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Lectures en cours, à venir...

Cette nuit-là Si tu existes ailleurs
Le philosophe de serviceLe trésor du temple 

 

 

 

   

 


                 BAREME
Décevant

Pas mal


Bon


Coup de coeur


°


















 

   
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 RL2011b

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 08:00

Synopsis :

 

Lorsque son père, le Roi, meurt, Blanche Neige est en danger. Sa belle-mère, cruelle et avide de pouvoir, l’évince pour s’emparer du trône. Quand la jeune femme attire malgré tout l’attention d’un Prince aussi puissant que séduisant, l’horrible marâtre ne lui laisse aucune chance et la bannit. Blanche Neige se réfugie alors dans la forêt… Recueillie par une bande de nains hors-la-loi au grand cœur, Blanche Neige va trouver la force de sauver son royaume des griffes de la méchante Reine. Avec l’aide de ses nouveaux amis, elle est décidée à passer à l’action pour reconquérir sa place et le cœur du Prince…

 

 

 

Avec Julia Roberts, Lily Collins, Armie Hammer....

 

 

 

 

 

    

 

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Mon humble avis :  Et bien j'ai franchement apprécié cette version plutôt revisitée, inversée, mise à la sauce du 21ème siècle du célèbre conte. On oscille entre parodie, moquerie, humour, drôlerie, action et aventure, science fiction : beau programme n'est-ce pas ?

Les décors mélange merveilleux, grandioses et kitsch en assumant parfaitement ce curieux assemblage. Bien sûr, pour les paysages autour du château, on se doute que l'image de synthèse est passé par là. De même, les costumes, les robes m'ont fait rêvé par le beauté ou leur aspect monumental. L'un d'elle d'ailleurs donnent des effets magnifiquement filmés, comme une chorégraphie, lorsque Blanche Neige court entre les arbres dans la forêt, avec sa robe blanche qui valse deci-delà.

Bien sûr, on est assez loin du conte pour ce que je m'en souvienne. En fait, le film est surtout symbolique de notre époque où la femme n'a plus besoin de prince charmant pour s'en sortir mais où tout de même, l'Amour sauve toujours toutes les situations ou presque. Il faut dire que le prince charmant de ce film n'a de rééllement charmant que son physique. Pour le reste.... et bien heureusement qu'il peut compter sur Blanche Neige pour le sortir de bien des mauvais pas !

Les 7 nains sont bien là mais surprise, point de grincheux ni de courageux bûcherons etc.... Surprise... J'y ai vu un peu duJean Pierre Jeunet.... Et, et là c'est un bémol, la scène du mariage semble très largement inspirée (voire copiée) de l'Alice de Timb Burton.... Dommage de ne pas se démarquer.

Julia Roberts excelle en méchante et cruelle reine et n'hésite pas à se moquer de son personnage. Son rire que l'on connaît si charmant peut aussi, dans la peau d'un autre personnage, se révéler machiavélique.

Enfin, Blanche Neige est Lily Collins, la fille de Phil, qui se fait un nom au cinéma. C'est bien parti. Charmante, convaincante. A suivre.

Dans quelques semaines, sort une autre version de Blanche Neige. Ici, nous avions droit aux bonbons acidulés.... Je pense que la prochaine version approchera du gothique. Il sera intéressant de comparer alors.

En tout cas, cette Blanche Neige là m'a franchement bien divertie et amusée !

 

 

 

 

 

 

Par Géraldine - Publié dans : Cinéma d'ailleurs - Communauté : 1 article = 1 film
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 08:00

Roman - Editions Arléa - 189 pages - 18 €

 

 

Parution le 5 avril 2012 - Nouveauté.

 

 

 

L'histoire : Clarisse se retrouve dans un avion, direction Houston puis Tucson en Arizona. C'est la première fois qu'elle s'éloigne de son mari et de son fils pour des raisons autres que professionnelles. Elle doit régler, pour son père, une histoire d'héritage d'un membre lointain de la famille. Pour tromper sa peur et son ennui, Clarisse parle de tout, de rien, à son voisin : Léonard. A l'arrivée à Tucson, il fait si chaud, tout lui est inconnu, il fait si chaud, et tout autour, ce désert....Ailleurs, on est autre. Va-t-elle rester debout et solide ou fondre et devenir poussière.

 

 

 

Tentatrice : L'auteure (Auteure également de Manhattan)

Fournisseur : L'auteure et les éditions Arléa, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Cette fois ci, Anne Révah raconte une histoire à la 3ème personne du singulier. Elle n'est plus la narratrice qui ressent, mais l'oeil extérieur qui observe, déduit, décrit. De ce fait, ce roman est moins intimiste que son précédent (Manhattan).  D'ailleurs, je dirais que l'histoire en elle même est relativement secondaire et assez fréquente dans le fond. Elle est en fait prétexte à étudier minutieusement l'intime, donc l'unique, de personnages ordinaires. Et comme dans Manhattan, Anne Révah s'intéresse à la fragilité derrière la force apparente. Est-ce son sujet de prédilection ??? Nous verrons, deux romans, c'est trop peu pour encore pour qualifier et "classifier" oeuvre et sujets chez un auteur.

Clarisse est dans l'avion lorsqu'elle réalise qu'elle a perdu (comme à son habitude) son téléphone portable, son cordon ombilical avec son fils et son mari. Son mari qui est son tout, son repère, son assurance, son miroir, son rocher... Alors pour combler ce vide soudain et ce vide aérien de 10 km sous ses pieds et qui l'angoisse, Clarisse fait tout pour entrer en contact avec son voisin de siège, Léonard. Comme moi, sauf que quand je prends l'avion, c'est par curiosité, pour savoir qui j'ai à côté de moi et quel enrichissement je peux en espérer. Et j'avoue que dans les premiers temps, Clarisse m'a plutôt exaspérée à toujours se plaindre d'être loin des siens, de la chaleur, de ne pas pardonner à son mari de ne pas être frais comme un gardon quand elle l'appelle à 1h du matin heure de Paris. Je l'ai trouvé plutôt capricieuse. Et puis.... Et puis il y a l'Arizona, le bout du monde, la chaleur, le décalage horaire, l'ailleurs, le bouleversement climatique qui vous change autant un homme qu'une femme....

