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Publié le 8 Juillet 2017

 

Film de Pierre Jolivet

Avec Roschdy Zem, Emilie Dequenne, Guillaume Labbé

 

 

Synopsis :  Philippe, 45 ans, dirige une caserne dans le Sud de la France. L’été est chaud. Les feux partent de partout, criminels ou pas. Arrive Bénédicte, adjudant-chef, même grade que Xavier, un quadra aguerri : tension sur le terrain, tensions aussi au sein de la brigade... Plongée dans la vie de ces grands héros : courageux face au feu, mais aussi en 1ère ligne de notre quotidien.

 

 

 

 

Mon humble avis : J'ai vraiment beaucoup aimé "Les hommes du feu", qui est à mi-chemin entre le documentaire et le film de cinéma.

Documentaire parce que l'on est en immersion totale dans une caserne. On partage la vie de ce lieu qui nous est étranger. On assiste aux interventions et à leur préparation et l'on apprend beaucoup sur les préoccupations quotidiennes de ses hommes et femmes.

Film parce qu'évidemment, nous avons affaire à des comédiens, et de très bons mêmes, qui ne témoignent pas devant une caméra, mais qui jouent un rôle comme si justement, il n'y avait pas de caméra. Film aussi parce que l'on pénètre un peu dans leur intimité, celle-ci si souvent envahie par leur profession. Les personnages nous livrent leurs doutes, leurs joies, leurs peurs, leurs complicités ou leur jalousie, voire leur misogynie (potentielle ou réelle) dans ce monde plutôt masculin, leurs jalousies, leurs révoltes, leurs colères et surtout, leur passion et cette volonté farouche de "sauver".

Aussi, Pierre Jolivet alterne passages d'actions et moments plus intimistes, qui lui permettent de de vraiment bien développer une analyse psychologique de ses personnages, tous très intéressants et pour certains, très attachants. Le tout étant filmé avec un réalisme vraiment bluffant.

Et puis il y a la part non négligeable de féminisme dans cette histoire, un féminisme qui fait du bien cet univers où les testostérones règnent en maître. Et où la femme se bat deux fois plus pour s'imposer, pour réussir, pour prouver le bien fondé de ses présences et démontre par la même certains talents que n'ont pas forcément ses collègues masculins.

Le film est parfaitement rythmé, la tension monte régulièrement puis Jolivet nous invite à décompresser avec ses personnages. Des scènes très fortes émotionnellement vous attendent, sans tomber ni dans le voyeurisme, ni dans le pathos et encore moins dans le "dur à voir" qui nous est délicatement épargné à l'image, même s'il est évoqué dans les dialogues.

On sort admiratif de ce film, admiratif pour ces hommes et femmes qui vouent leur vie pour en sauver d'autres. On sort rassuré aussi devant tant de compétences et de dévotions pour nous protéger. Mais hélas, on sort horripilé devant le traitement que subissent ces hommes du feu lorsqu'ils interviennent en zones dites "sensibles" (jets de pierres, menaces, canettes etc). Cela fait aussi partie, hélas, de leur quotidien.

Les hommes du feu est donc évidemment un film à voir, qui rend hommage à ces hommes et femmes qui, à n'importe quel moment de notre vie, peuvent être là pour la préserver !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 6 Juillet 2017

Film de Sou Abadi

Avec Camélia Jordana, Félix Moati, William Lebghil

 

Synopsis :  Armand et Leila, étudiants à Science Po, forment un jeune couple. Ils projettent de partir à New York faire leur stage de fin d’études aux Nations Unies. Mais quand Mahmoud, le grand frère de Leila, revient d'un long séjour au Yémen qui l’a radicalement transformé, il s’oppose à la relation amoureuse de sa sœur et décide de l’éloigner à tout prix d’Armand. Pour s’introduire chez Mahmoud et revoir Leila, Armand n’a pas le choix : il doit enfiler le voile intégral ! Le lendemain, une certaine Schéhérazade au visage voilé sonne à la porte de Leila, et elle ne va pas laisser Mahmoud indifférent…

