Publié le 4 Août 2015

Nos futurs : Affiche

Film de Rémy Bezançon

Avec Pio Marmai, Pierre Rochefort, Mélanie Bernier

 

 

Synopsis : Deux amis d’enfance, qui s’étaient perdus de vue depuis le lycée, se retrouvent et partent en quête de leurs souvenirs… 

 

 

Mon humble avis : Ce film serait presque à voir deux fois, pour que la deuxième soit éclairée par cette fin si inattendue, qui explique tout (ou presque... le presque, ce sont quelques maladresses dénichées deci-delà, mais quasiment invisibles), et sert la gorge.

Un film que l'on regarde donc au premier degré pendant 1h30, et que l'on repense au 2ème degré qui est en fait le 1er degré camouflé. (vous me suivez là ?!) C'est cette fin justement qui fait de "Nos futurs" un film différent, qui n'est pas un énième film nostalgie qu'avons-nous fait de nos 20 ans, que sommes-nous devenus, le temps passe etc...

La première lecture de ce film m'a beaucoup plu, sans doute aussi parce que je suis dans un âge où l'on regarde le passé avec regret ou joie, où l'on revoit de vieilles connaissances et que s'établit alors l'heure des bilans : qui a réussi, qui galère, qui est heureux, malheureux, que nous reste-t-il en commun après toutes ces années. L'amitié est-elle faite de souvenirs ou de points communs contemporain.

Ici, nous avons Tomas qui a bugué sur ses 18 ans. Un éternel adulescent, voire adolescent tout court. Rien n'a changé dans sa vie.

Yann est devenu un homme d'affaire, plutôt ténébreux. Une zone d'ombre le poursuit, comme un trauma jamais digéré. L'un est resté gamin, l'autre a vieilli prématurément. Ensemble, ils partent sur les routes pour retrouver leurs copains de terminale et préparer une fiesta comme avant. Et nous les suivons le coeur joyeux, entre la jubilation des bonnes répliques et l'émotion contenue, mais pas étalée comme de la confiture.

Au final, n'a pas bugué sur ses 18 ans celui que l'on croit, puisque Rémy Bezançon réussit à surprendre totalement le spectateur par le dénouement. Sans celui-ci, on aurait une comédie faussement légère qui donne la banane avec une sauce mélancolie que chacun peut arranger avec ses propres souvenirs. Avec ce dénouement, on sort le coeur et la gorge serrés.

A noter que les deux comédiens qui portent le film forment un excellent duo qui fonctionne à merveille.

Un beau film, même si l'on n'atteint pas la perfection et la finesse "du premier jour du reste de ta vie"

 

Attention, spoiler, donc uniquement pour ceux qui ont déjà vu le film et pourraient répondre à ma question : que vient faire le coup de fil de Yann et le visite en fin de film. Ce n'est pas logique vu ce que l'on vient d'apprendre non ?

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Août 2015

Les Chaises musicales : Affiche

Film de Marie Belhomme

Avec Isabelle Carré, Philippe Rebbot et Carmen Maura

 

 

Synopsis : Perrine est une musicienne presque professionnelle. Elle vit seule et anime des goûters d’anniversaires, ou les gâche, c’est selon. Par accident, elle fait tomber un homme dans la benne d’une déchèterie. L’inconnu est dans le coma, mais Perrine est prête à tout pour qu’il se réveille. Elle s’immisce dans sa vie pour le découvrir, mais profite aussi de l’occasion pour lui emprunter son boulot, son appartement, son chien… Mais surtout, elle tombe amoureuse… 

 

 

Mon humble avis : C'est un film gentil, charmant, mignon, propret. Pas désagréable pour un sous mais qui ne me rend pas ultra enthousiaste non plus.

Déjà, certaines contradictions m'ont embêtée...  Qu'un hopital, avec l'identité d'un patient ne parviennent pas à trouver le moindre proche alors que ce patient lui même n'est ni marginal ni isolé socialement... Bof

Qu'un chien puisse rester "oublié" plusieurs jours dans un appart et que l'appart ne soit pas souillé par le même chien... Bof. Bref, moult détails comme cela m'ont titillée et quand je suis titillée, c'est que le film ne m'emprisonne pas.

