Articles avec #cinema francais tag

Publié le 13 Septembre 2017

Film de Carine Tardieu

Avec François Damien, Cécile de France, Guy Marchand

 

Synopsis :  Erwan, inébranlable démineur breton, perd soudain pied lorsqu’il apprend que son père n’est pas son père.
Malgré toute la tendresse qu’il éprouve pour l’homme qui l’a élevé, Erwan enquête discrètement et retrouve son géniteur : Joseph, un vieil homme des plus attachants, pour qui il se prend d’affection.
Comme un bonheur n’arrive jamais seul, Erwan croise en chemin l’insaisissable Anna, qu’il entreprend de séduire. Mais un jour qu’il rend visite à Joseph, Erwan réalise qu’Anna n’est rien de moins que sa demi-sœur. Une bombe d’autant plus difficile à désamorcer que son père d'adoption soupçonne désormais Erwan de lui cacher quelque chose…

 

 

Mon humble avis : Comme j'ai aimé ce film chaleureux, à priori sans prétention et qui présente une bande annonce plus drôle que le film ne l'est vraiment.

En fait "Ôtez-moi d'un doute" est un film profondément humain, sensible, touchant, tendre, qui coulerait presque comme un long fleuve tranquille. Oui, l'on sourit beaucoup et quelques réparties donnent à rire mais là n'est pas l'essentiel, qui se trouve dans des personnages avec qui l'on se sent bien. Des personnages simples, du quotidien, qui se découvrent, se rencontrent, se trouvent... Oui, dans cet ordre-là !

Beaucoup d'émotions sur ce film qui traite des liens familiaux, qu'ils soient du sang... ou pas. Sur l'image du père. Sur la filiation. Sur la fraternité.

Quelques grammes de comédie sentimentale donne un léger air enjoué à l'histoire, qui ne manque ni de quiproquos, ni de rebondissements et qui échappe totalement aux poncifs et au mélo, malgré les sujets profonds abordés.

Ôtez-moi d'un doute est vraiment un charmant et joli film, servi par des comédiens justes et en état de grâce (quel François Damiens ! Bouleversant !) et qui, une fois de plus, montre à quel point ma Bretagne d'adoption est magnifique !

Ce film n'est peut-être pas grandiose, ni "la production" de l'année, mais il y fait si bon qu'il serait vraiment dommage de ne pas le voir.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost 0

Publié le 11 Août 2017

Film de Patrick Godeau

Avec Sabine Azéma, Michèle Laroque, Michèle Morreti, Antonin Brunelle-Remy

 

Synopsis :  Chouquette vit seule sur une île en Bretagne dans sa grande maison.
Chaque année depuis trois ans, elle organise l’anniversaire surprise de son mari Gepetto. Il ne vient jamais, pas plus que les autres invités…
Pourtant cette année, débarquent son petit-fils Lucas et l’ex maîtresse de Gepetto, Diane…

 

 

Mon humble avis : Le film ne dure qu'une heure vingt-trois, mais il semble s'éterniser sur plus de deux heures... Ca  commence bien comme avis, penserez-vous ?

Ben oui, mise à part une magnifique publicité pour mon enchanteresse Bretagne, il n'y a pas grand-chose d'autre à retenir de "Chouquette, comme des chouquettes avec du sucre dessus !"

Paysages, photos, couleurs sont un réel ravissement pour les yeux, ça c'est indéniable.

Pour le reste... Tout est censé être supposé par le spectateur dans des dialogues qui en disent limite moins que les silences, même si l'émotion perce parfois, de-ci-delà. Mais l'aspect fantaisiste voulu dans ce film qui ne trouve pas son rythme ne prend pas, et met limite mal à l'aise le spectateur. La bande annonce expose certaines scènes comiques qui, quand on les voit dans l'ensemble du film, ne le sont pas vraiment, comiques. En fait, le film est beaucoup plus amère que doux, et l'on se demande comment des personnages peuvent avoir un coeur aussi sec égocentré. Nous ne sommes pas dans le corrosif désopilant, mais dans une atmosphère plutôt triste à pleurer. On a vraiment l'impression que film et personnages tous blessés flottent sur une base bien mouvante et de ce fait, on sort de la salle avec une sensation de faim, d'ennui et de tout ça pour ça, puisque effectivement, on a bien du mal à saisir où Patrick Godeau voulait nous mener, mis à parts ces magnifiques chemins bretons. Le spectateur flotte donc aussi, et ne trouve pas de profondeur dans cette histoire, mais plutôt impression (même si fausse) de superficialité. Bref, c'est une histoire (tiré du roman éponyme) ratée cinématographiquement.