 

 

Mon humble avis : Sur un sujet plus que sensible, Sou Abadi réussit un film formidable, qui développe une situation on ne peut plus dramatique, mais avec de l'humour, voire parfois une once de burlesque

L'humour n'est pas débordant, et même parfois discret (sauf à la fin, pour réellement justifié le qualificatif "comique". Mais il est fin et permet d'alléger le drame qui se développe sous nos yeux, et dont l'issue ne sera bouleversée que par l'obstination de certains, leur ouverture d'esprit, leur bonté intérieure qui refait surface, le dialogue, l'entraide, et surtout l'amour !

Et oui, il est sujet ici de radicalisation islamique. C'est avec effroi que nous, spectateur, réalisons à quel point "tout va très vite", "tout ce met en place", "tout s'impose" dans un aveuglement déconcertant.

Bien sûr, le film ne montre pas du doigt que les intégristes islamistes, mais aussi d'autres extrêmes, d'autres "antisystème", qui pour cause d'une Histoire terrible, en oublie l'ouverture d'esprit et l'analyse du présent. Des scènes très fortes nous invitent à nous mettre "dans la peau" des uns, puis des opposés. Sou Abadi démontre les contradictions des uns et des autres.

Bien sûr, on rit, on s'émeut, mais on tremble de rage et d'impuissance. Et surtout le film montre que l'instruction, le dialogue, la lecture correcte et l'explication des textes sacrés peuvent encore sauver des âmes perdues.

Un film intelligent, plein d'espoir donc (ça fait du bien), sans haine ni grande leçon de morale, on ne peut plus contemporain, magnifiquement servi par ses interprètes. A voir absolument !

Ce qui me chagrine quelque part, c'est que celles et ceux qui seraient à convaincre, où qui seraient directement concernés par le sujet... et bien ceux-là, on ne les voit pas beaucoup dans des salles de cinéma...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Juin 2017

K.O. : Affiche

Film de Fabrice Gobert

Avec Laurent Lafitte, Chiara Mastroianni, Pio Marmaï

 

Synopsis : Antoine Leconte est un homme de pouvoir arrogant et dominateur, tant dans son milieu professionnel que dans sa vie privée. 
Au terme d’une journée particulière oppressante, il est plongé dans le coma. 
À son réveil, plus rien n’est comme avant : Rêve ou réalité ? Complot ? Cauchemar ?… 
Il est K.O.

 

 

Mon humble avis : La bande annonce laissait présager un film au rythme endiablé, bref, un super thriller psychologique, qui frôle le fantastique (le genre hein, pas le qualificatif !). Bande annonce trompeuse une fois de plus car K.O m'est paru lent et long... 

Femme Actuelle dit que K.O est un thriller paranoïaque qui prend plaisir à nous égarer. Ca c'est sûr, le problème est qu'il  ne nous retrouve pas lorsque tombe le générique de fin.

L'idée de départ du film était alléchante, mais le résultat, trop brouillon, nous laisse franchement sur notre faim. Quant au message délivré par K.O, s'il est vraiment ce que je crois avoir compris.... et bien ça ne flirte pas vraiment avec l'originalité. Vous savez, ce genre de message qui vous dit que quand vous avez un grave accident, et bien ensuite, vous n'êtes plus le même. Même si ce n'est pas forcément faux, et bien c'est du déjà bien vu. Et que, dans le personnage joué par Laurent Laffite, exécrable au début et plutôt insaisissable ensuite, et bien ce n'est pas flagrant.

Après, il y a tout de même une bonne petite critique sociale de l'upper class  et des coulisses d'une chaîne de télévision, entre violence psychologique, promotions canapé, égos démesurés et misogynie à peine cachée.

