LES PAYS, de Marie Hélène LAFON

Publié le 7 Août 2013

Etoiles-d-Avis-0592.JPG Roman - Editions Buchet Chastel - 208 pages - 15 €

 

 

 

Parution le 6 septembre 2012

 

 

 

L'histoire :  Claire, fille de paysans du Cantal, sent bien que son avenir n'est plus là, dans son pays et un monde en pleine mutation. Grâce à une bourse, elle monte à Paris et étudie à La Sorbonne. Ce sera alors le choc des cultures, et le croisement de plusieurs pays.

 

 

 

 

 

Tentation : Un apéro avec l'auteur

Fournisseur : Les étagères de mon oncle.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'ai lu ce livre de façon tout à fait inédite... Sur 24h, et le terminant un quart d'heure avant de rencontrer l'auteure, Marie Hélène Lafon, en privé, durant mes vacances dans le Cantal. J'avoue que c'est excitant et que la concentration est alors maximale, afin qu'aucun détail ne s'enfuit.

Ce roman, Les pays... D'ailleurs, en voyant la romancière, je me suis dit que Les Pays n'est pas un roman, mais une autofiction. Ce en quoi Marie Hélène Lafon ne m'a pas contredit. L'exemplaire que j'ai lu été dédicacé, j'y ai donc reconnu l'écriture que l'écrivaine décrit. Ses propos sur Madame Bovary, je les avais entendu quelques semaines plus tôt lors de la dernière Grande Librairie. D'autres détails, plus personnels, m'invitent à cette déduction.

Les pays se lisent bien plus facilement que L'annonce, roman sur lequel j'avais quelque peu buté récemment. Pour moi, l'Annonce représentait un enfermement, là où les Pays sont une ouverture. Donc point de sensation d'étouffement. Bien sûr, l'austérité reste de rigueur, les points d'exclamations ne courent pas les phrases ! Mais l'ensemble est agréable, fluide. L'écriture est très travaillée, mais point trop. On sent les mots choisis précisement parmi des milliers. On s'émerveille et l'on s'interroge : comment trouver une telle expression : "des chaussettes effondrées" (j'adore). C'est la conjugaison du talent et de l'imagination d'un romancier je suppose. Mais moi, cela m'épate !

Selon moi, ce livre aurait pu s'intituler "Les distances", titre trop explicite aux yeux de Marie Hélène Lafon. Car c'est de distances et de pays dont il est question ici...

Le pays que l'on quitte, le pays que l'on trouve, celui que l'on se crée aussi, dans l'imaginaire, souvent pour relier les deux pays. Il y a aussi  "Le pays", celui qui partage les mêmes origine et que vous rencontrez au hasard de votre nouvelle vie.

Et les distances... Celles qu'il y aura toujours entre vous et le nouveaux pays, quelques soient vos efforts d'intégration et d'adaptation. Les distances qui se crée avec le pays d'origine, la famille, les amis d'enfance. Car loin, on devient différent, la culture se diversifie, les références se multiplient, le rythme de vie s'intensifie. Même la réussite sociale et professionnelle, quand elle est intellectuelle et non plus terrienne mets une distance avec les personnes de votre sang. C'est tout cela que nous conte Marie Hélèle Lafon dans cette oeuvre, pleine de tendresse, de délicatesse, de clairvoyance, mais où l'essentiel est implicite. Il m'a été bien plus facile de m'identifier à Claire qu'à Annette (L'annonce). Car même si mes origines sont dans le plat pays, j'ai vécu dans nombre d'autres, depuis la capitale, l'Angleterre, les Etats Unis, la Guadeloupe et maintenant la Bretagne. Des pays où il faut s'adapter parfois au risque de souffrir et de lutter. Des pays que l'on apprend à aimer, à adorer même, mais des pays à qui l'on appartiendra jamais.... et qui ne nous font jamais oublier celui qui nous a vu naitre et grandir.

 

 

L'avis de Clara, Mango, Sylire

 

 

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  Challenge régions Aspho 2013_2                                                        Pour l'Auvergne et l'Ile de France 

 

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Didi 11/08/2013 19:23


La classe tu profites mm de tes vacances pour faire de belles rencontres. J'ai entendu avec beaucoup de plaisir cette auteure à La grande Librairie me reste à la lire.


Bises

Géraldine 14/08/2013 16:08



@ Didi : N'est ce pas ! Et les vacances ne sont pas terminées !!!!



A_girl_from_earth 07/08/2013 22:29


J'ai l'impression d'être la seule à ne pas connaître l'auteure, mais il faut dire que je ne suis pas très calée littérature régionale. Une nouvelle catégorie à explorer en perspective.

Géraldine 10/08/2013 20:59



@ AGFE : Sacrilège ! Marie Hélène Lafon est tout sauf une auteur régionale et s'en défend ! C'est pour cela qu'elle n'a jamais voulu être édité par un éditeur régional pour ne pas avoir
l'étiquette. En effet, elle ne met pas en valeur le Cantal, elle le raconte tel qu'il est, à la différence d'une littérature régionale qui enjolive l'ensemble avec de belles histoires d'amour
souvent impossibles !



sylire 07/08/2013 12:16


J'aime beaucoup les livres de Marie-Hélène Lafon, une auteure que je suis depuis plusieurs années maintenant (depuis "le soir du chien). J'aime beaucoup son univers.

Géraldine 10/08/2013 21:00



@ Sylire : De mon côté, je crois que cela restera une auteure qui aura croiser ma route dans tous les sens du terme, mais que je ne chercherai pas à suivre particulièrement.



Anne 07/08/2013 10:42


C'est chouette, une rencontre comme celle-là ! Je dois toujours lire cette auteur, que pourtant j'ai déjà rencontrée à deux reprises pour faire dédicacer ses bouquins, les yeux fermés !

Géraldine 10/08/2013 21:01



@ Anne :  Et bien je te propose de mettre l'un  de ses livres tout au dessus de ta PAL !



keisha 07/08/2013 08:51


Je viens d'en parler, tu le sais, même si (snif) je n'ai pas eu la chance de rencontrer l'auteur.


Hein que c'est bien? Je l'avais aussi compris comme "non fiction"

Géraldine 10/08/2013 21:02



@ Keisha : Ah oui, une rencontre omme ça, c'est génial, personnel et qui ne restera que dans la mémoire !



clara 07/08/2013 08:46


Quelle chaace de l'avoir rencontrée ! j'aime beaucoup cete auteure : sa sincérité, son humilité et ses valeurs ! 

Géraldine 10/08/2013 21:04



@ Clara : Je te confirme ses qualités ! Elle les possède bien. Et quelle culture et quelle élocution !