Les paysages donc, et les comédiens sont les seuls atouts de "Chouquette". Je pense que vous allez faire des économies grâce à moi ! Ou plutôt, filez droit chez votre boulangerie et achetez -vous un bon paquet de chouquettes, là, vous serez sûrs de vous régaler !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost 0

Publié le 1 Août 2017

Film de Luc Besson

Avec Dane Dehaan, Cara Delevingne, Clive Owen, Alain Chabat

 

Synopsis :  Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d'agents spatio-temporels chargés de maintenir l'ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha - une métropole en constante expansion où des espèces venues de l'univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d'Alpha, une force obscure qui menace l'existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l'avenir de l'univers.

 

 

Mon humble avis... commence par Valérian et la cité des mille planètes en chiffres ! 

  • 197 471 676 euros de budget
  • Plus de 6 000 dessins pour le storyboard
  • 3 350 propositions de costumes reçues dans le cadre du concours
  • 2 547 plans avec effets visuels
  • 2 206 personnes impliquées sur le tournage (dont 115 acteurs et 552 figurants)
  • 1 371 personnes impliquées sur la post-production (dont 1 266 sur les effets visuels)
  • 600 costumes créés
  • 500 kilos de confettis lâchés le dernier jour de tournage
  • 420 personnes sur le tournage
  • 200 espèces d’aliens et de créatures créées pour le film
  • 100 jours de tournage
  • 96 musiciens et un chœur de 40 chanteurs pour la bande originale
  • Jusqu'à 80 caméras pour la performance-capture chez WETA
  • 65 décors
  • 50 ans entre la parution du premier album et la sortie du film
  • 7 plateaux occupés à la Cité du Cinéma

 

Valerian est donc le film français de toute la démesure et forcément, on obtient un résultat de diiinnnnngue !

Ce film est inspiré d'un album de la BD Valerian, qui paraissait dans les années 70. BD que je n'ai pas lue ! Nous avons donc une histoire qui allie à la perfection aventure et science-fiction, le tout mêlé à l'univers de Luc Besson. C'est donc un pur régal visuel !

On a l'impression d'être un spectateur "au pays des merveilles" ! Notre regard est sans cesse sollicité dans chaque centimètre carré de l'écran, c'est peu dire ! L'univers visuel est si riche qu'il est impossible de tout voir, de tout déceler,  de tout remarquer en une seule séance. Pour preuve, j'ai découvert en rentrant chez moi que Matthieu Kassovitz faisait quelques apparitions... je ne l'ai ni vu ni reconnu... Car tout va très vite !

Je suis archi fan et archi admiratrice de toute cette créativité et imagination nécessaires pour réaliser un tel film. Vraiment chapeau ! Bien sûr, les clins d'oeil à la filmographie de Luc Besson ne manquent pas, notamment la dernière scène qui n'est pas sans rappeler celle du Cinquième Elément ! Car bien sûr, toujours aux yeux de Besson, l'essentiel est l'AMOUR... Sans amour, rien de possible !

Pas une minute d'ennui en voyant ce film, surtout pour le plaisir des yeux, le scénario étant quant à lui assez classique. Mais le spectacle est vraiment on ne peut plus grandiose, lumineux, onirique ! Pour atteindre les paradis artificiels, nul besoin de drogues, juste un bon Besson, et voilà on plane, on semble avoir des hallucinations, des créatures aux formes étranges apparaissent à l'écran ! Le trip total !

