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Publié le 23 Mars 2017

Chacun sa vie : Affiche

Film de Claude Lelouche

Avec Jean Dujardin, Nadia Farès, Antoine Duléry, Johnny Halliday, Eric Dupond-Moretti

 

Synopsis : Ils ne se connaissent pas, mais tous ont rendez-vous pour décider du sort d’un de leurs semblables.
Avant d’être juges, avocats ou jurés, ils sont d’abord des femmes et des hommes au tournant de leurs existences, avec leurs rêves et leurs secrets, leurs espoirs et leurs limites, tous sous un même soleil, chacun avec sa part d’ombre. 
Dans une jolie ville de province, le temps d’un festival de jazz, la vie va jongler avec les destins…

 

 

 

Mon humble avis : Autant être honnête, mis à part quelques passages que j'ai trouvés savoureux (entre Johnny et Dujardin, entre Béatrice Dalle et Dupond-Moretti) je me suis ennuyée ferme pendant ce film très choral. Une succession de saynètes avec une multitude de bons acteurs, soit, mais elles sont souvent trop longues et /ou inintéressantes, ressemblant plus à du "fourre-tout" pour amener le film à durer plus qu'un quart d'heure (en fait 1h53), et sans fil route les reliant. Mais encore, certaines flirtent avec la vulgarité où le très mauvais goût (notamment la scène en terrasse de café restaurant)

"Chacun sa vie" est censé être un film qui célèbre la vie. Ah oui ? Et bien quelle triste vie alors. Car aucun des moult personnages semble heureux, avoir une vie qui va bien. Ceux qui paraissent aller bien, et bien ceux-là se révèlent très faible devant la corruption. Lelouche souhaitait ainsi faire un portrait de la population française, puisque chacun des personnages est choisi pour être juré dans un procès, ou alors a un lien avec le présumé coupable de ce procès. Alors si le panel de la société française ressemble à cela, c'est assez triste.

Jean-Marie Bigard fait du Bigard (quel bonheur hum hum), Liane Foly fait du Liane Foly, Béatrice Dalle fait du Béatrice Dalle... Bref, aucun acteur ne surprend. Les personnages qui auraient pu être approfondis ne le sont pas.

Mais surtout, toutes ces saynètes sur les protagonistes du procès ne servent en rien l'issue du film. Ce qui aurait pu être intéressant, c'est d'assister aux délibérations et de constater "l'intime conviction" de chacun en fonction de ce que l'on sait de leur vie. Mais ça non, Lelouche nous en prive.

Bref, tout parait brouillon, monté un peu au hasard et n'aboutit à pas grand-chose. Et puis, on le sait, Lelouche aime ses acteurs et donc aime les filmer en gros, voire très gros plans... pour le meilleur et pour le pire. Parce que Johnny en très gros plan sur grand écran, ben heu....

Bref, chacun sa vie, chacun son chemin, passe le message à ton voisin !!!

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Mars 2017

L'Embarras du choix : Affiche

Film d'Eric Lavaine

Avec Alexandra Lamy, Arnaud Ducret, Jamie Bamber, Anne Marivin, Lionnel Astier, Jérome Commandeur

 

Synopsis : Frites ou salade ? Amis ou amants ? Droite ou gauche ? La vie est jalonnée de petites et grandes décisions à prendre. LE problème de Juliette c’est qu’elle est totalement incapable de se décider sur quoi que ce soit. Alors, même à 40 ans, elle demande encore à son père et à ses deux meilleures amies de tout choisir pour elle. Lorsque sa vie amoureuse croise la route de Paul puis d’Etienne, aussi charmants et différents l’un que l’autre, forcément, le cœur de Juliette balance. Pour la première fois, personne ne pourra décider à sa place…

 

 

Mon humble avis : L'embarras du choix est une petite comédie romantique sympathique, mais qui ne casse pas trois pattes à un canard non plus. Disons qu'elle est assez classique tant dans son sujet que dans le traitement et l'issue de celui-ci.

Mais le moment est agréable est divertissant, notamment grâce au charme indéniable de ses comédiens, Alexandra Lamy en tête, mais sans oublier le plus que charmant scottish de service Jamie Bamber. Si j'étais dans la situation de Juliette, à savoir choisir entre Arnaud Ducret et Jamie Bamber, je n'hésiterais pas une seconde. Sauf que ce genre de dilemme n'arrive qu'au cinéma !

