Publié le 24 Avril 2015

 

Roman - éditions Nouvel Attila -172 pages - 17 €

 

Parution le 28 août 2014 - Rentrée littéraire

 

L'histoire : Debout-Payéest le roman familial d'Ossiri, étudiant ivoirien sans papier atterri en France dans les années 1990 pour démarrer une carrière de vigile. C'est l'histoire d'un immigré, de l'enfer qu'il vit pour se loger et pour travailler, et du regard qu'il pose sur notre pays

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ce roman, qui s'est dressé au travers de la blogo depuis septembre, fait figure d'OVNI dans la dernière rentrée littéraire.

Mi roman - mi auto fiction - mi succession de saynettes.

Les saynettes, ce sont celles vécues par l'auteur, alors qu'il était vigile chez Camaïeu Paris Bastille et chez Séphora Champs Elysées. Il y a comme un air de "les tribulations d'une caissière" d'Anna Sam... Vigile, métier sous payé, souvent méprisé et dénigré. Vigile fait partie de ces boulots que le milieu appelle "debout-payé". La mission est de restée debout, et d'être à l'affût du moindre vol susceptible.

Gautz nous offre donc son regard et ses observations d'émigré debout-payé. Nombre de ses confidences sont hilarantes, certaines désespérantes sur l'image qu'elle montre de la mentalité du monde actuel. L'humour devient parfois cynmisme, quand notre vigile explique par exemple les rencontres improbables qui se forment au rayon rouge à lèvres à minuit, sur les Champs : les travelots, les femmes voilées du riche Moyen Orient, et les prostituées qui conseillent ses mêmes femmes voilées alors qu'elles s'apprête à aller retrouver les maris de celles ci... Très drôle aussi la différence comportementale des gens, en fonction de leurs origines éthniques, géographiques ou sociales, quand le BIP du portique de sécurité retentit ! Bref, Gautz voit tout, dissèque tout, analyse tout. Pour combler l'ennui sans doute. Et dans ces saynettes, on y apprend comment repérer un voleur potentiel, comment supporter la musique attroce diffusée dans les magasins toute la sainte journée, les codes qu'utilisent entre eux les vigiles pour décrire les suspects... Bref, jusqu'à maintenant, je disais bonjour au vigile quand j'entrais dans un magasin, maintenant, je vais me demander comment il me "déshabille" LOL !!!

Entre une série de saynettes, se cache le véritable roman. Celui d'une famille ivoirienne, ou les hommes émigrés deviennent vigile de père en fils. La partie roman est franchement intéressante, dans le sens où elle retrace l'évolution des relations entre la Frances et ses anciennes colonnie ces quarante dernières années, et l'influence de cette évolution tant sur la vie des émigrés en France que dans le métier de vigile. Ce métier qui fut aussi chamboulé par l'aire du 11 septembre 2001. Bien sûr, y sont évoqués les drames des squatts, des sans papiers. 

Le tout avec lucidité, justesse, intelligence et humour.

J'ai hélas était parfois perdue parmi les personnages du roman... et comme celui-ci est entrecoupé de série de saynettes, il n'était pas aisé pour moi, entre les saynettes et mes propres interruptions de lecture, de m'y retrouver et de conservé mon intérêt intact pour leur histoire.

Un roman, jamais loin du reportage, que je vous conseille de lire.

 

challenge rentrée littéraire 2014 1% logo

10/6

« Chinois. Avec la quantité énorme d’habits fabriqués au pays de Mao, on peut dire qu’un Chinois dans un magasin de fringues, c’est un retour à l’envoyeur. »

Debout-Payé, de Gautz

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Avril 2015

 

Dark Places : Affiche

Film de Gilles Paquet-Brenner

Avec Charlize Theron, Nicholas Hoult, Chloë Grace Moretz

 

Synopsis : Interdit aux moins de 12 ans

1985. Libby Day a huit ans lorsqu’elle assiste au meurtre de sa mère et de ses sœurs dans la ferme familiale. Son témoignage accablant désigne son frère Ben, alors âgé de seize ans, comme le meurtrier. 30 ans plus tard, un groupe d’enquêteurs amateurs appelé le Kill Club convainc Libby de se replonger dans le souvenir de cette nuit cauchemardesque. De nouvelles vérités vont émerger, remettant en cause son témoignage clé dans la condamnation de son frère. 

