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Auteurs et leurs demeures

Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 08:00

Cet été, pendant mes vacances en Indre-et- Loire, j'ai poussé l'aventure jusqu'au département voison, l'Indre et un village qui peut être ne vous dira rien : Nohan Vic. C'est pourtant là que ce trouve un monument national fort visité : La maison de la romancière française George Sand.... Visite...

 

Pas très classique dans mes lectures ni dans ma culture, je ne connaissais de George Sand que la Mare au Diable que voici... à sec, nous sommes fin août.

 

 

Difficile d'imaginer qu'un lieu d'apparence aussi simple ait pu inspirer un auteur au point de devenir un titre majeur dans son oeuvre.

Durant la visite guidée de la demeure de l'auteure, j'ai appri, à travers les explications passionnées de noter guide, que George Sand avait écrit près d'une centaine de roman et surtout, que c'était un personnage hors du commun. Féministe avant l'heure, indépendante, elle a fréquenté les plus plus grands dans de nombreux domaines...

 

 

 

 

Née à Paris sous le nom d'Aurore Dupin en 1804, elle est élevée par sa grand mère dans la maison de Nohan. Elle est d'une ascendance autant populaire qu'aristrocratique, ce qui expliquera en partie son engagement politique. Séparée de son mari le baron Dudevant dont elle a eu deux enfants, elle prend alors le nom de George Sand. Ce nom, à consonnance masculine, lui permettera d'accèder aux salons littéraires réservés alors aux hommes. Elle vit alors de sa plume grâce à laquelle elle conquiert son indépendance, tout en luttant pour le progrès social et les droits de la femme.

 

 

 

 

 

 

 

 

  George Sand héritera de la maison de Nohan qu'elle pourra entretenir grâce à ses droits d'auteurs. Elle y séjourne souvent, s'y ressource et s'adonne à l'écriture de romans, nouvelles, pièces de théâtre, critiques littéraires, contes, autobiographie . Elles y reçoit aussi nombre de prestigieux invités, notamment Frédéric Chopin.

 

Elle a fait scandale par sa vie amoureuse agitée, par sa tenue vestimentaire masculine, dont elle a lancé la mode, par son pseudonyme masculin, qu'elle adopte dès 1829, et dont elle lance aussi la mode : après elle, Marie d'Agoult signe ses écrits Daniel Stern (1841-1845), Delphine de Girardin prend le pseudonyme de Charles de Launay en 1843.

Malgré de nombreux détracteurs comme Charles Baudelaire ou Jules Barbey d'Aurevilly, George Sand était au centre de la vie intellectuelle de son époque, accueillant à Nohant-Vic ou à Palaiseau : Liszt, Marie d'Agoult, Balzac, Flaubert, Delacroix, et Victor Hugo, conseillant les uns, encourageant les autres.

 

On lui connut de nombreuses aventures plus ou moins longues et passionnées avec Jules Sandeau, Alfred de Musset, Prospère Mérimée, Frédéric Chopin, avec qui elle resta 10 ans.

 

Indiana est le premier roman qu'elle écrivit seule sous le nom de George Sand et  le succès de librairie de Lélia (1933) valut à Sand d'entrer définitivement dans le cercle des grands écrivains de son temps.

 

Dans l'atelier de Delacroix, une sculture de Sand drapée, réalisée par son gendre, Jean Baptiste Clesinger

 

 

George Sand décéda à Nohan en 1876, à 72 ans et y est enterrée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La nature tenait une grande place dans la vie de l'auteure. Enfant, elle s'invente même une divinité champêtre, Corambé. Logique que ça maison soit entourée d'un immense jardin qui regroupe allée centrale, pressoir, verger, potager, roseraie, par boisé, un jardin de fleurs... Le tout formant une sorte de labyrinthe végétal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

Mais il est temps de pénétrer maintenant à l'intérieur de la demeure en commençant par les cuisines...

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

La salle à manger...

