Publié le 30 Avril 2017

 

Depuis toujours, me faire manger des fruits et légumes par plaisir relève de l'exploit ou de l'acharnement, ou de la ruse, ou du chantage.

Quand j'étais petite enfant, ma mère me faisait donc un gentil chantage... avec un jeu de récompense type système scolaire... Si je mangeais bien, j'aurais un bon point. Au bout de 10, ce serait une image, puis au bout de 10 encore, ce serait une pochette de crayons de couleurs ou autre.

Je me souviens aussi d'autres chantages, moins rentables pour moi, voire plus menaçants... Si tu n'as pas fini dans 5 mn, je t'en remets le double ! Ou encore, tu n'iras pas voir Cosette à la télé tant que tu n'auras pas fini. Souvent, je devenais la pauvre Cosette seule dans la cuisine, devant un aliment qui me répugnait, alors que ma soeur regardait Cosette sur FR3 à 19h55 !

Bon, après, j'ai tout de même grandi un peu hein ! Et l'on m'a épargné aussi certain cauchemar légumineux. 

Et puis je suis devenue "adulte", j'ai voyagé de par le monde, suis devenue indépendante. Et indépendance = manger ce que l'on veut, donc ce que l'on aime.

Vivant seule, la motivation de cuisiner n'est pas innée ni nécessaire... Si je pouvais me nourrir de "pâtes, beurre, jambon, gruyère", je me régalerais à chaque repas. Et ma saveur préférée, mon régal absolu, mon orgasme culinaire reste tout de même la tartine archi beurrée avec du Benco dessus.

Aussi, j'aime la "mal-bouffe" et préfère manger 10 pizzas que de me rendre dans un resto gastronomique. Et même si j'ai été comme on dit "bien élevée", il y a certains fruits ou légumes pour lesquelles je suis incapable de me comporter en "bien élevée". Aussi, c'est souvent avec une certaine appréhension que je me rends à une invitation à dîner...

Il faut voir les haut-le-coeur que me provoque un simple haricot vert et les grimaces inévitables lorsque je mange certains fruits acides. Bref, je ne supporte ni l'acidité, ni l'amertume et certaines textures me sont juste impossibles à avaler. Imaginez, si je veux manger du raisin, il me faut peler chaque grain de raisin et l'épépiner !

Alors, depuis la nuit des temps, je me contente de pommes (pelées), de bananes, de melon, de tomates (pelée), de concombre, de carottes et de courgettes (mixées en soupe). C'est à peu près tout.

Si l'on ajoute le fait que depuis un an je travaille au Mc Do et y déjeune donc 4 fois par semaine, on peut dire que mes apports alimentaires ne sont vraiment ni terribles, ni bons pour la santé, ni suffisants...

Mais, mais...

 

Depuis 2 semaines, dans mon frigo, mes bacs à fruits et légumes débordent et s'avèrent presque trop petits. Plus de produits dérivés du chocolat de toutes sortes, ou en tout cas, de façon raisonnable, juste du chocolat.

Mercredi, je suis allée faire des courses uniquement parce que j'étais à court de fruits !

 

Dimanche dernier, à 14h00, j'en étais déjà à 7 fruits et légumes différents dans ma journée !

 

Et le tout, en y prenant un plaisir immense, et même en me régalant !

 

A moi l'ananas, les fraises, les kiwis, les poires, les pamplemousses, les citrons, les bananes, le choux fleur, les radis, le maïs, les pommes ! Et j'attends avec impatience la saison du raisin, des pêches, des abricots, des nectarines etc !

 

Mais pourquoi/comment un tel revirement me demanderez-vous ?

Eh bien suite à une visite médicale du travail et un arrêt pour épuisement, j'ai eu comme une certaine prise de conscience, peut-être aussi grâce au temps de "pause" qui m'était accordé.

Et puis mon 45ème anniversaire datait de quelques jours et mes frères et soeurs m'avaient offert un chèque pour m'offrir ce qui me plairait....

Et bien voilà, depuis 10 jours, mon meilleur ami s'appelle Nono, le petit robot, Nono Philips !

Et je suis heureuse de vous le présenter ! Voici mon super Blender !