Mais bon, tout ça pour ça... Mouais...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Juin 2017

Rodin : Affiche

Film de Jacques Doillon

Avec Vincent Lindo, Izia Higelin, Séverine Caneele

 

Synopsis : À Paris, en 1880, Auguste Rodin reçoit enfin à 40 ans sa première commande de l’Etat : ce sera La Porte de L’Enfer composée de figurines dont certaines feront sa gloire comme le Baiser et le Penseur. Il partage sa vie avec Rose, sa compagne de toujours, lorsqu’il rencontre la jeune Camille Claudel, son élève la plus douée qui devient vite son assistante, puis sa maîtresse. Dix ans de passion, mais également dix ans d’admiration commune et de complicité. Après leur rupture, Rodin poursuit son travail avec acharnement. Il fait face et au refus et à l’enthousiasme que la sensualité de sa sculpture provoque et signe avec son Balzac, rejeté de son vivant, le point de départ incontesté de la sculpture moderne. 
À 60 ans, enfin reconnu, il devient le sculpteur le plus célèbre avec Michel-Ange.

 

 

Mon humble avis : Et oui, qu'une patte de chat ! Je suis à contre-courant du Festival de Cannes et des médias qui donnent une critique plutôt correcte de Rodin.

Bon, commençons tout de même par le positif, car il y en a un chouïa ! De belles scènes de sculpture. Mais à mes yeux, c'est tout et c'est bien peu !

Je suis allée voir ce film histoire de m'enrichir un peu culturellement. Bien sûr, je sais qui est Rodin, et il y a une ou deux décennies (aïe aïe ! ), j'ai visité le Musée Rodin à Paris. Mais connaît-on jamais assez nos grands artistes français passés ou contemporains ?

Ce que je regrette, et ça Doillon n'y est pour rien, c'est que dans ce genre de biopic consacré à des Grands Hommes, et bien l'on réalise souvent que ces hommes, à côté de leur art, étaient purement abjects avec leur entourage. Et dans mon petit coeur de bisounours, ben cela amène une certaine tristesse.

Mais bon, le film en lui-même ? Long, long, interminable, plat. Par deux fois, j'ai fouillé au fond de mon sac pour y trouver mon portable et regarder l'heure...

Le son est, comment dire en un mot... POURRI ! Que ce soit de la part de Vincent Lindon ou d'Izia Higelin, tous les dialogues sont, quand tout va bien, murmurés, mais le plus souvent, marmonnés ! De ce fait, il n'y a pas un échange entre les deux comédiens que j'ai pu saisir en entier. Il aurait fallu des sous-titres. Et surtout, être bien concentré, se dire : "attention, ils vont parler, j'ouvre tout grand mes oreilles". Mais non, pas suffisant. Je me demande si parfois, les réalisateurs se font une projection privée dans une vraie salle de ciné avant la diffusion publique, pour voir ce que donne le son.

Les couleurs sont ternes et sombres, surtout dans les ateliers, alors que j'imagine qu'un sculpteur a besoin de lumière pour bien travailler !

La bande-son est quasi inexistante. Le film ressemble à une succession de saynètes on ne peut plus elliptiques (Merci Viviane ;) ) et rend l'histoire bien souvent incompréhensible, le spectateur n'ayant aucune idée de "comment en on est arrivé là", ni des années qui passent (ou pas) dans la vie des personnages.

Bref, à part l'ennui et la désolation, je n'ai ressenti aucune autre émotion durant les deux heures que dure le film, qui pour moi est un triste échec, malgré la physionomie très convaincante de Vincent Lindon.

Mes compagnons de séance ont globalement aimé, même si, tout comme moi, ils ont regretté ces marmonnages incompréhensibles. A vous de voir, ou pas !

 

L'avis de Petitabeille

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Mai 2017

Marie-Francine : Affiche

Film de Valérie Lemercier,

Avec Valérie Lemercier, Patrick Timsit, Hélène Vincent, Denis Podalydès

 

Synopsis : Trop vieille pour son mari, de trop dans son boulot, Marie-Francine doit retourner vivre chez ses parents... ... à 50 ans ! Infantilisée par eux, c'est pourtant dans la petite boutique de cigarettes électroniques qu'ils vont lui faire tenir, qu'elle va enfin rencontrer Miguel. Miguel, sans oser le lui avouer, est exactement dans la même situation qu'elle. Comment vont faire ces deux-là pour abriter leur nouvel amour sans maison, là est la question...

