Publié le 7 Novembre 2014

Chers lecteurs, abonnés, blogueurs et blogueuses, visiteurs de passage etc !

 

Vous avez dû vous rendre compte que depuis quelque temps, ce blog ne roule plus au même rythme qu'avant, sans pour autant être passé au diezel.

Pour tout dire, ces derniers jours, j'ai même pensé à cesser de l'alimenter, ce blog aurait ainsi survécu encore un peu de la sève de ses racines pour s'éteindre ensuite.

Puis je suis revenue sur ma décision pour en prendre une autre : continuer mais différement, remodeler quelque part cet espace qui est le mien et que vous aimez visiter.

Mais diable ?! Pourquoi tant de changements et de revirement en si peu de temps ?

 

 

Voici quelques arguments qui prônent en faveur du renouvellement !

 

- Depuis sa création, ce blog est à mon image, il me ressemble à 100%. Hors, ces derniers mois, je m'y suis moins retrouvée.

- Depuis sa création, tout ce que je faisais qui n'avait aucun rapport avec ce blog était considéré par moi comme "au détriment du blog". Ces derniers mois, tout ce que je fais pour ce blog est considéré comme au détriment du reste ! Bref, il n'y a plus de caractère obsessionnel dans ma démarche comme c'était le cas jusqu'alors.

- Ma santé s'est vraiment bien améliorée en 1 an. Du coup, moins de fatigue, moins de canapé, moins de lecture.

- Ma santé psychique est aussi transformée, dans le bon sens. Deux conséquences à cela... Je n'ai plus besoin de l'auto-satisfaction, l'auto-fierté ou la fierté tout court que m'apporte ce blog. Rencontrer des auteurs, les interviewer, aller d'événement en évenements littéraires, recevoir des SP (Services Presse) ne m'excite plus autant qu'avant. Je préfère désormais ma petite sérénité tranquille à l'agitation.

Egalement, j'ai remarqué une baisse tangible dans la qualité de mes billets actuels, qui sont de plus en plus factuels et de moins en moins décortiqués et profonds. Pourquoi, parce que je vais mieux. Et pour l'instant, mon côté sombre dans lequel je plongeais sans limite pour écrire de "jolies" choses, en tout cas poétiques, romantiques (au sens littéraire du terme), touchantes, remuantes ou émouvante, et bien ce côté sombre s'est éclairci et du coup, ma plume me parait actuelle me parait infidèle et plutôt fade.

- J'ai tout de même envie de rester dans la blogosphère, histoire de conserver les relations amicales et enrichissantes tissées au fil de ces années.

- L'autre jour, je suis allée au ciné voir un très bon film (Le juge / The Judge). Et tout au long de la séance, je me suis surprise à penser à moult reprises : et dire qu'il va encore falloir que je le chronique. Bref, une lassitude s'est sans doute installée à force de TOUT chroniquer ce que je vivais en rapport avec ce blog. Il fut une époque où il me fallait absolument lire pour ne pas manquer de billet et non pas forcément par envie.

 

- Et non vous ne rêvez pas, et oui vous avez bien lu ! Dans moins d'une semaine, je retourne travailler !!!! Un an et demi après mon licenciement économique. Et oui, j'ai retrouvé du travail, un travail à priori idéal par rapport à mon état de santé qui reste et restera toujours délicat ! Je suis ravie car je me suis présentée auprès de l'entreprise pour y effectuer un stage de 2 semaines, et je suis sortie de l'entretien avec un CDD sans doute prolongeable en CDI. J'y aurai un poste simple, sans stress, dans un univers ultra bienveillant, le tout, à temps partiel pour commencer. Mon nouveau métier sera : opératrice de saisie en paies. Adieu le stress inhumain du tourisme !

Donc entre le travail, le sport quasi quotidien obligatoire vu son bien fait sur moi et son résultat sur ma silhouette (-12 kg en 1 an) et mes nouvelles occupations, mon temps libres ne va pas s'élargir !

 

- Et puis avant, chez moi, cétait ça :

 

Depuis janvier, c'est plutôt ça :

 

Et cela deviendra même certainement ça :

Je suis très investie bénévolement dans l'association via laquelle j'ai adopté ma minette : twitter, publication d'annonces sur le web, famille d'accueil pour chats, adoptions et divers services, sans compter la multitude de personnes que je rencontre et qui habitent, dirons nous, à deux pas de chez moi ;)

 

Alors, quid de l'avenir ?

