15 ROUNDS, de Richard BOHRINGER

Publié le 1 Juin 2016

Afficher l'image d'origineAutobiographie - Editions Flammarion - 292 pages - 17 €

 

Parution le 11 mai 2016

 

Le sujet : Richard Bohringer, acteur populaire mais aussi auteur, revient sur sa vie. Depuis son enfance dans le Val d'Oise "Chez Mamie" jusqu'à sa récente maladie. En passant bien sûr par les 1001 rencontres de sa vie, et les dizaines de films tournés aux quatres coins du monde.

 

Tentation : j'aime l'acteur, l'homme et l'auteur !

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Un voyage en "Bohringie" ne ressemble à aucun autre. C'est une plongée presque apnéique dans un homme aux mille vies, aux milles joies, aux mille douleurs, aux mille colères, aux mille rêves. Il y a les milles visages qu'il a pris au cinéma, Docteur Jeckyll et Mister Hide en une même personne et Paulo, le double littéraire. Un homme brûlé à fleur de peau jusqu'à plein coeur et noyé par la vie.

C'est tout cela que Richard Bohringer raconte dans ce livre, de sa prose reconnaissable entre mille. Une vie divisée en 15 rounds, comme un match de boxe. Avec des K.O, des uppercuts, des coups de points, des combats victorieux, des coups de coude, des coups de mains, des coups de tête, des déséquilibres, des opportunités, des parades. Le piège de la drogue et beaucoup d'absorption : l'alcool. Des petits combats confidentiels et d'autres aux répercussions tonitruantes !

La vie d'ado sur mobylette, les petits larcins, les copains, la came, les rencontres, l'écriture, le théâtre, le cinéma, les enfants, les petits-enfants, la musique, la chanson. Tout au long de la vie, les potes et l'alcool.

Richard Bohringer est un homme qui n'aime pas petit, pas à moitié. Il aime grand et fort. Et il le dit. Dans ce livre, il nous propose un full contact avec lui-même, sans passer par Paulo, son double littéraire. Il se raconte, lui, les autres, ses films, le tout pour le meilleur et pour le pire, sans gants, sans tromperie.

Son écriture est comme une rose : il y a celle de l'aube couverte de rosée, celle qui bourgeonne, celle qui éclot, aves des épines et parfois sans. Inimitable, elle prend aux tripes et au coeur. Une écriture qui s'adresse au lecteur, qui interpelle le lecteur au sens premier du terme.

Les premiers rounds du livre ont des sujets et des époques bien définis. Ensuite, j'ai trouvé que cela se mélangeait un peu et se répétait souvent. Car Bohringer rend hommage aux gens qu'il a croisé, aimé, qui ont fait ce qu'il est devenu. Certaines de ses personnes sont connues du grand public, d'autres non et cela devient parfois lassant. J'ai trouvé par moment que cela prenait la forme d'une litanie sur "mon père d'adoption", "mon fils d'adoption", "mon frère d'adoption" etc. Mais cela fait partie du personnage entier Bohringer. J'ai aimé ces récits de tournage au bout du monde ou en Loire Atlantique. Par contre, là où j'ai été déçue, c'est que Richard Bohringer n'évoque pas du tout sa double nationalité Franco-Sénégalaise. De l'Afrique, il y en est question évidemment mais plus en généralité et comme "de loin". Je n'ai pas lu tous les livres de Bohringer, même si la plupart. Peut-être est-ce le sujet d'un autre bouquin ?

Alors, que vous dire pour conclure ? Bohringer, on aime ou l'on aime pas, il séduit ou énerve, touche, bouleverse ou laisse de glace. Moi, je suis de la première catégorie évidemment, alors à vous de voir !

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Rebecca G. 05/06/2016 15:52

Encore un article qui me fait bien plaisir... :) J'ai eu la chance de côtoyer Richard Bohringer, le temps d'une journée, sur le tournage du film de G. Jugnot "Une époque formidable". Je n'avais pas d'opinion particulière a son sujet avant cette journée (à part que je le trouvait très bon acteur). Mais ce que je peux dire c'est que le portrait que tu traces ici lui ressemble tout à fait. Sur le plateau, on ne voyait que lui, on n'entendait que lui, il illuminait littéralement l'espace qu'il occupait, il rayonnait. Il avait une prestance, une aura, exceptionnelle. J'ai le souvenir de quelqu'un de vrai, de franc et (paradoxalement) de très simple, très accessible. Je n'étais qu'une petite stagiaire de 18 ans un peu impressionnée, et pourtant, à l'heure du repas, il m'a invitée à sa table et m'a posé des questions sur mon parcours, mes ambitions, etc... Il m'a dit (je m'en souviens comme si c'était hier): "j'ai une fille de ton âge"... Et il m'a parlé d'elle avec beaucoup d'amour, en me disant qu'elle aussi voulait faire du cinéma, mais qu'il avait peur pour elle, que c'était un monde dangereux pour une jeune fille... C'était Romane, bien sûr, peu avant qu'elle ne tourne son premier film "Les nuits fauves". Un papa comme un autre, soucieux de son enfant. Un monsieur particulièrement humain, bienveillant, et assez fragile malgré les apparences (en tout cas l'image qu'il voulait donner). Bref, une rencontre inoubliable! Depuis, c'est un monsieur que j'estime particulièrement et pour qui j'ai beaucoup de respect (tout comme Gérard Jugnot d'ailleurs!). Et Romane, je l'ai toujours aimée aussi (tel père, telle fille!!!) :D Bisous.

A_girl_from_earth 05/06/2016 11:49

Gueule et charisme. Je ne suis pas particulièrement fan mais il a quelque chose. Je l'ai croisé dans nos locaux, j'étais toute retournée.;-)

Alex-Mot-à-Mots 02/06/2016 10:05

Je n'avais pas accroché à son tout premier. Mais il est vrai que j'étais très jeune. Une lecture qui m'intrigue.

gambadou 01/06/2016 15:32

Je l'ai vu il y a quelques temps au théâtre avec sa fille. La représentation avait été annulée une première fois parce qu'il était malade. Un homme vrai.

Claudine/canelle 01/06/2016 08:21

Bonjour Géraldine
Je suis justement à le lire
J'aime ce Monsieur et le découvrir plus intimement au travers de ce livre est passionnant !
Quelle ecriture !!j'adoreeee
Merci
Bonne journée , Bises