CAROLE MARTINEZ : INTERVIEW EXCLUSIVE

Publié le 17 Octobre 2009

Tout premier jour de juin, à St Malo. Je suis au festival des Etonnants Voyageurs. Entre deux projections de films ou conférences, me voici arpentant le salon du livre. Et, au détour d'une allée, j'aperçois Carole Martinez.. Son roman, Le coeur cousu, est un véritable succès de librairie. Il a déjà remporté 9 prix littéraires et est encensé sur la blogosphère.
Achat, dédicace, dialogue, obtention de la sacro sainte adresse e.mail sans laquelle je ne pourrais vous livrer cette interview que voici.

Bonjour Carole

Est-ce l'envie d'écrire qui vous a menée à raconter cette histoire où cette histoire qui vous a donné l'envie d'écrire ? 

CM : J’ai toujours écrit. Des poèmes, des nouvelles, des petits bouts de révolte, des tentatives d’extraction de peines, de peurs. Des éclats. La vie prend beaucoup de temps et l’écriture est toujours passée après. Un roman est envahissant, ample, long. Disons que cette histoire m’a menée au roman. Que sans elle, je n’aurai peut-être pas osé, malgré l’envie, me lancer dans quelque chose de plus vaste.

 


J'ai lu quelque part que l'histoire de Frasquita faisait partie de votre patrimoine familial ? Jusqu'à quel point ? Où commence et où s'arrête votre imagination ?

CM : J’ai été élevée dans une cuisine. Ma grand-mère, concierge à Paris, vivait dans sa loge, une pièce unique. Je me rappelle vaguement du lit, de la table, mais, dans mon souvenir, les fourneaux et les parfums de sa cuisine dominent. Elle concoctait des plats typiques du bassin méditerranéen et, au milieu de ses casseroles, elle guérissait des amis, des voisins à l’aide de prières en espagnol. Elle ne parlait jamais de magie, mais de prières. Et pour moi la cuisine, la magie, tout cela s’est mêlé. Elle employait les mêmes ingrédients, les mêmes ustensiles pour l’une et pour l’autre. J’ai baigné dans un monde où les vieilles recettes, les vieilles croyances avaient leur place. En vacances, en Espagne, je l’ai vue guérir des gens d’insolation : pour leur sortir le soleil de la tête, elle leur posait une assiette pleine d’eau sur la tête, disait les paroles rituelles en espagnol, retournait un verre dans l’assiette et toute l’eau montait en bouillant dans le verre. Je trouvais cela extraordinaire et j’essayais de faire la même chose avec ma poupée. Quand elle a eu le téléphone, on l’appelait pour lui demander de guérir les brûlures ou pour aider à la cicatrisation des plaies, et c’était très drôle qu’elle puisse faire cela à distance, comme si la magie pouvait s’adapter à cette époque nouvelle dans laquelle elle ne semblait pas avoir sa place, comme si elle circulait dans les fils électriques, utilisant le progrès. Car le plus important, c’était les mots, ces mots dits dans une langue que je ne comprenais pas et qui pour moi gagnait en force, en mystère. L’espagnol était à mes yeux la langue des secrets. Ma grand-tante, qui était cartomancienne et très persuasive, venait parfois déjeuner chez nous. J’ai donc grandi dans une ambiance très particulière, dans un monde où le merveilleux avait sa place, où la frontière entre les vivants et les morts n’était pas très nette. Le rêve de ma grand-mère a toujours été d’avoir le don de parler aux morts. D’après elle, c’était chose faisable, mais elle n’y parvenait pas. Dans sa cuisine, ils restaient silencieux et cela l’ennuyait. Je ne sais pas si je crois à la magie, je n’ai hérité ni des recettes, ni des prières, elles se sont perdues juste avant d’arriver jusqu’à moi, mais j’aime la poésie et le rêve qui s’accrochent à mes souvenirs d’enfance. J’aime cette beauté des petites choses, des petits gestes, des petites incantations que les femmes de ma famille se sont transmises durant des siècles. J’aime l’idée que les femmes ont inventé un monde du fond de leur cuisine, l’idée d’un contre-pouvoir, le pouvoir magique de la parole murmurée qui s’opposerait à la force physique des hommes. J’aime l’idée d’un espace infiniment poétique et sensuel recroquevillé dans le réduit que le masculin leur a laissé pendant des siècles : la cuisine.Frasquita Carasco, l’héroïne de mon roman, est mon aïeule, la légende familiale raconte qu’elle a fui son petit village d’Andalousie car son mari l’avait jouée au jeu et qu’elle refusait d’être ainsi traitée comme un objet. Dans la vraie vie Frasquita est partie sans payer la dette, elle s’est même échappée pour ne pas la payer. Cette histoire m’agaçait petite, je trouvais que cette femme était bien davantage une victime qu’une héroïne. Je la voulais plus grande, plus puissante, je cherchais comment la rendre maîtresse de son destin, je voulais qu’elle tire tous les fils, je la rêvais à la fois simple et démesurée. Ma famille vient d’Espagne, mais je ne connais pas vraiment ce pays. Je l’ai réinventé comme on se réinvente des racines à partir de récits, j’ai utilisé les souvenirs des autres. J’ai tenté de faire resurgir, par la magie de l’écriture cette fois, un pays des origines. Un monde perdu. Comme dans le récit de Soledad, il n’y a pas la frontière nette entre le réel et la fiction.

