MAUVAISE COMPAGNIE, de Linwood BARCLAY

Publié le 11 Mars 2016

Afficher l'image d'origineThriller - Editions J'ai Lu -, 445 pages - 7.60 €

 

Parution d'origine Belfond en septembre 2014

 

L'histoire : Zack, journaliste citadin, reçoit un appel du village de Brainor. Il se peut que son père ait été dévoré par un ours. En tout cas, un corps difficilement identifiable  a été trouvé sur la propriété de son partenel qui reste introuvable. Zach se rend immédiatement au camp de pêche tenu par son père, qui refait surface bien vivant ! A qui appartient donc ce corps ? Zack se retrouve embarqué dans de sacrées mésaventures. Et si ces oreilles sifflent, c'est à cause des balles qui le frôlent.

 

tentation : pitch et nom de l'auteur

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

Mon humble avis : Mon couperet tombe ! Ce "thriller" est d'une navrance rarement atteinte dans ce type de littérature. Certes, on ne plonge pas dans un thriller pour y trouver un style ciselé et une écriture irréprochable. Mais là, les limites de la borne de Maurice sont dépassées ! Ce roman est-il mieux écrit dans sa version originale et desservi par une traduction hasardeuse ? Pour le savoir, il faudrait que je lise la V.O et là, non merci, une fois était déjà de trop.

Car en général, dans les polars, une intrigue implacable, glaçante, captivante palie les faiblesses de style. Mais dans  "mauvaise compagnie", non rien ne rattrape rien !

Si je suis allé au bout de ma lecture, c'est parce que tout de même, je voulais connaitre la fin, ce qui est le minimum syndical pour un bouquin. Sauf que même la fin est décevante, le dénouement de l'aspect thriller est surtout dû à un concours de circonstance et à la connerie XXL des méchants et non à l'ingéniosité ou au courage des gentils !

Inconsistance, voilà qui résume bien ce roman. Les personnages sont fades ou caricaturaux, en tout cas, pas attachants pour deux sous et leurs chamailleries constantes on ne peut plus lassantes et inintéressantes pour l'intrigue.

Les dialogues ? D'une platitude déconcertante, digne d'un collégien sur Facebook, l'éventuelle vulgarité et le langage SMS en moins.

Les longueurs méritent bien leur nom aussi et n'apportent même pas de belles descriptions d'un paysage qui doit être splendide. Non, on sait juste que Lawrence a fait ses bagages qu'il a déposés dans le coffre de sa voiture etc... mais qu'est-ce qu'on s'en fout. A force de donner des détails insignifiants et complètement inutiles dans un thriller, l'auteur canadien sape son boulot qui est : donner un rythme infernal et haletant à son histoire.

Enfin, en quelques lignes de descriptions conjoncturelles, on passe de l'obscurité totale alors que nos personnages sont dans une maison en feu, puis nous avons le droit au clair de lune, puis l'obscurité totale de nouveau, mais finalement, l'auteur précise que le ciel rougeoie à cause du feu...

Quant à la famille de tarés dégénérés qui font office de voisins /locataire du père de Zach, et bien c'est tellement too much que ce n'est ni drôle, ni réellement crédible.

Autant j'avais apprécié Cette nuit là, premier roman de Barclay traduit en France, et apprécié Les voisins d'à côté, le deuxième, autant ce 8ème titre édité dans notre cher Hexagone est à éviter. C'est à ce demander si Linwood Barclay, épuisé par le rythme de ses publications, n'aurait pas retrouvé ce manuscrit au fin fond d'un tiroir. Après vérification sur Wiki US, j'ai raison ! Ce titre est paru aux US en 2006, donc bien avant "Cette Nuit là", qui a révelé Barclay aux lecteurs français ! Alors, c'est peut-être plus une erreur éditoriale, de publier un roman des débuts d'un auteur qui depuis, s'est révélé avec des titres qui valaient vraiment le détour !

Enfin, ceci n'est que mon humble avis hein ! Comme d'hab !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Alex-Mot-à-Mots 14/03/2016 10:52

Au moins c'est clair !