J'ignorais que la réalisatrice est Rennaise. Ce qui explique que ce film ait été tourné à Rennes et dans les environs Rennais. Ceci est forcément un plus pour les spectateurs résidants dans cette région.

Certains passages sont franchement originaux et bien trouvés, comme l'affichage dans la rue des compétences de Perrine, qui annonce tout de suite le caractère de l'héroine du film. De même, j'ai bien aimé la relation qui unit Perrine à son épicier.
Rien à reprocher aux comédiens du film qui emplissent parfaitement le cahier des charges. mais une fois de plus , c'est aussi là que le bât blesse pour moi au niveau d'Isabelle Carré. J'aime beaucoup cette actrice, elle excelle dans ses rôles, mais voilà, ce sont toujours les mêmes rôles : femme effacée, sans confiance, gaffeuse, timide, nunuche. En fait, j'adorerais la voir dans un rôle super fort ou à contre emploi, comme celui d'une méga méchante par exemple !

Les chaises musicales sont donc une petite comédie romantique gentillette, sans surprise scénaristique, qui distraie mais c'est tout.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Juillet 2015

Alors que je suis une "mère indigne" profitant d'un week end en famille en bord de mer, laissant seuls mes chats à la maison, et bien je vous propose de passer le dimanche avec eux ! Sûr qu'ils se sentiront moins seuls !

 

Sinon, pas gai, mais j'en parle tout de même. Avec l'association Félin Possible dont je fais partie, (et d'autres associations rennaises), nous avons sortis mardi derniers 28 chats de la fourrière avant euthanasie.Neuf chats pour notre association ont été répartis dans différentes familles d'accueil pour y subir une quarantaine et être requinqués. Inutile de développer l'état de maigreur dans lequel nous les avons récupérés.

Jeudi midi, première alerte, un des chats ne s'alimente plus. Vendredi matin première heure, il est conduit (elle, en fait, Bulbi) chez le véto en urgence. Elle est décédée vendredi après midi du Typhus après d'atroces souffrances, heureusement abrégées par le véto. Nous avons à cette heure, samedi soir, 4 chats qui se battent entre la vie et la mort chez le vétérinaire de garde du week end, car ils semblent tous atteint.

Tout cela pour juste rappeler l'importance de vacciner votre animal. Vacciner, ça sauve la vie de votre animal, même si on ne s'en rend pas compte puisque grâce aux vaccins, le risque de choper des virus mortels est sacrément réduit. Ca sauve aussi la vie d'autres chats que votre boule de poils pourrait rencontrer ou que vous pourriez rencontrer. Là, j'édite ce matin, deux autres chatons (trop jeunes pour avoir été déjà vaccinés) de l'asso sont touchés juste pour vivre chez quelqu'un qui a rencontré les chats qui ont le typhus (qui reste accroché a tout, vêtement, chaussure, voiture, sol...)  VACCINEZ !

 

Allez, maintenant, dimanche ronron avec mes loulous Aya et Tsingy !

 

 

 

Tsingy dans son château en carton !

Tsingy dans son château en carton !

Aya !

Aya !

Tsingy ! Fou Fou !

Tsingy ! Fou Fou !

Aya douceur !

Aya douceur !

Tsingy ! Là, je suis sûre que vous entendez les ronrons !

Tsingy ! Là, je suis sûre que vous entendez les ronrons !

Aya, la classe !

Aya, la classe !

Tsingy beau gosse top model !

Tsingy beau gosse top model !

Aya mode B&W

Aya mode B&W

Tsingy en mode chasse à la mouche (en haut)

Tsingy en mode chasse à la mouche (en haut)

L'entente parfaite !

L'entente parfaite !

UN DIMANCHE QUI RONRONNE !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 25 Juillet 2015

Ant-Man : Affiche

Film de Peyton Reed,

Avec Paul Rudd, Evangeline Lilly, Michael Douglas,Corey Stoll

 

Synopsis : Scott Lang, cambrioleur de haut vol, va devoir apprendre à se comporter en héros et aider son mentor, le Dr Hank Pym, à protéger le secret de son spectaculaire costume d’Ant-Man, afin d’affronter une effroyable menace… 

 

 

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Mon humble avis : Un nouvel héros de Marvel au cinéma !!!! Et une première apparition très réussie ! Nul doute qu'il y aura une suite individuelle, en binôme, ou pourquoi pas collective avec les Avengers ! (Restez donc jusqu'au bout du générique, et vous serez d'accord avec moi !)