 

Je compte cesser de chroniquer les films vus au ciné, à moins que j'en vois des vraiment nuls ou des vraiment excellents : je vous préviendrai alors de manière simple, raccourcie, à priori sans recherche d'effet de style, bref, vite fait !

Je cesse de chroniquer les BD

Je continue à chroniquer mes lectures, du moins celles qui m'inspireront un billet à priori correct. Alors, certains mois, je publierai peut-être 5 billets et le mois d'après aucun si je ne prends pas le temps de lire ou encore, si je me plonge dans un pavé ! Vu que je lis toujours comme un escargot...

J'arrête de recevoir des SP pour vraiment lire à mon rythme, sans contrainte ni délais respectueux de publication.

Les dimanches photos continueront de temps en temps.

Mes chats s'inviteront plus souvent dans cet espace.

Et sans doute, au fil de mes inspirations, idées, réflexions, colères, expériences, vécus, je parlerai de choses et d'autres, tout simplement.

 

Bref, à l'avenir, ce blog fera preuve de

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 5 Novembre 2014

Roman - Editions Albin Michel - 166 pages - 15 €

 

Parution le 1er octobre 2014 / Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Quatre lycéennes se jurent une amitié éternelle alors qu'elles abordent le plus grand événement de leur vie : Le passage à l'âge adulte. Chacune tient un journal qui fait écho à celui de l'autre. Et pendant ce temps, au lycée, elles préparent la représentation d'une pièce de théâtre : Roméo et Juliette.

 

Tentation : J'aime l'auteur

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

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Mon humble avis : A chaque fois, Eric-Emmanuel Schmitt provoque la même sensation chez moi, celle du naturel. Comme si les mots, les phrases, les chapitres, l'histoire coulaient commme un long fleuve tranquille. Même si ces mêmes histoires, la vie des personnages qui se déroulent sous nos yeux sont bien plus tumultueuses. C'est ce que j'aime chez cet auteur : il nous raconte le plus souvent des drames, mais qui restent lumineux quelque part, sans pathos, sans nous mettre mal à l'aise ni nous culpabiliser. Il crée des personnages qui ici auraient pu être vous ou moi, si toutefois vous êtes de sexe féminin. En tout cas, il y a matière ici à s'identifier à au moins l'une de ses jeunes filles, même si leur âge est pourtant bien révolu pour moi.

Elles sont 4 : Anouchka, Julia, Colombe et Raphaëlle. Elles se trouvent semblables, normal, elles sont les meilleures amies du monde et se jurent de le rester pour la vie entière. Sauf qu'elles sont en première au lycée et que cette année va être déterminante pour elles. Elles vont en effet surfer entre l'adolescence et l'âge adulte. Un âge adulte qu'elles attendent avec impatience, pour être femme, vraie femme, mais qu'elles redoutent, tant le monde autour d'elles semble n'être qu'une hécatombe de l'amour.... Au point que l'une d'elle souhaite même fabriquer ses propres anticorps contre l'amour, pour s'en protéger. Car l'amour, une fois la flamboyance des premiers temps, devient danger et synomyme de souffrance. Ces 4 jeunes filles s'interrogent sur la durée de vie des sentiments en regardant autour d'elles. Leurs corps achèvent de se transmuter en celui de femme. Les émois amoureux s'annoncent, les déceptions, les expériences, la honte, la trahison, ne pas savoir qui l'on est vraiment ni qui l'on a envie de devenir, le mensonge pour exister aux yeux des autres, et ce mensonge aura des conséquences dramatiques.

Tous ces sujets et bien d'autres encore, mais en résumé la recherche identitaire des jeunes à l'aube d'un nouvel âge, Eric-Emmanuel Schmitt s'y penche avec brio, classe et délicatesse par le biais des journaux intimes "chorale" des 4 jeunes filles, toutes attachantes, à leur manière (ma préférence allant à Raphaëlle, celle qui me ressemble le plus je pense, qui réalise, suite à un certain déclic, qu'elle peut être aussi concernée par l'amour alors que jusqu'ici, elle semble survoler tout cela avec une presque désinvolture).

Entre ces extraits de journaux intimes, s'insèrent des conversations entre Julia et les autres, conversation que l'on imagine via un "tchat" ou par textos.

