Publié le 7 Février 2017

Afficher l'image d'origineBD - Le Lombard Editions - 128 pages - 17.95 €

 

Parution en janvier 2015

Le sujet : Chili 1973. Carmen Castillo et son mari font partie du cercle des proches du Président Allende. Suite au coup d'état du Général Pinochet, ils décident d'entrer en résistance. Installée aujourd'hui en France, elle a fait le récit de son histoire à Maximilien Le Roy, une histoire de clandestinité, d'angoisse, de torture, de loyauté sans faille… Une histoire de vaincus. Un histoire de héros.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : Dans ma petite culture, au Chili, Allende, c'était le gentil, et Pinochet, le méchant putchtichste et dictateur, le tout, dans les années 70. C'était bien léger comme connaissances. Avec cet album Vaincus mais vivants, j'en sais maintenant beaucoup plus, ne reste qu'à le retenir ;)

Vaincus mais vivants est un très bel album, très intéressant et enrichissant culturellement, historiquement. Ce sont ces critères qui me bottent vraiment dans mes découvertes BD. Je pense que les textes courts et les images m'aident à imprimer plus facilement ce que j'apprends dans ma mémoire.

Un avant-propos décrit la genèse de cette BD : entre autre, la rencontre de Maxilien Le Roy avec la résistante révolutionnaire chilienne Carmen Castillo et l'écrivain français Régis Debray, qui participa aux événements d'alors. Une postface propose un entretien avec Carmen Castillo et donne des nouvelles des quelques protagonistes survivants.

Entre les deux, c'est l'Histoire qui se déroule sous les yeux du lecteur. L'histoire du Chili au coeur de celle de l'Amérique Latine et de Cuba, l'ombre du Che planant autour. Dans l'album, ça commence en 1962. Carmen Castillo, étudiante, rencontre Beatriz Allende, fille du futur président. La jeunesse militante veut  se débarrasser de la classe possédante et dans cet album, cela donne lieu à d'intéressantes réflexions sur les autres formes de luttes et les moyens de donner le pouvoir au peuple. En 1965, le MIR (Mouvement de la Gauche Révolutionnaire) est créé, il ne sera dissolu réellement qu'en 1989. 

En septembre 1970, le médecin Salvador Allende gagne le pouvoir par les urnes, le Chili devient une démocratie socialiste... Ce qui ne plait pas à tout le monde. Le 11 septembre 1973, Allende se suicide, juste après une dernière allocution radio, et juste avant que les putchistes de Pinochet n'envahissent La Moneda, le palais présidentiel.

Carmen, Andres Pascal, Miguel Enriquez (le plus célèbre résistant chilien) et les autres entrent en clandestinité... Beaucoup seront arrêtés, certains parleront sous la torture, d'autres non... Bref, c'est tout ce pan d'Histoire que Vaincus mais vivants expose, depuis la formation du MIR, jusqu'à l'exil et le retour au pays, des années plus tard. Forcément, on ressort de ces pages moins ignare.

Trois mini bémols : les allers et retours dans le temps et la difficulté que j'ai eue au début à reconnaître les personnages, ceux-ci n'étant pas réellement introduits. Et les ombres sur les visages, ombres qui m'ont parues un peu aléatoires...

 

Passionnant et glaçant, évidemment.

 

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Du même auteur sur ce blog : La nuit, la liberté nous écoute

 

 

En découdre avec l'amnésie s'avère une victoire, aussi modeste soit-elle : qui transmet, munit l'avenir - La mémoire n'est pas un devoir mais un levier

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 5 Février 2017

Afficher l'image d'origineThriller - Editions Pocket - 515 pages - 7.40 €

 

Parution d'origine en 2002

 

L'histoire : Leland Beaumont est mort il y a un an. L'inspecteur Joshua Brolin est bien placé pour le savoir, puisque c'est lui qui lui a tiré une balle dans la tête alors que le boureau de Portland s'apprêtait à faire de Juliette son énième victime.

Et pourtant, à Portland, on retrouve un corps puis un 2ème atrocement mutilé avec la signature propre à Beaumont, signature connue de lui seul et de la police.