 

L’atmosphère semble être un personnage principal de coeur cousu. Elle est cependant très difficile à décrire. Comment la définiriez-vous ?
CM : Un paysage est une sorte de boîte à écho. En ce sens cette terre gavée de soleil assèche mes personnages, les réduit à des ombres, à quelques traits. Quant aux villageois, je voulais qu’ils ne soient qu’une masse qui hurle, qui grogne, qui craint. Une masse pleine d’yeux terrifiés comme dans certains tableaux de Goya. Quelques uns seulement devaient s’extraire de ce magma « bien pensant ».
Pour revenir au paysage, je pense que pour tenter de comprendre les espace dans lesquels nous vivons, nous leur imaginons un sens. L’imagination humaine est sans limites, nous façonnons les paysages en leur inventant des raisons d’être, des noms, autant que ces paysages nous façonnent en nous inspirant des histoires, des rêves, des modes de vie. En ce sens le décor et les êtres qui s’y meuvent dialoguent et participent de la même matière. Peut-être est-ce de cela dont vous parlez quand vous employez le mot « atmosphère ». De cette chaleur, de cette terre et des gens qui y vivent, qui y trouvent une raison de rester ou de partir.

   

 

Pour quel personnage avez- vous le plus d'affection ? Selon vous, laquelle de ces femmes a le destin le plus tragique ? 

CM : Je tiens à toute la famille Carasco. J’aime les sagettes et Lucia. Je ressens même beaucoup de tendresse pour le père. Non vraiment, je ne peux pas répondre à cette question. Mais Pedro el rojo et Lucia la catin restent tout deux en suspens. Je reviendrai peut-être sur ces deux-là, qui n’ont sans doute pas encore vécu tout ce qu’ils avaient à vivre. Lucia devait réapparaître, je ne lui ai pas trouvé sa place et Pédro aurait du mourir, il m’a échappé in extremis en tuant son père. Une surprise. Il a changé son destin, mais je l’ai abandonné comme s’il en était mort.

 


Vous souvenez vous de l'état d'esprit qui était le vôtre lorsque vous avez écrit les premiers mots de "Coeur Cousu ?

CM : Les premiers mots du roman sont les seuls que j’ai déplacés. J’ai arraché la première page, celle qui était censée tenir tout le projet, celle qui avait ouvert mon désir du livre et l’avait longtemps porté, je l’ai arrachée à contre cœur juste avant  de déposer les deux premières parties à l’accueil des éditions Gallimard. Mais je ne me souviens pas vraiment du moment où j’ai écrit ces premiers mots, c’étaient il y a plus de treize ans. On laisse des phrases dans un trou et elles poussent, elles enflent en notre absence. En les relisant, il arrive qu’on leur trouve une force qui nous avait échappée au moment de l’écriture. 

 

Par quel biais avez vous réussi à publier votre premier roman chez un éditeur majeur ? Vous souvenez vous de votre réaction lorsque vous avez appris votre prochaine publication ? Et lorsque vous avez tenu pour la première fois votre livre broché ? 

