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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 08:00

Il y a quelque temps, je vous présenter "Premier bilan après l'apocalypse" de Beigbder, dont le bandeau disait allègrement : 100 livres pour le prix d'un.

Et bien ce vendredi, je suis allée au fin fond de mon département, à Fougères (je n'y étais jamais allée encore, en tout cas de ce côté là) pour le spectacle de Véronique Dicaire. Et bien là, je peux vous dire que c'est 100 concerts pour le prix d'un !

 

Véronic Dicaire, comme bien d'autres voix, nous vient de l'autre côté de l'atlantique, du Québec. Comme quoi la nature est injuste, la nature ne l'a pas dotée d'une voix extraordinaire, mais de 150 voix toutes plus bluffantes les unes que les autres.

Véronic Dicaire imite les plus grandes chanteuses de notre époque, comme les plus ridicules aussi. Où aussi des voix du passé qui revivent sur scène dans la peau de cette jolie blonde débordante d'énergie. Véronic Dicaire imite tant vocalement que gestuellement et tantôt, elle s'amuse à parodier. Parce que forcément, cette canadienne manie l'humour avec finesse et brio. Un spectacle où l'on ne s'ennuie pas une seconde, ou l'artiste donne tout et court sur ces hauts talons pour changer de costumes et rester fidèle au look de Céline au fil des années. Ces imitations sont on ne peut plus bluffantes, c'est presque à croire que Britney Spears se cache derrière les rideaux pour chanter. Vous ne connaissez pas tout le monde : pas de panique, chaque imitation est annoncée et nommée !

De Lady Gaga à Piaf, de Rihanna à Tina Turner en passant par Vanessa Paradis, Zaz, ou Christophe Willem et Mickael Jackson, je vous le dis, il y a du beau linge. Le seul regret est que les performances se "limitent" à un couplet et un refrain de chaque chanson. On aimerait que chaque chanson soit interprêtée jusqu'au bout. Mais à ce moment là, le spectacle durerait 5 heures et malgré toute son énergie, je ne pense pas que Véronic Dicaire survivrait  à un tel marathon.

 Voici quelques vidéos, n'hésitez pas à passer les bla blas des présentateurs....

 

 
 
Moi je vous dis qu'on a pas fini de parler de cette "performeuse" !
Par Géraldine - Publié dans : Sorties "culturelles" Rennes - Communauté : Coups de coeur et cie
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Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 08:00

Roman - Folio Edition - 271 pages - 6.80 €

 

 

 

Parution d'origine en 1953.

 

 

L'histoire : William Lee a la trentaine lorsqu'il touche à la drogue pour le première fois. Quelques semaines et le voilà accroc et forcément, installé dans une spirale sans fin : chercher de la came, se piquer, en vendre, de faire prendre, s'enfuir, en manquer, partir, se désintoxiquer,  recommencer... De New York à la Colombie, via New Orleans et Mexico, le parcours d'un Junky dans l'Amérique du début des années 50...

 

 

 

 

Tentation :Le sujet et le bandeau "Culte".

Fournisseur : Ma PAL récente, grâce à ma CB !!!

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Si l'objectif de ce roman était "zéro émotion", et bien objectif atteint, par ce que l'auteur le vaut bien !

Bon, alors, comment dire.... Le héros, ou plutôt l'antihéros du roman s'appelle William Lee. Iil est le double romanesque de William Burroughs. Nous sommes donc presque dans l'auto-fiction, mais romancée. Déjà, parce que la fin n'est pas réelle. Et oui, dans la vraie vie, l'auteur ne divorce pas de sa femme. Il la tue d'une balle dans la tête, en voulant jouer à Guillaume Tell. Aucun spoiler là dedans, c'est dans toutes mes biographies de Burroughs, et cela n'a aucune importance dans le livre où... rien n'a d'importance d'ailleurs.... sauf la came et ses dérivés plus ou moins légaux, tout dépend de façon dont on se les procure et de que l'on en fait....

Le style est cru mais pas pour autant choquant. Tout est brut de pomme, pas de panaché. De la description, des faits, on est toujours dans le factuel. Jamais l'auteur ne partage une émotion ou un ressenti. Jamais il ne se dit heureux ou  malheureux, ni pourquoi ni comment. Nous assistons à la descente au enfer d'un homme qui ne se plaint même pas, qui constate, c'est tout, qu'il est malade, en manque ou en début urémie. On ne sait pas de quoi il vit, on ignore son âge et ce n'est qu'à mi parcours qu'on lui découvre une femme qui ne fera que deux courtes apparitions... Le livre prend souvent la forme d'une liste de rencontre de camés, de revendeur, d'homosexuels, de vieux, de jeunes, de clients... Mes ces rencontres ne sont jamais approfondies ni détaillées. On ne sait rien sur ce que vivent intérieurement les personnages, ni ce qu'ils font dans la vie à part se shooter... Certes, pour nombre d'entre eux, la came devient aussi, voire plus vitale que la nourriture... Alors comme en Afrique une femme va pratiquement passer sa journée à chercher, à cultiver, et à cuisiner de quoi nourrir sa progéniture, en Amérique, le camé arpente les rues et les bars louches à la recherche d'une dose, d'une capsule, d'un grain, d'un once, d'un gramme, d'une ordonnance....