Un serial killer peut il revenir d'outre-tombe ? Non... Mais c'est une terrible enquête pour Joshua, qui se frottera à l'âme du mal.

 

 

 

Tentation : Envie d'un bon thriller !

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

Mon humble avis : Eté 2006... Je me souviens encore... l'été où je découvris Maxime Chattam et où je passais quelques nuits presque blanches tant j'étais happée par "In Tenebris", puis "Maléfices" acheté sitôt le premier achevé. J'ignorais alors que ces titres appartenaient à une trilogie, dont le premier tome est "L'âme du mal". Titre qui dors dans ma PAL depuis que j'ai ouvert ce blog, blog qui a élargi ma curiosité littéraire et m'a éloignée de certains de mes auteurs que je considérais comme fétiches et valeurs sûres.

Et comme j'ai décidé en 2017 de vraiment m'atteler à piocher dans les centaines de livres qui patientent chez moi.... me voilà à me plonger dans "L'âme du mal", toute excitée à l'avance.

Et là, patatras ! Déception, agacement quasiment à chaque page. Que se passe-t-il ? Soit je suis devenue plus avisée et plus difficile dans l'appréciation de mes lectures en 11 ans. Soit, il y a un réel "problème" dans ce thriller. Un peu des deux sans doute.

L'âme du mal est le premier roman publié de Maxime Chattam, et en fait, je pense que c'est là que le bât blesse. On sent énormément le côté débutant et la jeunesse de l'auteur, âgé alors de 25 ans. Bon, je reconnais qu'écrire une telle histoire, qui tient relativement la route, à cet âge-là est une belle promesse pour l'avenir. Mais quand on lit "L'âme du mal" on a envie d'annoter la copie par un "peu vraiment mieux faire".

515 pages.... Si l'on ôtait les constatations climatiques, météorologiques, culinaires, vestimentaires, morphologique, capillaires, routières, automobiles sans importance, et bien le roman ne contiendrait plus que 350 pages. Oh, ce serait merveilleux, car alors, on serait vraiment dans un thriller rythmé, qui tient vraiment en haleine et qui fait froid dans le dos. Mais non, toutes ses descriptions cassent le rythme, sont très répétitives et surtout, écrites dans un style proche de la mièvrerie (Ex : Le soleil tombait tranquillement au loin, tirant le voile du jour à sa suite jusqu'à ce que des étoiles se mettent à briller dans le froid limpide des cieux" !!!)

Ensuite, on ressent vraiment l'impression que l'âme du mal est le prétexte pour étaler toutes les connaissances acquises (pour la bonne cause) par Maxime Chattam en : criminologie, balistique, médecine légale, profilage, police scientifique etc. C'est presque un mode d'emploi de la police moderne de A à Z pour tout apprenti auteur qui n'aurait alors plus à se coltiner des heures de recherche, tout y est. Du coup, c'est long et inutile. Franchement, peu m'importe le fonctionnement de telle lampe ou tel logiciel etc, pourvu que la lampe éclaire et que le logiciel délivre ses réponses, et surtout, que l'enquête avance. Donc, l'on pourrait aboutir à un roman de 300 pages.

Enfin, il y a la romance entre Juliette et Joshua. Pourquoi pas ? Mais les réflexions intimes et incessantes de Juliette (suis-je amoureuse ? qu'est-ce que l'amour ? m'aime-t-il ? que suis-je pour lui ? Notre relation est-elle fondée sur une bonne base ? etc) n'ont pour moi rien à faire dans un thriller de cette trempe, puisque nous ne sommes pas dans un thriller psychologique à ambiance, mais bien dans un bouquin où les corps mutilés s'additionnent.

Tout cela, c'est sans compter les "comme par hasard" ou le comportement très improbable de certains protagonistes.

Bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas apprécié ma lecture de "L'âme du mal", même s'il y a de l'idée dans cette histoire et qu'évidemment, une fois qu'on l'a commencée, on veut connaître la fin.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 2 Février 2017

RAID Dingue : Affiche

Film de Dany Boon

Avec Dany Boon, Alice Pol, Michel Blanc, Florent Peyre, Yvan Attal

 

Synopsis : Johanna Pasquali est une fliquette pas comme les autres. Distraite, rêveuse et maladroite, elle est d'un point de vue purement policier sympathique mais totalement nulle. Dotée pourtant de réelles compétences, sa maladresse fait d'elle une menace pour les criminels, le grand public et ses collègues.
Assignée à des missions aussi dangereuses que des voitures mal garées ou des vols à l'étalage, elle s'entraîne sans relâche pendant son temps libre pour réaliser son rêve : être la première femme à intégrer le groupe d'élite du RAID.

 

 

Mon humble avis : J'ai vu ce film il y a déjà quelques semaines, en avant-première et en présence d'Alice Pol et Dany Boon.

Classée dans le genre comédie policière, et bien je peux vous dire que j'ai adoré Raid Dingue.

Pour une fois, Dany Boon n'y est pas "le boulet", mais c'est lui qui traîne le "boulet" Alice Pol et le duo fonctionne admirablement, avec beaucoup de naturel et de spontanéité. Bref, un duo bien explosif et attachant, comme l'était à l'époque, celui formé par Depardieu et Pierre Richard. Alors je le dis direct, ce serait sympa que celui-ci deviennent récurent quelque temps.

Les dialogues sont sacrément efficaces, il y a même une scène qui n'est pas sans rappeler "il s'appelle Juste Leblanc". Les gags s'enchaînent assez vite mais sans surenchère, le rythme de faiblit pas. Sous l'apparence d'une franche comédie, Raid Dingue traite de sujet assez sérieux et de façon assez sérieuse aussi. En effet, Raid Dingue est avant tout un magnifique hommage à cette institution policière admirée qu'est le Raid. Pour faire ce film, Dany Boon a rencontré bon nombre de membres du Raid, et le tournage en caserne s'est principalement déroulé dans la caserne même du raid. Donc dans l'aspect reconstitution, entrainement du raid et mission de celui-ci, Dany Boon a mis toute son application à rendre cela le mieux possible. (D'ailleurs, il a subi un sacré entrainement pour être crédible, en attestent ses abdos !!!)

Le film fustige aussi certains médias qui sont prêts à mettre policiers du raid et otages en danger pour obtenir un scoop et faire le buzz. Il montre aussi du doigt la misogynie réelle ou supposée de ce genre de milieu et les idées préconçues sur les femmes, mais aussi, les passe-droits de certain en fonction de leur appartenance familiale et ... politique. Tiens donc !

En résumé : De l'action, une sacrée brochettes d'excellents acteurs, une Alice Pol qui pourrait devenir LA comédienne comique française nouvelle génération, de l'humour, des bons gags mais sans lourdeurs, et "le raid de l'intérieur", une excellente comédie je vous dis ! Alors pourquoi se priver ? Ah oui, j'allais oublier... l'hilarante et inhabituelle prestation d'Yvan Attal, il a dû bien s'amuser !!!

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 31 Janvier 2017

La La Land : Affiche

Film de Damien Chazelle,

Avec Ryan Gosling, Emma Stone, John Legend

 

Synopsis : Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. 
De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. 
Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent…
Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ?

 

 

Mon humble avis : Entre les 14 nominations aux Oscars de La La Land, les critiques dithyrambiques et les accroches qui ne manquent pas de superlatifs, La La Land semblait vraiment le film à ne pas manquer en ce début d'année.

Et c'est aussi suffisant pour sortir de la salle un peu déçu, tant l'attente était grande, tant je m'attendais à de l'exceptionnel. Et finalement : non.

Certes, le film est agréable à regarder et les comédies musicales sont monnaies de moins en moins courante au cinéma. Mais justement, s'il n'y avait cet aspect comédie musicale, et bien le scénario ne pèserait pas bien lourd, car n'apportant rien de vraiment nouveau, ni dans l'histoire elle-même, ni dans les messages délivrés. La jeune actrice aspirante, serveuse de son état qui vient du fin fond du Nevada, et le jeune, beau et talentueux musicien dont personne n'apprécie la musique à sa juste valeur.... Ca sonne un peu comme du déjà vu ou du couru d'avance. Et oui, il faut croire en ses rêves, ne pas vendre son âme "au diable", même si celui -ci n'est pas franchement diabolique. Le film s'ouvre pourtant sur une scène très prometteuse dans le style comédie musicale, mais hélas, ces types de scènes ne sont pas si nombreuses dans le film, même si certaines ne sont pas sans rappeler des films mythiques de ce genre (Les parapluies de Cherbourg etc...). Ah oui, et puis j'allais oublier, j'ai par moment trouvé le temps un peu long !