Ant-Man, alias Scott prend la taille d'une fourmis sitôt qu'il endosse un certain costume. Taille de fourmis mais force titanesque. Tout ce qu'il faut pour déjouer un projet scientifique machiavélique...

Ant-Man est donc un film assez classique dans le genre Marvel, qui est truffé d'humour, d'autodérision et de références aux autres super héros de l'écurie Marvel (notamment, les Avengers). On rit beaucoup et l'on ne s'ennuie pas une seconde. De plus, et c'est assez important pour le noter, je trouve que Ant-Man s'adresse aussi bien aux adultes qu'à un bien plus jeune public. Ce film est en effet plus frais, très peu violent en fait, et bien plus enfantin que d'autres Marvel. Ant-Man en devient même mignon lors d'une scène de bagarre mémorable entre deux ennemis à taille de fourmis, sur un train électrique !

Ant-Man, c'est le looser qui devient le super héros vraiment fait pour éblouir et ébahir les enfants. Moi, en tant qu'adulte, je suis très bonne public du genre et j'ai eu 100% de ce que j'attendais en m'asseyant dans fauteuil de velours rouge.

Les personnages, tant secondaires que principaux, apportent tous leur concours pour la réussite de ce chouette divertissement.

Bon, Ok, il y a beaucoup de fourmis, mais quand on sait leur parler, elles sont gentilles ces fourmis !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 23 Juillet 2015

Amy : Affiche

Documentaire d'Asif Kapadia

 

 

Dotée d’un talent unique au sein de sa génération, Amy Winehouse a immédiatement capté l’attention du monde entier. Authentique artiste jazz, elle se servait de ses dons pour l’écriture et l’interprétation afin d’analyser ses propres failles. Cette combinaison de sincérité à l’état brut et de talent ont donné vie à certaines des chansons les plus populaires de notre époque. Mais l’attention permanente des médias et une vie personnelle compliquée associées à un succès planétaire et un mode de vie instable ont fait de la vie d’Amy Winehouse un château de cartes à l’équilibre précaire.Le grand public a célébré son immense succès tout en jugeant à la hâte ses faiblesses. Ce talent si salvateur pour elle a fini par être la cause même de sa chute. Avec les propres mots d’Amy Winehouse et des images inédites, Asif Kapadia nous raconte l’histoire de cette incroyable artiste, récompensée par six Grammy Awards. 

 

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Mon humble avis : Ce documentaire est composé d'images, de vidéos et de passages télé d'archive de la diva hors du commun qu'était Amy Whinehouse.

Amy Whinehouse qui rejoint le triste club des 27 en juillet 2011. Le club des 27 "regroupe" des musiciens et rock stars décédées à 27 ans, le plus souvent d'abus ou de suicide. S'y trouve Kurt Cobain, Jim Morrison, Janis Joplin...

Le film Amy revient sur la vie et la carrière de la chanteuse, qui débuta dans la confidence alors qu'elle quittait tout juste l'adolescence et qu'elle était déjà "perturbée". Amy avait un talent fou de compositrice, une voix plus qu'extraordinaire et vivait tout intensément, passionnément.

Ce documentaire n'est pas toujours facile à suivre. En VO, vous lisez le texte en bas de l'écran. Mais en haut à gauche, il faut également lire la date de l'évènement, et en haut à droite, figure les noms et liens avec la chanteuse des intervenants (interviewés ou en voix Off). Il est parfois aussi plus construit sur ses excès et sa vie publique que sur ces séances de travail, ce qui est un peu dommage. J'aurais aimé la voir plus en studio, assister à des répétitions avec ses musiciens etc.

