale a été écrit avant le 11 septembre 2001 et depuis, le sujet du "big brother is watching you"... L'Etat a-t-il le droit de surveiller et d'intercepter les communications (internet ici) de tous ses concitoyens, depuis le supposé terroriste jusqu'au plus simple bonhomme insignifiant, sous le prétexte de la sécurité nationale.

Car derrière ce thriller, c'est cette question qui est posé. Et bien presque 20 ans plus tard, il semble que les USA aient la réponse, mais que le reste du monde ne soit pas tout à fait d'accord.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Mars 2015

Thriller - Editions J'ai Lu - 475 pages - 7.10 €

 

Parution d'origine en 2010

 

L'histoire : En 1983, Cynthia a 14 ans. Un matin, alors qu'elle se réveille, la maison est silencieuse et vide. Ses parents et son frère se sont volatilisés.

Vingt cinq ans plus tard, l'enquête est close depuis longtemps. Aucun corps n'a été retrouvé et le mystère reste entier. Cynthia est mariée à Terry et ensemble, ils ont eu Grace. 

Et un jour, un coup de téléphone mystérieux va faire remonter le passé en surface et plonger le couple dans un véritable cauchemar.

 

 

 

Tentation : La blogo, y'a longtemps

Fournisseur : Ma PAL 

 

 

Mon humble avis : Il y a quelques années, Cette nuit-là envahissait la blogosphère. Le temps que ce roman paraisse en poche, que je l'acquiers et que je le laisse bonifier un bon moment sur mes étagères... le voilà !

Il n'y a pas de quoi écrire un roman sur ce thriller, parce qu'il dispence parfaitement tous les codes du genre, avec la touche outre-atlantique en sus, et répond on ne peut plus à ce qu'on attend de lui : distraire et surtout, nous garder captifs de ses pages.

Les seuls reproches que je peux lui adresser sont récurrents aux romans de ce style : Un style léger, une traduction pas toujours précise et des coquilles dans le texte. Et puis, la mise en place de l'intrigue est toujours assez longue, en général un quart du livre. Cette nuit-là ne fait pas exception... Sauf que les moults détails qui m'agaçaient et retardaient l'entrée réelle dans le vif du sujet se trouvent pour la plupart justifiés par la suite.

Et puis Lindwood Barclay sait vraiment s'y prendre pour manipuler autant ses personnages que ses lecteurs. Le doute est partout, le suspens bien évidemment est présent dès le début mais le rythme s'accélère tant dans le dernier quart du bouquin qu'il est impossible de le poser. Barclay n'est pas avare en retournements de situations et en dénouements. Car attention, un dénouement peut toujours en cacher un autre !

Un thriller de très bonne facture qui vous emmène au coeur de la nuit pour savoir ce qui s'est passé "cette nuit-là"

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Janvier 2015

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Policier - Editions Audiolib - 9h20 d'écoute - 23.20 €

 

Parution en Audilib en 2012, existe aussi en format poche.

 

L'histoire : Katerina, jeune musicologue, a pour mission de trier deux grosses malles d'archives provenant du trop méconnu musicien baroque Agostino Steffani. En effet, deux vénitiens pensent être les héritiers de Steffani et espèrent que la jeune femme prouvera, dans ces malles et entre les lignes, l'existence d'un fameux trésor : les joyaux du paradis.

 

 

Lu par Sabrina Marchese

 

Tentation : Le sujet, et Venise

Fournisseur : Sylire, merci tout de même !

 

 

Mon humble avis : Remboursez !!! Ah ben non, je ne peux pas dire ça, on m'a prêté ce livre, je n'ai donc pas payé ! Ouf ... Je ne peux pas demander non plus à ce qu'on me rende le temps perdu, puisque j'ai eu la bonne idée de lire ce roman sous son format audio en voiture et au sport. Je n'ai donc pas perdu complèment mon temps non plus. Ouf, rien de perdu, mais rien de gagné non plus !

Déjà, tromperie sur la marchandise, sur le bandeau du format poche qui annonce : "Policier, musique et suspens à Venise". Suspens ? Vous avez dit suspens ? Pas vu, pas ressenti, mais tellement attendu !

Le premier quart du roman sert d'entrée en matière avant d'entrer dans le "vif" du sujet.

A la moitié, une demi once de suspens... Notre Katerina est suivie dans la rue ! Super, on va trembler un peu. Que nenni ! Si on tremble, c'est de rage. On écume même de rage devant l'inertie de cette histoire et tous ces faux départs qui semblent enfin promettre un peu d'action, de palpitation.

Certes, la voix de Sabrina Marchese est douce et agréable. Mais comme il ne se passe rien, on finit par focaliser dessus et par la trouver maniérée, genre cul-cul la Prasline.On voudrait qu'elle se mette en mode 78 tours pour nous déposer là où le terme "policier" deviendrait justifié.