 

Alors pourquoi 4 papattes dans ce cas-là me direz-vous ? Et bien parce qu'il y a tout de même des moments délicieux, que les décors et costumes sont sublimes et très fidèles au style acidulé et rétro des comédies musicales, que la caméra et ses mouvements sont parfaitement maîtrisés. Parce que les comédiens Gosling et Emma Stone sont au summum de leurs arts (puisqu'ils chantent, dansent et jouent eux-mêmes au piano), qu'ils donnent envie de se mettre aux claquettes.

La La land est certes un film charmant mais de là à en faire un tel événement médiatique, je suis dubitative. Pour moi, il manque vraiment un gros "petit quelque chose" !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 29 Janvier 2017

Allez, nous sommes dimanches, rien de tel pour rester bien au chaud à ronronner, patouner, roupiller avec mes 3 loulous, toujours aussi choupinoux et photogéniques : Aya, Tsingy et Praslin, le dernier arriver ! Celui-ci grandit sacrément, il va sur ses 9 mois ! Il a fait son choix : Tsingy pour jouer à la bagarre et aux courses poursuites, et Aya pour les câlins ! Il garde une bonne tête de chaton qui est obsédé encore par ... le jeu et la nourriture !

 

Bon dimanche !

Tsingy

Tsingy

Aya !

Aya !

Praslin, qui n'a jamais autant approché une mouche !

Praslin, qui n'a jamais autant approché une mouche !

Tsingy !

Tsingy !

Aya !

Aya !

Praslin !

Praslin !

Tsingy et un peu de moi !

Tsingy et un peu de moi !

Aya !

Aya !

Praslin !

Praslin !

Les 3 !

Les 3 !

Tsingy !

Tsingy !

Aya !

Aya !

Praslin !

Praslin !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 23 Janvier 2017

Afficher l'image d'origineEssai - Editions Allary - 94 pages - 10 €

 

Réédité en novembre 2015

 

Le sujet :Chaque année, un milliard de touristes parcourent le monde. Prêts à vous assommer avec leur récit de voyage avant, pendant, après !

Voici la méthode complète pour vous aussi, assommer vos proches lors de votre prochain périple !

 

Tentation : le blog Lectures sans frontières

Fournisseur : Ma CB, pour Noël !

 

 

 

 

 

Mon humble avis : A peine avais-je lu le billet de mon amie Fanja (Lectures sans frontières), que je dégainais ma CB pour me commander ce petit livre. Il me le fallait absolument !... Et après lecture, je ne suis pas déçue du tout !

Ce pamphlet, succès de librairie, était épuisé depuis plusieurs années. Auteur et éditeurs ont eu la bonne idée d'en proposer une nouvelle version, qui prend compte de l'ère numérique et s'y adapte. Et oui, car en 2015, le voyageur possède bien d'autres moyens que le mythique album photos pour assommer son entourage au retour de son voyage. Il peut désormais compter sur l'aide de Twitter, Instagram, Facebook, les blogs etc. 

L'assommoir se met en oeuvre bien avant son départ, jusqu'à l'ultime minute avant l'embarquement, puis dès le premier pied posé en terre étrangère (ou hostile), à chaque événement majeur ou ultra mineur qui ponctue son voyage... Tout est publié sur Facebook. Et bien entendu, il prévoit tout vous raconter de nouveau, dans les moindres détails, à son retour... D'explorateur, il devient exploraseur et poncif opérator !