 

 

Mon humble avis :  Dark Places est l'adaptation ciné du roman de Gillian Flynn, paru en France sous le titre : Les lieux sombres.

Recemment, un autre livre de Flynn a été porté à l'écran sous le titre de Gone Girl. Gone Girl était bien plus rythmé et plus thrillant !

Ici, nous sommes dans les tréfonds de l'Amérique avec des personnages d'origine très modeste. Ce  film est un peu une peinture réaliste de la société américaine, en temps de crise mais aussi une véritable tragédie familiale.

L'intrigue prend racine dans le passé, ce qui donne lieu à de nombreux flash back. De ce fait, l'histoire semble prendre plus de temps à se mettre en route, et nous sommes plus dans un film atmosphérique, même si, of course, tout s'accélère dans le dernier quart d'heure.

Bien sûr, Charlize Theron est épatante de sobriété, dans ce rôle qui n'a pas été écrit pour elle a la base, mais dans lequel elle a du, hélas, retrouver l'échos de sa propre histoire.

Film américain, par un réalisateur Français, à ,qui l'on doit, entre autre, la version ciné de : Elle s'appelait Sarah.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 18 Avril 2015

 

En équilibre : Affiche

Film de Denis Dercourt

Avec Albert Dupontel, Cécile de France, Marie Bäumer, Patrick Mille

 

 

Synopsis : Marc est cascadeur équestre. Un grave accident sur un tournage lui faire perdre tout espoir de remonter un jour à cheval. Florence est chargée par la compagnie d'assurances de s'occuper du dossier de cet homme brisé. Cette brève rencontre va bouleverser leurs équilibres... 

 

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Mon humble avis : J'ai adoré ce film, vu il y a déja une bonne semaine en avant première, en présence de Denis Dercourt et Cécile de France.

En vrac, de très bons arguments d'aller voir ce film... Albert Dupontel, d'une force bluffante une fois de plus. Il ne laisse jamais indifférent, il occupe l'écran, il l'agrandit même. C'est lui qui a effectué toutes les cascades équestres.

Cécile de France, toute en grâce, finesse et subtilité. Elle a appris le piano pour interprêté son rôle, c'est donc elle qui joue les magnifiques passages de piano.

Les images, superbes ! Que ce soient celles d'un cheval au galop sur une plage bretonne, celles tournées dans un box, dans un manège. La proximité des êtres et de l'animal, le tête à tête.

Les couleurs : du vert flamboyant, du bleu azur, le beige du sable.

Le sujet... inspiré d'une histoire vécue. Le synopsis pourrait laisser craindre des flots de larmes, de rage, de colère... Il n'en n'est rien. Pas l'ombre d'un pathos ni d'une pitié, que se soit de la part du réaliseur ou des personnages. Le sourire se dessine et s'agrandit sur nos lèvres au fil du film.

C'est l'histoire d'un combat contre l'injustice de la vie. C'est la passion, c'est l'homme qui ne s'abandonne pas dans l'amertume, mais au contraire, se bat et met tout en place pour vivre le plus possible comme avant, pour remonter à cheval. Cet homme cloué dans un fauteuil va bousculer Florence, enlisée dans une vie de réussite à l'opposé de ses aspirations d'origine.

En équilibre est un film classe, sobre, qui interroge sur les choix que la vie nous impose ou non dans la vie : fait on ce que l'on veut, ce que l'on peut, ou trouve t'on un équilibre entre les deux ?

 

 

Qui c'est la star ? Cécile ou moi ?

Qui c'est la star ? Cécile ou moi ?

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Avril 2015

Les Enfants de l'aube | [Patrick Poivre d'Arvor]Roman - Editions Audiolib - 3h45 d'écoute - 13.50 €

 

Parution d'origine du roman : 1983

 

L'histoire : Après le suicide de son père, Alexis, 12 ans, trouve un écrit de celui ci. Un écrit comme un testament, où Tristan lui raconte son histoire, celle de sa recontre trop éphémère avec Camille, sa mère, dans un sanatorium alors qu'ils étaient adolescents, et malades tous les deux.

 

 

Lu par Patrick Poivre d'Arvor

 

Tentation : le pitch et pourquoi pas ?

Fournisseur : la bib'

 

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Mon humble avis : Il (mon avis) m'étonne et détonne de ceux que j'ai pu parcourir sur des sites de vente en ligne. Certains parlent de chef d'oeuvre, de larmes versées, d'émotions bouleversantes...