Il n'empêche que ce documentaire est à voir pour ne pas oublier cette chanteuse qui aura marqué l'Histoire de la musique, malgré l'aspect assez court finalement de sa célébrité mondiale. Mais c'est aussi cette célébrité mondiale qui a vraiment été le début de la fin. Amy en fait ne la souhaitait pas, elle n'a jamais voulu devenir une people. Et franchement, si les paparazzis et les médias ne l'avaient pas autant harcelée, autant pour l'encenser que pour la détracter, possible qu'Amy aurait encore été en vie... Tout comme Lady Di par exemple. Bref, un film qui me fait encore détester un peu plus ces gens qui pratique ce métier charognard, les magazines qui les publient et les gens qui les lisent, entretenant ainsi ce harcèlement des stars bien au-delà de leur vie publique.

A noter aussi, le père d'Amy, absent de son adolescence, qui a su revenir quand sa fille s'est mise à gagner beaucoup d'argent, et étant le premier à exploiter cette manne financière, au détriment conscient de la santé de sa fille.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 19 Juillet 2015

Roman - Editions Seuil - 188 pages - 18 €

 

Parution le 21 août 2014 (rentrée litt sept 2014)

 

L'histoire : Javier Mallarino est le plus célèbre caricaturiste contemporain de Colombie. Une véritable légende vivante qui, armée d'une plume et d'encre, peut faire tomber un députer, faire abroger une loi etc. Il est l'âme du pays, craint par certains, encensé par d'autre. Le pays lui remet une récompense suprême. C'est alors qu'un visage oublié depuis 28 ans réapparaît. Que c'est il passé il y a 28 ans pour que Mallarino soit si chamboulé et remette tout en cause...

 

tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib'

 

 

 

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Mon humble avis : Première incursion pour moi dans la littérature Colombienne. La Colombie, pays que je connais très peu, qu'à travers des clichés sans doute éculés.

C'est le pitch qui m'a attirée vers ce livre. Il y est question d'un célèbre caricaturiste et de réflexions autour de cet art qui est aussi un contre-pouvoir. Et comme l'actualité Française de Janvier 2015 a été tristement liée à ce moyen d'expression...

Dans ce roman, le contexte est bien différent. Il n'est point question de terrorisme, et les cibles du caricaturiste semblent plus nationales et politiques. Mais Juan Gabriel Vasquez développe de façon très intéressante la manière d'observer, de travailler de ces hommes à la plume très parlante et efficace. Sur quels traits physiques ou comportementaux un caricaturiste va s'appuyer pour construire son dessin...

Il est évidemment aussi question de sujets bien abordés en janvier dernier lors de l'attentat de Charlie Hebdo. Les conséquences et les répercussions d'un tel métier, notamment sur la vie familiale. Les menaces, la haine, l'adulation, la célébrité. L'intégrité des uns et les réputations des autres, qui se font et se défont au fil des traits d'encre. Le pouvoir, parfois dévastateur ou informatif du dessin et de son auteur, qui est là pour dire la vérité autrement.

La vérité justement, tel est le sujet réel de ce roman. La vérité et la responsabilité individuelle devant cette prétendue veritée. La certitude d'hier qui devient l'incertitude d'aujourd'hui. Ce que l'on pense avoir vu il y a 28 ans, même si "tout le monde était là", était-il la vérité. Mallarino se pose la question alors que resurgit de nulle part celle qui fut la jeune Samantha. Est-ce que le dessin de Mallarino n'a pas influencé et dirigé ce que tout le monde pense avoir vu. Un dessin fait par un seul homme qui devient vérité aux yeux de tous, personne ne le remet en cause, et les conséquences sont dévastatrices. Cette partie là du roman, la 2ème en fait, traite pour moi de la presse en général, et pas de la caricature en particulier. La presse, qu'elle soit quotidienne nationale ou à scandales, qui se fiche bien souvent des frontières entre vie privée et vie publique. Les "lecteurs" qui prennent pour exactes les moindres grands titres ou photos des couvertures.

Vous l'aurez compris, on s'éloigne du sujet précis qui m'avait dirigée vers ce livre. Il n'empêche que Les réputations est un roman très intéressant, une lecture très agréable servi par une plume autant soignée que fluide, et une construction littéraire assez originale, qui oscille entre le Bogota d'il y a 30 ans et le Bogota d'aujourd'hui. Javier Mallarino est un personnage loin d'être lisse, bien creusé et subtil et quelque part, fichtrement attachant et très universel.

