Publié le 31 Août 2017

Film de Lu Chan

Avec la voix de Claire Keim

 

Synopsis :  Yaya, une maman panda géant guide son petit Mei Mei alors qu’il explore le monde et gagne en indépendance.
Tao Tao, un Rhinopithèque de Roxellane -plus communément appelé singe doré – âgé de deux ans cherche sa place au sein de sa famille  après la naissance de sa petite sœur
Dawa, une panthère des neiges – un animal mystérieux rarement observé par l’homme –confrontée à l’incroyable difficulté d’élever ses deux petits dans l’un des habitats les plus hostiles et les plus impitoyables du monde.

 

 

Mon humble avis : Encore un film qui démontre la prouesse cinématographique de notre siècle, qui permet d'observer les animaux dans leur milieu naturel, et ceci, au plus près, mais vraiment au plus plus plus près !

Les paysages des quatre différentes régions chinoises filmés sont somptueux et grandiose. Pas âme ni construction humaine à des dizaines de kilomètres alentour. Une immersion en pleine nature. Une nature autant verdoyante et généreuse aux belles saisons, qu'austère et hostile en hiver... même si, pour le spectateur que nous sommes devant un écran, elle reste magnifique. Pour les animaux, c'est une autre histoire, une histoire de survie. Car le film rappelle délicatement (oui, les films Disney Nature se veulent avant tout familiaux, que pour donner et maintenir la vie, il faut aussi la prendre.

Nous suivons quatre espèces animales rares et toutes aussi mimi les unes que les autres.

Bien sûr, par leur facéties, les singes roux sont très drôles, très attachants et amènent à des réflexions, des étonnements et des constatations très anthropomorphiques, qui échapperont sans doute aux enfants mais point aux adultes.

Idem chez les pandas géants. Les cris qui pousse le bébé panda ressemblent tant à ceux d'un nourrisson, tout comme les gestes de la mère panda envers sa petite ressemblent beaucoup à ceux des humains envers leur toute jeune progéniture.

Les premiers pas, trots et galops des chirus, sorte d'antilope, ne pourront que vous attendrir.

Puis vient la très rare Panthère des neiges et ses petits. Pour elle, carnivore la vie et la survie est plus difficile, liées à un territoire et à la chasse pas toujours heureuse. Oui, pour les carnivores, la vie ressemble vraiment à une survie. Pour les autres espèces du film, la vie est liée aux saisons sur une année de tournage, une année classique niveau météorologie, donc pas de sécheresse, pas de manque d'eau et nature généreuse.

Ce qui ressort de "Nés en chine", c'est la similitude justement des comportements animaliers et des nôtres. Protéger ses enfants, les nourrir, les éduquer, leur apprendre à devenir adultes et autonomes. La notion de clan, de famille, d'entre-aide et bien sûr aussi, de rivalité. Le cycle de la vie est partout, tant dans les saisons, que dans les dangers face aux prédateurs.

Animaux et humain, nous faisons tous partie de ce cycle, de cette planète qu'il faut absolument protéger. Les animaux ont des prédateurs, dont nous sommes. Les humains n'en n'ont pas... et ne trouvent pas meilleurs idées que de devenir leur propre prédateur (en détruisant mère nature) ou le prédateur de leurs propres congénères. 

Un film magnifique, à voir, même si trop court, même si les explications sur la vie de ses animaux auraient pu être plus complètes.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 29 Août 2017

Roman - Editions Albin Michel - 169 pages - 16.90 €

 

Parution le 23 août 2017 : Rentrée littéraire !

 

4ème de couv ; "Frappe toi le coeur, c'est là qu'est le génie" (Alfred de Musset)

 

Tentation : Quelle question !

Fournisseur : Ma CB !