Anne Révah développe alors tous ses talents et force est de constatée que son héroïne me ressemble de plus en plus dans ses angoisses, ses interrogations, ses craintes, ses réflexions. En fait, on a l'impression que Anne Révah s'est saisi d'une loupe et étudie un grain de sable du désert, deux ou trois même. Elle décrit admirablement l'infiniment petit, le minuscule, l'invisible mais qui pourtant est, qui pourtant nait. L'attraction entre deux êtres qui n'en sont pas conscients. La genèse, le primitif d'une évidence. Et pour qu'il y ait naissance et épanouissement d'une évidence, et bien ici, c'est au détriment d'une autre certitude, abîmée par la distance, par un autre regard... Clarisse en veut à son mari... C'est ainsi que l'auteur commence son analyse de la fin d'un tout, de l'immense : L'amour. Anne Révah relève les premières fissures de la forteresse qui vont peu à peu mener à l'écroulement de l'édifice. Et pour cet aspect là du livre, Anne Révah utilise de nouveau l'écrit... Pas le livre ! Mais l'écrit que Léornard, écrivain à ses heures libres, a tendu à Clarisse en quittant l'avion. Presqu'une lettre en fait (point commun avec Mahattan)Dans ce texte, Léonard y écrit une histoire d'amour ou plutôt le détricotage d'un amour, dès son premier indice.

Ce n'est pas tant l'histoire qui m'a touchée dans ce roman, mais  l'exploration de l'infiniment petit en amour comme en désamour et finalement, le personnage de Clarisse qui s'était attaché à son mari comme à un rocher, pour ne pas dériver. L'écriture est sublime et soignée, pas si éloignée m'a-t-il semblé de celle de Régine Détambel ou Carole Martinez. On y sent en tout cas la même qualité de travail, le même soin, la même obsession de ce mot et pas un autre malgré moult essais. La justesse des émotions et les détails dans leurs descritptions sont admirables. Je suis très peu douée pour décrire et détailler le ressenti d'un personnage et ses interprétations, aussi, j'aime ce don trouvé chez les auteurs que je lis.

Pour le reste, je ne vous en dit pas plus, sinon, je raconterai le livre. Par contre, je peux dire la fin, puisqu'elle vous appartient. Oui, Anne Révah tend la plume au lecteur qui choisira la direction !

En tout cas, si Anne Révah garde le même cap et la même qualité d'écriture, nul doute que son nom se faufilera de plus en plus dans vos lectures (livres, magazines, articles). Je pense qu'Anne Revah est un pôle magnétique pour celles et ceux qui aiment la belle littérature.

 

 

"Gabriel devait tout entendre. S'il lui prenait de faire remarquer à Clarisse, même affectueusement, qu'elle était en train de se plaindre, elle ne comprenait pas ce qu'il voulait dire, ce n'étaient pas des plaintes. C'était son état, la vie en elle, ses détours, et toutes ses sensations dont elle ne savait que faire..."

Par Géraldine - Publié dans : Littérature française - Communauté : Lettres et littérature
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 08:00

Synopsis :

 

En plein échec professionnel et sentimental, Ben, qui se rêvait comique à New York, est de retour à Paris. Il rencontre Alex, présentateur-vedette du Breakfast-club, le Morning star de la radio. Avec Cyril, un quadra mal assumé, et Arnold, le leader charismatique de la bande, ils font la pluie et le beau temps sur Blast FM. Très vite Ben est engagé : Il écrira pour eux. Alors qu’il a à peine rejoint l’équipe, un raz de marée frappe de plein fouet la station : l’audience du breakfast est en chute libre. C’est en bus qu’ils sillonneront les routes de France pour rencontrer et reconquérir leur public. Pour ces Parisiens arrogants, de ce road trip radiophonique naîtra un véritable parcours initiatique qui bousculera leurs certitudes.

 

Avec Clovis Cornillac, Manu Payet, Douglas Attal, Come Levin.

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile2.5

 

Mon humble avis :Parfois, il faudrait écrire sa chronique en live, pendant le film. Qu'aurais-je dis alors, en direct, de Radiostars qui fait déjà un buzz médiatique.... Voici donc un avis chronologique...

Au début, j'ai été amusée de me retrouver dans ses studios radios, me rappelant toutes proportions gardées, mes propres expériences régionales. Je fus, dans ma jeunesse, secrétaire , standardiste et responsable des avant première ciné pour NRJ Chérie FM Lille... Donc là, fun pour moi.

Mais néanmoins, j'ai attendu que le film commence vraiment à la fin de son premier tiers. Des jeux d'acteurs inégaux, des rôles inexistants, on ne sait vraiment trop pourquoi, pour ajouter de la verve aux vannes. Dommage, il eut mieux fallut peut-être moins de personnages, mais que chacun soit plus creusé et étoffé et dépasse l'anecdotique. En fait tous ces gars sont pour certains sympathiques, d'autres caractériels mais globalement, ils sont tous plutôt pathétiques. Réalistes ou caricaturaux ? Je me suis parfois lassée de leurs engueulades respectives et outrée de leur course à la vulgarité gratuite pas très fine. Certes, l'un des personnages pointe du doigt leur défaut et celui de tout groupe social éventuel ; "c'est toujours la course à la vanne, à celui qui sortira la meilleure. Mais dès qu'on parle de quelque chose de sérieux, il n'y a plus personne". Ensuite, j'ai failli écraser un paquet de clope dans la "gueule" de Cornillac. Excusez ma vulgarité mais oui, ça m'énerve, un personnage qui à une clope au bec dans chaque scène, que l'on soit dans un bus, une boite, un mac do, un studio radio, une chambre d'hôtel... Bref, partout, malgré une certaine loi. On sait tous très bien pourquoi on commence à fumer... Pour se donner une contenance...  A croire que Romain Levy trouvait le rôle de Cornillac bien vide pour l'affubler d'une cigarette systématique... Je joue peut-être la veille étriquée. Mais non, 4 ans après, j'ai toujours envie et en voir sur grand écran pendant deux heures, ça me tue.... Et ça va complètement à l'envers de campagne de sensibilisation.... Bon, je critique, je critique mais j'appose 3 étoiles. Je me justifie....