Rien de tout cela pour moi, même si je me suis régalée cependant de l'écriture très soignée, souvent poétique de l'auteur.

C'est plus le contenu même du livre qui me dérange un peu, car je le trouve impudique. Qu'un père, qui sait son propre suicide proche, se livre ainsi à son fils de 12 ans me paraît indécent. En effet, le narrateur explique à son fils Alexis d'où il vient, de quel amour fulgurant il est le fruit. 

Tristan, le père, n'avait pas 15 ans quand il a rencontré Camille, qui en avait 16 alors. Tous deux séjournée en convalescence dans un sana en Suisse. Ils se sont aimés passionnément malgré la maladie. Tristan conte donc son initiation sexuelle avec quelques crus détails, crudité souvent atténuée par des métaphores poétiques. Puis vient l'époque de sa dépravation sexuelle de jeune adulte. Pour moi, la vie sexuelle des parents ne regarde pas les enfants, même si celle-ci peut justifier un comportement antagonique avec la paternité.

Pourtant, l'histoire d'amour est belle, mais elle a pour moi été entachée par trop de confessions.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 12 Avril 2015

Allez, un dimanche avec des boules anti-stress, des chats. Mais pas les miens ! Même si certains ont croisés mon chemin pour un bon bout de temps.

Je ne sais pas si vous savez, mais fin décembre 2013, c'est par le biais d'une association de sauvetage félin qui s'appelle Félin Possible. 

Depuis, je me suis investie bénévolement dans l'association : Je gère le compte Twitter, publie des annonces de chats à l'adoption sur un site internet spécialisé. Et depuis juillet, je suis Famille d'Accueil (F.A) Il s'agit d'accueillir des chats de l'asso, récupérés dans la rue, abandonnés chez des vétérinaires etc. Mais avant d'arriver dans la FA, tous les chats ont une période de d'isolement obligatoire de 15 jours, dans des famille qui disposent d'une pièce disponible à l'isolement des chats, ou qui n'ont pas d'autres chats. Ceci, afin d'éviter les proliférations des maladies. En 15 jours d'isolement, le chat a le temps de déclarer les éventuelles maladies (parfois mortelles) qu'il aurait contracté dehors. Il reçoit ensuite ses premiers vaccins, antipuce et vermifuge avant de rejoindre sa famille d'accueil, donc moi parmi tant d'autres.

J'ai accueilli ainsi 3 chatons et demi ! Le demi, c'est mon Tsingy, puisqu'en l'accueillant chez moi, j'avais dans l'idée de l'adopter. Depuis, je n'en n'ai pas pris d'autres, pour laisser à mon Tsingy le temps de grandir tranquillou, sans intrus ! Je vais reprendre du service dans quelques semaines, puisque, hélas, la saison des chatons reprend... Parce que certains propriétaires de chats trouvent bien plus simple d'abandonner les chatons plutôt que de stériliser leur animal...

 

je reviendrais sur le rôle et le fonctionnement des familles d'accueil lors d'un autre billet !

A gauche, Roocky, sauvé l'an dernier avec sa mère et ses frères, adopté quelques semaines plus tard. A droite, Habanita, sauvée l'an dernier à 3 jours, biberonnée et adoptée à 3 mois. En bas, Voyou, adopté à 5 ans en décembre dernier.

A gauche, Roocky, sauvé l'an dernier avec sa mère et ses frères, adopté quelques semaines plus tard. A droite, Habanita, sauvée l'an dernier à 3 jours, biberonnée et adoptée à 3 mois. En bas, Voyou, adopté à 5 ans en décembre dernier.

Le rouquin, c'est Diabolot, adopté en janvier. L'autre minette, c'est Tixine, toujours à l'adoption.

Le rouquin, c'est Diabolot, adopté en janvier. L'autre minette, c'est Tixine, toujours à l'adoption.

En HG, Pixine. En BG, Newt récupérée l'été dernier, chatonne, dans le moteur d'une voiture. Newt a été adoptée en décembre. A droite, Galaxie, adoptée l'an dernier par sa famille d'accueil.

En HG, Pixine. En BG, Newt récupérée l'été dernier, chatonne, dans le moteur d'une voiture. Newt a été adoptée en décembre. A droite, Galaxie, adoptée l'an dernier par sa famille d'accueil.