En fait, mon plus gros bémol dans cette histoire, c'est la fin, que je n'ai pas aimé. Mais le goût pour certains types de fin (ouvertes, fermées, ni l'une ni l'autre) est on ne peut plus subjectif !

Aussi, je vous conseille chaleureusement de vous pencher sur ses réputations (qui sortiront en poche en septembre ;) )

 

 

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12ème, donc j'atteins mes 2% alors que s'annonce la rentrée littéraire 2015 !

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La Colombie

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 17 Juillet 2015

Daddy Cool : Affiche

Film de Maya Forbes

Avec Mark Ruffalo, Zoé Saldana, Imogene Wolodarsky, Ashley Aufderheide

 

Synopsis : Entre fous rires et crises de larmes, Cameron Stuart ne sait plus où donner de la tête. Diagnostiqué bipolaire, Cameron suit un traitement dans le but de reconquérir sa femme Maggie et de réintégrer le cocon familial qu’ils forment avec leurs deux filles. Mais lorsque Maggie décide de quitter Boston pour partir à New-York reprendre ses études, la jeune femme n'a pas d'autre choix que de confier la garde de ses enfants à ce père pas tout à fait comme les autres… 

 

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Mon humble avis : La bande annonce laisse présager une réelle comédie, ce que ce film n'est pas... et ce qui n'est pas plus mal étant donné qu'il traite d'un sujet grave : la dépression et particulièrement, la bipolarité, la maniaco dépression.

Encore que l'on dit "la" bipolarité alors qu'il existe différents types de bipolarités (1 et 2) et diverses intensités. Alors ne pas prendre l'exemple de Cameron pour argent comptant, tous les bipolaires ne sont pas comme lui. Ils peuvent partager des similitudes comportementales ou émotionnelles, comme être franchement distincts.

Il n'empêche que Daddy Cool est un bon film qui évoque parfaitement un des aspects de cette maladie, ici, surtout en phase maniaque. Les émotions sont vraiment bien dosées et maitrisées, on ne part pas dans le grand n'importe quoi juste pour faire rire. D'ailleurs, ce qui fait rire pourrait presque aussi faire pleurer. On oscille entre sourire aux lèvres et mélancolie, mais on ne tombe pas dans le pathos déprimant. C'est émouvant, mais sans grands effets pour y parvenir.

On sent que la réalisatrice éprouve beaucoup de tendresse pour Cameron, son personnage principal, qui fait de son mieux pour gérer ses filles tout en étant un père différent, et soi même. Cette tendresse est partagée très vite par le spectateur qui a plaisir à voir l'amour que lui vouent ses filles et son épouse. Celles si ne peuvent se permettrent trop de tendresse d'ailleurs, car la fermeté pour que les choses filent droit, c'est elles qui l'incarnent.

Le comportement très extraverti et ultra pêchu du bipolaire en phase maniaque est bien montré. La réalisatrice s'est inspirée de son histoire familiale pour mettre ce film en scène.

Ce chaos familial est admirablement servi par ses interprêtes, tant adultes qu'enfants ! Vraiment, tous bluffants.

J'ai juste trouvé quelques longueurs et il m'a manqué un petit quelque chose indéfinissable pour faire de Daddy Cool un coup de coeur.

A savoir que Daddy Cool n'est pas une grosse production hollywoodienne, mais un film indépendant.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 15 Juillet 2015

14, de Jean Echenoz, lu par Jean EchenozRoman - Editions Audiolib - 2h30 d'écoute - 18 €

 

Parution en Audiolib en mars 2013

 

L'histoire : Le jour de la grande mobilisation, cinq jeunes vendéens prennent l'uniforme. Celle qui deviendra la Grande Guerre commence, mais elle ne devrait durer qu'une quizaine de jours. Du moins, c'est ce qu'on leur a dit. Alors Blanche va les attendre.

 

Tentation : La blogo et pourquoi pas !