Le duo formé par Douglas Attal et Manu Payet (le discret timide qui écrit et le désinibé qui en jette sur scène) m'a touchée et bien plu. On fait un chouette voyage en bus en France, si ce n'était avec cette équipe de plus ou moins bras cassés, on pourrait se croire en tournée avec un chanteur émergeant qui sillonne la France. Bien sûr, il y a quelques réparties et dialogues délicieux et grincents, accompagnés de situations presque anthologiques. Et puis la fin, même si elle fait appel aux bons sentiments de chacun, prouve que là dedans, tout ce monde n'est pas si mauvais, qu'il n'y a pas que l'égo qui compte. Les médias disent que c'est un film qui met debonne humeur.... Il ne plombe pas le moral certes, mais je pense qu'il sera vite oublié pour moi. Certes, j'ai passé un moment plutôt bon, j'ai ri quelques fois. En fait, pour tout vous avouer, mon plaisir fut la prestation de Manu Payet. Aurais-je un petit faible ? A suivre ?!

 

 

Par Géraldine - Publié dans : Cinéma Français - Communauté : 1 article = 1 film
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 08:00

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Ces arbustes et ces feuilles semblent bien anodins... Et pourtant, il s'agit de feuilles de thé, qui donneront ensuite l'une des boissons les plus bues au monde. C'est un Ecossais qui, en 1867, eut le premier l'idée de défricher quelques hectares de forêt pour y repiquer des plants de thé, alors que le cours du café s'effondrait.  En 1 894, un certain Thomas Lipton appliqua à la culture du thé les techniques industrielles. Il conditionna son thé en sachets, alors qu'il était jusqu'alors toujours proposé en vrac.(Les textes de ce billet sont inspirés ou copier sur le Guide du Routard et du guide hachette)

 

Et ces deux photos sont issues de Google. Les autres, sont les miennes !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Une vue globale de ces plantations peut donner ceci, lorsqu'on s'engage à pieds dans un chemin sinueux.

 

Le thé est devenu "L'or vert" du Sri Lanka. Il est au premier rang de l'économie mondiale et est de renommée mondiale.

 

Le theier est un arbuste qui craint le froid et la sécheresse.

 

 

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 Le théier doit être exposé au soleil dans des régions humides et chaudes. Il ne commence à produire qu'au bout de 5 ans de travail qui consiste à limiter sa taille à 1.50 mètres.

 

 

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Le thé se récolte toute l'année, tous les 8 à 15 jours selon les régions. Les meilleurs thés sont ceux récoltés à plus de 1 200 mètres.

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  La cueillette est effectuée le plus souvent par les femmes Tamoules. Dans des conditions précaires et sur un terrain accidenté, elles doient recueillir 20 kg par jour, pour un salaire mensuel de 2000 roupies environs, trois fois rien. Le travail s'effectue pieds nus, sous la surveillance d'un gardien.

Elles ne prélèvent que les 2 premières feuilles et les jeunes bourgeons qu'elles lancent dans la hotte attachée à leurs épaules.

     

 

     

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  Les thés sont vendus sous leur nom d'origine, qui correspond au nom du jardin où ils sont cultivés.

Ils sont classés comme nos grands vins et font l'objet de dégustations réalisées par des spécialistes.

 

 

Ce n'est pas au Sri Lanka que l'on boit le meilleur thé. En effet, celui ci est exclusivement réservé à l'exportation, notamment vers les émirats et le Moyen Orient.

 

Le thé du Sri lanka est plus communément appelé le Ceylan Tea.

 

 

 

 

 

   

     

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Au centre de l'île, se sont les plantations de thé qui modèle le paysage. 

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Au milieu des plantations, un village Tamoul. 

 

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Par Géraldine - Publié dans : Voyages en Asie - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 08:00

Autofiction ? - Editions du Seuil - 140 pages - 15 €

 

 

 

Parution en janvier 2012

 

 

L'histoire : Point de départ... Une lectrice se suicide. Au téléphone, la mère de celle ci accuse Chloé Delaume d'être responsable de cette mort. "Pourquoi est elle morte et pas vous" ?

Parce qu'un auteure qui devient l'héroïne et la narratrice de ses livres serait un corps vide, avec personne dedans, une place à prendre.... Jusqu'où va l'identification, le danger de l'autofiction et la liberté de chacun de mener sa propre vie, voire de la choisir...

 

 

Tentation : Curiosité

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Chloé Delaume est passée récemment à La Grande Librairie. Je ne la connaissais pas, même de nom. Et voilà que sa venue pour une conférence à Rennes est annoncée... Alors lisons !

Et bien voici un billet qui ne va pas être facile car je ne saurais dire si j'ai vraiment aimé ce livre, même si je l'ai lu d'une traite.

Disons que ce fut une lecture très expérimentale, déconcertante, déroutante...

Au premier abord, le style m'est apparu comme impénétrable. Syntaxe particulière, phrases très courtes, ponctuation plus que généreuse, rythme saccadé... Puis parfois, des envolées presque lyriques. Et là j'ai ouvert les vannes pour me laisser pénétrer par le texte et je me suis pris sa poésie en pleine figure. Ce texte est en fait hautement poétique, alors je pense que chacun peut par moments l'interpréter à sa façon, le survoler, le saisir dans le creux de ses mains, même si, comme du sable, il s'enfuit l'instant d'après et redevient insaisissable. J'ai trouvé des passages incompréhensibles pour l'instant d'après jubiler devant l'humour, l'ironie et le cynisme dont ne manque pas l'auteure.