Il y a aussi, au milieu des bons quiproquos, des moments très touchant, notamment lorsqu'Anne Marivin redéclare sa flamme à son mari (Jérôme Commandeur) qui n'est point George Cloney et apparaît ici plutôt comme un boulet lourd à traîner. Mais ne pas se fier aux apparences !

Mais pour moi, l'histoire et le rythme mettent trop de temps à s'installer, et je regrette vraiment que L'embarras du choix se révèle assez formaté, et n'approfondissent pas plus son sujet, tant dans le sérieux que le délire.

Un divertissement agréable, pour les fans du genre comédie romantique, sans en attendre monts et merveilles !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 6 Mars 2017

Patients : Affiche

Film de Grand Corps Malade et Mehdi Idir

Avec Pablo Pauly, Soufiane Guerrab, Moussa Mansaly

 

Synopsis : Se laver, s'habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens.... Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s'engueuler, se séduire mais surtout trouver l'énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l'histoire d'une renaissance, d'un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul.

 

 

Mon humble avis : Patients est une formidable leçon de vie, de courage, de persévérance !

C'est aussi et surtout un film autobiographique. Le slameur Grand Corps Malade y raconte sa rééducation, suite à un bête accident de piscine qui l'a rendu tétraplégique.

Durant l'heure cinquante du film, nous évoluons donc dans un centre de rééducation pour grands traumas, qui, huit clos oblige, devient comme un microcosme avec ses différents habitants, rituels etc. Nous y faisons connaissance d'autres patients mais aussi du personnel soignant, qui reste tout de même en second plan.

Le sujet est grave et pourtant, on ne tombe jamais dans le pathos. Ceci,  grâce à l'humour et à l'autodérision du personnage de Ben et de certains de ses comparses. Alors, on passe du rire aux larmes, car évidemment, la vie de ces jeunes handicapés n'est tout de même pas une partie de plaisir, certains passages nous laissent en apnée devant le terrible de la situation.

Dans cette bande de potes réunis par le handicap, chacun vit et ressent son sort de différentes manières. Il y a ceux pour qui c'est nouveau, d'autres qui sont presque nés avec. Ceux-ci deviennent presque les mentors des premiers.

Le film ne cache rien de l'humilité qu'il faut pour vivre ainsi entièrement dépendant des autres, depuis la situation la plus intime jusqu'aux repas etc. Mais tout est filmé avec tendresse, avec une belle et réelle pudeur qui ne met jamais le spectateur en situation de voyeur.

Le casting est bien évidemment formidable et partie essentielle de la parfaite réussite de ce film. Mention très spéciale au jeune Pablo Pauly qui interprète Ben (Grand Corps Malade). On a vraiment l'impression d'avoir Grand Corps Malade face à nous.

Bien sûr, Patients est propice à la réflexion sur le handicap. Etre handicapé c'est alors oublier ses rêves et comme la fourchette ou le téléphone le sont, trouver des rêves adaptés. Vivre le quotidien personnel mais aussi sociétal où tout va trop vite pour eux. Partout, être toujours précédé de son handicap avant d'être une personne, une personnalité. 

Etant moi-même en situation de handicap, ce film m'a évidemment particulièrement émue. Même je n'ai "pas à me plaindre", mon handicap étant invisible, mais de ce fait, très souvent oublié par mon entourage, et de de fait aussi, très méconnu dans ces conséquences sur mon quotidien, ce qui provoque souvent de l'incompréhension, voire de la gentille moquerie lorsque ma mémoire me fait cruellement défaut par exemple. Ou de l'agacement quand je dois me concentrer lorsqu'il me faut un certain temps pour retrouver le nom d'une collègue que je vois tous les jours par exemple. Mais j'ai, moi aussi, dû adapter ma vie et mes rêves. De conseillère voyages je suis devenue équipière Mc Do et je ne ferai donc pas le tour du monde comme j'en rêvais. Je vois moins loin, moins grand, et je ronronne avec mes chats qui remplacent haut les pattes tous mes renoncements.