 

 

Mon humble avis : J'ai vu ce film en avant-première, il y a déjà une petite semaine, en présence de Valérie Lemercier, actrice et réalisatrice du film.

Marie-Francine est une chouette comédie, et une franche réussite. Ce n'est pas le genre de film aux 10 gags par minutes, non, c'est beaucoup plus fin et subtile. D'ailleurs, ce ne sont pas les deux personnages principaux (Timsit et Lemercier, alias Miguel et Marie-Francine) qui apportent le comique dans le film. Non, ce sont les personnages secondaires et les situations vécues par nos deux protagonistes qui se chargent de l'humour qui ne manque pas. Marie-Francine et Miguel apportent le réalisme de leur situation, la tendresse, l'amour...et les émois de "jeunes amoureux". C'est en même temps mimi tout plein !

Ce film se veut résolument contemporain. En effet, outre les "Tanguy" qui restent une éternité chez leurs parents le temps de finir leurs études, de trouver un emploi, une récente époque a vu les trentenaires en difficulté retourner chez leurs parents. Et bien en 2017, c'est au tour des quinquas, qui font tout aussi face aux licenciements et au divorce, qui se retrouvent forcés à un retour chez leurs parents qui eux, sont retraités depuis belles lurettes. C'est donc un choc des cultures, des modes de vie avec toujours ce lien filial qui s'installe.

Avec ce film, Valérie Lemercier voulait montrer les difficultés de ces quinquas en précarité matérielle qui revivent chez Papa/Maman, difficultés qui ressemblent par bien des points à celles que rencontrent les adolescents lorsqu'il s'agit d'avoir un coup de foudre, de tomber amoureux... le tout sans voir de vrai "chez soi" pour vivre cet amour naissant, et en subissant "l'espionnage" et les reproches parentaux, puisque ces parents reprennent leur rôle initial, tout en oubliant que le progéniture n'a plus quinze ans.

Bref, dans ce film, les quiproquos et les renversements de situations ne manquent pas, tout comme les dialogues tantôt bien épicés, tantôt bien sucrés, mais qui à chaque fois font bien prendre la sauce.

Tout est soigné dans ce film, depuis la réalisation, en passant par le scénario et les dialogues et bien, sûr, sans oublié la parfaite interprétation des acteurs. Valérie Lemercier et Patrick Timsit sont particulièrement savoureux et touchants, qui donnent envie de retomber amoureux, tout simplement.

Faites donc connaissance avec Marie-Francine, vous passerez un moment de ciné aussi amusant qu'émouvant, et non dénué d'une certaine réflexion et prise de conscience sur l'époque actuelle.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Mai 2017

Aurore : Affiche

Film de Blandine Lenoir

Avec Agnès Jaoui, Thilbault de Montalembert, Pascale Arbillot, Sarah Suco

 

Synopsis : Aurore est séparée, elle vient de perdre son emploi et apprend qu’elle va être grand-mère. La société la pousse doucement vers la sortie, mais quand Aurore retrouve par hasard son amour de jeunesse, elle entre en résistance, refusant la casse à laquelle elle semble être destinée. Et si c’était maintenant qu’une nouvelle vie pouvait commencer ?

 

 

Mon humble avis : Aurore est un joli film, très joli film comme il fait du bien d'en voir de temps en temps. Parce que simple, sans artifice, sans grandiloquence.

Et puis le thème d'Aurore est rarement abordé au cinéma... C'est celui de la cinquantaine... La pente descendante, le corps qui vieillit, la société qui vous met dans le placard des vieux. Les enfants qui quittent le navire familial etc.

Mais ici, c'est bien la cinquantaine chez la femme dont il est question... Puisque dans la vie, et bien les hommes sont considérés comme se bonifiant avec l'âge, comme gagnant en charme etc... Oui mais pour les femmes, avec la fameuse ménopause (dont il est bien question dans le film), c'est bien différent : elles ne peuvent plus "produire" ni "reproduire", là où l'homme garde ses capacités.