Quand est il du sujet... Traité de façon... je dirais décousue dans l'ensemble. Le sujet qui ouvre le livre ne semble qu'être qu'un prétexte pour annoncer l'apocalypse personnelle de Chloé Delaume et donc, pour ne pas échapper au cliché de l'autofiction il en ressort plutôt un aspect nombriliste, que j'appelle "'automasturbation cérébrale". C'est souvent gloque, macabre, sanglant dans les métaphores et les obsessions morbides, inconvenant. Un livre pour répondre à une question : qui suis-je ? Chloé Delaume n'est manifestement pas en paix avec elle même ni avec son identité...Bref, nous partageons nombre de ses tourments. Voici une réponse à celle qui s'est tuée parce qu'elle voulait devenir " à son tour" Chloé Delaume.

Et puis surprise, l'auteure nous propose de répondre à un QCM de 12 questions sur la vie, son livre, notre lecture, elle, afin de choisir, en quelque sorte, la fin du livre selon le nombre de A, B ou C obtenus. Cela m'a franchement amusée car on ne peut plus indédit ! (pour info, j'ai eu autant de A que de B et peu de C)

J'ai tout de même mis quelques post it au fil des pages, car j'y ai retrouvé des affirmations, des ressentis qui font partie de ma vérité et me permettnt une certaine identification à l'auteure / héroïne/ narratrice. Car il y a en Chloé Delaume une lucidité certaine, notamment dans son rapport à l'écriture et le rôle de celle ci qui ne peut jamais être thérapeutique selon ses propres mots.

Ce n'est pas un livre que je conseillerai, à moins qu'être dérangé et remué dans votre confort de vie bien équilibrée d'où transpire le bonheur ne vous déplait pas. Si vous êtes une jeune maman épanouie, une grand mère heureuse de l'être, que pour vous le couple est la plus belle des réussites, que vous êtes sûre que jamais dans votre vie vous n'avalerez d'anxiolitiques, je ne penses pas que ce livre vous plaise un temps soit peu.

Pour ma part, j'ai été surprise, dérangée, je me serai passée de certains détails, mais j'ai retrouvé quelques parties de moi et surtout, malgré mes rétissences du début, j'ai apprécié la poésie de cette plume et me suis amusée du culot de Chloé Delaume. Lecture expérimentale donc, tortueuse à souhait, pas adoré, pas détesté, disons que je n'en ferais pas mon pain quotidien, ni même occasionnel.

Par Géraldine - Publié dans : Littérature française - Communauté : Chronique de nos lectures
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Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 08:00

Synopsis :

Quand Dan Geraldo, reporter en quête de scoop, arrive en Palombie, il ne se doute pas qu’il va faire la plus incroyable des découvertes… Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en surprise au cours d’une aventure trépidante et surtout révéler une nouvelle extraordinaire : Le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment !!!

 

Avec Alain Chabat, Jamel Debouze, Patrick Timsit, Lambert Wilson et le Marsupilami himself !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Quel chouette moment de franche rigolade !

Même si j'ai trouvé le début un peu diesel, je dois dire qu'une fois embarquée dans l'histoire, je n'ai débarquée qu'à la toute fin du générique !

Déjà l'environnement, les paysages : plein de couleurs, de belles (vraies ?) forêts ? Bref, une ambiance d'Amérique latine, bien exotique, bien sympathique. Une aventure là dedans, qui part un peu dans tout les sens et qui aboutira bien quelque part !

Je n'ai jamais lu la BD d'origine donc ne saurais dire si le film lui est fidèle ou pas. Ce qui est sûr, c'est qu'on y retrouve 100% de la pate d'Alain Chabat et des Nuls. Les nostalgiques de cette époque télévisuelle courront donc au ciné. Les gags se suivent, tantôt potaches, tantôt bien plus fins, tantôt bien "Nuls", souvent décalés et bien sûr caricaturaux à l'extrême. Mais tout fonctionne dans une ambiance farfelue et donne lieu a des scènes anthologiques, notamment lorsque Lambert Wilson, en robe d'or, se met à chanter et à chorégraphier Celine Dion. Un bonne séance de burlesque, ça fait du bien, avec un duo d'acteurs qui fonctionne à merveille : le nonchalant Chabat et l'excité Debouze, excité mais aussi très émouvant dans son ardeur à prouver qu'il n'est pas un menteur, que le Marsupilami existe bien. J'ai beaucoup aimé son regard d'enfant tout ému lorsqu'il rencontre à nouveau un Marsipulami en forêt. Autant d'émotions et de rire en une seul personne : chapeau !

Plein de petits détails à voir aussi,  notamment dans le faux costume Paga de Debouze d'ou débasse le bec d'une bouteille Canard WC !!! Bref, c'est déjanté de partout et c'est bon !

Parfois aussi, le mélange du français, de l'espagnol et de l'anglais donnent naissance à des expressions maisons bien drôles qui parsèment les répliques toujours hilarantes. Dommage qu'il y ait une scène qui ne soit pas décalée mais déplacée et que personnellement, j'aurais du mal à expliquer à mon gamin de 6 ans si j'en avais un (celle du petit chien....).

Et puis il y a le Marsupilami himself, so cute comme on dirait outre atlantique, si mimi, trognon, (bravo aux créateurs d'images de synthèse), qu'on a envie d'y croire, oui il existe. Au moins en peluche et on voudrait bien s'en acheter un pour rêver un peu encore. Mais il y a des âges où des choses ne se font plus. Sauf rire au ciné, c'est permis à tout âge !

 

Allez houba, houba !