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Il y a quelques dates annuelles que j'attends avec impatience... La sortie du nouveau Nothomb en fait partie. Alors, aussitôt paru, aussitôt acheté et aussitôt lu dehors, par un bel après-midi d'été (Si si, il y en a eu quelques-uns en Bretagne)

Alors, comme je suis "connue" dans la blogo et mon entourage pour être fan et amie épistolaire d'Amélie Nothomb, mon avis sur le nouveau cru de celle-ci est souvent attendu. Donc en résumé : j'ai autant dévoré qu'adoré !

Et pourtant, le millésime 2017 est à mes yeux bien différents des précédents. Certes, dès les première lignes, on reconnait la plume de la romancière sans aucun doute. Personnellement, je la reconnaîtrais lors d'une lecture qui me serait faite à l'aveugle.

Et pourtant, dans frappe toi le coeur, pas de prénoms fantaisistes. Les personnages s'appellent Marie, Diane, Nicolas, Olivier, Elisabeth. Bon, Elisabeth Deux tout de même !

Amélie Nothomb développent deux sujets principaux dans ce roman ô combien émouvant, bouleversant, et même effroyable à certains égards : la jalousie pathologique et narcissique, passive puis active. Et la conséquence de cette jalousie est ici la déficience, que dis-je l'absence affective parentale. Amélie Nothomb n'a pas son pareil pour donner la parole aux très jeunes enfants qui comprennent bien plus que ce que les parents n'imaginent. Aussi, cette histoire prend vraiment et profondément aux tripes, au coeur. On est sur les nerfs face au comportement de Marie, on a envie de pleurer pour Diane, de la serrer dans nos bras, qu'elle ait 2 ans ou 25 ans. On rage devant l'aveuglement paternel. Cette jalousie qui aboutit à l'absence de fibre maternelle qui frôle la haine ou le mépris (là est toute la question) fait froid dans le dos. Mais Amélie Nothomb narre cette histoire à suspense sans juger ses personnages

Bien sûr, Amélie Nothomb laisse aussi la place à d'autres sujets qui lui sont chers : l'amitié (qu'elle soit délétère ou pure), la prime enfance, les sentiments extrêmes autant qu'équivoques et antinomiques, la beauté, la laideur et la maigreur. Bien sûr, il est bien question de champagne à un moment donné.

C'est un roman très sombre que nous livre Amélie Nothomb cette année, et je le répète, à mes yeux bien différents de sa biographie existante. Peut-être parce que cette histoire semble  exempte des extravagances auxquelles Amélie nous a habitués jusqu'ici. (A part, peut-être, pour le personnage de Stanislas). Il me semble, que si l'on omet l'écriture reconnaissable, ce récit aurait pu être écrit par un/une autre auteur. Et c'est bien la première fois que je pense cela d'un Nothomb. En fait, Frappe toi le coeur paraît ancré dans la vraie vie, une vie grave, et non dans un univers Nothombien étrange... Nous ne sommes plus dans un conte mais une réalité potentielle. C'est sans doute pour cela qu'il frappe autant le coeur et l'esprit et profondément l'âme.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Août 2017

Récit de voyage - Editions Flammarion - 460 pages - 18 €

 

Parution en mai 2017

 

Le sujet : Marine n'a que 21 ans lorsqu'on lui diagnostique une sclérose en plaque, une SEP... Tout d'abord l'effroi, puis l'abattement, les questions : traitements ou non... Mais très vite, la vraie Marine refait surface. Non, la maladie ne l'empêchera pas d'être l'étudiante dynamique que tout le monde connait. Elle ira même plus loin, très loin : elle se donne huit mois pour apprivoiser sa maladie, tant physiquement, que psychologiquement, que spirituellement. Pour cela, trois destinations idéales qu'elle parcourra à sac à dos : La Nouvelle Zélande, la Birmanie et la Mongolie !

 

Tentation : Le sujet, évidemment !

Fournisseur : Silvana de Flammarion, merci pour l'envoi !