La lecture de Junky devient donc quelque peu lassante car répétitive. L'auteur ne cherche manifestement pas à intégrer le lecteur dans son trip et le lecteur lui, ne ressent aucune empathie pour le personnage ni d'envie de s'identifier à lui ne serait ce qu'une seconde lors d'une phrase touchante ou bouleversante. Non, rien. L'intérêt est dans le côté technique de l'utilisation de la came et de ses conséquences dans les années 50. Aussi, en arrière plan, l'époque, les mentalité et l'évolution de la législation au sujet des stupéfiants, législation qui n'avait pas fini d'être hypocrite et illogique... Mais c'est un autre sujet !

Au risque de me honnir devant les puristes de la littérature, j'avoue, j'ai du mal à comprendre ce que ce roman a de culte. Sans doute était-ce lié à l'époque de parution. Il n'empêche, même si la littérature doit jouer un rôle tant contestataire, que révélateur ou dénonciateur, je ne trouve pas là prétexte à faire de Junky un roman culte et de son auteur un héros ou presque. Car William Burroughs, avec Jack Kerouac, est l'un des membres fondateurs de la Beat generation. Expression que l'on voit souvent, sans savoir y mettre un concept réel derrière. Alors, j'ai enquêté pour vous... Oh, je ne suis pas allée bien loin... Jusque chez Wikipedia où vous trouverez tout le détail. Je me contente ici d'un petit résumé maison...

 

Qu'est-ce que la Beat Generation :C'est un mouvement littéraire et artistique né dans les années 50 aux USA. Le tout premier auteur de ce mouvement fut Jack Kerouac en 1948.  Les certitudes s'ébranlèrent mais il y eu une véritable contribution à l'enrichissement du mythe américain.

Les membres faisaient preuve d'une créativité débordante et libertaire et vouaient une fascination pour le milieu underground, tout en étant très attaché aux grands espaces, à la nature, aux spiritualités chamaniques.

Beat signifiait à l'origine "fatigué, cassé, au bout du rouleau, génération perdue, fin de siècle, exténué, vagabond. Kerouac l'a aussi approché de la signification du mot français Béat.  Et le Beat, c'est aussi la pulsation (le coeur) et le rythme, en musique...

Les oeuvres de la Beat Generation sont dominées par la spontanéité, un quasi automatisme dans l'écriture pour provoquer une prosodie.

La livre Beat Generation par excellence est Sur la route, de Jack Kerouac.

 

Une lecture qui s'est donc révélé plutôt expérimentale pour moi et j'aime assez ce concept d'expérimentation, ce qui élargie ma petit culture littéraire, même si celle ci n'a pas forcément la dimension pour apprécier pleinement tout cela. Si c'est comme l'estomac qu'il suffit d'élargir pour manger, je suppose que je finirais par apprécier ou du moins, par comprendre réellement et distinguer les différents mouvements et nuances littéraires. Car pour l'instant, j'ai plutôt tendance à considérer la littérature comme un panier à salade, avec pour toute classification les notions de romans, récits, essai, autofiction, classique, contemporain, thriller, polar et SF !

 

 

Par Géraldine - Publié dans : Littérature d'ailleurs - Communauté : Chronique de nos lectures
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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 08:00

Synopsis : Deux des meilleurs agents secrets au monde sont aussi les deux meilleurs amis dans la vie. Rien ne pouvait les séparer jusqu’au jour où ils découvrent qu’ils fréquentent depuis peu la même jeune femme, Lauren. Ce qui était au début un jeu de séduction sans conséquence et un simple défi amical se transforme vite en une guerre sans merci. Déploiement de technologies de pointe, moyens de surveillance high tech, c’est tout un arsenal capable de faire sauter un pays que les deux espions utilisent pour séduire leur target et mettre l’autre hors-jeu. Plutôt malheureuse en amour jusqu’ici, Lauren a désormais un choix impossible à faire entre deux hommes incroyablement sexy

 

 

 

Avec Reese Witherspoon, Chris Pine, Tom Hardy

 

 

 

 

 

 

  

 

étoile2.5

 

Mon humble avis : C'était dimanche, j'avais choisi de m'enfermer au cinéma avec des films distrayants où le Q.I nécessaire pour suivre l'intrigue ne dépassait pas celui de l'huître... Entre L'oncle Charles et Target, et bien figurez vous que j'ai préféré Target, film américain qui sort les grands moyens : artilleries lourdes dans les effets spéciaux et les scènes d'action et le charme romantique de ses acteurs. Comme le dit Reese Wtitherspoon, c'est un film  deux en un, action et romance. Et c'est surtout un film qui tient ses promesses, qui ne déçoit pas puisque l'on sait à l'avance que le scénario ne débordera pas d'originalités.

Mais le tout est bien filmé, bien mise en scène, et le rythme ne faiblit pas. Il y a un côté "True Lies" (avec Shwarzy) ou la version française "La totale" avec Thierry Lhermitte dans Target. Target, en anglais, signifie "La cible". Et la cible, cette fois ci, n'est pas un dangereux terroriste (quoiqu'il y en a bien un par derrière qui réapparaîtra quand il faut pour assurer un énième rebondissement au scénario, mais Lauren. Deux hommes, deux agents de la CIA ultra entraînés et qui parcourent le monde sur les plus dangereuses missions, tombent amoureux sans s'en rendre compte, de la même femme... qui soit dit en passant, à bien de la chance d'être courtisée par deux hommes à la fois... Bon, en même temps, elles ne manquent pas d'arguments...) Jusqu'au jour où bien sûr, le trio inconnu bat les masques.... En attendant, ces surhommes redeviennent des enfants prêts à tout pour s'assurer les bonnes grâces de la belle bien indécise. Alors, ils utilisent tous les joujoux et gadget de la CIA pour faire foirer les plans dragues de l'autre etc...C'est alors no limit ! Et ce qui était un jeu au début devient presque une guerre et l'amitié sacrée des deux agents est bien menacée. Un film assez réaliste en fait dans le fond. Bon, la forme est là pour distraire. Après réflexion de l'huître, malgré l'artillerie et les clichés américains, j'ai trouvé ce film moins "lourding" que L'oncle Charles. L'oncle Charles serait plus lourding là où Target est léger et rafraichissant !