De l'art d'ennuyer en racontant ses voyages est juste hilarant ! Lecture rapide mais ô combien jubilatoire. L'auteur s'inspire de ce que ses proches lui ont fait subir.... Mais aussi des millions de publications d'inconnus sur le web par les réseaux cités ci-dessus. Ensuite, on peut imaginer que lors de ses propres voyages, il observe sans réserve ses congénères... Et cela dénote bien le comportement des français en voyage...C'est presque un portrait du français voyageur que Debureaux nous dresse. Matthias Debureaux nous livre ici un petit florilège de tout cela, dans un style caustique à souhait assaisonné d'un humour dévastateur où le 1er et le 10ème degré se mélangent savamment. Que j'ai ri, que j'ai ri, que j'ai ri....Que j'ai ri.... aussi de moi-même, car bien sûr, je me suis reconnue dans quelques passages (bon, les moins pires hein !)

Le mieux, pour expliquer ce que vous trouverez dans ce livre, c'est de partager quelques extraits piochés au hasard de ces pages.

 

"Usez de périphrases et n'appelez jamais un lieu par son nom. Exprimez-vous comme un prospectus d'agence de voyages. Ne dites pas la Malaisie mais "le pays du sourire". Ne parlez pas du Cambodge mais "du pays des francs sourires et rires mélodieux". Ainsi, Venise sera "la Sérénissime", "la jolie fiancée de l'Adriatique", "la patrie des brumes", "la Vénus des villes" "...

"Sur une période relativement longue, comme la traversée à la marche d'un grand territoire, laissez faire la nature et filmez l'évolution de votre système pileux (barbe, cheveux, aisselles...) sur fond de multiples décors. Puis montez ces images de façon très dynamique en animant musicalement  cet exploit touristico-capillaire."

"Dans l'avion du retour, ruminez les meilleures anecdotes de votre voyage et prenez votre voisin de siège pour cobaye. Harponnez-le avec l'histoire de l'éléphant qui a déclenché un embouteillage à New Delhi ou celle des petits singes de Singapour qui ont tenté de dérober une banane dans votre sac à dos."

"Sachant que les visages génèrent un tiers de "like" et de commentaires en plus, envoyez les portraits de toutes les personnes que vous croisez lors d'une traversée en stop de huit mille kilomètres."

"Bombardez les réseaux sociaux de petites vidéos personnelles au format ultra-court et très rythmé, idéalement en accéléré : mon tour du monde en 2.30 mn, la Russie en une minute ou la Chine en 6 secondes. Comme il est malaisé de sécréter l'ennui en si peu de temps, proposez un making-of d'une heure et demie !"

 

le billet de Fanja

 

Quant à moi, il est grand temps que je commence déjà à vous ennuyer avec mon prochain voyage... j'ai passé de heures à écrémer 2 brochures de voyages aventures, j'ai même sorti ma CB pour payer l'accompte, demain, je vais acheter mon guide de voyage et dès après demain, je me remets à la rando pour être en forme en juin. Bon faudra peut-être que je prévois une semaine de détox pour gravir allègrement quelques volcans mais ne vous inquiétez pas, vous saurez tout !

Car en juin, je foulerai la terre ô combien hostile de Lanzarote, île des Canaries, pour une semaine de rando ! Je vous posterai des photos de mes pieds endoloris et vous décrirez l'odeur de mes chaussettes, le climat et le contenu quotidien de mon sac à dos ! Peut-être même irai-je jusqu'à vous détailler le goût de l'eau du robinet de Lanzarote ! (Voyez comme j'ai bien retenu les conseils de Matthias Debureaux !)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 21 Janvier 2017

Il a déjà tes yeux : Affiche

Film de Lucien Jean-Baptiste

Avec Lucien Jean-Baptiste, Aïssa Maïga, Zabou Breitman, Vincent Elbaz

 

Synopsis : Paul est marié à Sali. Tout irait pour le mieux s’ils arrivaient à avoir un enfant. Jusqu'au jour où Sali reçoit l'appel qu'ils attendent depuis si longtemps : leur dossier d'adoption est approuvé. Il est adorable, il a 6 mois, il s'appelle Benjamin. Il est blond aux yeux bleus et il est blanc. Eux… sont noirs !

 

 

Mon humble avis : J'aime beaucoup Lucien Jean-Baptiste, tant comme acteur que comme comédien. Hélas, il est trop tare au cinéma et pour cela, il cumule souvent les deux casquettes.

