Publié le 4 Juillet 2017

Essai - Editions Flammarion - 140 pages - 12 €

Parution le 16 mars 2017

 

La 4ème de couv : "Face aux attaques terroristes, sexistes, islamophobes, antisémites, Marianne mérite mieux qu'une lâche résignation. Ne laissons pas les loups dévorer les agneaux au nom de l'identité nationale. Marianne porte plainte !"

 

 

Tentation : le sujet

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Ah l'identité nationale ! Le sujet, ou presque, des dernières campagnes électorales ! Sujet mis à toutes les sauces, dressé contre tous les maux du pays, dont chacun s'est accordé la primauté en lui donnant un sens très personnel, souvent très populiste. 

Mais qu'en est-il vraiment de l'identité nationale française ? C'est sur ce sujet que s'interroge Fatou Diome, Franco-Sénégalaise et renommée dans le monde de la littérature...

Bon, bien sûr, elle n'a pas eu à me convaincre puisque j'appartenais à sa chapelle depuis longtemps, bien avant cette lecture, sans doute depuis que le sang coule dans mes veines. Mais cet essai est diablement intéressant, instructif et agréable à lire, même si, mini bémol, j'ai trouvé que certains propos se répétaient parfois.

Parce que la plume est magnifique ! Tantôt factuelle, tantôt poétique, tantôt caustique et incisive, tantôt sérieuse, et souvent très drôle, l'auteure faisant preuve d'un bel humour, notamment pour évoquer nos "chers politiques", sans les nommer directement... Plutôt des surnoms mais qui ne laissent aucun doute sur l'identité citée. Jugez par vous-même : "L'assimilationniste gesticulant", "François-fions-nous-à-dieu", "Don Manuel", "La mégaphone de l'Est", "La marine-marchande-de-haine" etc. Zemmour porte lui son vrai patronyme ! Bref, toutes ces personnes qui se disent "pompiers" du problème alors qu'ils en sont les pyromanes.

Au nom de Marianne et des enfants de Marianne, Fatou Diome s'insurge contre les discours de haine, de rejet, de la faute à, qui ont occupé nos écrans de télé ces derniers mois.

Pour démontrer l'aspect infondé de ces laïus, Fatou Diome fait appel à des grands hommes de l'Histoire de France et de la francophonie : Clémenceau, de Gaulle, Montesquieu, Césaire, Senghor, Chateaubriand, Monod, Lévi-Strauss, j'en passe et des meilleurs... et fait preuve d'une culture de l'Histoire de France et d'une maîtrise de la langue que bien des français "de souche" devraient jalouser, ou pour un sentiment plus noble, chercher à imiter ! Et surtout à admirer !

Et quid de tous ces Sénégalais, Marocains, Algériens (...) qui ont combattu pour la France à deux reprises, pour que celle-ci puisse à nouveau jouir de la Liberté qui flotte sur son drapeau ?

Français de souche... que bien des politiques, qui oublient leur arbre généalogique, s'estiment de dignes exemples... 

Fatou Diome met en garde contre les dangers du repli identitaire, s'insurge contre la soi-disant "monoculture" de la France, les amalgames, l'ignorance, l'intolérance, les préjugés et ceci, à grands renforts d'arguments qu'elle ne sort pas d'une mallette de magicienne. Non, ce sont des arguties qu'elles nous proposent, mais accessibles à chacun et qui devraient être inutiles pour tout Humain digne de ce nom.

 

"Qui aime l'Homme devrait aimer toutes ses versions, et qui aime Dieu devrait aimer tous les noms qu'on lui donne et toutes ses créatures"

 

Il est bien sûr souvent question d'intégration et de cette utopique assimilation que certains politiques voudraient imposer... sans avoir sans doute vraiment réfléchi à ce sujet. Là, je peux parler en mon nom. Je ne suis pas énarque, mais j'ai du vécu, qui depuis longtemps, me donne à réfléchir sur ces sujets avec mes propres arguments ou exemples...