Ca, c'est Jodila, que j'ai accueillie pendant un mois et demi l'été dernier, alors qu'elle avait 3 mois, le temps de lui trouver une famille d'adoption. J'ai eu l'occasion de la revoir en février chez ses adoptants.

Ca, c'est Jodila, que j'ai accueillie pendant un mois et demi l'été dernier, alors qu'elle avait 3 mois, le temps de lui trouver une famille d'adoption. J'ai eu l'occasion de la revoir en février chez ses adoptants.

En haut à G, le petit Roocky. En haut à droite, une petite chatonne d'une portée de 6, récupérée à à peine 10 jours. J'ai aidé un aprem au biberonnage. Malheureusement, la minette n'a pas survécu.

En haut à G, le petit Roocky. En haut à droite, une petite chatonne d'une portée de 6, récupérée à à peine 10 jours. J'ai aidé un aprem au biberonnage. Malheureusement, la minette n'a pas survécu.

Apsara m'a fait chavirer le coeur. Je l'ai accueilli à 2 mois et demi en octobre, le temps qu'elle ait 3 mois et des adoptants pour la vie !

Apsara m'a fait chavirer le coeur. Je l'ai accueilli à 2 mois et demi en octobre, le temps qu'elle ait 3 mois et des adoptants pour la vie !

Apsara once again. Et les deux rouquins, Ozil et Pirlo. Fin août, Pirlo est resté 2 jours chez moi et Ozil, 3 semaines.

Apsara once again. Et les deux rouquins, Ozil et Pirlo. Fin août, Pirlo est resté 2 jours chez moi et Ozil, 3 semaines.

Ozil, mon pensionnaire de fin août. Adorable comme tout. Mais contente de le voir partir, car il tétait ma minette qui bien sûr, n'avait rien à lui donner mais se laisser faire.

Ozil, mon pensionnaire de fin août. Adorable comme tout. Mais contente de le voir partir, car il tétait ma minette qui bien sûr, n'avait rien à lui donner mais se laisser faire.

Ma pensionnaire de juillet août Jodila, entre son 3ème et son 4ème mois.

Ma pensionnaire de juillet août Jodila, entre son 3ème et son 4ème mois.

Des illustres inconnus, croisés à Lille, St Malo ou en Bourgogne

Des illustres inconnus, croisés à Lille, St Malo ou en Bourgogne

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 10 Avril 2015

Les Châteaux de sable : Affiche

Film d'Olivier JAHAN

Avec Emma de Caunes, Yannick Renier, Jeanne Rosa, Alain Chamfort

 

 

Synopsis : Éléonore, la trentaine, vient de perdre son père. Il lui a légué sa maison en Bretagne, dans les Côtes d’Armor. Elle est photographe, a connu un certain succès mais les affaires ne marchent plus comme avant. Il faut absolument qu’elle vende cette maison.
Elle s’y rend avec Samuel, son ancien compagnon dont elle s’est séparée il y a quelque temps, parce qu’elle ne se sent pas d’aller seule dans cette maison où elle n’est pas retournée depuis la mort de son père. Mais elle joue avec le feu - car elle sait bien que leur relation ne s’est pas franchement apaisée, même si elle a eu depuis quelques aventures et que Samuel vit à présent avec Laure. Claire Andrieux, l’agent immobilier, s’est occupée d’organiser des visites durant les deux jours où Éléonore et Samuel vont rester dans la maison.
 

 

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Mon humble avis : J'ai bien aimé ce film intimiste, qui se déroule presque en huit clos. Cependant, j'avoue que je suis dubitative quant au postulat de départ. En effet, si mon amoureux m'annonçait partir en Week End avec son ex, même pour les meilleures raisons du monde, je dirais "Ok, mais je t'accompagne" ! Or ici, la jolie Laure laisse partir son beau Samuel avec la décomplexée ex Eléonore... Bon passons.

C'est la bande annonce qui m'a attirée vers ce film. On n'y voyait de beaux paysages bretons, notamment sous la forme de clichés photos. En fait, presque tous ces paysages sont montrés dans la bande annonce. Le film ne révèle pas beaucoup plus des Côtes d'Armor, car il se déroule surtout à l'intérieur de la maison dont Eléonore vient d'hériter de son père défunt. Dans la maison, sur la terrasse, dans le jardin.

