DEMAIN LES CHATS, de Bernard WERBER

Publié le 29 Décembre 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Albin Michel - 308 pages - 20.90 €

 

 

Parution le 28 septembre 2016 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : En France, le chaos approche. Bastet, jeune chatte, le sent et l'observe autour d'elle. Elle rencontre son voisin, Pythagore le Siamois, qui va l'instruire. Et à eux d'eux, ils vont bouleverser la destinée humaine.

 

Tentation : Le mot chat pardit !

Fournisseur : Ma CB !

 

 

 

 

 

Mon humble avis : J'attendais énormément de ce roman que je gardais précieusement pour le lire en cette période festive.  Et bien pour être honnête comme un félin, je suis globalement déçue. Je n'ai pas été embarquée avec passion et poser le livre pour vaquer au quotidien ne m'a posé aucun problème.

L'intention de ce roman est bonne, l'idée originale, mais dans la forme, je n'ai pas été conquise.

Déjà, j'ai noté des erreurs dans les comportements félins et leurs descriptions (même si nous sommes dans un roman d'anticipation...)... Les chats n'ont pas de mimiques faciales, les chats ne miaulent pas entre eux. Le chat réserve le miaulement pour communiquer avec l'humain. Enfin, un chat siamois avec un nez rose... hum hum... je veux bien que l'on me le montre... Quelque part, Bernard Werber est un peu trop tombé dans l'anthropomorphisme, même si le vrai caractère félin est prédominant dans ces pages.

L'histoire est contée à la première personne par Bastet, la minette héroïne de cette aventure. Mais j'ai trouvé le ton trop souvent gnangnan et de ce fait, le style en souffre et la délectation littéraire aussi.

J'ai regretté que les "servantes" de Bastet et Pythagore semblent aussi peu distantes de leurs animaux de compagnie. Bernard Werber aurait pu profiter de son projet pour partager les notions de base de la protection animale, concernant notamment la stérilisation, la vaccination etc.

Maintenant, il faut avouer que les passages reprenant l'historique de la présence des chats dans le monde et dans nos sociétés sont très intéressants. Depuis des millénaires, les chats sont tantôt bannis et massacrés, tantôt adulés et adorés, voire vénérés. Et j'ai bien retenu la signification du nom Pythagore !

En fait, Demain les chats est une véritable parabole qui délivre des messages simples et puissants, mais de façon un peu trop simplette pour moi. 

Le monde ne se sortira du chaos actuel qu'avec un juste équilibre entre la force, la connaissance et la communication. L'ignorance est la porte ouverte à toutes les abominations. La communication ne doit pas se faire qu'avec nos égaux, mais s'élever ou s'adapter au niveau de tous, quelques soient les différences (croyances, langages etc...). Bien sûr, chacun a son rôle à jouer plutôt que de subir. Chaque petit effort est une pierre ajoutée à l'édifice d'un monde qui pourrait être harmonieux.

 Le jour où tout sera compris et connu par tout le monde, alors la force deviendra inutile... Puisque pour l'instant, la seule chose qui évite l'effondrement total, c'est hélas la peur... la peur de la force, de la punition etc...

Et bien sûr, n'oublions pas de compter et de protéger notre planète et tous ses occupants... dont les animaux... les animaux sont notre avenir... Puisque "l'homme n'est l'avenir de rien" chantait Renaud il y a quelques années !

Demain les chats reste une belle histoire mais qui pour moi, s'adresse plus à un lectorat adolescent.

 

challenge12016br

7ème sur 6

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Commenter cet article

Alex-Mot-à-Mots 31/12/2016 17:25

Tu ne pouvais pas ne pas lire ce livre, n'est-ce pas ?

Claudine/canelle 30/12/2016 09:02

Merci à toi , je me emandais si je devais le prendre ..moi je te fais confiance , il a ecrit tant de bons livres..
Bises Geraldine et bonne fin d'année à toi

keisha 30/12/2016 07:45

Mouais dommage; je comptais le lire (grâce à une bibli!) mais franchement ce que tu dis ne me donne guère envie (parce que toi, les chats, tu connais!)

A_girl_from_earth 29/12/2016 23:04

Oh que je suis étonnée de trouver ce titre ici, haha ! J'imagine ta déception si tu en attendais plus. J'aimais beaucoup Werber avant, à l'époque des Fourmis, mais depuis je ne sais plus quel titre, je le trouve quelconque, et surtout, dans la facilité, le prévisible et l'évidence, ou, plus exactement, exactement comme tu décris son style dans ce roman-ci. Pas convaincant, pour public ado, mais moment de lecture sympa quand même.