 

A moi les bonnes soupes faites maison (mais rapidement), avec un délicieux aspect velouté !

A moi les smoothies où je fais des mélanges de fruits divers et variés, où le sucre contenu naturellement dans l'un camoufle l'acidité de l'autre !

Adieu les textures qui me révulsent ! Je mixe, je mélange, je fais moi-même, je me régale ! Certes, cela reste un moyen assez puéril de se nourrir (le côté purée/compote/mixé), mais qu'importe les moyens, ce sont les résultats qui comptent !

Et puis, dans cette nouvelle alimentation, je réponds à des idées qui font de plus en plus leur chemin en moi. Je mange plus sain, j'évite ainsi les sucres ajoutés, les conservateurs, les exhausteurs de goût et tous les produits chimiques dont on découvre de plus en plus qu'ils composent en partie les produits alimentaires transformés que l'on nous vend.

Et, aussi, à mon petit niveau, je limite ma production de déchets types plastiques emballages etc. 

 

Allez, vive les fruits et légumes, vive les smoothies et santé !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Actions Réactions Humeur Humour

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Publié le 27 Avril 2017

Récit de Voyages - Editions du Trésor - 218 pages - 17 €

 

Parution le 9 mars 2017

 

Le sujet : Ce sont des chroniques de montagne, venues des plus lointains au plus proches souvenirs de Jean-Michel Asselin. Vous saurez tout ou presque sur les alpinistes des plus hauts sommets du monde, depuis les banalités de leur quotidien, en passant par leurs contradictions, leurs peurs, leurs émerveillements... Et sur ce curieux concept qu'est le bonheur en montagne...

Vous ne le saviez pas, mais oui, l'on peut rater un sommet à cause d'une chaussette !

 

Tentation : Voir plus bas dans mon avis

Fournisseur : Ma CB !

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Jean-Michel Asselin, je l'ai rencontré il y a dix-sept ans (déjà !), dans son environnement préféré : les montagnes Népalaises ! Nous avons passé 10 jours ensemble. L'objectif, le Camp de Base de l'Annapurna. A l'époque, nous étions 10 agents de voyages Nouvelles-Frontières à avoir gagné ce trek après moult sélections : quizz culture-rando, chiffre d'affaire ventes de voyages rando et course d'orientation à Chamonix ! Je faisais fièrement partie des 10 finalistes sur plus de 200 participants. Lors de ce voyage collectif, nous accompagnait un cameraman et un journaliste montagne : Jean-Michel Asselin ! Voilà, pour la petite histoire !

Alors, on ne vit pas au sommet, bien sûr, parce qu'il faut redescendre ! Par ce que la vie n'est pas vivable là-haut, et puis qu'un sommet n'est gagné que si l'on en redescend vivant !

Dans ces pages, Jean-Michel Asselin nous emmène sur les sommets, et dans les vallées des 4 coins du monde. Mais ce n'est un secret pour personne, ses montagnes "soeurs", ce sont celles de l'Himalaya au Népal/Tibet et notamment, l'Everest. L'Everest qui s'est toujours refusé à lui, malgré plusieurs tentatives. Dont une dernière avortée à 100 mètres de l'arrivée... je sais pourquoi, il me l'a raconté : ses yeux commençaient à geler.

Quatre coins du monde et quatre parties dans cet ouvrage. Les (Més)aventures himalayennes, les cimes des quatre coins du monde, petites considérations philosophiques au sommet puis dans un genre différent, car point d'escalade, les paysages libres de la Palestine.

Toutes ces chroniques forment des chapitres très courts, très agréables à lire, divertissants, instructifs. Elles sont tantôt anecdotiques, amusantes, tantôt propices à la réflexion et l'introspection, tantôt tragiques, tantôt techniques. Nul besoin d'être fana de montagnes ou tête brûlée pour les apprécier. Non, il faut juste envie de découvrir un homme, l'auteur, ce qui le constitue. Un homme mais aussi des hommes (et femmes), tant dans cet univers les rencontres sont nombreuses et les amitiés à la vie à la mort. Chacun pourra savourer cette "plongée" dans les hauteurs... Soit pour y retourner confortablement installé dans son canap' et se remémorer des souvenirs, soit parce cela paraît pour la plupart un monde inatteignable, mystérieux, fou...

