TOUTES CES CHOSES QU'ON NE S'EST PAS DITES, de Marc LEVY

Publié le 27 Octobre 2008

Résumé :Quelques jours avant son mariage, Julia reçoit un coup de fil du secrétaire particulier de son père. Comme elle l’avait pressenti, Anthony Walsh – homme d’affaires brillant, mais père distant – ne pourra pas assister à la cérémonie.
Pour une fois, Julia reconnaît qu’il a une excuse irréprochable. Il est mort.
Julia ne peut s’empêcher de voir là un dernier clin d’œil de son père, qui a toujours eu un don très particulier pour disparaître soudainement et faire basculer le cours de sa vie. Le lendemain de l’enterrement, Julia découvre que son père lui réserve une autre surprise. Sans doute le voyage le plus extraordinaire de sa vie… et peut-être pour eux l’occasion de se dire, enfin, toutes les choses qu’ils ne se sont pas dites.



                                                 

Mon humble avis : Tout comme moi, il est partagé...
Comme j'ai perdu mon père assez jeune sans avoir le temps de régler certains conflits, je craignais de me plonger dans ce roman. J'avais peur qu'il soit douloureux à lire. Non, de ce côté là, aucune tristesse dans ce livre ! 
Sans hésitation, j'ai trouvé ici ce que l'on cherche chez Levy. L'histoire est mignonne, parfois cocasse, même si improbable. Et selon la recette de Marc Levy, on nage dans un mélange calculé de romantisme et de fantastique. J'ai revécu aussi avec émois un grand événement historique : la Chute du Mur de Berlin... C'était il n'y a pas si longtemps...  Alors pourquoi ne suis-je pas si enthousiaste que cela ? Les longueurs dans le recit ne doivent pas être étrangères à mes sentiments. J'ai l'impression que Levy veut s'américaniser à tout prix - donc écrire des pavés d'au moins 400 pages ! Comme le sujet de "Toutes ces choses..." n'était pas inépuisable sous peine de se répéter, la seule solution était sans doute de rallonger les phrases. Et le résultat est parfois d'une lourdeur pathétique. Exemple : "Viens, le bagagiste retient les portes de l'ascenseur et nous ne sommes pas les seuls à vouloir nous déplacer dans cet hôtel". Cette phrase est tirée d'un dialogue on ne peut plus irréaliste car une personne sensée dirait sans doute : "Dépêche toi, le bagagiste nous attend. On est pas seul au monde.". Bref, les exemples de ce type de lourdeurs sont pléthores. Et que dire des réparties cinglantes et systématiques des personnages qui ne font en rien avancer l'histoire (mais par contre, qu'est-ce qu'elles l'allongent !) ? Ces réparties composent la moitié des dialogues et ne servent à rien, sauf à m'agacer.
Que ce passe-t-il ? Je garde pourtant un excellent souvenir des 5 premiers romans (et du 7ème) de Levy. Il utilise - et c'est bien connu - une recette efficace. Alors pourquoi un avis si mitigé ? Une lassitude du style d'un auteur lu pour la huitième fois ? J'ai pourtant lu des dizaines d'Agatha Christie sans ressentir cela... Non, je crois juste que l'on évolue. Ce qui nous captive à 30 ans peut nous laisser de marbre six ans plus tard. Nos goûts changent, même s'il s'agit de littérature !
Alors, plutôt que de critiquer Levy, je ne le lirai plus et passerai à d'autres auteurs !

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost 0
Commenter cet article

pASCALE 26/09/2010 07:54



d'accord avec toi, moi j'adore pate au beurre même sans le jambon, c'est trop bon, il n'y a rien de meilleur. ou une bonne purée maison avec un bout de beurre de bretagne et de la fleur de sel
juste dessus, un vrai délice !


pour ma part j'ai beaucoup aimé aussi les enfants de la liberté le dernier que j'ai pu lire de lui, je l'ai mis sur mon blog à mes débuts , il m'avait vraiment touché car justement complètement
différent même si, j'ai ressenti des petits vides par moments mais le ton et l'ambiance, le thème ont fait que il était différent, il m'a semblé que ce livre fut écrit avec un certain souvenir
qui gisait là en lui, plus personnel je pense voilà la différence, moins de blabla plus de véridique dans son encre...