 

 

Mon humble avis : Pour une fois, mon humble avis n'est pas terminé, puisque je n'ai pas encore achevé ce livre. J'en ai lu un tiers, avant de me rendre compte que Seper Hero ne correspondait pas, à les yeux, à une lecture estivale, sur la plage, avec du monde et des enfants autour. Et que c'est donc à l'automne ou cet hiver, posée, pelotonnée et concentrée dans mon canapé, que je serai prête et ouverte pour suivre les aventures de Marine, m'y fondre, l'accompagner dans chaque geste ou chaque méditation, réflexion, tant sur elle-même que sur la nature qui l'entoure, les gens qu'elle rencontre etc... Et puis ce livre est épais, écrit assez petit, donc ce n'est pas le genre de lecture qu'on boucle "vite fait bien fait" en étant toujours par monts et par vaux en cette période estivale.

Mais j'évoque tout de même ce récit de voyage maintenant, car l'ayant reçu en service presse, je mets toujours un point d'honneur à publier un billet dans un délai respectueux de l'actualité de l'ouvrage.

Mais déjà, je peux vous dire qu'au-delà d'un récit de voyage, Seper Hero semble être une formidable et extraordinaire leçon de vie. C'est évidemment un parcours initiatique sur lequel s'engage Marine, mais avec un passager en plus, un passager que l'on ne choisit pas, que la vie vous impose dans un mauvais hasard. Ici, il s'agit de la Sclérose En Plaque, mais cela est valable pour toute maladie globalement incurable, évolutive et handicapante.

Dans les premières pages, nous assistons à l'apparition des symptômes, puis au diagnostic, qui laisse Marine et son entourage sans voix, abasourdi, comme dans une torpeur. Puis Marine décide de se battre et entreprend le parcours infernal des différents cabinets médicaux qui se contredisent tous... Réaction de Marine : Partir !

Et nous voilà à l'autre bout de la terre, en Nouvelle Zélande. Rencontres, camping, trouilles, stop, randos, joies, fatigues, efforts, dépassements de soi, grimpettes, repos, découvertes, rires, blues, émerveillements devant l'immensité et la beauté de la nature. Voilà ce que Marine nous propose de partager et de vivre avec elle. En Nouvelle Zélande, Marine veut redécouvrir son corps.

Je me suis arrêtée à la fin du séjour Néo-zélandais de Marine. M'attends la Birmanie, où Marine secouera son esprit puis la Mongolie, où elle rencontrera son âme, celle qui porte notre mémoire. Donc un savoureux programme pour mon automne.

Aucun pathos ni lamentation dans ce livre. Au contraire, Marine dégage une énergie et un peps rares et contagieux ! De chouettes photos d'une Marine on ne peut plus souriante accompagne le récit ! Mon seul petit bémol à l'heure actuelle, c'est que j'ai trouvé quelques longueurs et répétitions. Mais peut-être sont-elles dues à mon mode et environnement de lecture estival.

Donc bien sûr, je vous encourage chaleureusement à entreprendre ce voyage avec Marine Barnérias et je reviens compléter ou modifier ce billet dans quelques semaines !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 25 Août 2017

Film de Sofia Coppola

Avec Nicole Kidman, Collin Farrell, Kristen Dunst

 

Synopsis :  En pleine guerre de Sécession, dans le Sud profond, les pensionnaires d'un internat de jeunes filles recueillent un soldat blessé du camp adverse. Alors qu'elles lui offrent refuge et pansent ses plaies, l'atmosphère se charge de tensions sexuelles et de dangereuses rivalités éclatent. Jusqu'à ce que des événements inattendus ne fassent voler en éclats interdits et tabous.

 

 

Mon humble avis : Les proies est un remake du film éponyme de Clint Eastwood, paru dans les années 70 et que je n'ai pas vu. Donc impossible pour moi de comparer.