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

L'escalier qui mène.... à un pièce insonorisée installée par George pour Frédéric Chopin, à la chambre rose, bleue, à la bibliohèque, au théâtre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Le théâtre....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En reliant deux salles, George Sand a fait construire un théâtre de 50 places. C'est là qu'elle testait ses oeuvres avant de les jouer à Paris. Le théâtre de marionnettes, habillées par George elle même, est l'oeuvre de son fils Maurice.

 

Enfin,notre sacrisitie à toutes et tous ici, la bibliothèque de George Sand !

 

 

George écrivait toute la journée, sans vouloir être dérangée. A 17h, une cloche sonnait l récréation. Elle retrouvait alors famille et amis pour diner, pour des jeux, des lectures à haute voix ou un spectacle au théâtre. Puis George Sand retounait à son bureau et écrivait jusqu'au petit matin ! Et donner naissance à cette liste non exhaustive de ses oeuvres

   

Extrait du manuscrit "Un hiver à Majorque"

  • Kouroglou (1843)
  • Carl (1843)
  • Consuelo (roman, 1843)
  • La Comtesse de Rudolstadt (roman, 1843)
  • Jeanne (roman, 1844)
  • Le Meunier d'Angibault (roman, 1845)
  • La Mare au diable (roman, 1846)
  • Isidora (roman, 1846)
  • Teverino (roman, 1846)
  • Les Noces de campagne (roman, 1846)
  • Evenor et Leucippe. Les Amours de l'Âge d'or (1846)
  • Le Péché de M. Antoine (1847)
  • Lucrezia Floriani (roman, 1847)
  • Le Piccinino (roman, 1847)
  • La Petite Fadette (roman, 1849)
  • François le Champi (roman, 1850)
  • Le Château des Désertes (roman, 1851)
  • Histoire du véritable Gribouille (1851)
  • Le Mariage de Victorine (théâtre, 1851)
  • Les Vacances de Pandolphe (théâtre, 1852)
  • La Fauvette du docteur (1853)
  • Mont Revèche (1853)
  • La Filleule (1853)
  • Les Maîtres sonneurs (1853)
  • Adriani (1854)
  • Flaminio (théâtre, 1854)
  • Histoire de ma vie (autobiographie, 1855)
  • Autour de la table (1856)
  • La Daniella (1857)
  • Le Diable aux champs (1857)
  • Promenades autour d'un village (1857)
  • Les Beaux Messieurs de Bois-Doré (1858)
  • Elle et lui (récit autobiographique sur ses relations avec Musset, 1859)
  • Jean de la Roche (1859)
  • L'Homme de neige (1859)
  • Narcisse (1859)
  • Les Dames vertes (1859)
  • Constance Verrier (1860)
  • La Ville noire (1861)
  • Valvèdre (1861)
  • La Famille de Germandre (1861)
  • Le Marquis de Villemer (1861)
  • Tamaris (1862)
  • Mademoiselle La Quintinie (1863)
  • Les Dames vertes (1863)
  • Antonia (1863)
  • La Confession d'une jeune fille (1865)
  • Laura (1865)
  • Le Don Juan de village (théâtre, 1866)
  • Flavie (1866)
  • Le Dernier Amour (1867)
  • Cadio (théâtre, 1868)
  • Mademoiselle Merquem (1868)
  • Pierre qui roule (1870)
  • Le Beau Laurence (1870)
  • Césarine Dietrich (1871)
  • Journal d'un voyageur pendant la guerre (1871)
  • Francia. Un bienfait n'est jamais perdu (1872)
  • Nanon (1872)
  • Contes d'une grand'mère vol. 1 (1873)
  • Ma sœur Jeanne (1874)
  • Flamarande (1875)
  • Les Deux Frères (1875)
  • La Tour de Percemont (1876)
  • Contes d'une grand'mère vol. 2 (1876)
  • Marianne (1876)
  • L'Orgue du Titan (1873)

 

Alors bien sûr, à la sortie de votre visite, un librairie papéterie pleine de tentation vous attend. De ce fait, ma PAL s'st vue renflouée de :

 

 

 

 

 

                                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Alors si vous passez dans le coin, n'hésitez pas, c'est vraiment une visite passionnante et très instructive.