CM : J’ai déposé les deux premières parties de mon roman à l’accueil chez Gallimard avec une petite lettre expliquant pourquoi le manuscrit était inachevé. Mon congé parental prenait fin et je me sentais incapable d’enseigner et d’écrire à la fois. Mon mari, persuadé que je ne finirais jamais mon livre, m’avait obligé à remettre mon travail à une maison d’édition au moins, n’importe laquelle. Il m’avait permis de m’arrêter de travailler durant un an pour que je mène mon projet à bout. J’en parlais depuis si longtemps et il me semble qu’il en rêvait plus que moi encore. Il m’a toujours imaginée écrivain.  Donc j’ai déposé mon paquet mi juillet, sans l’adresser à quelqu’un en particulier, j’ignorais qu’il y avait plusieurs directeurs éditoriaux. Début septembre, un certain Jean-Marie Laclavetine me rappelait sur mon portable. Je lui ai demandé d’épeler son nom, il ne s’en ai pas offusqué. Pourtant en regardant sur internet, j’ai eu honte de mon ignorance, il avait déjà écrit tant de romans. J’ai mis sept mois à terminer mon texte. Ensuite, il est passé devant  le comité de lecture. Jean-Marie Laclavetine m’a rappelée pour m’apprendre la bonne nouvelle. J’ai attendu de recevoir mon contrat, terrifiée à l’idée qu’ils changent d’avis. Le contrat signé, je n’étais pas plus rassurée puisqu’ils avaient je crois douze mois pour sortir mon livre. Je me disais : « ils ne le feront pas ». Il est paru onze mois après.

 

 

Votre roman a remporté immédiatement un vif succès : nombreux prix littéraires et reconnaissance unanime des lecteurs. Savez vous combien d'exemplaires se sont vendus ? Cela ne donne -t-il pas un peu le  vertige ?

CM : Entre le poche et le grand format, je dois en être à plus de 150 000 exemplaires vendus. Pour un livre sorti à 3000 exemplaires, c’est incroyable.  Mais non, cela ne donne pas le vertige, on ne remarque rien. Cela reste très discret, presque irréel. Je n’ai encore jamais vu quelqu’un lire le Cœur cousu dans le métro.



Dotée comme vous l'êtes d'un tel lyrisme, d'une telle élégance et d'une telle minutie dans l'écriture , pourquoi avoir attendu si longtemps pour écrire un roman ? D'ailleurs, Coeur Cousu est il vraiment votre premier roman où y a t-il d'autres livres ou bouts d'histoire cachés dans un tiroir ?

CM : Avoir de l’imagination peut être très angoissant. J’en souffre assez pour savoir que j’en ai . Le style, c’est autre chose. Je ne me sens pas sûre de moi , je doute énormément et j’ai toujours douté. Peur de desservir mes personnages, mes histoires. Peur de ne pas être à la hauteur de mon rêve. Peur de l’échec. Autant de raisons de ne jamais finir le texte entamé. Et puis il y a la vie, les amis, les enfants, l’amour.  L’écriture n’est pas tout. J’avais écrit un livre pour la jeunesse dix ans plus tôt. Roman envoyé par la poste et publié chez Pocket. A part cela, je n’ai dans mes tiroirs que des poèmes, des nouvelles, des contes écrits pour ou avec mes enfants.

 


Je suppose que vous êtes de nouveau au travail pour nous offrir bientôt un deuxième magnifique roman. Son sujet est il classé top secret ou peu on avoir un tout petit avant goût ??? Si le succès était toujours au rendez vous, ce pourrait il que l'écriture devienne votre principale occupation ?

CM : J’ai gagné une sorte de seconde jeunesse et une petite justification en écrivant. Ce roman a été une clé, il m’a ouvert des lieux, un milieu qui me semblaient inaccessibles, des lecteurs se sont confiés. Les possibles se sont multipliés. Cette sensation d’entamer une autre vie à quarante ans passés est extraordinaire. J’avoue que j’aimerais que tout cela dure, que les histoires me sortent du corps, que les livres jaillissent. En fait,  les choses ne viennent pas si vite, si facilement. Créer un personnage, lever un univers romanesque prend du temps.