 

Par Géraldine - Publié dans : Cinéma Français - Communauté : Webzine cinéma
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Dimanche 8 avril 2012 7 08 /04 /Avr /2012 08:00

Synopsis :

 

Alors qu’il s’apprête à intégrer l’armée israélienne pour effectuer son service militaire, Joseph découvre qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents et qu’il a été échangé à la naissance avec Yacine, l’enfant d’une famille palestinienne de Cisjordanie. La vie de ces deux familles est brutalement bouleversée par cette révélation qui les oblige à reconsidérer leurs identités respectives, leurs valeurs et leurs convictions.

 

 

 

Avec Emmanuelle Devos, Pascal Elbé, Jules Sitruk, Mehdi Dehbi...

 

 

 

 

 

 

 

     

 

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Mon humble avis :Ah ! Enfin un coup de coeur, un vrai, sans aucune retenue ! (Mon 3ème de l'année avec Félins et Extrêmement fort et incroyablement prêt).

Le sujet de l'échange d'enfant par mégarde à la maternité a déjà été filmé, sous forme de comédie, par Chatillez dans le fameux La vie est un long fleuve tranquille. On imagine déjà la douleur qui peut s'infiltrer dans les familles et les enfants victimes de ses échanges quand la réalité éclate au détour d'une banale prise de sang par exemple. Qui est l'enfant ? Qui sont les parents ? Ceux qui partagent le même sang où ceux qui ont élevé avec amour cet enfant.

Et bien dans ce film, l'horreur de la situation et des questionnements des personnages est multiplié par 10, car tout cela se situe dans le conflit Israélo palestinien. Où se trouve notre moi, notre identité. Dans notre ADN ? Dans la vie que l'on mène entourée de notre famille. D'où vient notre caractère, l'héritage est il génétique ou éducatif ???

Joseph était israélien d'origine française et juif pratiquant, sa religion avait un sens pour lui. Sachant que la religion juive est transmise par la mère... Sa mère biologique est finalement palestinienne et musulmane, comme toute la famille d'ailleurs.

Yacine le palestinien devient Israélien de sang. En fait, chacun se retrouve avec l'identité de son pire ennemi historique, se pose la question de la nationalité et de la religion. Le frère de Yacine voit soudain en lui un ennemi, un fils de l'occupant... Pas à pas, chacun ira l'un vers l'autre et sera forcé de constater que ces certitudes ne sont pas forcément vérités. Que rien n'est aussi simple, aussi noir et blanc quelque part. Chacun va dépasser l'Histoire pour ouvrir son coeur et aller à la rencontre de l'autre.

Bref, le film est très fort, subtile, toute en finesse, ne verse pas dans le pathos. Il y a de très belles scènes ainsi que des photos de visages ou de paysages magnifiques. Lorraine Levy a su placer sa caméra ! Les dialogues sont justes et sur certaines scènes, le silence en dit plus encore. Curieux aussi de constater que dans cette histoire, les mères réagissent de façon bien plus ouverte, raisonnable, chaleureuse que les hommes qui restent braqués sur leur position. La situation est bouleversante et l'histoire vous happe, servie qu'elle est par des acteurs qui se valent tous. Pour ma part, j'ai eu plaisir à revoir Emmanuelle Devos et trouve que le petit Jules Sitruck n'est plus si petit que ça !

Une scène m'a particulièrement révoltée, qui prouve l'hypocrisie de certaines religions. Le jeune Joseph va voir le rabbin qui lui annonce que du fait de cette nouvelle maternité, il n'est plus juif, qu'il va devoir se reconvertir.... alors qu'il pratique sa religion avec conviction depuis 18 ans.

Ce film a été tourné en 4 langues (Français, Anglais, Hébreux, Arabes) et certaines scènes très fortes se déroule au pied du mur que les Israéliens ont dressé.... Entre le mur et les check point, on voit là un résumé de l'inhumanité qui règne dans cette région du monde.

Je sais que c'est utopique, mais si ces deux familles pouvaient être un point de départ, un modèle de réconciliation. En tout cas, même si l'on sort de se film remué, on est aussi apaisé quelque part. Oui, si... J'en ai trop dit, puisque c'est un film qu'il faut voir et ressentir, en silence, le souffle coupé. Un film d'une intelligence rare avec une bande originale magnifique, qui donne la chaire de poule.

 

Par Géraldine - Publié dans : Cinéma Français - Communauté : Webzine cinéma
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 09:00

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C'était il y a quelques semaines à Rennes, toujours à l'Espace Ouest France et sous l'invitation de la Librairie Lefailler... Un invité de marque supplémentaire et non des moindres. Un immortel ! Monsieur Erik Orsenna, de l'académie Française.

Saviez vous qu'Orsenna est un pseudonyme,  tiré d'un roman de Julien Gracq : c'est le nom de la vieille ville du Rivage des Syrtes.

Le vrai nom de ce grand Monsieur est Arnoult. A une époque  il devient chercheur et enseignant, dans le domaine de la finance internationale et de l'économie du développement puis conseiller au ministère de la Coopération, en 1981 auprès de Jean-Pierre Cot, s'occupant des matières premières et des négociations multilatérales. Pas étonnant que ce romancier, académicien, se soit lancé dans une série d'essais "Petits précis de la mondialisation", qui évoque l'histoire, l'usage et l'avenir de certaines matières premières avec :

Voyage aux pays du coton, l'avenir de l'eau etc....

Ce jour là, Erik Orsennaprésentait son dernier né :

Sur la route du papier.

 

 

L'homme est d'un dynamisme rare, très volubile, éloquent, loquace. Un parfait orateur qui captive son publique, l'instruit tout en le divertissant et l'amusant beaucoup. Ce fut une conférence que je qualifierais "d'euphorisante". Alors, j'ai noté ce que j'ai pu, comme j'ai pu.... Extraits !

 

 

 

100_0336.JPGLe conférencier : Pourquoi vous intéresser aujourd'hui à la mondialisation du papier vous qui, justement écrivez sur papier ?