Quoiqu'il en soit, ces pages permettent d'appréhender ses hommes et femmes qui passent le plus clair de leur vie accrochés à des piolets, et qui parfois, font l'Histoire : en ouvrant une nouvelle voie, en atteignant un sommet jamais gravi, en nommant un sommet (et oui, en vrai, l'Everest ne s'est pas toujours appelé ainsi !). Quelles sont leurs peurs, leur motivation; leur quotidien là-haut ou en bas, dans la vraie vie. Comment fait-on l'amour à 7 000 mètres d'altitude et par moins X degrés, le yéti existe-il, que mange-t-on au sommet, la reconversion des alpinistes, les trésors historiques inexploités de Palestine, pour cause d'occupation par les colonies, le choix de la survie, donc de l'échec, les succès, les grands et les petits bonheurs des amoureux de la verticalité !

Voilà tout ce que vous apprendrez ou vivrez en lisant "On ne vit pas au Sommet", même si ma petite liste est loin d'être exhaustive !

Et si vous vous demandez quelle est la montagne la plus belle du monde, la réponse est simple : celle que vous êtes en train de grimper ! Il va s'en dire que la montagne est un symbole et une métaphore par excellence. Une "montagne" peut-être une aventure, une décision, un amour, un travail, une passion quelle qu'elle soit, une naissance, un projet, une épreuve. Bref, tout ce qui fait grimper/grandir, qui demande un effort, un investissement de soi et qui comporte une notion de succès, d'aboutissement. La plus belle montagne, celle que l'on est en train de grimper, c'est aussi et surtout le présent. Profiter du présent, en usant des leçons du passé. Voilà la leçon de la montagne !

 

 

Levé de soleil sur l'Annapurna I en décembre 2005

Levé de soleil sur l'Annapurna I en décembre 2005

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 25 Avril 2017

Sous le même toit : Affiche

Film de Dominique Farrugia

Avec Gilles Lellouche, Louise Bourgoin, Manu Payet

 

Synopsis : Delphine et Yvan divorcent. Alors que sa situation financière ne lui permet pas de retrouver un domicile, Yvan se rappelle qu'il détient 20% de la maison de son ex-femme. Il revient alors vivre chez Delphine, dans ses 20%. Les deux ex vont découvrir les joies de la colocation forcée...

 

 

 

Mon humble avis : Une petite comédie qui fait grand-bruit pour pas grand-chose en fait. La séance de cinéma n'est pas désagréable, elle divertit et muscle très légèrement les zygomatique, mais n'apporte rien de bien nouveau. Quelques dialogues font mouche quand d'autres se noient dans la vase, les situations paraissent parfois répétitives et il m'a semblé que tous les poncifs sur le divorce y passaient.

Personnellement, le personnage joué par Gilles Lellouche m'a agacée par son immaturité et son inconséquence, et puis il flirte par moment avec une vulgarité assez gratuite et inutile. Mais bon, ça c'est perso !

Le récit en flash back lors d'un mariage n'apporte rien si ce n'est quelques longueurs et coupures de rythme, et ne semble là que pour combler le manque d'idées des scénaristes et aboutir à un film d'une heure trente.

Dommage que le film n'exploite pas deux sujets qu'il ne fait qu'effleurer : la précarité et le harcèlement à l'école. Le film aurait gagné en intérêt et profondeur. Mais non.

Bon les acteurs sont sympatoches et font de leur mieux, mais au résultat, on a un vraiment une comédie qui ne casse pas trois pattes à un canard ! A vous de voir, pour vous changer les idées. Mais à éviter si vous êtes concernés par un divorce, évidemment, cela ne sera alors pas très distrayant !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Avril 2017

Allez, der des der de mes photos minorquines ! Prises en noir et blanc sur place, ou pour certaines, en Color Splash (Quand on ne garde qu'une couleur, le vert par exemple, ou le bleu). Vive le numérique !

Certaines photos sont aussi on ne peut plus expérimentales, pour le fun et souvent le noir et blanc est l'occasion de se rendre compte que la nature est une artiste par elle-même, au-delà des couleurs !