J’aime énormément enseigner, mais je m’amuse encore davantage en bâtissant un village, un château, un être à l’aide de quelques mots. Une feuille, un crayon et du temps.  J’espère donc pouvoir continuer à écrire, moi qui ne parviens pas à faire deux choses à la fois.

Quant au prochain roman, j’y suis plongée. Un univers de forêt, de vieilles pierres et d’ombres humides. Une histoire d’amour et de jalousie. Un travail sur la force de l’imaginaire, sur l’invention de la personne avec laquelle on vit. Sur le mystère que reste l’autre même quand il dort dans notre lit, sur la part qui nous échappe, sur les blancs où tout est à broder.



Enfin, question incontournable sur ce blog, quelle lectrice êtes vous ? Quels sont vos 3 derniers coups de coeur littéraires ?

CM :Je lis très lentement et par crises. Mes derniers coups de cœur ?

Ma grande découverte de cet été, c’est « La légende de Gösta Berling » de Selma Lagerlof que je n’avais jamais lue.

« Avec les moines-soldats » de Lutz Bassmann (un pseudo de Volodine)

«  L’attente du soir « de Tatiana Arfel , un magnifique premier roman.

« A l’angle du renard » de Fabienne Juhel

« Mangez-moi si vous voulez » de Jean Teulé

« Paradis noir » de Pierre Jourde

Et dans la rentrée de septembre :

« La double vie d’Anna Song » de Minh Tran Huy

«  Ce que je sais de Véra Candida » De Véronique Ovaldé

Mais je suis passée à côté de beaucoup de romans, il va falloir que je me rattrape. Et j’en oublie sûrement.



                                                  merci 23 
                                  Je vous dis merci avec ce coeur cousu qui semble cousu !

   

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

Repost 0
Commenter cet article

Marie-Chat 04/04/2011 17:34



Merci beaucoup ^^



Marie-Chat 04/04/2011 16:09



Merci beaucoup ^^



Marie-Chat 03/04/2011 23:05



 


Oui bien sur, alors je suis en licence métiers du livre et pour notre cours "professionnalisant" nous devons faire un dossier sur un livre plutôt récent en analysant son parcours : l'auteur, la
maison d'édition, sa réception chez les lecteurs et les professionnels, son succès, sa démarche publicitaire, les critiques, articles de presse/blog, l'évolution du livre ...qui comptera un tiers
de la note finale.


Et j'ai donc choisis "Le coeur cousu".



Géraldine 04/04/2011 11:33



@ Marie Chat : je viens d'envoyer un mail à Carole Martinez pour savoir si elle accepte que je te confie son adresse mail  



Marie-Chat 03/04/2011 22:23



 


Bonjour alors tout d'abord merci pour cette interview, je peux dire qu'elle m'a beaucoup aidé car je fais en ce moment un dossier sur Le cœur cousu. D'ailleurs pense-tu que tu pourrais me donner
son mail par message privée (si elle est d'accord) car j'aimerais lui poser quelques questions, notamment sur le coté "commercial" (combien de livre elle a vendue chaque année, ce genre de chose)
que je n'arrive pas a trouver avec des sources fiables.


Désolé de paraitre si cavalière avec cette demande, mais ça m'aiderait grandement alors je me permet (puis je suppose qu'elle doit avoir une adresse mail spécial "lecteur").


C'est vrai que ce livre est tout simplement magique ...



Géraldine 03/04/2011 22:48



@ Marie Chat : Bonjour, dis moi à quel but tu fais ce dossier pour que je puisse demander à Carole Martinez si elle accepte que je te donne son email. Car avant de te la donner, je lui
demanderais la permission, ignorant si l'adresse que j'ai est privée ou pas, lecteurs ou pas, vue que c'est Carole qui me l'a donnée...



Marie 02/12/2009 08:26


Je viens de lire Le coeur cousu, roman sublime, grâce à un livre voyageur de Florinette.
Ton interview rend cette auteure encore plus attachante ! Merci beaucoup !



Géraldine 03/12/2009 10:34


@ Marie : C'est vrai que nous avons là un livre et une auteure hors du commun !


