NOUS SOMMES TOUS DES PLAYMOBILES, de Nicolas ANCION

Publié le 30 Juillet 2008

 Résumé : Bruxelles est une ville en plastique, comme le reste de la planète : on y voit courir des petits bonshommes dérisoires, emportés dans le courant de leur vie comme des bouteilles vides à la surface du canal. On rit, on se bat, on se débat, puis on se laisse aller et on se retrouve noyé dans la vase, sans avoir rien remarqué. À moins qu'un soubresaut ne change le cours des choses...
Dans ce recueil de nouvelles, il suffit de presque rien : une tache de sauce, un appareil photo, une agrafeuse, un abri de jardin ou un paquet de cigarettes pour qu'une vie banale bascule dans la grande aventure, pour que l'absurde redonne des couleurs à une existence terne.



                                              

Mon humble avis : Le titre est alléchant, attirant comme un titre de couverture de magazine de presse people. On s'attend à du sarcasme, du scandale, de la bousculade. Mais à l'intérieur, c'est un autre menu...
Pourtant, les deux premières nouvelles, comme des mises en bouche, sont prometteuses. Par contre, le coeur du livre est trop cuit, on du mal à l'avaler, on traîne... jusqu'au dessert. Une dernière histoire dont on reprendrait tout de même une petite part. Ce schéma de bons débuts et fins mais de mauvais centre confirmerait il la rumeur... Quelle rumeur ? Les éditeurs ne liraient que les premières et dernières pages des manuscrits pour s'en faire une idée... Ah bon ? Mais alors, c'est pour cela que ce recueil de nouvelles a été publié alors ??? La question reste ouverte.  
Le titre et le résumé des éditeurs restent un mystère. Nulle part dans ce livre il n'est question de playmobiles, ni de concept de ville en plastique... Y aurait-il ici de la publicité mensongère ?
En tout cas, l'avantage avec les nouvelles, c'est que si déception il y a, la page est vite tournée. Sujet suivant !

Sur ce blog,
Nicolas Ancion a posté son droit de réponse !

Egalement ici, interview exclusive de Nicolas Ancion !

L'avis bien plus détaillé de Fattorius
ICI

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Philippe D 03/08/2011 16:49



Moi, j'ai moyennement apprécié ces nouvelles. Je les ai préférés à "4e étage" dont je garde un certain malaise inexplicable.


Nicolas était intervenu sur mon blog suite à une critique d'un livre (d'un de ses copains peut-être) et m'avait, lui-même, conseillé ce titre.



Géraldine 04/08/2011 23:29



@Philippe : 4ème étage, faut que je le lise absolument. Je vais venir chercher l'intervention de nicolas sur ton blog. Si tu cherches en tout cas sur le miens, dans la catégorie Interview, il a
répondu deux fois à mes interviews



Nicolas Ancion 04/06/2009 17:08

Bonjour Géraldine,Le nouveau recueil de nouvelles vient de sortir aujourd'hui chez Pocket. Si tu as envie de tenter une nouvelle lecture ;-)http://ancion.hautetfort.com/archive/2009/06/04/les-ours-debarquent-en-librairie.html

Géraldine 06/06/2009 01:00


@ Nicolas : Voui, j'ai vu ça ! Je prévois me le procurer à mon prochain passage chez Virgin ou à la Fnac ! Par contre, la lecture sera pour plus tard car avec mon prix des lecteurs poche, je suis
overbookée jusqu'en septembre !


Daniel Fattore 25/02/2009 15:42

Merci pour le lien!

Géraldine 25/02/2009 16:45


De rien !


Daniel Fattore 24/02/2009 23:20

J'ai pu trouver des éléments de réponse; à lire chez moi: http://fattorius.over-blog.com/article-28332499.htmlEn effet, le titre est énigmatique, et je me suis un peu gratté la tête. Mais y'a quelque chose, c'est indiscutable à mon avis...