Mon seul petit reproche (Liliba m'avait mis la puce à l'oreille), c'est un peu l'invraissemblance du style, très (trop) élégant pour des lycéennes. Mais ce n'est qu'un mini reproche, car cela évite une lecture en langage parlé, et toutes les vulgarités qui pourraient aller de concert.

Le poison d'amour est donc un excellent roman sur les affres de l'amour et du passage à l'âge adulte, qui se lit avec sérénité et réel plaisir, même s'il n'empêche pas de s'autoquestionner et de déplorer cette interrogation : combien de jeunes heureux et bien dans leur peau, et à quel prix, pour combien de jeunes fouettés par la vie et par leurs semblables ?

Un livre sur des questions essentielles, quelque part initiatique, mais qui ne file pas le bourdon, grâce à la douce plume (mais pas moins efficace) d'Eric-Emmanuel Schmitt !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 2 Novembre 2014

Depuis quelque temps, ce n'est une nouvelle pour personne, les animaux ont pris une grande place dans ma vie... Une énorme même, puisqu'ils me font reléguer ce blog au second plan....

Et puis, avec mon i.phone sur moi, cela me permet d'immortaliser facilement ces rencontres, qu'elles se déroulent dans la rue, dans un coin de campagne, dans mon jardin (enfin, celui de ma môman ;), chez des amis, ou encore, chez les uns ou les autres ! Certains mêmes de ces poilus ont séjourné chez moi, mais j'y reviendrai en détail (normalement), plus tard !

 

 

A droite à gauche !

A droite à gauche !

Des chatons, trouvés dans la rue avec leur maman, abrités par une famille d'accueil puis adoptés !

Des chatons, trouvés dans la rue avec leur maman, abrités par une famille d'accueil puis adoptés !

Des chats abandonnés, recueillis puis adoptés !

Des chats abandonnés, recueillis puis adoptés !

Jacotte, ma "nièce", le chien de ma soeur !

Jacotte, ma "nièce", le chien de ma soeur !

Cawuet, le chat d'une amie, qui est venu en vacances 2 semaines chez moi pendant que sa maitresse se dorait la pilulle en Corse !

Cawuet, le chat d'une amie, qui est venu en vacances 2 semaines chez moi pendant que sa maitresse se dorait la pilulle en Corse !

Des chiens de races sur un salon "animal" puis deux autres croisés dans une rue de Lille !

Des chiens de races sur un salon "animal" puis deux autres croisés dans une rue de Lille !

A gauche, Muffin et Shadock, sauvés de la rue. A droite, Lilou et un illustre inconnu tout mimi !

A gauche, Muffin et Shadock, sauvés de la rue. A droite, Lilou et un illustre inconnu tout mimi !

Encore Jacotte, ma "nièce" !

Encore Jacotte, ma "nièce" !

Le petit blanc, c'est Biwan, récupérés dans la rue et adopté. Celle qui dort la tête en bas, c'est Jodila, qui a passé un mois et 1/2 chez moi en accueil. Les autres, ce sont Ozil et son frère Pirlo, chez moi !

Le petit blanc, c'est Biwan, récupérés dans la rue et adopté. Celle qui dort la tête en bas, c'est Jodila, qui a passé un mois et 1/2 chez moi en accueil. Les autres, ce sont Ozil et son frère Pirlo, chez moi !

Des 4 pattes, à droite à gauche !

Des 4 pattes, à droite à gauche !

En haut, Nukuu et Jodila, chatons recueillis. Nukuu fut recueillie à l'âge de 3 jours, donc biberonnée. En bas, Ozil et un illustre inconnu !

En haut, Nukuu et Jodila, chatons recueillis. Nukuu fut recueillie à l'âge de 3 jours, donc biberonnée. En bas, Ozil et un illustre inconnu !

En haut, un chaton Ragdoll sur un salon. En bas, Lilou, minette d'une amie !

En haut, un chaton Ragdoll sur un salon. En bas, Lilou, minette d'une amie !

Et pour finir, comme nous sommes sensés être sur un blog avant tout littéraire... Jodila, qui est restée un mois et demi chez moi !

Et pour finir, comme nous sommes sensés être sur un blog avant tout littéraire... Jodila, qui est restée un mois et demi chez moi !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 29 Octobre 2014

Humour - Editions J'ai Lu - 160 pages - 5 €

 

Parution le 22 octobre 2014

 

Le sujet : Les deux auteures nous livrent d'autres arguments  et conseils de choc pour que nous arrêtions de culpabiliser devant la femme parfaite, qui est forcément une connasse et qui plus est, immortelle, d'où ce deuxième tome !