Au bout du monde... J'ai vécu en Angleterre, aux Etats-Unis et en Guadeloupe. La Guadeloupe qui, de fait, apporte une multiculture à la France et où les ancêtres ne sont point gaulois... S'intégrer, bien sûr, c'est l'objectif de chacun qui part vivre hors de ses racines, qui part grandir, pousser comme un arbre, en espérant développer les plus belles et solides branches possibles. Et bien ce n'est pas si facile, même si en quelques mois, on y parvient. Mais, quoiqu'il en soit et malgré mon ouverture d'esprit et ma quasi absence de préjugés, force m'a été donnée de constater que la plupart de mes amis étaient des blancs métropolitains... Quant à l'assimilation... Je n'ai pas fait l'effort d'apprendre vraiment le créole, même si je maîtrisais quelques phrases et expressions et le comprenais à l'époque de mieux en mieux. Même si je me suis mise à la culture "rhum" et que j'ai aimé cuisiner christophines, poulet coco etc, j'ai globalement gardé mes habitudes alimentaires de métropolitaine, les adaptant un tant soit peu aux tarifs et aux produits antillais. 

 

"Grand-père, c'est quoi un bon musulman ?" ... "Un bon musulman, c'est un bon chrétien, c'est un bon juif, car si tu es correcte et respectueuse avec les gens, là-bas, peu importe en quoi ils croient et comment ils prient, ils t'apprécieront quand même, parce que tu seras avant tout un bon être humain"

 

En France... au Mac Do... Ah, je me suis intégrée ! Avec mes 45 ans et 25 ans d'expérience pro, oui me je suis intégrée à une population jeune, autour de la vingtaine et même, parfois moins. Malgré trois personnes récalcitrantes à ma façon d'être, je me suis intégrée, sur mon lieu de travail, à mes collègues. Mais assimilée, non ! Cela aurait été oublier qui je suis, mon vécu et ma façon d'être. Et comme, quelque part, on me forçait à l'assimilation, j'en suis partie. Et oui, scoop sur lequel je reviendrai bientôt !

Bref, tout ça pour dire que l'assimilation est une utopie qui ferait perdre l'identité individuelle de chacun, fait de différences donc de richesses potentielles.

Bon, je parle un peu trop pour "juste un billet de blog".

Revenons et concluons sur Fatou Diome... qui fait avant tout l'apologie de la tolérance, du rassemblement, du partage, de l'ouverture d'esprit et de l'ouverture au sens large, sans non plus jouer à l'autruche, bien consciente des problèmes actuels tant français que mondiaux (terrorisme, migration, chômage). L'humain doit retrouver son Humanité où alors, il se perdra. La mondialisation, irréversible, doit être pensée et actée autrement. Et surtout, l'éducation et l'instruction doivent être reconsidérées et envisagées comme la solution majeure face aux interrogations et difficultés actuelles.

Bref, au nom de Marianne, Fatou Diome s'insurge, propose et surtout, porte plainte contre les bonimenteurs qui, sous couvert de soi-disant bonnes intentions, détruisent peu à peu la fameuse identité française !

A lire, évidemment !

 

 

Ci-dessous la vidéo qui m'a donné envie de lire ce livre

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 2 Juillet 2017

Hola la compania !

 

A compté d'aujourd'hui, en photos, je vous emmène dans l'archipel espagnol des Canaries, qui se situe au large des côtes du Sahara Occidental ! Et particulièrement sur l'île la plus au nord, Lanzarote !

Mon voyage s'est déroulé du 10 au 17 juin dernier. Un voyage organisé, mais sportif, avec le Tour Operator Allibert. Six jours de randonnées, soit 67 km de marche et 2 000 mètres de dénivelé positif ! Oui, j'ai transpiré pour vous rapporter ces photos, j'espère que vous apprécierez ! Avec 3 amies, nous sommes parties de Rennes pour rejoindre là-bas un groupe finalement composé de 9 personnes, (nous comprises !)

Des vacances parfaites, une organisation impeccable de l'agence locale, un guide excellent, un hôtel de base parfait, un miel rum délicieux ! Seul le soleil ne fut pas vraiment de la partie, excepté pour les 2 derniers jours, dont celui du départ ! Un mal (pour les photos), un bien pour les randos, cela nous a évité de mourir de chaud ! Et des vacances joyeuses à chanter avec le groupe, sur l'air de Christophe Maé : "Il est où l'soleil, il est où ?!!!"