Bon dimanche à tous...

La prochaine fois, je vous emmène... et bien je ne sais pas encore, j'ai encore des paquets d'archives photos plus ou moins récentes, d'un bout du monde of course, à exploiter !

UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
Dans une grotte !

Dans une grotte !

En fonction du flash ou du pas flash et de l'orientation du chapeau, le résultat n'est pas le même !

En fonction du flash ou du pas flash et de l'orientation du chapeau, le résultat n'est pas le même !

UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
UN DIMANCHE A MINORQUE EN NOIR ET BLANC !
En mode selfie, "noirisées" en sur mon ordi, ça atténue les rides !

En mode selfie, "noirisées" en sur mon ordi, ça atténue les rides !

Euh, l'écume de nuit ! Hum hum ! Remarque, je suis fière de mon expression VS "L'écume des jours" ! Haha !

Euh, l'écume de nuit ! Hum hum ! Remarque, je suis fière de mon expression VS "L'écume des jours" ! Haha !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 19 Avril 2017

BD - Editions Futuropolis - 120 pages - 19 €

 

Parution en mai 2014

 

Le sujet : Suite à de nombreuses rencontre avec Abdesslem, les deux auteurs dressent le portrait de l'ancien tirailleur Marocain âgé maintenant de 80 ans. C'est donc l'histoire de son enrôlement quasiment de force dans l'armée française en 1939 à l'âge de 17 ans, les deux guerres qu'il a fait pour la France (39-45 et l'Indochine), son retour au pays, puis sa retraite forcée en France pour pouvoir percevoir sa retraite militaire.

 

Tentation : Le pitch et les dessins

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : Encore une BD magnifique et tellement utile, voire nécessaire. Nécessaire pour que ne tombent pas dans l'oubli ces hommes marocains, algériens, tunisiens, sénégalais... Ces hommes des anciennes colonies françaises qui ont été enrôlés plus ou moins de force dans l'armée Française à l'occasion de la guerre 39-45. Et qui se sont battus pour libérer la France, tout en étant traités comme des moins que rien, puis oubliés ou presque. Remis à jour parfois par un discours politique lors d'une commémoration et que l'on appelle : les Harkis

Cette BD alterne souvenirs racontés par Abdesslem lui-même, et des passages narrés par les auteurs. Il y a la jeunesse d'Abdesslem dans les montagnes marocaines, où il était berger auprès de sa famille. Lors d'un de ses passages en villes, alors qu'il accompagne un ami qui veut entrer dans l'armée Française, celle-ci le met de force, sans explication aucune, dans un camion... Quelques mois plus tard, le voilà sur le front en France. Lors de la débâcle, ces soldats maghrébins sont abandonnés par leurs officiers qui leur conseillent de rejoindre Marseille à pied, en marchant toujours vers le sud. Puis il y a l'arrestation par les Allemands et l'enfermement dans un Frontstalag, un camp réservé aux prisonniers de couleur sur le sol français, pour éviter que ces derniers n'altèrent la race aryenne d'une façon ou d'une autre. Ensuite, c'est le front italien, où ces tirailleurs sont chargés d'ouvrir une voie qu'aucune autre armée ne pourrait ouvrir. Je vous laisse imaginer les conditions de combat, accompagnées de malnutrition etc... Et quelques années plus tard, la guerre d'Indochine...

En tout pour Abdesslem, 13 années au service de l'armée Française, la promesse d'une pension de guerre jamais tenue et un droit à une petite retraite. Mais pour la percevoir, Abdesslem est obligé de vivre neuf mois par an en France. Il vieillit donc seul 9 mois par an, loin des siens, à Dreux, dans un foyer social que l'on appelait avant les foyers "Sonacotra". Sept mètres carrés et des années d'ennuis, alors qu'Abdelssem ne rêvent que de ses montagnes marocaines. Mais sa petite retraite est nécessaire pour faire vivre sa famille. Bref, on ne peut être que révolté par une telle aberration de système, une fois de plus.

Bref, Le tirailleur est un superbe album qui sonne tellement juste. Il prend aux tripes, est instructif à souhait, remet les choses souvent ignorées à leur place et l'Histoire en mémoire.