 

Tentation : Ma lecture du 1er tome

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Le premier tome m'avait rendue complètement "hilarde" ! En même temps, je l'avais lu avec des copines, sur une plage de Guadeloupe, sous un cocotier, à deux pas de l'eau turquoise 28° et la peau cramoisie de coups de soleil... Donc en mode presque connasse ;) !!!

"La femme parfaite est une connasse, le retour" m'a juste accompagnée sous ma couette solitaire, en Bretagne, fin octobre !

Sans doute, si je n'avais pas autant apprécier le tome 1 et son aspect novateur, j'aurais adoré celui ci aussi. Mais ce n'est pas tout à fait le cas, même si, bien sûr, le moment de lecture est toujours divertissant et agréable, sans prise de tête. Mais pour moi, la surprise de la nouveauté n'a pas sifflé deux fois et j'ai parfois eu une sensation de réchauffé, où d'exploitation maximale d'un bon filon, car avouons le, le tome 1 était vraiment une chouette trouvaille !

Ici, il m'a semblé que conseils, théories et constatations, voire consternations, volaient moins haut, ou plus au niveau de la culotte.... même si tout ici est toujours à prendre au second, voire troisième degré !

Mais ce pamphlet est tout de même truffé de véritées vraies !

Nous ne vivons pas dans une comédie romantique américaine car il ne se met jamais à pleuvoir subitement quand on se met à courir vers notre amoureux !----- Encore faut il avoir un amoureux !

La chaise magique, ou la chaise qui transforme miraculeusement vos vêtements à priori sales en vêtements presque propres, donc portables, en 3 jours !

Quelles sont les soirées d'où il faut fuir à toutes jambes ? J'en ai vécu, j'ai pas osé fuir... par politesse, où cause de covoiturage qui vous emprisonne dans un bled paumé !

Comment trouver une adresse quand l'indication fournie est : "tu descends la rue"... Ok, mais dans quel sens ? Celui des numéros, du nord vers le sud, de la pente, des voitures ?

Comment savoir si l'on été populaire au collège ? C'est clair, je ne l'étais pas, où alors pas pour les bonnes raisons ! Mais en même temps, le collège ne dure pas toute la vie... et la roue tourne !!!

Les status facebook qui manquent cruellement de... pudeur ou de délicatesse !

Plus les gens sont "importants", plus ils s'octroyent de droit d'être désagréables ! Ben oui, déjà, n'importe quel client, à partir du moment où il est client, pense qu'il a ainsi le droit d'être désagréable !

And on, and on.... Exemples bien entendus non exhaustifs !

Ce qui est rassurant, à la lecture de "la femme parfaite est une connasse, le retour", c'est de ce dire que je suis loin d'être parfaite, donc toujours pas connasse, malgré tous mes efforts pour y parvenir !

 

 

"Soyez vous même, les autres sont déjà pris"

Oscar Wilde

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 22 Octobre 2014

Roman - Editions du Rouergue - 277 pages - 20 €

 

Parution le 20 août 2014 - Rentrée littéraire.

 

L'histoire : Il est 11h00, le jour de son trente-sixième anniversaire.... Mortimer est prêt à mourir, puisque depuis des générations, les hommes de sa famille meurent de façon subites ou étonnantes le jour et à l'heure de leur 36ème printemps ! Mortimer a tout réglé et tout prévu, jusqu'à sa tenue d'enterrement qu'il porte déjà. 11h01, il est toujours vivant. Idem à midi... Que se passe-t-il pour qu'il soit le premier, à priori, à échapper à la malédiction familiale ?

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Depuis toujours, Mortimer connait le jour et l'heure de sa mort ! Sauf qu'au final, il y a erreur, la mort est en retard au rendez vous !

Je ne sais pas s'il me restera beaucoup de ce roman dans quelques mois, si ce n'est le souvenir d'un très agréable moment de lecture.... Ce qui est déjà très bien !

"On ne connait ni le jour ni l'heure". C'est vrai pour tout le monde, sauf pour Mortimer. A partir de là, Marie-Sabine Roger se penche sur l'intérêt de connaitre l'heure H du moment fatal et du comportement qui en découle tout au long de la vie qui précède. Quand on connaît le jour et l'heure et bien.... Finalement, on se croit immortel jusqu'à cette mort programmée, alors on fait les quatre-cent coup. On brûle sa vie dans les derniers jours... On ne fait aucun projet à long terme, donc finalement, on passe à côté de sa vie. Alors, mieux vaut ne pas connaitre son jour !