L'entrée est gratuite pour les mineurs et les plus de 125 ans. C'est toujours bon à savoir !

Prévoir aussi la journée, car je dirais que dans les 20 km alentours, il y a pas mal de sites ayant inspiré l'auteure à voir.

Enfin, si vous ne passez pas dans le coin, voilà une bonne raison de faire un détour où même le but d'un séjour !

 

 

 

 

Par Géraldine - Publié dans : Auteurs et leurs demeures - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 08:00

Il y a quelques temps, je vous faisais visiter ce château, celui de Cheverny...

 

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Ce château, vous le connaissez tous.... Si si, suffit de lui ôter  ses deux ailes et vous le reconnaîtrez...

 

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Oui, nous avons bien le château de Moulinsart... C'est de Cheverny qu'Hergé s'inspiré pour créer le home sweet home du capitaine Haddock et de ses copains Tintin et Milou.

Ce château appartenait  au chevalier François de Haddock (pour service rendu à la couronne) ancêtre du célèbre capitaine. Hergé nomma ce château Moulinsart, toponyme obtenu en inversant les termes de Sart-Moulin, petite ville belge du Brabant Wallon. Après de longues aventures animée, le Capitaine Haddock, aidé de Tintin et du professeur Tournesol, retrouvera la jouissance du château qui sera désormais le point de départ des nouvelles aventures de Tintin et apportera un changement radical dans la façon dont Hergé conte les histoires de notre héros.

 

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Depuis quelques année, une exposition Tintin s'est installée dans les dépendances du château. Voyage dans le monde de Tintin, le célèbre et intrépide reporter. Reportage de cette visite toujours effectuée avec keisha. Ensemble, nous avons retrouver notre âme d'enfant !

 

Suivons les traces...

 

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Et croisons tous ces personnages que nous connaissons bien :

 

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Nestor, dans des positions délicates !

 

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Vite, nous rencontrons Tintin, et je suis ravie de lui faire une bise ! C'est pas tout les jours qu'on rencontre son héros et qu'on le fait rougir...

 

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Le professeur Tournesol a raison de s'inquiter. Dans la salle d'à côté, il y a un véritable orage. Les lumières clignotes, les miroirs se brisent, les fenêtres claquent... Et au milieu de tout cela, le téléphone sonne. Je décroche et , je vous le jure, j'entends "Allo, allo, boucherie Sanseau ?"!!!

aout 2010 041Ensuite, avec Tintin, tous les moyens sont bons pour découvrir le fameux trésor de Rackham le Rouge

 

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Le capitaine ne ménage pas ses efforts non plus !

 

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Je ne vais pas tout vous montrer, il faut aussi vous laisser le plaisir de la découverte si vous passez par là, mais sachez que nous passons dans la salle de bain, dans le bureau de Pr Tournesole,  dans la garde robe de Tintin. Objets et planches rappelants les multiples aventures de Tintin de manquent pas ! A bientôt !

Et vous pouvez aussi passer par la boutique !  Ca, ce fera l'objet d'un autre billet, car bien sûr, je ne suis pas sortie les mains vides !

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Par Géraldine - Publié dans : Auteurs et leurs demeures - Communauté : Bibliophile et bédéphile
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Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 08:00

Cet été, mes vacances m'ont conduite chez Keisha, dans le Loir et Cher, à deux pas de la Sologne. Et à trois pas, il y avait Cheverny.... Visite maestro ! Bon, vous aurez ici les meilleures photos prises en trois exemplaires... Sous un ciel gris, entre les gouttes puis, ô surprise, sous un lumineux soleil !