Un film incontournable ! Et par pitié, rester jusqu'au bout du générique. Les spectateurs qui partageaient la salle avec moi m'ont fait halluciner en partant dès le clap de fin ! La musique du générique est un slam de Grand Corps Malade, sur le sujet de Patients, et fait donc intégralement partie du film bon sang ! Un peu de respect !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Février 2017

L'Empereur : Affiche

Film documentaire de Luc Jacquet

Avec la voix de Lambert Wilson et sinon, des manchots par milliers !

 

Synopsis : À travers le regard et les souvenirs de son aîné, un jeune manchot se prépare à vivre son premier voyage… Répondant par instinct au mystérieux appel qui l’incite à rejoindre l’océan, découvrez les incroyables épreuves qu’il devra à son tour traverser pour accomplir son destin et assurer sa survie et celle de son espèce. Marchez avec lui dans les paysages éphémères de l’Antarctique, ressentez la morsure du vent et du froid qui l’attendent à chaque pas et plongez avec lui dans les fonds marins jusqu’alors inexplorés.

 

 

Mon humble avis : Je l'ai déjà dit, j'adore les documentaires animaliers et d'autant plus sur grand écran et avec le son dolby stéréo and co ! L'impression d'y être quelque part, en tout cas, d'y être au plus près, sans avoir trop froid ni trop chaud et sans renoncer à un minimum de confort.

Alors, qui de cet Empereur ? Bien sûr les images sont splendides, époustouflantes et même ahurissantes, qu'ils s'agissent de gros plans sur les animaux et de plans larges sur ces paysages glaciers. Bien sûr, certains passages sont touchants, émouvants, amusants, voire parfois stressants quand on sent un poussin en danger. Mais tout va bien, nous sommes dans un film Disney Nature, donc tout est toujours bien qui finit bien.

La grande première qu'offre ce film l'Empereur, ce sont les images sous-marines des manchots, dans leur élément ultra naturel. Quelle grâce ces animaux ont sous l'eau alors qu'ils paraissent si maladroits, et gauches sur terre, par manque d'équipements adéquats ! Et pourtant, dans tant de leurs comportements, ne serait-ce que dans leurs silhouettes lointaines, ils semblent proches de l'humain.

Maintenant, j'avoue être un peu restée sur ma faim lorsque le générique de fin s'est annoncé. Par exemple, il est dit que le manchot est obligé de couver son oeuf et de prendre soin de son poussin à des dizaines de kilomètres de l'océan, mais il n'est pas expliqué pourquoi. On a du mal a estimé le temps qui passe, et donc l'âge du poussin à chaque étape du film. De même, le film nous laisse sur la rive de l'océan avec les grands poussins qui s'apprêtent à leur premier plongeon dans cet univers qui leur est pour l'instant inconnu, mais il ne nous est pas offert d'images sous-marines de leur première pêche par exemple. On abandonne le poussin qui semble être un adolescent (d'ailleurs, il n'y a pas que chez l'humain que l'adolescence se révèle être un âge ingrat)... Personnellement, j'aurais bien poursuivi le film jusqu'à ce que le poussin soit vraiment adulte et drague sa première demoiselle.... Histoire de boucler la boucle.

Mais le film reste merveilleux à regarder et le manchot, un animal on ne peut plus attachant et bluffant d'instinct et d'opiniâtreté !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Février 2017

Rock'n Roll : Affiche

Film de Guillaume Canet

Avec Guillaume Canet, Marion Cotillard, Gilles Lellouche, Philippe Lefebvre

 

Synopsis : Guillaume Canet, 43 ans, est épanoui dans sa vie, il a tout pour être heureux.. Sur un tournage, une jolie comédienne de 20 ans va le stopper net dans son élan, en lui apprenant qu’il n’est pas très « Rock », qu’il ne l’a d’ailleurs jamais vraiment été, et pour l’achever, qu’il a beaucoup chuté dans la «liste» des acteurs qu’on aimerait bien se taper… Sa vie de famille avec Marion, son fils, sa maison de campagne, ses chevaux, lui donnent une image ringarde et plus vraiment sexy… Guillaume a compris qu’il y a urgence à tout changer. Et il va aller loin, très loin, sous le regard médusé et impuissant de son entourage.

 

 

 

Mon humble avis : Excellentissime et pourquoi pas, (l'avenir le dira !), cultissime !