Et puis, il y a aussi l'actualité, à qui se film colle parfaitement même s'il se déroule au 28ème siècle...

Les quelques peuples encore isolés, qui vivent en harmonie et en respect de la nature, en lui rendant ce qu'elle leur donne.

Et cette fameuse cité des mille planètes, peuplée d'habitants venus de tout l'univers, avec leurs richesses, leurs us et coutumes, leurs différences et leurs connaissances, et qui coexistent dans l'intelligence et le partage. Comme une petite leçon de bien vivre ensemble, en mode SF !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost 0

Publié le 8 Juillet 2017

 

Film de Pierre Jolivet

Avec Roschdy Zem, Emilie Dequenne, Guillaume Labbé

 

 

Synopsis :  Philippe, 45 ans, dirige une caserne dans le Sud de la France. L’été est chaud. Les feux partent de partout, criminels ou pas. Arrive Bénédicte, adjudant-chef, même grade que Xavier, un quadra aguerri : tension sur le terrain, tensions aussi au sein de la brigade... Plongée dans la vie de ces grands héros : courageux face au feu, mais aussi en 1ère ligne de notre quotidien.

 

 

 

 

Mon humble avis : J'ai vraiment beaucoup aimé "Les hommes du feu", qui est à mi-chemin entre le documentaire et le film de cinéma.

Documentaire parce que l'on est en immersion totale dans une caserne. On partage la vie de ce lieu qui nous est étranger. On assiste aux interventions et à leur préparation et l'on apprend beaucoup sur les préoccupations quotidiennes de ses hommes et femmes.

Film parce qu'évidemment, nous avons affaire à des comédiens, et de très bons mêmes, qui ne témoignent pas devant une caméra, mais qui jouent un rôle comme si justement, il n'y avait pas de caméra. Film aussi parce que l'on pénètre un peu dans leur intimité, celle-ci si souvent envahie par leur profession. Les personnages nous livrent leurs doutes, leurs joies, leurs peurs, leurs complicités ou leur jalousie, voire leur misogynie (potentielle ou réelle) dans ce monde plutôt masculin, leurs jalousies, leurs révoltes, leurs colères et surtout, leur passion et cette volonté farouche de "sauver".

Aussi, Pierre Jolivet alterne passages d'actions et moments plus intimistes, qui lui permettent de de vraiment bien développer une analyse psychologique de ses personnages, tous très intéressants et pour certains, très attachants. Le tout étant filmé avec un réalisme vraiment bluffant.

Et puis il y a la part non négligeable de féminisme dans cette histoire, un féminisme qui fait du bien cet univers où les testostérones règnent en maître. Et où la femme se bat deux fois plus pour s'imposer, pour réussir, pour prouver le bien fondé de ses présences et démontre par la même certains talents que n'ont pas forcément ses collègues masculins.

Le film est parfaitement rythmé, la tension monte régulièrement puis Jolivet nous invite à décompresser avec ses personnages. Des scènes très fortes émotionnellement vous attendent, sans tomber ni dans le voyeurisme, ni dans le pathos et encore moins dans le "dur à voir" qui nous est délicatement épargné à l'image, même s'il est évoqué dans les dialogues.

On sort admiratif de ce film, admiratif pour ces hommes et femmes qui vouent leur vie pour en sauver d'autres. On sort rassuré aussi devant tant de compétences et de dévotions pour nous protéger. Mais hélas, on sort horripilé devant le traitement que subissent ces hommes du feu lorsqu'ils interviennent en zones dites "sensibles" (jets de pierres, menaces, canettes etc). Cela fait aussi partie, hélas, de leur quotidien.