Certaines critiques presse annonçaient un film sensuel et terrifiant. Je suis plutôt douillette face au terrifiant et pourtant, j'attends encore d'être terrifiée. En fait, voilà, pendant les trois quarts du film, qui traîne en longueur, on attend... La tension est en nous, dans cette attente justement, plus que dans le film lui-même. Et quand enfin l'électricité pourrait presque remplacer les bougies du film, et bien la fin est proche.

Pourtant, les décors, les photos, l'esthétique et la mise en scène sont impeccables. Cette dernière a d'ailleurs été récompensée au dernier Festival de Cannes. Rien à reprocher non plus au casting.

Mais une erreur de raccord, une Nicole Kidman avec un tablier plus blanc que blanc alors qu'elle vient de recoudre un grand blessé de guerre... Voilà de ces détails que j'ai remarqués parce que j'attendais. J'ai même eu le temps de penser à ma propre vie, c'est dire !

En fait, le sujet est presque contourné, l'ambiguïté des personnages parait invisible pour certains d'entre-eux. Certes, on constate une rivalité entre les fillettes mais pas au point de la tension, ni au point de ce final. Il manque quelque chose, rien n'est assez appuyé. On sort de la salle avec une sensation de film paraît bien propre, bien léché mais assez creux en émotions. Et le titre français de correspond pas du tout à l'histoire qui nous est montrée et telle que je l'ai saisie. A la limite, "La proie" correspondrait mieux en fait. Ou alors, je n'ai rien compris au film... Ce qui est évidemment possible !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 23 Août 2017

Roman - Editions Léo Scheer - 188 pages - 15.50 €

 

Parution le 23 août 2017 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : Et si avoir de nouvelles dents permettait de recommencer sa vie, de se débarrasser de l'encombrant et tenter de les avoir longues ces dents, histoire rayer le parquet et peut-être, un jour, recevoir le prix Goncourt ?

 

Tentation : Pitch et nom de l'auteur

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

Mon humble avis : Il y a deux ans, j'étais restée plutôt en froid avec Nathalie Rheims suite à la lecture de son roman d'alors "Place Colette". L'impudeur du récit de son initiation sexuelle d'adolescente m'avait mise très mal à l'aise.

Mais me voici réconciliée avec cette écrivaine que j'avais jusqu'à Place Colette toujours vivement appréciée. Et pourtant, Nathalie Rheims se met vraiment à nu son nouveau roman, mais à nu de l'intérieur. Ce qui pour moi change tout. A mes yeux, l'impudence physique, donc le plus souvent factuelle, ne sert pas à grand-chose. Alors que l'impudicité intime, intestine expose des sentiments, ses sensations, des questionnements, des réflexions qui, certes personnelles, sont bien souvent partagés secrètement par la multitude. En cela, une telle oeuvre peut aider le lecteur sur son chemin de vie s'il est douloureux, ou à comprendre celui des autres.

C'est le poème éponyme d'Armand Robin (1912-1961) qui a inspiré le titre de ce nouveau roman qui s'approche très fort de l'autofiction. Nathalie Rheims, la narratrice, approche les soixante ans et certaines de ses dents, la péremption. Lors de l'opération qui remplacera ces dernières par des implants et des nouvelles dents bien droites et bien blanches, Nathalie Rheims est sous une anesthésie qui lie chimie et une sorte d'hypnose. L'écrivaine se dédouble alors... Et la nouvelle Nathalie décide désormais de reprendre sa vie en main, de remonter dans le temps pour corriger les bévues, voire, orienter l'avenir de l'antan puisqu'elle en connait le futur. La grande décision est de sortir d'une certaine passivité pour désormais se battre, avoir les dents longues, être reconnue par ses pairs, avoir les dents longues quittent à rayer le parquet et un jour, décrocher enfin le prix Goncourt. Bref, recommencer, rattraper le temps perdu, devenir une autre... devenir les autres.