Aifelle 28/10/2009 06:52


Superbe cette interview ! Cà me rappelle tout-à-fait ma rencontre avec Carole Martinez au salon du livre de Rouen, en juin. Je l'avais trouvée formidable et d'une simplicité incroyable, vu le
succès de ce premier roman. Je vais attendre le second avec beaucoup de curiosité. Quel univers foisonnant !


Géraldine 29/10/2009 10:21


@ Aifelle : Merci, j'ai eu aussi l'occasion de rencontrer cette auteure magnifique à St Malo


pimprenelle 26/10/2009 14:46


Merci pour cette interview très intéressante.
J'ai beaucoup aimé ce roman.


Géraldine 27/10/2009 12:20


@ Pimprenelle : De rien. C'est vrai que le roman est magnifique et particulièrement singulier. Je n'avais jamais rien lu de ressemblant avant !


sylvie 21/10/2009 18:58


et bien là...
http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/11/le-coeur-cousu-carole-martinez.html


Laetitia la liseuse 21/10/2009 10:08


Oui chef ! Il est pas encore sorti en poche ? je pense pas. c'est cette année qu'il est paru non ?


Géraldine 21/10/2009 11:00


@ Laetitia : Si si, il est en poche depuis plusieurs moi, c'est d'ailleurs ainsi que je l'ai lu et c'est la couv' poche que j'ai mis sur mon billet !


Laetitia la liseuse 19/10/2009 20:00


Je ne connais pas cet auteur. Je la découvre à travers ton interview et j'avoue avoir beaucoup aimé ses réponses liées à l'écriture. On en apprend beaucoup. Merci.


Géraldine 20/10/2009 21:35


@ Laetitia la Liseuse : Tu n'as donc pas lu Le coeur Cousu ??? Il te faut réparer cela au plus vite !!!


aBeiLLe 19/10/2009 18:44


Oh Géraldine, quelle entrevue! Très intéressant! J'ai justement lu  Le coeur cousu (billet encore à venir) lors de mon voyage en Grèce et WOW! quel roman! Cette femme est à la hauteur
de ce roman incroyable!
Merci!!!!


Géraldine 20/10/2009 21:34


@ aBeiLLe :  Oui, tu as raison, quel roman. J'attends ton billet à son sujet !


sylvie 19/10/2009 14:22


magnifique!! je mets ce doc en lien illico ! Bravo, et merci:)


Géraldine 20/10/2009 21:31


@ Sylvie : Euh, merci mais en lien sur quoi ???


A_girl_from_earth 17/10/2009 20:38


J'ai commencé le roman mais abandonné assez rapidement - pas l'impression que ce soit mon genre de livre. J'espère pouvoir découvrir l'auteure avec son prochain.:)
Bravo en tout cas pour cette interview!


Géraldine 18/10/2009 19:26


@ AGFE : C'est un roman décalé parce que semblant venir d'un autre temps... Toi qui aime le décalé...


sylire 17/10/2009 17:39



Bravo Géraldine, j'ai beaucoup aimé le livre et l'interview m'a vraiment intéressée. J'attends avec impatience son second roman, je sens qu'il me plaira tout autant que le premier.



Géraldine 18/10/2009 19:25


@ Sylire : Merci pour le compliment. C'est vrai que j'ai la chance de croiser des auteurs qui jouent le jeux !


mary 17/10/2009 13:33


découvrir un samedi matin dans ton blog cette interview tellement interessante vraiment merci petite Géraldine ! j'ai beaucoup aimé cette auteure, surtout les anecdotes concernant sa famille. je
suis d'origine espagnole et je connais la pratique du verre d'eau sur la tête pour guérir de l'insolation ! et ça marche j'en ai fait l'expérience .
c'est très beau ce que Carole Martinez dit à propos des femmes, de la cuisine, de la magie. Merci à toute les deux pour cette rencontre magique...
Bisous bon week-end.


Géraldine 18/10/2009 19:24


@ Mary : Merci. C'est vrai qu'avec ce blog, je vis aussi des moments de grâce !


Leiloona 17/10/2009 11:15


Wahou ! Superbe interview ! Et j'aime énormément cet auteur ! Son parcours est idyllique d'ailleurs.


Géraldine 18/10/2009 19:21


@ Leiloona : merci, il faut dire que Carole s'est bien investie dans ses réponses !