 

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Le Château de Cheverny est aujourd'hui habité par les descendants des Hurault, le Marquis et la Marquise de Vibraye, dont les appartements de trouvent dans l'aile droite. Ce n'est donc pas un monument national mais un château privé... Le Marquis et la Marquise ont eu la gentillesse de nous laisser entrer dans leur "palais enchanté" contre la modique somme de... je ne sais plus. Mais le patrimoine, ça s'entretient, alors pani pwoblem !

Cheverny est le château de la Loire le mieux meublé.

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La chambre des naissances permettait aux mères de présenter leurs nouveau-nés...

Sachez que les paravents placés devant les portes n'étaient pas pour ce cacher comme on en use maintenant, mais comme leur nom l'indique, étaient destinés à éviter les courants d'air. Cela paraît basique, mais je l'ignorais. Il est des ustensiles dont nous devrions changer le nom puisque nous en avant changé l'utilisation.

 

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La salle a manger familiale, où l'on découvre la vaisselle "Un automne à Cheverny" spécialement créée pour la famille.

Le saviez vous : C'est Louis XV qui a décidé de retourner les fourchettes avec les dents tournées vers la table, lassé de piquer la dentelle de ses manches... Et oui, tout s'explique !

 

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Le lit du roi, dans la chambre du même roi ! Le lit à Baldaquin n'est pas aussi petit qu'il paraît puisqu'il mesure 2m X 1.60. Des broderies persanes di 16ième siècle le recouvrent. Ce lit servit à Henri IV lors d'un passage au château. On imagine que son cheval blanc dormait lui aux écuries !

 

A l'époque, on dormait assis car la position couchée était réservée aux morts et on avait également peur d'avaler sa langue (j'imagine la panique !). Le Baldaquin et les tapisseries servaient à conserver la chaleur (même si le lieu en manque franchement pour moi !). Le lit est un signe ostensible de richesse. Il repose sur une estrade dans le but de mettre en valeur mais aussi d'isoler de l'humidité. Et oui, les duvets et tentes Quescha n'existaient pas encore !

 

 

 

 

Forcément, avec Keisha, en tant que grande lectrice, nous avons cherché et trouvé... ceci ! 

 

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La bibliothèque du roi, bien rangée n'est-ce pas......                 Et ici, nous avons la PAL du roi, à moins que ce ne soit le contraire ! En tout cas, il y a plus de 2000 ouvrages (je suis battue, même en m'alliant avec Keisha), avec des collections complètes.

 

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La façade sud est la plus connue. Le plan général de Cheverny est inspiré par le palais du Luxembourg. A droite, la façade nord,  depuis le jardin contemporain (crée en 2006), qui mène à l'Orangerie (l'orangerie sert pour les réceptions, les séminaires, les mariages... Si vous ne savez pas où vous marier, voilà une idée !). Jardins et parc et les jardins potagers sont magnifiques. Une pelouse plus douce que la moquette la plus luxueuse de chez St Maclou, des arbres rares et splendide (tilleuls, Séquoia, Cèdres...) et des effets microscopiques...

 

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Mais avant de terminer cette visite, comment ne pas passer par le chenils qui abritent une centaine de chiens français tricolores avec le V de Vibraye, au flan droit de chaque, marqué au ciseau. Pourquoi tant de chiens ? Pour la chasse à cours pardi !

Déjà un chien, ça ne sent pas toujours bon, mais imaginez 100 chiens, avec la pluie... Oui, ça pue le chien très mouillé ! Et puis, c'est impossible aussi à faire poser pour la photo !

  

 

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Voilà, j'espère que cette visite non exhaustive du Château de Cheverny vous a plus. N'oubliez pas la petite pièce (oups, le petit commentaire !) pour votre guide... Je précise que ce ne sont pas mes parents qui m'ont coupé les pieds à la naissance. C'est juste Keisha qui me les a coupés pour la photo. Elle a du se dire que cela attiserait votre pitié et vos comm' !!!!