Déjà, ce film est un OVNI ! Rock'n Roll est un d'une originalité rare, audacieuse, hardie et qui aurait pu être casse-cou pour Guillaume Canet ! Une comédie qui développe une partie relativement "classique" puis une deuxième qui monte très loin dans le farfelu, pour s'achever en farce complètement givrée, que la bande annonce ne laisse même pas imaginer !

Mais attention, rien de vraiment classique, que du jamais vu ! Car nous sommes dans une autofiction, où Guillaume Canet se met en scène en tant que Guillaume Canet. Et, bien sûr Marion Cotillard joue son propre rôle, tout comme les autres comédiens du film. Quelque part, pour Canet, c'est presque une mise à nu avec un sacré culot !

Dans Rock'n Roll, Guillaume Canet fait face à une sacrée crise de la quarantaine, crise accentuée par le milieu dans lequel il évolue : le cinéma, le star système. Et oui, Canet prend de l'âge et derrière lui, une nouvelle génération d'acteurs arrive !

Guillaume Canet bouleverse carrément son image du gendre idéal et du professionnel bien sage ! Il fallait oser se mettre en scène comme cela, avec un sens de l'autodérision XXL, très peu de pudeur (mais attention, même si nous vivons dans l'appart de Guillaume et Marion, pas question non plus de nous livrer leur vie intime, ce n'est pas le sujet)

Le film est truffé de gags et de clins d'oeil franchement sympas, on se régale d'assister à l'entrainement de Marion Cotillard à l'accent québécois pour son prochain film, de la visite de Guillaume Canet chez son pote Johnny ou chez ses producteurs, dont Yvan Attal ! Un délice, car même si l'ensemble part vers le burlesque, chaque situation est finement sentie.

Mais, bien sûr, ce n'est pas une comédie juste pour le plaisir de rire car bien sûr, il y a un aspect dramatique dans ce scénario : la course au jeunisme, le culte du corps et de l'apparence. Et bien sûr Rock'n roll montre l'envers du décor de la célébrité à l'heure de la génération connectée. Bref, Canet nous montre les côtés pile et face du monde du cinéma.

Et évidemment, si vous être quadra ou quinqua et que dans votre environnement professionnel, vous voyez arriver des jeunes aux dents longues, ce film vous parlera encore plus !

A ne pas manquer, à voir et à revoir, j'ai adoré ! Aussi drôle que féroce !  Excellent et très rock'n roll je vous dis !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 2 Février 2017

RAID Dingue : Affiche

Film de Dany Boon

Avec Dany Boon, Alice Pol, Michel Blanc, Florent Peyre, Yvan Attal

 

Synopsis : Johanna Pasquali est une fliquette pas comme les autres. Distraite, rêveuse et maladroite, elle est d'un point de vue purement policier sympathique mais totalement nulle. Dotée pourtant de réelles compétences, sa maladresse fait d'elle une menace pour les criminels, le grand public et ses collègues.
Assignée à des missions aussi dangereuses que des voitures mal garées ou des vols à l'étalage, elle s'entraîne sans relâche pendant son temps libre pour réaliser son rêve : être la première femme à intégrer le groupe d'élite du RAID.

 

 

Mon humble avis : J'ai vu ce film il y a déjà quelques semaines, en avant-première et en présence d'Alice Pol et Dany Boon.

Classée dans le genre comédie policière, et bien je peux vous dire que j'ai adoré Raid Dingue.

Pour une fois, Dany Boon n'y est pas "le boulet", mais c'est lui qui traîne le "boulet" Alice Pol et le duo fonctionne admirablement, avec beaucoup de naturel et de spontanéité. Bref, un duo bien explosif et attachant, comme l'était à l'époque, celui formé par Depardieu et Pierre Richard. Alors je le dis direct, ce serait sympa que celui-ci deviennent récurent quelque temps.

Les dialogues sont sacrément efficaces, il y a même une scène qui n'est pas sans rappeler "il s'appelle Juste Leblanc". Les gags s'enchaînent assez vite mais sans surenchère, le rythme de faiblit pas. Sous l'apparence d'une franche comédie, Raid Dingue traite de sujet assez sérieux et de façon assez sérieuse aussi. En effet, Raid Dingue est avant tout un magnifique hommage à cette institution policière admirée qu'est le Raid. Pour faire ce film, Dany Boon a rencontré bon nombre de membres du Raid, et le tournage en caserne s'est principalement déroulé dans la caserne même du raid. Donc dans l'aspect reconstitution, entrainement du raid et mission de celui-ci, Dany Boon a mis toute son application à rendre cela le mieux possible. (D'ailleurs, il a subi un sacré entrainement pour être crédible, en attestent ses abdos !!!)