Surtout, si la prophétie se révèle inexacte !!! Mortimer se retrouve alors SDF, sans boulot, sans voiture.... Mais il lui reste Paquita et Nassardine, ses amis !

Paquita et Nassardine forment un couple hors du commun, haut en couleurs et d'une profondeur humaine exceptionnelle. Ils tiennent depuis plus de 20 ans un camion "crêperie", n'ont jamais quitté leur ville, rêvent du bout du monde, mais aiment leur vie et surtout leur ami Mortimer. La relation qui unit ses trois là fait vraiment plaisir à voir. Amitié, relation filiale à peine déguisée, franchise, attachement, fidélité. A coup de déduction et d'interrogation, ils aideront Mortimer à savoir "pourquoi pas lui" ?

Trente-six chandelles est une histoire truffée d'humour et d'humanité. Très fraiche, rythmée par une écriture fluide, elle amène qui veut à s'interroger sur l'essentiel ou à juste se divertir ! Car oui, ce livre est très distrayant, grâce notamment aux personnages aussi cocasses que les situations qu'ils vivent. Petite mention spéciale aussi au personnage de Jasmine, dont la spécialité est de pleurer dans la rue pour sauver les gens de leur propre morosité ! C'est bien trouvé, j'adore !

Un livre à ne pas bouder donc  !

 

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4/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 20 Octobre 2014

Synopsis : Samba, sénégalais en France depuis 10 ans, collectionne les petits boulots ; Alice est une cadre supérieure épuisée par un burn out. Lui essaye par tous les moyens d'obtenir ses papiers, alors qu'elle tente de se reconstruire par le bénévolat dans une association. Chacun cherche à sortir de son impasse jusqu'au jour où leurs destins se croisent... Entre humour et émotion, leur histoire se fraye un autre chemin vers le bonheur. Et si la vie avait plus d'imagination qu'eux ?

 

Avec Omar Sy, Charlotte Gainsbourg, Tahar Rahim, Izia Higelin

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'ai adoré ce film "salade de fruits" ! Il donne la pêche, la banane. Bien sûr, dans le fond, il y a le goût amer du citron. Et puis il y a tous ses fruits exotiques qui font tout pour sauver leur pomme et échapper au panier à salade, tout en étant finalement les bonnes poires d'un système qui les réduit en jus. Mais heureusement, il y a les fruits de la passion.... LOL !

Bref, tout ça pour pour dire que...

Samba est le nouveau film des réalisateurs d'Intouchables, alors bien sûr, il est attendu au tournant et subira peut-être trop les comparaisons.

Moi, je ne les compare pas. Samba m'a émue, m'a touchée, m'a amusée, m'a révoltée, m'a fait franchement rire, donc carton plein !

Le noyau central du film est les émigrés sans papiers en France. Ces sans papiers qui ont 100 papiers mais pas le bon. Pour moi, Samba vaut tout les reportages réunis des sans papiers tout en restant dans le divertissement. Mais on vit vraiment le quotidien de ces hommes. Oui, ici, il s'agit surtout des hommes qui font la queue des heures pour trouver quelques heures de boulot. Qui sortent "libres" d'un centre de rétention mais avec obligation de quitter le pays. Le film met le doigts sur l'aberration du sytème, des lois et l'hypocrisie de l'ensemble. Il montre aussi le dévouement (parfois jusqu'à s'arracher les cheveux" des bénévoles qui aident ces sans papiers à en obtenir quelques uns, ou à ne pas se retrouver dans un charter retour simple. On suit aussi Samba qui tremble à chaque sortie dans la rue, où à chaque travail journalier, devant la possibilité d'un contrôle de police. Une vie qui n'en n'est pas vraiment une, à nos yeux d'occidentaux nantis tant par notre régime politique, qu'économique ou social. Alors oui, dans un sens, ce film révolte. Mais heureusement, il est traité sur le mode comique, ce qui est de toute façon bien plus efficace pour toucher la cible qu'un énième cours magistral. Alors on rit beaucoup, on sourit, on s'émeut, on se régale des dialogues, des situations parfois rocamolesques, le tout, comme pour Intouchables, en prenant une claque !