Par dessus-tout, il est illustré de splendides planches de dessins, sans doute réalisés aux crayons de couleurs et au pastel gras. Même si beaucoup de dessins sont sombres pour bien représenter l'enfer du combat, ils sont très réussis et très parlants. Dessins et textes sont vraiment respectueux de l'homme et de son histoire.

A la fin de l'album, l'un des auteurs part au Maroc passer quelques jours chez Abdesslem, puisque celui-ci a finalement renoncé à sa retraite pour rejoindre les siens. C'est donc une nouvelle rencontre, d'autres témoignages aussi et l'occasion d'un reportage photos sur l'environnement du Tirailleur.

Superbe, essentiel, très fort, puissant, incontournable album !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 17 Avril 2017

Corporate : Affiche

Film de Nicolas Silhol

Avec Céline Sallette, Lambert Wilson, Stéphane De Groodt, Violaine Fumeau

 

Synopsis : Emilie Tesson-Hansen est une jeune et brillante responsable des Ressources Humaines, une « killeuse ». Suite à un drame dans son entreprise, une enquête est ouverte. Elle se retrouve en première ligne. Elle doit faire face à la pression de l’inspectrice du travail, mais aussi à sa hiérarchie qui menace de se retourner contre elle. Emilie est bien décidée à sauver sa peau. Jusqu’où restera-t-elle corporate ?

 

 

CMon humble avis : Ce film met parfaitement en scène ce que je déteste le plus dans le monde (A part la guerre, il va de soi). Ce qui fait que tant qu'elle ne changera pas dans l'âme, notre société n'ira pas mieux, quelques soient le pouvoir d'achat, les perturbateurs endocriniens, la sécurité routière ou autre.

Le monde de l'entreprise où il n'y a plus de valeurs morales, ou tout n'est que jeunisme, profit, rentabilité, pro-activisme, "corporate". L'Entreprise qui, bien à l'abri dans ces bureaux et ses visio-conférence, pratique un terrorisme vicieux. Puisque ces pratiques dénoncées ici ne sont que cela, du terrorisme camouflé, sans bombe ni cri de guerre. Ce terrorisme qui pressurise, qui déshumanise, qui broie, qui pousse à bout, qui fait tout pour que ce soit l'employé qui démissionne pour ainsi ne pas avoir à verser d'indemnités de départ après des années et des années de bons et loyaux services.

Dans ce film, Emilie, RH trentenaire, a été recrutée dans une multinationale juste pour cela : pour aller au bout du projet A16, à savoir pousser au départ "volontaire" les salariés qui ne sont plus assez rentables, ou plus assez corporate ! Sauf qu'ici, avec l'un de ses salariés, cela finit par un suicide... et donc des enquêtes, notamment par l'inspection du travail...

Ensuite, la question pour Emilie est de savoir si elle reste "corporate" et sauve ainsi sa peau et sa carrière, ou si elle dénonce ce système dont elle est partie-prenante. Quoiqu'il en soit, il est clair qu'elle se "réveille", prend conscience qu'elle n'est même plus elle-même dans ce travail où elle ne respecte même pas ses propres valeurs morales. On sent parfaitement ce dilemme pour Emilie : "trahir l'entreprise en parlant" ou se trahir elle-même en restant silencieuse.

Ce premier film, sur un sujet délicat est parfaitement réussi. Il se regarde autant comme un thriller psychologique, tant la tension monte, qu'un drame on ne peut plus contemporain. Il est interprété à merveille par Lambert Wilson (ce n'est plus un surprise) et surtout, par Céline Sallette, que je ne connaissais pas, et qui se trouve être à mes yeux une véritable révélation. N'oublions pas aussi Violaine Fumeau,formidable inspectrice du travail, qui donne à voir ce qu'est vraiment l'inspection du travail, cette espèce de mère Fouettard si méconnue, si craint...alors que...