Et puis, la fin est surprenante mais charmante en faite, romantique à souhait of course mais inattendue. Mais moi, je n'aurais sans doute pas fait ce choix là. Mais bon, je ne suis pas la charmante Reese Witherspoon, ça se saurait !

 

 

Par Géraldine - Publié dans : Cinéma d'ailleurs - Communauté : 1 article = 1 film
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Mercredi 28 mars 2012 3 28 /03 /Mars /2012 08:00

Synopsis :  

En Nouvelle-Zélande, un richissime homme d’affaires d’origine française, Charles Doumeng, voit basculer sa vie en apprenant qu’il est atteint d’une maladie incurable. Sexagénaire, sans famille ni héritier et n’ayant plus que quelques semaines à vivre, éprouvant un soudain regain d’affection, il se met à la recherche de sa sœur, qu’il n’a pas revue depuis cinquante ans, dans l’ouest de la France.
A Mauprivez, petit village de la région nantaise, Corinne, trente-cinq ans, clerc de notaire, gros besoin d’argent, tombe sur l’annonce que Charles a écrite pour retrouver sa sœur, et dont la récompense est énorme. Elle part à la recherche de cette inconnue, sans succès, et décide, avec l’aide de son entourage, de lui former une famille sur mesure…
La supercherie marche du tonnerre. A l’autre bout du monde, Charles est aux anges, heureux d’avoir enfin trouvé des héritiers. Mais la vie réserve des surprises et les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules… Charles a été victime d’une erreur de diagnostic, il n’a jamais été malade !
Fou de joie, il décide de venir en France pour rencontrer sa nouvelle famille.
Les emmerdes commencent…

 

 

 

 

 

Comédie avec Alexandra Lamy, Eddy Mitchell, Valérie Bonneton

 

 

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Mon humble avis : Du film culte (avec La vie est un long fleuve tranquille, Tatie Danièle, Le bonheur est dans le pré ou encore le fameux Tanguy), Etienne Chatillez passe au film qui se regarde, qui peine a démarrer et qui s'essoufle assez vite. Les personnages, comme les situations, sont poussés à l'extrème, donc ne font plus rire et restent néanmoins assez prévisibles. Le scénario est léger, tout semble partir un peu en vrille. Le jeu des acteurs est inégal. Valérie Bonneton se régale et s'amuse elle même et Eddy Mitchell est bien meilleur chanteur qu'acteur. Surtout que son personnage est très caricatural qu'il ne reste plus grand chose de naturel et croyable... Alexandra Lamy s'en sort plutôt bien, mais on est tout de même loin des tapis rouges. Son personnage est le plus réaliste de la bande, donc sans doute le plus touchant. Le dénouement laisse sceptique : ni crédible, ni moral, ni même un minimum logique...

Mais, mais, quand on a choisi un film détente qui change les idées, et bien on se laisse prendre sans déplaisir dans cette histoire avec cerise sur le gâteau, de superbes vues de Nouvelles Zélandes. Et puis quelques bonnes scènes assez jubilatoires, notamment celles du couvent. "Ah va savoir" ! En fait, c'est surtout lorsque l'on rentre chez soi que l'on se dit que l'on a rien vu d'extraordinaire. So far, l'année 2012 reste assez pauvre et peu surprenante au niveau ciné ! (Ok, mai choix ne sont pas forcément judicieux, mais l'année dernière, j'avais commencé l'année par une comédie et hop un coup de coeur)....

 

 

 

Par Géraldine - Publié dans : Cinéma Français - Communauté : 1 article = 1 film
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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 08:00

SRI-LANKA-3-145.JPGNous avons visité une nurserie de Tortues de mer, à quelques kilomètres au sud de Bendota...

 

Les oeufs que déposent la nuit les tortues sur les plages sont souvent détuits ou ramassés par les plus Sri Lankais les plus pauvres pour être consommés. Consciente du danger pour l'espèce, la population locales a ouvert de nombreux centres privés, des nurseries. Les oeufs sont alors couvés en enclos, puis les jeunes tortues sont maintenues quelques jours en bassins d'eau de mer avant d'être relachée dans dame nature. Nous visitons ces centres contre un un droit d'entrée qui aident à convrir les frais de fonctionnement de ces nurserie. P1050098.JPG

 

Lors du tsunami de 2004, la plupart de ces  nurseries ont été détruites. Ces nurseries prennent soin aussi de tortues handicapées naturellement ou par les pâles d'une hélice de bateau. Je n'ai pas pris en photo ces tortues handicapées, qui privées d'une nageoire, sont condamnées à tourner en rond toute leur vie dans un bassin. Le poids des mots suffira, le choc des photos est inutiles.

 

 

 

                                                                           (Photo KTL)

 

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Les oeufs couvés et numérotés à l'abri...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Une tortue albinose

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Une tortue sensible aux chatouilles !
Quelques extraits de wikipédia à propos des tortues marine :

Ces espèces sont toutes vulnérables ou menacées. Elles font localement l'objet de protection ou de plan de restauration, mais la pollution, le braconnage et les prises accidentelles par engins de pêche restent des causes préoccupante de recul de populations, déjà très relictuelles

 

Elles peuvent nager rapidement et plusieurs espèces sont capables de vitesses pouvant atteindre 35 km/h ; à la différence des tortues d’eau douce, elles avancent par l’action simultanée des membres antérieurs.