Bien entendu, ces pages fourmillent d'humour et d'autodérision tout en finesse et élégance. Mais pas que... La romancière se livre sans retenue sur ses angoisses de presque sexagénaire, de la vieillesse, de la dégénérescence corporelle. Mais pas que... Son rapport aux hommes, sa discrétion sociale maladive, la peur de l'abandon, ses origines sociales qui la privent sans doute d'une certaine reconnaissance du monde de l'édition. Mais pas que... la liste est longue, cette oeuvre est dense de sujets évoqués.

L'idée pluridimensionelle de ce roman est réellement originale, même si elle m'a quelques fois un peu égarée dans le temps. Mais peu importe. J'y ai retrouvé la romancière que j'aime, son écriture soignée, poétique, touchante, émouvante et souvent très proche de mon ressenti personnel. Etre ou ne pas être, rester soi tout en devenant une autre, devenir une autre malgré les bagages qui pèsent, la distance entre l'être et le paraître, ce que l'on donne à voir et ce que l'on est... Tout cela me parle profondément et ce fut un réel bonheur de lecture que de dévorer ce roman.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Août 2017

Film de David Leitch

Avec Charlize Theron, James Mc Avoy, Sofia Boutella

 

Synopsis :  L'agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté ; à la fois sensuelle et sauvage et prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s'associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers.

 

 

Mon humble avis : Et bien disons que je me sens partagée quand je songe à Atomic Blonde. Alors, histoire d'être claire aux yeux de mes chers lecteurs, je ne vais pas me lancer dans de la "grande" prose mais vous exposer simplement les "pour" et les "contres"... Pourquoi aller voir ce film, ou pourquoi ne pas y aller. Ensuite, telles de grandes personnes responsables, vous pèserez par vous-même les pour et les contre en fonction de ce que je vous recherchez dans les salles obscure !

LES POUR :

- Une bande originale génialissime et très présente dans le film. Le film s'ouvre avec New Order et poursuit avec Nena (incontournable, les 3/4 de l'histoire se déroulent à Berlin), Depêche Mode, Queen, George Michael, David Bowie etc... Oui, une BO très eighties, normal, nous sommes en novembre 1989.

- Le background historique et géopolitique : la chute du mur de Berlin

- L'excellente reconstitution du Berlin Est et Ouest des années 80 et également l'atmosphère, la mode de cette époque etc.

- L'interprétation ! Evidemment, Charlize Theron dans le rôle d'une super espionne, c'est plus que sympa. Et aussi James McAvoy, époustouflant voire méconnaissable en espion déganté et borderline, si loin du rôle dans lequel je le connais, le professeur Charles Xavier (jeune) dans les X.Men. C'est ce grand écart entre 2 rôles si différents qui, à mes yeux, montre le plein talent d'un acteur.

- Des coups de théâtre à foison, et jusqu'à la dernière minute. Une histoire prenante, mais...

 

LES CONTRE :

- Oui, une histoire prenante (heureusement, c'est tout de même un thriller !), mais très sombre et très alambiquée, où l'on a parfois du mal à savoir qui est qui et au final, on se demande encore "pourquoi il a fait ça". Vous comprendrez cette phrase si vous allez voir Atomic Blonde et si vous avez la réponse, je la veux bien, discrètement pour ne pas spoiler !

- Une surenchère de la violence, violence vraiment poussée à son extrême et à mes yeux, pas forcément nécessaire (je parle de l'extrême). Car un thriller de cette trempe sans violence ne serait pas crédible, les espions n'étant pas des bisounours non plus.

- L'exagération de "l'immortalité" des protagonistes, du côté des "méchants" comme du côté des "bons". Increvables ils sont tous, malgré les close-combats, les balles dans le dos, les coups de crosse dans la tronche, les tire-bouchons enfoncé un peu partout dans le corps. Ca se relève toujours et ça court. Pas très crédible tout de même et surtout un peu long et pas agréable à regarder, même si bien chorégraphié ! (Quand je vois le temps qu'il m'a fallu pour me relever après m'être juste cogné la tête sur un coin de fenêtre... Bon, Ok, j'avais ni le stress ni l'adrénaline pour m'aider !) Mais bon, il faudrait qu'Hollywood accorde ses violons ! Car dans certains films, un coup de crosse bien placé suffit à mettre K.O le méchant pour une paire d'heures, voire pour l'éternité et dans d'autres, ça prend un temps fou, il faut aller jusqu'au tire-bouchon dans la carotide !