Les hommes du feu est donc évidemment un film à voir, qui rend hommage à ces hommes et femmes qui, à n'importe quel moment de notre vie, peuvent être là pour la préserver !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost 0

Publié le 6 Juillet 2017

Film de Sou Abadi

Avec Camélia Jordana, Félix Moati, William Lebghil

 

Synopsis :  Armand et Leila, étudiants à Science Po, forment un jeune couple. Ils projettent de partir à New York faire leur stage de fin d’études aux Nations Unies. Mais quand Mahmoud, le grand frère de Leila, revient d'un long séjour au Yémen qui l’a radicalement transformé, il s’oppose à la relation amoureuse de sa sœur et décide de l’éloigner à tout prix d’Armand. Pour s’introduire chez Mahmoud et revoir Leila, Armand n’a pas le choix : il doit enfiler le voile intégral ! Le lendemain, une certaine Schéhérazade au visage voilé sonne à la porte de Leila, et elle ne va pas laisser Mahmoud indifférent…

 

 

Mon humble avis : Sur un sujet plus que sensible, Sou Abadi réussit un film formidable, qui développe une situation on ne peut plus dramatique, mais avec de l'humour, voire parfois une once de burlesque

L'humour n'est pas débordant, et même parfois discret (sauf à la fin, pour réellement justifié le qualificatif "comique". Mais il est fin et permet d'alléger le drame qui se développe sous nos yeux, et dont l'issue ne sera bouleversée que par l'obstination de certains, leur ouverture d'esprit, leur bonté intérieure qui refait surface, le dialogue, l'entraide, et surtout l'amour !

Et oui, il est sujet ici de radicalisation islamique. C'est avec effroi que nous, spectateur, réalisons à quel point "tout va très vite", "tout ce met en place", "tout s'impose" dans un aveuglement déconcertant.

Bien sûr, le film ne montre pas du doigt que les intégristes islamistes, mais aussi d'autres extrêmes, d'autres "antisystème", qui pour cause d'une Histoire terrible, en oublie l'ouverture d'esprit et l'analyse du présent. Des scènes très fortes nous invitent à nous mettre "dans la peau" des uns, puis des opposés. Sou Abadi démontre les contradictions des uns et des autres.

Bien sûr, on rit, on s'émeut, mais on tremble de rage et d'impuissance. Et surtout le film montre que l'instruction, le dialogue, la lecture correcte et l'explication des textes sacrés peuvent encore sauver des âmes perdues.

Un film intelligent, plein d'espoir donc (ça fait du bien), sans haine ni grande leçon de morale, on ne peut plus contemporain, magnifiquement servi par ses interprètes. A voir absolument !

Ce qui me chagrine quelque part, c'est que celles et ceux qui seraient à convaincre, où qui seraient directement concernés par le sujet... et bien ceux-là, on ne les voit pas beaucoup dans des salles de cinéma...

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost 0

Publié le 24 Juin 2017

K.O. : Affiche

Film de Fabrice Gobert

Avec Laurent Lafitte, Chiara Mastroianni, Pio Marmaï

 

Synopsis : Antoine Leconte est un homme de pouvoir arrogant et dominateur, tant dans son milieu professionnel que dans sa vie privée. 
Au terme d’une journée particulière oppressante, il est plongé dans le coma. 
À son réveil, plus rien n’est comme avant : Rêve ou réalité ? Complot ? Cauchemar ?… 
Il est K.O.

 

 

Mon humble avis : La bande annonce laissait présager un film au rythme endiablé, bref, un super thriller psychologique, qui frôle le fantastique (le genre hein, pas le qualificatif !). Bande annonce trompeuse une fois de plus car K.O m'est paru lent et long... 

Femme Actuelle dit que K.O est un thriller paranoïaque qui prend plaisir à nous égarer. Ca c'est sûr, le problème est qu'il  ne nous retrouve pas lorsque tombe le générique de fin.

L'idée de départ du film était alléchante, mais le résultat, trop brouillon, nous laisse franchement sur notre faim. Quant au message délivré par K.O, s'il est vraiment ce que je crois avoir compris.... et bien ça ne flirte pas vraiment avec l'originalité. Vous savez, ce genre de message qui vous dit que quand vous avez un grave accident, et bien ensuite, vous n'êtes plus le même. Même si ce n'est pas forcément faux, et bien c'est du déjà bien vu. Et que, dans le personnage joué par Laurent Laffite, exécrable au début et plutôt insaisissable ensuite, et bien ce n'est pas flagrant.