Il a dejà tes yeux, un très beau film, drôle, très émouvant aussi, jubilatoire mais pas que... Un film qui délivre un vrai message.... de tolérance. Vous me direz, rien de très original... et bien si. Parce qu'ici, l'intolérance, les préjugés sont montrés des deux côtés : noir et blanc.

La couleur de cet enfant, ou de ses parents adoptifs gène tout le monde, sauf ceux qui sont directement concerné, à savoir, les parents justement qui veulent juste aimer un enfant.

Des couples caucasiens ayant adopté un enfant noir est chose courante... et ne choque personne... sauf que dans la tête des autres, passe l'idée "les pauvres, ils ont dû adopter". Mais nul n'ose remettre en cause la légitimité de l'adoption. Alors pourquoi en serait il autrement en situation inverse, lorsque ce sont des noirs qui adoptent un enfant blanc ?

Dans ce film sans aucun doute très réaliste, "le monde entier" ou presque, personne n'échappe à la défiance, l'incrédulité, la méfiance, le scepticisme, voire le rejet : depuis l'assistante sociale jusqu'à la police en passant par les autres baby-sitters qui, au parc, prennent forcément Sali pour une des leurs... Quant aux parents de Sali, ils ne veulent tout simplement pas en entendre parler.

Ce film est réaliser avec une réelle justesse, alternant comédie légèrement "loufoque", dialogues percutants, moments de réflexions et d'intense émotion, mais jamais de guimauve ni de mièvrerie. De la révolte aussi dans le coeur du spectateur qui voit cet amour parental bien mis à mal. Mais c'est un film qui fait du bien, oh que oui ! Il touche en plein coeur et les comédiens, tous bien dans leur rôle et très attachants, ne sont pas étrangers à cette belle harmonie.

Le monde évolue, il est temps d'en prendre compte, il est grand temps de sortir des prototypes et de "voir et penser" autrement. Bref, de faire évoluer notre humanité, tant intérieur qu'au sens propre d'un terme, pour en faire jaillir le meilleur : l'amour et le vivre-ensemble en faisant tomber les barrières. Et ce film montre avec allégresse que les barrières sont juste dans les esprits !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Janvier 2017

Sous titre : Nouvelles des Indiens Jivaros

Afficher l'image d'origineBD - Editions Steinkiss - 142 pages - 20 €

Parution en janvier 2016

 

Le sujet : Au coeur de la jungle amazonienne, les Jivaros Achuar conversent quotidiennement avec les plantes, les animaux et les esprits grâce aux anent, de petits poèmes fredonnés à voix basse ou récités mentalement.Du moins en était-il ainsi il y a quarante ans, lorsque l'anthropologue Philippe Descola partagea leur vie pendant trois années. Fasciné par son récit, Alessandro Pignocchi repart aujourd'hui sur ses traces...

 

Tentation  : Pitch et couv'

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Comme j'apprécie de voyager à travers les livres et les bandes dessinées, surtout lorsque ceux-ci m'emmènent dans des contrées où je n'irai jamais... Tout simplement parce que je serais bien incapable de vivre plusieurs semaines dans une tribu au fin fond de l'Amazonie.

C'est en effet en Equateur, dans les tribus Achuar qui vivent en pleine forêt...

Déjà, l'album en lui-même est de toute beauté ! Les dessins sont en aquarelle... Tout d'abord en noir et blanc puis, au fur et à mesure des pages, Alessandro Pignocchi y intègre quelques couleurs. C'est magnifique, du grand art qui, qui plus est laisse place à l'imagination du lecteur. Les dessins éveillent tous les sens de celui-ci... Ils nous laissent sentir, entendre, toucher, voir, goûter...

Il y a quarante ans, l'anthropologue Philippe Descola (qui préface cette oeuvre), vécut, avec son épouse, 3 ans auprès des Achuar (Les gens du palmier d'eau). Philippe Descola témoigne de ces années dans un livre intitulé "Les lances du crépuscules". C'est en tombant sur cet ouvrage qu'Alessandro Pignocchi a eu comme une révélation : Il lui fallait retourner sur les traces de Descola, refaire le même voyage. Et ainsi, constater ou non la vivacité des traditions Achuar. 