 

Et vous vous dites, je connais ce château.... Je suis sûre... Et votre mari vous dit : Mais non Chérie, on n'est jamais allés dans ce trou paumé.... Que cesse cette dispute, tout le monde a raison. Car ce château, vous l'avez déjà vu... avec d'autres habitants très célèbres. On en parlera lors d'un prochain billet !

 

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Par Géraldine - Publié dans : Auteurs et leurs demeures - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /Août /2009 10:00

 Il est des choses que l'on sait de Balzac...

Par exemple... qu'il est né en 1799 pour décéder en 1850 et qu'il fut bachelier en droit avant de refuser de devenir notaire...Dès 1822, il entretien une liaison avec Mme de Berny. Celle-ci durera 10 ans... Il commence à publier ses écrits en 1823... En 1828, Balzac, alors éditeur et imprimeur, fait faillite. Il remboursera ses dettes toute sa vie durant... En 1829, "Les chouans" est le premier roman signé Balzac. Dans les salons, il fréquence alors Victor Hugo, Alexandre Dumas, Delacroix... A partir de 1830, roman après roman, il écrit "la comédie humaine". 1833 c'est "Eugénie Grandet" et "Médecin de campagne"... "Le père Goriot" paraît en 1835 et "Le lys dans la vallée" en 1936. Il s'est inspiré pour ce roman de plusieurs châteaux tourangeaux et de Mme de Berny... En 1838, Balzac séjourne chez Georges Sand à Nohant...avant d'être élu président de la Société des Gens de Lettres... En 1841, il traite avec son éditeur pour la parution de La Comédie Humaine. Il écrit moins et essaye à nouveau d'entrer à l'académie Française, nouvel échec. (ensuite, voir en dessous pour sa vie privée). Il décède de la gangrène généralisée en 1850. Victor Hugo sera l'un des derniers à la voir vivant... sur son lit de mort.

  

 

 


Il est des choses sur Balzac que l'on sait moins...

En 1832, première lettre de Mme Hanska, l'épouse d'un comte Ukrénien qui se passionne pour ces oeuvres. Balzac entretiendra ainsi avec "l'étrangère" une longue relation épistolaire sans qu'ils se connaissent.
Deux ans plus tard, à Genève, ils entameront une relation intime... En 1842, Balzac apprend le décès du Comte Hanski, il fera tout pour revoir MMe Hanska... En 1843, il passe près de quatre moi avec elle à St Pétersbourg. Il espère pouvoir l'épouser mais elle ne se montre pas très pressée, préférant régler les démarches administrative pour obtenir l'héritage de son mari... C'est à ce moment là que Balzac se met à écrire moins... En 1849, il passe toute son année en Ukraine chez Mme Hanska qu'il épousera enfin le 14 mars 1850... Tout vient à temps à qui sait attendre. Sauf que Balzac décèdera à Paris le 18 août de la même année...

Les lettres autographes de Balzac à Madame Hanska ont été écrites entre 1832 et 1848, constituant 4 volumes édités ! Elles laissent apparaître un Balzac enflammé et génial !


Il est aussi des choses que l'on ne sait pas et qui se trouvent peut-être pas très loin...

   















Balzac aimait à venir passer quelques unes de ses vacances chez des amis à lui, dans le château de Saché. Celui ci se trouve à quelques kilomètres de Tour donc en Tourraine. De 1830 à 1837, années les plus prolifiques de sa carrière, l’auteur de La Comédie humainey trouve, chez son ami Jean de Margonne, le refuge idéal pour échapper à ses créanciers et à la vie parisienne. Dans sa petite chambre du second étage, il écrit plusieurs chefs-d’œuvre dont Le Père Goriot, Les Illusions perdues et La Recherche de l’Absolu. La vallée de l’Indre, Saché et les châteaux environnants constituent le cadre de son célèbre roman Le Lys dans la vallée.
Ce château se visite et contient maintenant un musée Balzac avec des guides très intéressantes.