Après, il y a tout de même une bonne petite critique sociale de l'upper class  et des coulisses d'une chaîne de télévision, entre violence psychologique, promotions canapé, égos démesurés et misogynie à peine cachée.

Mais bon, tout ça pour ça... Mouais...

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost 0

Publié le 3 Juin 2017

Rodin : Affiche

Film de Jacques Doillon

Avec Vincent Lindo, Izia Higelin, Séverine Caneele

 

Synopsis : À Paris, en 1880, Auguste Rodin reçoit enfin à 40 ans sa première commande de l’Etat : ce sera La Porte de L’Enfer composée de figurines dont certaines feront sa gloire comme le Baiser et le Penseur. Il partage sa vie avec Rose, sa compagne de toujours, lorsqu’il rencontre la jeune Camille Claudel, son élève la plus douée qui devient vite son assistante, puis sa maîtresse. Dix ans de passion, mais également dix ans d’admiration commune et de complicité. Après leur rupture, Rodin poursuit son travail avec acharnement. Il fait face et au refus et à l’enthousiasme que la sensualité de sa sculpture provoque et signe avec son Balzac, rejeté de son vivant, le point de départ incontesté de la sculpture moderne. 
À 60 ans, enfin reconnu, il devient le sculpteur le plus célèbre avec Michel-Ange.

 

 

Mon humble avis : Et oui, qu'une patte de chat ! Je suis à contre-courant du Festival de Cannes et des médias qui donnent une critique plutôt correcte de Rodin.

Bon, commençons tout de même par le positif, car il y en a un chouïa ! De belles scènes de sculpture. Mais à mes yeux, c'est tout et c'est bien peu !

Je suis allée voir ce film histoire de m'enrichir un peu culturellement. Bien sûr, je sais qui est Rodin, et il y a une ou deux décennies (aïe aïe ! ), j'ai visité le Musée Rodin à Paris. Mais connaît-on jamais assez nos grands artistes français passés ou contemporains ?

Ce que je regrette, et ça Doillon n'y est pour rien, c'est que dans ce genre de biopic consacré à des Grands Hommes, et bien l'on réalise souvent que ces hommes, à côté de leur art, étaient purement abjects avec leur entourage. Et dans mon petit coeur de bisounours, ben cela amène une certaine tristesse.

Mais bon, le film en lui-même ? Long, long, interminable, plat. Par deux fois, j'ai fouillé au fond de mon sac pour y trouver mon portable et regarder l'heure...

Le son est, comment dire en un mot... POURRI ! Que ce soit de la part de Vincent Lindon ou d'Izia Higelin, tous les dialogues sont, quand tout va bien, murmurés, mais le plus souvent, marmonnés ! De ce fait, il n'y a pas un échange entre les deux comédiens que j'ai pu saisir en entier. Il aurait fallu des sous-titres. Et surtout, être bien concentré, se dire : "attention, ils vont parler, j'ouvre tout grand mes oreilles". Mais non, pas suffisant. Je me demande si parfois, les réalisateurs se font une projection privée dans une vraie salle de ciné avant la diffusion publique, pour voir ce que donne le son.

Les couleurs sont ternes et sombres, surtout dans les ateliers, alors que j'imagine qu'un sculpteur a besoin de lumière pour bien travailler !

La bande-son est quasi inexistante. Le film ressemble à une succession de saynètes on ne peut plus elliptiques (Merci Viviane ;) ) et rend l'histoire bien souvent incompréhensible, le spectateur n'ayant aucune idée de "comment en on est arrivé là", ni des années qui passent (ou pas) dans la vie des personnages.

Bref, à part l'ennui et la désolation, je n'ai ressenti aucune autre émotion durant les deux heures que dure le film, qui pour moi est un triste échec, malgré la physionomie très convaincante de Vincent Lindon.

Mes compagnons de séance ont globalement aimé, même si, tout comme moi, ils ont regretté ces marmonnages incompréhensibles. A vous de voir, ou pas !