Le film fustige aussi certains médias qui sont prêts à mettre policiers du raid et otages en danger pour obtenir un scoop et faire le buzz. Il montre aussi du doigt la misogynie réelle ou supposée de ce genre de milieu et les idées préconçues sur les femmes, mais aussi, les passe-droits de certain en fonction de leur appartenance familiale et ... politique. Tiens donc !

En résumé : De l'action, une sacrée brochettes d'excellents acteurs, une Alice Pol qui pourrait devenir LA comédienne comique française nouvelle génération, de l'humour, des bons gags mais sans lourdeurs, et "le raid de l'intérieur", une excellente comédie je vous dis ! Alors pourquoi se priver ? Ah oui, j'allais oublier... l'hilarante et inhabituelle prestation d'Yvan Attal, il a dû bien s'amuser !!!

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 21 Janvier 2017

Il a déjà tes yeux : Affiche

Film de Lucien Jean-Baptiste

Avec Lucien Jean-Baptiste, Aïssa Maïga, Zabou Breitman, Vincent Elbaz

 

Synopsis : Paul est marié à Sali. Tout irait pour le mieux s’ils arrivaient à avoir un enfant. Jusqu'au jour où Sali reçoit l'appel qu'ils attendent depuis si longtemps : leur dossier d'adoption est approuvé. Il est adorable, il a 6 mois, il s'appelle Benjamin. Il est blond aux yeux bleus et il est blanc. Eux… sont noirs !

 

 

Mon humble avis : J'aime beaucoup Lucien Jean-Baptiste, tant comme acteur que comme comédien. Hélas, il est trop tare au cinéma et pour cela, il cumule souvent les deux casquettes.

Il a dejà tes yeux, un très beau film, drôle, très émouvant aussi, jubilatoire mais pas que... Un film qui délivre un vrai message.... de tolérance. Vous me direz, rien de très original... et bien si. Parce qu'ici, l'intolérance, les préjugés sont montrés des deux côtés : noir et blanc.

La couleur de cet enfant, ou de ses parents adoptifs gène tout le monde, sauf ceux qui sont directement concerné, à savoir, les parents justement qui veulent juste aimer un enfant.

Des couples caucasiens ayant adopté un enfant noir est chose courante... et ne choque personne... sauf que dans la tête des autres, passe l'idée "les pauvres, ils ont dû adopter". Mais nul n'ose remettre en cause la légitimité de l'adoption. Alors pourquoi en serait il autrement en situation inverse, lorsque ce sont des noirs qui adoptent un enfant blanc ?

Dans ce film sans aucun doute très réaliste, "le monde entier" ou presque, personne n'échappe à la défiance, l'incrédulité, la méfiance, le scepticisme, voire le rejet : depuis l'assistante sociale jusqu'à la police en passant par les autres baby-sitters qui, au parc, prennent forcément Sali pour une des leurs... Quant aux parents de Sali, ils ne veulent tout simplement pas en entendre parler.

Ce film est réaliser avec une réelle justesse, alternant comédie légèrement "loufoque", dialogues percutants, moments de réflexions et d'intense émotion, mais jamais de guimauve ni de mièvrerie. De la révolte aussi dans le coeur du spectateur qui voit cet amour parental bien mis à mal. Mais c'est un film qui fait du bien, oh que oui ! Il touche en plein coeur et les comédiens, tous bien dans leur rôle et très attachants, ne sont pas étrangers à cette belle harmonie.

Le monde évolue, il est temps d'en prendre compte, il est grand temps de sortir des prototypes et de "voir et penser" autrement. Bref, de faire évoluer notre humanité, tant intérieur qu'au sens propre d'un terme, pour en faire jaillir le meilleur : l'amour et le vivre-ensemble en faisant tomber les barrières. Et ce film montre avec allégresse que les barrières sont juste dans les esprits !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Janvier 2017

La Vallée des loups : Affiche

Film de Jean-Michel Bertrand

Avec Jean-Michel Bertrand, les loups, les marmottes, les bouquetins, les renards etc...