On y voit, entre autre, la fameuse tapisserie qui inspira Balzac pour ses interminables description de tapisserie dans le Père Goriot. C'est plus rapide d'aller visiter le château que de lire le livre !
En exclusivité, voici cette tapisserie, que vous allez enfin pouvoir visualiser !!!!

                                    
                                                               
                                                
                                                     


Par Géraldine - Publié dans : Auteurs et leurs demeures - Communauté : Lettres et littérature
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 10:00

Joséphine Baker... Un nom que tout le monde connaît mais sur lequel peu d'entre nous peuvent mettre un visage, une voix, une allure, une histoire. Tout juste si l'on sait de quelle époque était Joséphine. Alors qui était La Baker, réponse (non exhaustive) ici en texte, en chanson, en photos !

Josephine Baker était une chanteuse : extrait de Cha Cha Cha !


Joséphine Baker, de son vrai nom Freda Josephine McDonald (née le 3 juin 1906 à Saint-Louis, Missouri, et décédée le 12 avril 1975 à Paris), est une célèbre chanteuse, danseuse et meneuse de revue. Son nom lui vient de son premier mari qu'elle épouse alors à peine âgée de 18 ans. D'origine métissée afro-américaine et amérindienne des Appalaches, elle est souvent considérée comme la première star noire. D'ailleurs, elle fera inclure des closes de non discrimination raciale dans ses contrats. Elle prend la nationalité française en 1937. Un caractère bien trempé et un comportement avant-gardiste la propulse très vite cette habilleuse d'une troupe de théâtre sur le devant de la scène. En effet, Joséphine remplace un jour une danseuse malade. C'est le début d'une carrière fulgurante aux USA mais surtout en France.

Dans La Revue Nègre au théâtre des Champs Elysées, puis aux Folies Bergères et au Casino de Paris,  elle fait scandale pour l'époque : c'est quasiment nue qu'elle danse et se dandine sur des rythmes de tambour dans un décors  de savane africaine ! Cela donne ceci :


Puis cela en 1927 :

 


Joséphine dira « Puisque je personnifie la sauvage sur scène, j’essaie d’être civilisée dans la vie »

C'est aussi en qualité de chanteuse que Joséphine conquiert Paris dès 1930 avec son tube "J'ai deux amours". Elle ouvrira aussi son cabaret "chez Josephine". A cette époque, l'argent coule à flot et l'excentricité, la fantaisie, les fastes et l'altruisme de Joséphine n'ont plus de limite. Celle-ci se mariera (avec Jean Lion en 1936 et avec Jo Bouillon en 1947), fera de nombreux dons aux oeuvres caritatives, entrera en résistance pendant la seconde Guerre Mondiale (Légion d'honneur en 1961) puis adoptera douze enfants de religions et de pays différents.

L'artiste est de tous les combats et utilise sa notoriété pour combattre le racisme. Pour elle, une seule race : la race humaine ! Se sentant investie d'une mission raciale, Joséphine crée son "Village du Monde" dans le château qu'elle s'est acheté : le château des Milandes dans le Périgord et écrit plusieurs ouvrages dont " Mon sang dans tes veines" sur l'injustice raciale. Elle devient presque propriétaire de tous le village à qui elle amène entre autre le ramassage scolaire et l'électricité. Mais trop généreuse, naïve et abusée par nombre d'artisans, Joséphine gère mal son entreprise et la faillite s'annonce. En 1964, la vente aux enchère du château des Milandes est évitée de justesse grâce à l'intervention de B. Bardot. Il sera finalement vendu pour une misère en 1968. Joséphine Baker mourra, ruinée et sur-endettée , d'une hémorragie cérébrale en avril 1975.


Joséphine dira « Puisque je personnifie la sauvage sur scène, j’essaie d’être civilisée dans la vie »

Et moi je dis : Dur dur de résumer plus de 50 ans de carrière et une vie aussi bien remplie d'une personne au coeur grand comme ça !