Commençons aujourd'hui par La Graciosa, une petite île sauvage au Nord de Lanzarote. 25 mn de bateau depuis Orzola. Et là, encore un dépaysement garanti : volcans, étendues désertiques, falaises, plage de sable blanc et mer turquoise, et un tout petit village. Une île parfaite pour déconnecter de la civilisation et faire un vrai break. Un camping d'une demi-étoile vous y attend. Vous plantez votre tente et à votre dispo, des sanitaires. Et vous voilà parti pour un week-end de marche, de baignade, de contemplation ou de médiation !

Allez hop, une première partie de mes photos de la Graciosa ! La suite... bientôt !

UN DIMANCHE A LANZAROTE : LA GRACIOSA 1/2
UN DIMANCHE A LANZAROTE : LA GRACIOSA 1/2
UN DIMANCHE A LANZAROTE : LA GRACIOSA 1/2
UN DIMANCHE A LANZAROTE : LA GRACIOSA 1/2
UN DIMANCHE A LANZAROTE : LA GRACIOSA 1/2
UN DIMANCHE A LANZAROTE : LA GRACIOSA 1/2
UN DIMANCHE A LANZAROTE : LA GRACIOSA 1/2
UN DIMANCHE A LANZAROTE : LA GRACIOSA 1/2
UN DIMANCHE A LANZAROTE : LA GRACIOSA 1/2
UN DIMANCHE A LANZAROTE : LA GRACIOSA 1/2
UN DIMANCHE A LANZAROTE : LA GRACIOSA 1/2
UN DIMANCHE A LANZAROTE : LA GRACIOSA 1/2
UN DIMANCHE A LANZAROTE : LA GRACIOSA 1/2
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UN DIMANCHE A LANZAROTE : LA GRACIOSA 1/2
UN DIMANCHE A LANZAROTE : LA GRACIOSA 1/2

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages dans les iles

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Publié le 26 Juin 2017

OLNI - Editions Leduc S - 192 pages - 9.90 €

 

Parution le 7 juin 2017 !

 

Le sujet : Le premier livre écrit par un chat, pour les chats !... ou le mode d'emploi de des humains pour enfin les asservir et dominer le monde ! Miaow !!!

 

Tentation : le sujet of course !

Fournisseur : Chat Malo, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Ah ah, comme j'ai ri, comme j'ai ronronné de plaisir à la lecture de cet OLNI ! (Objet Littéraire Non Identifié)

Bien sûr qu'on les aime nos matous, si "mimis", si doux, si drôles, si câlins... même si parfois, ils nous font tourner bourriques. Vous vous demandez pourquoi ? Et bien ouvrez ces pages ! L'humain vu par le chat comme jamais ! Vous saurez tout ! Comment il vous manipule, comment il étend un peu plus chez vous son territoire et son autorité pour que "chez vous " devienne "chez lui" ! Par contre, ne pas mettre ce livre entre toutes les griffes où votre vie en compagnie féline deviendra infernale !

En effet, dans son Cat Code, Chat Malo expose pour tout chat intéressé de devenir l'égal de Bastet, déesse à tête de chat sous l'Egypte Antique, déesse du foyer, du bonheur conjugal... Déesse qui ne fut on ne peut plus vénérée...Bref, Chat Malo expose sa stratégie individuelle puis collective pour que les chats reprennent le pouvoir, redeviennent les rois du monde.

Cette stratégie est divisée en différents chat-pitres tous plus drôles les uns que les autres. Pour ceux qui auraient du mal avec l'alphabet humain, quelques dessins bien à propos et hilarants illustrent les différents conseils... en images donc.

Au programme de Chat Malo, pour dominer son "maître" puis le monde :

Tout d'abord, la séduction... Oui, séduire son humain pour mieux le berner, pour endormir sa méfiance et qu'il trouve son "chat chat" si "mimi".

Puis commence la guerre d'usure, où chaque chat peut s'aider du graphique de l'échelle de Garfield pour se situer dans sa progression.