À la naissance, il n'y a chez les tortues marines aucun élément anatomique externe qui permette de distinguer un sexe de l'autre.

On pense que certaines tortues marines peuvent dépasser les 150 ans. On a mesuré un record de plongée de 6 heures pour une tortue verte.

 

Les tortues marines possèdent des ennemis naturels tels le grand requin blanc, le Requin tigre et le Requinbouledogue comme en témoignent les cicatrices trouvées sur leurs carapaces, mais surtout l'homme. Cependant elles sont surtout vulnérables à cause de leur système de reproduction. Elle doivent s'approcher des côtes pour pondre, l'homme est là, son principal prédateur. Les œufs sont laissés sans surveillance. L'homme n'est pas le seul à prélever des œufs. On a pu montrer que des petits mammifères, des chiens et même des mangoustes (sur les plages Virginie) pillent les nids

 

 

 

Je ne résiste pas à l'envie d'ajouter sur ce billet une photo (trouvée sur Google) d'une tortue marine dans son milieu naturel. J'ai eu la chance d'en croiser 3 fois lors de plongée sous marine : en Thaïlande, en Guadeloupe et au Sri Lanka !

 

Par Géraldine - Publié dans : Voyages en Asie - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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Dimanche 25 mars 2012 7 25 /03 /Mars /2012 08:00

Ici, sur mon blog, je suis chez moi.  Je suis plus chez moi que chez moi où ma liberté s'arrête là où commence celle de mes voisins (même si la réciprocité n'est pas toujours vérifiée..). Mais chez moi, je ne suis que locataire et je vis en collectivité comme on dit (banissons le terme communauté, un immeuble est tout sauf une communauté de personnes vivant sous le même toit). Donc ici, sur ce blog, à moins d'avoir des propos ra...tes ou d'appels au me..tre, je peux tout faire, même casser l'ambiance. Et oui, vous me connaissez gaie, enthousiaste, dynamique, enjouée, persuasive, passionnée. Ce que je suis, en partie, mais pas que.

Car aujourd'hui, j'atteins l'âge du milieu. Celui où logiquement, on en voit autant dans le retroviseur que dans le parbrise...

Mon retro est bien plein, alors pas vraiment de regret, mais il y a un trou béant. Mon avenir... Dans un brouillard, j'y vois pas à trois mètres. Alors ne vous en déplaise, je crie haut et fort que je vis mal ce changement de dizaine. Une santé qui laisse à désirer, un corps dont je ne peux me passer mais qui cache le plus vicieux des traîtres, un demi boulot, une demi pension, pas de mari, pas d'amoureux, pas d'enfant, livre publié : aucun. bref, objectifs atteints proches du néants.

Pourtant, je pense être restée fidèle à moi même, à mes idéaux, à mes valeurs, à mes envies, et pourtant, je ne suis pas parvenue a être celle que j'aurais voulu être, même si je serais bien incapable de la nommer précisément. Mais non, je ne suis pas elle. Et celle que je montre, je pense, porte ombrage à celle que je voudrais être.

Je n'ai pas trouvé ma place, celle où l'on peut enfin se pauser sans se poser de question, ni dans mon travail, ni dans ma famille, ni dans mon entourage amical, ni dans la société au sens large, puisque j'en dépends en partie. A une époque, une seule, tropicale, j'étais une partie d'un tout, je ne prenais ni plus ni moins de place que les autres et j'étais aimée parfois.  Parce qu'autour de moi, même si tout le monde s'accorde à dire que ce n'est pas croyable tant je suis pêchue, dynamique, drôle, courageuse, plutôt mimi y parait, et bien c'est le désert affectif. Mes alter égos émotionnels et affectifs, je les trouve dans les livres et chez les auteurs. N'allez pas croire que je vis ma vie par procuration à travers les livres comme d'autres regardent trop la télé. Non, c'est juste que je trouve dans les livres et chez les auteurs une intensité égale à mes émotions et mes questionnements sur la vie en général. Une recherche.

Et pourtant, la vie est belle, je pars bientôt au Seychelles ! Et oui, j'ai des passeports plein de tampons à faire pâlir de "jalousie" la plupart d'entre vous. Parce que je suis curieuse de tout et de tout le monde. Alors j'ai pris beaucoup l'avion. Je préfère l'avion, car il vous mène sans étape directement dans l'ailleurs, dans l'exotisme. Pas de progression. On se prend les différences de plein fouet, quelles soient climatiques, végétales, culturelles, architecturales, linguistiques. Dans un aéroport, c'est une salle d'embarquement... Logiquement, on est sûr d'embraquer, de pas être laissée sur place, ne serait-ce que par l'éthymologie des mots.

Le train... C'est une progression, le paysage change devant vos yeux de façons quasi insoupçonnée alors, arrivé à destination, moins de surprises. Même si, quand on quitte Rennes pour le Sud Ouest, il suffit de traverser la Loire pour que les tuiles grises deviennent oranges. Il n'empêche, un train, ça impose un quai. Et j'y suis restée. J'ai pris beaucoup l'avion, me suis enrichie à un point inimaginable, mais à un moment de ma vie, et j'ignore lequel, je ne suis pas montée dans le train. Je n'ai pas pris la bonne direction. Alors ce milieu de vie dans une relative solitude (loin d'être sociale, à notre époque, on peut vite être débordée par sa vie sociale ou pseudo sociale), je le vis mal parce que je ne me vois ni briller dans les yeux d'un être aimé et qui m'aime et aucun enfant sur terre ne me ressemble.

