DANS LA COUR, film de Pierre SALVADORI

Publié le 27 Avril 2014

Synospis : Antoine est musicien. A quarante ans, il décide brusquement de mettre fin à sa carrière. Après quelques jours d'errance, il se fait embaucher comme gardien d'immeuble. Jeune retraitée, Mathilde découvre une inquiétante fissure sur le mur de son salon. Peu à peu, son angoisse grandit pour se transformer en panique : et si l'immeuble s'effondrait... Tout doucement, Antoine se prend d'amitié pour cette femme qu'il craint de voir sombrer vers la folie. Entre dérapages et inquiétudes, tous deux forment un tandem maladroit, drolatique et solidaire qui les aidera, peut-être, à traverser cette mauvaise passe.

 

Avec Catherine Deneuve, Gustave Kervern, Féodor Atkine

 

étoile3etdemi

 

Mon humble avis : Dans la cour est un film qui a tout pour être parfait sauf qu'il n'est pas très joyeux, bref, il ne remonte pas le moral !

Il s'agit pratiquement d'un huit clos dans un immeuble parisien et dans sa cour. Nous rencontrons ainsi différents personnages qui, au premier abord tous on ne peut plus classique, se révèlent, au fil du film, comme recelant fêlures, obsessions, névroses au fond d'eux. Chacun compte sur l'autre pour l'épauler, le seconder ou se "débarasser" de ses blessures, sans se rendre compte que le "recepteur" est sans doute encore bien plus fragile. Le message serait donc : êtes vous sûr que votre béquille est plus solide que vous, une béquille doit elle vous ressembler pour vous aider et vous comprendre, et n'y a-t-il pas danger à trop d'empathie envers l'autre.

Les deux personnages principaux se ressemblent bien plus que les apparences ne le laissent supposer. L'un tente de sortir la tête de l'eau pour respirer un peu, l'autre respire très bien et ne se rend pas compte de la noyade qui l'attend. Chacun pense que la détresse de l'autre pourrait, sans doute, comme le distraire de sa propre détresse, sans voir le risque exponentiel de deux détresses qui se cotoient. Quoiqu'il en soit, la relation que nouent Antoine et Mathilde est très belle, sobre et touchante... Et bien sûr, magistralement interprêtée. Depuis quelques films, j'apprécie de plus en plus Catherine Deneuve, dans des rôles qui lui permettent d'exprimer de belles émotions, à l'opposé de la femme froide à laquelle nous avons été habitués. Quant à Gustave Kerven, il mériterait bien un César.

Ce film est à voir si l'on est en forme ! Et puis, il démontre avec tendresse et subtilité cet adage bien connu, même si pas très poétique : "trop bon, trop con" !

 

 

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost 0
Commenter cet article

gambadou 30/04/2014 11:46

J'irai surement le voir pendant les vacances

Géraldine 12/05/2014 21:40

@Gambadou : Voilà, les vacances sont finies ! Alors, vu ou pas vu ?!

dasola 30/04/2014 11:24

Bonjour Géraldine, je suis entièrement d'accord pour dire que Dans la cour n'est vraiment pas un film gai mais il vaut la peine pour les deux acteurs très touchants. Bonne journée.

Géraldine 12/05/2014 21:40

@Dasola : Oui, je suis ravie de voir Catherine Deneuve dans ce genre de rôle qui font de son âge une richesse !