Dommage que le cinéma ne change pas vraiment le monde et que le plus souvent, ceux qui vont voir ce genre de film sont le plus souvent déjà convaincus du message qu'il délivre. Car si le cinéma changeait vraiment le monde et chaque spectateur, nous vivrions dans un monde magnifique, ou presque !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Avril 2017

Résultat de recherche d'images pour "3 femmes puissantes livre audio"Roman - Editions Audible/Gallimard - 9h15 d'écoute - 28.40 €

 

Parution d'origine en 2009 (Existe aussi en format poche)

L'histoire : Trois récits, trois femmes qui disent non. Elles s'appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec une obstination méthodique et incompréhensible. 

 

 

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Alors, comment évoquer cette oeuvre couronnée du Prix Goncourt 2009, qui malgré quelques qualités, ne m'a pas franchement séduite ?

Pour être honnête, je pense qu'en lecture papier, j'aurais sans doute abandonné le livre. Mais en lecture audio, comme je me baladais en même temps, le fait de ne pas toujours accrocher m'importait moins. Et pourtant, la lecture en elle-même, par Dominique Blanc est certes très claire, mais assez académique, donc n'aide pas à l'accroche non plus. Mais c'est aussi la nature du texte qui impose ce style de lecture. Donc bref...

Trois histoires, trois portraits de femmes africaines, en France ou en Afrique.

Norah, la première, est rappelée au pays par un père acariâtre pour défendre son frère, emprisonnée pour meurtre. Norah est avocate. Pour elle, retrouver sa dignité sera de d'affronter et de dépasser la tyrannie psychologique de son père, tyrannie et humiliations qu'elle a toujours subies. Ce portrait n'est pas inintéressant mais s'arrête là où il pourrait devenir captivant.

La deuxième, c'est Fanta. Elle a épousé un français. C'est tout ce que j'ai compris de son histoire qui m'a semblé être plus celle de son mari et qui m'a franchement barbée.

Khady Demba est la troisième. Tout juste veuve, elle est envoyée sur la route pour l'Europe par sa belle-famille qui fait d'elle une candidate à l'immigration clandestine dans l'espoir de recevoir de l'argent en retour. Cette histoire-là, tragique m'a plus touchée que les deux autres et s'est même révélée intéressante, nous livrant ainsi le parcours du combattant de ces hommes et ces femmes avant de parvenir devant les barbelés espagnol.

Mais que de longueurs dans tout cela, que de répétitions !

Par contre, il faut avouer que la langue, l'écriture, le styles sont vraiment magnifiques. Et c'est plaisant d'écouter un si joli Français. Les secrets se découvrent progressivement, tout comme les lieux, que l'on devine grâce à quelques indices mais qui ne sont cités qu'en milieu d'histoire. Mais le descriptif des émotions fut aussi beaucoup trop présent et détaillé pour moi.

Je retiendrai donc une belle plume, mais rien de plus, ce qui fait que je ne pense pas relire cette auteure. Il semble que ces écrits ne soient pas pour moi !

 

free-road-trip-games-audio-book

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 12 Avril 2017

Roman - Editions Livre de Poche - 434 pages - 6.60 €

 

Parution d'origine en 1960

L'histoire : Alabama, sud des Etats-Unis, dans les années 1930. Atticus élève seul ses deux enfants, Jem et Scout à Maycomb. Avocat blanc, il est commis d'office pour défendre un noir accusé de viol sur une jeune femme blanche.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Et voilà, je me suis plongée dans un grand classique de la littérature américaine, prix Pulitzer 1961 ! Et quelle plongée ! J'ai adoré ce roman. Maintenant, pas facile d'écrire dessus, vu que tout a été dit sur "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" depuis 57 ans ! Et qu'en plus, il est étudié US en classe donc décortiqué par des spécialistes !

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est paru aux Etats-Unis en 1960, en pleine période de lutte pour les droits civiques des afro-américains. Le roman est clairement un fer de lance antiségrégationniste et peut et doit être lu par tout le monde, depuis l'adolescent jusqu'aux retraités !

Ce roman nous ramène dans le sud des Etats-Unis dans les années 30. Il est intéressant de vivre trois années dans cette bourgade de Maycomb, les us et les coutumes de l'époque. Avec les noirs qui vivent à côté des blancs et non avec. Dans ce coin, les blancs sont des chrétiens "bien-pensants" racistes on ne peut plus primaires.