Heureusement, il y a mes passions, mes envies, mes rêves, des rencontres magiques, des artistes, des attentions . nothomb4086b.jpgMettez moi dans un avion ou une librairie, des lieux où l'avenir et les promesses ne dépendent que de moi et alors... je peux croire que mon coeur ne bat pas encore tout à fait pour rien.

  

J'ai trouvé cette photo sur le net, au hasard, en tapant sur Google avion + livre (merci au propriétaire qui me laissera l'utiliser)...Elle tombe à pic ! Aujourd'hui, dans ma boite aux lettres, un paquet avec une écriture que je reconnais bien maintenant... Amélie Nothomb qui me souhaite un joyeux anniversaire et m'envoie un de ses livres dédicacés !

  

  

  

Maintenant, place aux artistes qui disent les choses bien mieux que moi.

 

 Ycare : Une vie

J'ai 40 ans, j'ai plus le temps que j'avais à 20 ans.

Il n'empêche qu'il y a quelques semaines, je suis allée le voir en concert et durant deux heures, cet artiste hors pair m'a rendu mes 20 ans : je sautais, je criais, je chantais, je tapais de mains, je vibrais !

 

Indochine, mes chers Indo avec Electrastar. Moi ma version de cette chanson, c'est mon  AVC en 2008.. me voir tomber au combat, je n'oublie pas, le temps c'est arrêté et tout à continué.... Et ça fait mal...
 
Soan, la quête de l'amour. Pour lui, c'est Emily. Moi, je veux même bien qu'il s'appelle Emile !
 
Hey you des Pink Floyd, the Wall. très Symbolique. Si chacun arrêtait de se cacher ou de se rassurer derrière son mur, la vie serait tellement plus douce et enrichissante pour tous.
 
Et the last but not the least, What's up des 4 non blondes.... Sauf que je n'ai plus 25 ans mais 40. Mais j'attends toujours The revolution ! Parce que mes révoltes sont toujours les mêmes qu'il y a 20 ans, voire elles se sont accrues car rien ne s'est arrangé depuis dans notre monde ou pas grand chose.
Bon promis, demain, on reprend le ton habituel !
Si toutefois vous faites partie de ceux qui ont mon n° de tel, merci de ne pas m'appeler. Un comm, un mail ou un mot sur FB me feront bien plus plaisir. De toute façon, je passe ma journée dans le noir, au cinoch' !
Par Géraldine - Publié dans : Les livres, mon blog et moi
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Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 08:00

Roman - Editions Points -273 pages - 7 €

 

 

 

Parution dans ce format en mars 2001

 

 

L'histoire : Kiev, Ukraine, dans les années 90. Victor est un journaliste écrivain sans avenir qui mène une vie plutôt terne. Peu d'amis etc... Sa particularité : il a adopté un pingouin qui partage donc son appartement.

Victor décroche enfin un poste de journaliste un peu spécial... Sa mission, écrire les nécrologies de personnes encore vivantes.... Sauf que Victor va réaliser que ces personnes meurent soudain très vite... Mafia ou règlements de comptes politiques ?

 

 

 

tentation : Ce livre est dans ma PAL, l'auteur vient à Rennes !

Fournisseur : Livre offert lors d'une opé 2 livres = 3 !

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Russissime ! Bon, en même temps, c'est la première fois que je me trempe les doigts dans la littérature russe, enfin, Ukrainienne pour être exacte... Mais l'ambiance qui règne dans ce livre colle parfaitement aux clichés que l'on a de la Russie. Une vie terne, un hiver glacial, des appartements tristes et spartiates....Limite, je me serais cru en Roumanie.

Bon, si vous lisez le résumé de l'histoire, vous vous dites, chouette, cela promet une lecture déjantée et pleine d'action, de suspens et de danger. Oui dans un sens, non dans l'autre...

Commençons par l'autre sens : le côté déjanté est là avec la présence du pingouin. Mais le pingouin déprime autant que son maître et finalement, à part des situations incongrues, il n'apporte rien de cocasse et de drôle. Voilà, c'est dit, je n'ai pas ri une seconde ! L'action, qui n'en n'est pas vraiment une puisqu'il ne se passe en fait pas grand chose, est très répétitive. Le petit déjeuner, la vodka, il retire sa parka.... On a donc là un roman sur la routine du quotidien et sur la solitude à son comble. Mais le sujet que l'on espère principal (les morts et le danger), est finalement secondaire, comme un arrière plan. On en sait d'ailleurs très peu, l'auteur nous maintient dans un brouillard total à coup de situations décalées qui n'aboutissent pas vraiment, et qui s'éclaircissent à peine à la fin. Une multitude de personnages entrent et sortent dans ce roman, avec des noms (Russes bien sûr)  imprononçables par moi (donc lecture pas très fluide) et qui se ressemblent souvent, d'où ma difficulté à différencier tout ce petit monde.

Oui, je pourrais développer sur le symbole du pingouin dans l'histoire, sur la façon dont on peut ou non prendre les rênes de sa vie... Mais il faut bien que vous ayez encore quelques découvertes si vous lisez ce roman... que j'ai lu avant tout parce qu'il parait que c'est un "classique" du genre,les avis sont le plus souvent très élogieux.... Et bien moi, je me suis plutôt ennuyée et suis passée à côté de ce chef d'oeuvre et de sa dénonciation de l'anarchie post indépendance qui régnait dans l'ex république russe...