La langue de Donna Léon est élégante, mais là aussi, elle devient manièrée cul-cul la Prasline once again et complètement agaçante. Il semble que l'auteure n'aient pas eu assez de matière pour aboutir à un nombre de pages respectable, aussi, elle se lance dans des digressions et délaye les descriptions gestuelles and co des personnages jusqu'à l'indigestion. J'ai même eu droit au mode d'emploi de la brosse à dent et du gobelet....ou encore, au nombre d'enchois sur une pizza...

"L'enquête" de notre musicologue sur Agostino Steffani se fait donc en bibliothèque et à travers les documents d'époque à analyser. Donna Leon nous distille donc la vie de ce compositeur. Cela aurait pu être intéressant si ce n'était si désordonné, empli de noms propres de personnages illustres de cette époque. Steffani est né en 1654 et est mort en 1728 (il fut compositeur, évêque, diplomate, espion ?). Le problème, c'est que ces personnages n'ont rien à voir avec l'histoire de France et sont donc, je pense (en tout cas pour moi, ce fut le cas), certainement complètement inconnus du lecteur français moyen. Aussi, j'ai eu une impression de labyrinthe sans aucune accroche, sans aucune altérité (au point qu'à plusieurs reprises, j'ai réécouté des chapitres en me rendant compte de ma méprise qu'en fin de chapitre, c'est dire si cette lecture est "marquante") 

Quand enfin mon MP3 a affiché "plage 36" sur 36, je m'attendais à un dénouement tel que j'aurais pu réviser mon point de vue sur ce roman. Hélas non ! Tout "ça" (donc rien) pour "ça" (rien aussi).

Quant à moi, je vais m'empresser de fuir les livres de Donna Leon qui pourraient croiser mon chemin.

Si toutefois cet Agostino Steffani vous intrigue, je vous invite à lire ce qui en est dit sur Wikipédia, cela sera bien plus clair et rapide : http://fr.wikipedia.org/wiki/Agostino_Steffani

Et comme je suis gentille, je vous mets même une petite vidéo d'une des oeuvres de Steffani !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Janvier 2015

Thriller - Editions Livre de Poche - 444 pages - 7.60 €

 

Date de parution : avril 2003

 

L'histoire : Gare de Washington, le 29 janvier 1958. Luke se réveille, vêtu comme un clochard. Il ne se souvient de rien, mais remarque vite que des hommes le suivent et sont prêt à tout pour l'empêcher de constituer son passé. Car du passé de Luke dépend l'avenir de l'équilibre des forces Est/Ouest.

Car pendant ce temps, à Cap Canaveral, le lancement de la fusée Explorer I est sans cesse reporté, mais tout de même imminent !

 

Tentation : Une copine

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

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Mon humble avis : Quelle lecture ! Passionnante, captivante, intéressante et aussi, bien distrayante. Un super thriller, sans hémoglobine ! J'en redemande !

Depuis quelques années, une copine me "soule" avec son auteur favori, Ken Follet. "Il faut absolument que tu lises du Ken Follet". J'entends bien, mais problème majeur pour moi, cet auteur n'écrit que des livres qui dépassent souvent les  1000 pages ! Et moi, j'aime pô les pavés !

Alors, quand j'ai trouvé Code Zéro (moins de 500 pages !) chez un bouquiniste, ni une ni deux, celui ci a rejoint ma PAL ! Aucun regret !

L'intérêt culturel de ce roman est avant tout le context géopolitique de l'époque. 1958, le monde est en pleine guerre froide. Aux Etats Unis, c'est la chasse aux communistes et les soupçons d'espionnage. Quelques mois plus tôt, l'URSS a lancé son premier satellite, le fameux Spoutnik. Les USA sont en retard, il leur faut absolument lancer leur fusée Explorer I, qui contient un satellite. L'action de Code Zéro se situe donc au tout début de la guerre de la conquête de l'espace.

Pour écrire cette histoire, Ken Follet s'est inspiré d'un fait réel. En janvier 1958, en Floride, le lancement d'Exporer I est mainte fois reporté. Officiellement, pour cause d'une météo inadéquate. Follet s'est donc amusé, pour notre plus grand plaisir, à donner sa version des faits et à combler ainsi les 48 heures de report par une histoire de dingues, au suspens plus qu'efficace et aux rebondissements multiples. Bref, commencer ce bouquin, c'est avoir envie de le finir très vite.

Au niveau des personnages, grâce à des flash back, nous suivons une bande de potes depuis les années campus jusqu'à presque 20 ans plus tard 1958. Leurs chemins ne se sont jamais trop éloignés, mais leurs idées, c'est autre chose.

Et puis il y a cette amnésie de Luke qui ne s'explique pas. En analysant ses réflexes, ses aptitues, ses connaissances, Luke va recouvrer son identité de façon palpitante, tout en bravant danger, trahison et retrouvailles !