 

L'avis de Petitabeille

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost 0

Publié le 30 Mai 2017

Marie-Francine : Affiche

Film de Valérie Lemercier,

Avec Valérie Lemercier, Patrick Timsit, Hélène Vincent, Denis Podalydès

 

Synopsis : Trop vieille pour son mari, de trop dans son boulot, Marie-Francine doit retourner vivre chez ses parents... ... à 50 ans ! Infantilisée par eux, c'est pourtant dans la petite boutique de cigarettes électroniques qu'ils vont lui faire tenir, qu'elle va enfin rencontrer Miguel. Miguel, sans oser le lui avouer, est exactement dans la même situation qu'elle. Comment vont faire ces deux-là pour abriter leur nouvel amour sans maison, là est la question...

 

 

Mon humble avis : J'ai vu ce film en avant-première, il y a déjà une petite semaine, en présence de Valérie Lemercier, actrice et réalisatrice du film.

Marie-Francine est une chouette comédie, et une franche réussite. Ce n'est pas le genre de film aux 10 gags par minutes, non, c'est beaucoup plus fin et subtile. D'ailleurs, ce ne sont pas les deux personnages principaux (Timsit et Lemercier, alias Miguel et Marie-Francine) qui apportent le comique dans le film. Non, ce sont les personnages secondaires et les situations vécues par nos deux protagonistes qui se chargent de l'humour qui ne manque pas. Marie-Francine et Miguel apportent le réalisme de leur situation, la tendresse, l'amour...et les émois de "jeunes amoureux". C'est en même temps mimi tout plein !

Ce film se veut résolument contemporain. En effet, outre les "Tanguy" qui restent une éternité chez leurs parents le temps de finir leurs études, de trouver un emploi, une récente époque a vu les trentenaires en difficulté retourner chez leurs parents. Et bien en 2017, c'est au tour des quinquas, qui font tout aussi face aux licenciements et au divorce, qui se retrouvent forcés à un retour chez leurs parents qui eux, sont retraités depuis belles lurettes. C'est donc un choc des cultures, des modes de vie avec toujours ce lien filial qui s'installe.

Avec ce film, Valérie Lemercier voulait montrer les difficultés de ces quinquas en précarité matérielle qui revivent chez Papa/Maman, difficultés qui ressemblent par bien des points à celles que rencontrent les adolescents lorsqu'il s'agit d'avoir un coup de foudre, de tomber amoureux... le tout sans voir de vrai "chez soi" pour vivre cet amour naissant, et en subissant "l'espionnage" et les reproches parentaux, puisque ces parents reprennent leur rôle initial, tout en oubliant que le progéniture n'a plus quinze ans.

Bref, dans ce film, les quiproquos et les renversements de situations ne manquent pas, tout comme les dialogues tantôt bien épicés, tantôt bien sucrés, mais qui à chaque fois font bien prendre la sauce.

Tout est soigné dans ce film, depuis la réalisation, en passant par le scénario et les dialogues et bien, sûr, sans oublié la parfaite interprétation des acteurs. Valérie Lemercier et Patrick Timsit sont particulièrement savoureux et touchants, qui donnent envie de retomber amoureux, tout simplement.

Faites donc connaissance avec Marie-Francine, vous passerez un moment de ciné aussi amusant qu'émouvant, et non dénué d'une certaine réflexion et prise de conscience sur l'époque actuelle.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost 0

Publié le 13 Mai 2017

Aurore : Affiche

Film de Blandine Lenoir

Avec Agnès Jaoui, Thilbault de Montalembert, Pascale Arbillot, Sarah Suco

 

Synopsis : Aurore est séparée, elle vient de perdre son emploi et apprend qu’elle va être grand-mère. La société la pousse doucement vers la sortie, mais quand Aurore retrouve par hasard son amour de jeunesse, elle entre en résistance, refusant la casse à laquelle elle semble être destinée. Et si c’était maintenant qu’une nouvelle vie pouvait commencer ?