Mais dans le sens premier, le sens oui, rappelez vous, j'ai commencé par l'autre sens... Et bien oui, il y a tout de même du suspens dans ce livre intriguant et original, puisque je l'ai terminé !. Mais en plus, j'ai même envie de lire la suite, sans savoir vraiment pourquoi en fait ! Si, pour savoir ! Peut-être qu'il y aura la solution à l'énigme des serrures... Bon, à livre déjanté, billet désordonné ! Si vous m'avez suivi, vous êtes prêts pour le Pingouin !

 

Nouvel edit quelques jours plus tard... j'ai lu ce livre "en urgence" parce que l'auteur venait en conférence à Rennes... La conférence fut passionnante et l'auteur aussi jovial que polyglotte. Et ce qui est sûr, c'est que je manquais vraiment de culture, de connaissances sur le sujet pour apprécier "Le pingouin" à sa juste valeur !

Conférence passionnante où j'allais en touriste, donc je n'ai pas pris de note, mais j'avais tout de même mon appareil photo pour compléter ma collection de photo d'auteurs et leurs effets de mains !

 

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Par Géraldine - Publié dans : Littérature d'ailleurs - Communauté : Lecture sans frontières
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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 08:00

Synopsis : Patrick est un homme rigoureux et borné. Elève brillant aux Antilles, sa mère l'a envoyé à l'âge de dix ans pour faire ses études en "France". 30 ans plus tard, il est devenu un historien réputé et fier. Coupé de sa famille et de ses traditions, il s'est intégré au point d'en avoir oublié ses racines... Un noir devenu "blanc à l'intérieur"... Apprenant que sa mère est sur le point de mourir, il part en urgence pour la Martinique, avec sa fille unique, et y débarque en plein carnaval. Durant trois jours, accompagné de son ami d'enfance, l'irrésistible Zamba, il va être emporté dans un tourbillon de folie, d'émotion, d'humour et de situations rocambolesques.
Un voyage initiatique rythmé par l'ambiance et les couleurs du carnaval. Trois jours qui vont changer sa vie.

 

 

Avec Lucien Jean Baptiste, Edouard Moutoute, Loreyna Colombo

 

 

 

 

  

 

étoile3etdemi

 

 

Mon humble avis : Il y a quelques mois, je regardais avec mes neveux et nièces le film "La première étoile. J'étais sceptique, mais ce film convenait aux plus jeunes et aux plus grands de la tribu alors ! Et excellente surprise !

Aussi, à la sortie de 30° Couleur, avec Lucien Jean Baptiste comme vecteur commun, je n'ai pas hésité. Et encore un bon moment, non négligeable dans cette période morose. Et puis, quand le cinéma m'offre un voyage au bout du monde en 10mn de voiture de chez moi, j'y cours !

Dans 1ère étoile, Lucien Jean Baptiste jouait le looser. Ici, il joue tout le contraire, l'homme qui a réussi au plus haut point... Un savoureux mélange de Lilian Thuram avec le métier de Stéphane Bern. Et moi, le genre Thuram, ça me laisse pas indifférente. Comme quoi, l'habit, l'allure fait bien le moine.

Avec 30° Couleur, c'est direction la Martinique. Certes, ce n'est pas ma chère Guadeloupe mais sa soeur Antillaise, c'est déjà pas mal ! Car j'y ai retrouvé tout ce que j'aime, ce qui m'a ramenée 1h30 durant sur l'une de mes terres de coeur : l'accent créole, les expressions, les doudous qui cuisine le fri à pin, le CRS, les accras de morue qui baignent dans l'huile, les cases en bois, les rythmes endiablés du carnaval, Val Val, les bals de zouk, le bruit des minuscules grenouilles dès le crépuscule et le fameux" mchxi" en fin de phrase qui montre l'agacement ou le désintérêt, bref ce petit son qui clot le sujet. Bref, j'étais sous les tropiques pendant 1h30.

Bon et l'histoire... Bien plus sensée que ne le laisse supposer une affiche pas forcément de très bon goût. Le négropolitain qui, après 30 ans d'exil, retrouve terre et famille à l'occasion de circonstances difficiles et qui fait face à un écart de culture..., culture qu'il va redécouvrir. Voici un sujet bien traité, avec subtilité et émotions, notamment lors de l'échange violent entre la soeur (qui n'a jamais eu son billet pour la métropole) et le frère qui a eu ce billet mais l'a très mal vécu. C'est très bien montrer la complexité et la l'incompréhension qui peut régner dans une même famille, suivant le lieu de vie de chacun. La couleur de peau est elle dans le sang ou dans la culture, ou toujours dans l'âme. Et puis il y a Alice, la fille de Patrick, qui découvre ses racines pour la première fois de sa jeune vie et qui semble, peu à peu, renaître à la vie.

Mon bémol irait au rôle un peu "Too much" d'Edouard Moutoute qui donne un aspect exhubérant à un film qui ne l'est pas. On est très loin de la comédie loufoque, d'ailleurs, je n'ai pas ri à gorge déployé. J'étais juste bien, il ne me manquait qu'un Punch Coco et le souffle des alizés.

30°Couleur est un film qui mérite une autre carrière que celle qu'il a, ou a eu suivant les villes. Chez moi, à Rennes, j'ai eu la dernière séance !