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt

 

 

 

 

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Mon humble avis : Sans la possibilité du format audio, je ne me serais jamais tournée vers ce roman qui a tout pour me déplaire : le sujet ! Je ne suis pas fan des récits qui touchent à la guerre, que ce soit la 1ère ou la 2ème. Bien à tort d'ailleurs, car chaque fois que je m'y frotte, je ressors comblée de ma lecture.

C'est une nouvelle fois le cas avec 14, ce roman de Jean Echenoz, auteur que je découvre avec ce titre. Et je dois dire qu'Echenoz est doté d'un double talent : l'écriture et la lecture. La lecture articulée qu'il fait de sa propre oeuvre est parfaite, le ton on ne peut plus adéquat pour servir ce récit. Et à la fin, petit bonus de ce format, un entretien très instructif avec Echenoz lui même.

Revenons au roman, qui tient presque plus du récit de guerre d'ailleurs. L'auteur s'est en effet inspiré de journeaux de guerre pour créer son histoire et ses personnages.

Le récit est très sobre, très factuel. C'est sans doute cela qui le rend si puissant, si fort, si pénétrant. Point d'envolée littéraire, philosophique, poétique ou psychologique. On sait très peu des personnages, mais l'on assiste à ce qu'ils vivent, à leur quotidien depuis la mobilisation jusqu'au retour pour certains d'entre eux. C'est court, direct, ça va droit au but.

Et pour le lecteur, c'est l'effroi devant le vécu des générations du siècle dernier, celles qui ont vécu la guerre, celle qui y ont participé sans vraiment savoir où ils partaient, ni combien de temps.

C'est l'affaire de 15 jours leur a-t-on dit..... Et puis à la guerre, ce ne sont pas les armes qui tuent mais le manque d'hygiène, alors lavez vous, rasez vous...

Echenoz, montre sans le dire l'ambivalence, la connerie et l'hypocrisie qu'est une guerre. Depuis la route pour arriver au front, aux premiers affrontements avec l'ennemi qu'on ne voit pas mais qui est partout, Echenoz nous donne une photo parfaite de la guerre, photo faite de mots, mots qui se transforment en photos dans votre tête.

Les armes s'approche, il y a les bayonnettes, les balles qui sifflent et percent, au mieux votre képi. Puis les armes se font plus lointaines mais tout aussi criminelles : les canons, les gaz. Et les aéroplanes aussi, que certains voient pour la première fois et qui deviennent aussi, pour la première fois, des armes de guerre dont personne ne se méfiait jusqu'alors.

Et l'envie d'en finir parfois, seule solution pour s'échapper à cet enfer, si vous n'avez pas la chance d'avoir une blessure invalidante.

Et tout au long du récit, il y a les objets, seuls témoins de cette époque : les galoches, le sac qui passe de 60 grammes à 35 kilos, les gamelles.

14, un livre coup de poing, qui vaut une fois de plus tous les livres et cours d'Histoire. Paru en poche également. Vous savez ce qu'il vous reste à faire !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 10 Juillet 2015

Gunman : Affiche

Film de Pierre Morel

Avec Sean Penn, Jasmine Trinca, Jarvier Barden

 

Synopsis : Interdit aux moins de 12 ans

Ex-agent des forces spéciales, Jim Terrier est devenu tueur à gages. Jusqu’au jour où il décide de tourner la page et de se racheter une conscience en travaillant pour une association humanitaire en Afrique. Mais lorsque son ancien employeur tente de le faire tuer, Jim n’a d’autre choix que de reprendre les armes. Embarqué dans une course contre la montre qui le mène aux quatre coins de l’Europe, il sait qu’il n’a qu’un moyen de s’en sortir indemne : anéantir l’une des organisations les plus puissantes au monde… 

 

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Mon humble avis : Film efficace XXL ! Pas une seconde d'ennui. Un mélange de film d'action plutôt musclé (sans forcément multiplier les explosions spectaculaires ) et de thriller.Sean Penn fait sacrément bien le boulot, c'est bien lui et ses beaux yeux bleus qui portent le film, même si l'atout charme de Jasmine Trinca est indéniable.

Pour ces points là, aucun reproche à faire, on a ce que l'on attend.