E.O : Bonjour ! Je suis ici à la maison (la Bretagne), alors tout va bien ! Je veux dire merci au papier, qui est mon plus vieux compagnon. La lecture puis l'écriture sont dans ma vie depuis mes 10 ans ! Je me suis dit que je ne savais pas vraiment ce qu'était le papier. J'ai découvert un support d'histoires, mais surtout une formidable histoire !

On ne prête pas attention à ce qu'il y a de plus proche de nous. Et le papier, plus je le connaissais, plus je l'aimais.

Grâce au succès imprévu de mon livre sur le coton, mon éditeur m'a dit : "tu vas où tu veux, je paie" ! J'ai donc cette chance immense de pouvoir prendre un temps infini pour aller où je veux, réveiller mes réseaux ), partager, préparer les voyages, rencontrer. Ce qui amène parfois des dialogues surréalistes au fin fond de l'Australie, du Brésil ou de Sumatra avec un Breton, car il y a des Bretons partout dans le monde, donc on a toujours un copain quelque part.

Ce qui est sûr, c'est que ce livre aurait été impossible sans internet ni Bretons !

 

 

 

 

 

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  Le conférencier : Il y a le papierd'hier et d'aujourd'hui qui apparaît en Chine. Pourquoi les chinois sont passés de la soie au papier pour l'écriture ?

E.O : Tout à commencé pour moi dans le Finistère. Je m'informe grâce aux deux avantages d'être académicien. 1/ Plus il y a de fauteuils libres, plus on est gentil avec vous. 2/ On a bien plus facilement des contacts avec les autres académies.

 

Erik Orsenna y rencontre Jean Pierre Grevet (ortho aléatoire!), grand spécialiste du papier chinois et qui vit près de Quimper.

La première leçon  de papier a donc lieu à Plogonnec. La relation entre la pâte à crêpes et la pâte à papier est très proche.Il suffit de rajouter de l'amidon à l'une pour obtenir l'autre !

Les plus vieux papiers ont été trouvé sur la route de la soie car on y trouve aussi les endroits les plus secs !

Erik Orsenna est donc parti faire la route de la soie avec Catherine Despeux (ortho incertaine aussi).

 

 

E.O : Les matières premières sont l'occasion de rencontrer des gens qui me parlent d'eux, des lieux, de leurs métiers.

A Samarcande, au 8ème siècle (dans l'actuel Ouzbékistan), les Arabes battent les Chinois et découvrent ainsi le papier. Le papierest très fragile donc se révèle très utile contre l'usage des faux (difficile de gratter, d'imiter des signatures...). Le papier est une surface travaillée qui peut accueillir des feuilles d'or... et donc la parole divine. Les Arabes vont y calligraphier le Coran.

De ce fait, les Chrétiens ne veulent pas utiliser le papier jusqu'en 1260 ou en fin, en Italie, via des moulins, l'Europe va enfin fabriquer du papier. Les moulins fabriquent la farine en été et le papier, farine de l'esprit, en hiver.

Le rôle du papier va plus loin qu'on ne l'imagine... Le 1er vol habité (en Montgolfière) doit beaucoup au papier.

 

 

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  Le papier a beau être très romantique à nos yeux, il a un impact économique énorme. La CA du papier est supérieur à celui de l'aéronautique.

 

Le conférencier : Quelle est la santé du papier aujourd'hui ?

E.O : La papier graphique décline plutôt face à l'émergence de l'électronique.

Par contre, l'usage de papier d'emballage, de kleenex, de papiers toilette explose.

Les containers qui repartent par mer vers la chine après avoir livré textiles ou autres ne voguent pas vides ; ils sont pleins de papierà recycler.

 

 

Erik Orsennaa été très amusé de rencontrer des fabricants de papiertoilette qui demandaient à leurs ingénieurs : "Pouvez vous objectiver la douceur ?". L'auteur s'est prêté de bonne grâce à quelques expérience d'objectivation !

Le papier a un côté très traditionnel mais en même temps, il y a de la haute technologie ce qui génère de l'espionnage industriel.

 

 

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  Le conférencier : Qu'en est il de l'écologie, de l'usage massif du bois pour la fabrication du papier ?

E.O : Il y a une bataille entre le Nord et le Sud. ll y a plus de forêt dans le Nord - froide - boréale- mais qui pousse moins vite que dans le Sud.

Dans le Nord, un pin va mettre 40 à 50 ans à grandir et donnera de longues fibres pour du papier solide.

Dans le Sud, un Eucalyptus poussera en 5 ans et donnera des fibres courtes pour du papier plus fragile.

Il y a une différence de rentabilité à l'hectare. Il y a des forêt très bien gérées et d'autres, comme à Sumatra, qui subissent de véritables massacres !

 

 

 

Le conférencier : Quelle est la position d'Erik Orsenna face au numérique ?

E.O : Si tout se passe en numérique, il n'y aura plus de manuscrit, ni différentes versions. J'écris sur papier et au crayon.

"Ce que nous allons apprendre vaudra-t-il ce que nous allons oublier ?" avec le livre numérique. C'est un nouveau monde qui commence et qui peut entraîner des disparitions. Le libraire doit être un lieu de conseil et de compagnie. Le vrai libraire est celui chez qui vous entrez pour un livre, et vous en repartez peut-être avec ce livre, mais sûrement beaucoup d'autres. La librairie, c'est la tentation. Vous allez dans un sujet et une autre porte s'ouvre etc....

 

 

Et bien moi j'en conclus que les blogueuses que nous sommes sont donc souvent de bonnes libraires en puissance !!! 

 

Et maintenant, le moment tant attendu, mes effets de mains d'auteurs et j'avoue qu'avez Erik Orsenna, j'ai été très gâtée, ma collection s'agrandit bien au point que je ne peux choisir et vous les mets toutes les photos qui entrent dans cette dite collection.  