Suit le contrôle de l'esprit de l'humain avant de passer... Mais à l'offensive bien sûr ! Et cette offensive mènera au Grand Soir (où tous les chats sont noirs) et à la Chapocalypse !

Eh ! Mais Chat Malo ne m'a pas bernée moi, amie reconnue des chats ! Car je me doute bien que derrière ses griffes, il y a une plume d'humain !!! Un auteur quoi ! Celui-ci, au fil des pages, n'hésite pas à rappeler les lois de la protection animale et dénonce bien-sûr la maltraitance et l'abandon de certains chats. Bien sûr que les chats ne sont pas des meubles, qu'ils sont doués d'émotions, de sentiments et de sensations, sinon, ils seraient bien incapables de mettre une telle stratégie en place. 

Et puis, la plume humaine, même si elle fait parfois passer nos chers félins pour des diablotins, on sent bien qu'elle les aime à la folie. D'ailleurs, elle passe son temps à prôner le faux pour démontrer le vrai et à inventer un vrai pour démontrer le faux sur nos chères boules de poils et les préjugés qui les entourent.

Mais amis humains, même s'il est hélas un peu trop tard (j'ai moi-même presque baissé les armes face à la domination féline chez moi), réagissons ! Ne nous laissons pas faire ! Alors humains, partout où vous irez sans votre chat, emmener ce livre avec vous ! Dans le bus, dans le train, dans l'avion, sur la plage... ou alors, profitez des siestes interminables de votre matou pour vous plonger dans ces pages à son insu et ainsi, humains, nous démonterons cette stratégie et récupérerons l'autorité dans notre home sweet home...

Mais mais... j'ai un gros doute... Car oui, Chat Malo nous explique à quoi ressemblerait le monde si les chats prenaient le pouvoir et le dirigeaient. Et j'avoue que ce monde là, il me correspondrait bien mieux que celui dans lequel nous vivons. Il me plait déjà !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 24 Juin 2017

K.O. : Affiche

Film de Fabrice Gobert

Avec Laurent Lafitte, Chiara Mastroianni, Pio Marmaï

 

Synopsis : Antoine Leconte est un homme de pouvoir arrogant et dominateur, tant dans son milieu professionnel que dans sa vie privée. 
Au terme d’une journée particulière oppressante, il est plongé dans le coma. 
À son réveil, plus rien n’est comme avant : Rêve ou réalité ? Complot ? Cauchemar ?… 
Il est K.O.

 

 

Mon humble avis : La bande annonce laissait présager un film au rythme endiablé, bref, un super thriller psychologique, qui frôle le fantastique (le genre hein, pas le qualificatif !). Bande annonce trompeuse une fois de plus car K.O m'est paru lent et long... 

Femme Actuelle dit que K.O est un thriller paranoïaque qui prend plaisir à nous égarer. Ca c'est sûr, le problème est qu'il  ne nous retrouve pas lorsque tombe le générique de fin.

L'idée de départ du film était alléchante, mais le résultat, trop brouillon, nous laisse franchement sur notre faim. Quant au message délivré par K.O, s'il est vraiment ce que je crois avoir compris.... et bien ça ne flirte pas vraiment avec l'originalité. Vous savez, ce genre de message qui vous dit que quand vous avez un grave accident, et bien ensuite, vous n'êtes plus le même. Même si ce n'est pas forcément faux, et bien c'est du déjà bien vu. Et que, dans le personnage joué par Laurent Laffite, exécrable au début et plutôt insaisissable ensuite, et bien ce n'est pas flagrant.

Après, il y a tout de même une bonne petite critique sociale de l'upper class  et des coulisses d'une chaîne de télévision, entre violence psychologique, promotions canapé, égos démesurés et misogynie à peine cachée.

Mais bon, tout ça pour ça... Mouais...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 22 Juin 2017

Ce qui nous lie : Affiche

Film de Cédric Klapisch

Avec Pio Marmai, Ana Girardot, François Civil

 

Synopsis : Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent.

 

 

 

Mon humble avis : Un film comme je les aime, au coeur du fruit de la terre et du travail des hommes.