Ce film est classé en comédie. Oui, c'en est une car point de pathos ni de tragédie. Mais l'on n'est pas hilare, même si quelques réparties sont bien senties. On est plutôt dans le sourire, l'empathie, l'émotion, la tendresse pour Aurore, cette femme qui vacille au crépuscule d'une vie et à l'aube d'une autre. Malgré les difficultés que rencontre Aurore, le ton du film est résolument positif et humaniste, aussi bien mélancolique que tourné vers l'avenir.

Les personnages sont tous bien soignés, qui quelque-soit leur âge, se trouve à un moment charnière de leur vie (le premier chagrin d'amour, la première grossesse etc pour les plus jeune), (la solitude, la cinquantaine etc pour d'autres). Et ils sont bien sûr magnifiquement interprétés, par la lumineuse Agnès Jaoui et le charmant Thibault de Montalembert en tête.

Tout dans ce film est savamment dosé, entre humour et émotion, passé, présent, avenir etc...

Un très beau portrait de femme et de la société par la même occasion ! A voir bien sûr.

PS : Une réplique m'a si particulièrement marquée que je l'ai encore en tête... Aurore devient femme de ménage et sa collègue maghrébine, de quinze ans environ sa cadette lui dit : "Vous les blancs, vous découvrez la discrimination à la cinquantaine."

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 25 Avril 2017

Sous le même toit : Affiche

Film de Dominique Farrugia

Avec Gilles Lellouche, Louise Bourgoin, Manu Payet

 

Synopsis : Delphine et Yvan divorcent. Alors que sa situation financière ne lui permet pas de retrouver un domicile, Yvan se rappelle qu'il détient 20% de la maison de son ex-femme. Il revient alors vivre chez Delphine, dans ses 20%. Les deux ex vont découvrir les joies de la colocation forcée...

 

 

 

Mon humble avis : Une petite comédie qui fait grand-bruit pour pas grand-chose en fait. La séance de cinéma n'est pas désagréable, elle divertit et muscle très légèrement les zygomatique, mais n'apporte rien de bien nouveau. Quelques dialogues font mouche quand d'autres se noient dans la vase, les situations paraissent parfois répétitives et il m'a semblé que tous les poncifs sur le divorce y passaient.

Personnellement, le personnage joué par Gilles Lellouche m'a agacée par son immaturité et son inconséquence, et puis il flirte par moment avec une vulgarité assez gratuite et inutile. Mais bon, ça c'est perso !

Le récit en flash back lors d'un mariage n'apporte rien si ce n'est quelques longueurs et coupures de rythme, et ne semble là que pour combler le manque d'idées des scénaristes et aboutir à un film d'une heure trente.

Dommage que le film n'exploite pas deux sujets qu'il ne fait qu'effleurer : la précarité et le harcèlement à l'école. Le film aurait gagné en intérêt et profondeur. Mais non.

Bon les acteurs sont sympatoches et font de leur mieux, mais au résultat, on a un vraiment une comédie qui ne casse pas trois pattes à un canard ! A vous de voir, pour vous changer les idées. Mais à éviter si vous êtes concernés par un divorce, évidemment, cela ne sera alors pas très distrayant !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Mars 2017

Chacun sa vie : Affiche

Film de Claude Lelouche

Avec Jean Dujardin, Nadia Farès, Antoine Duléry, Johnny Halliday, Eric Dupond-Moretti

 

Synopsis : Ils ne se connaissent pas, mais tous ont rendez-vous pour décider du sort d’un de leurs semblables.
Avant d’être juges, avocats ou jurés, ils sont d’abord des femmes et des hommes au tournant de leurs existences, avec leurs rêves et leurs secrets, leurs espoirs et leurs limites, tous sous un même soleil, chacun avec sa part d’ombre. 
Dans une jolie ville de province, le temps d’un festival de jazz, la vie va jongler avec les destins…

 

 