 

 

Mon humble avis : Aurore est un joli film, très joli film comme il fait du bien d'en voir de temps en temps. Parce que simple, sans artifice, sans grandiloquence.

Et puis le thème d'Aurore est rarement abordé au cinéma... C'est celui de la cinquantaine... La pente descendante, le corps qui vieillit, la société qui vous met dans le placard des vieux. Les enfants qui quittent le navire familial etc.

Mais ici, c'est bien la cinquantaine chez la femme dont il est question... Puisque dans la vie, et bien les hommes sont considérés comme se bonifiant avec l'âge, comme gagnant en charme etc... Oui mais pour les femmes, avec la fameuse ménopause (dont il est bien question dans le film), c'est bien différent : elles ne peuvent plus "produire" ni "reproduire", là où l'homme garde ses capacités.

Ce film est classé en comédie. Oui, c'en est une car point de pathos ni de tragédie. Mais l'on n'est pas hilare, même si quelques réparties sont bien senties. On est plutôt dans le sourire, l'empathie, l'émotion, la tendresse pour Aurore, cette femme qui vacille au crépuscule d'une vie et à l'aube d'une autre. Malgré les difficultés que rencontre Aurore, le ton du film est résolument positif et humaniste, aussi bien mélancolique que tourné vers l'avenir.

Les personnages sont tous bien soignés, qui quelque-soit leur âge, se trouve à un moment charnière de leur vie (le premier chagrin d'amour, la première grossesse etc pour les plus jeune), (la solitude, la cinquantaine etc pour d'autres). Et ils sont bien sûr magnifiquement interprétés, par la lumineuse Agnès Jaoui et le charmant Thibault de Montalembert en tête.

Tout dans ce film est savamment dosé, entre humour et émotion, passé, présent, avenir etc...

Un très beau portrait de femme et de la société par la même occasion ! A voir bien sûr.

PS : Une réplique m'a si particulièrement marquée que je l'ai encore en tête... Aurore devient femme de ménage et sa collègue maghrébine, de quinze ans environ sa cadette lui dit : "Vous les blancs, vous découvrez la discrimination à la cinquantaine."

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost 0

Publié le 25 Avril 2017

Sous le même toit : Affiche

Film de Dominique Farrugia

Avec Gilles Lellouche, Louise Bourgoin, Manu Payet

 

Synopsis : Delphine et Yvan divorcent. Alors que sa situation financière ne lui permet pas de retrouver un domicile, Yvan se rappelle qu'il détient 20% de la maison de son ex-femme. Il revient alors vivre chez Delphine, dans ses 20%. Les deux ex vont découvrir les joies de la colocation forcée...

 

 

 

Mon humble avis : Une petite comédie qui fait grand-bruit pour pas grand-chose en fait. La séance de cinéma n'est pas désagréable, elle divertit et muscle très légèrement les zygomatique, mais n'apporte rien de bien nouveau. Quelques dialogues font mouche quand d'autres se noient dans la vase, les situations paraissent parfois répétitives et il m'a semblé que tous les poncifs sur le divorce y passaient.

Personnellement, le personnage joué par Gilles Lellouche m'a agacée par son immaturité et son inconséquence, et puis il flirte par moment avec une vulgarité assez gratuite et inutile. Mais bon, ça c'est perso !

Le récit en flash back lors d'un mariage n'apporte rien si ce n'est quelques longueurs et coupures de rythme, et ne semble là que pour combler le manque d'idées des scénaristes et aboutir à un film d'une heure trente.

Dommage que le film n'exploite pas deux sujets qu'il ne fait qu'effleurer : la précarité et le harcèlement à l'école. Le film aurait gagné en intérêt et profondeur. Mais non.

Bon les acteurs sont sympatoches et font de leur mieux, mais au résultat, on a un vraiment une comédie qui ne casse pas trois pattes à un canard ! A vous de voir, pour vous changer les idées. Mais à éviter si vous êtes concernés par un divorce, évidemment, cela ne sera alors pas très distrayant !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost 0