 

Par Géraldine - Publié dans : Cinéma Français - Communauté : 1 article = 1 film
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Mardi 20 mars 2012 2 20 /03 /Mars /2012 08:00

BD - Editions Casterman - 156 pages - 13.50 €

 

 

Parution en 2003

 

 

 

BD canadienne

 

 

L'histoire : Nous suivons un vieillard tout au long de sa journée, au cours des gestes les plus simples, tel que son café, son bain. De pièces en pièces, chez lui, dehors et dans l'ancienne boutique où il vendait... des ventilateurs. Il se souvient de son travail de représentant dans les années 50, et de Simon, ce frère bien mystérieux, dont nous ferons connaissance dans la deuxième partie de cet album.....

 

 

 

 

 

 

Tentation : Pourquoi, ça fait un moment que je louche sur cette BD

Fournisseur : la bib'

 

 

 

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Mon humble avis : Dorénavant, les BD subiront également mon impitoyable notation à coup d'étoiles de mer !

Après un an de pratique de BD, je suis donc un peu plus initiée et plus a même d'attribuer mes étoiles en fonction de ce que j'aime, de ce que j'attendais de ma lecture et de ce que j'ai déjà lu !

 

Alors, ce commis voyageur... Et bien cette BD m'a bouleversée, et ce mot est tout à fait justifié.

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre et cette histoire m'a bien plus touchée que prévu. Je ne suis pas représentante en ventilateur à démarcher grossistes et distributeurs détaillants. Mais je vends, ou du moins, j'essaye de vendre à longueur de journée auprès de clients qui viennent vers moi, donc qui ne m'envoient pas C....  Au delà d'un regard sur un demi siècle de travail, ce roman graphique se révèle une véritable étude des techniques de vente, une leçon commerciale comme on en fait peu, dix fois plus passionnante (et divertissante il va sans dire) que n'importe quel formateur qui viendrait vous expliquer une énième fois la technique de l'entonnoir....

Ici, il est clair que la vente est un état d'esprit, une façon d'être que certains ont, que d'autres acquièrent avec des années d'entraînement et enfin, que d'autres encore ne posséderont jamais, même s'ils seront propulsés sur un terrain qui deviendra un enfer pour eux. Oui, la vente, pour celui qui n'en a pas le talent, c'est un chemin de croix...

 

Premier chapitre, nous sommes en 1997. Nous suivons Abe depuis son réveil, dans ces occupations du quotidien chez lui, dans la rue.... Il est très vieux, se tient courbé et soliloque.... Il porte un regard sur son passé. Il se souvient de ses premiers pas chez Clydes Fan, l'entreprise de son père à la fin des années 40. La vente et ses difficultés, ses astuces et ses subtilités, son hypocrisie. Abe  évoque aussi l'évolution que son père et lui n'ont pas vu venir : l'arrivée de la climatisation et quelques années après, avec une liste de clients réduite comme une peau de chagrin, la fermeture de l'entreprise.

 

On sent chez le personnage beaucoup de regret, d'amertume, de nostalgie. D'ailleurs, il n'a touché à rien, il semble que la boutique et le stock de ventilateur soient restés intactes. On ne sait finalement pas trop si Abe est fier de lui ou pas.... En fait, il oscille entre fierté et dégoût de lui même. Le personnage est assez complexe, dans sa solitude. Surtout quand il évoque Simon, ce frère qui semble "différent". On découvre Simon dans le 2ème chapitre qui nous ramène en 1957... Simon, l'homme timide, l'homme qui a aussi peur de son ombre que du monde qui l'entoure, devient représentant pour l'entreprise familiale. Il est très encadré par son frère Abe, qui n'est finalement pas tendre avec lui non plus. La première mission de Simon se révèle catastrophique. Simon vit un véritable cauchemar.

 

Simon m'a beaucoup touché. Il m'a fait pensé à tous ces gens qui ne sont pas à leur place dans un travail qui humainement ne leur convient pas.... Mais il faut tenir coûte que coûte, à cause du système, pour prouver aux autres... ou à soi même. On sent vraiment la souffrance de cet homme, c'est terrible.

 

J'espère aussi qu'en lisant cette BD, certains comprendront que vendre est difficile et qu'ils enverront moins balader sans manière le représentant qui se présente.... même s'il n'a pas la force de s'imposer.

 

Cette BD est finalement une excellente leçon de vente et de "clientélisme", bref d'humanité...

 

Hélas, les tomes suivants ne sont jamais sortis.... 

 

Quelques extraits qui parleront mieux que moi :

 

"Mais ça prend du temps d'échouer... Moi, ça m'a pris deux jours"

 

"Si vous rentrez vraiment en contact avec un client, il se rappellera de vous"

 

"Un vendeur doit se promouvoir. C'est le premier produit qu'il vend"

 

" Si un homme regarde le futur d'un oeil aveugle... il a perdu la bataille avant même de le savoir."

 

" On ne change pas en vieillissant. On reste les mêmes, c'est le monde qui change"

 

"Si vous avez basé votre vie sur la croyance dans le progrès, c'est douloureux qui celui ci vous laisse sur le pavé".

 

"Combien de temps un homme continue-t-il à faire ce qu'il a toujours fait... même si c'est futile ?"

 

"Ils disaient que la sincérité fait vendre... Et si vous pouvez la feindre, c'était gagné...

 

" Les meilleurs vendeurs sont souvent des types trop intelligents pour ce genre de job".

 

"Sans cet intérêt sincère pour les gens, je n'aurais jamais pu être un grand vendeur"

 

"Tout éculé que cela puisse paraître, il faut fidéliser le client".

 

"Vous devez vendre en accord avec les besoins du consommateur... si vous voulez renouveler l'expérience".

 

"Une vente efficace comprend 5 étapes : l'attention, l'intérêt, la conviction, le désir du client, la conclusion..."