 

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Par Géraldine - Publié dans : Auteurs : rencontres et conférences - Communauté : Salon Lecture
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 08:00

Roman - Editions Livre de Poche - 184 pages - 5.50 €

 

 

Parution en poche en 2007 (sinon, 2005 chez Stock)

 

 

 

L'histoire : Monsieur Linh est un vieille homme qui débarque en France après un long périple en bateau. Il n'a qu'une simple valise et il sert très fort, dans ses  bras, sa petite fille, seule survivante du bombardement qui a décimé son village à l'autre bout du monde. Il est alors recueilli dans un dortoir pour réfugiers... Il ne parle pas un mot de Français quand il s'aventure, avec sa petite fille, dans les rues où rien ne ressemble ni ne sent comme dans son village. Il s'assoit sur un banc. Un grand et gros homme vient s'assoir prêt de lui. Avec deux mots qu'ils ne comprennent même pas de la même façon, les deux hommes font, au fil du temps, tisser une amitié très forte. Une amitié où les mots sont superflus.

 

 

Tentation : La blogo et la réputation du livre

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

  Billet spécial dédicace for... Viviane !

 

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Mon humble avis : Dans la série bluff total, j'avais cité récemment Tuer le père de Nothomb, le Scriptorium d'Auster, La double vie d'Anna Song de Minh Tran Hui. Et bien ajoutons sans hésitation "La petite fille de Monsieur Linh" à cette liste méritante. Bien sûr, tout au long du livre, on trouve nombre d'anormalités, on se doute bien que quelque chose nous échappe mais jamais ô grand jamais, on imagine cette vérité. Une vérité, une fin qui ne laisse pas de marbre, qui bouleverse, qui peut paraître abrupte et peu développée, mais qui laisse surtout je pense au lecteur la possibilité d'y trouver sa propre interprétation. Et de se poser les bonnes questions. En effet, on s'accorde à dire que la littérature n'est pas là pour donner des réponses mais pour conduire à s'interroger sur d'autres chemins. En tout cas, cette fin m'a estomaquée et je ne saurais dire s'il elle m'a "convenue" ou non. Mais elle m'a bien chamboulée.

Mais avant la fin, il y a le roman entier... Prenant, mélancolique, juste, très juste et qui ne se perd pas dans des détails. Même le pays d'origine de Mr Linh et sa ville d'accueil ne sont pas nommés, donnant ainsi une universalité à cette histoire. Moi j'y ai mis les noms Vietnam et Marseille, vous choisirez les vôtres.

On s'attache terriblement à ce vieillard qu'est Monsieur Linh, qui, pour que survive sa petit fille, a entrepris la grande traversée, pour lui assurer un avenir meilleur, sur une terre moins hostile... où tout lui est hostile à lui. Car il ne reconnaît rien, pas une odeur, pas un paysage, pas un mot. Et là, on peut entrer dans la peau de ses hommes et femmes qui, fuyant leurs pays pour X raisons, se retrouvent dans un univers et une culture qui leur sont étrangers, pour lesquels ils n"ont même pas été préparés. Un pays où ils dépendent des quelques mots qu'on veut bien leur traduire et qui sont insuffisants pour leur permettre de comprendre ce qui se passe autour d'eux, ce qu'ils deviennent eux mêmes.

Mais heureusement, dans cette âpreté environnante, il y a l'amitié que crée Monsieur Linh avec Monsieur Bark, le gros homme. Ils se rencontrent sur un banc de parc. L'un parle, l'autre écoute sans comprendre. Une amitié faite de présence, de regards, d'attentions, d'intonations dans la voix. Une amitié qui brise toute les barrières et qui reporte au second plan l'importance de la compréhension linguistique. L'amitié est donc au delà de ça. Et cela m'a fait penser à mon père qui, il y a 25 ans, avait des conversations à bâtons rompus avec un ami espagnol. Aucun ne parlait la langue de l'autre, mais à force de geste et quelques similitudes phonétiques entre deux langues latines, ils parvenaient à refaire le monde. Monsieur Bark et Monsieur Linh ne refont pas le monde, mais à eux seuls ils comblent celui de l'autre. Et tout cela est dit, écrit, décrit magistralement, avec une justesse remarquable. Une très belle histoire, mais bien plus que cela, étant donné la fin qui vous attend !

 

 

Par Géraldine - Publié dans : Littérature française - Communauté : LECTURES PARTAGEES
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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 08:00

BD - Editions Futuropolis - 78 pages - 16 €

 

 

Parution en novembre 2008

 

 

L'histoire : Lulu, mère de 3 enfants, n'a pas travaillé depuis des années pour les élever. Elle va d'entretien d'embauche en entretien. Le dernier ne se passe pas mieux que les autres. Elle décide de ne pas rentrer chez elle, pas tout de suite. Elle a besoin d'air, elle a besoin d'elle, et non du mari irrespectueux et irascible qui l'attend à la maison. Voici Lulu errant sur la côte. Quelques rencontres vont sans doute changer sa vie à jamais ou pour quelques jours.

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib.

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : La blogosphère est décidément de bons conseils, notamment en BD, domaine dans lequel je navigue à l'aveugle que depuis quelques mois.

Cette BD est magnifique. Mais quel dommage, je n'ai pas fait attention à la mention "premier livre"... Donc la fin me laisse sur ma faim et en ce dimanche, ma bib est fermé, impossible d'y courir pour y emprunter le deuxième et dernier tome. Je me rebranche en position "patience" !

Des amis sont un soir autour d'une table de jardin. Ils racontent ce qui est arrivé à l'ordinaire Lulu. Cette femme écrasée par la vie, tant physiquement que moralement. Les dessins sont très parlant. Lulu se tient courbé, on la sent brisé, usé, à bout de force et d'illusion. Elle a donné ses dernières années à l'éducation de ses enfants et vit avec un mari irascible et manifestement pas très mature. La famille n'a pas de gros moyens. Alors, après un énième entretien d'embauche, Lulu décide de prendre le chemin des écoliers. Elle largue son portable et prévient sa meilleure amie qu'elle ne rentre pas tout de suite.