Mais aussi au coeur des non-dits familiaux, des rivalités ressenties dans une fratrie, des rancunes, des rancoeurs, mais finalement, de l'amour des siens et de sa terre avant tout. Terre et liens du sang... Héritage, tant culturel, familial, professionnel que financier... La transmission en fait. Voilà le sujet principal de Ce qui nous lie.

Un film qui donne à penser donc sur nos racines, sur notre lieux de vie, choisi ou imposé, sur notre pays de coeur et celui où l'on construit sa vie.

Un film sur une fuite, une lettre jamais envoyée donc jamais reçue, une fuite par manque de communication et d'aveux de sentiments ou d'admiration. Un film qui dit qu'il faut dire, avant qu'il ne soit trop tard.

Un film sur le retour, les retrouvailles et finalement, l'éclosion et la maturité. Celle des personnages en parallèle avec celle du raisin... et du vin.

Un film sur trois frères et soeurs, dont le benjamin qui a beaucoup de mal à trouver sa place dans ce trio. Ce Jérémy m'a beaucoup touchée et parlé...

Ajoutez à cela les paysages magnifiques de Bourgogne sur quatre saisons, d'une vendange à une autre, de nombreux moments d'émotions, de quatre vérités, de révélations, de gestes, d'attentions, de preuve d'amour mais aussi de fous rires, vous obtiendrez un film qui se boit jusqu'à la lie ! Sans être un drame, ce film n'est pas non plus une comédie, même si une certaine légèreté traverse la mélancolie.

Et puis il y a les comédiens et la réalisation... Tous au diapason, en toute justesse, et point étrangers à la réussite de ce film, qui reste longtemps et bouche et donne envie de partager un bon verre de vin (ou deux !) en sortant de la salle. C'est ce que nous avons fait, profitant ainsi d'une belle soirée d'été !

A voir, et à boire !

Et pour le plaisir, la très belle chanson du générique de fin, interprété par Camélia-Jordana

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Juin 2017

BD - Editions Dargaud - 80 pages - 14.00 €

 

Parution en 2006

L'histoire : Il y a bien longtemps, le calife de Bagdad organisa un concours de conteurs. Au gagnant, il promit la richesse et la célébrité ; au dernier, le pal. Le propre fils du calife recruta quatre candidats parmi les meilleurs et leur proposa une alliance et un marché...

 

Tentation : Le mot "Bagdad" !

Fournisseur : la bib'

 

 

 

 

Mon humble avis : Une BD bien agréable à lire, plutôt originale. Moderne dans les dialogues, atemporel dans le sujet et presque antique dans les dessins, les personnages et les lieux traversés.

A la fois conte philosophique, récit initiatique, épopée fantastique, histoire mythique, et comique aussi !

Je n'ai pas particulièrement apprécié les dessins, en tous cas ceux qui composent les visages des protagonistes, aux noms que j'ai parfois eu du mal à différencier. Peu importe, c'est le message de cet album qui m'a emportée.

On pourrait dire que le sujet principal des Cinq Conteurs de Bagdad est la parole, l'usage que l'on en fait, le poids qu'on lui donne. La vérité de chacun, suivant les ressentis individuels ou collectifs. L'essentiel est de transmettre, quelle que soit la forme de langage usitée. Ampoulée pour certain, simple et directe pour d'autres, ou encore métaphorique, symbolique ou métaphorique. L'objectif de celui qui s'exprime devrait être d'être compris par son auditoire, aussi différent des autres qu'il puisse être.

Aussi, dans ce voyage dans un autre temps, ce récit devient très contemporain dans le discours des personnages. A travers eux, les auteurs dénoncent une certaine presse ou les moqueries dont peuvent être victimes certains "auteurs, chanteurs" etc jugés simplistes alors qu'ils possèdent un réel public, un public qu'ils touchent, qu'ils émeuvent etc.

 

"Va savoir... je veux croire qu'un bon conteur est comme un prophète, un médium... Qu'il peut entrevoir ce que les autres ne voient pas. Ses histoires vont alors changer la manière de voir les choses de ceux qui l'entendront. Et changer le regard sur le monde, c'est déjà changer le monde".