Et puis, il y a les acteurs. Izia Higelin en pile électrique, Charlotte Gainsbourg en paumée du burn out, Omar Sy, Tahar Rahim en irrésistible Coca Light Man. Bref, ils sont tous en magnifique diapason et nous offrent aussi de chouette moment de bonheur d'être juste ensemble, avec la richesse des différences. Et là, ce fut pour moi un moment de grâce !

J'ai été particulièrement marquée par un fait que j'ignorais. C'est qu'à force de tout faire pour obtenir des papiers, une identité et une présence légales sur notre territoire, ces hommes de l'ailleurs finissent par perdre leur identité, ne plus savoir vraiment qui ils sont. Pour comprendre le pourquoi de cette phrase, et bien il vous faudra aller voir le film !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Octobre 2014

Polar - Editions Thélème - 13h10 d'écoute - 25 €

 

Parution en audio chez Thélème en 2009

 

L'histoire : 1947 à Los Angeles. Le corps de Betty Short est découvert, découpé en deux, sur un terrain vague. Parmi d'autres, deux policiers du L.A.P.D, amis et anciens boxeurs, sont mis sur l'enquête. Betty Short, qui se vêtait de noir, devient le dahlia noir et sera l'obsession des deux hommes pendant des années, une obsession qui les mènera à leur perte.

 

Lu par Elodie Huber

 

 

Tentation : La réputation du livre et de l'auteur

Fournisseur : La bib'

 

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Mon humble avis : Depuis le temps que je devais me frotter à l'un des plus célèbres romanciers américains de polar noir ! Check ! Et sans aucun regret.

Mon billet ne vous apprendra sans doute pas grand chose car je ne trouve pas les mots pour expliquer vraiment la sensation que cette écoute m'a procurée.

La voix d'Elodie Huber n'est sans doute pas étrangère à cette espèce de fascination qui m'a habitée tout du long, car Elodie Huber est vraiment une interprête remarquable, même lorsqu'elle lit à la première personne du singulier... au masculin !

Le style, l'écriture de James Ellroy sont aussi remarquables, comme envoutants. Clairs, efficaces et plus que ça, mais les mots me manquent.

L'histoire maintenant... Et bien, la mise en place semble un peu longuette, au point que je suis allée sur le net vérifier que c'était bien le Dahlia noir que j'écoutais, ce Dalhia n'étant point cité de suite. L'oeuvre s'ouvre sur la naissance de la relation amicale, puis professionnelle entre les deux amis flics qui se rencontrent tout d'abord sur un ring de boxe.

Et c'est ainsi que l'on comprend que le Dahlia noir n'est pas un polar comme les autres. Déjà, James Ellroy s'est inspiré d'un fait divers de l'époque, fait divers jamais résolu et qui faisait écho, pour Ellroy, à l'assassinat de sa propre mère quand il était enfant.

En fait, l'enquête policière est presque secondaire, même si elle est omniprésente dans la vie des protagonistes et que tout y est lié. Mais Le Dahlia noir est surtout un portrait de l'Amérique d'après guerre, des services de police gangrénés par la corruption et l'approche d'élections par exemple. Le Dahlia noir est un roman atmosphérique par dessus tout.

C'est aussi une plongée dans la noirceur de l'âme humaine, dans les bas-fond d'une population mise de côté par le rêve américain.

Ce qui m'a un peu échappé, c'est le pourquoi de la fascination morbide d'un des deux policiers pour cette jeune femme assassinée.

Ce qui m'a souvent perdue, au point que je me suis concentrée plus sur l'atmosphère et l'écriture d'Ellroy, c'est une fois de plus la multiplicité des personnages, et les liens hierarchiques ou familiaux qui les unissent pas toujours faciles à distinguer. Mais j'ai aimé la part d'ombre et de complexité des principaux personnages, qui font que ce roman est tout sauf manichéen. Il est juste ensorcellant, sans que je puisse me l'expliquer vraiment !

 

 

 

 

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LE DAHLIA NOIR, de James ELLROY

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 15 Octobre 2014

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

A l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne signale la disparition de sa femme, Amy. Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à s’effriter. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?

 

Thriller avec Ben Affleck, Rosamund Pike

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Si vous avez lu le livre "Les apparences" de Flynn, dont ce film est l'adaption, ne me demandez pas si celle-ci est fidèle au roman, puisque je ne l'ai hélas point lu.