Géraldine 25/02/2009 10:07


Je viens de lire ton billet bien plus approfondis que le mien ! Et j'ai mis un lien vers ton billet depuis le miens ! Bonne journée


Daniel Fattore 11/02/2009 09:14

... et la première édition du bouquin avait, sur sa couverture, tout un troupeau de véritables Playmobils. Un différend avec le fabricant de ces derniers a amené des changements... Quant à l'ordre des nouvelles, il n'est jamais gratuit, c'est vrai: on aime mettre une meilleure au début et une meilleure à la fin, afin d'accrocher le lecteur, puis de le quitter sur une impression qu'on espère bonne. Cela est frappant également dans le recueil "La Diablada" de Georges Flipo: la première nouvelle peut être considérée comme un petit manifeste sur le "mensonge vrai" de l'oeuvre d'art, et la dernière comme un dessert savoureux... mais imaginaire. Qui sont les Playmobils, alors? Je me réjouis de le découvrir: ce recueil est sur ma PAL depuis un certain temps déjà.

Géraldine 11/02/2009 10:21


Peut-être un peu tout le monde ! En tout cas, bonne lecture ! Je ne sais pas si tu as vu qu'il y a sur ce blog dans la catégorie "A propos de" une réaction directe de Nicolas Ancion sur mon billet
et dans la cétégorie interview, une interview exlusive de cet auteur !


Nicolas Ancion 06/08/2008 10:25

Bonjour Géraldine,Merci pour ta lecture, tout d'abord, ça fait plaisir de lire tes commentaires, même s'ils ne sont pas strictement enthousiastes et laudatifs. ;-) Sérieusement, ça aide à comprendre ce qui fonctionne ou pas dans un texte, mêm si ça varie largement d'une lectrice à l'autre...Je me permets tout de même de répondre à ton idée que les éditeurs ne liraient pas les manuscrits. Si je confirme volontiers que les éditeurs ne lisent qu'une partie des manuscrits qui ne les séduisent pas, je peux t'assurer qu'ils lisent, relisent, font lire et relire, tous les textes qu'ils publient. Dans le cas de ce recueil, c'est avec l'éditeur original que la sélection des nouvelles s'est établie, que l'ordre a été choisi, de même que le quatrième de couverture.A ce sujet, d'ailleurs, c'est à chacun de voir quel genre d'information il souhaite trouver dans un titre et sur la couverture d'un livre. Pour ma part, j'aime les titres évocateurs et les résumés qui ne résument pas (vas-y pour résumer dix nouvelles en une demi page, c'est un exercice impossible). Le quatrième de couverture est un complément aux nouvelles qu'on trouve dans le bouquin. Une porte d'entrée possible ou une grille de lecture, comme on voudra.Une de mes couvertures de bouquin préférée reste celle de l'Automne à Pékin de Boris Vian, où le texte de présentation s'achève sur cette merveilleuse invitation : "Inutile d'ajouter que rien dans cette histoire ne concerne l'automne, ni Pékin."Après avoir lu cette phrase, j'ai dévoré le bouquin. C'est bien à ça que sert la présentation, à donner envie de lire l'intérieur. Est-ce de la publicité mensongère? Je pense que cette expression est un pléonasme, de toute façon, toutes les pubs mentent ;-) Mais un titre de livre ne ment pas, il sert à tant de choses (donner envie de lire, mais aussi associer le livre à une étiquette pour le stocker dans la mémoire, présenter en quelques mots l'univers, prévenir le lecteur qu'il y aura de l'humour....) qu'il serait un peu réducteur de le limiter à une annonce du contenu.Les nouvelles sont amusantes, j'esprère, surprenantes, parfois, le titre et la présentation du livre leur ressemblent, je crois...

claudia 01/08/2008 14:52

bonjour,je vois que la lecture est bien bonne tant mieux !tu connais la bibliothèque virtuelle babelio ?

Liza 31/07/2008 06:55

Ah ben mince, oui, le titre mettait fort en appetit !