Il n'empêche que le charme discret de ces Châteaux de sable m'a touchée. Les personnages sont intéressants, bien creusés et évidemment bien interprêtés. Quel plaisir de retrouver Emma de Caunes sur le grand écran ! Le personnage de Claire, la jeune agent immobiliaire, m'a particulièrement parlé. Gaffeuse, voulant bien faire, enthousiaste mais toujours un peu à côté de la plaque. Mais sa méthode fonctionne. Un peu perdante aussi, elle se motive elle même tous les matins. Tous les jours ou presque, un train passe dans sa vie, mais elle n'y monte jamais. Elle se retrouve toujours "là", à reprendre courage.

Et puis il y a aussi la "belle mère" qui n'a jamais été aussi importante que la "mère" aux yeux du "père" pour être présentée à la "fille". Elle a aimé discrètement, secrètement mais follement.

La réalisation m'a bien plu aussi. Il y a une voix off narratrice (presque comme dans un livre) qui nous invite à observer les personnages, qui nous en dit plus que ce que ceux ci veulent bien avouer. Sauf que, parfois, ces mêmes personnages s'arrêtent face à la caméra et s'expriment, devenant narrateurs à leur tour. J'ai trouvé le procédé original.

Les châteaux de sable... il est question de deuil, d'amour, d'Oedipe, de passion, de rancune. De passage...

Le titre du film vient d'une chanson de Brassens. Les chateaux de sable sont construits, détruits, reconstruits... fragiles.

Un beau film, plaisant, atmosphérique... Un film français, avec ce qui va avec... dont la subtilité !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 2 Avril 2015

Roman - Editions Fayard - 235 pages - 18 €

 

Parution le 25 février 2015

 

L'histoire : Un odieux personnage vous pourrit la vie ? Votre belle mère, votre associé parti avec la caisse, votre patron, voire votre mari ? Si votre cas est vraiment sérieux, il peut être alors étudié par un mystérieux club, si discret que certains doutent de son existence. A sa tête, des femmes puissantes, connues ou non mais qui ont toutes un point commun.... Un "encombrant" feu ou en devenir, dans leur vie. Le club des bloody Ladies vous débarrasse de votre "encombrant" en élevant le crime au rang d'art. Pour entrer dans ce club très privé... C'est simple, vous débarrassez une autre adhérente de son empoisonneur de vie. Pour Camille, c'est la chance de sa vie. Pour Georges Hellis, célèbre présentateur du 20h, cela pourrait être le début de la fin.

 

 

Tentation : L'éditeur et le Pitch

Fournisseur : Les éditions Fayard, merci pour l'envoi.

 

 

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Mon humble avis : Mesdames, si vous lisez ce livre, vous vous amuserez drôlement et vous direz : "Non, je ne suis pas seule". Messieurs, vous risquez de trembler quelque peu si votre conscience n'est pas limpide, en constatant que le mal nommé sexe faible possède de sacrées ressources. Enfin, hommes ou femmes qui pourrissez diaboliquement la vie de quelqu'un, ce roman pourrait vous ranger des voitures et vous faire faire profil bas !

Cette histoire, fraichement cynique, angéliquement amorale et diaboliquement morale (quand la justice légale est impuissante) se lit comme du petit lait. Ce qui est fait une violente comédie, c'est que les cas traités (tant chez les postulantes que chez les encombrants) ne sont point à plaindre... financièrement. Ici, nous côtoyons jet set, femmes ou veuves d'affaires, actrice sur le déclin, religieuse haute en couleur, journaliste phare de la First, patronne de célèbre agence de mannequins... Tous ces personnages sont succulents et truculents, bien croqués jusqu'au trognon de leurs travers, vices et qualités. Jusqu'au trognon donc jamais loin de la caricature hilarante. Bref, la principale préoccupation des protagonistes n'est pas de trouver le pain quotidien. S'il en avait été ainsi, nous aurions plus avoir un thriller sanglant et dramatique.

Bien sûr, à travers la galerie de personnages, chacun s'amusera d'y découvrir des célébrités, même si toutes ressemblances avec quelques "dignitaires" réels ou ayant existé serait fortuite ! Mais certains indices laissent peu de place à la méprise

Le Président de la République est ici renommé Ventre Mou par exemple. Dans la maitresse du club, Angela, je verrai bien un clone de la femme la plus riche de France, voire du monde. Ensuite, il doit bien y avoir de savoureux mélanges des pires défauts des uns et des autres pour donner un seul et même personnage.