Quant au film, au delà d'être machiavélique et diabolique à souhait, il est surtout génialissime !!!

Je ne me souviens pas avoir déjà vu un film où la notion de manipulation soit aussi forte et aussi invisible à l'oeil nu. Nous sommes manipulés par le réalisateur David Fincher bien sûr, mais c'est la manipulation des personnages entre eux qui est terrifiante. L'illusionnisme est parfait, de ce fait, les claques sont plus fortes, les rebondissements  sont multiples, magistraux, inattendus, puissants. La vérité, qui change constamment au fil des 2h19 que dure Gone Girl, est glaçante, effroyable, où qu'elle se situe. Et la fin, mon dieu... Quel cauchemar !

Gone girl parle de l'enfer que peut être le mariage,  de l'ampleur des dégats commis par une surmédiatisation à l'américaine, de la manipulation des êtres entre eux et on le comprend dans la deuxième partie, de la folie... Folie qui restera hélas invisible aux yeux de tous... sauf d'une poignée de personnes impuissantes.

Ce thriller est captivant, fascinant, envoutant. Il nous cloue à notre fauteuil tout en nous tirant par le nez jusqu'à la dernière seconde. On en ressort un peu K.O finalement, tant tout ce qui s'y passe paraît inimaginable. Et pourtant...

Bien entendu, deux ou 3 improbabilités, qui sont là manifestement pour assurer le spectacle sont à noter, mais à ne pas divulguer sous peine de spoiler.

Mais la tension est bien là, elle nous sert la gorge, tant elle est servie avec brio par les comédiens et une réalisation exceptionnelle.

A voir, assurément ! En enfilant une bonne laine, histoire de ne pas avoir trop froid dans le dos !!!

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 11 Octobre 2014

Roman - Editions Gallimard - 132 pages -15.90 €

 

Parution le 21 août 2014 (Rentrée Littéraire)

 

L'histoire : Officiellement : La narratrice de "Un brillant avenir" revient sur son éducation religieuse, ses rapports entretenus avec la religion au cours de son enfance, ses premiers émois et la naissance du désir. Officieusement, c'est une toute autre histoire (à mon humble avis)

 

Tentation : Le pitch et ma lecture d'Un brillant avenir"

Fournisseur : Ma CB :(

 

 

 

 

Mon humble avis : Peut-être me trouverez vous sévère alors que je n'affiche qu'une étoile pour ce livre. Sans doute, si je n'avais pas connu l'auteure, je me serais faite plus clémente, car "Une éducation catholique" n'est pas mal écrit, le style paraît agréable même s'il se simplifie au fil des pages. Non, une seule étoile, c'est pour démontrer la distance presque "intersidérale" entre mes attentes et... le résultat. Bref, je suis en colère parce qu'en plus, ce bouquin, je l'ai acheté en étant sûre de mon choix et non pas "pour voir".

En fait, le problème majeur de cette oeuvre, c'est son titre. Tapageur dans un sens, à surfer sur une certaine vague dans notre siècle sensé être spirituel. Ce titre est un leurre, un attrape nigauds. Car d'éducation catholique, il n'est question que dans les premières pages. Ensuite, on passe plutôt à une éducation d'un autre genre qui se veut ici initiatique, mais qui est franchement sexu*lle.

Déjà, ce roman n'en n'est pas vraiment un, puisqu'il est de notoriété publique qu'il s'agit d'une autofiction. Ca ne m'aurait pas dérangée s'il avait traité du sujet qu'il semblait promettre. Mais non. Point de philosophie ni de questionement religieux. Il ne devient qu'un étalage impudique et qui plus est, assez factuel, des premières expériences amoureuses platoniques puis physique de la narratrice. Une narratrice qui se cherche, autant auprès des femmes que des hommes. S'il y avait eu quelque délicatesse, mon intérêt aurait pu demeurer. Mais non. Catherine Cusset flirte même (à mon humble avis) avec une certaine vulgarité. (je ne veux pas lire Christine Angot et voilà que j'ai l'impression de me retrouver dans un de ses livres. ) Il est ici souvent (trop souvent) question de s*xe énorme, ou de s*xe qui ne bandent pas, et de "boucher un trou". Ces passages trop récurrents sont servi d'un style qui parfois se veut poétique, mais pour moi, de la poésie de collégienne et surtout, l'analyse psychologique qui pourrait en découler brille par son absence.