Voilà le genre de phrase qui j'aime rencontrer au cours d'une lecture. De fait, je vous recommande cette BD, qui se révèle être un hymne à la tolérance, à l'ouverture d'esprit. Et surtout, une histoire qui rappelle une fois de plus que dans le voyage, ce n'est pas la destination qui compte mais bien le chemin parcouru ! Une BD qui dit bien qu'une histoire n'est que la somme d'une multitude d'histoires, et cela vaut aussi pour notre vie personnelle.

Bref, à lire !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 18 Juin 2017

Hello !

Mes livres audio me manquaient, alors j'ai repris mon casque, mes baskettes et mon appareil photo pour me balader dans mon quartier, comptant sur le Dieu des chats pour m'en faire rencontrer quelques uns au grès de mes errances !

Bien entendu, je ne me balade que dans des lotissements ou à proximité, histoire de ne rencontrer que des chats appartenant à des habitants, des chats qui se promènent dans les rues calmes, dans leur jardin ou qui prennent le soleil sur leur terrasse !...avant de rentrer chez eux trouver une gamelle bien pleine et les caresses de leurs humains !

Et j'avoue, le chat-fari fut bien rentable, avec des rencontres très subreptices où il me fallut presque me transformer en chat pour approcher mes modèles et d'autres on ne peut plus miraculeuses, avec des chats très familiers avec lesquels j'ai passé de bons moments à jouer avec les moyens du bord : feuilles, brindilles etc !

Allez, place aux images !

UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI
UN DIMANCHE EN CHATS-FARI

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 15 Juin 2017

Roman SF - Editions Audilib - 6h d'écoute - 19 €

 

Parution d'origine en 1963

 

L'histoire : Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie ? C'est la question que se posent le professeur Antelle, Arthur Levain, son second, et le journaliste Ulysse Mérou, lorsque, de leur vaisseau spatial, ils observent le paysage d'une planète proche de Bételgeuse : on aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celles de notre Terre. Après s'y être posés, les trois hommes découvrent que la planète est habitée par des singes. Ceux-ci s'emparent d'Ulysse Mérou et se livrent sur lui à des expériences. Il faudra que le journaliste fasse, devant les singes, la preuve de son humanité...

Tentation : La dernière phrase du pitch !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : Enorme coup de coeur pour ce classique de la littérature française SF !

J'ai pris tellement de claques avec cette histoire que j'en ai encore les joues toutes rouges ! Lol !

Sérieusement, ce roman existe depuis "Ma" nuit des temps et je l'ai toujours boudé... parce qu'en voyant des extraits d'adaptations ciné ou télé, j'ai pensé que l'on avait là une aventure de série B grand spectacle hollywoodien. J'étais loin d'imaginer la portée tant littéraire, humaniste, anthropologique, philosophique de ce chef d'oeuvre, mea culpa !

Heureusement, il y a les livres audio qui m'amènent à me diriger vers d'autres horizons culturels... d'autant plus que la lecture faite par Bernard Gabay est tout simplement excellente.

Impossible dans un petit billet de blog de lister toutes les richesses de ce roman SF, et toutes les réflexions et méditations qu'il provoque dans l'esprit du lecteur.

A travers ce double voyage futuriste, Pierre Boulle, inverse les rôles. Sur Soror, planète en tous points pareille à la Terre, ce sont les singes qui détiennent le pouvoir, l'intelligence, l'écriture, la parole, la science... et les vêtements. Les hommes sont nus, réduits à leur dimension animale et vivent comme des sauvages au fond de la forêt, quand ils ne deviennent pas des cobayes pour la science ou des attractions de zoo. 

Sur Soror, trois races de singes se partagent la planète : les orang-outangs, les gorilles et les chimpanzés... Ce n'est pas sans rappeler les organisations terriennes divisées elles-aussi souvent en trois : le clergé, la noblesse, le tiers état... Ou encore, les blancs, les noirs et les asiatiques... Ce qui est presque "rassurant", c'est que les singes semblent se comporter guerre mieux que les terriens rapport à la tolérance, les préjugés, la distribution des rôles etc. A croire que la connaissance ne conduit pas toujours au mieux...