Le style est enjoué, soigné, moqueur à souhait. Mine de rien, chacun en prend pour son grade. J'ai pu reproché quelques petites longueurs lors des réunions secrètes de ces "drôles de dames" et la fin, qui vient bien trop vite... laissant sur le trottoir Jacky, odieuse belle-mère. Même si je ne doute pas un instant de son avenir très raccourci, j'aurais aimé assister à son agonie. Mais qui sait, celle-ci fera-t-elle l'objet d'un deuxième tome qui verrait la liquidation jubilatoire de bien d'autres "encombrants", propre, nette et sa bavure. Car le crime parfait est celui qui n'en devient jamais un !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 31 Mars 2015

 

Big Eyes : Affiche

Film de Tim Burton

Avec Amy Adams, Christoph Waltz, Dany Huston

 

Synopsis : BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail. 

 

 

Mon humble avis : Les fans de Tim Burton seront peut-être surpris, car la Burton's touch habituelle n'est pas franchement flagrante. 

Je ne connaissais pas cette histoire vraie, celle d'une des plus grandes impostures de l'histoire de l'art. Et c'est avec un réel enthousiasme que je l'ai découverte.

Burton nous replace avec talent dans l'époque d'alors, fin des années 50 et années 60. C'est coloré, c'est fantasque, c'est le monde qui se découvre. Le personnage de Walter Kean, joué avec une énergie dantesque par Christoph Waltz est inénarrable, comme s'il était branché sur piles inépuisable.

Margaret, l'épouse et la véritable artiste du couple, offre un intéressant portrait de femme d'époque, qui se cherche dans l'émancipation difficile, voire ratée, avant d'exploser dans toute sa splendeur en reclamant son dû de femme, et d'artiste.

Enfin, l'histoire des Kean, c'est aussi la toute première méga commercialisation de l'art à portée de tous. En effet, Kean fut le premier à mettre en vente des copies d'affiche, des cartes postales de "ses" oeuvres. Bref, même s'il n'avait pas le talent du pinceau, il était un redoutable business man doublé d'un sacré mégalomane.

Le film est un régal à ne pas bouder. Tantôt drôle, tantôt touchant, tantôt interloquant. Et ces tableaux, mon Dieu qu'ils sont magnifiques, à admirer les yeux grands ouverts. Pas assez riche pour m'acheter un original, je pourrais peut-être m'en offrire une reproduction format carte postale !

 

 

 

Still Alice : Affiche

Film de Richard Glatzer

Avec Julianne Moore, Alec Baldwin, Kristen Stewart...

 

 

Synopsis : Mariée, heureuse et mère de trois grands enfants, Alice Howland est un professeur de linguistique renommé. Mais lorsqu’elle commence à oublier ses mots et qu’on lui diagnostique les premiers signes de la maladie d’Alzheimer, les liens entre Alice et sa famille sont mis à rude épreuve. Effrayant, bouleversant, son combat pour rester elle-même est une magnifique source d’inspiration. 

 

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Mon humble avis : Ffff, bouleversant et bien remuant ce film. Mais pas larmoyant pour autant. Bon, après, cela dépend peut-être du ressenti et de la sensibilité de chacun.

L'objectif premier de ce film n'est évidemment pas de divertir, mais plutôt d'informer. Et il n'y a pour moi pas plus marquante comme information que celle distillée par l'art, qu'il soit septième, littéraire, musical...

Still Alice montre bien l'effroi d'une femme atteinte d'un Alzeimer précoce (à 50 ans) lors de l'apparition des premiers symptômes, les mille et unes astuces qu'elle met elle même en place pour contrer au maximum la maladie et la combattre, même si elle sait qu'à plus ou moins long terme, ce sera peine perdue. Alors qu'elle était si brillante, elle voit ses facultés intellectuelle diminuer jour après jour. Enfin, son isolation qui se fait de plus en plus marquante. Et bien entendu, il y a autour sa famille qui se sert les coudes et qui, tant bien que mal, tente aussi de faire face.

Still Alice permet de comprendre ce que vivent les patients atteinte de cette maladie, mais aussi, leur entourage. Et comme personne ne peut prétendre avec certitude être épargné à jamais de ce diabolique trouble neurologique...

Et que dire du casting qui interprête magistralement cette famille atteinte en son coeur... Julianne Moore est une Alice bouleversante. Elle a reçu un Oscar pour ce rôle cette année.

Kristen Stewart, qui joue l'une des filles d'Alice, s'est vue attribuée un César en France pour un film dont elle partageait l'affiche avec Juliette Binoche.