Bon, je digresse, donc je cesse !

A vous de voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 19 Août 2017

Roman - Editions Audiolib - 3h00 d'écoute - 16.90 €

 

Parution d'origine du roman en 2014

 

L'histoire : Joseph est ouvrier agricole, dans le Cantal. Il semble être là depuis toujours, à travailler dans différentes fermes. Joseph ne change pas, mais le monde agricole, lui, est en constante mutation. A travers l'histoire de Joseph, c'est aussi celle de toute une région que nous vivons. Une région et ses habitants, aussi reculés que résolument modernes.

 

Tentation : Ma PAL audio

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

 

Mon humble avis : A l'été 2013, alors que je passais une semaine chez mon oncle et ma tante dans le Cantal, j'ai eu la chance de rencontrer Marie-Hélène Lafon alors qu'elle était en écriture de ce roman. Marie Hélène Lafon avait accepté l'invitation de mon oncle à partager un apéritif en présence de sa nièce blogueuse : Moi ! Evidemment, c'est un souvenir mémorable et unique !

Alors, qu'en est-il de Joseph ?

Deux mini bémols pour commencer. La profusion de personnages m'a parfois égarée, mais cela n'empêche en rien d'apprécier vivement ce roman. En effet, nous sommes ici dans la chronique de la vie de Joseph parmi les siens, les autres, ses patrons, ses collègues, les rumeurs des villages alentours, les us et coutumes d'un pays et par-delà, ceux de la paysannerie. Donc on ne peut pas dire qu'il y ait vraiment une histoire à suivre. Nous sommes plus ici dans le portrait d'un homme et de son environnement.

Et puis, j'ai aussi trouvé le récit un peu trop court, trop vite terminé, qui aurait pu déployer des ailes bien plus larges et poursuivre ce vol délicieux pour les sens au-dessus autant qu'au -dedans de ce pays cantalien.

Joseph le taiseux est un solitaire. Mais il entend et voit parfaitement, et sa mémoire est infaillible. Surtout pour les chiffres, les dates. Il est donc le témoin idéal pour raconter le Cantal, les fermes, les fils qui partent à la ville, les saisons, les bêtes, le fermage, le respect et la personnalité forte des patrons et bien entendu des patronnes. Les discussions des patrons, et des autres aussi, sur l'évolution du métier, qui oblige à s'agrandir, à d'adapter, à se connecter... Et puis il y a aussi l'alcool, son abus, les trous dans une vie. Et surtout, Joseph raconte ce qui ne se voit pas, ne se dit pas, ce qui s'enterre.

Marie-Hélène Lafon dépeint donc cette ruralité, ces différences sociales avec une langue et une écriture poignante, ciselée tout en restant simple, aussi minutieuse que concise, sans mots inutiles. Et ceci s'en oublier le sujet, la région et le milieu traités, avec les expressions populaires... Une écriture qui laisse entendre, sentir, toucher, voir, goûter. Et, évidemment, l'excellente lecture qu'en fait Marie-Christine Barrault n'est pas étrangère à ses douces sensations de lectrice audio !

Dommage que ce roman soit si court, car il laisse une impression de faim non rassasiée !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 17 Août 2017

BD - KSTR Editions - 130 pages - 18 €

 

Parution en 2012

 

L'histoire :  Etats-Unis, 16 000 personnes réunies dans un stade, cathédrale médiatique, cathédrale d'un jour. Le Pape Nelson 1er, successeur de Benoît XVI, premier Pape Noir en visite au pays d'Obama. 3 armes le visent, 3 raisons de vouloir sa mort, 3 balles qui le toucheront peut-être. Un polar haletant qui anticipe les transformations profondes auxquelles nous sommes confrontés en ce moment même...