C'est très émouvant de voir cette femme plus habituée à subir qu'à décider s'octroyer une parenthèse dans la vie, une parenthèse de liberté, de recul, de réflexion. Et de se découvrir. Lulu retrouve le rire, la complicité avec les gens qu'elle rencontre, qui l'accueillent. C'est un peu une métamorphose. Cette femme se redresse au fil des pages. Son entourage inquiet, se déplace et constate cette transformation et n'ose pas intervenir. Lulu sourit, elle est heureuse, de quel droit interrompre cela.

Cette BD donne a réfléchir sur le besoin de larguer les amarres que l'on peut tous ressentir à un moment ou à un autre de notre vie. Est-ce une fuite ou au contraire, un affrontement de notre réalité, un rendez vous avec soi même. Je sais que certaines blogueuses se sont interrogées sur la "moralité" de l'escapade de cette mère de famille, qui laisse donc ses 3 enfants aux bons soins de son mari, de ses amis. Et pourquoi pas ? Pourquoi le fait d'être parent ne donnerait pas le droit à quelques parenthèses individuelles pour revenir mieux. Maintenant, Lulu va-t-elle revenir, quelles seront les conséquences de sa désertion temporaire... Il faudra attendre le tome 2.

Petite précision, les dessins des décors et couleurs sont superbes, notamment les scènes de bords de mer, aux couleurs très chaudes. Les visages me paraissent plus approximatifs.

Manifestement, Etiennde Davodeau est l'auteur d'un paquet de BD que j'ai remarqué sur la blogo. Un auteur qui semble nous parler de nous, avec beaucoup d'âme et d'esprit.  Et me voilà à suivre aussi les auteurs de BD... Je suis mal partie !

Par Géraldine - Publié dans : BD... - Communauté : Bibliophile et bédéphile
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C
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- Musso Guillaume : Seras tu là ?

- Musso Guillaume : Parce que je t'aime

- Musso Guillaume : L'appel de l'ange

- Musso Guillaume : La fille de papier

N

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- Nothomb Amélie : Journal d'Hirondelle

- Nothomb Amélie : Attentat 

- Nothomb Amélie : Ni d'Eve ni d'Adam 

- Nothomb Amélie : Voyage d'hiver

- Nothomb Amélie : Le fait du prince

- Nothomb Amélie : Une forme de vie

- Nothomb Amélie : Tuer le père

- Noyoux Vincent : Touriste professionnel

O

- Ollivier Mickaekl : Noces de glace

- Olmi Véronique : Cet été là

- Ongaro Alberto : La taverne du doge Loredan

- Ono-dit-Bio Christophe : Birmane

- Orsenna Erik :La grammaire est une chanson douce

- Orsenna Erik : Les chevaliers du subjonctif

- Orsenna Erik : La révolte des accents

- Ovaldé Véronique : Des vies d'oiseaux

P

- Paladini Gipsy : Sang pour sang

- Paris Gilles : Au pays des kangourous

- Poirier Sophie : Le libraire a aimé

- Poussin Alexandre & Sonia : Afrika trek 1

- Poussin & Tesson : La marche dans le ciel

Q

- Queneau Raymond : Zazie dans le métro

R

- Rachedi Mabrouck : La petite Malika

- Ragon Claude : Du bois pour les cercueils

- Rahimi Atiq : Singué Sabour

- Rambaud Patrick : Chronique du règne de Nicolas 1er

- Revah Anne : Manhattan

- Revah Anne : Pôles magnétiques

- Rheims Nathalie : Le chemin des sortilèges

- Rice Anne : L'heure de l'ange

- Richard Denis : Tes secrets m'appartiennent

- Richard Jennifer D : Requiem pour une étoile

- Roberts Nora : Si tu m'abandonnes

- Roberts Nora : La maison aux souvenirs

- Rosnay Tatiana (de) : Le coeur d'une autre

- Rosnay Tatiana (de) : Moka

- Ruggieri Marion : Pas ce soir, je dîne avec mon père

- Rule Ann : Une vengeance au goût amer

S

- Sackville-West Vita : Toute passion abolie

- Salinger J.D : L'attrape-coeur

- Salomé Jacques : Heureux qui communique

- Sam Anna : Les tribulations d'une caissière

- Sam Anna : Mon tour de France des blogueurs

- Sardou Roman : Personne n'y échappera

- Schmitt Eric.E : L'évangile selon Pilate

- Schmitt Eric. E : Oscar et la dame rose

- Schmitt Eric. E :Le sumo qui ne pouvait pas grossir

- Schmitt Eric. E : La femme au miroir

- Schnebert Bruno : L'agrégé

- Schlogel Gilbert : L'enfant de Morn' voie

- Schneider Vanessa : Le pacte des vierges

- Scholes Katherine : La reine des pluies

- Scholes Katherine : La femme du marin

- Scholes Katherine : Les amants de la terre sauvage

- Scott Ann : A la folle jeunesse

- Sender Elena : Intrusion

- Servan Schreiber David : Guérir 

- Shaffer Mary Ann : Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

- Signol Christian : Les chênes d'or

- Sirkis N et Michaud A : Kissing my songs

- Soimaud Sandrine : Tu

- Sthers Amanda : Madeleine

- Sulitzer Paul Loup : Cartel

- Suskind Patrick : Le parfum

T

- Teulé Jean : les lois de la gravité

- Thilliez Franck : La mémoire fantôme

- Thu Huong Duong : Itinéraire d'enfance

- Thuret François : J'aurais voulu être éditeur

- Tran Huy Minh : La double vie d'Anna Song

- Traoré Sayouba : Les moustaches du chat

- Tursten Hélène : Un torse dans les rochers

U

- Upfield Arthur : La loi de la tribu

 V

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