Mais surtout, Alessandro partait en quête des Anent, ces chants magiques qui permettent la connivence des indiens Achuar avec leur environnement : plantes, animaux, esprits... une tradition orale qui semble bien disparaître.

C'est donc une plongée dans la culture achuar que nous propose ici Alessandro Pignocchi... Avec beaucoup d'humour et d'autodérision, des plages de silences qui disent beaucoup et des dialogues intimes mais qui vont à l'essentiel avec les Achuar, d'émotions.

A l'origine, Alessandro voulait tourner un film... mais il n'a pas trouvé de financement car les Achuar vivent désormais habillés ! Sans mythe du maudit sauvage, pas d'argent. Pfff. Bien sûr, les Achuar ont évolués en quarante ans, mais ils restent bien attachés à leur culture et leurs coutumes. Mais bien sûr, il faut penser à l'avenir... et à l'invasion de la modernité, pour le meilleur et pour le pire.

Un album ESSENTIEL ! A lire évidemment !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 17 Janvier 2017

Afficher l'image d'origineRécit - Editions Livre de Poche 204 pages - 4.60 €

 

 

Parution d'origine en 1842.

 

Le sujet : En hiver 1838 - 1839, Chopin est au plus mal. Aussi, George Sand, ses enfants et Chopin entreprenne un voyage à Majorque, dont le climat devrait être bénéfique au malade. Ils y resteront 3 mois et un Hiver à Majorque est le récit de ce séjour. 

 

Tentation : achat de ce livre il y a des années, en visitant la maison de George Sand à Nohant.

Fournisseur : Ma PAL donc !

 

 

Note en passant : remarquer la belle constance de ce blog !!! Ce weekend, je vous emmenez à Minorque, et aujoud'hui, nous voici à Majorque !!! Bon, j'avoue, c'est fait exprès !

 

 

Mon humble avis : Il est bien rare que je me frotte à la littérature classique, aussi, je précise bien que ce billet est un simple avis de lecture et non une explication de texte littéraire, que je serais bien incapable de rédiger à l'heure actuelle.

Cette édition Livre de Poche comporte une préface assez longue (que j'ai lue) puis des commentaires et des notes innombrables sur lesquels j'ai fait l'impasse. Néanmoins, la préface m'a tout de même été bien utile, histoire d'appréhender l'oeuvre avec un minimum de matériaux culturels...

Mes premières heures de lectures furent portées par mon allégresse, tant je me délectais du style et de l'écriture de George Sand (d'autant plus qu'au début, George Sand fait preuve d'un certain humour)... et du dépaysement tant géographique qu'historique que m'apportait ce livre. Puis mon euphorie c'est transformée en une espèce de lassitude et enfin en consternation... Et je suis ravie d'avoir terminé ma lecture, tout comme je suis tout de même contente d'avoir colmaté un petit trou de mon inculture.

Chose curieuse, ce récit est écrit à la première personne du singulier, mais au masculin. Ce "Je" masculin devient parfois "Nous" lorsque c'est toute la famille qui est évoquée.

J'ai volontairement présenté ce livre comme il l'est souvent "vulgairement", comme le récit du voyage de Sand et Chopin à Majorque. Hors, Frédéric Chopin n'est jamais cité. Lorsqu'il est suggéré, c'est par les mots "Le malade", "L'autre"... Bien sûr, à quelques reprises il est question de la présence d'un piano dans l'habitation, mais guère plus.

En fait, un Hiver à Majorque porte uniquement sur l'île même de Majorque, à travers le regard et les impressions de George Sand, et sur ces rapports avec ses habitants. A ce titre, c'est presque "le petit futé" ou "le routard" de l'époque.

A leur arrivée en 1838, il était impossible de trouver une seule auberge sur l'île... Si Sand abordait l'île à l'heure actuelle, elle se retournerait sans doute dans sa tombe devant la profusion d'hôtels dévastateurs...

George Sand ne tarit pas d'éloge sur la beauté des paysages, tant intérieurs que côtiers de Majorque. Les mots lui manquant pour décrire ce qu'elle voit, elle fait appel à l'imagination et au talent de célèbres peintres pour les retranscrire. Puis viennent les descriptions des villes, des monuments et de la Chartreuse où elle résida, et là, j'avoue, j'ai trouvé que le temps s'allongeait péniblement.