Par Géraldine - Publié dans : BD... - Communauté : Bibliophile et bédéphile
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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 08:00

 

Roman - Editions J'ai Lu - 158 pages - 5.60 €

 

 

Parution chez J'ai Lu en août 2011 ( sinon 2009)

 

 

 

L'histoire : Laura, 17 ans, arrive pour 6 mois dans un coin perdu d'Allemagne. Elle sera jeune fille au pair chez les Bregen. Ceci pour fuire une situation familiale délicate et / ou se retrouver elle même. Mais dans une autre langue, dans une famille dont on ne comprend pas les codes, comment faire pour exister, ne pas disparaitre, s'adapter, s'intégrer et justement, ne pas se perdre, quand on réalise qu'il se passe quelque chose d'anormal dans cette famille, quelque chose qui vous dépasse, mais que vous finirez sans doute par comprendre...

Bref, une année pendant laquelle Laura sera étrangère aux autres et à elle même.

   

 

Tentation : La blogo et la réputation de l'auteure

Fournisseur : Silvana des éditions J'ai Lu. Merci !

 

 

 

 

 

     

 

étoile3etdemi

 

 

Mon humble avis :Mes respects Madame Giraud ! Quelle plume, quel talent. J'étais prévenue par les multiples billets élogieux sur ce livre (et les autres de l'auteure) qui saluent à chaque fois la justesse de l'écriture, des mots. Mais à ce point, j'en suis encore sidérée.

Je suis entrée dans ce livre comme dans du beurre, sans réaliser à quel rythme mes pages se tournaient d'elles mêmes. Le style est fluide, délicieux, limpide, aucun mot ne freine. Et pourtant, Brigitte Giraud instaure un climat très lourd dans ce livre, limite du suspens. En fait, la description des décors, des personnages et de l'atmosphère pourrait presque annoncer un thriller psychologique. On sent le drame imminent, presque derrière chaque prochaine page. Et pourtant, la vie continue.

Dans cette année étrangère, il y a une grande part d'initiatique. Normal, ce genre d'expérience est en générale enrichissante, on apprend toujours beaucoup sur soit même et sur les autres. Brigitte Giraud fut jeune fille au pair en Allemagne, alors on peut imaginer qu'il y a une grande part d'autobiographie dans les ressentis. Néanmoins, l'analyse des faits et gestes de chacun me font demander si les auteurs ne sont pas quelquepart de grands ethnologues. Les difficultés à trouver sa place dans une famille, à se contenter des quelques mots que l'on comprend, les liens qui se nouent d'un regard et se dénouent d'une parole mal comprise, les mensonges qui arrangent tout le monde, la pudeur et l'impudeur, tout, tout ce qui se passe dans la tête d'une jeune fille au pair est décrit parfaitement, avec une vérité, une lucidité et un réalisme incroyable. Au point que j'en suis venue à me souvenir de ma propre expérience dans le domaine (très courte, 10 jours qui m'ont suffit chez des richissimes américains) et, avec du recul, à mieux la comprendre, à en saisir des subtilités qui m'avaient échappées à l'époque. Comme quoi, la littérature peut éclairer le passer de chacun.

Laura évolue énormément au fil du roman. Elle s'interroge, se découvre, se perd, s'affole, se surprend, se retrouve. La situation est d'autant plus intéressante qu'elle approche les dix huit ans et aussi... l'âge adulte. D'ailleurs, dans cette famille, sa place sera tantôt du côté des enfants, tantôt du côté des adultes.

Je n'ai pas lu la 4ème de couv, aussi, j'ai eu la surprise de découvrir les motivations réelles de Laura dans cet exil volontaire. Là aussi, ce roman m'a parlé de mon passé, moi qui, pour de multiples raisons (sauf fiscales), me suis exilée à plusieurs reprises. On fuit, on cherche, on trouve... ou pas. Mais on change.

J'en viens à mon petit bémol qui ampute une de mes étoiles.... Sur la fin, j'ai trouvé le temps un peu long et quelques redondances. Même si ces effets de longueurs sont justifié pour traduire la lenteur de la vie de Laura, j'avais envie que le livre se termine, sans doute aussi pour en avoir le coeur net sur l'issue de cette tension palpable. J'aurais aussi aimé en savoir plus sur l'étrange comportement de la petite Suzanne.

Je garde le meilleur pour la fin.... La langue, qui est finalement le personnage principal de cette histoire, celle qui fait tout, les non dits comme les incompris. Brigitte Giraud met en exergue l'importance de la langue que nous parlons et qui, sans que nous en nous en rendions forcément compte, nous façonne et nous libère. Cette histoire est très adéquat pour montrer qu'une langue que l'on ne maitrise pas nous rétrécit et peut nous rendre méconnaissable à nous même. C'est cet aspect de ce roman aussi intelligent que sensible que j'ai trouvé le plus brillant. On sait déjà qu'une langue peut nous rendre étranger face aux autres. Mais face à nous même, en sommes nous conscient ??

Par Géraldine - Publié dans : Littérature française - Communauté : J'aime lire
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- Musso Guillaume : La fille de papier

N

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- Nothomb Amélie : Attentat 

- Nothomb Amélie : Ni d'Eve ni d'Adam 

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- Noyoux Vincent : Touriste professionnel

O

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P

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- Poussin & Tesson : La marche dans le ciel

Q

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R

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- Revah Anne : Pôles magnétiques

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T

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- Van Cauwelaert Didier : Attirances

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W

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- Werber Bernard : Le papillon des étoiles

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Y

- Yourcenar Marguerite : Le Coup de Grâce

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