Maintenant, le scénario fluctue entre nébulosité (j'ai eu du mal à repérer qui était les personnages dont on parle mais que l'on apperçoit que quelques minutes en début de film" et profondeur pas assez creusée pour être vraiment creusée ! Bref, l'engagement géopolitique du film disparait un peu sous l'aspect combats à corps à corps, gros muscles, sales et belles gueules tout aussi immortelles malgré la quantité de coups reçus.

Ce film veut dénoncer les abus, les trafics et les choses inavouables des multinationales qui font tout pour s'assurer l'exploitation (et ses bénéfices trafiqués eux aussi) des gisements de minerais précieux dans les pays du tiers monde, notamment en guerre, ou guerre civile. Car Gunman revient aussi sur les situations vécus par le personnel des missions humanitaires dans cet environnement. Mais c'est fait à la sauce américaine, ou hollywoodienne si vous préférez. Forcément, la toubib est mignonne. Forcément, celui qui fore les puits est un ancien mercennaire qui dégomme 4 personnes en quelques minutes. Et forcément, les visions des bidonvilles sont très "scènes bien organisées, presque idylliques". Avec le petit garçon qui joue avec son cerceau, la petite fille qui joue avec une poupée pouilleuse, la maman qui surveille le tout en lavant le linge, une chèvre et 3 poules pour occuper la scène.

Bref, un film très distrayant dans la forme, mais qui passe un peu à côté du fond voulu.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 7 Juillet 2015

Le mur des lamentationsRoman - Editions J'ai Lu - 184 pages - 5.40 €

 

Parution chez J'ai Lu en avril 2010

 

L'histoire : Monsieur Maouh a toujours aimé se plaindre, mais pour pas grand chose. Un jour, il apprend qu'il est atteint d'un astéroïde. Voilà le prétexte qui lui manquait pour devenir victime de compétition. L'époque étant propice, Maouh va mettre toute son énergie au service de sa victimisation. Malgré la concurrence, bien rude, il faut le dire.

 

tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Sur fond de situation dramatique, David Abiker nous sert un livre aussi drôle et cynique que réaliste et burlesque.

Notre société se retrouve déshabillée pour l'été, cette société qui hisse au rang de culte la victimisation systématique, aidée en cela par des médias avides de larmes, d'histoires presque vraiment vécues même si maquillées pour bien passer à la télé.

Il est vrai qu'avec nous autres Français, ses chers compatriotes, Abiker a bien choisi son sujet. Les Français sont réputés pour se plaindre de tout, sur tout, pour tout et partout. Et les français aiment à écouter les plaintes, les confessions gémissantes de leur compatriotes. En témoignent les programmes de certaines chaines de télé ou de quelques radios.

Le culte de la victime est attestée aussi par les numéros verts qui fleurissent, les associations de soutien "à", les cellules de crises mises en place à chaque soubresaut de la planète, la célébrité soudaine et éphémère des "proches parents des victimes", le syndrome de Caliméro des Français (c'est vraiment trop injuste), les dépôts de plainte suivis de procès retentissant dès que l'on attrape un bouton ou qu'on ne digère pas un plat dans un resto, les journées spéciales qui finalement, remplissent presque le calendrier annuel. Le culte de la victime envahit même la blogosphère. Certains blogs deviennent pour leurs auteurs des murs de lamentation pour partager la moindre migraine.

Bref, c'est tout cela et bien plus que David Abiker pointe du doigt dans ce roman qui met en scène un (anti-héros) égocentrique devenu carriériste dans son état de victime... d'un cancer.

C'est bourré d'humour, plutôt fin, de références (vraies ou purement inventées, l'auteur de le dit pas toujours), avec en fil d'Ariane, une réelle réflexion sur le culte des victimes (mérité ou non, suivant la cause du passage de l'état de victimes. Etre victime, pour certains, c'est une façon d'exister aux des autres. Assister au calvaire de certaines victimes rassure ceux qui se trouvent ainsi épargnés et chanceux. Bref, l'Homme a besoin de victimes.

Malgré quelques longueurs (toutes relatives, le livre ne dépassant pas les 184 pages, j'ai bien apprécié cette lecture divertissante, irrévérencieuse mais pas trop, drôle et sérieuse à la fois !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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