 

Mon humble avis : Autant être honnête, mis à part quelques passages que j'ai trouvés savoureux (entre Johnny et Dujardin, entre Béatrice Dalle et Dupond-Moretti) je me suis ennuyée ferme pendant ce film très choral. Une succession de saynètes avec une multitude de bons acteurs, soit, mais elles sont souvent trop longues et /ou inintéressantes, ressemblant plus à du "fourre-tout" pour amener le film à durer plus qu'un quart d'heure (en fait 1h53), et sans fil route les reliant. Mais encore, certaines flirtent avec la vulgarité où le très mauvais goût (notamment la scène en terrasse de café restaurant)

"Chacun sa vie" est censé être un film qui célèbre la vie. Ah oui ? Et bien quelle triste vie alors. Car aucun des moult personnages semble heureux, avoir une vie qui va bien. Ceux qui paraissent aller bien, et bien ceux-là se révèlent très faible devant la corruption. Lelouche souhaitait ainsi faire un portrait de la population française, puisque chacun des personnages est choisi pour être juré dans un procès, ou alors a un lien avec le présumé coupable de ce procès. Alors si le panel de la société française ressemble à cela, c'est assez triste.

Jean-Marie Bigard fait du Bigard (quel bonheur hum hum), Liane Foly fait du Liane Foly, Béatrice Dalle fait du Béatrice Dalle... Bref, aucun acteur ne surprend. Les personnages qui auraient pu être approfondis ne le sont pas.

Mais surtout, toutes ces saynètes sur les protagonistes du procès ne servent en rien l'issue du film. Ce qui aurait pu être intéressant, c'est d'assister aux délibérations et de constater "l'intime conviction" de chacun en fonction de ce que l'on sait de leur vie. Mais ça non, Lelouche nous en prive.

Bref, tout parait brouillon, monté un peu au hasard et n'aboutit à pas grand-chose. Et puis, on le sait, Lelouche aime ses acteurs et donc aime les filmer en gros, voire très gros plans... pour le meilleur et pour le pire. Parce que Johnny en très gros plan sur grand écran, ben heu....

Bref, chacun sa vie, chacun son chemin, passe le message à ton voisin !!!

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Mars 2017

L'Embarras du choix : Affiche

Film d'Eric Lavaine

Avec Alexandra Lamy, Arnaud Ducret, Jamie Bamber, Anne Marivin, Lionnel Astier, Jérome Commandeur

 

Synopsis : Frites ou salade ? Amis ou amants ? Droite ou gauche ? La vie est jalonnée de petites et grandes décisions à prendre. LE problème de Juliette c’est qu’elle est totalement incapable de se décider sur quoi que ce soit. Alors, même à 40 ans, elle demande encore à son père et à ses deux meilleures amies de tout choisir pour elle. Lorsque sa vie amoureuse croise la route de Paul puis d’Etienne, aussi charmants et différents l’un que l’autre, forcément, le cœur de Juliette balance. Pour la première fois, personne ne pourra décider à sa place…

 

 

Mon humble avis : L'embarras du choix est une petite comédie romantique sympathique, mais qui ne casse pas trois pattes à un canard non plus. Disons qu'elle est assez classique tant dans son sujet que dans le traitement et l'issue de celui-ci.

Mais le moment est agréable est divertissant, notamment grâce au charme indéniable de ses comédiens, Alexandra Lamy en tête, mais sans oublier le plus que charmant scottish de service Jamie Bamber. Si j'étais dans la situation de Juliette, à savoir choisir entre Arnaud Ducret et Jamie Bamber, je n'hésiterais pas une seconde. Sauf que ce genre de dilemme n'arrive qu'au cinéma !

Il y a aussi, au milieu des bons quiproquos, des moments très touchant, notamment lorsqu'Anne Marivin redéclare sa flamme à son mari (Jérôme Commandeur) qui n'est point George Cloney et apparaît ici plutôt comme un boulet lourd à traîner. Mais ne pas se fier aux apparences !