Enfin, Alec Baldwin, trop rare sur les écrans, porte parfaitement le rôle d'époux et de père de famille.

Bien sûr, j'ai vécu ce film de façon particulière, car même si je n'ai pas Alzheimer, mes manques du mot réguliers depuis mon AVC ressemblent de près aux premiers symptômes d'Alice.

Un film vrai, juste, pudique qui donne la parole à ceux qui ne peuvent plus exprimer leurs sentiments.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 29 Mars 2015

9Un petit coin de campagne rennaise photographié en tout début de printemps l'an dernier. Mais pas que... je triche et joins à ce billet quelques photos prises dans la Sarthe, en hiver, il y a déjà 2 ans ! Des petits coins buccoliques, inspirant à la méditation, à l'observation de l'entourage.

Bonne promenade !

Dans la Sarthe !

Dans la Sarthe !

Dans la Sarthe

Dans la Sarthe

En Bretagne, près de Liffré

En Bretagne, près de Liffré

En Bretagne, près de Liffré !

En Bretagne, près de Liffré !

En Bretagne, près de Liffré

En Bretagne, près de Liffré

UN DIMANCHE EN CAMPAGNE !
Près de Liffré

Près de Liffré

UN DIMANCHE EN CAMPAGNE !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 24 Mars 2015

 

L'IMPOSTURE DES MOTS - Yasmina KHADRARoman - Editions Pocket - 168 pages - 5.80 €

 

Parution d'origine en janvier 2002 chez Julliard

 

L'histoire : En 2001, l'officier supérieur de l'armée Algérienne Mohammend Moulessehoul a déjà révélé qu'il était aussi Yasmina Khadra, auteur reconnu de romans policiers. Il a alors démissionné de l'armée, et arrive en France, avec femme et enfants. Il y est attendu par son éditeur français, son attachée de presse et se lance dans la promotion de son dernier roman. Sauf que l'attente et les questions des uns et des autres ne sont pas celles qu'il espérait.

 

Tentation : J'aime l'auteur et l'homme

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : Mes 3 précédentes lectures de Khadra m'avaient autant subjuguée que bouleversée. J'aime beaucoup l'homme, passionnant à écouter lors des rencontres littéraires, et qui fait preuve de beaucoup de bonhommie. Il est aussi accessible puisqu'il y a quelques années, il avait accepté de répondre à l'une de mes interviewes.

Mais, j'avoue, je n'ai pas accroché avec ce texte. Déjà, la vraie quatrième de couv est trompeuse. Elle semble annoncer un témoignage sur l'époque où Khadra a révélé sa véritable identité et vis et versa. Et bien non, celui-ci débute plus tard.

Certes, il y a la belle écriture de l'écrivain, des passages très touchants et des sujets intéressants abordés. Comment réapprendre à "être" après 30 ans d'armée, d'obéissance et de guerres. Comment évoquer une armée telle qu'on la vécue, une armée décriée par l'opinion internationale, politique ou médiatique, qui lui reproche à tort des faits qui ne sont pas de son fait ? Comment faire oublier le commandant militaire pour exister en tant qu'écrivain ?

Il y a aussi de belles questions, universelles, bien posées : est-ce la souffrance qui fait le rêve ou le rêve qui fait la souffrance ?

Alors oui, il y a de bonnes choses dans ce livre, même de très bonnes.

Mais le choix narratif ne m'a pas particulièrement plu. Le narrateur (Khadra lui même, l'imposture des mots étant hautement autobiographique), converse beaucoup avec des personnages dont on met un moment à comprendre d'où ils viennent : à savoir, de ses précédents roman ou de l'au-delà. J'ai trouvé ses passages maladroits, peu convaincants.

Ensuite, j'ai eu l'impression de lire un long apitoiement de l'auteur (on ne m'aime pas, on ne me comprend pas, je suis malheureux, je veux qu'on m'aime, qu'on me lise), qui passe son temps à s'auto sermoner comme pour se faire pardonner en public cet auto apitoiement d'où transparaitait presque une certaine taille d'égo. En tous cas, c'est ainsi que je l'ai perçu, même si je sais, pour avoir rencontré Yasmina Khadra à de multiples reprises, que Khadra est un homme adorable, simple, presque ingénu, et avec un humour subtil et délicieux.

Bref, il semble que je n'ai pas capté l'objectif de ce récit.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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