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Publié le 30 Décembre 2014

Le Temps des aveux : Affiche

Le temps des aveux

Film de Régis Wargnier

Avec Raphaël Personnaz et Kompheak Phoeung

 

L'histoire : Cambodge, 1971.
Alors qu’il travaille à la restauration des temples d’Angkor, François Bizot, ethnologue français, est capturé par les Khmers rouges. Détenu dans un camp perdu dans la jungle, Bizot est accusé d’être un espion de la CIA. Sa seule chance de salut, convaincre Douch, le jeune chef du camp, de son innocence. Tandis que le français découvre la réalité de l'embrigadement des Khmers rouges, se construit entre le prisonnier et son geôlier un lien indéfinissable… 

 

4*

Mon humble avis : Je voulais absolument voir ce film, la bande annonce montrant clairement des images du Cambodge que j'ai eu la chance de visiter il y a quelques années. La BA s'attardait également sur les milliers de portraits des victimes dans le camps S21, qui fut une école transformée en centre de torture, et depuis, en musée de la mémoire. Musée qui se visite dans un silence de mort...

Et puis, Le temps des aveux est signé Régis Wargnier, une belle référence dans le cinéma français.

Et puis encore, il y a Raphaël Personnaz, que je n'avais pas encore eu l'occasion de voir dans un grand rôle loin des bonnes comédies divertissantes.

Je n'ai pas particulièrement reconnue la Wargnier 's touch, même si la réalisation est impeccable. Le sujet ne tolérant aucun glamour. Mais j'ai retrouvé les temples d'Angkor, les allées verdoyantes parcourues par des cambodgiennes en bicyclettes. Mais j'ai visité ce pays en temps de paix, et ce film se déroule en temps de guerre civile, la révolution Khmer. On se rend vraiment compte de l'embrigadement communiste, de la cruauté, de la bêtise, de l'aveuglement, de la "rééducation". Raphaël Personnaz est vraiment grandiose dans le rôle de prisonnier des Khmers Rouges, entre sa révolte devant l'injustice, sa peur de la balle dans la nuque et sa droiture. Quand à la fin du film il découvre qui était vraiment son géolier, qu'il accepte un tête à tête, on est vraiment devant deux systèmes de pensée diamétralement opposés. Pour l'un, la fin justifie les moyens, pour l'autre, il ne peut en être question.

C'est un film à voir absolument, car l'Histoire avançant, certains événements historiques, qui plus est lointains géographiquement, tombe dans l'oubli. Qui plus est, cette période de l'Histoire du Kampuchéa (Le Cambodge) est très peu connue en France. Je trouve juste dommage que Régis Warngier n'est pas insisté plus sur la notion de génocide pour que le spectateur "ignorant" saisissent vraiment l'ampleur de l'horreur vécue par ce pays au début des années 70. Certes, les 12000 victimes du camp S21 sont évoquées, mais le film ne dit pas qu'à cette époque, le Cambodge a perdu un tiers de sa population. Les Cambodgiens n'ont pas fini de "payer" cette dramatique époque, puisque le pays est loin d'être déminé...

A savoir tout de même, Le temps des aveux est l'adaptation de l'hisoire vécu par François Bizot lui même (le personnage principal) et évoquée dans son livre paru en 2000 : "Le portail".

 

 

 

Nature : Affiche

Documentaire de Patrick Morris

Avec la voix de Lambert Wilson

 

Le sujet : Des entrailles de la terre aux déserts brûlants, des profondeurs de l’océan aux cimes glaciales, nous voyageons pour découvrir que la nature, peuplée de créatures extraordinaires, est encore plus fascinante que tout ce que nous pensions savoir. Alliant images somptueuses et découvertes exceptionnelles, Nature est une véritable révélation visuelle. 