 

Synopsis : Il existe encore aujourd’hui en France des territoires secrets. Ce film est une quête personnelle, l’histoire d’un pari fou tenté par un passionné rêveur, un anti héros capable de briser toutes les barrières pour parvenir à son but : rencontrer des loups sauvages dans leur milieu naturel. Après trois années passées sur le terrain à bivouaquer en pleine nature par n’importe quel temps, le réalisateur parvient à remonter la piste des loups. Petit à petit, il observe, se rapproche et finit par se faire accepter par la meute. Contre toute attente les prédateurs magnifiques offrent alors un peu de leur intimité à ce drôle de personnage. Mais le film pose aussi la question des limites de cette intimité.

 

 

Mon humble avis : J'aime par-dessus tout voir des documentaires animaliers au cinéma. Parce qu'ils me permettent d'y voir de plus près des animaux sauvages dans leur espace naturel... le tout sur grand écran. Ce qui donne une impression d'immersion totale.

La vallée des loups est donc un documentaires, mais pas seulement animalier. L'humain y prend place, et l'humain au singulier. C'est autant les animaux qui sont mis à l'honneur ici que le portrait d'un homme et de son obsession : trouver, rencontrer et filmer les loups.

C'est donc une quête extraordinaire de plusieurs années au sein d'une vallée alpine (dont le nom et la situation précise resteront secrets, pour la protection des loups). C'est donc un film sur une quête, sur la solitude, sur la patience et la détermination sur la montagne, sur les saisons, sur la nature sauvage. Quel bonheur d'évoluer avec Jean-Michel dans ce territoire vierge de toute présence et construction/destruction humaine.

Les images sont spectaculaires ! Autant vertigineuses que fabuleuses. Elles nous montrent l'immensité autant que l'infiniment petit. Quelle faune et quelle flore nous sont montrées là, au fil des saisons, avec de magistrales variations de couleurs....

Quel bonheur de rencontrer cerfs, bouquetins, renards, écureuils, marmottes, sangliers, renards, chouettes super chouettes, aigles au détour d'un chemin, de les observer à travers les caméras évoluer naturellement en toute liberté sur leur territoire. Avec Jean-Michel, qui s'invite dans celui-ci, et, par des techniques autant particulières qu'ancestrales, fait en sorte de faire lui aussi parti de ce territoire, au même titre que les animaux... mais sans jamais les surprendre, ni rentrer en contact direct avec eux pour ne pas altérer leur véritable nature ni les mettre, de ce fait en danger. Ceci, de jour comme de nuit... Puisque Jean-Michel pose, à des endroits qu'il juge stratégiques après observation, des caméras nocturnes à détection de mouvements. Et l'on réalise alors qu'il s'en passe des choses dans la forêt la nuit... Que certains passages étroits deviennent des boulevards où se succèdent tant d'espèces animales qui nous offrent parfois des scènes bien cocasses !

Je vois donc souvent des documentaires animaliers et celui-ci a vraiment quelque chose en plus... Il n'est pas du tout scénarisé, tient souvent plus de la contemplation, ne promet pas systématiquement l'animal puisque c'est une quête pour les approcher... Leur rencontre est donc toujours aléatoire... et comme une récompense magistrale et magique. Et surtout, nous sommes en compagnie d'un homme seul, qui se filme et film lui-même ses découvertes, ses bivouacs spartiates, ses joies, ses découragements, sa vie primitive dans la forêt montagneuse. Ce qui donne à ce documentaire une dimension supplémentaire... Autant humble qu'intimiste.

A voir, absolument !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 21 Décembre 2016

Papa ou maman 2 : Affiche

Film de Martin Bourboulon

Avec Marina Foïs, Laurent Lafitte, Alexandre Desrousseaux, Sara Giraudeau

 

Synopsis : Deux ans ont passé. Après avoir raté leur séparation, les Leroy semblent parfaitement réussir leur divorce. Mais l'apparition de deux nouveaux amoureux dans la vie de Vincent et de Florence va mettre le feu aux poudres. Le match entre les ex-époux reprend et les enfants décident de réunir leurs parents !