Et la religion dans tout cela ? La narratrice raconte effectivement sa petite enfance entre un père croyant et une mère athée. L'importance de Dieu tout puissant et la découverte pour la narratrice que "ce Dieu qu'elle vénère est celui des faibles". J'espérais que Catherine Cusset évoquerait les conséquences heureuses ou malheureuses de son éducation catholique au cours de sa vie, que cela soit au lycée ou dans sa vie d'adulte, car une telle éducation a forcément un impact sur l'évolution de chacun.

Mais non, encore une fois. Certes, temps qu'elle est dans la large tranche d'âge primaire/fin de lycée, la narratrice souffre de sa soumission aux autres, aux tout puissants et de son sentiment de culpabilité, ce qui résume assez bien pour moi ce qu'impose toute religion dogmatique. Mais ensuite, il semble bien que Marie, la narratrice ait mis toutes les miettes de son éducation dans un tiroir. Car les valeurs morales que l'on peut recevoir d'une éducation religieuse semblent la déserter (toujours selon mon humble avis). Qui plus est, je n'ai ressenti aucune empathie ni affection pour cette Marie qui, d'agaçante de mièvrerie et de soumission, devient détestable de caprice et d'exigence envers les autres. Elle se plaint de son égocentrisme, mais que fait elle pour en sortir ? Elle change d'avis comme elle change de chemise, tombe "amoureuse" tous les 2 jours de sa prof de français, de sa meilleur amie, d'un type rencontré en vacances, puis passe son temps à grincher dès qu'on la quitte, alors qu'elle exige de son premier petit ami "sérieux" qu'il lui reste fidèle alors qu'elle lui raconte ses frasques "extra-conjugales". Et pour moi lectrice, tout cela est qui plus est devenu très redondant.

Bref, pour moi, ce livre est vide, il n'en sort rien sauf une interrogation : comment une telle auteure, qui a écrit des chefs d'oeuvre, peut ainsi râter sa rentrée littéraire ? C'en fut au point qu'à une trentaine de page de la fin, je suis allée lire quelques critiques sur Babelio, afin de savoir si mon ressenti et ma colère m'étaient strictement personnelles, ou si ma dernière heure de lecture m'apporterait une bonne surprise. Ma colère et mon impression de perte de temps étaient telles que j'ai renoncé à aller écouter Catherine Cusset en conférence à Rennes le lendemain soir. Gâchis, consternation et dégoût, voilà un résumé de mes impressions à la lecture d'"Une éducation catholique"

 

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UNE EDUCATION CATHOLIQUE, de Catherine CUSSET

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Octobre 2014

Cette année, pour cause de chômage (et l'adoption d'une minette qui a un peu vidé mon compte en banque, il n'y a pas eu voyages aux Seychelles, en Guadeloupe ou ailleurs. En même temps, j'ai tellement profité ces 20 dernières années, que j'apprécie un peu de calme et de proximité. Cela tombe bien, j'habite une région tellement riche et variée, que si je prends mon temps, je n'en n'aurais pas encore vu les moindres recoins en arrivant à la retraite !

Alors, fin juin, avec des amies, je me suis offert 2 jours à l'île de Batz, dans le Finistère, à à peu près un quart d'heure de bateau de Roscoff. L'île de Batz, qui fait partie des Iles du Ponant, offre un dépaysement garanti dès le ponton ! 507 habitants sur 3.5km de long et 1.5 km de large pour 10 km de côte, le tout se parcourant pédibus ou pédalibus ! Pour nous, ce fut pédibus ;) . Les quelques voitures croisées ne sont que celles des iliens et de toute façon, on en est venu à penser que sur cette ile, il y avait plus de tracteurs que de voitures !

Là-bas, tout n'est que luxe (celui de se contenter de peu), calme et volupté. Une tranquilité qui en devient presque assourdissante et des paysages à couper le souffle ! (Par contre, précision, nous n'y étions pas lors d'un week end prolongé ni pendant les vacances scolaires !)

Nous sommes arrivées par temps gris et menaçant et, au fil des heures, le soleil s'est fait une grande place dans le ciel. De même, l'intérêt de rester deux jours dans un tel coin, c'est de le vivre à marée haute comme à marée basse, et de profiter du calme olympien du soir après le départ de la dernière navette, ou du matin avant l'arrivée du premier bateau.

UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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