Trois années...C 'est ce que nous raconte Jean Louise, alias Scout. Autour d'elle, gravite Atticus, son père très intègre, Calpurnia la cuisinière noire qui fait partie de famille, Jem son frère année, Dill le petit voisin qui étrangement n'est là que pour les vacances d'été, les voisins et voisinent qui cancanent pour le meilleur et pour le pire, l'école, le Shérif Tate, le juge Taylor, Boo, le voisin invisible. La jeune Scout, âgée de 7 ans au début de l'histoire, porte un regard ouvert, interrogateur, vivant, tantôt mature tantôt enfantin sur son monde. Toutes les questions de l'enfance y passent dans un régal d'intelligence de la part d'Harper Lee pour le lecteur.

J'ai beaucoup aimé les liens qui l'unissent à son frère, à Calpurnia, mais surtout envers son père, Atticus. L'éducation que celui-ci donne à ses enfants, les dialogues qui en naissent sont en total contre-courant avec l'époque et la région. Fermeté, empathie, bonté et bienveillance, voilà l'environnement de Scout et Jem.

Et puis voilà Atticus, avocat commis d'office pour défendre Tom, noir, accusé du viol d'une jeune blanche. C'est tout le climat de la ville qui change, la peur, les regards, les menaces... Et cela se répercute sur les enfants. Quant au procès, en tant que lectrice, je l'ai lu en apnée, dans un mélange d'admiration pour la plaidoirie d'Atticus et d'effroi devant cette justice rendue par des hommes qui n'osent pas se regarder dans un miroir...

La rythme est assez lent mais il y a comme quelque chose d'envoûtant dans ce roman. Oui, il y a de la magie dedans. Sans doute due au formidable voyage en enfance racontée par Scout, une traversée de l'enfance en fait, car Scout remarque elle-même qu'elle grandit, qu'elle murit et à la fin de l'histoire, après tout ce qu'elle y a vécu, elle sent bien que l'enfance, pour elle est terminée... Sans doute avec la fin brutale de l'innocence, la prise de conscience de la bêtise humaine, des conséquences de l'injustice etc.

Enfin et surtout, c'est l'écriture magnifique, soignée à souhait mais jamais ampoulée, emprunte d'humour d'Harper Lee qui fait aussi le succès mérité de ce roman. Le coup de maître d'Harper Lee est de faire de Scout la narratrice... sauf que lorsqu'elle raconte, Scout n'est plus une enfant. Elle se souvient de ses joies et de ses peurs d'enfants, mais avec un style d'adulte, ce qui permet ainsi un langage qui ne soit pas lassant ni basique, et qui s'adresse à tous.

Je comprends vraiment que le succès de "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" traverse les décennies, car pour ma part, je ne suis pas prête d'oublier de sitôt cette histoire et ses personnages si attachants, qui pour la plus part, gardent bien des mystères, même après le dénouement.

 

PS : A savoir... Il règne autour d'Harper Lee un certain mystère, comme le mystère qui entoure des auteurs comme Salinger. Malgré le succès international de ce premier roman, la romancière mit plus de cinquante ans à en publier un deuxième "Va et poste un sentinelle" en 2015 (que je viens d'acheter !). Elle est décédée l'année dernière, en février 2016.

 

 

 

Chez Antigone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 9 Avril 2017

Hello la compagnie,

En ce dimanche presque estival, je vous propose, un petit moment (post ou pré balade pour profiter du beau temps), avec mes 3 loulous : Aya, Tsingy et Praslin. 

Praslin a déjà 11 mois, il devient un grand garçon, enfin, il reste très bébé dans son envie constante de jouer !

Toute la petite troupe se porte à merveille !

Bon dimanche !

PS : Mes photos ne sont toujours pas dans l'ordre chronologique. Aussi, Praslin ne passe pas son temps à rapetisser puis à regrandir !

Aya !

Aya !

UN DIMANCHE A CROQUETTES !
Praslin ! A un certain stade de la croissance du chaton, j'ai remarqué que les oreilles grandissent plus vite que le reste du corps ! Mais cela s'équilibre ensuite !

Praslin ! A un certain stade de la croissance du chaton, j'ai remarqué que les oreilles grandissent plus vite que le reste du corps ! Mais cela s'équilibre ensuite !