Bien entendu, personnellement, j'ai vu dans ce roman un manifeste de protection animale en avance sur son temps... Ulysse ne se révolte-t-il pas devant le sort ses compères humains, chassés comme des bêtes, traités cruellement par les singes, emprisonnés dans des cages ou encore, victimes des pires expériences scientifiques. Evidemment, lorsque l'on se met à la place de l'autre, on pense de suite différemment !

Dans cet écrit satirique, Pierre Boulle se penche bien sûr assurément sur la théorie de Darwin, et il explore et critique les sociétés et civilisations humaines qui s'endorment sur leurs lauriers et leurs certitudes mais surtout leur débordant orgueil et se font ainsi remplacer par d'autres.

En fait, la question majeure que pose ce roman est : qu'est-ce qui fait l'animalité ou l'humanité d'un autre et de ce fait, la domination des uns et l'asservissement des autres ?

La planète des singes est pittoresque à souhait. C'est vraiment un récit captivant, fascinant même et diablement profond et intelligent. Et encore, je passe sur toutes les références littéraires ou linguistiques que l'on peut découvrir en cherchant un peu. J'évoque vite fait les réflexions sur la science, la sagesse, le savoir et bien d'autres sujets encore.

Bref, j'ai été bluffé par cette découverte littéraire qui est pour moi un véritable choc jusque dans son double dénouement on ne peut plus inattendu ! Une pure et grandiose révélation ! Je suis juste déçue qu'il n'y ait pas de suite à cette histoire... qui a aussi tout du conte intemporel... et qui, de fait, prend encore tout son sens si on l'applique à notre époque mouvementée... La planète des singes, écrit il y a plus de  50 ans...

 

 « Des hommes raisonnables ? Des hommes détenteurs de la sagesse ? Des hommes inspirés par l’esprit ?... Non ce n’est pas possible ; là, le conteur a passé la mesure. » (Phyllis, presque dernière phrase du roman)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 10 Juin 2017

Et voilà ! Les vacances bien méritées arrive ! Je m'envole pour une semaine dans un lieu qui m'est complètement inconnu, à savoir Lanzarote, île volcanique des Canaries ! Les paysages devraient être "à couper le souffle" !

Au programme, une semaine de rando avec un groupe dont 3 amies qui partent de Rennes avec moi !

Et vous, à mon retour, vous aurez droit à mes petits reportages photos d'un autre coin du monde !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 9 Juin 2017

BD - Editions Glénat - 48 pages - 13.90 €

 

Parution en juillet 2015

L'histoire : Automne 1936. Un soir, alors que et la brume vient de tomber sur le Mont-Saint-Michel, la petite Lucie est témoin d'un meurtre ! Terrorisée, la fillette a un geste de recul qui trahit sa présence et, aussitôt, se retrouve prise en chasse par le meurtrier. Dès l'aube, tous les habitants se mettent à fouiller la baie et le Mont à la recherche de Lucie, portée disparue, mais c'est le corps sans vie de la bonne du curé qui est retrouvé !

 

Tentation : Couv, titre et dessins

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Une "petite" BD "mignonette", qui vous emmène passer quelques jours, pas si calmes que ça, sur le Mont Saint Michel en 1936. Pas si calmes car un meurtre et une disparition d'enfant viennent bouleverser votre séjour.

Il règne dans ces pages comme une ambiance à la Agatha Christie, où le rôle d'Hercule Poireau serait tenu par Monsieur le Maire du Mont Saint Michel.

Atmosphère rétro, huit-clos (Mont Saint Michel oblige), le coupable est forcément parmi nous, entre les résidents et les touristes !

Même si l'histoire est au final assez simple, elle se lit avec grand plaisir et divertit assurément.

Mais la force incontournable de cette BD, ce sont ses dessins magnifiques, qui vous plongent vraiment dans tous les coins et recoins d'une des 7 merveilles du monde. Et ça, que l'on habite près ou loin du Mont Saint Michel, on ne s'en lasse pas !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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