Après une courte recherche sur internet, il semble que Code Zéro soit loin d'être le meilleur de Ken Follet, mais moi, j'ai ADORE, alors je vous conseille fortement ce bon roman d'espionnage !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Janvier 2015

 

Thriller - Editions Audiolib - 12h20 d'écoute - 22.30€

 

 

Parution d'origine chez Belfond en 2008

 

L'histoire : 1953, à Moscou. Léo, agent zélé du MGB doit convaincre une famille que la mort tragique de leur petit garçon est un accident et non un crime. Les crimes ne peuvent pas exister en URSS, puisque le Parti assure la sécurité du peuple. Quelques mois plus tard, purgeant sa disgrâce et son exil dans un coin perdu de Russie, Léo découvre une mort similaire. Puis une autre, et encore une autre... bref, contre l'avis de l'Etat et au risque de sa vie, Léo se lance à la poursuite d'un sérial killer non reconnu par l'Etat. Il tombe alors en dissidence politique...

 

 

Lu par Frédéric Meaux

 

Tentation ; Une copine, il y a longtemps !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

Mon humble avis : Il est des fois où des romans, des thrillers même, sont plus efficaces que tous les manuels scolaires d'Histoire. L'enfant 44 fait partie de ces livres. C'est avec lui, et non avec mon lointain lycée, que j'ai réalisé pleinement ce que c'était que de vivre dans1régime dictarorial communiste. En l'occurence ici, la russie Stalinienne et post stalinienne. Une réelle prise de conscience pour moi, et c'est là que ce situe, à mon humble avis, la force majeure de ce thriller. Le personnage principal en devient presque le contexte géopolitique. L'enquête, si elle est loin d'être dénuée d'intérêt et d'épilogue bluffant, reste assez secondaire, souvent remisée au second plan par les pratiques soviétiques atterrantes.

En 1953, sous Staline, la notion de présumé innocent n'existe pas. Si vous êtes arrêtés, vous êtes présumés coupables, donc coupables, quitte à ce que le MGB use de toute une batterie de tortures our vous faire avouer ce que vous n'avez pas fait. Pour un oui ou pour un non, vous êtes soupçonnés d'espionnage, et n'importe qui, pour sauver sa propre peau, risque un jour de vous dénoncer comme tel. Tout est fait pour "le bien du peuple, la sécurité du peuple"... ou encore, sous l'ordre du "Petit père des peuples". L'entraide est un crime contre le régime soviétique, la folie aussi, l'homosexualité aussi. Un meutre n'est pas un crime contre une victime, mais un complot contre le régime. Un régime, un Etat, des politiques, une police qui fait preuve d'un aveuglement inouï qui serait presque comique s'il n'était réel et infernal. Tout est lavage du cerveau, manipulations, mensonge, désinformations. On n'épouse pas un membre du MGB par amour mais pour avoir moins peur d'une arrestation intempestive.Tout est machination pour suivre "la ligne dun parti". Je me souviens, en terminale, ma prof d'histoire évoquait "les purges staliniennes", un terme dont je n'avais jamais vraiment saisi ni le sens, ni l'ampleur. Voici cette lacune réparée 24 ans plus tard. De même, pour moi, les trains de la mort partaient de France ou d'ailleurs en direction des camps nazis. J'ignorais qu'ils en avaient existé en URSS, emmenant des centaines de prisonniers dissidents, entassé des jours et des jours dans des wagons, vers les goulags

Dans cette Union Soviétique, vouloir arrêter un criminel signifie signer l'arrêt de mort de centaines d'innocents. C'est donc dans ce contexte, sans conscience puis avec une conscience peut-être trop forte, que Léo mène son enquête clandestinement, à travers le pays. Car oui, il y a bien meutres, même par plusieurs dizaines, qui suivent le même mode opératoire. Ce roman est aussi l'histoire d'un homme, ce Léo, qui au départ dévoué corps et âme au parti, ouvre les yeux et se transforme.

Certes, le roman en lui même comporte quelques longueurs et l'enquête ne devient réellement "thrillante" que dans le dernier quart du livre. Et encore, l'aspect "Thrillant" est, je le redis, plus dû au context historique qu'aux crimes eux mêmes. Pour nous lecteurs, l'ennemi N°1 est Le parti, terriblement pernicieux. Même si le serial killer est aussi terrifiant que ses "confrères" nord-américains.

J'ajoute que L'enfant 44 est extrêment bien documenté sur la vie en Union Soviétique dans les années 50 et sur les stratégies du MGB. Certes, nous sommes dans un roman, donc l'exactitude historique n'est pas toujours garantie, mais tout de même, comme il n'est pas question ici de dates ni de personnages précis mais d'une atmosphère générale, on peut penser que l'auteur est très très réaliste... Hélas.

A savoir, Tom Rob Smith a écrit 2 suites à cette histoire. Je vous déconseille de lire leur ptich avant d'achever votre lecture de "L'enfant 44", (qui est donc hautement recommandée vous l'aurez compris), afin de ne pas gâcher votre plaisir de lecture à la découverte du dénouement de ce tome.

Encore un livre qui vous fait dire : comme j'ai de la chance d'être née en France !

Encore un livre... pour ne pas oublier !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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