L'ODYSSEE, film de Jérôme SALLE

Publié le 15 Octobre 2016

Afficher l'image d'origine

Film de Jérome SALLE

Avec Lambert Wilson, Audrey Tautou, Pierre Niney...

 

Synopsis :  1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier.

 

Mon humble avis : Le Commandant Cousteau, l'un des français les plus célèbres dans le monde il y a 30 ans tombe dans l'oubli collectif. Alors, Jérôme Salle a décidé de le remettre au-devant de la scène, surtout que le combat initié par Cousteau, à savoir l'écologie, la protection du monde sous-marin, est hélas toujours on ne peut plus d'actualité. A son époque, Cousteau et son fils Philippe disaient "il est encore temps". Maintenant, l'on dit "Il est plus que temps, voire urgentissime".

Cousteau et ses documentaires ont parfois rythmé mes dimanches télévisuels d'enfance. Un héro, un précurseur dont on ne savait pas grand-chose en dehors de son bateau, La calypso, et de ses équipes de tournage.

Le film de Jérôme Salle entre dans l'intimité familiale des Cousteau, sans jamais s'éloigner de l'appétit dévorant de Cousteau pour l'aventure, la technologie, la science, la découverte, le refus "du trop cher", l'utopie, ... Le tout, avec un enthousiasme frôlant la mégalomanie.

Tour à tour dans ce film, on découvre donc un Cousteau émerveillé et merveilleux, que l'on admire forcément. Puis, à travers certaines actions contestables, à travers ses infidélités matrimoniales, à travers sa froideur face à certains événements familiaux, à travers sa nette préférence pour son fils cadet Philippe, son égocentrisme, on le trouve détestable d'une certaine façon. A quoi bon accomplir brillamment l'immensité lointaine si c'est pour négliger à ce point la proximité affective. Puis son fils Philippe lui ouvre les yeux et alors, Cousteau redevient celui que "j'ai connu", le défenseur de l'environnement. Puisque c'est vers 1975 que Cousteau a lâché son obsession de gigantisme pour la protection.

L'odyssée nous offre donc une magnifique galerie de portraits, portraits de personnages fort en couleurs et au destin incroyable ; depuis Cousteau lui- même, en passant par son épouse Simone, femme de caractère, de ses deux fils, Philippe le préféré et Jean-Michel le délaissé.

Des scènes de plongées magistrales, des paysages magnifiques, notamment en Antarctique, des rencontres fabuleuses avec les baleines, les lions des mers et les requins (bon, là, nous spectateurs, nous tremblons bien dans notre fauteuil !) ponctuent ce film évidemment interprété par la crème de la crème de nos comédiens français. 

Des passages très forts aussi, entre Cousteau père et fils. Et deux scènes, qui montrent la même grotte sous-marine à 25 ans d'intervalle, qui serrent le coeur et disent tout du drame que nous faisons vivre à notre planète : Vingt-cinq ans plus tôt, la grotte est un véritable aquarium géant, fourmillant de poissons de toutes les couleurs dans des paysages sous-marin de toutes beauté. Vingt-cinq ans plus tard, la grotte est terne et désertée de ses habitants.

Un film à voir, bien entendu, même si je lui ai trouvé quelques longueurs (en même temps, pas évident de résumer 30 ans de vie !) et qu'il m'a manquait cette petit chose innommable pour en faire un coup de coeur !

Cousteau est décédé en 1997, il y a déjà bientôt 20 ans ! Et, si vous êtes plongeurs, sachez que c'est à lui que l'on doit l'invention du détendeur, entre autre !

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost 0
Commenter cet article

sylire 18/10/2016 21:49

Je voulais aller le voir avec mon mari mais il n'aime pas Lambert Wilson et j'avoue que je n'ai pas envie d'aller le voir seule, ce film.

L'Irrégulière 15/10/2016 18:00

Je voue un amour absolu à Lambert Wilson, mais pas du tout à Cousteau. Du coup je pense que ce film risquerait de m'ennuyer...