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : La lecture de cette BD est franchement très agréable. Histoire prenante, planches et dessins plaisants : tout en couleur sépia avec de temps en temps, une touche de rouge qui attire l'oeil.

Nous sommes dans une uchronie, puisque c'est un Pape Noir, Nelson 1er, qui a succédé à Benoît XVI, et non le Pape François.

L'idée est bien trouvée, bien développée et l'enquête menée par le FBI donne vraiment un aspect polar noir à cet album. L'agent Jackson, en proie aux démons de l'alcool, est appelé de New York pour diriger personnellement cette enquête sur Houston. Pourquoi lui ? La fin nous le laissera supposer. Trois suspects : un jeune homme révolté, un ex marine et un néo-nazi. Qu'est-ce qui relie ces 3 hommes ?

Conspiration ou crime personnel ? Jackson penche pour la conspiration mais ne trouve aucune preuve. Le suspense ne manque pas. L'histoire est aussi parsemé de rappel de faits qui ont fait l'actualité, notamment celle de l'Eglise. Et l'auteur s'amuse à faire un rapport entre Dallas et la mort de Kennedy et Houston et la mort du Pape.

Sauf que la fin m'a gênée. Peut-être parce que trop abracadabrantesque, parce que limite proche du blasphème. Habituellement, ceci ne me dérange pas particulièrement, mais là, cette fin m'a vraiment mise mal à l'aise.

En même temps, cette BD dénonce une fois de plus les maux de notre société, où tout est bon pour gagner en notoriété, retrouver sa place dans le monde, avoir plus de fidèles, de followers, de likes j'en passe et des meilleurs. Oui, cette histoire démontre que tout le monde est prêt à se salir les mains au nom de toutes causes, même si c'est au nom de Dieu. Et pour cela, le poids de l'image, le choc des photos, les médias, les réseaux sociaux, l'aire de l'ultra-communication et donc de l'ultra manipulation. Triste monde, qui tel St Thomas, croit à tout ce qu'il voit sans réfléchir plus loin que le bout de son nez, de son âme, de son esprit, sans user de sa liberté de réflexion, de pensée et de croyance.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 15 Août 2017

Témoignage - Editions Pocket - 264 pages - 6.60 €

 

Parution en mai 2014

 

L'histoire : James est un trentenaire londonien, en cours de réinsertion après des années d'errance et de drogue. Un soir, il trouve un chat errant en piteux état dans son immeuble. Ce chat, qu'il nomme vite Bob, semble être là pour lui et James sera là pour lui. En effet, Bob reste accroché à son sauveur. James, avec ses maigres économies le soignera et le remettra sur pattes, avant de décider d'en devenir le propriétaire officiel en le puçant. Et c'est une formidable amitié qui naît entre ces deux êtres inséparables et le bouleversant récit de deux sauvetages : quand l'humain et l'animal se sauve mutuellement !

 

 

Tentation : Quelle question !

Fournisseur : Ma CB !

 

 

Mon humble avis : Comme vous pouvez vous en douter, j'ai adoré cette histoire, qui m'a émue, bouleversée et rappelé quelques souvenirs.

Je préfère vous prévenir, si vous chercher une grande oeuvre littéraire, passez votre chemin, car le style, celui de James Bowen, ex SDF n'a rien d'extraordinaire et est même parfois assez répétitif. Mais ce n'est pas cela qui importe ici. Un chat des rues nommés Bob est un formidable témoignage, pas à pas, de la sortie d'un enfer, grâce à la rencontre d'un animal. James Bowen est un ancien toxico encore sous méthadone, il est suivi par des services médico-sociaux pour se réinsérer. Mais jusqu'à la rencontre de Bob, il était vraiment sur le fil, sans doute en manque de motivation et de responsabilité. Car dès lors que James prend Bob sous son aile, il réalise qu'il est responsable de lui et il fera toujours passer le bien être de Bob avant le sien. Plus aucune envie d'héroïne, Bob est son héros ! 

