RIQUET A LA HOUPPE, d'Amélie NOTHOMB

Publié le 7 Septembre 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Albin Michel - 188 pages - 16.90 €

 

Parution le 17 août 2016 : Rentrée Littéraire !

 

L'histoire : Rive droite, nait Déodat, un enfant dont la laideur contraste avec son intelligence précose. Rive gauche nait Trémière, une fillet dont la beauté n'efface pas la stupidité. Leurs destins se rejoindront -ils ?

 

 

Tentation : Mon fascination pour Amélie pardit !

Fournisseur : Ma CB pardit !

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Ah, le roman que j'attends toute l'année, sans le guetter puisque l'on connait parfaitement sa date de sortie, ou, à quelques jours près, sa période d'éclosion !

Comme il y a quelques années avec Barbe Bleue, cette fois-ci, mon auteure fétiche remet au goût du jour le conte de Perrault éponyme. Elle en donne sa version, avec son style bien particulier, reconnaissable entre mille.

A travers ce conte, Amélie Nothomb revient sur un sujet récurrent dans sa littérature : la hideur face à la toute beauté. Deux apparences opposées mais qui ont un point commun : elles isolent celle ou celui qui la porte. D'un côté, c'est le rejet et de l'autre, la jalousie et le préjugé de la bêtise inhérente à la beauté.

Même si Amélie Nothomb actualise le conte, il règne dans ce livre un sentiment délicieux d'atemporalité, de magie, renforcé par l'entourage familial peu orthodoxe des deux enfants. Bien entendu, la légèreté affichée dans certains propos et dans le style est un trompe l'oeil, mais l'humour et la tendresse de l'écrivaine envers ses personnages sont eux bien réels. Car bien sûr, Amélie ne juge pas aussi sévèrement ses personnages que le font les autres protagonistes du roman. Bien au contraire, entre les lignes, on comprend bien que Trémière n'est pas si sotte que cela, qu'elle possède sa propre forme d'intelligence, une intelligence bien plus essentielle que celle qui s'étale ou saute aux yeux. L'intelligence de soi, et le sens des autres.

Dans chacun de ses romans, Amélie dévoile toujours une partie d'elle-même. Cette fois-ci, nous apprenons sa passion, son amour, sa fascination pour les oiseaux, puisque Déodat deviendra ornithologue.

Comme d'habitude, on retrouve ici des prénoms "Nothomb made", du vocabulaire inusité par ailleurs. Comme d'habitude, je me suis régalée de cette lecture, même si, je l'avoue, Amélie m'a déjà emmenée plus haut !

 

challenge12016br

2

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost 0
Commenter cet article

Noukette 08/09/2016 23:09

Toujours pas tentée, trop longtemps que je n'ai plus lu cette auteure... je n'accroche pas...

gambadou 08/09/2016 22:09

Ça fait longtemps que je n'ai pas lu un de ses livres, alors pourquoi pas celui là ...

Alex-Mot-à-Mots 08/09/2016 15:01

Un cru pas mal, cette année, alors.

A_girl_from_earth 08/09/2016 00:17

Aaah conte revisité, réactualisé, etc, je n'y résiste quasiment jamais. Peut-être l'occasion de me plonger de nouveau dans un Nothomb, ça fait vraiment un bail !

sylire 07/09/2016 20:59

Je te sens un peu déçue tout de même. Je ne sais pas si je le lirai. Il me semble qu'il me reste dans ma Pal un ou deux Notomb.

keisha 07/09/2016 18:55

Je connais ton manque d'objectivité, mais tu vois, ton billet sur le nouveau Nothomb, c'est ma friandise attendue chaque année!

L'Irrégulière 07/09/2016 13:43

Un roman plein de charme !