ma fois il est vrai que si son public aime ses livres pourquoi pas , il faut de tout sorte de lecteurs, et autant d'auteurs, chacun y trouve son compte, je pense que j'ai aimé au début parce que
c'était nouveau, puis comme toi sans doute, je suis passée à autre chose , l'évolution en lecture est réelle bien que parfois on aime à se laisser aller à lire des livres sans contenance juste
pour une lecture détente, ça fait du bien aussi... Bon dimanche, Géraldine



pASCALE 19/09/2010 12:35



tout à fait d'accord avec tes propos, oui, on évolue avec l'âge mais je dirais aussi plus on lit plus on a envie de mieux, de surprenant, levy il est mignon, une fois, deux fois, allé encore une
troisième fois, mais après c'est l'overdose, j'ai ce titre qu'on m'a prêté pas encore ouvert même pas lu la quatrième de couverture, j'ai l'impression qu'il va repartir sans être lu, car je pense
ressentir comme toi, des longueurs, et des lourdeurs qui ne servent qu'à meubler la pauvre pièce du déjà vu, déjà lu ... tout comme Musso, je passe et ne regarde même plus les livres sur les
rayons du supermarché bien en vu pour attirer la ménagère , ça me fait rire mais c'est bien l'archi portrait type que veulent nous donner ces vendeurs de romans écrits toujours avec la même
grille, même recette, quelques ingrédients qui changent mais au final ça reste identique d'un titre à un autre...


bien je vais de ce pas écrire à la généreuse prêteuse lui confirmer que j'ai dépassé mes 30 ans depuis longtemps ce qui n'est pas le cas pour elle, et lui renvoie donc son livre non lu...


si Levy nous a surpris agréablement à ses débuts, je ressens une majorité qui s'enlasse hélas ...


 


bon dimanche



Géraldine 25/09/2010 18:43



Pascale : Oui, mais une surprise est toujours possible et parfois, une recette bien connue fait du bien (un peu comme les pates + beurre + gruyère !). Par exemple, Levy m'a bien surprise et même
bouleverser avec "les enfants de la liberté". A lire, il n'est pas comme les autres. Qu'on est 20 ou 40 ans ou au milieu, un bon livre !


J'en rajoute... Disons que ce qui serait bien, c'est que ces auteurs continuent à écrire des livres tels qu'ils le font pour leurs lecteurs fidèles et qui aiment cela. Mais, si de temps en temps
ils écrivaient dans un autre genre, ils auraient tout à gagner !



Christine 05/04/2010 21:23



J'ai beaucoup aimé cette histoire



Géraldine 08/04/2010 10:54



@ Christine : Tant mieux, moi elle m'avait déçue...



Pauline 11/10/2009 12:26


Marc Lévy n'a jamais vraiment attiré mon attention mais je viens de me procurer "La prochaine fois", une intrigue qui était plus dans mes cordes.


christine 17/01/2009 18:48

Très envie de lire ce livre, d'abord il faut que je l'achète ou bien que je trouve quelqu'un qui puisse me le prêter.

Géraldine 17/01/2009 19:02


Moi, on me l'avait prêté aussi. Sinon, je pense qu'il ne devrait pas tarder à sortir en livre de poche.
Vas y christine, mets un max de commentaires partout !
Moi, je suis allée à la réunion d'assoc de mon quartier. N' y suis pas restée longtemps. Déprimant... Des familles avec des enfants ou des vieux. Entre les 2, rien, moi...


murielle 28/10/2008 14:41

je l'ai terminé hier soir....pas le pire de lévy, je pense....j'ai beaucoup aimé !!!!  il en faut pour tout les gouts !!! bonne lecture !!!

Géraldine 28/10/2008 16:03


D'accord avec toi pour dire que ce n'est pas le pire ! Et aussi pour les goûts de chacun : ils amènent ainsi la disversité à laquelle on aspire !


Emmyne 27/10/2008 21:44

Bonsoir et merci de ta visite sur mes pages qui me permet de découvrir ton blog. Nous sommes donc toutes deux grandes lectrices-admiratrices du Poussin Trek !

Géraldine 27/10/2008 22:12


Ah oui, archi fan ! Il me reste la 2ème partie à lire et j'ai aussi acheté le bouquin sur la traversée de l'himalaya d'Alexandre. Encore de belles lectures en perspectives !


Maryline 27/10/2008 17:07

Et oui, Geraldine, on peut se lasser d'un auteur qu'on a aimé..Cela m'est arrivé pour les polars de Mary Higgins Clark ou des films comme les Hitchcock, des chansons comme celles de Cabrel . Trop souvent le même style, plus de surprises. C'est difficile d'échapper à son propre style !Amitiés de Mary