Mais pour moi, l'histoire et le rythme mettent trop de temps à s'installer, et je regrette vraiment que L'embarras du choix se révèle assez formaté, et n'approfondissent pas plus son sujet, tant dans le sérieux que le délire.

Un divertissement agréable, pour les fans du genre comédie romantique, sans en attendre monts et merveilles !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 6 Mars 2017

Patients : Affiche

Film de Grand Corps Malade et Mehdi Idir

Avec Pablo Pauly, Soufiane Guerrab, Moussa Mansaly

 

Synopsis : Se laver, s'habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens.... Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s'engueuler, se séduire mais surtout trouver l'énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l'histoire d'une renaissance, d'un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul.

 

 

Mon humble avis : Patients est une formidable leçon de vie, de courage, de persévérance !

C'est aussi et surtout un film autobiographique. Le slameur Grand Corps Malade y raconte sa rééducation, suite à un bête accident de piscine qui l'a rendu tétraplégique.

Durant l'heure cinquante du film, nous évoluons donc dans un centre de rééducation pour grands traumas, qui, huit clos oblige, devient comme un microcosme avec ses différents habitants, rituels etc. Nous y faisons connaissance d'autres patients mais aussi du personnel soignant, qui reste tout de même en second plan.

Le sujet est grave et pourtant, on ne tombe jamais dans le pathos. Ceci,  grâce à l'humour et à l'autodérision du personnage de Ben et de certains de ses comparses. Alors, on passe du rire aux larmes, car évidemment, la vie de ces jeunes handicapés n'est tout de même pas une partie de plaisir, certains passages nous laissent en apnée devant le terrible de la situation.

Dans cette bande de potes réunis par le handicap, chacun vit et ressent son sort de différentes manières. Il y a ceux pour qui c'est nouveau, d'autres qui sont presque nés avec. Ceux-ci deviennent presque les mentors des premiers.

Le film ne cache rien de l'humilité qu'il faut pour vivre ainsi entièrement dépendant des autres, depuis la situation la plus intime jusqu'aux repas etc. Mais tout est filmé avec tendresse, avec une belle et réelle pudeur qui ne met jamais le spectateur en situation de voyeur.

Le casting est bien évidemment formidable et partie essentielle de la parfaite réussite de ce film. Mention très spéciale au jeune Pablo Pauly qui interprète Ben (Grand Corps Malade). On a vraiment l'impression d'avoir Grand Corps Malade face à nous.

Bien sûr, Patients est propice à la réflexion sur le handicap. Etre handicapé c'est alors oublier ses rêves et comme la fourchette ou le téléphone le sont, trouver des rêves adaptés. Vivre le quotidien personnel mais aussi sociétal où tout va trop vite pour eux. Partout, être toujours précédé de son handicap avant d'être une personne, une personnalité. 

Etant moi-même en situation de handicap, ce film m'a évidemment particulièrement émue. Même je n'ai "pas à me plaindre", mon handicap étant invisible, mais de ce fait, très souvent oublié par mon entourage, et de de fait aussi, très méconnu dans ces conséquences sur mon quotidien, ce qui provoque souvent de l'incompréhension, voire de la gentille moquerie lorsque ma mémoire me fait cruellement défaut par exemple. Ou de l'agacement quand je dois me concentrer lorsqu'il me faut un certain temps pour retrouver le nom d'une collègue que je vois tous les jours par exemple. Mais j'ai, moi aussi, dû adapter ma vie et mes rêves. De conseillère voyages je suis devenue équipière Mc Do et je ne ferai donc pas le tour du monde comme j'en rêvais. Je vois moins loin, moins grand, et je ronronne avec mes chats qui remplacent haut les pattes tous mes renoncements.

Un film incontournable ! Et par pitié, rester jusqu'au bout du générique. Les spectateurs qui partageaient la salle avec moi m'ont fait halluciner en partant dès le clap de fin ! La musique du générique est un slam de Grand Corps Malade, sur le sujet de Patients, et fait donc intégralement partie du film bon sang ! Un peu de respect !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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