 

3*1/2

Mon humble avis : Ah que le Terre est belle, même si elle se montre parfois hostile et dangereuse, même pour un univers aussi éloigné du nôtre : Le règne animal et végétal en Afrique. Nature est un magnifique documentaire animalier (pour le principal), tourné avec des technologies inédites pour le documentaire : la 3D de pointe...et de ce fait... et bien nombre d'images m'ont parues inédites et wahou, plus que splendide. Même si je n'aime toujours pas les crocodiles, franchement quelle expérience extraordinaire que de se retrouver presque dans sa gueule, à 2 cm des machoires les plus puissantes sur terre. Jamais non plus je n'ai eu l'occasion, en toute sérénité, de me retrouver dans des énormes vagues, de parcourir tout ce rouleau, des éclaboussures venant jusqu'à moi grâce à la 3D mais me laissant sèche archi sèche, juste ébahi devant un tel spectacle. De même, jamais un éléphant, heureux de profiter de son environnement naturel et pas enfermé derrière les barrières d'un zoo, ne m'a caressé le bout du nez de sa trompe (encore une fois, grâce à la magie 3D). Ces images révolutionnaires, toutes plus éblouissantes les unes que les autres, montrent aussi bien l'infiment grand que l'infiniment petit. Je sais à quoi ressemble le sable des dunes du désert du Namib agrandies j'imagine par 100 millions. Mais comme les images ne sont pas statiques mais vidéo, je me suis senti partie de ce sable. Enfin, ces plantes, qui dans les hauteurs étiopiennes, vivent chaque jours de l'année l'hiver glacial et l'été torride, c'est bien simple, j'ai eu envie de les prendre dans mes bras. Comme j'ai eu envie d'adopter un éléphanteau, un bébé gorille, un lionceau.... Mais on va dire que deux chats à la maison, c'est déjà pas mal !

Un petit bémol... J'ai regretté l'ajout de bruitages, pour moi inutile. J'aurais préféré entendre le vrai bruit d'un troupeau d'éléphant, plutôt que des gongs qui ne sont là que pour accentuer l'effet, l'effet que l'on n'entend plus... du coup !

Bref, un film a voir sur grand écran en 3D, seul, en couple, entre amis, avec les enfants pendant que la Terre peut encore s'offrir le luxe d'être belle !

Ah oui, j'allais oublier ! Le fil conducteur de ce documentaire est l'eau !

 

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Commenter cet article

Mary 31/12/2014 15:26

Merci pour ces deux idées de bons films. Ton article passionnant donne vraiment envie ! Je te souhaite un joyeux réveillon et tous mes voeux de santé bonheur découvertes et partage pour 2015 ! avec toute mon amitié. Mary

A_girl_from_earth 31/12/2014 13:11

Deux films que je note car ça m'a tout l'air correspondre à ce que j'ai envie de voir en ce moment. Je ne savais même pas que ces films étaient en salle en ce moment. Je suis un peu à la ramasse côté films ces derniers mois. Plus le temps d'aller au ciné, c'est dramatique ! J'espère pouvoir mieux m'organiser en 2015 !

Cabuya 30/12/2014 16:11

Bonjour,

Depuis quelques temps déjà, je lis régulièrement votre blog et je tiens à vous féliciter !
Puisque la nouvelle année approche, je vous présente mes meilleurs vœux pour 2015 !

Dans la même rubrique du génocide cambodgien, je vous conseille l'excellent livre, que j’avais acheté sur place : "Tu vivras, mon fils" de Pin YATHAY.

Ce témoignage relate, de manière factuelle et sans haine, l'évacuation de Phnom Penh, les travaux forcés et la survie au quotidien (de 1975 à 1977) de l'auteur et enfin son évasion.

Un livre très fort pour ne pas oublier cette utopie meurtrière.

Cordialement
Une lectrice

endorra 30/12/2014 11:35

Coucou la miss
je suis finalement allée voir "le temps des aveux" hier - je n'ai pas vu le temps passer !
c'est vrai que pour avoir une vue plus "complète" du génocide, c'est bien d'avoir aussi dans sa tête le film "la déchirure".
Sinon, pas encore vu "Nature"
byzz