La complicité qui s'installe entre James et Bob est inouïe et ferait bien pâlir d'envie moult propriétaires de chat. Bob suit et accompagne James partout, même sur son lieu de travail un peu particulier : James est chanteur des rues à Covent Garden, puis vendeur de journaux, toujours à Covent Garden puis dans d'autres quartiers. Et Bob transforme l'opinion des Londoniens envers James. Lui qui jusqu'alors était "transparent" aux yeux des autres, ne peut plus faire vingt mètres dans la rue sans être accosté lorsqu'il porte Bob sur ses épaules. Dans Covent Garden, c'est même tout un fan club qui se crée autour de Bob et son maître. Et petit à petit, à l'insu de James, Bob deviendra, via les réseaux sociaux, un chat extrêmement célèbre de par le monde, comme en témoigne de nombreux touristes espagnols, japonais, Brésilien qui reconnaîtront Bob dans la rue.

Bien sûr, dans cette histoire, il y a des moments de frayeurs pires pour moi que dans n'importe quel thriller, à tel point que j'ai passé quelques pages pour m'assurer que tout finissait bien, l'attente m'étant insupportable ! Suite à 2 agressions canines, Bob se sauve et se perd.

James Bowen sont devenus très célèbre. Un livre, un deuxième, des invitations sur des plateaux de télé, des reportages... et si j'ai bien compris, un film est en préparation (sortie en France prévue en novembre 2017

Que du bonheur, l'humain et le chat se portent dorénavant tous les deux à merveilles et sont tous deux sauvés de la rue... Se sont sauvés... Comme mes chats m'ont sauvée quelque part, même si mon cas est bien éloigné et aussi tragique que celui de Bob. En fait, on se sauve en sauvant, en trouvant son âme soeur, sa raison de vivre, même si celle-ci a quatre pattes et une queue, peu importe. Ca dérange qui ?

En dehors de l'histoire de James et Bob, cette histoire est aussi "l'occasion d'aller à la rencontre" des travailleurs des rues, de partager leur quotidien évidemment pas rose, ça on le devine... mais on ignore souvent que les dangers qui les guettes, les jalousies, le petites lois du milieu qu'il vaut mieux ne pas transgresser. Oui, James nous permet un autre regard sur les travailleurs des rues, que l'on nomme souvent "mancheurs" ou pire, clodos...

Un chat des rues est vraiment une histoire qui fait du bien, un hymne à la vie, au bien-être d'un animal de compagnie et à celui de son maître. Oui c'est une histoire ou le bonheur de deux êtres différents dépend de celui de l'autre, et ou chacun est l'ange gardien de l'autre. Magnifique !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers, #Un monde de chat

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Publié le 13 Août 2017

Deuxième partie du reportage photo de ma journée passée à La Graciosa, petite île tout à côté de Lanzarote. Cela fait déjà 2 presque de mois que je suis rentrée de mes super vacances de rando aux Canaries.

La Graciosa, c'est une toute petite ile avec un petit village, des volcans éteints, de grands espaces, des plages... Et même une plage dans un cratère de volcan affaissé ! De la nature, rien que de la nature sauvage ! Le tout, protégé. Bref, un petit paradis sur terre, comme si nous étions loin de tout.

Allez, bonne journée sur cette ile paradisiaque !

Et pour prolonger cette séance de dépaysant bien être, vous pouvez revoir mon premier billet sur la Graciosa ICI

UN DIMANCHE A LANZAROTE, LA GRACIOSA (2/2)
UN DIMANCHE A LANZAROTE, LA GRACIOSA (2/2)
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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages dans les iles

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