 

 

Mon humble avis : Le jour où j'ai vu au ciné l'ennuyeux "Personal Shopper", j'ai aussi vu le truculent Papa ou Maman 2, et bien m'en a pris, ce deuxième film a sauvé mon après-midi !

Le premier Papa ou Maman date de 2 ans. J'en avais gardé un souvenir assez imprécis. Ce 2ème opus est beaucoup plus marquant, car bien plus réussi encore, sans fausse note, sans l'impression de "too much" du précédent.

Franchement, qu'est-ce que l'on rit avec ce film ! Les gags, les réparties, les situations sont tous excellents, aucun ne tombe à l'eau. Même si l'on est souvent dans le rocambolesque, celui-ci est bien mieux maîtrisé dans ce numéro 2. Tout parait plus fin, plus décalé, pas appuyé par nécessité ! Et pourtant, le film oscille entre le 1er degré et le 5ème degré !

La mécanique est bien huilée, les dialogues cuisinés aux petits oignons, aux piments, à l'ail et à la moutarde, le rythme soutenu, pas une seconde d'ennui. C'est simple, il semble que les comédiens s'amusent autant que les spectateurs et que leur plaisir est on ne peut plus contagieux ! Contagion aidée par la vivacité de la mise en scène.

Bref, une suite hilarante, qui donne envie de retrouver cette famille déjantée dans quelque temps pour un numéro 3 ! Car on sent que tous les personnages n'ont pas encore livré toutes les vacheries dont ils sont capables !

Même si ce n'est pas le film du siècle, Papa ou Maman 2 est une comédie parfaitement réussie, à voir sans hésiter !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 19 Décembre 2016

Personal Shopper : Affiche

Film D'olivier ASSYAYS

Avec Kristen Stewart, Lars Eidinger, Sigrid Bouaziz

 

Synopsis : Maureen, une jeune américaine à Paris, s’occupe de la garde-robe d’une célébrité. 
C’est un travail qu’elle n’aime pas mais elle n’a pas trouvé mieux pour payer son séjour et attendre que se manifeste l’esprit de Lewis, son frère jumeau récemment disparu. 
Elle se met alors à recevoir sur son portable d’étranges messages anonymes…

 

 

Mon humble avis : Je vais être directe, sans la présence hypnotique et charismatique de l'actrice Kristen Stewart, je n'aurais trouvé aucun intérêt à ce film. Une autre façon de dire que je n'ai pas saisi du tout où Olivier Assayas voulait nous emmener, puisque je suis restée globalement à quai.

Personal Shopper est vendu comme un thriller fantastique... la dose de thriller est de 10 mn et celle de fantastique de 8 minutes trente peut-être ! Bref, de ce côté-là, il n'y a pas grand-chose à manger. A part un fantôme, deux ou 3 ombres en mouvement, 2 portes qui s'ouvrent toutes seules... J'ai lu qu'Olivier Assayas voulait s'essayer à filmer l'invisible au cinéma... Mouais, bof bof. Quant à l'aspect thriller... Oui, nous sommes mal à l'aise dans la grande maison vide au plancher qui craque, oui, on flippe un peu lorsque Maureen reçoit un texto étrange. Oui, il y a un meurtre qui reste tout à fait anecdotique. Quid du coupable, du pourquoi du comment ? On n'en reparle jamais.

Personal Shopper semble ne débuter vraiment que bien tard et se termine bien trop subitement. Quand le générique de fin apparaît, on est vraiment content de posséder une carte Pass au Gaumont et de ne pas avoir payé plus de 10 € la place ! C'est vraiment dommage, car le scénario entrouvre plein de portes prometteuse, mais ne les ouvre pas franchement et qui plus est, ne les referme pas.

J'ai comme l'impression qu'à force de vouloir faire un film subtile et de filmer le discret, et bien on ne filme pas grand-chose. Alors oui, on devine un doigt plus qu'accusateur sur le matérialisme aliénant de notre époque, mais à part cela... Même l'émotion m'a semblé absente du film et les dialogues sont trop inconséquents pour que ma chère Kristen (oui, j'aime beaucoup cette actrice) puisse montrer l'étendue de son talent et sauver le spectateur d'un ennui profond et d'une attente tellement vaine !

Bref, Personal Shopper et mon billet = où comment économiser 10 € !

 

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Rédigé par Géraldine

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