Aujourd'hui son ancien château se visite. Construit en 1489 et riche d'une histoire passionnante, le château des Milandes se situe sur la commune de Castelneaud-la-Chapelle en Dordogne (24250 pas très loin de Sarlat et de Bergerac). Il ressemble à ceci et propose une démonstration de fauconnerie qui ravira petits et grands !

Par Géraldine - Publié dans : Auteurs et leurs demeures - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 10:00

De son vrai nom Michel Eyquem de Montaigne  (1533 -1592)...

Il naît au château de Montaigne le 28 février 1533.  A l'époque, le château ressemblait à ceci :


Aîné de 8 enfants, il reçoit une éducation douce, proche des paysans et étudie le latin, le grec, puis le droit à Bordeaux. Comme son père, Michel deviendra magistrat à Périgueux puis dans la capitale bordelaise. C'est en 1557 que Montaigne rencontre un autre magistrat : Etienne de la Boétie. Leur amitié sera inconditionnelle et deviendra un symbole. ("Parce que c'était lui, parce que c'était moi"). Hélas, la Boétie meurt en 1563.

Deux ans plus tard, Montaigne épouse Françoise de la Chassaigne, dont il aura 6 filles. Seule Léonor survivra. En 1568, à la mort de son père, Michel hérite des terres de Montaigne et de son nom. Il s'y retire et, dans une tour du château se fait aménager une chapelle, une chambre, une "librairie" et un bureau.

 

En 1569, il publie une traduction de la Théologie naturelle de Raymond Sebond, théologien espagnol. Puis il monte à Paris pour faire publier l'oeuvre de son feu ami la Boétie.

En 1571, il abandonne sa charge de magistrat pour se consacrer à l'étude et la réflexion. Il étudie également les textes anciens, notamment ceux de Sénèque et de Plutarque. Il est nommé gentilhomme de la chambre du roi en 1571. Il commence sans doute la rédaction des Essais qu'il publiera en 1580 alors que malade, il voyage pour se soigner dans toutes les villes d'eaux, d'où son Journal de voyage.

En 1583, il est élu maire de Bordeaux. Plus tard, il rencontrera Marie de Gournay, qui devient sa "fille d'alliance". Rencontre très marquante pour Montaigne qui passe les dernières années de sa vie à enrichir et annoter les Essais. Il décède à 59 ans le 13 septembre 1992.

           

Et bien figurez vous que la Tour de Montaigne se visite. En images, cela donne cela :

La tour...




                                        La vue depuis le bureau où   il travaillait et écrivait



Autre vue depuis son bureau. Très complexé par sa petite taille (environ 1.55 m), Montaigne aimait être à cheval et dans sa tour. Car alors, les gens devaient lever les yeux et la tête pour le voir...

 

       Des citations latines écrites par Montaigne lui même sur les poutres (restaurées depuis) de sa bibliothèque.

 

 


A la fin de sa vie, malade, Montaigne s'était aménagé un conduit auditif à côté de sa chambre qui était elle même au dessus de sa chapelle. Il pouvait ainsi suivre la messe sans se déplacer...



                Buste de Montaigne de taille et à hauteur réelles. Ce coffre est le seul meuble d'époque dans la tour, avec de vieilles selles.






C'était les images. Pour l'atmosphère de ce lieu chargé d'histoire, il faut se rendre sur place... à deux pas de St Emilion...      J'espère que ce billet incompressible bien que non exhaustif vous aura plu, diverti et rafraîchi la mémoire !
Et pour la route, deux petites citations pour méditer ou disserter !

"Ce qui est hors des gonds de la coutume, on le croit hors des gonds de la raison "(Montaigne)

"Mefiez vous de tout le monde et en particulier de ceux qui vous conseillent de vous méfier." (Etienne de la Boétie)

   
  

Par Géraldine - Publié dans : Auteurs et leurs demeures - Communauté : Lettres et littérature
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