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Praslin !

Praslin !

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Praslin !

Praslin !

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Praslin !

Praslin !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 7 Avril 2017

BD - Editions Dargaud - 64 pages /tome - 11.99 €/tome

 

Parution du 1er tome en 2014

 

L'histoire : Pierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, amis d'enfance, ont bien compris que vieillir est le seul moyen connu de ne pas mourir. Quitte à traîner encore un peu ici-bas, ils sont bien déterminés à le faire avec style : un oeil tourné vers un passé qui fout le camp, l'autre qui scrute un avenir de plus en plus incertain, un pied dans la tombe et la main sur le coeur. Une comédie sociale aux parfums de lutte des classes et de choc des générations, qui commence sur les chapeaux de roues par un road-movie vers la Toscane, au cours duquel Antoine va tenter de montrer qu'il n'y a pas d'âge pour commettre un crime passionnel.

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : C'est à "l'occasion" de l'enterrement de Lucette, l'épouse d'Antoine, que celui-ci retrouve ses vieux (dans tous les sens du terme) amis : Pierrot et Mimile. Ils sont tous septuagénaires

Antoine, c'est l'ancien syndicaliste. Pierrot, ancien syndicaliste aussi, nouvellement anarchiste, s'amuse à perpétrer des "attentats gériatriques" avec son collectif "ni yeux ni maître". Mimile, c'est l'ancien baroudeur du pacifique. Tous 3 sont tour à tour irrévérencieux, révoltés, fatigués, égoïstes mais finalement, toujours la main sur le coeur et prêts à traverser la France par amitié !

Et puis il y a Sophie la marionnettiste, la petite-- fille d'Antoine et bientôt Juliette, l'arrière- petite- fille d'Antoine. Et autour de ce petit monde, une multitude de personnage secondaire tous plus hilarants les uns que les autres.

Nous suivons ce quatuor insolite sur trois tomes plein de rebondissements, de révélation, d'action pour "la cause", de secrets, de coups de main, de coups de gueule et de coups de coeur. Mais le fil rouge des 3 tomes restent toujours l'amitié !

Ce triptyque est pour moi un énorme coup de coeur. J'ai rarement lu de BD aussi bien construite, avec des personnages aussi bien croqués et approfondis (bien entendu, en 3 tomes, c'est un peu plus facile qu'en un seul tome), mais tout de même ! Chapeau.

Le lecteur oscille entre rires et émotions. C'est qu'il y a un sacré humour dans cette histoire, tant dans les dessins (avec des détails truculents si l'on prend le temps de bien regarder), que dans les textes ou encore, dans les péripéties de nos trois papis ! Et puis l'émotion oui, devant les épreuves de la vie, où lors des souvenirs de celle-ci.

Ce qui est génial aussi dans "Les vieux fourneaux", c'est le nombre de sujets exploités et ce, toujours à bon escient. Allez, en vrac, quelques-uns d'entre eux : le deuil, la vieillesse, la monoparentalité, le syndicalisme, l'anarchie, la société de consommation, le détournement d'argent, le désoeuvrement des jeunes sitôt qu'ils ne sont plus connectés, les jeunes qui confondent jeux vidéo et réalité, l'amour, l'adultère; la délocalisation des emplois, les jeunes vus par les vieux, les vieux vus par les jeunes, les amours ratés de la jeunesse, et même les conséquences de la "collaboration" lors de la guerre 39-45. Enfin mais surtout : la diversité des baguettes chez le boulanger ! Ah, qu'est-ce que j'ai ri à de multiples occasions... le tout, dans une ambiance bon enfant !

Tous ces sujets mettent les personnages devant leurs ambiguïtés, leurs forces et leurs faiblesses, leur fierté et leur honte cachée, leur avenir et leur passé, le tout, les deux pieds bien plantés dans le présent.

Les auteurs Lupano et Cauuet ont vraiment eu une chouette et audacieuse idée de faire de ces 3 septuagénaires des héros de bande-dessinée. Au fil de situations très cocasses, c'est un portrait satyrique, sans complaisance et très drôle de notre société actuelle ! INCONTOURNABLE !

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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