Dans les premières pages, les observations que dresse George Sand sur les Majorquins sont presque drôles puisque donnant lieu à quelques situations cocasses, comme peuvent l'être toutes les situations vécues par des Français en terres étrangères et inconnues... Sauf qu'au fil du temps, celles-ci me sont devenues choquantes et consternantes. Même s'il faut remettre ce voyage dans son époque, j'ai été choquée de voir George Sand traiter les Majorquins d'imbéciles, de stupides, de singes, de race inhumaine... bref, même si quelques personnes sont épargnées, c'est le mépris qui ressort de ses pages

On sent vraiment la supériorité détestable du Français qui voyage et qui compare tout par rapport au confort dont il bénéficie chez lui, qui se sidère avec arrogance des différences de culture, de manière de vivre, de penser et de croire, de cultiver la terre, de ne pas chercher la rentabilité à tout prix etc... Si son comportement à Majorque est tel qu'elle le décrit, il est logique qu'elle n'ait pas rencontré la sympathie des iliens. Qu'elle soit étonnée, pourquoi pas, mais de là à critiquer sans chercher à comprendre, j'ai trouvé cela très décevant de la part d'une femme de lettre résolument moderne pour son époque, cultivée, féministe, qui prône la liberté et le progrès. Autant d'intolérance dans une lecture, cela pique les yeux.

Et cela m'a fait penser à mes clients, lorsque j'étais agent de voyages ou loueuse de voiture à l'aéroport de Pointe à Pitre en Guadeloupe... "La Guadeloupe serait parfaite sans les Guadeloupéens",  "non, je ne veux pas aller au Maroc, il y a trop de Marocains" etc...

Voilà... une langue française magnifiquement maniée, de superbes descriptions de paysages mais un racisme basique et un comportement très colonisateur... Voilà qui me laisse perplexe.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Janvier 2017

Continuons la visite de Minorque (Baléares) voyage que j'ai effectué en septembre dernier.

Je me suis offert une journée en bateau pour découvrir les plages du sud. Bon point de romantisme dans cette épopée, nous étions 200 sur le bateau, mes moyens ne m'ayant pas permis de le privatiser pour moi seul !

Néanmoins, le plaisir de naviguer fut bien là et les paysages furent bien magistraux. Certaines de ses plages sont souvent utilisés pour des tournages de films ou de spots publicitaires. Vous y voyez une plage déserte avec une superbe femme dessus.... Tous ses tournages ont lieu en mars, l'actrice ou la top model est frigorifiée.... Mais le lieu est vraiment désert.

Ces plages sont accessibles soit par la mer, soit par la terre après un certain temps de marche. Vous laissez votre voiture sur un parking et prenez le long chemin caillouteux avec glacières, fauteuils de plage etc. Sauf qu'en juillet /août, dès 9h00 du matin, vous ne trouverez plus un place pour garer votre voiture !

 

Allez, c'est parti pour les photos ! Tout d'abord les plages du sud ouest, puis un charmant petit village du sud nommé Binidali, avec une maginifique architecture méditerranéenne !

Au loin, l'ile de Majorque !

Au loin, l'ile de Majorque !

UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
Le village de Bindali, choupinou XXL ! Certains y résident à l'année, mais dans ces petits appartements, vous pouvez aussi trouver quelques locations. Partout dans ces ruelles étroites, des écriteaux rappellent que le silence est de bon aloi !

Le village de Bindali, choupinou XXL ! Certains y résident à l'année, mais dans ces petits appartements, vous pouvez aussi trouver quelques locations. Partout dans ces ruelles étroites, des écriteaux rappellent que le silence est de bon aloi !

UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
UN DIMANCHE A MINORQUE : LE SUD !
Je ne sais pas si je l'ai déjà dit, mais Minorque est une ile extrêmement propre...Où l'on ne rigole pas avec ...

Je ne sais pas si je l'ai déjà dit, mais Minorque est une ile extrêmement propre...Où l'on ne rigole pas avec ...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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